Author: xnalgrtayache58
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A l'approche de la réunion du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental : Baker et Bolton reviennent à la charge
James Baker et John Bolton reviennent à la charge sur le Sahara Occidentalpar Tarek HafidJames Baker et John Bolton ont une nouvelle fois critiqué la décision du Président Donald Trump de reconnaître la «marocanité» du Sahara Occidental. Des sorties publiques qui interviennent à quelques jours d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée au dossier sahraoui.Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – Dans une tribune publiée jeudi dans le Washington Post, James Baker a une nouvelle fois condamné la signature par le Président américain sortant d’une proclamation reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental.« La reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental par l’administration Trump est un revirement majeur et regrettable dans une politique américaine au long cours défendue aussi bien par les démocrates que par les républicains. Les États-Unis ont abandonné de manière imprudente leurs principes pour quelque chose qui ne changera rien à la position de la communauté internationale en ce qui concerne la résolution du conflit», a écrit l’ancien secrétaire d’État américain et ancien envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental. Selon lui, cette reconnaissante risque de provoquer une situation chaotique au Maghreb et au Sahel avec «la possibilité d’une montée des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario redoutant qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique et d’autres groupes terroristes puissent exploiter la situation».James Baker a appelé le Président élu Joe Biden à «annuler cette décision téméraire et cynique». Auparavant, Baker n’avait pas hésité à qualifier de «chantage absurde sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination».Selon lui, «l’administration américaine aurait pu se passer d’un tel marchandage et promouvoir un accord de normalisation entre Israël et le Maroc, similaire à celui signé avec les Émirats arabes et Bahreïn».«Minimiser les dommages»C’est également à travers une tribune que John Bolton, ancien conseiller à la Sécurité nationale du Président Donald Trump, a choisi de s’exprimer sur la question du dossier sahraoui. Dans ce long texte publié par Foreign Policy, il appelle lui aussi Joe Biden à ne pas prendre en considération la décision de son prédécesseur. «Du point de vue de la politique américaine, le meilleur résultat serait pour Biden, une fois inauguré, d’annuler l’acquiescement de Trump à la souveraineté marocaine. Ce ne sera pas facile, étant donné les attentes — si erronées soient-elles — déjà construites à Rabat et à Jérusalem. Si Biden veut faire un virage à 180 degrés, il doit le faire immédiatement lors de sa prise de fonction, ce qui minimiserait les dommages.» Il estime que la décision que prendra Biden n’aura pas de conséquences sur les intérêts des États de la région, y compris pour Israël.«Pour l’Algérie, la Mauritanie, Israël et les dirigeants européens, il n’y a pas grand-chose à perdre si Biden annule la décision malavisée de Trump. Ce sera un soulagement bienvenu que la perspective d’un conflit avec le Maroc ait au moins été reportée. Ces États devraient tous insister sur le fait que l’avenir du Sahara Occidental ne doit pas être mis de côté, un développement qui ne profite qu’au Maroc, étant donné son contrôle de facto sur la majeure partie du territoire. Bahreïn et les Émirats arabes unis ont déjà libéré Israël de l’isolement diplomatique formel auquel il était confronté depuis de nombreuses années. Tout ce que le Maroc fait en réponse à une nouvelle politique Biden qui réaffirme le statu quo du Sahara Occidental n’affectera que légèrement Israël», précise Bolton dans cette tribune.Forcing USCes sorties médiatiques interviennent quelques jours avant la tenue d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU durant laquelle la question du Sahara Occidental sera débattue. Programmée lundi 21 décembre, cette réunion à huis clos a été convoquée à la demande de l’Allemagne, membre non-permanent du Conseil de sécurité.Cette rencontre sera importante dans le sens qu’elle permettra de confirmer la position des États-Unis, membre permanent de ce conseil, vis-à-vis du dossier du Sahara Occidental. Il est peu probable que l’administration Trump change de position puisque sa représentante à l’ONU, Kelly Craft, a soumis la proclamation de reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental au secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, et aux membres du Conseil de sécurité.Un acte perçu comme un forcing de la part de l’équipe du Président sortant, surtout que cette proclamation n’a pas de valeur juridique aux États-Unis puisqu’elle n’a pas été adoptée par les membres du Congrès.T. H.Le Soir d’Algérie, 19 déc 2020 -
