Author: xnalgrtayache58

  • How the Western Sahara Became the Key to North Africa

    Fighting erupted last month between Morocco and separatists in the disputed Western Sahara, a territory claimed by Morocco. The sparsely populated region is bordered by Algeria to the east, Mauritania to the east and south, the Atlantic Ocean to the west, and Morocco to the north. First, Morocco launched a military operation in a U.N.-controlled buffer zone in a village called Guerguerat. The soldiers removed a camp of 60 peaceful protesters who were blocking traffic between the Moroccan-controlled side of Western Sahara and Mauritania.

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    Tags : Western Sahara, Morocco, Africa, 

  • KAN’s Foreign Editor calls for Morocco to return to Eurovision

    Last week, Morocco became the latest country to agree to normalise relations with Israel. Now, a KAN journalist is calling upon the African nation to make a return to Eurovision for the first time in over 40 years. Morocco last took part in the contest in 1980, when they scored just seven points in their only appearance at the contest. With Israel returning to the contest after a one-edition break in 1981, Morocco withdrew – and have not returned since.

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    Tags : Morocco, Eurovision, music festival,

  • Relations secrètes entre le Mossad et le Makhzen : une longue succession de trahisons (vidéo)

    Les relations (secrètes) entre les dirigeants marocains et l’entité sioniste remontent pratiquement à l’indépendance du royaume chérifien, en 1956.

    C’est la raison pour laquelle, sans doute, Rabat suit le même mode opératoire dans son plan de colonisation du Sahara Occidental que le fait l’entité sioniste en Palestine. Cela va de la politique du fait accompli, jusqu’au mur de séparation et d’apartheid, en passant par les colonies illégales.
    Derrière l’annonce que l’entité sioniste et le Maroc établiront leurs « premières relations diplomatiques formelles », il y a près de six décennies de coopération étroite et secrète sur les questions de renseignement et militaires entre deux « nations » qui, paradoxalement, ne se sont officiellement pas reconnues.
    De nombreux médias spécialisés dans le renseignement révèlent en effet que l’entité sioniste « a aidé le Maroc à obtenir des armes et du matériel de collecte de renseignements et à apprendre à les utiliser, et l’a aidé à assassiner un chef de l’opposition.
    Le Maroc a également aidé I’entité sioniste à accueillir des Juifs marocains, à monter une opération contre Oussama Ben Laden – et même à espionner d’autres pays arabes, au prix de viles et innommables trahisons.
    La collaboration – découverte dans une série d’entretiens menés et de documents découverts pendant de nombreuses années – met à nue une politique sioniste suivie de longue date de construction de liens secrets avec des régimes arabes où des intérêts communs – et des ennemis – pourraient être trouvés.
    C’est ce choix, puéril et aveugle, qui semble expliquer les pas franchis par Ryad et ses satellites, uniquement guidés par leur haine aveugle à l’égard de Téhéran avec sa doctrine chiite, ennemie jurée du salafisme saoudien.
    Il faut dire que la relation maroco-sioniste découle en partie du grand nombre de Juifs au Maroc avant la naissance de cette entité et la « nakba de 1948, dont beaucoup y émigreraient, constituant l’une des plus grandes parties de la population israélienne.
    Quelque un million d’Israéliens sont originaires du Maroc ou descendent de ceux qui l’étaient, assurant un intérêt profond et constant pour ce pays situé à plus de 2 000 kilomètres.
    Majoritairement concentrés dans la région d’Achdod, non loin de la bande de Ghaza, les juifs marocains, dont les plus célèbres sont André et Audrey Azoulay, contrôlent les faits et gestes du roi marocain. Ils ont également réussi à accaparer des pans de pouvoir non négligeables en Occident, plus précisément en France. Pour la petite histoire, Mohamed VI appelle « tonton » André Azoulay.
    Said Ayachi, dans un entretien qu’il nous a accordé ce jour, est allé jusqu’à révéler que ce juif pro sioniste jouit même d’un accès libre aux incommensurables richesses du royaume chérifien. Le roi Hassan II a autorisé l’émigration massive des juifs et a permis au Mossad d’établir une station au Maroc.
    L’entité sioniste a fourni des armes et formé les Marocains à leur utilisation. L’assassinat, dans d’atroces souffrances de l’opposant Mehdi Ben Barka, dont sont coupables les généraux Oufkir et Dlimi, n’a été rendu possible qu’avec la précieuse aide des agents du Mossad. Un moment crucial est survenu en 1965, lorsque les dirigeants arabes et les commandants militaires se sont rencontrés à Casablanca, et le Maroc a permis au Mossad de mettre sur écoute leurs salles de réunion et leurs suites privées.
    L’écoute a donné à l’entité sioniste un aperçu sans précédent de la pensée, des capacités et des plans arabes, qui se sont révélés vitaux pour le Mossad et les Forces de l’armée sioniste, certes secondée par un pont aérien militaire américain, dans la préparation, et la réussite hélas, de la guerre de 1967.
    « Ces enregistrements, qui étaient vraiment une réalisation extraordinaire du renseignement, ont établi notre sentiment, du haut des FDI, que nous gagnerons la guerre contre l’Égypte », a déclaré le général Shlomo Gazit, qui deviendra plus tard le chef du renseignement militaire, dans une interview en 2016.
    Pendant des années, le successeur de Hassan II, le roi Muhammad VI, a demandé l’aide d’Israël pour obtenir l’acquiescement américain à l’annexion du Sahara occidental par le Maroc, qui s’est finalement concrétisée dans l’annonce de Trump, le président US sortant. Depuis 2006, Serge Bardugo, un leader de la petite communauté juive restée au Maroc, a été l’ambassadeur du roi dans cet effort, rencontrant des responsables israéliens et des dirigeants juifs américains.
    Occasionnellement, ces réunions ont été suivies par Yassin Mansouri, un ami de longue date du roi qui dirige l’agence de renseignement externe du Maroc. M. Mansouri, à son tour, a rencontré directement son homologue israélien, Yossi Cohen, le chef du Mossad, menant certaines des négociations qui ont conduit à l’accord de normalisation de ces relations honteuses.
    Ali Oussi
    La Patrie News, 17 déc 2020
  • Sahara Occidental : Los marroquíes se vengan hackeando webs argelinas

    Hackers marroquíes piratean varias webs argelinas

    Varias webs argelinas, oficiales y gubernamentales, han sido víctimas de piratería informática en las últimas 72 horas.
    Según información proporcionada por varios medios, entre ellos el medio de comunicación de habla árabe Echourouk, varios sitios web oficiales y gubernamentales de Argelia han sido pirateados en las últimas 72 horas entre estos sitios está el de la agencia nacional para el desarrollo de los recursos de hidrocarburos de Argelia “Alnaft”.
    Este ataque fue reivindicado por los piratas informáticos marroquíes, que se muestran bajo el nombre de “morocco hack team snow ma” en la página del sitio pirateado de Alnaft, el acceso está bloqueado, dice: “pirateado por el equipo de piratería de Marruecos snow ma. viva el imperio marroquí: nuestra historia habla de nosotros. Mauritania y Argelia son parte de nosotros “.
    Se desconocen los motivos de este atentado y sus autores, pero varias voces afirman que este atentado se produce por la posición de Argelia sobre la normalización de las relaciones diplomáticas entre Marruecos e Israel, así como por el reconocimiento americano de la pretendida marroquinidad del Sahara Occidental. 
    Los servicios de seguridad marroquíes han negado la piratería de su sitio web por parte de un hacker argelino
    Al mismo tiempo, un hacker argelino llamado “ismail man54” afirmó haber pirateado el sitio web de la dirección general de seguridad nacional (dgsn) de Marruecos.
    Sin embargo, los servicios de seguridad marroquíes han negado esta información y han asegurado que su sitio web funciona con normalidad y que está bien protegido por sistemas de seguridad de alta tecnología.
    Fuente : Algérie360, 19 déc 2020
  • Enhancing Resilience of Communities to the Adverse Effects of Climate Change on Food Security in Mauritania

    Mauritania is a large West African country particularly vulnerable to climate change-induced drought, decreasing rainfall and flash flood. The project aims to improve adaptation in the area of food security in Mauritania by assisting the…

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    Tags : Mauritania, climate change,

  • Normalisation Maroc-Israël: implications pour le droit international, la paix régionale et la politique américaine

    Intervenants : 

    Intissar Fakir : Fellow et rédacteur en chef de Sada, programme Moyen-Orient, Carnegie Endowment for International Peace
    Allison L. Mc Manus : Directrice de recherche, The Freedom Initiative
    Yousef Munayyer : Senior non-résident Fellow, Arab Center Washington DC
    Stephen Zunes : Professeur de politique et d’études internationales, Université de San Francisco
    Tamara Kharroub – Modératrice : Directrice exécutive adjointe et Senior Fellow, Arab Center Washington DC
    À propos du webinaire
    Le 17 décembre 2020, le Centre arabe de Washington DC (ACW) a organisé un webinaire intitulé «Normalisation Maroc-Israël: Implications sur le droit international, la paix régionale et la politique américaine». Les panélistes étaient Intissar Fakir, membre du Carnegie Endowment for International Peace et rédacteur en chef de Sada, Allison McManus, chercheur auprès de la Freedom Initiative, Stephen Zunes, professeur de politique et d’études internationales à l’Université de San Francisco, et Yousef Munayyer, chercheur principal non-résident de l’ACW. Tamara Kharroub, directrice exécutive adjointe de l’ACW et chargée de recherche principale a animé la session.
    Fakir a commencé sa présentation en soulignant le point de vue du Maroc sur la question du Sahara occidental, affirmant qu’il s’agit d’une considération cruciale pour l’État marocain et la population du pays. Elle a déclaré que la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur la région a fourni au royaume une victoire importante en politique étrangère qui lui a été refusée pendant des décennies. Elle a déclaré que le Maroc n’avait jusqu’à présent pas réussi à obtenir le soutien des pays européens et que la décision du président américain Donald Trump était une «reconnaissance très appréciée». Fakir a déclaré que les Marocains considèrent que le Sahara occidental est un territoire national non occupé. Elle a également déclaré que l’ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton avait contribué à retarder la dernière étape de la Maison Blanche parce qu’il voulait que le Maroc organise le référendum soutenu par les Nations Unies sur le sort du territoire. Elle a déclaré que la décision de Trump mettait le monde occidental tout entier dans une position difficile. La nouvelle administration Biden se trouvera dans une situation très difficile à l’avenir car elle doit équilibrer ses relations avec un allié traditionnel, le Maroc, avec son accent déclaré sur les droits de l’homme et l’autodétermination. Commentant la position de l’Algérie, Fakir a douté qu’elle agisse rapidement ou de manière irrationnelle, préférant voir comment la question évoluera à l’avenir. 
    McManusa abordé la question des droits de l’homme dans la région du Sahara occidental ainsi qu’au Maroc lui-même, affirmant qu’il y avait eu de graves violations des libertés de parole, d’expression et de réunion. Elle a déclaré que le récit sur la région était étroitement contrôlé, à la fois sur le territoire et au Maroc lui-même. McManus a déclaré qu’en plus d’obtenir la promesse d’un accord d’armement d’un milliard de dollars de la part des États-Unis, la reconnaissance par l’administration Trump de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental encourage l’appareil de sécurité du royaume à augmenter ces violations. Une chose est sûre, cependant, on ne sait pas grand-chose sur les sentiments du public sahraoui sur l’avenir et sur la manière dont il se tient réellement sur le référendum que l’ONU est censée y organiser. McManus a déclaré que la pandémie de coronavirus fait des ravages au Sahara occidental et que le peuple ne reçoit pas beaucoup d’aide du Maroc. Au lieu de cela, ils comptent autant que possible sur l’aide que l’Algérie peut leur apporter. Elle a convenu avec Fakir que l’administration Biden sera dans une position très difficile lorsqu’elle entrera en fonction, car l’accent mis sur le respect des droits de l’homme et le respect du droit international se heurtera à la reconnaissance par l’administration actuelle de la souveraineté du Maroc sur la région.
    Zunes a souligné les questions du droit et de l’ordre internationaux dans ses remarques. Il a déclaré que la proclamation de Trump sur le Sahara occidental était en violation évidente du droit international et des normes internationales et affecterait d’autres problèmes comme l’occupation israélienne des territoires palestiniens. Zunes a comparé la décision sur le Sahara occidental à celle sur les hauteurs du Golan syrien occupé. Ce qui inquiète également Zunes, c’est le fait que le Sahara occidental, représenté par le Front Polisario, soit membre de l’Union africaine et reconnu par quelque 80 pays à travers le monde. Cette reconnaissance est inscrite, a-t-il dit, dans la charte des Nations Unies que les États-Unis eux-mêmes ont maintes fois utilisé pour justifier leurs propres politiques, comme la guerre contre l’Irak. Zunes a déclaré que le peuple sahraoui n’est pas marocain; ils ont leur propre culture, langue et dialecte, conditions sociales, et l’identité nationale. En fait, les conditions des femmes sahraouies sont meilleures que celles du Maroc. Il a dit que la question du Sahara occidental est une question d’autodétermination et que les Sahraouis doivent être autorisés à décider de leur propre avenir. D’autre part, Zunes a écarté l’efficacité de la lutte armée pour la libération. Au lieu de cela, comme ce fut le cas avec l’indépendance du Timor oriental et de l’Indonésie, la participation de la société civile internationale est le seul moyen d’aider les Sahraouis à atteindre leur indépendance nationale.
    Munayyer a également lié la question de la normalisation Maroc-Israël à l’occupation par Israël des terres palestiniennes et à sa position au Moyen-Orient. Il a déclaré que l’accord de normalisation avec le Maroc indique que les États arabes voient une petite fenêtre d’opportunité avec Donald Trump à la Maison Blanche et qu’ils veulent l’exploiter. Ils pensent qu’ils peuvent obtenir tout ce qu’ils veulent de Trump avant que Biden n’entre et impose un processus institutionnel pour les relations avec les États. Munayyer a également déclaré que certains États arabes assistent à la fin de tout processus de paix avec Israël et pensent qu’il serait bon d’être en bons termes avec les acteurs puissants de la région, dans ce cas Israël. Dans cette veine, Munayyer estime qu’il y a de bonnes chances qu’il y ait d’autres normalisateurs arabes. Cependant, il a souligné l’importance de la normalisation du Maroc et a déclaré que c’était probablement la plus logique car environ un million de juifs en Israël ont un héritage marocain et les liens entre les deux pays sont réels, contrairement à ceux avec les EAU et Bahreïn. Certes, a-t-il déclaré, cet accord de normalisation fait plus de mal aux Palestiniens que tout autre accord. Mais il l’a quand même critiqué parce qu’il consacre l’occupation israélienne des terres palestiniennes et légalise le principe de «la justice de la force». 
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #Isral #USA #DonaldTrump #JoeBiden
  • Le « non-Maghreb » : tout le monde y perd !

    De nouvelles alliances se font et défont les anciennes avec le concours de nouveaux acteurs régionaux et internationaux dont la mission est justement de précipiter la fin du Maghreb, rappelait bien à propos un éditorialiste. Un pas est franchi et le retour en arrière est presque impossible ! Contrairement au couple franco-allemand, le couple algéro-marocain, qui n’a jamais fait bon ménage, semble être définitivement condamné. Les implications géopolitiques de l’épisode de Guerguerat ont scellé la rupture. Les équilibres précaires qui, jusqu’ici, ont pu permettre au Maghreb de maintenir la tête hors de l’eau sont rompus (1) !

    Lire la suite depuis la source : Le Quotidien d’Oran

     

     

     

     

    Tags : Maghreb, UMA, Sahara Occidental,

  • A l’approche de la réunion du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental : Baker et Bolton reviennent à la charge

    À L’APPROCHE DE LA TENUE D’UNE RÉUNION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

    James Baker et John Bolton reviennent à la charge sur le Sahara Occidental
    par Tarek Hafid
    James Baker et John Bolton ont une nouvelle fois critiqué la décision du Président Donald Trump de reconnaître la «marocanité» du Sahara Occidental. Des sorties publiques qui interviennent à quelques jours d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée au dossier sahraoui. 
    Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – Dans une tribune publiée jeudi dans le Washington Post, James Baker a une nouvelle fois condamné la signature par le Président américain sortant d’une proclamation reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental.
    « La reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental par l’administration Trump est un revirement majeur et regrettable dans une politique américaine au long cours défendue aussi bien par les démocrates que par les républicains. Les États-Unis ont abandonné de manière imprudente leurs principes pour quelque chose qui ne changera rien à la position de la communauté internationale en ce qui concerne la résolution du conflit», a écrit l’ancien secrétaire d’État américain et ancien envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental. Selon lui, cette reconnaissante risque de provoquer une situation chaotique au Maghreb et au Sahel avec «la possibilité d’une montée des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario redoutant qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique et d’autres groupes terroristes puissent exploiter la situation». 
    James Baker a appelé le Président élu Joe Biden à «annuler cette décision téméraire et cynique». Auparavant, Baker n’avait pas hésité à qualifier de «chantage absurde sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination». 
    Selon lui, «l’administration américaine aurait pu se passer d’un tel marchandage et promouvoir un accord de normalisation entre Israël et le Maroc, similaire à celui signé avec les Émirats arabes et Bahreïn». 
    «Minimiser les dommages»
    C’est également à travers une tribune que John Bolton, ancien conseiller à la Sécurité nationale du Président Donald Trump, a choisi de s’exprimer sur la question du dossier sahraoui. Dans ce long texte publié par Foreign Policy, il appelle lui aussi Joe Biden à ne pas prendre en considération la décision de son prédécesseur. «Du point de vue de la politique américaine, le meilleur résultat serait pour Biden, une fois inauguré, d’annuler l’acquiescement de Trump à la souveraineté marocaine. Ce ne sera pas facile, étant donné les attentes — si erronées soient-elles — déjà construites à Rabat et à Jérusalem. Si Biden veut faire un virage à 180 degrés, il doit le faire immédiatement lors de sa prise de fonction, ce qui minimiserait les dommages.» Il estime que la décision que prendra Biden n’aura pas de conséquences sur les intérêts des États de la région, y compris pour Israël. 
    «Pour l’Algérie, la Mauritanie, Israël et les dirigeants européens, il n’y a pas grand-chose à perdre si Biden annule la décision malavisée de Trump. Ce sera un soulagement bienvenu que la perspective d’un conflit avec le Maroc ait au moins été reportée. Ces États devraient tous insister sur le fait que l’avenir du Sahara Occidental ne doit pas être mis de côté, un développement qui ne profite qu’au Maroc, étant donné son contrôle de facto sur la majeure partie du territoire. Bahreïn et les Émirats arabes unis ont déjà libéré Israël de l’isolement diplomatique formel auquel il était confronté depuis de nombreuses années. Tout ce que le Maroc fait en réponse à une nouvelle politique Biden qui réaffirme le statu quo du Sahara Occidental n’affectera que légèrement Israël», précise Bolton dans cette tribune.
    Forcing US
    Ces sorties médiatiques interviennent quelques jours avant la tenue d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU durant laquelle la question du Sahara Occidental sera débattue. Programmée lundi 21 décembre, cette réunion à huis clos a été convoquée à la demande de l’Allemagne, membre non-permanent du Conseil de sécurité. 
    Cette rencontre sera importante dans le sens qu’elle permettra de confirmer la position des États-Unis, membre permanent de ce conseil, vis-à-vis du dossier du Sahara Occidental. Il est peu probable que l’administration Trump change de position puisque sa représentante à l’ONU, Kelly Craft, a soumis la proclamation de reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental au secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, et aux membres du Conseil de sécurité. 
    Un acte perçu comme un forcing de la part de l’équipe du Président sortant, surtout que cette proclamation n’a pas de valeur juridique aux États-Unis puisqu’elle n’a pas été adoptée par les membres du Congrès.
    T. H.
    Le Soir d’Algérie, 19 déc 2020

  • Sahara Occidental : La décision de Trump « n’y changera rien » (James Baker)

    POSITION DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE SUR LA RÉSOLUTION DU CONFLIT AU SAHARA OCCIDENTAL : La décision de Trump « n’y changera rien », selon James Baker

    La reconnaissance, par le président sortant Donald Trump, de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental risque de créer un climat d’instabilité en Afrique du Nord, a indiqué, l’ancien secrétaire d’État américain, James Baker. Dans une tribune publiée dans le Washington Post, M. Baker n’a pas écarté « la possibilité d’une montée des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario », estimant que la décision « téméraire » du président américain sortant pourrait ainsi avoir de « sérieuses répercussions ». 
    Trump avait annoncé, le 10 décembre courant, reconnaître le Sahara occidental comme faisant partie du territoire marocain en contrepartie de la normalisation par le Maroc de ses relations avec l’entité sionsite. D’autre part, cette décision, selon Baker pourrait « compliquer » les relations entre les États-Unis et l’Algérie « un important partenaire stratégique ». « La détérioration de nos relations avec l’Algérie, principal défenseur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination pourrait affecter l’avenir de nos relations commerciales ainsi que notre coopération militaire et en matière de lutte anti-terroriste », a-t-il soutenu. 
    James Baker a considéré la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental comme « un étonnant abandon des principes du Droit international par les États-Unis ainsi que ses propres principes diplomatiques « . Il a déclaré, que « Les États-Unis ont abandonné de manière imprudente leurs principes pour quelque chose qui ne changera rien à la position de la communauté internationale en ce qui concerne la résolution du conflit », a-t-il assuré, appelant le président Biden à annuler cette décision téméraire et cynique ». « L’action téméraire (de Trump) présentée comme une (démarche) diplomatique aggravera une situation déjà dans l’impasse, celle du règlement du long conflit opposant le Maroc au peuple sahraoui autour du territoire (sahraoui) », a déploré l’ancien émissaire de l’ONU. 
    Qualifiant la décision prise par Trump de « cynique », Baker a insisté sur le fait que les Etats-Unis « ne devaient pas tourner le dos au peuple sahraoui » en tentant, a-t-il ajouté « de rendre meilleures les relations entre Israël et ses voisins ». « Dès 1975, lorsque le Maroc a pris le contrôle du Sahara occidental par la force après le retrait de l’Espagne, les États-Unis et la plupart des membres de la communauté internationale ont refusé de reconnaître la légitimité de cette revendication ( la souveraineté sur le Sahara occidental) », a rappelé l’ancien secrétaire d’État. 
    « La reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental par l’administration Trump est un revirement majeur et regrettable dans une politique américaine au long cours défendue aussi bien par les Démocrates que par les Républicains », a-t-il signalé notant que l’annonce faite par Trump pourrait affecter l’image des États-Unis et mettre en doute ses engagements sur le plan international. 
    Le président Joe Biden occupera ses fonctions de président des États-Unis à partir du 20 janvier prochain.
    M. B.
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • En dépit de l’obstruction du Maroc : Le Conseil de sécurité va examiner la situation au Sahara occidental

    EN DÉPIT DE L’OBSTRUCTION DU MAROC : Le Conseil de sécurité va examiner la situation au Sahara occidental 

    Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira, ce lundi, à la demande de l’Allemagne, pour discuter du conflit au Sahara occidental, a-t-on indiqué de source diplomatique aux Nations unies.
    Cette réunion, qui est un sérieux revers pour le Maroc, intervient au lendemain de la grave décision de Trump et de son vil marchandage engageant les États-Unis dans une impasse diplomatique sur la question du Sahara occidental.
    Prévue à huis clos, cette réunion se tiendra en effet après la décision du président américain sortant Donald Trump de reconnaitre la prétendue « souveraineté » du Maroc sur le Sahara occidental en contrepartie de la normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste. Mardi, en violation du droit international, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, a transmis une copie de la proclamation de Trump sur le Sahara occidental au SG de l’ONU, Antonio Guterres et au Conseil de sécurité. L’annonce unilatérale par Trump a suscité une véritable levée de boucliers aux États-Unis, où plusieurs sénateurs démocrates et républicains et d’anciens hauts responsables dont James Baker , architecte du plan de paix et John Bolton, président du Conseil national de sécurité (avril 2018 – septembre 2019) de Donald Trump, sont montés au créneau pour dénoncer une décision irréfléchie, remettant en cause l’engagement des États-Unis à l’égard des principes de l’annexion de territoires par la force et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tous deux inscrits dans la Charte des Nations unies.
    Tant James Baker que Christopher Ross, tous deux anciens émissaires de l’ONU pour le Sahara occidental, ont évoqué une « décision insensée et irréfléchie ». La réunion du Conseil de sécurité devrait donner une indication sur la démarche US- du moins jusqu’à la fin du mandat de Trump – à l’ONU qui a réaffirmé que le statut du territoire non autonome reste inchangé et alors que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution appelant a des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario en vue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.
    Joe Biden pourrait annuler la décision de son prédécesseur
    Pour nombre d’observateurs, le président élu américain Joe Biden, qui succédera à Trump le 20 janvier, devra trancher sur la décision de Trump, qui met en porte à faux son pays membre permanent du Conseil de sécurité et qui plus est, rédacteur des avant projets du conseil de sécurité. Il n’en demeure pas moins que pour l’ONU, « la position reste inchangée » vis-à-vis de la question sahraouie. « Le SG de l’ONU reste convaincu qu’une solution à la question du Sahara occidental est possible, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité », avait déclaré le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujaric en réaction à la décision de Trump.
    Pour rappel, le Conseil de sécurité composé de 15 membres a prolongé d’un an la mission onusienne pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Pour Stephen Zunes, professeur de politique à l’Université de San Francisco, l’annonce du président sortant américain, Donald Trump, sur une reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental « porte préjudice à la réputation des États-Unis » et placerait le président élu Joe Biden « dans un dilemme ». Il souligne à cet égard que si le prochain président US pourrait annuler la reconnaissance par les États-Unis de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental « d’un trait de plume », le régime marocain pourrait en réaction renoncer à la normalisation des relations avec Israël. Donc, poursuit l’analyste américain, le président Biden se trouverait « sous une pression considérable pour ne pas saper ce que beaucoup considèrent comme une avancée importante ».
    Inquiétudes au Congrès chez même des « pro-israéliens »
    Évoquant la position de certains membres influents de la classe politique américaine, le journaliste du Washington Post indique que de puissants membres « pro-israéliens » du Congrès ont exprimé des inquiétudes quant à la déclaration de Trump, à l’instar du président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, Eliot L. Engel, qui a noté que la décision de Trump « bouleverse un processus onusien crédible et international ».
    De même que le sénateur Jim Inhofe, président de la commission sénatoriale des services armés, qui a déclaré qu’il était « attristé par le fait que les droits du peuple sahraoui aient été troquées », considérant la déclaration de Trump comme « choquante et profondément décevante ».
    Abordant le statut juridique du Sahara occidental en tant que territoire non autonome, Stephen Zunes a souligné l’impératif d’un référendum d’autodétermination supervisé par la communauté internationale à « condition de proposer dans ce référendum l’indépendance comme option au peuple sahraoui ». Toutefois, « le Maroc et maintenant les Etats-Unis ont catégoriquement exclu cette option », considère-il.
    L’auteur rappelle ensuite que depuis la proclamation par le Front Polisario de la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976, un nombre de 84 pays ont reconnu le Sahara occidental comme un État indépendant, en précisant que la RASD « demeure un État membre à part entière de l’Union africaine », dont la Charte interdit les changements de manière unilatérale des frontières héritées de la période coloniale.
    M. Bendib 
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara