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Conflit entre le Sénégal et le Maroc à cause de l’Arabie Saoudite
Un conflit entre le Maroc et le Sénégal a éclaté en raison de l’exécution d’une extradition sollicitée par l’Arabie Saoudite contre l’avis des autorités sénégalaises qui estimaient que l’affaire avait déjà été jugée au Sénégal. Voici le texte intégral du courrier envoyé, à ce sujet, par Ouali Tagma, alias « monsieur Afrique », à son collègue le directeur de l’agence marocaine de coopération internationale, Mohamed Methqal. Ce dernier l’a remis au chef de la diplomatie marocaine de l’époque, Salaheddine Mezouar.« Le Maroc a procédé ce jour a l’extradition en Arabie Saoudite d’un ressortissant sénégalais contre l’avis du Sénégal qui estimait que l’affaire avait déjà été jugée au Sénégal . Les autorités sénégalaises sont furieuses. A ma connaissance Le Ministère de la Justice n’a pas sollicité l’avis du MAE. C’est une affaire qui peut avoir des conséquences. Le SG est certainement au courant. Il faudrait que M. Le Ministre soit au fait parce qu’on risque de lui en parler ».Tags : Maroc, Sénégal, Arabie Saoudite, extradition, -
Mahinur Ozdemir devient officiellement ambassadrice de Turquie en Algérie
Karim Fadoul
L’ancienne députée bruxelloise Mahinur Ozdemir est devenue, le 1er janvier dernier, ambassadrice de Turquie en Algérie. Elle succède à Mehmet Poroy, ambassadeur depuis 2015. Comme cela a été confirmé à la RTBF, la désormais ex-Schaerbeekoise a pris possession de la représentation diplomatique située chemin des Aqueducs à El Biar, le quartier des ambassades. Sollicitée par les autorités turques dès le mois de septembre, Mahinur Ozdemir, qui possède la double nationalité, a accepté la mission. A ce stade, pas de commentaire de l’intéressée qui prend ses marques dans ce nouveau rôle, éloigné de la vie politique belge.
Conseillère communale en 2006, députée en 2009
Mahinur Ozdemir entame sa carrière politique en 2006. Elle se présente sur la liste cdH à Schaerbeek en vue des communales. Elle est élue avec 839 voix, troisième score de la liste. Mahinur Ozdemir, licenciée en sciences politiques, porte le voile islamique comme une autre élue PS, Derya Alic. Mais celui-ci ne fait pas polémique. Mahinur Ozdemir sera davantage sous le feu des projecteurs en juin 2009, lorsqu’elle fait son entrée au Parlement bruxellois. Elue députée avec 2851 voix, l’intéressée est assaillie par la presse nationale et internationale au moment de sa prestation de serment. Elle sera réélue en 2014 (3098 voix) avant de décider de ne pas se présenter en 2019.
Pour cause. Quatre ans plus tôt, Mahinur Ozdemir est exclue de son parti le cdH suite à une polémique liée au génocide arménien. Lors d’une sollicitation par nos confrères de RTL-TVi, elle refuse de s’exprimer sur la question, expliquant plus tard avoir simplement obéi aux injonctions de son propre parti : ne pas formuler de déclarations à ce sujet dans les médias. Par ailleurs, à l’époque, la Belgique n’a pas encore officiellement reconnu le génocide arménien. Mais pour certains humanistes et principalement leur président de l’époque Benoît Lutgen, pas question de fermer les yeux sur un dossier aussi sensible. Une procédure d’exclusion est lancée. Le recours interne de Mahinur Ozdemir, soutenue par Joëlle Milquet, sera rejeté.
En 2016, elle parvient à faire condamner un internaute qui l’a menacée de mort sur Internet.
Sans parti, Mahinur Ozdemir siégera comme indépendante jusqu’à la fin de ses mandats régional et communal. Des rumeurs l’envoient au PS en vue des communales de 2018. Elle réfute catégoriquement. Elle décide finalement de ne pas se présenter aux élections locales. Décision identique pour les régionales quelques mois plus tard
Si Mahinur Ozdemir n’a jamais caché son attachement à la Turquie, le pays de ses parents, personne ne la voyait occuper un poste d’ambassadrice pour le pays dirigé par le président Recep Tayyip Erdogan. Alors premier ministre, celui-ci avait assisté en personne au mariage de Mahinur Ozdemir. Son parti islamo-conservateur l’AKP, avait d’ailleurs exprimé son soutien à Mahinur Ozdemir lors de son exclusion du cdH.
Ce dimanche, sur Instagram, Mahinur Ozdemir a publié une photo de sa remise de lettres de créance au ministre algérien des Affaires étrangères.
RTBF.be, 6 jan 2020
Tags : Algérie, Mahinur Ozdemir, Turquie, Belgique,
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Maroc : Premiers contacts du hacker Chris Coleman avec le public marocain
Le 27 septembre 2014, le mystérieux hacker Chris Coleman a fait sa première apparition. Pour se faire remarquer, il a envoyé des emails à plusieurs personnalités marocaines. La première? Mbarka Bouaida. Il les invitait à voir ses publications sur Facebook.Désespérée, la ministre Mbarka Bouaida a demandé de l’aide chez l’un de ses collègues pour dénoncer des photos et des documents sur sa vie privée et son mariage.Voici le contenu de son mail de présentation:Visitez ma page facebook « les nouvelles du Makhzen »:https://www.facebook.com/pages/Les-nouvelles-du-Makhzen/591174744320748 -
La chute de l’aigle est proche
Bruno Guigue
Aurions-nous atteint ce moment crucial où l’hyperpuissance en déclin se met à douter d’elle-même ? La presse américaine vient de relater ce que l’ancien président Jimmy Carter a dit à Donald Trump lors de leur récente entrevue. Le locataire de la Maison-Blanche avait invité son prédécesseur à lui parler de la Chine, et Jimmy Carter a rapporté publiquement la teneur de cet entretien lors d’une assemblée baptiste en Géorgie. C’est une véritable pépite.
“Vous craignez que la Chine nous passe devant, et je suis d’accord avec vous. Mais savez-vous pourquoi la Chine est en train de nous dépasser ? J’ai normalisé les relations diplomatiques avec Pékin en 1979. Depuis cette date, savez-vous combien de fois la Chine a été en guerre avec qui que ce soit ? Pas une seule fois. Et nous, nous sommes constamment restés en guerre. Les États-Unis sont la nation la plus belliqueuse de l’histoire du monde, parce qu’ils désirent imposer des valeurs américaines aux autres pays. La Chine, elle, investit ses ressources dans des projets tels que les chemins de fer à grande vitesse au lieu de les consacrer aux dépenses militaires.
Combien de kilomètres de chemin de fer à grande vitesse avons-nous dans ce pays ? Nous avons gaspillé 3 000 milliards de dollars en dépenses militaires. La Chine n’a pas gaspillé un centime pour la guerre, et c’est pourquoi elle est en avance sur nous dans presque tous les domaines. Et si nous avions pris 3000 milliards pour les mettre dans les infrastructures américaines, nous aurions un chemin de fer à grande vitesse. Nous aurions des ponts qui ne s’effondrent pas. Nous aurions des routes qui sont maintenues correctement. Notre système éducatif serait aussi bon que celui de la Corée du Sud ou de Hong Kong.”
Qu’un tel bon sens n’ait jamais effleuré l’esprit d’un dirigeant américain en dit long sur la nature du pouvoir dans ce pays. Il est sans doute difficile, pour un Etat qui représente 45% des dépenses militaires mondiales et dispose de 725 bases militaires à l’étranger, où les industriels de l’armement contrôlent l’Etat profond et déterminent une politique étrangère responsable de 20 millions de morts depuis 1945, d’interroger son rapport pathologique avec la violence armée. “La guerre au Vietnam, disait déjà Martin Luther King, est le symptôme d’une maladie de l’esprit américain dont les piliers sont le racisme, le matérialisme et le militarisme”.
Mais cette question concerne surtout l’avenir. Par la faute de leurs dirigeants, les USA sont-ils condamnés à connaître le sort de ces empires qui ont sombré à cause de leurs ambitions démesurées, littéralement asphyxiés par le poids exorbitant des dépenses militaires ? A la fin de son mandat, en 1961, le président Eisenhower dénonçait avec des accents prophétiques un complexe militaro-industriel qui faisait peser une chape de plomb sur la société américaine. Pas plus que Donald Trump ou Barack Obama, il ne se souciait du sort des populations affamées, envahies ou bombardées par l’Oncle Sam au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Mais comme Jimmy Carter aujourd’hui, il pressentait sans doute que la course aux armements serait la principale cause du déclin de l’empire.
Car les néoconservateurs et autres « Docteur Folamour » du Pentagone, depuis plusieurs décennies, n’ont pas seulement fait rimer démocratie libérale et massacre de masse au Vietnam, au Laos, au Cambodge, en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie, sans oublier les tueries orchestrées dans l’ombre par la CIA et ses succursales, de l’extermination de la gauche indonésienne (500 000 morts) aux exploits des escadrons de la mort guatémaltèques (200 000 morts) en passant par les bains de sang exécutés pour le compte de l’empire par les lobotomisés du djihad planétaire. Les stratèges de l’endiguement du communisme à coups de napalm, puis les apprentis-sorciers du chaos constructif par importation de la terreur, en effet, n’ont pas seulement mis la planète à feu et à sang.
Marionnettes de l’État profond américain, ces bellicistes qui ont pignon sur rue au Congrès, à la Maison-Blanche et dans les think tanks néocons ont également plongé la société américaine dans un marasme intérieur que masque à peine l’usage frénétique de la planche à billets. Car si le bellicisme des Etats-Unis est l’expression de leur déclin, il en est aussi la cause. Il en est l’expression, lorsque pour enrayer ce déclin, la brutalité des interventions militaires, des sabotages économiques et des opérations sous fausse bannière est la marque de fabrique de la politique étrangère américaine. Il en est la cause, lorsque l’inflation démentielle des dépenses militaires sacrifie le développement d’un pays où les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus nombreux.
Alors que la Chine investit dans les infrastructures civiles, les Etats-Unis laissent les leurs à l’abandon au profit des industries de l’armement. Washington fait des rodomontades à l’extérieur, mais laisse le pays se déliter à l’intérieur. Le PIB par habitant est colossal, mais 20% de la population croupit dans la pauvreté. Les prisons sont pleines : les détenus américains représentent 25% des prisonniers de la planète. 40% de la population est frappée par l’obésité. L’espérance de vie des Américains (79,6 ans) est passée derrière celle des Cubains (80 ans). Comment un petit pays socialiste, soumis à l’embargo, peut-il faire mieux qu’une gigantesque puissance capitaliste auréolée de son hégémonie planétaire ? Il faut croire qu’aux USA la santé de la plèbe n’est pas la préoccupation majeure des élites.
Habile compétiteur, Donald Trump a gagné les élections en 2016 en promettant de restaurer la grandeur des Etats-Unis et en s’engageant à rétablir les emplois perdus à cause d’une mondialisation débridée. Mais les résultats obtenus, faute de réformes structurelles, infligent une douche froide à ses ardeurs incantatoires. Le déficit commercial avec le reste du monde a explosé en 2018, battant un record historique (891 milliards de dollars) qui pulvérise celui de 2017 (795 milliards). Donald Trump a complètement échoué à inverser la tendance, et les deux premières années de son administration sont les pires, en matière commerciale, de l’histoire des États-Unis.
Dans ce déficit global, le déséquilibre des échanges avec la Chine pèse lourd. Il a atteint en 2018 un record historique (419 milliards) qui dépasse le bilan désastreux de l’année 2017 (375 milliards). La guerre commerciale engagée par Donald Trump a surtout aggravé le déficit commercial américain. Alors que les importations de produits chinois vers les USA continuaient de croître (+7%), la Chine a réduit ses importations en provenance des Etats-Unis. Donald Trump a voulu utiliser l’arme tarifaire pour rééquilibrer le bilan commercial des Etats-Unis. Ce n’était pas illégitime, mais irréaliste pour un pays qui a lié son destin à celui d’une mondialisation dictée par des firmes transnationales made in USA.
Si l’on ajoute que le déficit commercial avec l’Europe, le Mexique, le Canada et la Russie s’est également aggravé, on mesure les difficultés qui assaillent l’hyperpuissance en déclin. Mais ce n’est pas tout. Outre le déficit commercial, le déficit budgétaire fédéral s’est creusé (779 milliards de dollars, contre 666 milliards en 2017). Il est vrai que l’envol des dépenses militaires est impressionnant. Le budget du Pentagone pour 2019 est le plus élevé de l’histoire des Etats-Unis : 686 milliards de dollars. La même année, la Chine a dépensé 175 milliards, avec une population quatre fois supérieure. Rien d’étonnant à ce que la dette fédérale ait battu un nouveau record, atteignant 22 175 milliards de dollars. Quant à la dette privée, celle des entreprises et des particuliers, elle donne le vertige (73 000 milliards).
Certes, les USA bénéficient d’une rente de situation exceptionnelle. Le dollar est encore la monnaie de référence pour les échanges internationaux et pour les réserves des banques centrales. Mais ce privilège n’est pas éternel. La Chine et la Russie remplacent leurs réserves en dollars par des lingots d’or et une part croissante des échanges est désormais libellée en yuans. Les Etats-Unis vivent à crédit aux dépens du reste du monde, mais pour combien de temps ? Selon la dernière étude du cabinet d’audit PwC (“Le monde en 2050 : comment l’économie mondiale va changer ces 30 prochaines année”), les “pays émergents” (Chine, Inde, Brésil, Indonésie, Mexique, Russie, Turquie) pourraient peser 50% du PIB mondial en 2050, tandis que la part des pays du G7 (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon) descendrait à 20%. La chute de l’aigle est proche.Tags : Etats-Unis, Chine, économie, guerres, armée, dépenses militaires,
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Maroc : Conflit au sein de la famille d’Assia Bensalah pour de l’argent
4 mai 2010
Bonsoir Amti!
J’espère que tout va pour le mieux pour toi.
Amti, sachant que tu es une femme juste et équitable, je me permets de t’écrire aujourd’hui afin de te demander de me restituer la somme d’argent encore en ta possession et ce en concertation avec ton conseiller financier.
Amti, j’ai longtemps hésité à te faire cette demande qui me gène réellement. La procédure pour la révision des impôts risque de prendre beaucoup de temps et les sommes réclamées par ailleurs dépassent de loin la réalité.
Comme tu le sais Amti, le mauvais tour dont on a été victimes par les frères de Anas a déséquilibré mes prévisions, ne me permettant plus d’offrir ni à mon mari ni à mes enfants le petit confort tant attendu.
Merci Amti pour ta compréhension.
Reṕonse de la tante :
Bonjour Bouchra
Je suis dans un marathon de séminaires et en plein désarroi pour la perte d’amis et collègues de travail très chers…
Nul que toi ne connaît mieux les efforts que j’ai consentis pour Anas et toi. Inutile d’en rappeler la liste! ( loyers non encaissés, prêts non récupérés, concessions pour faciliter le partage, règlement des frais de partage perdus etc…). Je sais aussi toutes les démarches que tu as entreprises pour rendre possible cette vente, dont j’ai accepté le prix que tu as fixé et toutes tes conditions, contrairement à d’autres!
Néanmoins, je dois attendre la réponse des Impôts qui sont traités au plus haut niveau , mais qui semblent s’acheminer vers un rejet partiel: les justificatifs de certains investissement étant de toute
façon inacceptables pour eux. Il est donc impensable que je paie des taxes pour des sommes que je n’ai pas encaissées!
Tu comprendras donc que je ne puisse rien faire tant que la situation n’est pas définitivement clarifiée.
Je compatis avec ta situation et aurait bien voulu t’aider personnellement, mais pour l’instant je suis moi-même embourbée dans les constructions des maisons pour les enfants, (qui n’ont tjs pas de toit ) et de la mienne propre…
Affectueusement
Tags : Maroc, Assia Bensalah, Bouchra Kadiri, conflits,
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Congo : Une année et six défis pour Félix Tshisekedi
Un an après les élections du 31 décembre 2018, « Fatshi Béton » a multiplié les promesses. La population attend les résultats.
Voici unan, à la veille d’élections qui avaient été déjà retardées de deux ans et que le Congo comptait financer sur ses fonds propres, à hauteur de 500 millions de dollars, tous les voyants étaient au rouge et les ambassades multipliaient les consignes de prudence. Le 31 décembre cependant, le pire ne s’est pas produit : la « machine à voter » coréenne a tourné à plein régime, les électeurs congolais se sont déplacés en masse et dès le soir des élections il apparaissait que le « dauphin » de Joseph Kabila, Emmanuel Shadary, ne serait pas élu.
Trois semaines plus tard, la Cour Constitutionnelle rendait son verdict : Félix Tshisekedi était proclamé vainqueur même si Martin Fayulu, le « candidat unique » de l’opposition défendait sa victoire. A la tête de CaCh, Coalition pour le changement, le fils d’EtienneTshisekedi, opposant légendaire et obstiné, devenait le 5eme président de la République démocratique du Congo. La population, au lieu de se soulever, acceptait de donner sa chance à cethomme de 58 ans. Ayant passé une bonne partie de sa vie en exil, il incarnait soudain une notion jusqu’alors inconnue dans le turbulent Congo : une cohabitation « pacifique et civilisée » avec son prédécesseur Joseph Kabila, qui devenait ainsi le premier chef d’Etat congolais à quitter le pouvoir sans avoir été chassé ou assassiné.
Ayant nommé au poste de directeur de cabinet Vital Kamerhe, un politicien chevronné qui avait accompagné les débuts de Joseph Kabila avant de passer à l’opposition, Félix Tshisekedi se mit en devoir de relever de multiples défis. Il tenta, à la fois, de répondre aux attentes de la population, de la communauté internationale, des pays voisins. Mais il veilla aussi à éviter le conflit avec un prédécesseur aguerri qui avait gardé la main sur plusieurs leviers du pouvoir : une majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat capable de démettre le nouveau chef de l’Etat, le contrôle des forces armées et de sécurité, ainsi que des finances, et last but not least une coalition, les FCC (Forces congolaises pour le changement) composée de politiciens expérimentés ayant déjà en vue les élections de 2023.
Pour conforter sa légitimité, le nouveau président se lança sur plusieurs terrains.
1. La diplomatie. Multipliant les voyages, (et dépassant largement le budget prévu) Félix Tshisekedi s’employa à rassurer les pays voisins : le Rwanda, l’Angola, puis l’Ouganda, l’Afrique du Sud, le Congo Brazzaville, quitte à multiplier les gages économiques : la compagnie Rwandair dessert désormais le Congo, le pont reliant Kinshasa à Brazzaville sera construit, l’or du Congo est raffiné en Ouganda… L’offensive diplomatique se poursuivit aux Nations Unies, culmina avec un accueil triomphal à Bruxelles, très positif à Paris et Washington où, en matière de lutte anti terroriste, le président multiplia les promesses souhaitées par ses hôtes.
2. L’Etat de droit. Le respect des libertés publiques, dont les droits de la presse, le retour des exilés (dont Moïse Katumbi) ,la libération des prisonniers politiques, l’autorisation des manifestations, représenteun acquis incontestable. Sur le plan politique, le nouveau président veilla, lien après lien, à se délier de l’emprise de Kabila et des siens: quoique issu du camp d’en face, son Premier Ministre Ilunga Ilunkamba apparaît comme un politicien expérimenté.Cependant, si la lutte contre la corruption a été décrétée, aucune sanction n’a encore été prise.
3. L’armée et les forces de sécurité. Le domaine militaire demeure le fief de Joseph Kabila, et François Beya, l’un des hommes de confiance de ce dernier, assure la sécurité du nouveau président tandis que Christian De Schryver, proche de l’ancien chef de l’Etat gère toujours la flotte présidentielle. Le crash d’un avion de la suite présidentielle qui reliait Goma à Kinshasa a d’ailleurs suscité bien des questions…Au Kivu, en Ituri, l’armée mène des opérations d’envergure afin d’éradiquer les groupes armés d’origine étrangère (Hutus rwandais, opposants burundais, musulmans ADF venus d’Ouganda, de Somalie, du Kenya et s’entraînant dans les forêts congolaises). Au Nord et Sud Kivu, des succès militaires sont enregistrés mais en Ituri, les rebelles traqués ont répliqué en assassinant plus de 200 civils. Cependant, les forces armées demeurent une forteresse intouchable : des officiers de haut rang, frappés de sanctions internationales ou soupçonnés, en vrac, de trafics divers, de complicité avec l’ennemi, voire de massacres et crimes contre l’humanité sont toujours en poste, sans doute protégés par l’ex président et jouissent d’une impunité dénoncée par les défenseurs des droits de l’homme.
4. Le peuple d’abord. Fidèle à son slogan de campagne, Félix Tshisekedi multiplie les promesses sur le plan social et il s’est engagé, le temps de son mandat, à sortir 20 millions de ses compatriotes de la pauvreté. Il promet d’améliorer le quotidien des militaires, lance à Kinshasa de grands travaux, les « saute mouton », viaducs censés fluidifier la circulation. C’est qu’il y a urgence : 73 % de la population vit toujours dans l’insécurité alimentaire, le taux de pauvreté est de 63%, et, dans le pays du barrage d’Inga, 10% de la population est alimentée en électricité. Mais le budget ne suit pas : avec 7 milliards de dollars, « Fatshi Béton »ainsi nommé à la suite de ses promesses de bâtisseur ne peut aller très loin. JokOga, analyste politique et financier constate que « les investisseurs ne concrétisent pas leurs promesses, comme s’ils attendaient encore, la Gécamines est embourbée dans les scandales… »Quant à la diaspora, qui multiplie les retours au pays, elle va, vient et regarde, mais sans se lancer dans de grands projets. Paralysée par les embouteillages, les inondations dues à la crue du fleuve et aux rivières encombrées d’immondices, Kinshasa est à l’image du pays, elle vibre d’espoir mais n’a pas encore vu le changement annoncé.
5. La gratuité de l’enseignement primaire.
Décréter, au milieu de l’été, à quelques semaines de la rentrée, que l’enseignement primaire serait gratuit et que les parents seraient désormais déchargés de « frais scolaires » pouvant osciller entre 300 et 400 dollars par an, voilà qui représentait un « coup politique » fumant, répondant parfaitement aux aspirations d’une majorité de Congolais privés d’enseignement gratuit depuis la moitié des années 80. La fréquentation scolaire explosa, mais…les enseignants du réseau catholique (80% des écoles) multiplièrent les grèves, redoutant de perdre leurs « sursalaires » ! Si la mesure de gratuité représente 26 millions de dollars par mois, il apparut assez vite que le gouvernement avait peut-être surestimé la générosité et la promptitude des bailleurs dont la Banque mondiale qui renâcla à débourser le milliard de dollars escompté. Quoique bien inspirée, la mesure, décidée sans planification préalable, risque de se fracasser sur les dures réalités congolaises.
6. Le sablier du temps. Accédant au pouvoir Félix Tshisekedi s’était donné cent jours pour frapper les esprits et lancer ses réformes. Mais l’analyste Jean-Claude Mputu constate que le temps file vite : « le président, qui a multiplié les voyages, s’est surtout cantonné à la représentation, aux mesures d’annonce, sans diriger de réelles réunions de travail avec son cabinet. Or la première année est déjà « consommée », sans véritables résultats tangibles. Et avant la prochaine échéance, celle de 2023, la dernière année sera consacrée à la campagne, elle ne comptera donc pas. Restent trois ans pour convaincre et surtout pour réaliser… » Ce délai est d’autant plus court que tous les observateurs estiment que Joseph Kabila n’a pas renoncé à revenir au pouvoir : sa coalition des FCC demeure en ordre de marche, et lors de ses rares apparitions publiques il lui arrive d’être applaudi par ceux qui hier le conspuaient ! Si ses premiers mois au pouvoir ont permis au nouveau président de surprendre, de convaincre et de ranimer l’espoir, « Fatshi Béton » est désormais confronté au défi de réaliser, de construire. A nouveau, il y a urgence.
Le carnet de Colette Braeckman, 28 déc 2019
Tags : RDC, Congo, Félix Tshisekedi,
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Maroc : L’étonnant CV de Bouda, le jeune récemment emprisonné
Maroc, année 2020
Voilà le cursus , le CV, de Bouda, un activiste marocain au chômage, isolé actuellement dans un cachot d’une sinistre prison dans le Moyen Atlas .
Chef d’accusation : ” Incitation à l’outrage du drapeau national du Royaume et à ses symboles, et incitation contre l’unité nationale du pays “.
La vraie raison: Bouda critique le système makhzènien sur le réseaux sociaux, et dénonce les injustices faites aux habitants de son village.
” Bouda est né en 1985 à Aguelmouss dans la province de Khénifra au sein d’une famille pauvre.
En 1998, il a obtenu son certificat d’études primaires à l’école “El Amal”. Il a ensuite rejoint le collège “Moulay Rachid” où il a obtenu une bonne moyenne au brevet lui permettant de rejoindre le lycée référencé pour les élèves brillants à Meknès.
Il a réussi son diplôme de baccalauréat, section “Littérature et sciences modernes”, avec mention en 2004.
Il a pu rejoindre après cela la faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales à Meknès. Il s’est spécialisé en droit commun et a obtenu son diplôme d’études générales universitaires en 2006.
Il a été renvoyé de l’université après son arrestation suite à son activisme dans le mouvement estudiantin.
Ce renvoi arbitraire n’a pas découragé “Bouda”.
Grâce à son déterminisme, il a continué ses études et a obtenu en 2010 son deuxième diplôme de baccalauréat, section “Littérature et sciences humaines”. Il a rejoint dès lors l’université de Rabat pour s’inscrire en psychologie.Il a réussi son diplôme avec mention bien.
L’année d’après, il a obtenu un diplôme en Sciences de l’éducation au sein d’une école privée à Safi. En 2015, “Bouda” a fait partie du programme gouvernemental “Dix mille cadres”, formé par l’Ecole Supérieure Normale, section philosophie. “
Tags : Maroc, Bouda, répression, Makhzen, réseaux sociaux,
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Sahara Occidental : Une italienne assassinée à Dakhla
Le Maroc mène une intense campagne en vue de rendre la ville de Dakhla attirante pour les touristes étrangers. Il vient de découvrir le revers de la médaille. Une touriste italienne de 30 ans vient d’être assassiné à Boutalha dans la banlieue de la capitale du Rio de Oro, la région méridionale du Sahara Occidental, un territoire non autonome dont une grande partie est occupée par le Maroc.
Selon les médias locaux, la jeune femme, originaire de Thiene, dans la province de Vicence, était portée disparue depuis au moins 24 heures et dont la disparition avait dénoncée par l’une de ses amies marocaines un jour à peine après la découverte macabre.
Aucune information officielle n’a filtré sur les causes possibles du décès ou sur les conditions dans lesquelles le corps a été retrouvé. Cependant, il y a lieu de rappeler que la prolifération du crime au Maroc rend le pays dangereux pour les touristes.
Avec Blogo
Tags : Maroc, Sahara Occidental, tourisme, Dakhla, crime, Boutalha, surf,



