Author: xnalgrtayache58

  • Mauritanie : Membres du gouvernement commentent les résultats du Conseil des Ministres

    Les résultats du conseil des ministres, réuni mercredi matin, ont été commentés, dans l’après-midi, par les ministres de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Technologies de l’information et de la communication (TIC), porte-parole du gouvernement, M. Sidi Ould Salem, de l’Équipement et des Transports, M. Mohamedou Ahmedou M’Haïmid et de l’Education nationale, de la Formation technique et de la Réforme, M. Mohamed Melaïnine Ould Eyih.

    Intervenant le premier, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le conseil des ministres a adopté un certain nombre de projets de lois, de décrets et de communications, dont un projet de décret portant création d’un établissement public à caractère industriel et commercial appelé «Établissement des Travaux et de Maintenance des Routes ».

    Le conseil a en outre, examiné et adopté, a dit le ministre, une communication relative à la préparation de la rentrée scolaire 2020-2021et au degré d’avancement de l’exécution de la feuille de route et du processus de réforme.

    En réponse à une question relative aux impacts de la dernière tournée des ministres de l’Environnement et du Développement durable et du Développement rural dans des wilayas de l’intérieur, le ministre a précisé que cette tournée avait pour but de lancer la campagne nationale d’ouverture et d’entretien des pare-feu et de superviser la vaccination du cheptel contre la fièvre de la vallée du Rift.

    « La situation est sous contrôle et elle est suivie par le ministère de la santé qui envoie, à cet effet, des missions à l’intérieur du pays ».

    Lui succédant, le de l’Education nationale, de la Formation technique et de la Réforme, M. Mohamed Melaïnine Ould Eyih, a déclaré avoir présenté devant le conseil des ministres, une communication relative à la préparation de la rentrée scolaire 2020-2021 et à l’état d’avancement de la mise en œuvre de la feuille de route de la réforme.

    Il a ajouté que son département fait face à des défis dont le plus saillant est celui de l’absence de ressources humaines capables d’enseigner.

    « Nous avons recruté cette année 1000 enseignants et 4000 prestataires de services d’enseignement, en plus des centaines qui seront recrutés à l’issue d’un concours, qui aura lieu cette année ».

    M. Eyih a ajouté que le second défi de son département est le déficit considérable en matière d’infrastructures.

    « Pour surmonter ce problème, il faut du temps ; des efforts déployés ont permis la construction de 800 salles de classe dans le cadre du programme ‘Ewlewiyati I’ (Mes priorités). Il faut y ajouter 1000 nouvelles salles dans le cadre du programme élargi du président de la République».

    Au sujet du troisième défi, le ministre a précisé qu’il concerne la gestion, et que son département envisage la création d’une base de données permettant une planification précise et sérieuse, afin d’assurer le développement de notre système éducatif et l’exploitation optimale des ressources humaines.

    Évoquant la feuille de route de la réforme l’enseignement, le ministre a précisé qu’elle sera réalisée de manière concertée, à travers des ateliers régionaux permettant à tous les acteurs évoluant dans le secteur d’exposer leurs avis.

    « Les ateliers débuteront au mois de décembre et se poursuivront . La feuille de route sera prête au mois d’avril 2021. Son parachèvement prévu plus tôt, a été retardé par la pandémie du coronavirus ».

    Le ministre a fait remarquer que la réforme ne se limite pas aux ateliers seuls, et qu’il comporte le renforcement du nouveau des connaissances des élèves en fonction des moyens disponibles, tout en mettant l’accent sur les deux premières années du cycle fondamental qui constituent le socle de cette réforme. »Le ministère a parlé de la révision du programme de ces deux années afin de combler les insuffisances et lacunes. « Notre objectif est de rendre l’élève capable de lire, d’écrire et de calculer. De même nous le sensibilisons sur le comportement civique».

    Au sujet de l’année scolaire prochaine, M. Eyih a dit qu’elle verra la généralisation du nouveau programme pour une amélioration qualitative et sérieuse.

    « Cela se fera par la généralisation du programme de la première année et du livre scolaire, une formation des formateurs de la première année. De même le suivi sera intensifié, et nous allons réaliser une évaluation à la fin de l’année afin d’identifier les dysfonctionnements et de les éviter par la suite. La réforme du fondamental sera totalement achevée en 2025/2026 ».

    Le ministre a précisé que la réforme sera accompagnée par l’amélioration des conditions des enseignants, et des progrès au niveau de l’offre de manuels scolaires.

    « La réformé débutera bientôt au niveau des écoles de formation des instituteurs et des professeurs afin de renforcer les capacités des sortants de ces établissements ».

    Pour sa part, le ministre de l’Équipement et des Transports, au sujet du projet de décret portant création d’un établissement public à caractère industriel et commercial, a indiqué que cet établissement jouit de l’autonomie financière et administrative et qu’il a pour tutelle technique le ministère des Transports et tutelle financière le ministère des Finances.

    Il sera chargé, a-t-il ajouté, des travaux de maintenance des routes suivant un programme- contrat qui sera passé avec l’État Mauritanien.

    Cet établissement est créé dans le cadre du programme « Ewlewiyati» qui lui a mobilisé 10 milliards d’anciennes ouguiyas.

    Le ministre a indiqué que l’établissement accomplira ses missions sur la base d’une approche décentralisée, surtout qu’il existe dans le pays un grand réseau routier de 7000 kilomètres.

    L’établissement aura donc des bases dans tous les coins du pays pour assurer l’efficacité et la rapidité de ses interventions, a dit le ministre qui a conclu que des objectifs seront fixés à l’établissement, soulignant que c’est sur la base de ces objectifs qu’il sera évalué suivant des critères précis.

    AMI

    Tags : Mauritanie, gouvernement, conseil des ministres, politique, 

  • La virginité chez la jeune fille congolaise : qu’en est-il de la réalité?

    La virginité était un cadeau qu’on ne pouvait ouvrir que dans son mariage et cela mettait la femme congolaise en valeur et c’était un honneur pour Dieu ainsi que pour la famille ; une grande partie des hommes exigeaient les femmes vierges. Aussi le jour de la nuit des noces un drap blanc symbolisait : la pureté, chasteté, etc. C’était avant le mariage une valeur défendue chez la jeune fille.

    Etre vierge est une affaire ethnique aussi bien dans le milieu religieux que culturel, sa place est spéciale aux yeux de tous. C’est une pratique très respectée par les sages et les pratiques se diffèrent d’une ethnie à une autre.

    On vit actuellement dans une société dans laquelle perdre son smartphone est plus dramatique que perdre sa virginité”, dicton populaire. Finalement on constate que les vierges ne servent plus à rien. 90 % de jeunes filles en RDC ont perdu leur virginité ; je ne parle pas de celles qui ont été violés. Où va l’issu et la valeur de la femme congolaise ??

    Il est maintenant rare de voir une fille de 18 ans et vierge. La virginité n’a plus de sens dans la vie d’une jeune fille. Toutes les religions du monde s’accordent à le dire : la jeune fille doit rester vierge jusqu’au mariage. Malheureusement, quand nous regardons les films à la télévision ou encore Internet nous avons tendance à croire que la virginité est une chose banale, démodée plus d’actualité. On croit que donner sa virginité est une garantie pour le mariage.

    Pourquoi est-ce idéal d’attendre le mariage?

    Parce que c’est tellement beau et bon d’offrir ce trésor à la personne avec laquelle vous allez passer le restant de votre vie.

    Georges Clemenceau a dit : “l’honneur c’est comme la virginité ça ne sert qu’une fois”.Dans la Bible en son livre de Lévitique 21:13 il est dit : ”Il prendra pour femme une vierge”.

    La virginité est un trésor c’est la première de chose que vous devez savoir. L’hymen est une membrane que Dieu a mise, à raison, dans le corps de la femme. Il protège l’organe génitale de la jeune fille de beaucoup de maladies selon la médecine ; cependant au-delà de cet aspect médical, c’est un élément sacré qui doit être brisé dans les circonstances.

    Voici neuf raisons de garder sa virginité :

    Vous n’avez pas honte d’être Vierge au contraire soyez fières et fortes ;

    Votre corps vous appartient c’est à vous de décider avec qui Oui ou Non vous voulez la perdre ;

    Si votre petit ami vous dit “si tu m’aimes accepte de coucher avec moi” répondez-lui “si tu m’aimes encore plus, attends le bon moment” ;

    Un homme peut coucher avec toi mais cela ne garantie pas le Mariage ;

    Toutes vos amies ont déjà eu des relations sexuelles et alors? Osez faire la différence !

    Dès que vous aurez donné ce que vous avez de plus précieux aux hommes, ils chercheront une autre femme qui a pu garder intact la sienne ;

    Votre virginité est la fierté qu’un époux obtient de son épouse ;

    Avoir multiples partenaires ne fera pas de vous la plus belle mais juste celle qui a connu les plus des hommes. NB: Même si tu as perdu ta virginité tu restes une femme. Tu peux encore préserver ton corps et ne plus avoir de multiples partenaires ;

    Ne vous pressez pas pour sauter les étapes. Jeunes filles, rappelez-vous d’une chose : votre premier travail est votre époux.

    Garder sa virginité est un long chemin et pas le plus facile mais possible d’y arriver si tu le veux.

    JEUNE FILLE TU PEUX PORTER CETTE VIRGINITÉ COMME UNE MÉDAILLE D’HONNEUR.

    Tags : femmes, amour, sentiments, virginité, sexe, jeune fille, défloration, 

  • Algérie : Campagne 5 étoiles !

    Les ex- partis qui avaient servi, vingt ans durant, d’attelage politique à Bouteflika et sa clique et qui avaient bouffé dans sa main et dans sa mangeoire, tentent de se refaire une virginité en se mettant au service de son successeur. Il faut dire qu’il s’agit d’un grand écart dont seuls les fieffés hypocrites sont capables.

    Comme si de rien n’était et toute honte bue, ils proposent de faire campagne pour valider le passage de l’ère «Issaba» dont ils étaient des pièces importantes, vers la «nouvelle Algérie» censée être l’exact contraire. Il faut oser le faire… !

    Habitués à évoluer dans la périphérie du pouvoir pour capter la rente et les privilèges, le PFLN, le RND, le TAJ et toute la galaxie des courtisans s’affairent à régler leurs horloges politiques à l’heure de la révision de la constitution et par extension la nouvelle Algérie. A vrai dire, le soutien de ces partis totalement discrédités auprès du peuple qui les a violement dénoncé durant une année du Hirak, est encombrant pour le président Tebboune.

    Pour avoir soutenu à cor et à cri la «comédie du 5ème mandat» pour reprendre la formule d’Abdelmadjid Tebboune dans son entretien avec le journal français L’Opinion, ces partis se devaient, par morale politique, de faire les morts, le temps que leurs liaisons dangereuses avec la «Issaba» soient plus au moins oubliées. Mais, les animateurs de ces coquilles vides sans projets ni envergures croient-ils vraiment à l’éthique politique et à la morale ?

    Faut-il rappeler la naissance du «bébé moustache» le RND, en 1997 au prix d’une fraude électorale massive et généralisée. Il est bien-sûr évident que les représentants de ces partis n’oseront pas pointer du nez dehors au risque de subir la furia populaire. Et pour cause! Le Secrétaire général du RND, Tayeb Zitouni a choisi de tenir un meeting samedi dans un hôtel 5 étoiles à Oran !

    Imaginez donc les «milliers» de pauvres citoyens qui prendraient d’assaut le prestigieux Méridien pour écouter…le baratin de Zitouni sur la nouvelle Algérie lui qui s’était fait une place au soleil sous l’ancienne Algérie… Qui va oser aller tendre l’oreille à ces personnages politiquement carbonisés qui ont failli nous faire «réélire» pour la cinquième fois un …cadre !

    Le constat vaut aussi pour Baâdji du PFLN, Zerouati du TAJ et toute la smala du Bouteflikisme pur et dur.

    Imane B.

    L’Est Républicain, 8 oct 2020

    Tags : Algérie, campagne, référendu, partis politiques, Bouteflika, Abdelmajid Tebboune, Constitution, RND, Teyeb Zitouni, Baadji, PFLN, Zerouati, TAJ,

  • Algérie : Le FFS renoue avec le gouvernement

    Fait notable, avant-hier à l’occasion de la visite du ministre de l’Industrie dans la wilaya de Tizi-Ouzou, le FFS était représenté aux côtés du wali qui accueillait Ferhat Aït Ali Braham, par son 1er élu local, en l’occurrence M. Achir, P/APW par intérim qui a suppléé le titulaire du poste, élu lors du dernier congrès premier secrétaire du parti.

    Par ce geste, les observateurs n’ont pas manqué d’y voir un apaisement du nouveau FFS envers les cercles officiels, sachant que jusque-là, en pareilles activités, l’assemblée se contentait de déléguer des représentants suppléants.

    Source : Le Soir d’Algérie, 8 oct 2020

    Tags : Algérie, FFS, gouvernement, transition, Consitution, Abdelmajid Tebboune, 

  • Le roi du Maroc et Marine Le Pen ont le même conseiller

    Mohammed 6 (du Maroc) et Marine (de France) ont le même conseiller

    Vous avez sans doute remarqué que la tribu des Le Pen et Co tape à fond la caisse (et même parfois plus) sur les immigrés, mais jamais sur les gros bonnets dirigeants les états n’ayant rien à foutre de leurs peuples en désespérance.

    Le royaume du Maroc est l’un de ces états, grand exportateur de stupéfiants et de main-d’oeuvre à bas coût (légale ou pas) dont le patronat français raffole pour se faire du blé. Et vous avez aussi remarqué que la tribu précitée ne crie pas haro sur le poil de ce dit patronat.

    Bref, Mohammed 6 a pour conseiller Aymeric Chauprade, un français de souche comme disent ceux qui oublient que Clovis, notre premier roi chrétien, était d’origine germanique païenne. Auprès de Mohammed 6, Aymeric made in France est « expert du Royaume du Maroc pour le Sahara occidental », A ce titre, il a pu déblatérer à l’ONU en octobre 2013: « Les populations sahraouies du Sud du Maroc ont le droit à un avenir stable et au développement. Elles ont compris, dans leur très large majorité, que le Maroc pouvait offrir cet avenir ».

    Pour ceux qui ne suivent pas les affaires capitalistes en Afrique, le père de Mohammed 6 a annexé une grande part du Sahara occidental. L’Onu l’a condamné, mais contre la colonisation et les exactions envers les populations civiles, c’est ne pas demain que les casques bleus interviendront. Depuis 1976, le Polisario lutte pour recouvrer l’indépendance de son pays.

    Aymeric Chauprade était aussi enseignant en géopolitique dans les écoles de l’armée française. Mais sentant trop le cramé dans ses positions extrémistes, Morin, le ministre de la Guerre de Nicolas 1er, dut le virer. C’est dire la philosophie du lascar, sous l’Elysée dont un conseiller n’était autre que P. Buisson ex-journaleur à Minute.

    Marine, la fille de Jean-Marie chantre de la civilisation française en Algérie colonisée, vient de prendre le dit Aymeric dans son staff. Bon, il la conseillait officieusement depuis 4 ans. Mais à l’université d’été du Fn, il a parlé à la tribune en appelant au départ “ceux qui ne respecterait pas notre civilisation”. Il sera candidat aux Européennes.

    Voilà, tout est dit. Non, j’oubliais sur son blog, il aime très fort le sieur Poutine “artisan du redressement de la Russie”.

    Source : Le blog de Roger Colombier

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Aymeric Chauprade, extrême droite, conseiller, Sahara Occidental, Marine Le Pen, 

  • Il est temps que l’Afrique s’affranchisse de l’odieux colonialisme français

    Avant de prétendre délier les crises constitutionnelles ainsi qu’électorales, semblables à une malédiction sans fin, l’Afrique françafricaine doit, en premier lieu, s’affranchir définitivement de l’odieux colonialisme français. Car sans véritable souveraineté nationale, il est impossible d’instaurer une “démocratie” crédible, un Etat de droit digne de ce nom, et d’amorcer l’indiespensable dynamique du développement.

    Autrement dit, tous les protectorats bananiers soumis par Paris, seront toujours à la traîne du progrès et de la prospérité économique, comme depuis 1960.

    Entretemps, les despotes et néo-autocrates continueront de sévir, grâce à la protection inqualifiable de la France. Il n’existe pas d’autre noble combat et vrai débat. Tou raccourci soporifique n’est qu’inuutile et vaine incantation.

    Ali Muhammad Diallo

    Source : Twitter

    Tags : France, Afrique, françafrique, colonialisme, colonisation, démcoratie, dictature, despotisme, 

  • UE: Le Maroc dans la liste grise des paradis fiscaux

    Le Maroc figure toujours dans la liste grise des pays considérés comme paradis fiscaux. Les autres pays de cette liste sont : Anguilla, Australie, Bosnie-Herzégovine, Botswana, Eswatini, Jordanie, Maldives, Mongolie, Namibie, Sainte-Lucie, Thaïlande et Turquie.

    Jusqu’au 5 décembre 2017, la Mongolie, la Namibie et Sainte-Lucie figuraient initialement dans la liste noire de laquelle ils ont été déplacés après avoir adopté des mesures concrètes pour lutter contre l’évasion fiscale.

    Dans la liste noire de l’Union Européene se trouve : Fidji (Océanie), Guam (Océanie, territoire des Etats-Unis), Îles Caïmans (Caraïbes, territoire du Royaume-Uni), Îles Vierges américaines (Caraïbes, territoire des Etats-Unis), Oman (péninsule arabique), Palaos (Océanie), Panama (Amérique centrale), Samoa (Océanie), Samoa américaines (Océanie, territoire des Etats-Unis), Seychelles (océan indien), Trinité-et-Tobago (Caraïbes) Vanuatu (Océanie).

    Les Îles Caïmans, Palaos et Seychelles figuraient, au début, dans la liste grise, mais ont été transférés vers la liste noire le 18 février 2020, l’UE jugeant qu’ils n’ont pas honoré leurs engagements en la matière.

    L’archipel des îles Caïmans est devenu la cinquième place financière mondiale derrière New York, Londres, Tokyo et Hong­kong . 80 000 entreprises y sont domiciliées, la plupart n’étant que de simples sociétés-écrans. Il y aurait aussi plus de 1 000 établissements bancaires et compagnies d’assurances et près de 200 trusts. La plupart des banques françaises y sont : BNP, Société générale, Crédit agricole…

    Il n’existe pas dans la législation ou dans la jurisprudence de définition précise d’un paradis fiscal.

    Certes, plusieurs organisations internationales ont proposé des critères d’identification, mais toujours partiels. La définition de l’OCDE, par exemple, trop focalisée sur la question fiscale, sert pourtant de référence depuis le G20 d’avril 2009.

     

    En fait, il faudrait parler de paradis fiscaux, judiciaires et réglementaires :

     

    • Comme leur nom l’indique, les paradis fiscaux sont des territoires qui offrent un régime fiscal faible ou inexistant qui, doublé de l’anonymat, permet aux non-résidents (entreprises ou particuliers) d’échapper à l’impôt.

    • Des paradis réglementaires : le secteur financier n’y est pas soumis aux règles de prudence financière existant dans les autres pays (transparence des comptes, ratio de fonds propres pour les activités de crédit ou de spéculation, etc.), ce qui permet d’y
    prendre des risques impensables ailleurs.

    • Des paradis judiciaires : la justice n’y applique pas des règles aussi strictes qu’ailleurs (par exemple sur l’origine des fonds en transit) et refuse le plus souvent de coopérer avec la justice des autres pays et de fournir des informations sur les particuliers et entreprises y possédant des capitaux.

    Ces trois cercles, qu’il s’agisse d’États souverains comme la Suisse et l’Irlande ou de territoires plus ou moins autonomes comme Jersey et les îles Caïmans, ont en commun l’opacité. C’est cette caractéristique qui permet de tricher à la fois avec le fisc, avec la justice et avec les régulateurs financiers. Très souvent, ces cercles se superposent : c’est le cas des Îles Vierges britanniques ou des Bahamas. Mais Monaco, par exemple, est une place financière réglementée qui coopère le plus souvent avec la justice étrangère : c’est avec le fisc étranger que le bât blesse ! De même, les magistrats qualifient Londres de paradis judiciaire, car la capitale britannique ne répond quasiment jamais à leurs questions.

    Cinq critères non cumulatifs caractérisent un paradis fiscal :

    • L’opacité (via le secret bancaire ou un autre mécanisme comme les trusts).

    • Une fiscalité très basse, voire une imposition nulle pour les non-résidents.

    • Des facilités législatives permettant de créer des sociétés écrans, sans aucune obligation pour les non-résidents d’avoir une activité réelle sur le territoire.

    • L’absence de coopération avec les administrations fiscales, douanières et/ou judiciaires des autres pays.

    • La faiblesse ou l’absence de la régulation financière.

    Tags : Maroc, Union Européenne, paradis fiscaux, UE, évasion fiscale, OCDE, liste noire, liste grise, 

  • Maroc-Portugal: une nouvelle route d’immigration clandestine

    Cynthia de Benito

    Lisbonne, 7 octobre (EFE) .- Le Portugal commence à supposer qu’il existe une nouvelle route d’immigration clandestine pour entrer en Europe qui la concerne directement et qui part à 700 kilomètres au sud de son territoire, sur la côte du Maroc, d’où le flux de migrants est soutenu depuis décembre dernier.

    Jusqu’à 97 personnes ont atteint la côte portugaise de l’Algarve au cours de six voyages détectés par les autorités depuis la fin de 2019. On sait qu’elles partent d’El Jadida, située à 700 kilomètres de là. Le trajet dure entre 40 et 50 heures.

    Telles sont quelques-unes des conclusions de plusieurs organismes portugais qui enquêtent sur les arrivées depuis des mois: le Service des étrangers et des frontières (SEF), la Garde nationale républicaine (GNR) et la marine.

    Ses observations, publiées cette semaine par le journal portugais Diário de Notícias, ont ébranlé le Portugal, où le gouvernement a nié à plusieurs reprises qu’il s’agit d’une nouvelle route, bien que les associations de défense des droits des migrants soulignent Efe que c’était un secret de polichinelle.

    DÉBIT SOUTENU

    La première patera enregistrée par les autorités est arrivée le 11 décembre 2019 dans la région de Monte Gordo, avec huit citoyens marocains, un nombre qui a augmenté jusqu’à atteindre son maximum le 15 septembre, lorsque 28 migrants ont débarqué dans la chose portugaise. .

    Les voyages sont fréquents depuis le début du mois de juin, le mois où trois bateaux sont arrivés et la situation en Algarve a commencé à résonner dans le reste du Portugal.

    “Je ne dramatise pas ce que je considère comme très discuté”, a alors déclaré le ministre de l’Intérieur (équivalent à l’Intérieur), Eduardo Cabrita, qui a demandé “de ne pas se faire ridiculiser”.

    «Il faut avoir une certaine dimension du ridicule quand on compare les 7 500 arrivées en Espagne (produites) depuis janvier», a-t-il comparé.

    Mais bien que les effectifs portugais soient bien inférieurs à ceux de l’Espagne voisine, ils ont réussi à dépasser la capacité en Algarve, où des dizaines de migrants marocains ont été hébergés dans une caserne de l’armée et même dans une prison en raison du manque d’espace dans les installations. du SEF.

    Cela s’est produit avec 24 des 28 Marocains arrivés en septembre, qui ont été emmenés au quartier général de l’armée à Tavira, c’était la première fois que les installations des forces armées portugaises étaient utilisées pour recevoir des migrants.

    21 autres personnes qui ont débarqué en juillet ont été transférées à la prison de Linhó à Cascais, à trente kilomètres de Lisbonne.

    UN TROISIÈME DES MIGRANTS, DISPARU

    Sur un total de 97 migrants marocains arrivés illégalement au Portugal, 37 sont portés disparus, selon les comptes de Diário de Notícias.

    Certains sont évadés des centres où ils se trouvaient, d’autres ont été libérés dans l’attente d’une décision judiciaire sur leur situation et maintenant ils ne savent pas où ils se trouvent. Déjà en juillet, le syndicat SEF avait averti que cette mesure équivalait à une “évasion sûre”, qui, selon les médias locaux, les conduisait dans des villes espagnoles comme Malaga ou Séville.

    La dernière évasion a eu lieu le premier jour, lorsque 17 migrants sont arrivés dans le dernier bateau, qui ont été isolés parce que deux étaient séropositifs pour le COVID-19, ont fui la caserne militaire où ils étaient mis en quarantaine.

    L’un d’eux est toujours porté disparu.

    “LE PORTUGAL NE VEUT PAS ÊTRE SUR LA LISTE NOIRE”

    “La route est reconnue dans le monde entier. Seul le gouvernement ne veut pas la reconnaître”, assure à Efe Timóteo Macedo, président de Solidariedade Imigrante, une association à but non lucratif qui soutient les migrants depuis des années.

    Macedo assure ne pas être “surpris” par les données publiées cette semaine, qui montrent “une nouvelle route de la traite des êtres humains” et regrette qu’au Portugal il y ait ce qu’il appelle “deux bâtons de mesure.

    “Un pour tous ceux qui traversent la Méditerranée en Grèce, ou dans n’importe quel pays autre que le Portugal. Là, le Portugal est prêt, avec une politique de charité, à les aider”, et un autre pour les Marocains.

    C’est, pense-t-il, un problème d’image.

    “(Le gouvernement portugais) ne veut pas être sur la liste noire de pays comme l’Italie ou l’Espagne, pays où arrive l’immigration”, dit-il.

    La vérité est que la question a déjà été spécifiquement abordée par Lisbonne et Rabat.

    Début août, les ministres de l’Intérieur des deux pays ont organisé une visioconférence au cours de laquelle ils se sont adressés aux arrivées par bateau sur la côte portugaise et ont discuté des possibilités d’améliorer la coopération entre les services frontaliers respectifs.

    Une coopération qui, selon un communiqué du ministère portugais, s’inscrit à la fois au niveau bilatéral et «entre le Maroc et l’Union européenne».

    Les deux pays travaillent également sur un accord pour la migration légale. EFE

    Source : La Vanguardia, 7 oct 2020

    Tags : Maroc, Portugal, migration, 

  • Banque Chaabi du Maroc : police belge enquête sur blanchiment à Nador, Al Hoceima et Tanger

    Selon le site Kawaliss Arrif, des enquêteurs de la police fédérale belge arriveront prochainement au Maroc dans le cadre d’une investigation concernant des opérations de blanchiment d’argent tiré du trafic de cocaïne moyennant des virements ou ou activités commerciales illégales.

    La police belge, en coordination avec ses homologues marocains, enquête sur les dossiers de blanchiment d’argent, car les recherches menées par la police fédérale ont révélé l’implication de 68 personnes, dont certaines avaient des comptes bancaires à la Banque Chaabi en Belgique avec des actifs financiers importants issus du trafic de cocaïne, indique la même source.

    Malgré les tentatives de la Banque Populaire de dissimuler les opérations de blanchiment d’argent, l’intervention des autorités supérieures de sécurité l’a empêchée en raison de l’existence d’un accord de coopération sécuritaire entre le Maroc et la Belgique, ajoute-t-on.

    L’enquête a révélé l’existence d’opérations de blanchiment d’argent à grande échelle qui concernaient de grands projets, notamment des cafés, des restaurants, l’acquisition de biens immobiliers, des commerces et des boîtes de nuit à Tanger, des parcelles de terrain à Rabat, Tanger, Tétouan, Nador et Agadir, et de grands projets touristiques dans le sud de l’Espagne.

    Kawaliss Arrif signale qu’on s’attend à ce que la recherche révèle des surprises qui feront tomber de grosses têtes, notamment des responsables de collectivités locales dans les régions de Nador et Al Hoceima, des parlementaires et des grands commerçants qui feront l’objet d’une enquête.
    Toutes les succursales de la Banque Chaabi en Belgique sont visées par cette enquête, à savoir:

    Agence du Midi: 20 agents fédéraux.

    Agence Molenbeek-Saint-Jean: 7 agents fédéraux

    Agence d’Anvers: 10 agents fédéraux

    Selon les témoins qui ont lu la lettre de l’enquête, les accusations sont:

    Blanchiment d’argent,

    Fraude économique,

    Pratique d’activités illégales.

    Utilisation abusive des chèques.

    Des directeurs des agences Banque Chaabi ont été entendus, des ordinateurs saisis et des dossiers ont été mis sous scellés.

    Tags : Rif, Hirak, Maroc, blanchiment, trafic, drogue, cocaïne, cannabis, haschich, Banque Chaabi du Maroc, Nador, Al Hoceima, Tanger,

  • Le Maroc augmente ses exportations de fruits et légumes de 12%

    Les exportations de tomates ont augmenté d’environ 5%, passant de 539000 tonnes pendant la saison 2018-19 à 567000 tonnes pendant la saison 2019-2020 qui vient de s’achever.

    Les exportations marocaines de produits horticoles ont atteint un volume de 1416000 tonnes pendant la saison 2019-2020, avec une croissance de 12% par rapport à la campagne précédente (1266000 tonnes), selon les données fournies par le groupe Crédito Agrícola de Maroc.

    Quant aux fruits rouges, les exportations ont atteint 89 000 tonnes au cours de la dernière campagne, avec une croissance de 22% par rapport à la campagne précédente.

    De même, les pastèques ont bien performé sur le marché export, avec un volume d’environ 241000 tonnes, contre 168000 tonnes sur la saison 2018-19, avec une croissance de 44%. Au contraire, le volume des exportations d’agrumes a diminué de 26% en raison de la baisse de la production.

    Produits agroalimentaires
    De manière générale, la valeur des exportations de produits agroalimentaires (hors pêche) a atteint, lors de la dernière campagne, environ 3600 millions d’euros, enregistrant une croissance de 7% par rapport à 2018 (3358 milliards d’euros).

    Source: AenVerde via Revista de mercados, 7 oct 2020

    Tags : Maroc, exportaions, fruits, légumes, production agricole, agrumes, tomates, pastèques,