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  • Espagne: Campagne contre les camions de transport marocains

    Selon le port de Motril (Grenade), les exportations marocaines de légumes vers l’Europe ont augmenté de 12%.

    Cette croissance est en grande partie due à la fraude à laquelle certaines entreprises andalouses ont recours pour doper leurs tirelires.

    Les pratiques frauduleuses comprennent, à titre d’exemple, l’importation de fruits et légumes du Maroc pour une vente ultérieure en Espagne et dans d’autres pays européens grâce au ré-étiquetage des produits marocains. Même de l’huile marocaine a été vendue avec des étiquettes de sociétés espagnoles.

    Non sans raison, la société civile espagnole a lancé une campagne contre les camions marocains sur le sol espagnol. Le dernier a été saccagé à La Carolina, province de Jaén. 

    La société civile espagnole pourrait mettre en cause le “statut avancé” octroyé au Maroc par l’UE et pour lequel se sont battu les gouvernements espagnol et français. 

    Tags : Maroc, Espagne, produits agricoles, fruits, légumes, importations, fraude, étiquettage, 

  • L’expulsion d’Aminatou Haidar analysée par un cabinet de conseils et lobbying

    La boîte Communication & Institutions travaille pour le Maroc. Parmi ses fonctions, entre autres, assurer une veille médiatique pendant la crise du Printemps Arabe.

    Communication & Institutions se défine comme un un cabinet de conseil en affaires publiques et lobbying à Paris fondé en 1983. “C&I conseille en France les entreprises, les organisations professionnelles, les collectivités territoriales et les Etats dans leurs stratégies d’affaires publiques et de lobbying”, selon son site.

    En 2009, Le Maroc, en accord avec le MAE espagnol, Moratinos, a expulsé la militante sahraouie Aminatou Haidar vers Lanzarote. Pour protester contre cette mesure arbitraire, Aminatou s’est retranchée à l’aéroport et entamé une grève de la faim largement médiatisée grâce à la presse espagnole.  Rabat a engagé Communication Institutions afin d’analyser les conséquences de cette mesure. Voici ses conclusions:

      1. NATOU HAIDAR, UNE MILITANTE AU SERVICE DE L’ALGERIE ET DU FRONT POLISARIO

    II- LES FONDEMENTS DE LA DECISION DES AUTORITES MAROCAINES

    1. Au regard du droit marocain
    1. Au regard du droit international

    Précisions sur l’action médiatique engagée par Aminatou Haidar

    à l’aéroport d’Arrecife (Canaries)

    Le vendredi 13 novembre 2009, lors de son arrivée à l’aéroport de Laâyoune au Maroc, Madame Aminatou Haidar, militante marocaine au service du Polisario, a refusé de remplir les formalités de police et de mentionner sa nationalité sur sa fiche de débarquement, comme l’exige pourtant la réglementation internationale en vigueur. Elle a également renié, par écrit, devant le Procureur du Roi et témoins, sa nationalité marocaine. Cet incident était prémédité : Mme Aminatou Haidar était accompagnée de deux journalistes espagnols appartenant à une compagnie de communication privée rémunérée.

    Son interpellation s’est effectuée dans le respect de la loi, en présence de membres de sa famille, sans préjudice moral ni physique, à l’heure où plusieurs médias, préparés à l’avance, annonçaient de prétendues « arrestation », « enlèvement » et « disparition ». En réalité, Mme Aminatou Haidar n’a pas été autorisée à entrer sur le territoire marocain, en application du règlement de l’Organisation de l’aviation civile internationale, puisqu’elle refusait de remplir les formalités d’usage.

    1. Aminatou Haidar : une militante au service de l’Algérie et du Front Polisario

    Mme Aminatou Haidar se présente volontiers comme une « militante des droits de l’Homme », contribuant à déplacer le débat sur un terrain inapproprié, compte-tenu des enjeux diplomatiques.

    Depuis quelques années, en effet, son activité se résume à troubler l’ordre public au service de la cause indépendantiste sahraouie ; en décembre 2005, elle a été condamnée à 7 mois de prison pour avoir encadré une manifestation violente à Laâyounne, avant de bénéficier d’une grâce royale en janvier 2006..

    Depuis, elle s’est mise au service d’une stratégie algérienne visant à torpiller, par tous les moyens, l’Initiative marocaine d’autonomie du Sahara, pourtant très favorablement accueillie par la Communauté internationale. Elle a utilisé ses fréquents déplacements à l’étranger pour servir de caisse de résonnance au discours du séparatisme et véhiculer toutes sortes d’allégations sur la situation des droits de l’Homme au sud du Royaume. Sous prétexte de défendre les droits de l’Homme, Mme Aminatou Haidar a toujours entretenu des contacts étroits et réguliers avec les services algériens, ses donneurs d’ordre et pourvoyeurs de fonds. Dans tous ses déplacements, elle a bénéficié de l’appui logistique, de l’encadrement diplomatique et du soutien politique des Ambassades d’Algérie. Elle s’est toujours identifiée au Polisario et s’est intégrée dans ses activités à l’étranger (cf. documents annexes joints).

    Durant ces années, Mme Aminatou Haidar, qui profitait de l’espace de liberté et d’ouverture démocratique du Royaume, n’a pas agi en tant que défenseur des droits de l’Homme, mais en tant qu’activiste politique qui travaille ouvertement pour les intérêts d’un gouvernement étranger. Sa grève de la faim doit être perçu comme un « coup » médiatique visant à répondre, par l’émotionnel, au désarroi d’une organisation militaire en plein déclin – le Polisario -, incapable de la moindre ouverture dans le cadre des négociations actuelles parrainées par l’ONU.

    …/…

    2. Les fondements de la décision des autorités marocaines : une réponse proportionnée

    Au regard du droit marocain, Mme Haidar n’a fait l’objet d’aucune mesure d’expulsion, ni de refoulement ou de bannissement. En affirmant aux services douaniers qu’elle renonçait à sa nationalité marocaine, elle s’est délibérément placée en dehors du code marocain de la nationalité et des protections qui en découlent. Ne souhaitant pas accomplir les formalités d’accès au territoire, pourtant reconnues et exigées dans tous les aéroports du monde, elle a choisi librement de ne pas y accéder. A noter à ce propos que la transgression de ces règles est passible de sanctions dans certaines législations, ou de mesures rigoureuses comme aux Etats-Unis.

    Au regard du droit international, le Maroc a refusé à Mme Aminatou Haidar d’accéder à son territoire en application du règlement de l’Organisation de l’aviation civile internationale.

    Plus généralement, sa conduite est incompatible avec l’article 12 du Pacte des droits civils et politiques des Nations Unies, sur les obligations de préservation de l’ordre public. De même, elle est en contradiction avec les termes de la résolution de l’Assemblée générale 53/144 du 9 décembre 1998 sur les « droits et obligations des défenseurs des droits de l’Homme », qui impose le respect de la loi pour satisfaire aux exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique ; l’article 19 de cette même résolution énonce, par ailleurs, qu’aucune de ses dispositions ne peut être interprétée comme un droit de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à détruire les libertés visées dans la résolution. Enfin, la 4ème Convention de Genève de 1949 n’est pas applicable car, depuis le cessez-le-feu de 1991, la question du Sahara est entrée dans une phase de recherche d’une solution politique par la négociation.

    Le Maroc est donc légalement et légitimement fondé à prendre les mesures de maintien de l’ordre public, de la sécurité des biens et des personnes, et de la tranquillité des citoyens.

    La situation de Mme Aminatou Haidar a été immédiatement exploitée par l’Algérie et le Polisario comme élément de surenchère et de chantage pour reporter la reprise des négociations. Sa grève de la faim, entamée le 13 novembre 2009 à l’aéroport d’Arrecife de l’archipel espagnol des Canaries, si douloureuse qu’elle puisse être pour cette militante et sa famille, ne contribue aucunement à améliorer le processus de dialogue engagé avec le Polisario sous l’égide des Nations-Unies.

     

    ANNEXE 2

    Analyse détaillée des fondements de la décision marocaine

    ANALYSE DETAILLEE DES FONDEMENTS DE LA DECISION MAROCAINE

    1. Au regard du droit marocain :

    1. Passeport, une pièce d’identité marocaine :

    1. Au Maroc, comme dans le reste des pays du monde, la Carte d’identité nationale et le passeport sont délivrés à la demande, selon une procédure et sur la base d’un dossier comportant un certain nombre de pièces administratives ;

    2. Madame Haidar a fait le libre choix de demander, suivant la procédure en cours, un passeport marocain et l’a obtenu ;

    3. C’est en tant que Marocaine, détentrice d’un passeport marocain, qu’elle a pu obtenir des visas et se rendre dans de nombreux pays.

    1. Refus d’accomplir les formalités juridiquement exigées d’accès au territoire :

    1. Mme Haidar a refusé de remplir, comme il se doit, la fiche de déparquement.

    2. Les mesures appliquées au Maroc, notamment les formalités d’entrée au territoire, sont universellement établies et exigées. Leur transgression est même passible de sanctions dans certaines législations, ou de mesures rigoureuses, comme c’est le cas aux Etats-Unis d’Amérique notamment.

    1. Négation de la nationalité marocaine :

    1. Mme Haidar est née Marocaine, en 1966, à Akka, province de Tata (Anti-Atlas), en dehors de la zone connue sous le nom de « Sahara occidental » ;

    2. L’intéressée a affirmé aux services douaniers et au personnel de sécurité qu’elle n’est pas marocaine. Sur ce, elle a affirmé vouloir renoncer à sa nationalité, rendant ainsi caducs ses pièces d’identité nationale ;

    3. C’est donc délibérément que Mme Haidar s’est placée en dehors du code marocain de la nationalité, et partant des protections et garanties qui en découlent.

    4. Face à l’entêtement de Mme Haidar, les autorités marocaines se sont trouvées contraintes d’appliquer la loi. Préférant ne pas accomplir les formalités exigées, l’intéressée a, ainsi, choisi, elle-même, de ne pas accéder au territoire.

    5. La marge entre liberté d’expression et devoir de citoyenneté a été ostentatoirement violée.

    6. Au regard du droit marocain, Mme Haidar n’a fait l’objet d’aucune mesure d’expulsion, ni de refoulement ou de bannissement.

    1. Au regard du droit international :

    1. Que l’individu soit marocain ou étranger, il doit respecter les formalités exigées aux postes frontières. L’intéressée n’a qu’à respecter le droit. Elle ne l’a pas fait. Le Maroc lui a refusé l’accès à son territoire en application du règlement de l’OACI.

    1. La gestion de cette question ne comporte aucune violation du Pacte des droits civils et politiques à l’encontre de Mme Haidar en tant que citoyenne marocaine. Il est à souligner que le Pacte impose des obligations que Mme Haidar a sciemment refusé de respecter, notamment celles relatives à la préservation de l’ordre public (cf. article 12).

    1. Les actes, les déclarations, les objectifs poursuivis par A. Haidar sont en complète contradiction avec les termes de la résolution de l’Assemblée générale 53/144 du 9 décembre 1998, relative aux « droits et obligations des défenseurs des droits de l’Homme ». En effet, l’article 17 de cette résolution impose à chacun, agissant individuellement ou en association avec d’autres, l’obligation du respect de la loi afin de satisfaire aux exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. L’article 19 de la même résolution énonce, par ailleurs, qu’aucune de ses dispositions ne peut être interprétées comme un droit de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à détruire les libertés visées dans la résolution.

    1. La 4ème Convention de Genève de 1949 n’est pas applicable dans le cas de Mme Haidar. Nous ne sommes ni dans une situation d’hostilités ouverte, ni dans une situation d’occupation ou de violence interne. En effet, depuis la proclamation du cessez-le-feu en 1991, la question du Sahara est entrée dans une phase de recherche d’une solution politique par la négociation.

    1. Le Maroc est légalement et légitimement fondé à prendre les mesures de maintien de l’ordre public, de la sécurité des biens et des personnes, et de la tranquillité des citoyens.

    A : Faïçal Laraichi

    De : Olivier Le Picard / Gaëtan de Royer

    Le : 18 décembre 2009

    Objet : Première note de débriefing sur l’affaire Aminatou Haidar

    1. Couverture en France

      1. Genèse de l’affaire : 13 novembre 2009 (passeport confisqué)

    1.2. la couverture en France de l’affaire Haidar a connu trois phases bien distinctes :

    • la première, du 13 novembre au 4 décembre est relativement calme, c’est-à-dire limitée aux médias français à vocation internationale, à faible impact en France ; elle est alimentée par la MAP et par les correspondants espagnols de l’AFP ;

    • la deuxième commence le soir du 4 décembre, à la suite du retour avorté de Mme Haidar, qui souligne de manière « spectaculaire » le différent entre l’Espagne et le Maroc ; c’est à partir de cet instant que les premières retombées significatives sont enregistrées (presse écrite généraliste ; quelques télévisions nationales) ;

    • la troisième est la plus courte mais la plus intense ; elle est engendrée par les complications médicales du 17 décembre puis le dénouement de l’affaire.

    1.3. Cette dernière phase devrait logiquement se prolonger ce week-end, avant de retomber à l’approche de Noël.

    Pour l’heure, on observe surtout des retombées sur les radios et télévisions françaises à vocation internationale : TV5 Monde, France 24, RFI, Euronews (faible impact). Les grandes radios et télévisions généralistes sont très discrètes. La presse qui a déjà évoqué le sujet (Figaro, Libération, La Croix,…) devrait y revenir demain, pour clore le sujet.

    Depuis la visite en France de M. Taïeb Fassi-Fihri, la position du Maroc est relayée de manière plutôt satisfaisante ; le message consistant à souligner que Mme Haidar n’est pas une militante des droits de l’homme mais une proche du Polisario est bien passé ; plusieurs commentateurs relèvent enfin que le Parlement européen s’est abstenu de condamner l’affaire.

    2. Enseignements

    Il nous semble nécessaire de travailler dès maintenant sur des scénarios de crise et sur les interactions entre les médias marocains, français et internationaux.

    Compte tenu du dénouement de cette affaire, il semble probable que les activistes vont essayer d’entretenir le niveau d’intérêt des médias et générer d’autres affaires semblables.

    Nous pensons que la cellule de crise communication peut parer ces coups médiatiques et les gérer au mieux, à condition :

    • d’anticiper les scénarios prévisibles (nouvelles provocations impliquant d’instruire les fonctionnaires sur la manière d’agir,…) ;

    • de créer les conditions d’une réactivité immédiate, proportionnée et efficace en termes de communication ;

    • de réactiver le plan de contact institutionnel et médiatique en France, autour de M. Laraichi et de M. l’Ambassadeur, pour booster l’efficacité du système de communication en cas de crise.

    La visite en France de M. Taïeb Fassi-Fihri et le travail argumentaire qui a été mené en parallèle, par l’intermédiaire d’une note de synthèse notamment, a permis de mieux faire comprendre la position du Maroc. D’où l’intérêt, à l’avenir, d’anticiper ce type de réponse et d’intervenir, si besoin, très en amont.

    * * *

    En-tête Ambassade                                                                     DRAFT

     

    Paris, le 18 décembre 2009

    Dénouement de l’affaire Aminatou Haidar : la loi nationale s’applique sur tout le territoire marocain

    Le Maroc se félicite de l’écoute et de la compréhension manifestées par ses amis et partenaires sur la question du Sahara marocain. Tous ont reconnu que, dans l’attente d’une solution politique définitive, la législation nationale s’applique sur l’ensemble du territoire marocain.

    Le fait que les formalités d’usage aient été accomplies à l’entrée sur le territoire du Royaume est de nature à satisfaire l’ensemble des Marocains attachés au respect total de la loi nationale, par tous, sans exception et sur l’intégralité du territoire marocain. Dans ces conditions, conformément à la tradition de générosité et d’ouverture du Peuple Marocain, le passeport marocain qu’elle réclamait, a pu lui être rendu.

    Cette affaire a permis de démontrer que les agissements de cette activiste n’étaient pas liés à la promotion des droits de l’Homme mais qu’elle avait bel et bien agi pour le compte du Polisario, qui demeure un mouvement totalitaire, héritier de la Guerre froide. Ce mouvement est soutenu, abrité et financé par l’Algérie qui, par la rigidité de sa position, constitue le principal point de blocage à la résolution de ce conflit artificiel.

    Le Maroc, comme l’ensemble de ses partenaires, rappelle l’importance et la centralité du processus politique de négociation, sur la base du réalisme et de l’esprit de compromis, processus engagé à la faveur de l’initiative marocaine d’autonomie. La négociation est la seule stratégie raisonnable pour parvenir à une solution politique définitive au profit d’un Maghreb uni, stable et prospère.

    Contact : M. Redouane Adghoughi, Ministre Conseiller auprès de S.E. M. El Mostapha Sahel, Ambassadeur du Royaume du Maroc en France, 01.45.20.91.48.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Aminatou Haidar, aéroport de Lanzarote, communication&institutions,

     

  • Morocco’s Eroding Digital Freedoms

    On December 2, 2019, Ayoub Mahfoud — an 18-year-old Moroccan student living in the city of Meknes — was arrested by the Moroccan authorities and sentenced to three years in prison. His crime, as advocacy groups and local outlets…

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    Tags : Morocco, digital freedoms,

  • Le peuple sahraoui commémore le 44ème anniversaire de la RASD

    Il y a 44 ans, le 27 février 1976 plus précisément, le Front Polisario proclamait la République Arabe Sahraouie Démocratique. Une décision qui a eu l’effet d’une gifle au complot ourdi contre le peuple sahraoui au nom de la lutte contre le communisme et le socialisme.

    La proclamation de la RASD était la réponse idoine au vide politique laissé par le retrait de l’Espagne de sa colonie connue sous le nom du Sahara Occidental. La date choisie n’est pas fortuite ni produit du hasard. Elle vient le lendemain du retrait officiel de l’Espagne annoncé le 26 février 1976.

    Ce jour-là, j’étais au sommet de Lemgassem, la chaîne montagneuse qui se trouve au nord de la localité de Tifariti. Nous y sommes depuis un peu plus de deux mois. La situation était difficile. La résistance armée contre l’invasion marocaine venait de commencer dans des conditions caractérisées à l’époque par le manque de moyens. La deuxième bataille d’Amgala avec contribué à la remontée de la morale des combattants sahraouis qui ont découvert les points faibles des « chleuhs », terme qui désigne les marocains en général.

    Un vieux combattant sahraoui allume la radio. Nous entendons une voix félicitait la population sahraouie pour la naissance de sa république. Etonnés, nous nous posions des questions sur le sens d’une telle proclamation alors que le Maroc est en train d’occuper la totalité de notre territoire. Plus tard, nous allons comprendre. Il est de notre droit de combler le vide institutionnel et légal laissé par le retrait de l’Espagne et le non célébration du référendum d’autodétermination. C’était une décision historique et dont le poids est incommensurable. En 1984, elle poussera le Maroc à quitter l’OUA et elle est membre de plein droit de l’Union Africaine.

    La célébration du 44ème anniversaire de la RASD tient à un moment décisif du conflit sahraoui. Le Maroc se trouve en crise à tous les niveaux :

    – Diplomatique : Rabat est en conflit avec la communauté internationale en raison de son refus de se plier au droit. Le SG de l’ONU peine à trouver une personnalité prête à assumer la poste d’Envoyé des Nations Unies pour le Sahara Occidental en raison de l’impasse créée par le soutient de la France à la politique d’entêtement du Maroc.

    -Régional : Rabat se trouve en conflit avec tous ses voisins. Le dernier en date, la polémique qui a poussé l’Algérie à annuler la visite de la ministre espagnole des affaires étrangères.

    – Politique : Le printemps marocain est aux portes. Malgré la répression sauvage qui s’est abattu sur la région du Rif, les marocains ont manifesté mercredi dernier à Casablanca. La révolte s’est accaparé des réseaux sociaux devenus le champ de bataille contre le Makhzen. Plusieurs activistes et chanteurs de rap ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines.

    -Economique : Ravagé par la crise financière, le Maroc a appelé, à plusieurs reprises, les institutions financières internationales pour venir en aide au royaume. Aujourd’dui, El Himma et Bourita se trouvent en Arabie Saoudite pour quémander de l’argent.

    – Le retour en force de l’Algérie sur la scène internationale et les déclarations du président Tebboune rappelant la nécessité de résoudre le conflit sur la base de la légalité internationale.

    Entre-temps, les marocains, y compris leurs pseudo-démocrates, continueront de nager dans les fantasmes de la grandeur de leur terrorisme qui a secoué l’Europe et le Proche Orient.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, République Arabe Sahraouie Démocratique, RASD, 44ème anniversaire,

  • Sahara occidental: Comment le Maroc achète des ONG africaines

    Un document officiel du gouvernement marocain datant de 2014 met en relief la probité pour le moins douteuse de certaines ONG africaines dans le dossier du Sahara occidental.

    Adressé par l’ambassadeur du royaume chérifien auprès du conseil onusien des droits de l’homme au ministère des Affaires étrangères, le document indique que les ONG africaines, notamment l’Action internationale pour la paix et le développement dans la région des grands lacs (AIPD-GL), le Comité international pour le respect et l’application de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CIRAC) et l’Organisation pour la communication en Afrique et de promotion de la coopération économique internationale (Ocaproce International), ont refusé de répondre positivement à la demande marocaine qui consiste à critiquer l’Algérie parce que les fonds qui leur ont été destinés n’ont pas été versés. «J’ai le regret de vous informer que les ONG africaines, traditionnellement amies du Maroc, ont décliné poliment notre demande de soulever la question de l’assassinat par des éléments de l’armée algérienne de deux Sahraouis habitants des camps et d’envoyer des lettres au secrétaire général de l’ONU, le Haut commissaire aux droits de l’homme et le Haut commissaire pour les réfugiés conformément à votre note du 4 février 2014», rapporte Ennahar sur son site Internet.

    L’auteur de la missive signale aux autorités marocaines que le refus de ces trois ONG est motivé, entre autres, par «la non satisfaction de leurs besoins financiers», mais aussi par le fait qu’elles sont ciblées par les critiques des ONG pro-Polisario. L’ambassadeur marocain recommande en outre le déblocage en urgence de l’enveloppe financière promise à ces ONG «amies».

    Mais, l’infiltration du lobbying marocain en Afrique ne se limite pas aux ONG. Avant de rejoindre l’Union Africaine, le Maroc a mené une intense activité de corruption et d’achat de consciences auprès des pays et des personnalités africaines. Tout cela accompagné d’un plan d’action résumé par l’ambassadeur Moha Ouali Tagma dans la note suivante :

    PROPOSITION DE PLAN D’ACTION SUR LE PLAN BILATERAL :

    Pays du 1er cercle : Sénégal, Guinée, RCI, Gabon plus Mali

    *Réunions conjointes au niveau des Hauts Fonctionnaires des différents Départements

    *Réunions conjointes des Hauts responsables des Départements des Affaires Etrangères

    *Réunions conjointes des Organismes chargés des affaires économiques : Patronats, Chambres de Commerce, Organismes de promotion du commerce, Banques

    Pays du 2e Cercle : Benin, Burkina, Cameroun, Cap Vert, RCA, Comores, Congo, RDC, Djibouti, Gambie, Guinée Bissau, RGE, Niger, Tchad, Togo.

    • Forums Economiques : Burkina, Niger, Tchad, Cameroun, RDC, Congo

    • Commissions Mixtes : RGE, Djibouti, Niger,

    • Table Ronde des bailleurs de fonds : Guinée Bissau

    • Consultations Politiques : Visites de M. le MAEC : Tchad, Cameroun, RDC, Congo, Djibouti, Comores

    PAYS DU 3e Cercle : Burundi, Erythrée, Ghana, Kenya, Liberia, Madagascar, Maurice, Sao Tome et Principe, Seychelles, Sierra Leone,

    • Commissions Mixtes : Liberia, Sierra Leone, Sao Tome et Principe, Madagascar, Erythrée, Burundi

    • Réunions sectorielles :

    Maurice : Tourisme/Pêches/

    Kenya : Tourisme/Transport aérien,

    Seychelles : Tourisme

    PAYS DU 4e Cercle : Angola, Ethiopie, Rwanda, Tanzanie

    • Forums Economiques : Angola, Ethiopie, Tanzanie

    • Visites de M. le MAEC : Rwanda

                                    SUR LE PLAN SOUS REGIONAL

    • UEMOA / CEDEAO : Visites combinées MAEC/MCE à Dakar, Abidjan et Ouagadougou.

    • CEEAC : Visites combinées MAEC/MCE à Ndjamena, Libreville, Yaoundé, Brazzaville, Kinshasa et Malabo

    • CEN-SAD :

    -Réunion à Rabat : Atelier sur Immigration et Développement

    Dans cette offensive diplomatique, le Maroc compte sur 5 pays qu’il appelle, dans ses notes diplomatiques confidentielles, le “noyau central” ou “axe stratégique marocain en Afrique” (voir image). Dans un courrier, Tagma met l’accent sur le rôle de ce noyau :

    Honneur porter votre connaissance qu’un dîner en l’honneur des Ambassadeurs des pays africains représentant le noyau central des amis du Maroc a été organisé ce jour dans un restaurant de la ville. Étaient présents outre l’Ambassadeur Abdeljabar Brahim et les membres de la délégation marocaine , les ambassadeurs du Sénégal,de Cote d’Ivoire, du Burkina Faso, du Bénin et du Gabon , et les charges d’affaires du Niger, de la Guinée et de la Gambie. Les Ambassadeurs de ces derniers pays se trouvent a New York dans le cadre de la mission du CPS dont ils sont membres aux Nations Unies .
    L’Ambassadeur Abdeljabar Brahim a été désigné pour présider le diner dans le but renforcer sa position auprès de ces collègues . Mission dont il s’est acquittée avec beaucoup de talent.

    L’atmosphère était très cordiale et l’ambiance très détendue . Après avoir remercie les Ambassadeurs et Charges d’Affaires d’avoir répondu a l’invitation , notre délégation a souligné que notre pays les considère comme ses représentants et qu’il compte sur leur engagement pour la défense de sa juste cause et pour faire entendre la voix de la raison et de la justice et faire contrepoids aux manœuvres de ceux qui tendent a diviser les rangs de l’Afrique et a l’embarquer dans des querelles d’un autre temps.
    Tous ont été anonymes pour remercier notre pays et Sa Majesté le Roi pour son engagement pour la prospérité et la paix en Afrique et ont fait part de leur détermination sans faille a contrer toutes les tentatives visant a réintroduire la question du Sahara dans l’agenda de l’organisation panafricaine. Ils ont souligné toute leur détermination a rester vigilants face aux manœuvres occultes des adversaires dont ils ont saisi les motivations .

    Ils ont fait part de leur assurance et optimisme du fait que la question n’est pas inscrite a l’ordre du jour du Sommet et qu’il n’a pas encore été fait mention de la présentation du Rapport sur le Sahara pour le Sommet de Malabo. Ils n’ont cependant pas exclu que la question soit a nouveau évoquée au sein du CPS comme cela a été tenté l’année passée mais ils vont rester vigilants et prêts a rejeter toute tentative allant dans ce sens.

    Tous ont apprécié que notre pays ait délégué une délégation de haut niveau pour maintenir le contact avec eux et ont été très reconnaissants pour cette marque d’estime et de confiance .

    Demain un déjeuner plus élargi aura lieu a la résidence du Senegal qui a de sa propre initiative décidé d’y inviter le Kenya et le Ghana car a t il estime pour montrer que le Maroc n’exclut personne .

    Certains ambassadeurs en aparté ont estimé qu’il est nécessaire que le Maroc soit représente a Malabo par une forte délégation pour continuer a marquer notre intérêt pour l’Afrique et aussi pour être en mesure de contrer toute tentative d’introduction de la question a la dernière minute devant les Chefs d’Etat. Le Senegal a cependant ajouté qu’étant membre du Comité de rédaction il sera aux aguets pour donner l’alerte a tout moment.

    En conclusion nous proposons que MMS Taleb chef de division et ancien d´Addis ainsi que Farahat chef de division se rendent a Addis des Mardi prochain pour assister l’Ambassadeur dans le suivi des travaux du COREP qui débutent des le Lundi.

    Il serait également souhaitable de prévoir qu’un émissaire se rende en Guinee Équatoriale pour rencontrer le Président Obiang et s’assurer de sa coopération pendant le Sommet.

    L’optimisme reste de mise mais la vigilance est nécessaire pour faire face aux manœuvres adverses dans un terrain ou ils conservent l’initiative.

    Haute considération

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Afrique, Union Africaine, lobbying, corruption,

  • Activists warn over slavery as Mauritania joins UN human rights council

    Mauritania is backsliding in efforts to eliminate descent-based slavery, an activist and opposition member has warned, as the West African country joined the UN Human Rights Council for the first time this week. Biram Dah Abeid called on other UN members to pressure Mauritania, the last country…

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    Tags : Mauritania, slavery,

  • IFRRO in Morocco to support BMDA and raise awareness

    The Salon International de l’Edition et du Livre de Casablanca is one of the largest and oldest book fairs in the region, with 2020 marking its 26th edition. More than 500,000 people visited the bookfair this year. At the invitation of the Ministry of Culture of Morocco, IFRRO…

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    Tags : Morocco, culture,

  • Les enjeux économiques au Sahara occidental

    Le conflit du Sahara Occidental revient dans l’actualité récente, marqué notamment par la montée des tensions entre le Maroc et le Polisario à cause de l’ouverture de consulats aux territoires occupés sahraouis et le langage sur la désignation d’un nouvel envoyé onusien pour l’ancienne colonie espagnole.

    Ce territoire présente, officiellement, plusieurs enjeux ; la question de la sécurité dans le Sahel, la défense des droits de l’homme et le droit à l’autodétermination des peuples. Mais officieusement, ce conflit a surtout des intérêts économiques, stratégiques et territoriaux. Au vu de la crise et de la situation difficile de pays comme le Maroc, l’Espagne ou encore l’Algérie, les zones inexploitées du Sahara Occidental sont une aubaine pour ces acteurs, ce qui dicte leur politique en fonction de ce territoire.

    Un territoire potentiellement riche en matières premières…

    Les provinces du sud ou le Sahara Occidental selon les différents points de vue, possèdent des sous sols qui regorgeraient de matières premières. La première richesse de ce territoire est le phosphate, qui est la ressource principale du Maroc. Il a été découvert d’importantes réserves de fer et de phosphate dans la région, ce qui arrange fortement le Maroc, plongé dans de graves problèmes économiques. Des récentes découvertes d’hydrocarbures le long des côtes du Sahara Occidental vont également être au centre de conflits, car au-delà du fait que le Maroc s’administre ces richesses au détriment du Sahara, l’Espagne peut également entrer en conflit avec le Maroc. En effet, les côtes sahraouies sont bordées par les Canaries, qui peuvent également revendiquer le pétrole au large car les réserves sont à cheval sur les ZEE espagnoles et marocaines (ou sahraouie selon le point de vue), ce qui peut laisser penser qu’il y aura un gain de tensions entre l’Espagne et le Maroc, mais également l’Espagne et le Polisario.

    …mais encore peu exploité.

    Les réserves sont cependant difficiles à estimer, et il faut donc attendre les inspections des différents groupes pétroliers avant de donner un ordre de grandeur des richesses d’un point de vue pétrolier. Des sociétés marocaines du secteur énergétique ont signé des contrats d’exploration de pétrole avec des entreprises comme Total au large de la côte, ce qui a provoqué la colère du Front Polisario. Le Maroc avait prévu de réalisé ses premiers forages dans la région pendant l’été 2014 (pas d’actualisation de ces données aujourd’hui).

    Les entreprises marocaines exploitent d’autres richesses au Sahara, comme la pêche par exemple. En effet, ces accords incluent les eaux territoriales du Sahara Occidental et ne profite donc en rien à la population locale. M. Mokhtar déclare le 3 décembre 2013 à Alger, que « les richesses naturelles spoliées actuellement par le Maroc sont estimées à 4,5 milliards dollars par an ». Ces revenus sont « utilisés pour l’acquisition d’armes pour réprimer brutalement la lutte du peuple sahraoui qui revendique son droit légitime à l’autodétermination ».

    Dans ce conflit, il est officiellement rarement question de matières premières dans les discours des acteurs. Mais avec la description du territoire et ses richesses, on comprend vite que le Sahara Occidental prend une autre dimension.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, ONU, MINURSO,

  • Consulats de pays africains à Laâyoune occupée :: L’ambassadeur sahraoui dénonce des «bulles informationnelles»

    L’ambassadeur de la République sahraouie arabe et démocratique (Rasd) à Alger, Abdelkader Taleb Omar, a critiqué, ce mecredi , la position de quelques pays africains qui ont ouvert des représentations consulaires dans les villes sahraouies occupées de Laâyoune et Dakhla au Sahara occidental.

    Intervenant au forum El Wassat, Abdelkader Taleb Omar a qualifié ces représentations de «bulles informationnelles». Il a explique qu’après avoir échoué à faire changer la position de l’Union africaine (UA) vis-à-vis du Sahara occidental, le régime du Makhzen a «acheté les positions de certains pays qui ne payent même pas leurs cotisations à l’Organisation et à l’ONU».

    «Ces pays n’ont pas de ressortissants dans les territoires sahraouis occupés, certains n’ont même pas d’ambassades au Maroc et n’ont pas d’intérêts dans ce pays», a-t-il ajouté, notant que ces pays, quel que soit leur nombre 7, 8, 9 ou bien même 10, représentent une minorité au sein de l’UA.

    Le diplomate a, dans ce cadre, critiqué certains Etats qui ont instruit leurs médias de négliger la cause sahraouie ou à suivre la propagande marocaine. Il a cité la France, l’Espagne et des pays arabes.

    A propos de la France, il a indiqué qu’elle joue un rôle négatif dans la région afin de faire de la surenchère vis-à-vis de certains pays. «L’Espagne aussi joue un rôle négatif dans cette cause. Elle a toujours été du côté du Makhezen», a-t-il ajouté, affirmant que la première responsabilité revient à ce pays qui n’a pas fait les démarches de décolonisation et laissé, en 1975, le territoire sahraoui pour le Maroc. Il a, à l’occasion, salué la position du secrétaire d’Etat espagnol aux Droits sociaux, Nacho Alvarez, qui a récemment exprimé «l’engagement de continuer à coopérer avec le peuple sahraoui».

    Le responsable espagnol accueillait, ce jour-là, la ministre sahraouie des Affaires sociales et de l’Emancipation des femmes, Suelma Beiruk, à la tête d’une importante délégation de la RASD. «La position d’Alvarez est celle de sa formation politique, le Podemos. La position de l’Etat espagnol n’a pas changé. Ce pays a les mêmes intérêts que l’occupant pour retarder une solution au conflit du Sahara occidental», a-t-il expliqué. La cause ? Le pillage des richesses sahraouies, a répondu le conférencier.

    Taleb Omar a de même salué la Cour de justice européenne (CJUE) qui a émis un avis sans appel sur la question en se prononçant pour l’exclusion du Sahara occidental de tout accord commercial entre l’Union européenne et le royaume du Maroc. Il a indiqué que la diplomatie sahraouie se charge d’expliquer la situation aux députés européens. «Ce sont les représentants des peuples européens qui sont dans l’ensemble justes. Hélas, les politiques suivent leurs intérêts», a-t-il regretté soulignant enfin que rien ne fera reculer les responsables de la RASD à défendre les intérêts du peuple sahraoui jusqu’à l’obtention de son droit à l’autodétermination.

    Samira C.

    Sud Horizons, 26 fév 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Union Africaine, consulats,

  • Maroc : Bourita semble avoir avalé sa langue

    Il semble que les individus qui dirigent le Maroc ont mal à distinguer entre diplomatie et coups de poings.

    En effet, à force d’abuser de la stratégie de la tension avec les voisins, avec au fond les ressources du Sahara Occidental, les marocains ont décidé d’offrir au public un spectacle journalier en vue d’amuser la galerie. Un spectacle digne des pires pièces de théâtre jamais créées.

    C’est ce que Bourita a appelé dans ses rapports, politique de fermeté dans l’espoir de voir le soutien de la France apporter ses fruits. Une prétendue « fermeté » qui les a poussés à désavouer deux fois l’Envoyé onusien pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, et organiser des manifestations populaires pour insulter le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

    Bourita et ses consorts avait trouvé dans le silence de Bouteflika le terrain idéal pour lancer ses attaques. Au point de rejoindre l’Union Africaine dans le but de la faire imploser. Pour cela, il compte avec le soutien des pays de la françafrique : Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Gambie, Guinée et République Centrafricaine.

    Cette situation de vide diplomatique qui a caractérisé l’Algérie semble arriver à sa fin avec l’élection d’Abdelmajid Tebboune. Concernant les relations avec le Maroc, le président algérien n’y est pas allé par quatre chemins pour faire comprendre que s’il y a « fermeté », elle viendra d’Alger et son but est celui de résoudre le conflit du Sahara Occidental sur la base de la légalité internationale, à savoir un référendum d’autodétermination.

    Tebboune avait donné le ton quelques jours avant son élection lorsqu’il a  déclaré que les marocains doivent s’excuser d’avoir accusé injustement leur voisin. Sa fermeté a été corroboré lors de ses entretiens avec Le Figaro et Russia Today. Il n’a pas manqué de rappeler que le Maroc a trahi son voisin de l’Est à une époque où ce dernier était en guerre acharnée contre le terrorisme. Pire encore, pour ne rien épargner à l’Algérie, Rabat a procédé à l’expulsion de milliers de ressortissants algériens qui vivaient au Maroc.

    M. Tebboune a montré ainsi les prémices de l’offensive diplomatique qu’il compte mener pour rendre à l’Algérie le poids diplomatique dont elle jouissait dans le passé.

    En raison de la clarté et fermeté du président Tebboune, Nasser Bourita semble avoir avalé sa langue. Un silence qui dit long sur la déception d’un chef d’une diplomate marocaine dont l’ambition l’a conduite à la perdition.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Nasser Bourita, Algérie, Abdelmajid Tebboune,