Author: xnalgrtayache58

  • Algérie : Combattre la violence et réinstaller l’autorité

    Le projet de loi relatif à la prévention et à la lutte contre les bandes de quartiers a été adopté ce jeudi au sénat, quelques jours après son adoption par l’Apn. C’est l’une des toutes dernières étapes pour voir cette loi entrer en application sur le terrain. Une loi qui fera grandement changer le rapport de force dans la dure réalité de tous les jours. Une amère réalité qui a vu des bandes ultra- organisées dicter leur «loi» à des centaines de familles.

    Armées de différentes et dangereuses armes blanches et opérant en bandes, ils ont mis la main sur les parkings, les espaces des cités et même décrété des couvre feu à des familles entières, obligées de se fermer à double tour dès la fin de la journée, pour ne sortir qu’une fois le soleil bien levé. Une vie de peur et d’appréhension qui a paralysé des cités entières, impuissantes de toute action, y compris de porter plainte contre ces voyous sans foi ni loi.

    Le ministre de la justice tout en reconnaissant l’ampleur prise par ce phénomène, avait déclaré devant les députés que l’élimination de ce phénomène «exige la mise en place d’un cadre juridique spécifique de prévention contre les bandes de quartiers qui ont créé un climat de terreur et d’insécurité chez les citoyens, du fait de la violence et des agressions à l’arme blanche par des bandes criminelles constituées dans les cités».

    Cette nouvelle forme de criminalité, avait-il encore ajouté «a connu un pullulement, particulièrement dans les grandes villes, la législation nationale en vigueur ne couvrant pas toutes les formes de cette criminalité».

    Ce vide juridique, aujourd’hui comblé, permettra aux forces de l’ordre de mieux appréhender le phénomène et pouvoir y lutter avec une plus grande efficacité, d’autant plus que les membres de ces groupes ne pourront plus bénéficier de la grâce, qu’ils avaient mise à profit, à chacune de leur sortie de prison écourtée pour asseoir encore davantage leur main mise sur les paisibles citoyens, assimilant pour beaucoup d’entre eux cette grâce à une sorte d’impunité.

    Les très sévères peines, contenues dans la nouvelle loi, feront changer grandement les choses, et permettront de voir la peur changer de camp. Et surtout de voir enfin les citoyens reprendre possession de leurs quartiers et enfin mener une vie paisible où leurs enfants retrouveront la joie de vivre et le droit de grandir dans un environnement sain et loin de cette peur qui était exercée sur eux tout au long de l’année.
    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune, 3 oct 2020

    Tags : Algérie, criminalité, crime, délinquence, gangs,

  • Visite du chef du Pentagone à Alger : Une escale imposée par les évolutions dans la région

    Le choix de ne pas s’impliquer militairement et sa volonté de promouvoir la résolution des conflits par le dialogue et la négociation jouent en sa faveur et octroie à l’Algérie une place de choix dans le rééquilibrage géostratégique dans la région. Longtemps en berne, la diplomatie algérienne tend à retrouver ses marques sans pour autant avoir, en aucun moment, dérogé à ses fondamentaux.
    Le rôle d’Alger s’exprime lors de chaque événement majeur, l’engageant de près ou de loin.

    Républicains ou démocrates, pour les émissaires américains, c’est une escale d’importance et qui est incontournable.

    Ce jeudi 1er octobre, le chef du Pentagone (ministre de la Défense), Mark Thomas Esper, a atterri dans la capitale avec un agenda dicté par les évolutions politiques dans la région du Maghreb et, partant, l’Afrique du Nord. La partie américaine parle de renforcement des relations bilatérales et les perspectives de développement «dans tous les domaines». Au Palais d’El-Mouradia, l’on se contente d’évoquer la volonté de «concertation et de coordination pour la paix — dans le respect de l’unité et de la souveraineté des pays de la région». Il faut observer que la démarche du représentant de Washington s’inscrit dans la tradition des périples périodiques américains dans la région du Maghreb, commençant par la Tunisie pour se terminer au Maroc, son allié de toujours, après l’escale d’Alger.

    La situation exceptionnelle que vit depuis ces dernières années la sous-région nord-africaine, inhérente à la chute du régime d’El Kadhafi, l’émergence du terrorisme et le commerce transfrontalier des armes et de la drogue apportent donc leur lot de priorités. Ce sera donc le cheval de bataille des administrations américaines qui alternent à la tête du pouvoir, républicains ou démocrates. Dans un cas comme dans l’autre, les États-Unis n’entendent pas perdre la main au Sahel et plus largement en Afrique, aujourd’hui le centre de toutes les convoitises et des plans de partage de zones d’influences. D’abord la Libye et ses immenses réserves pétrolières, derrière la guerre par procuration que se livrent des puissances régionales comme l’Égypte et un nouvel arrivé, les riches Émirats arabes unis.

    Si l’impasse faite à la paix dans ce pays paraît évidente malgré les diverses initiatives visant à réconcilier les frères ennemis, l’on ne peut «zapper» le fait que le sol libyen est devenu un espace de prédilection des groupes et autres milices armées, du commerce des armes, et une porte ouverte à l’immigration clandestine qui fait trembler l’Europe profonde. Fait aggravant : l’intrusion sur la scène libyenne de la Turquie et, plus encore, ses ambitions en Méditerranée orientale en matière d’exploitation des gisements de pétrole off-shores. Mais pas seulement puisque ses désirs de puissance la poussent à revendiquer un rôle d’influence susceptible de mettre en cause l’ordre établi, d’où les cris au loup de la France d’Emmanuel Macron, relayé en cela par des monarchies du Golfe. Les Américains, conscients de tout cela, veulent donc sortir de leur attentisme face aux ingérences dans la guerre civile libyenne, bien qu’ils soutiennent la partie du maréchal Haftar. Pour eux, le danger prend de l’ampleur avec l’implication de la Russie de Poutine qui entend ne pas perdre une place forte dans cette région du Maghreb que lui confèrent ses liens passés avec El Kadhafi, un héritage qu’elle compte préserver. Et c’est aussi la Méditerranée orientale qui est au centre de l’intérêt de la Russie.

    Pour Washington et ses alliés d’Europe et du Moyen-Orient, il n’est pas question de se laisser doubler, d’où le regain d’activisme de sa diplomatie à l’endroit des pays de la région. Faire bouger les lignes pour sortir de l’impasse actuelle est dans ses calculs. Le conflit libyen, aux yeux des États-Unis, ne peut se poursuivre encore plus longtemps si l’on prend en compte, par ailleurs, leur projet du GMO (Grand-Moyen-Orient), avec en filigrane arracher la reconnaissance de l’État d’Israël, y compris par les pays les plus récalcitrants à cette éventualité.

    Les Émirats arabes unis et Bahreïn ont, d’ores et déjà, ouvert la voie. Donald Trump, en course pour un second mandat, jubile à chaque nouvelle reconnaissance et dit ouvertement en attendre beaucoup d’autres. Sur ce sujet, l’Algérie, par la voix de son Président Abdelmadjid Tebboune, a, une fois de plus, réitéré la position de principe sur le sujet, et entend se démarquer de cette effervescence. Pour autant, Mark Thomas Ester aura eu l’opportunité de tâter le terrain sur un sujet qui fâche nos officiels.

    A contrario, la contribution de l’Algérie à la stabilisation de la région lui importent, et il a exprimé le point de vue américain sur les capacités de lutte contre le terrorisme de l’armée algérienne et la sécurisation de la région, en dépit de la recrudescence des groupes djihadistes particulièrement actifs ces derniers mois.

    Au demeurant, la coordination stratégique algéro-américaine dans la lutte contre le terrorisme ne date pas d’aujourd’hui.

    Pragmatiques, les Américains ont déjà eu à apprécier la justesse des choix des politiques étrangères de l’Algérie. Ce fut le cas lors de la crise des otages américains en 1979-1981, la médiation dans la région des Grands-Lacs dans les années 90 et au Mali notamment. Du reste, aux yeux des Américains, Alger est une place forte pour leurs émissaires. Mark Thomas Ester, le chef du Pentagone, ne vient-il pas après son prédécesseur, Donald Rumsfeld qui était en 2006 ministre de la Défense de George Bush, en pleine guerre d’Irak ? Alger a eu également à accueillir la sulfureuse secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Madeleine Albright, en décembre 2000, Colin Powell en 2003, Condoleezza Rice en 2008 et Hillary Clinton himself en 2012 !

    Visiblement, Mark Thomas Ester veut donner un coup d’accélérateur aux évolutions politiques dans la région, en espérant que celle-ci ne deviendra pas l’otage des ambitions hégémoniques des uns et des autres.