Sahara Occidental : La décision de Trump « n’y changera rien » (James Baker)
POSITION DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE SUR LA RÉSOLUTION DU CONFLIT AU SAHARA OCCIDENTAL : La décision de Trump « n’y changera rien », selon James Baker
La reconnaissance, par le président sortant Donald Trump, de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental risque de créer un climat d’instabilité en Afrique du Nord, a indiqué, l’ancien secrétaire d’État américain, James Baker. Dans une tribune publiée dans le Washington Post, M. Baker n’a pas écarté « la possibilité d’une montée des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario », estimant que la décision « téméraire » du président américain sortant pourrait ainsi avoir de « sérieuses répercussions ».Trump avait annoncé, le 10 décembre courant, reconnaître le Sahara occidental comme faisant partie du territoire marocain en contrepartie de la normalisation par le Maroc de ses relations avec l’entité sionsite. D’autre part, cette décision, selon Baker pourrait « compliquer » les relations entre les États-Unis et l’Algérie « un important partenaire stratégique ». « La détérioration de nos relations avec l’Algérie, principal défenseur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination pourrait affecter l’avenir de nos relations commerciales ainsi que notre coopération militaire et en matière de lutte anti-terroriste », a-t-il soutenu.James Baker a considéré la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental comme « un étonnant abandon des principes du Droit international par les États-Unis ainsi que ses propres principes diplomatiques « . Il a déclaré, que « Les États-Unis ont abandonné de manière imprudente leurs principes pour quelque chose qui ne changera rien à la position de la communauté internationale en ce qui concerne la résolution du conflit », a-t-il assuré, appelant le président Biden à annuler cette décision téméraire et cynique ». « L’action téméraire (de Trump) présentée comme une (démarche) diplomatique aggravera une situation déjà dans l’impasse, celle du règlement du long conflit opposant le Maroc au peuple sahraoui autour du territoire (sahraoui) », a déploré l’ancien émissaire de l’ONU.Qualifiant la décision prise par Trump de « cynique », Baker a insisté sur le fait que les Etats-Unis « ne devaient pas tourner le dos au peuple sahraoui » en tentant, a-t-il ajouté « de rendre meilleures les relations entre Israël et ses voisins ». « Dès 1975, lorsque le Maroc a pris le contrôle du Sahara occidental par la force après le retrait de l’Espagne, les États-Unis et la plupart des membres de la communauté internationale ont refusé de reconnaître la légitimité de cette revendication ( la souveraineté sur le Sahara occidental) », a rappelé l’ancien secrétaire d’État.« La reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental par l’administration Trump est un revirement majeur et regrettable dans une politique américaine au long cours défendue aussi bien par les Démocrates que par les Républicains », a-t-il signalé notant que l’annonce faite par Trump pourrait affecter l’image des États-Unis et mettre en doute ses engagements sur le plan international.Le président Joe Biden occupera ses fonctions de président des États-Unis à partir du 20 janvier prochain.M. B.Le Courrier d’Algérie, 19 déc 2020Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
En dépit de l'obstruction du Maroc : Le Conseil de sécurité va examiner la situation au Sahara occidental
EN DÉPIT DE L’OBSTRUCTION DU MAROC : Le Conseil de sécurité va examiner la situation au Sahara occidental
Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira, ce lundi, à la demande de l’Allemagne, pour discuter du conflit au Sahara occidental, a-t-on indiqué de source diplomatique aux Nations unies.Cette réunion, qui est un sérieux revers pour le Maroc, intervient au lendemain de la grave décision de Trump et de son vil marchandage engageant les États-Unis dans une impasse diplomatique sur la question du Sahara occidental.Prévue à huis clos, cette réunion se tiendra en effet après la décision du président américain sortant Donald Trump de reconnaitre la prétendue « souveraineté » du Maroc sur le Sahara occidental en contrepartie de la normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste. Mardi, en violation du droit international, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, a transmis une copie de la proclamation de Trump sur le Sahara occidental au SG de l’ONU, Antonio Guterres et au Conseil de sécurité. L’annonce unilatérale par Trump a suscité une véritable levée de boucliers aux États-Unis, où plusieurs sénateurs démocrates et républicains et d’anciens hauts responsables dont James Baker , architecte du plan de paix et John Bolton, président du Conseil national de sécurité (avril 2018 – septembre 2019) de Donald Trump, sont montés au créneau pour dénoncer une décision irréfléchie, remettant en cause l’engagement des États-Unis à l’égard des principes de l’annexion de territoires par la force et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tous deux inscrits dans la Charte des Nations unies.Tant James Baker que Christopher Ross, tous deux anciens émissaires de l’ONU pour le Sahara occidental, ont évoqué une « décision insensée et irréfléchie ». La réunion du Conseil de sécurité devrait donner une indication sur la démarche US- du moins jusqu’à la fin du mandat de Trump – à l’ONU qui a réaffirmé que le statut du territoire non autonome reste inchangé et alors que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution appelant a des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario en vue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.Joe Biden pourrait annuler la décision de son prédécesseurPour nombre d’observateurs, le président élu américain Joe Biden, qui succédera à Trump le 20 janvier, devra trancher sur la décision de Trump, qui met en porte à faux son pays membre permanent du Conseil de sécurité et qui plus est, rédacteur des avant projets du conseil de sécurité. Il n’en demeure pas moins que pour l’ONU, « la position reste inchangée » vis-à-vis de la question sahraouie. « Le SG de l’ONU reste convaincu qu’une solution à la question du Sahara occidental est possible, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité », avait déclaré le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujaric en réaction à la décision de Trump.Pour rappel, le Conseil de sécurité composé de 15 membres a prolongé d’un an la mission onusienne pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Pour Stephen Zunes, professeur de politique à l’Université de San Francisco, l’annonce du président sortant américain, Donald Trump, sur une reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental « porte préjudice à la réputation des États-Unis » et placerait le président élu Joe Biden « dans un dilemme ». Il souligne à cet égard que si le prochain président US pourrait annuler la reconnaissance par les États-Unis de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental « d’un trait de plume », le régime marocain pourrait en réaction renoncer à la normalisation des relations avec Israël. Donc, poursuit l’analyste américain, le président Biden se trouverait « sous une pression considérable pour ne pas saper ce que beaucoup considèrent comme une avancée importante ».Inquiétudes au Congrès chez même des « pro-israéliens »Évoquant la position de certains membres influents de la classe politique américaine, le journaliste du Washington Post indique que de puissants membres « pro-israéliens » du Congrès ont exprimé des inquiétudes quant à la déclaration de Trump, à l’instar du président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, Eliot L. Engel, qui a noté que la décision de Trump « bouleverse un processus onusien crédible et international ».De même que le sénateur Jim Inhofe, président de la commission sénatoriale des services armés, qui a déclaré qu’il était « attristé par le fait que les droits du peuple sahraoui aient été troquées », considérant la déclaration de Trump comme « choquante et profondément décevante ».Abordant le statut juridique du Sahara occidental en tant que territoire non autonome, Stephen Zunes a souligné l’impératif d’un référendum d’autodétermination supervisé par la communauté internationale à « condition de proposer dans ce référendum l’indépendance comme option au peuple sahraoui ». Toutefois, « le Maroc et maintenant les Etats-Unis ont catégoriquement exclu cette option », considère-il.L’auteur rappelle ensuite que depuis la proclamation par le Front Polisario de la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976, un nombre de 84 pays ont reconnu le Sahara occidental comme un État indépendant, en précisant que la RASD « demeure un État membre à part entière de l’Union africaine », dont la Charte interdit les changements de manière unilatérale des frontières héritées de la période coloniale.M. BendibLe Courrier d’Algérie, 19 déc 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
Sahara Occidental : HRW épingle le Maroc
Croyant à tort s’être tiré d’affaire face à la répression des Sahraouis dans les territoires occupés, au lendemain de l’acte de normalisation avec l’État sioniste, le Maroc a été lessivé par une salve de condamnations à l’intérieur comme à l’international.Désormais, il devra aussi composer avec un autre front, celui des droits de l’homme, dont l’ONG Human Rights Watch venait à clouer les autorités royales au pilori. Ainsi, par la voix du directeur par intérim de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord, Eric Goldstein, HRW a condamné vivement la répression du peuple sahraoui, les violences subies par ses militants et les poursuites judiciaires pour lesquelles ils sont détenus arbitrairement. Si en tant que telle, l’ONG est restée en dehors du conflit opposant le Maroc au Polisario, en situation d’affrontement dans la région d’El Guerguerat depuis la violation par Rabat du cessez-le-feu, auquel état de fait s’ajoute le pacte consolidé du Makhzen avec l’entité sioniste, il n’en demeure pas moins que l’oppression d’un peuple qui aspire au droit d’autodétermination ne doit pas passer sous silence et encore moins rester impunie. Autrement, déclare HRW, « cela n’autorise en rien le Maroc à réprimer des civils sahraouis qui s’opposent pacifiquement à son administration du territoire ».« Les autorités marocaines contiennent fortement, depuis longtemps, toutes les manifestations d’opposition à leur administration du Sahara occidental. Elles empêchent les rassemblements de soutien à l’autodétermination sahraouie, soumettent les activistes indépendantistes à des violences, dans la rue ou en garde à vue, les emprisonnent, les condamnent au terme de procès entachés d’irrégularités ou d’actes de torture, entravent leur liberté de déplacement, et les font suivre ouvertement », a noté, en effet, l’ONG dans un communiqué. HRW, dont le siège est élu à Washington, a rappelé dans ce sens que « les forces de sécurité marocaines ont brutalement dispersé après l’incident d’El Guerguerat des manifestations en faveur de l’indépendance du Sahara occidental. Elles ont aussi harcelé, frappé ou arrêté plusieurs activistes, ou encore attaqué leurs domiciles »Dans le même contexte, l’ONG a rapporté le sort inhumain infligé à Hayat Diyya, une fille sahraouie âgée de 12 ans, dans son collège de Laâyoune, et ce, « après qu’un membre du personnel de l’école a signalé qu’elle portait une veste de type militaire et qu’elle avait cousu, sur son uniforme scolaire, un écusson représentant le drapeau sahraoui. « Les policiers l’ont retenue pendant cinq heures, l’ont giflée, lui ont tiré les cheveux, et l’ont frappée brutalement sur plusieurs parties de son corps. Ils l’ont aussi forcée à s’agenouiller et à chanter l’hymne national du Maroc face à un portrait du roi. Depuis, elle fait régulièrement des cauchemars », a déclaré Lahbiba Diyya, la mère de Hayat, à l’ONG. En outre, HRW souligne que « les autorités marocaines font systématiquement obstruction au travail des associations qui plaident pour l’autodétermination au Sahara occidental.Les Sahraouis ont le droit de s’opposer pacifiquementÀ ce propos, l’ONG relève que le 29 septembre, en réponse à la création de l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine, un nouveau groupe militant pour l’autodétermination du peuple sahraoui, fondé entre autres par la célèbre militante, Aminatou Haidar, un procureur de Laayoune a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour » activités visant à porter atteinte à l’intégrité territoriale du Royaume « . « La police a encerclé, le même jour, le domicile de six membres de ce nouveau groupe, dont Haidar », a ajouté l’ONG. Le directeur par intérim de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch a indiqué, par ailleurs, « que les Sahraouis ont tout à fait le droit de s’opposer pacifiquement contre la volonté du Maroc d’annexer leurs territoires et que personne ne peut leur ôter ce droit ». « Ni la reconnaissance de Trump de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, ni la répression du Maroc, ne peuvent ôter aux Sahraouis leur droit fondamental de s’opposer pacifiquement à l’administration du territoire par le Maroc », a indiqué Eric Goldstein.HRW a rappelé, par ailleurs, « que la reconnaissance du président américain sortant Donald Trump de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental ne change en rien à son statut de territoire non autonome, tel que déterminé par les Nations unies ». « Les Nations unies ne reconnaissent pas l’annexion du Sahara occidental par le Maroc, et ont fait savoir que leur position demeurait « inchangée « malgré l’annonce du président Trump. « Le Maroc a toujours refusé que le mandat de la mission des Nations unies pour le maintien de la paix au Sahara occidental (Minurso) soit élargie afin d’englober le suivi des droits humains » a déploré l’ONG. Enfin, dans son communiqué HRW a appelé à un tel élargissement à plusieurs reprises, afin d’aligner cette mission sur la quasi-totalité des opérations modernes de maintien de la paix menées sous les auspices de l’ONU.F. GuellilLe Courrier d’Algérie, 19 déc 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
Otro golpe de efecto de Trump: Marruecos y el Sahara Occidental
Como no podía ser menos, la presidencia de Trump se despide con algunos golpes de efecto, y entre ellos algunos de carácter diplomático: el reconocimiento estadounidense de la soberanía marroquí sobre el Sahara Occidental.
Casi medio siglo después de la retirada española del territorio, estamos ante un “conflicto congelado”, que conoció un armisticio en 1991 tras la construcción del muro marroquí que sirvió para frenar las incursiones del Frente Polisario. Fue de hecho una partición del territorio, quedando en el lado saharaui 90.000 km2, que limitan con Argelia y Mauritania. El resto de los 284.000 km2 de la excolonia española son controlados por Marruecos gracias a un muro, edificado en la década de 1980, que tiene una extensión de 2.700 km.Durante años ha prolongado su actividad una misión de la ONU, conocida por sus siglas de MINURSO, que pretendía contribuir a las condiciones favorables para la celebración de un referéndum sobre el destino del Sahara Occidental, aplazado sine die y con el agravante de que muchos pobladores marroquíes se han establecido allí en los últimos años. El censo marroquí, que admite medio millón de pobladores, no distingue, en efecto, entre habitantes de origen saharaui y no saharaui. La consecuencia es un problema enquistado, en el que Marruecos aspira principalmente a ser reconocido por un cada vez mayor número de Estados, si bien son actualmente 82 los miembros de la ONU que reconocen a la RASD (República Árabe Saharaui Democrática). En su mayoría son países africanos.Esta necesidad de apoyo internacional explica la satisfacción de Marruecos de que una gran potencia y miembro permanente del Consejo de Seguridad de la ONU como EE.UU. haya admitido sus aspiraciones. La noticia del reconocimiento coincide con la apertura de relaciones diplomáticas entre Marruecos e Israel. Unas declaraciones de Nasser Bourita, ministro marroquí de Asuntos Exteriores, descarta que exista una relación entre los dos hechos. Pero a la opinión pública se le ha transmitido la percepción, quizás equivocada, de que esto es una contrapartida. En mi opinión, no tiene por qué serlo. En Marruecos han vivido tradicionalmente los judíos, y la Constitución reconoce el judaísmo como parte de la identidad nacional. También está el hecho de que en Israel viven 700.000 judíos de origen marroquí. Además, las relaciones diplomáticas formales se establecieron en 1994 aunque tuvieron que ser suspendidas en 2000, al comienzo de la segunda intifada palestina, si bien no es un secreto que los vínculos entre Marruecos e Israel no se han interrumpido durante todo este tiempo.Sin embargo, no es menos cierto que el reconocimiento de Israel por un país árabe también conlleva entre la opinión pública el sentimiento de que ha sido a costa de traicionar la causa palestina. Acaso para contrarrestarlo, y sin que Marruecos deje de afirmar que la solución al conflicto pasa por la coexistencia de un Estado israelí y otro palestino, se ha dado a conocer la noticia del apoyo estadounidense a la postura marroquí sobre el Sahara.Por lo demás, esto supone una cierta incomodidad para la Administración Biden, que apostaría por la solución del referéndum preconizada por la ONU. ¿Responderá la presidencia demócrata con una retirada brusca de ese reconocimiento? Probablemente no, porque reconocer no implica rechazar el referéndum, que nadie sabe si algún día llegará a celebrarse. Por otra parte, en el texto oficial del reconocimiento, los estadounidenses subrayan que la propuesta marroquí de autonomía para el Sahara es la más realista, y no la del Estado saharaui independiente, y podríamos añadir que la consideran como la única viable dada la desproporcionada relación de fuerzas sobre el terreno. Es simplemente el reconocimiento de los hechos consumados, que los tácticos de la diplomacia pueden considerar incómodo en un primer momento, pero al que todos, o casi todos, terminan por acostumbrarse. Tenemos el ejemplo reciente del reconocimiento durante la presidencia de Trump de Jerusalén como capital israelí. Los países árabes, en su mayoría, la recibieron con pesar, pero no sacrificaron sus relaciones con EE.UU. a una decisión que no implica forzosamente el traslado de sus embajadas de Tel Aviv a Jerusalén, aunque los estadounidenses sí lo hicieron.En el caso del Sahara, EE.UU. afianza su tradicional alianza con Marruecos, que es clave en la lucha contra el yihadismo, y, por su parte, el país norteafricano presenta ante su opinión pública el reconocimiento como un gran éxito de su diplomacia. Hay quien afirma que esto supondría una radicalización del Frente Polisario, que reanudaría sus operaciones bélicas con el apoyo de Argelia, que a su vez se distanciaría de EE.UU. Pero todos esos propósitos se estrellarían, nunca mejor dicho, contra el muro marroquí.Tácticas diplomáticas y alianzas de conveniencia. Esto es lo que hay, y no otra cosa, sobre el reconocimiento de Trump de la soberanía marroquí sobre el Sahara Occidental.Fuente : Política exterior -
Western Sahara: Morocco Cracks Down on Activists
(New York) – Morocco has cracked down on pro-independence activists in Western Sahara after an incident at a border crossing on November 13, 2020, Human Rights Watch said today. The incident re-ignited the long-stalled conflict between Morocco and the Polisario Front, the Algeria-based independence movement for the territory. Security forces broke up pro-independence demonstrations and harassed, beat up, arrested, or attacked the houses of several of the activists.
Read more from the source : HRW
Tags : Western Sahara, Human Rights Watch, Morocco,
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‘Arab Spring’ Revolt in Libya Leaves Country in Chaos
Two days before the eruption of the popular protests in Libya in February 2011, late ruler Moammar al-Gaddafi was very confident that he and his regime would withstand the pressure. Along with his officials and security and intelligences agencies, he believed that nothing would happen…
Read more from the source : Asharq Al Awsat
Tags : Libya, arab spring, Moammar Al-Gaddafi,
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The way ahead after a difficult 2020 for EU-Turkey relations
18/12/2020 – HR/VP blog – Tensions in the Eastern Mediterranean and relations with Turkey have been one of the greatest EU challenges in 2020 and this will likely remain the case for 2021. It is not surprising that the last European Council of the year, held last week, has had this as one of its main foreign policy issues for discussion. European integration has been driven by the aim of overcoming the dynamics of conflicts between states, which have characterised European history, under evolving social and political formats, for many centuries.
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Tags : European Union, Turkey,
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Coronavirus: What's happening in Canada and around the world on Friday
With the largest mass immunization effort in Canadian history now underway in almost every province, health authorities are urging members of the public to keep up their efforts to control the spread of COVID-19, especially as the holiday season approaches. Case counts, hospitalizations and deaths are still increasing in many parts of the country, with Canada reporting more than 7,000 new COVID-19 cases for the first time on Thursday. In Ontario, where more than 2,000 new COVID-19 cases are being reported for a fourth straight day, Premier Doug Ford is set to hold an emergency meeting with top hospital officials this afternoon.
Read more from the source : CBC.ca
Tags : Coronavirus, covid 19, pandemic,
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How Joe Biden must view Libya
How should the new administration with Joe Biden think about Libya? That country has tried for a decade to create some semblance of stability in the aftermath of the fall of Muammar Gaddafi almost a decade ago. There has been some positive movement by the various parties in Libya as of late. In Geneva this fall, after more than a year of talks, the two main groups in the country reached a ceasefire that, if honored, may be the first step toward peace. There remains a difficult road ahead since the text of the ceasefire accord leaves space for many divergent meanings.
Read more from the source : The Hill
Tags : Libya, Joe Biden,