    Brahim Taouchichet

    Le Soir d’Algérie, 3 oct 2020

    Tags : Algérie, USA, Etats-Unis, Pentagone, Mark Thomas Esper, Sahel, terrorisme, sécurité,

  • Tunisie-corona : On passe aux sanctions

    Les autorités tunisiennes passeront aux sanctions pour réprimander tout contrevenant aux mesures prises pour juguler les contaminations au coronavirus.

    C’est le ministre de la santé publique, Fawzi Mehdi qui l’a annoncé, vendredi, au cours d’une séance plénière du parlement.

    Des contrôles sévères seront effectués, en particulier, dans les publics dans le but de faire respecter l’obligation du port de la bavette et de la distanciation physique, tout en poursuivant la campagne de sensibilisation des citoyens à la gravité du développement de l’épidémie qui prend, depuis quelques jours, une extension imprévue.

    En effet, les résultats des tests sont ahurissants en dépassant le seuil du millier, Jeudi, soit plus de 26 pour cent de ces tests.

    Vu la gravité de la situation de l’ épidémiologie, deux gouvernorats (wilayas), du Sahel, Sousse et Monastir vivent depuis hier soir, sous couvre-feu

    En outre, décision est prise de reinstaurer le confinement de toute région où le nombre des cas positifs serait égal ou supérieur à 250 pour 100 mille habitants.

    De Tunis, Mohamed Kettou

    Le Soir d’Algérie, 2 oct 2020

    Tags : Tunisie, coronavirus, covid 19, pandémie, confinement, déconfinement, 

  • L’Algérie vue par Gérard Dépardieu

    “Ailleurs” est le titre du nouveau livre du célèbre acteur français Gérard Dépardieu dont Le Point vient d’en publier quelques morceaux choisis. Voici ce qu’il dit de l’Algérie:

    Les algériens n’ont rien oublié de la nature

    Je viens de quitter l’Algérie. J’étais à El Djamila, l’ancienne Madrague. C’est une ville avec tout autour des jardins de toute beauté qui produisent des fruits, des légumes extraordinaires. Et sans une merde de glyphosate dessus. Les chimistes n’y ont pas encore mis leur groin.

    C’est riche, c’est beau, les gens qui cultivent ces terres ont tout à nous apprendre. Il y a dans les yeux de ces paysans, comme dans ceux des pêcheurs de la ville, une intelligence, une ouverture incroyables.

    Quand je les vois, ces Algériens, c’est vraiment la vie que je vois. C’est elle qui donne toute cette intensité à leur regard. Ces gens connaissent tout, c’est-à-dire qu’ils ont rien oublié de la nature.
    Si on peut souvent être trompé par la perversion des gens qui font l’Histoire, la simplicité de ceux qui vivent vraiment leur géographie ne nous trompe jamais.

    Tags : Algérie, Gérard Dépardieu, livre, Ailleurs,

  • France : Le roi du Maroc dupé par deux escrocs

    Gilbert Chikli, 55 ans et Anthony Lasarevitsch, 36 ans ont écopé au mois de septembre dernier de deux peines de 7 et 10 ans de prison. Leur crime? Ils ont dupé le roi du Maroc en se faisant passer pour le ministre Jean-Yves Le Drian.

    Selon L’Express, pour la cour d’appel de Paris, les deux inculpés étaient bien les cerveaux d’une vaste escroquerie mise en oeuvre entre 2015 et 2017. Parmi leurs victimes citées par la même source : le roi du Maroc, les patrons de Total et Vinci, l’archevêque de Paris. Tous ont été contactés par l’un des escrocs se présentant comme M. Le Drian, qui, à l’époque, était à la tête du ministre de la Défense, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères.

    Le faux ministre avançait une demande urgente d’argent pour financer des opérations secrètes de l’Etat français à la fois qu’il promettait un remboursement immédiat de l’aide. Dans le but de convaincre leurs interlocuteurs, il utilisait de faux mails, de faux documents et parfois un masque en silicone.

    Une duperie de plus sur le compte du roi Mohammed VI! A Macao, Sa Majesté a déjà perdu 400 millions de dollars à Macao, l’ancienne colonie portugaise en Chine. “Le roi Mohammed VI du Maroc fait partie d’un groupe d’investisseurs victimes d’un investissement malheureux à Macao et qui cherchent actuellement à obtenir un dédommagement, affirme mardi la presse. Le roi du Maroc mais aussi David Ross, cofondateur de Carphone Warehouse, groupe de téléphonie britannique ainsi que plusieurs fonds d’investissements avaient acquis pour 400 millions de dollars américains auprès de la banque Merrill Lynch une part dans le groupe de casinos et d’hôtels Macau Legend, selon “, écrit Sud Presse qui cite le quotidien de Hong Hong, South China Morning Post.

    Les mésaventures du roi du Maroc datent de l’époque où il était encore prince héritier. À l’époque, le prince Sidi Mohammed se faisait tailler ses costumes chez le grand couturier Yves Saint Laurent. A l’ambassade du Maroc à Paris, il y avait Abdelkader Belembarek, chargée des achats du prince héritier qui mobilisait des sommes énromes étant donné le luxe des produits consommés par la famille royale.

    En vue de doper son porte-monnaie, Belembarek a imaginé un petit stratagème sur les costumes du Prince. Après avoir mis la main sur des étiquettes Yves Saint Laurent, Belembarek faisait fabriquer en douce les vêtements royaux par un tailleur certes doué mais inconnu et qui facturait donc bien moins cher que le grand couturier. Le futur Mohammed VI n’y voyant que du feu, le système a fonctionné à merveille pendant deux années.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, escroquerie, Jean-Yves Le Drian, duperie, Gilbert Chikli, Anthony Lasarevitsch,

  • Le Maroc veut annexer les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla

    MADRID – L’Espagne et le Maroc mènent une guerre diplomatique silencieuse contre les villes espagnoles autonomes de Ceuta et Melilla. Cela ressort d’un rapport confidentiel qui montre en noir et blanc comment le Maroc tente d’étouffer les économies de Ceuta et Melilla depuis “environ deux ans”.

    Le journal espagnol El Español a pris possession du rapport, affirmant que les services de renseignement espagnols et les autorités locales de Ceuta et Melilla avertissent que le Maroc veut profiter de la prétendue position “faible” du gouvernement Sánchez pour surmonter son désir de longue date de créer à la fois un espagnol autonome. d’annexer les villes, de les laisser éclore.
    Le journal espagnol El Español, qui détient une copie dudit rapport, rapporte que le Service de renseignement espagnol et les autorités locales de Ceuta et Melilla avertissent que le Maroc veut utiliser la position prétendument « faible » du gouvernement Sánchez pour exprimer sa vieille volonté d’annexer les deux villes espagnoles autonomes.

    Source : InSpanje.nl, 29 sept 2020

    Tags : Espagne, Maroc, Ceuta, Melilla, enclaves, 

  • Sahara Occidental : Le Maroc manœuvre à nouveau pour bloquer le processus de paix

    ENTRE MANIPULATIONS ET INTOX : Le Maroc manœuvre à nouveau pour bloquer le processus de paix

    Les déclarations faussement attribuées par l’agence de presse marocaine (MAP) au secrétaire général de l’ONU sur Guerguerat constituent une nouvelle manœuvre du régime marocain, avant la réunion du Conseil de sécurité prévue fin octobre pour examiner la question sahraouie, a estimé jeudi Dr. Amari Taher-Eddine, professeur des relations internationales à l’université de Tizi Ouzou.
    Dans une déclaration à l’APS, Dr. Amari a précisé que « la campagne de manipulation marocaine reflète les appréhensions du régime marocain de la réunion du Conseil de sécurité consacrée à la question sahraouie. Elle vise à empêcher la désignation de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental et la définition d’un calendrier pour l’organisation du référendum d’autodétermination, d’autant que l’opération de recensement des habitants sahraouis effectuée par la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) touche à sa fin ».

    « Les déclarations de la Haute Commissaire onusienne aux droits de l’homme qui a fait part de son souhait de débattre des normes d’envoi d’une mission technique au Sahara occidental pour s’enquérir de la situation des droits de l’homme dans ce territoire occupé ont dérangé le régime marocain », ce qui explique cette campagne, a-t-il estimé.

    La manœuvre de la MAP n’est pas la première du genre et ne sera pas la dernière », a souligné Dr Amari, rappelant, dans ce sens, « le problème créé par le Maroc en 2018, lorsqu’il a envoyé ses forces à Guerguerat et a procédé au bitumage d’une route menant vers la Mauritanie. Suite à quoi, le Front Polisario avait réagi en déposant plainte auprès de l’ONU infligeant ainsi un échec à la diplomatie marocaine.

    Pour l’enseignant universitaire, « les mensonges des médias marocains n’ont pas uniquement des objectifs politiques mais économiques aussi en vue de s’accaparer les richesses naturelles du Sahara occidental et semer ainsi la confusion pour détourner l’attention de l’essence même de la question et exploiter indûment les richesses sahraouies ».

    Le régime marocain veut « mettre le Front Polisario sur le banc des accusés », alléguant qu’il (Polisario) « ne respecte par la légalité internationale et fait fi du droit international, en menaçant la sécurité et la paix internationales » et tenter donc de « l’isoler diplomatiquement au niveau de l’ONU et de l’UA », a-t-il poursuivi. « Ces pratiques sont obsolètes et d’une autre époque, car la communauté internationale est consciente qu’il s’agit là d’une question de décolonisation », a-t-il soutenu.

    L’intervenant a rappelé que « le régime marocain se doit d’appliquer toutes les décisions onusiennes et de se conformer à la légalité internationale à l’effet d’organiser le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui et d’aboutir à la décolonisation de la dernière colonie d’Afrique pour instaurer la paix et permettre à la région de lever les obstacles empêchant l’édification de l’Union du grand Maghreb ».

    La MAP avait récemment attribué une fausse déclaration au SG de l’ONU dans laquelle elle a prétendu à tort que Antonio Guterres avait lancé un appel au Front Polisario en vue de « mettre fin à l’obstruction de la circulation civile et commerciale » dans la zone de Guerguerat.

    M. B.

    Le Courrier d’Algérie, 3 oct 2020

    tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario,  ONU, MINURSO, El Gargarat,

  • Algérie : Djezzy, Mobilis et Ooredoo, punis par l’Etat

    Selon l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE), les trois principales sociétés de téléphonie mobile opérant en Algérie ont été contraintes de payer de lourdes amendes pour les “manquements enregistrés en matière de couverture et de qualité de services” dont la plus lourde`, celle d’un montant de 82.580.952,38 DA a a été infligée à Orascom Télécom Algérie (OTA) qui exploite la marque commerciale Djezzy.

    Pour sa part Mobilis a dû payer 63.918.956,02 DA alors qu’ Ooredoo s’en sort avec une amende de 26.019.444,45 DA.
    La décision de l’ARPCE vient suite à une “opération d’audit afin d’évaluer le niveau de prise en charge des manquements enregistrés en matière de couverture et de qualité de services”, précise la même source. L’enquête a été menée du 16 au 25 août 2020, dans cinq wilayas : Adrar, Blida, Constantine, Djelfa et Tlemcen. Le 3 mai, l’ARPCE avait mis en demeure les trois opérateurs “afin de se conformer aux exigences de couverture et de qualité de service de leurs réseaux 4G, et ce suite à une opération de contrôle et d’évaluation effectuée du 16 février au 12 mars 2020, qui a porté dans une première phase sur cinq wilayas (Adrar, Blida, Constantine, Djelfa et Tlemcen)”, avait indiqué l’ARPCE dans un communiqué. “Les résultats de ce contrôle ont fait ressortir que les trois opérateurs n’ont pas satisfait certaines exigences de couverture et de qualité de service des réseaux 4G dans ces wilayas”, avait précisé l’autorité de régulation
  • Macron: «L’islam vit une crise profonde partout dans le monde»

    Emmanuel Macron dévoile ce vendredi matin son plan d’action pour lutter contre les «séparatismes» lors d’un déplacement dans les Yvelines.

    Le texte doit être déposé en fin d’année sur la table du Conseil des ministres et début 2021 au Parlement. «Un des objectifs de ce texte est de lutter contre ceux qui dévoient la religion pour remettre en cause les valeurs de la République», explique l’Élysée

    «Je n’ai pas le sentiment d’avoir tenu un discours contre les musulmans, mais tout le contraire. Mais vous voyez que son projet politique est la caricature pour impuissanter la République», a souligné le chef de l’État, interrogé à la suite de son discours aux Mureaux (Yvelines).

    «Je pense que M. Mélenchon, s’il avait à coeur à défendre l’image de la France, sa place dans le concert européen, nous l’aurions vu depuis longtemps», a-t-il ajouté, ironisant sur “l’esprit de finesse chez M. Mélenchon».

    Le chef de file de la France insoumise avait tweeté dans la matinée: «Incroyable: Macron absent du sommet Europe. Trop occupé par le discours contre les musulmans. Déserteur, iI confie à Angela Merkel de représenter la France !!!»

    Mélenchon en a remis une couche aussitôt après la réplique de M. Macron, toujours sur les réseaux sociaux: «J’espère que le président a bien dormi. Mais notre cauchemar n’est pas fini. Charger la chancelière allemande de représenter la France et appeler ça “élégance”, “engagement européen”! La France est dissoute?»

    Macron: 10 millions d’euros seront débloqués pour la Fondation pour l’islam de France et la création d’un institut scientifique d’islamologie

    Macron demande au Conseil français du culte musulman de rédiger d’ici six mois une chartre dont le non-respect entraînera la révocation des imams

    Emmanuel Macron a affirmé vendredi que «toute association sollicitant une subvention auprès de l’État ou d’une collectivité territoriale» devrait signer un «contrat de respect des valeurs de la République» représentant une «charte de la laïcité».

    Les motifs de dissolution des associations, jusque-là «très limités», seront par ailleurs «étendus» pour comprendre l’«atteinte à la dignité de la personne» ou les «pressions psychologiques ou physiques», a-t-il ajouté, jugeant «assez logique que celles et ceux qui portent ce projet de séparatisme islamiste aient investi le champ associatif» qu’ils ont identifié comme «l’espace le plus efficace pour diffuser leurs idées».

    Macron promet plus de contrôle sur le financement des mosquées

    Emmanuel Macron a annoncé ce vendredi que l’instruction scolaire à domicile sera à partir de la rentrée 2021 «strictement limitée, notamment aux impératifs de santé» et qu’elle deviendra obligatoire au sein de l’école dès l’âge de trois ans.

    «C’est une nécessité. J’ai pris une décision sans doute l’une des plus radicales depuis les lois de 1882 et celles assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969», a souligné le chef de l’État lors d’un discours sur les séparatismes aux Mureaux (Yvelines), ajoutant que «les écoles hors contrat feront l’objet d’un contrôle renforcé».

    Le projet de loi sur les «séparatismes» sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres
    Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et sa ministre déléguée Marlène Schiappa présenteront le 9 décembre en Conseil des ministres un projet de loi «qui 115 ans après l’adoption définitive de la loi de 1905 visera à renforcer la laïcité, à consolider les principes républicains», annonce le Président français.

    Selon Macron, la loi va étendre les motifs de dissolution des associations. Il s’agit des associations coupables d’atteinte à la dignité de la personne ou de pression psychologique ou physique.

    Echourouk ONline, 2 oct 2020

    Tags : France, Macron, Islam, mosquées, religion, 

  • Mauritanie : Réunion préparatoire à la 8e session ordinaire du Conseil des Ministres du G5-Sahel

    Les travaux de la réunion des experts, préparatoire à la huitième session ordinaire du Conseil des ministres du Groupe des cinq États du Sahel ont débuté vendredi, à Nouakchott.

    Cette réunion de deux jours, en plus de la préparation de cette session ministérielle, a pour objectif également de faire le point sur les réalisations du groupe à court terme et sur ses perspectives d’avenir.

    Dans ce contexte, le secrétaire général du ministère des Affaires économiques et de la Promotion des Secteurs productifs, M. Idoumou Ould Abdi Ould Jiyed, a déclaré, à l’ouverture des travaux de la réunion, qu’elle se déroule à un moment où le Groupe du G5-Sahel traverse une crise multidimensionnelle exacerbée par la pandémie de la Covid-19.

    Il a ajouté qu’en dépit de l’existence d’une situation sécuritaire qui, malheureusement, se caractérise par de multiples attaques terroristes contre la population locale, ils saluent les progrès réalisés par les forces de défense et de sécurité face aux opérations terroristes.

    Il a souligné que les États du G5-Sahel pris séparément, ainsi que l’institution du G5-Sahel, se sont mobilisés et continuent de se mobiliser de façon intense afin de réduire les effets dévastateurs de cette épidémie et son impact négatif sur l’économie de nos pays déjà fragilisés.

    De son côté, le secrétaire exécutif du G5 Sahel, Maman Sambo Sedikou, a appelé à revoir ce que le groupe G5 Sahel a accompli au cours du premier semestre 2020 afin de tirer des leçons, d’ajuster le cas échéant les actions pour le reste de l’année en cours et pour l’avenir.

    Il a expliqué que tous s’accordent sur la nécessité de soutenir les efforts du Secrétariat Exécutif du Groupe des Cinq pas du G5-Sahel pour qu’il mène à bien les tâches qui lui sont dévolues en tant que cadre approprié pour les États et un environnement institutionnel régional en perpétuelle évolution.

    La réunion s’est déroulée en présence d’un certain nombre de fonctionnaires du groupe.

    AMI

    Tags : Mauritanie, Sahel, G5, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso,