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  • La France tente une nouvelle tactique après avoir perdu son influence en Afrique de l’Ouest

    ISTANBUL

    Les problèmes économiques et sociaux dans les pays africains qui ont accédé à l’indépendance juste après leurs périodes colonialistes ont fourni une opportunité et un environnement pour le néocolonialisme pour progresser. En incluant notamment la France et l’Angleterre, les puissances coloniales possédaient la plupart des ressources précieuses du continent telles que les réserves d’hydrocarbures, les télécommunications, la gestion portuaire, l’administration des chemins de fer, les systèmes de commerce de détail et même les entreprises contractantes qui assurent la production de la sous-structure. Pour cette raison, les puissances coloniales qui ont accordé l’indépendance aux pays en question ont facilement comblé les lacunes de pouvoir résultant des crises de gouvernance des pays du continent. Les paroles de Doudou Thiam, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal, rendent la situation plus significative: «Assez! L’indépendance qui ne peut aller au-delà de la forme… Si nous n’essayons pas d’obtenir nos droits de souveraineté économique et sociale, nous ne pouvons pas atteindre une véritable indépendance. »

    La conjoncture actuelle indiquant un changement en Afrique de l’Ouest, qui est également le principal sujet de cet article, on peut affirmer que la crainte de la France de perdre un territoire l’oblige à appliquer des méthodes contraires à l’éthique et mises à jour avec des stratégies néocoloniales. Par conséquent, nous pouvons affirmer que cette affaire se produit de deux manières.

    La première direction fait l’objet du franc CFA, qui est la monnaie coloniale. Les réserves du franc CFA et des États régionaux d’Afrique de l’Ouest (la totalité durant les premières années de fondation, dont la moitié dans la situation actuelle) ont été déposées à la Banque centrale française. Dans cette situation, il est également assez clair que bon nombre des présidents qui souhaitaient quitter la région CFA ces dernières années ont été frappés par des forces soutenues par la France. Dans ce contexte, il a été exprimé que les États de la région CFA abandonneraient l’héritage colonial et que l ‘«Eco», la monnaie du continent déterminée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), entrerait en vigueur dans 2020. En revanche, il a été signalé que le Nigéria, la Sierra Leone, le Libéria, la Gambie, le Ghana et la Guinée ont refusé d’utiliser le «Eco» comme monnaie lors de la réunion organisée par les États en cause le 17 janvier. En fait, avant lors de la réunion susmentionnée, des discussions avaient eu lieu sur les préparatifs de la CEDEAO sur la monnaie « éco » développée après des années d’études, et sur la manière dont la France allait utiliser « éco » et essayer de mettre en œuvre un nouveau type de système colonial. Ainsi, on peut penser que cette explication est liée au sujet et non à une surprise.

    La deuxième direction est que l’augmentation récente des activités terroristes en Afrique de l’Ouest constitue une base pour la France de garder des soldats dans les régions connexes. Contre le cas d’espèce, tant la société africaine, y compris l’initiative financière dans un premier temps, que la diaspora africaine en Europe réagissent sérieusement à l’attitude française et protestent. Les communautés en cause pensent que la puissance militaire de la France, dont 4 500 soldats dans le cadre de l’opération « Barkhane » que la France maintient depuis 2014 dans la région du Sahel, n’a provoqué qu’une augmentation de la terreur et de l’incapacité régionale.

    Les explications incalculables de Macron, qui a dit qu’il interrogerait les dirigeants sur «l’incertitude sur l’opposition accrue contre la France dans la région du Sahel» et «les dirigeants des États que la France a en leur pouvoir militaire lui doivent» une «explication» lors de la réunion de l’OTAN qui a eu lieu le 4 décembre 2019 a attiré une réaction significative de l’Afrique même. Dans ce contexte, le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kabore, a indiqué que le ton de Macron est problématique et que Macron n’ira nulle part avec ce ton. Les présidents du Sénégal, du Mali, du Nigéria et de la Côte d’Ivoire ont également réagi contre le ton et les paroles de Macron. À la suite de tout cela, les bases françaises ont été protestées dans de nombreux pays africains, et les manifestations ont été interdites dans certaines autres villes avant la visite de Macron en Côte d’Ivoire et au Nigéria entre le 20 et le 22 décembre.

    Sommet Pau Sahel et préoccupation française

    À l’appel de Macron, les dirigeants de la Mauritanie, du Tchad, du Mali, du Nigéria et du Burkina Faso en tant qu’États d’Afrique de l’Ouest se sont réunis dans le cadre du sommet du G5 Sahel le 14 janvier dans la ville de Pau dans le sud de la France. Lors du sommet du Sahel organisé par Macron, la lutte contre le terrorisme, la légitimité de la France dans cette région, les nouvelles stratégies et la restructuration des opérations ont été discutées avec la participation du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, du président du Conseil européen Charles Michel et du président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat. Même si Macron fait confiance à cette structure, on sait que l’Amérique a adouci son soutien en diminuant le nombre de soldats qu’elle a en Afrique de l’Ouest concernant le processus de transformation de la politique internationale. Pour cette raison, les circonstances données inquiètent la France de jour en jour, et la France augmentera sa politique immorale dans la région avec la crainte de perdre le pouvoir dans les prochains jours.

    Le président français Emmanuel Macron attend des explications politiquement favorables des dirigeants africains à la réaction de la société contre la montée en puissance militaire récente de la France dans les pays en cause. Paris attend non seulement une répétition forte et claire de la demande et du soutien à l’existence française sur le territoire des autres États du Sahel, mais souhaite également que ses alliés européens jouent un rôle actif dans la région du Sahel si nécessaire. De plus, même ces alliés européens agissent avec hésitation sur la réalisation de la mise en scène d’une force de 500 soldats appelée «Takuba». On sait que cette demande n’est pas encore venue des Etats du Sahel.

    Que signifie l’existence militaire française en Afrique de l’Ouest?

    Même si seulement quatre bases militaires de la France sont permanentes dans toute l’Afrique dans la situation actuelle, comme dans l’opération Barkhane, qui est la portée de la région du Sahel, les bases temporaires deviennent également permanentes dans le temps. Bien que Macron affirme que l’existence militaire française dans la région dans le cadre des opérations mentionnées n’est que pour la sécurité de l’Afrique, il n’est pas difficile de remarquer la réalité que la France opprime en fait les pays en cause tout comme une relation carotte-bâton, et de cette manière, il vise à maintenir ses gains économiques grâce aux précieuses ressources de la région. Pour cette raison, la France tente de profiter des activités terroristes en Afrique pour protéger et maintenir la légitimité de son existence dans la région, notamment dans le domaine militaire. En fait, cette circonstance démontre que la France viole remarquablement la sécurité, la stabilité et la souveraineté des États régionaux, et dans cette conjoncture, les anciennes puissances néocoloniales comme la France continueront de piller les ressources africaines. Les protestations de la diaspora à l’intérieur et à l’extérieur de l’Afrique sont sérieusement précieuses pour avoir conscience de ce pillage. À ce stade, l’équation à plusieurs variables sur la rivalité entre la France et l’Angleterre en est le cas.

    En conséquence, comme l’a souligné l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Doudou Thiam, il est temps que les États africains consolident leurs acquis dans les domaines économique et social et arrêtent ce pillage. Il faut frapper quand le fer est chaud car la nouvelle et dynamique nouvelle génération d’Afrique a le potentiel nécessaire pour réaliser ces idéaux.

    * Le Vice-Coordinateur du Centre Africain de Coordination et d’Education (AKEM), Kaan Devecioglu poursuit ses études concentrées sur l’économie politique et les sujets africains, notamment sur le Soudan, à l’Association des Chercheurs sur l’Afrique (AFAM).

    * Traduit par Merve Dastan

    Source : fr24news.com, 31 jan 2020

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    Tags : Afrique, France, colonialisme, françafrique, franc cfa, FCFA, afrique de l’Ouest,

  • United Arab Emirates gives Mauritania $2B for development

    DUBAI, United Arab Emirates (AP) — The United Arab Emirates pledged Sunday to give $2 billion in aid to the Western African country of Mauritania, amid a visit to the Arabian Peninsula nation by Mauritania’s president. Mohamed Ould Ghazouani…

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    Tags : Mauritania, United Arab Emirates, cooperation, 

  • Djouhri se confie au Soir d’Algérie : «Je n’ai joué aucun rôle dans le supposé financement libyen»

    Entretien réalisé par Naoufel Brahimi El Mili

    Alexandre Djouhri revient sur le devant de la scène médiatique. En réalité, son nom est, depuis 30 ans, intimement lié à la classe politique française, essentiellement celle de droite. De Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy en passant par Dominique de Villepin, Ahmed, de son nom de naissance, voit, au fil des années, sur son carnet d’adresses, s’inscrire les numéros de téléphone personnels des chefs d’Etat arabes et africains. Un parcours époustouflant, de la Kabylie au palais de l’Elysée avec une enfance à Sarcelles en région parisienne. Son cauchemar a commencé en janvier 2018 lorsqu’il a été arrêté par la police britannique à son arrivée à l’aéroport de Londres. A la veille de son extradition en France, Alexandre Djouhri répond exclusivement aux questions posées par Le Soir d’Algérie.

    Il revient sur les conditions inhumaines de sa détention en Grande-Bretagne, sur ses souvenirs en Kabylie et sur l’espoir que suscite en lui l’élection du président Abdelmadjid Tebboune.

    Soir d’Algérie : Vous êtes né en France il y a 61 ans, vous avez les nationalités algérienne et française, pouvez-vous définir la place de l’Algérie dans votre vie ?

    Alexandre Djouhri : C’est là que mes ancêtres, mon père et ma mère, mes deux sœurs sont enterrés. Mais il n’y a pas que la mémoire des cimetières, il y a aussi l’histoire récente de ce pays de mes racines. Mon grand- père maternel est mort sur le champ de bataille, mon oncle aussi, on compte dans ma famille nombre de ces martyrs qui ont payé de leur vie, ou dans leur chair, la lutte pour l’indépendance.

    C’est un peu paradoxal de voir un homme comme vous, très intégré dans la vie politique et économique française, celle du CAC 40, revendiquer une autre origine…

    Mes parents allaient tout le temps en Kabylie, et me parlaient beaucoup du pays. Quand j’ai commencé à voyager j’aimais faire des séjours, des stops, dans ce qui devenait aussi un chez moi. Un bonheur d’être dans ce pays extraordinaire, l’un des plus beaux au monde, dans lequel je me sens bien.

    Etes-vous lié à l’Algérie par le monde des affaires ?

    Non. Je n’y ai jamais eu d’activité industrielle ou économique. Pour moi, l’Algérie, c’est les amis et la famille. J’ai fait toutefois une seule exception à titre amical, j’ai accompagné Ali Haddad à Djibouti en vue de construire un pipe, de Djibouti à Addis-Abeba, Ali Haddad n’était pas en mesure de réaliser ce projet car son usine de pipes n’était pas en capacité de production. Il s’agissait d’aider une connaissance algérienne à intervenir sur un marché prometteur africain, mais je n’ai jamais fait d’affaires en Algérie.

    Certains journalistes ont affirmé que vous aviez un passeport diplomatique ?

    Pour quoi faire ? Ce sont des ragots de mercenaires de la plume. Des nains de la vérité. Les mêmes ont affirmé que j’avais été expulsé, ou « exfiltré vers la Russie»…

    Donc aucun lien avec un réseau du pouvoir algérien ?

    Non, bien sûr que non. Quel réseau ? Parlons plutôt de cases. Il fallait être dans l’une ou l’autre. Mais moi je venais ici pour me reposer et réfléchir. Pas pour intriguer. Le système de Bouteflika n’était pas tissé en réseau mais plutôt bâti en forteresse. Pour moi un monde étranger en raison de son lien énorme avec le gouvernement de Hollande et de Valls. Ces deux-là, en sous-main, faisaient la pluie et le beau temps en Algérie. C’est dire que je n’étais pas toujours le bienvenu. Hollande et Valls — et leur porte flingues — voulaient m’éjecter, en France, du monde des affaires, celui du CAC 40, où je compte de nombreux amis qui m’écoutent souvent. Leur but étant de placer leurs pions et de déployer leurs intrigues.

    L’ancien pouvoir d’Alger s’est-il manifesté pour vous assister lors de votre séjour en prison à Londres ?

    Non. Pas un geste, même pas pour rassurer ma famille, donner un coup de fil. Rien de l’Algérie et rien de la France. Ces gens-là m’ont symboliquement déchu de ma nationalité. Alors qu’à Londres j’étais enchaîné vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pendant 18 jours, subissant un traitement défini par les droits de l’Homme comme «cruel et inhumain».

    Revenons à ce jour de janvier 2018 où vous êtes, à la demande de la France, arrêté à l’aéroport de Londres ? Vous étiez en fuite ?

    Pas du tout, jamais. J’ai quitté la Suisse, où je réside, pour rendre visite à mes enfants en Angleterre. Au passage du contrôle de police à Genève on m’a prévenu que la France avait émis un mandat contre moi, mais que la Suisse ne l’avait pas exécuté. Et on m’a laissé embarquer pour Londres… Où est la «fuite» là-dedans ?

    La justice française avance qu’ayant refusé de répondre à ses convocations, vous étiez donc «en fuite»

    C’est une sinistre blague, un colossal mensonge, ce qui est grave dans la bouche de magistrats. Vivant en Suisse, pour me convoquer, les juges parisiens devaient, trente jours avant le rendez-vous, m’envoyer une lettre recommandée à mon adresse, très bien connue d’eux. C’est ce que prévoit l’article 10 de la Convention franco-suisse d’entraide judiciaire, signée en 1996 ! Rien de tout cela n’a eu lieu. La machination est simple : on m’a tendu un piège judiciaire. Bizarrement, aujourd’hui, mon statut a évolué. On ne dit plus que je suis «en fuite», mais «réfugié». Etonnant !

    Ce mandat européen lancé contre vous, il est quand même étayé par des accusations, des faits ?

    Pas du tout. C’est un inventaire à la Prévert, un château de cartes. On y trouve un article de Médiapart, un autre de Pierre Péan, l’extrait d’un livre d’Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, elle, mise en examen, et deux «notes blanches» de la DGSE, un service secret français. Tout cela n’a aucune valeur juridique ? Pas grave, on me poursuit quand même. Et les Anglais, mis sous la pression de la France et celle d’un réseau politico-financier tricolore, vont faire semblant de croire au sérieux de la poursuite. Par la suite les magistrats du Parquet national financier (PNF) vont abreuver les Britanniques d’éléments qui indiquent massivement ma «culpabilité»… hélas pour eux, sans aucune preuve. Tout cela, alors que j’ai un casier judiciaire totalement vierge.

    Sur le plan chronologique, on vous accuse d’avoir participé au financement libyen de la campagne électorale de Sarkozy en 2007. Pourtant, à cette époque, vos amis comme Dominique de Villepin étaient opposés à Sarkozy ?

    Ça saute aux yeux, mais pas à ceux d’un juge du PNF. La logique et la cohérence est absente de leur démarche. On me met sur le dos un transfert de 500 000 dollars pour Claude Guéant, une histoire de villa dans laquelle je ne suis pas partie, des commissions sur une vente d’Airbus pourtant limpide… C’est ainsi. Mes juges sont des Saint-Jean bouche d’or. Ils finissent par croire à leur propre roman. J’en reviens à l’idée du traquenard judiciaire. Il fallait que je sois torturé.

    Très bien, mais pour quelle raison ?

    Simple. Ils voulaient me faire mentir, comme ils l’ont fait avec Takieddine. Il fallait, pour des raisons politiques, que j’accuse Sarkozy.

    Alors que je n’ai joué aucun rôle dans ce supposé financement. Mais bien sûr que je fréquente la Libye depuis 1986, en tant qu’ami de Bachir Saleh (ancien patron des services secrets libyens), et aussi comme directeur de l’agence de presse «euro-arabe, euro-africaine» où j’ai rencontré Yasser Arafat.

    Lors de précédents entretiens, vous n’avez pas hésité à dire que vous êtes aussi victime de racisme ?

    Absolument, je m’étais appelé François-Henri Durand, on ne m’aurait pas traité comme ça. Très souvent nu, pendant 18 jours, au bout d’une chaîne de 3 mètres et ne me libérer qu’une fois installé sur une table d’opération pour une intervention cardiaque… entravé en salle de soins intensifs, c’est humain ? Dans le même temps, toujours plein d’à-propos, le PNF faisait savoir aux Anglais qu’à Paris, on pouvait me traiter dans l’hôpital où Lady Diana est morte. Quel tact.

    Certains journalistes ont évoqué une coupure entre votre dossier et celui du financement supposé de la campagne de Sarkozy…

    Ils ont raison. Mais les juges qui traitent mon dossier sont aveugles à cette coupure. Si on me garde dans la nasse, c’est au regard de l’élection présidentielle de 2022. Emmanuel Macron a très peur d’une candidature de Sarkozy qui viendrait assurer sa défaite. Alors le soi-disant dossier libyen, dans lequel on m’a collé, est un fer que l’on garde au feu pour éliminer Sarkozy avant le match, où je suis censé être un accusateur !

    Votre extradition à Paris le jeudi 30 janvier ?

    C’est un kidnapping judiciaire. La force n’est pas à la loi. La force est à la force. Derrière cette démarche on trouve aussi un petit gang de pirates de l’économie qui entendent gagner de l’agent en faisant chanter des capitaines d’industrie. Certains étant mes amis, je gêne leur racket. Djouhri doit disparaître. Valls lui-même avec ses amis, comme Alain Bauer (spécialiste du renseignement français), qui se voyait président de la République, a souvent dit qu’il allait me faire mettre en prison… Il avait réussi à faire croire son arrivée à la tête de la France à l’ancien pouvoir algérien qui, soudain, s’est plié aux exigences de l’ancien pays colonial.

    Comment voyez-vous votre retour en Algérie?

    Heureux et le plus vite possible. J’ai un premier devoir, me rendre sur la tombe de ma sœur alors que l’on m’a empêché d’assister à ses funérailles. Je vais découvrir une Algérie différente. Tant mieux. Grâce à Dieu, l’élection de Abdelmadjid Tebboune est une très bonne nouvelle. Elle me va parfaitement. C’est un homme d’expérience qu’il faut laisser travailler. Et même soutenir. C’est un homme de paix, expérimenté. S’il parvient à réaliser 75 pour cent de son programme, ce sera magnifique. Mission accomplie. Je le soutiens et le soutiendrai. On m’a privé de liberté pendant deux ans, fait subir ce traitement cruel et inhumain, mais je vais repartir à l’attaque… A mille pour cent.

    N. B.-E.-M.

    Le Soir d’Algérie, 2 fév 2020

    Tags : France, Alexandre Djouhri, Nicolas Sarkozy, financement illicite, Libye, Kadhafi,

  • Le Maroc acculé par la stratégie algérienne de lutte contre le trafic de drogues (document confidentiel)

    Le Maroc tente de rejoindre l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) en vue de contrecarrer ce qu’il a appelé « nouvelle stratégie algérienne de dénigrer le Maroc, en tant que « Etat-narcotrafiquant qui inonde l’Algérie par le cannabis ».

    Dans une lettre envoyée au Ministère marocain des affaires étrangères, Azzeddine Farhane, directeur des Nations Unies et des Organisatios internationales fait part de « la campagne diplomatique lancée par ce Département le 8 janvier 2014 en vue de la promotion de la candidature du Professeur Toufiq Jallal à l’OICS, a permis de recueillir, à ce jour, 30 appuis confirmés par notre diplomatique des 54 Etats votants, membres actuels de l’ECOSOC ».

    Farhane ajoute que « l’impératif de la présence d’un expert marocain pour influer sur la rédaction et l’élaboration du rapport annuel de l’OICS, afin de mettre en valeur les efforts consentis par notre pays pour lutter contre la drogue, ainsi que la promotion des projets de développement alternatif dans les régions concernées par la culture du cannabis ».

    Source : Maroc Leaks, 2 fév 2020

    Tags : Algérie, Maroc, stupéfiants, drogue, cannabis, OICS, ONU, Organe International de Contrôle des Stupéfiants, haschich, Kif,

  • Algeria wants to improve monitoring of household appliance efficiency

    On 8th December, 2019, Algeria’s energy efficiency agency APRUE (Agence Nationale pour la Promotion et la Rationalisation de l’Utilisation de l’Energie) organized a seminar in Algiers on the efficiency of household appliances. Algerian household…

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    Tags : Algeria, energy, household appliance,

  • La renaissance des printemps arabes : le retour des mouvements de contestations dans le cadre de nouveaux conflits régionaux

    Le rapport annuel du Cairo Institute for Human Rights Studies (Institut du Caire pour les études sur les droits humains) analyse la nouvelle vague de mouvements contestataires dans le monde arabe, et le défi permanent que constituent les pratiques répressives qui font obstacle à l’avancée des droits humains.

    Malgré la répression et les frappes préventives contre les soulèvements et les forces démocratiques au cours des dernières années, le monde arabe vit à nouveau un moment d’espoir. Les valeurs des printemps arabes ont été invoquées par les mouvements de contestations aux quatre coins de la région, dans des pays comme l’Irak et le Liban, l’Algérie et le Soudan, où les Présidents Abdelaziz Bouteflika et Omar al-Bashir ont été renversés après un déferlement de manifestations populaires.

    Le neuvième Rapport annuel de l’institution du Caire pour les études sur les droits humains, “Evocations of the Arab Spring Amid Newly Drawn Armed Conflicts,” (« Évocations des printemps arabes au sein des nouveaux conflits armés ») analyse les implications et les perspectives de la nouvelle vague de printemps arabes en Algérie, au Soudan, au Liban et en Irak. Ce rapport évalue également les conflits armés en cours en Libye, au Yémen et en Syrie, ainsi que les efforts renouvelés des forces autoritaires en Égypte, en Arabie Saoudite et dans les Émirats Arabes Unis pour bloquer les efforts populaires de transformation sociale et de participation à la vie publique et politique. Paru le 2 janvier 2020, le rapport propose une brève analyse du statut des droits humains dans le monde arabe au cours de la période janvier 2018-janvier 2019.

    Le rapport annuel offre une lecture détaillée des types de violations des droits les plus flagrants dans les contextes locaux, régionaux et à l’international, et soutient que le renouveau des conflits est profondément et principalement lié aux interventions régionales et internationales. Les pouvoirs régionaux provoquent des crises et alimentent, directement ou indirectement, les conflits, comme on a pu le constater au Yémen ou en Libye. L’influence des pouvoirs internationaux est particulièrement frappante dans les Territoires occupés, où le soutien états-unien du gouvernement Trump a permis à Israël d’étendre son projet d’occupation coloniale, d’entraver le droit des Palestinien·nes à l’autodétermination, et de mettre en place des politiques de punition collective et un recours disproportionné à la force meurtrière contre les civil·es palestinien·nes.

    Le rapport passe ensuite à l’analyse des pratiques répressives et des graves violations de droits en Afrique du Nord. En Tunisie, aucune vraie réforme institutionnelle de l’appareil judiciaire et sécuritaire de l’État n’a été mise en place, malgré les avancées significatives en matière de droits des femmes, de droits individuels, et d’autres droits fondamentaux comme la liberté d’expression et d’association. Dans un contexte d’impunité globale, la torture et la violence continuent d’être utilisées dans les centres de détention, ainsi que le recours à la force meurtrière, en particulier en lien avec les opérations antiterroristes. Le président renouvelle régulièrement l’État d’Urgence.

    Au Maroc, les autorités gouvernementales continuent de réprimer les manifestations pacifiques – leur refusant le droit d’association et le droit à former des associations indépendantes, en particulier au Sahara Occidental. Les employé·es des médias sont harcelé·es, et l’appareil de sécurité de l’État a reçu l’ordre d’arrêter toute personne qui filmerait le personnel policier. Mi-2018, des rapports ont fait état de la torture et des violences subies par les prisonnier·es dans des centres de détention. Des activistes ont été condamné·es à des peines de prison disproportionnément dures dans un contexte de répression constante contre la société civile.

    « Le retour des manifestations populaires dans de nombreux pays arabes témoigne de la colère et de la frustration populaire généralisées et grandissantes, en particulier dans les régions historiquement marginalisées, là où l’État est incapable d’intervenir ou de répondre aux besoins des gens, ou encore face au gaspillage des ressources publiques et à la corruption endémique dans les institutions étatiques », affirme le Dr. Moataz El Fegiery, membre du bureau du CIHRS et auteur du rapport. « Les manifestations au Maroc, au Soudan, en Algérie, en Jordanie, en Irak, au Liban et en Palestine se sont d’abord centrées sur la dégradation des conditions de vie, mais exprimaient également le mécontentement face au manque de transparence du gouvernement et de l’administration politique. Les jeunes –le groupe le plus marginalisé et aliéné des institutions politiques de ces pays – ont été les plus actif·ves au sein de ces manifestations ».

    RITIMO, 30 jan 2020

    Lire l’article en anglais

    Tags : Printemps arabe, despotisme, dictature, manifestations, démocratie, droits de l’homme,

  • Avec la CAN de futsal, la FIFA encourage l’occupation du Sahara Occidental

    Cette semaine a commencé la Coupe d’Afrique des nations de futsal qui se déroule jusqu’au 7 février 2020. Sponsorisée par Total, cette CAN de futsal est organisée par le Maroc, vainqueur de la dernière édition.

    Loin d’être seulement une rencontre sportive, cet événement est un vrai message politique de la part du Maroc. En effet, la compétition se tient à Laâyoune, au Sahara occidental occupé. Depuis 1975, le Maroc revendique le territoire sahraoui et en occupe illégalement la plus grande partie.

    L’organisation de la CAN de futsal dans cette ville vise donc à illustrer et normaliser l’occupation marocaine, Laâyoune étant de plus revendiquée comme étant la capitale de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

    Cette situation a été contestée par l’Afrique du Sud et l’Algérie. Bien que non qualifiée pour la phase finale de la compétition, l’Algérie a exprimé son fort désaccord avec le lieu de celle-ci. Le Comité olympique algérien a dénoncé dans un communiqué le choix de Laâyoune, ville « ayant un statut de zone occupée, et ce, en violation des statuts de la CAF, de la FIFA, des principes de la Charte et des idéaux olympiques ainsi que de la charte de l’Union africaine », visant à « la normalisation de l’occupation du Sahara Occidental et à mettre la communauté africaine et internationale devant le fait accompli ».

    L’Afrique du Sud a, elle, renoncé à participer à la CAN en la boycottant, afin de respecter la position de son gouvernement et les résolutions de l’Union africaine sur le Sahara occidental. La nation australe a été remplacée par Maurice, qui, après avoir joué un match de la compétition, s’en est également retirée le 30 janvier.

    La FIFA a fait le choix d’ignorer délibérément la situation politique entre le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario, et de considérer Laâyoune comme faisant partie du Maroc, niant l’occupation illégale du Sahara Occidental. Si, comme le relève le journal algérien El Watan, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a préféré ne pas se rendre dans la ville occupée par crainte du scandale, il a par la suite affirmé dans un tweet en arabe que « Le tournoi Futsal CAN-2020 se déroulera du 28 janvier 2020 au 7 février 2020 dans la ville marocaine de Laâyoune ».

    La moralisation de la FIFA est décidément loin d’être achevée.

    Sabrina Chatouani

    Source: L’Avant-garde, 1 fév 2020

    Tags : Sahara Occidental, CAN, Futsal, FIFA, Maroc, Algérie, sport,

  • Maroc : L’AMCI, l’arme pour corrompre les pays africains

    L’AGENCE MAROCAINE DE COOPERATION INTERNATIONALE (AMCI)

    L’Agence Marocaine de Coopération Internationale constitue l’instrument principal du Ministère des Affaires Étrangères pour la mise en oeuvre de toutes les actions diplomatiques visant le renforcement des relations avec les pays d’Afrique et depuis ces dernières années des Caraïbes.

    L’Agence est placée sous l’autorité du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération . Elle met en place et exécute toutes les décisions qui lui sont notifiées par autorité ministérielle.

    Les actions de l’Agence se doivent de refléter la stratégie diplomatique et les priorités arrêtées par Monsieur le Ministre.

    A cet effet il serait souhaitable que Monsieur le Ministre puisse disposer de l’état des lieux de toutes les actions en cours ou en projet de l’Agence et du tableau détaillé des quotas de bourses par pays bénéficiaire pour permettre élaboration d’un plan d’action prenant en considération les priorités diplomatiques fixées par Monsieur le Ministre.

    Haute considération

    Tagma

    Source : Boîte mail de Ouali Tagma, directeur du Département Afrique au ministère des affaires étrangères (actuellement ambassadeur du Maroc à Abuja)

    Source : Maroc Leaks, 1 fév 2020

    Tags : Maroc, Afrique, Agence Marocaine de Cooperation Internationale, AMCI,

  • Le Rôle de l’Algérie au Sahel, selon une note confidentielle de la diplomatie marocaine

    L’Algérie s’appuie souvent sur les structures de l’Union africaine pour faire passer sa pensée à l’égard des questions africaines notamment celles relatives à la paix et à la sécurité. Elle alimente une vision hégémonique dans la région par la création de groupements et coalisions, visant à empêcher le Maroc de jouer son rôle au service de la Sécurité et du Développement au Sahel.

    A cet effet, l’Algérie fait partie du Comité d’Etat-Major Opérationnel Conjoint. Il s’agit d’une structure militaire d’état-major créée le 21 avril 2010. Elle est basée à Tamanrasset et regroupe des forces armées de plusieurs pays du Sahel sous l’égide de l’Algérie pour « mener des opérations de localisation et de destruction des groupes terroristes ». S’y sont associés le Mali, le Niger et la Mauritanie. Ce Comité reste une Coquille vide, du fait que les pays du Sahel sont dépourvus d’une forte armée, d’autant plus que la constitution algérienne interdit l’Armée d’intervenir en dehors du territoire du pays.

    Alger abrite également le siège de l’Unité de fusion et de liaison. Créée le 6 avril 2010, cette structure coordonne l’action de lutte contre le terrorisme et mène une propagande contre ses méfaits. La création de l’UFL est une application des recommandations des ministres des Affaires étrangères en mars 2010 des sept pays concernés par la question terroriste dans le Sahel. Il s’agit de l’Algérie, de la Mauritanie, du Niger, du Burkina Faso, de la Libye, du Mali et du Tchad. Cette unité a pour mission de collecter, de traiter et de diffuser des renseignements sur l’activité terroriste. Le Nigeria a adhéré à l’instance en novembre 2011.

    L’Algérie est membre du Processus de Nouakchott, qui a été initié par la Commission de l’Union africaine en 17 mars 2013 et a pour objectif de renforcer l’échange d’information, la sécurité aux frontières ainsi que le renforcement des capacités des services de sécurité et de renseignement dans la région sahélo-saharienne.  Onze pays sont partie prenante de ce Processus: l’Algérie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, et le Tchad.

    L’Algérie entretient de bonnes relations avec les pays du Sahel. Elle a tenu le 18 mars avec le Tchad la 3ème commission mixte et a conclu avec ce pays sept accords de coopération.

    Quant à ses relations avec le Mali, l’Algérie ne cesse de se chercher des moyens pour écarter le Maroc de la médiation dans la crise malienne. De ce fait, elle soutient Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, qui annoncé d’Alger la création de la Coalition du Peuple pour l’Azawad (CPA). Cette personnalité ….

    Sur le Plan religieux, l’Algérie cherche à concurrencer le Maroc en instrumentalisant certaines personnalités religieuses algériennes, notamment adoptant la Tijania, à savoir M. Khalaoui Cheikh Mousa, qui a récemment effectué une visite à Darfour, oû il a été accueilli à bras ouvert par les autorités religieuses soudanaises. Il se veut une coopération bilatérale avec les pays du Sahel

    Source : note confidentielle de la diplomatie marocaine

    Tags : Maroc, Algérie, Sahel, Mali, Tchad, Niger, Mauritanie,

  • La RCA vue par le Général Soriano, ancien commandant de la force française en Centrafrique

    Source : document confidentiel de la diplomatie marocaine

    Objet : Echange avec le Général Francisco Soriano, ancien commandant de la force française en Centrafrique.

    J’ai l’honneur de porter à votre connaissance qu’en marge d’un dïner organisé le 16 courant à la Présidence de la République, à l’occasion de la Fête Nationale Gabonaise, j’ai eu un échange avec le Général Francisco Soriano, Commandant des Forces Françaises au Gabon.

    Mon interlocuteur m’a confié que la violence a toujours été un trait dominant en République Centrafricaine. Depuis pratiquement son indépendance, le pays vit dans l’instabilité.

    Tous les Chefs d’Etats qui se sont succédé ont délaissé l’intérieur du pays pour se concentrer sur la capitale Bangui. Paradoxalement, M. Jean-Bedel Bokassa est le seul à voir entrepris quelques actions au bénéfice du pays, malgré le caractère mégalomane du personnage.

    Selon le Général français, la crise actuelle en RCA n’est pas d’essence religieuse. Les ex-Séléka avaient dans leurs rangs environ 20 % de chrétiens.

    L’Imam de la Mosquée de Bangui s’est distingué par ses prises de position contre les Séléka. Au sein des anti-Balaka, une minorité de musulmans y officie.

    Ce qui accrédite l’idée d’une crise d’ordre confessionnel tient largement au fait que les ex-Séléka s’étaient livrés à des exactions contre les chrétiens, sans épargner pour autant quelques musulmans.

    D’après le Général, le pays est victime d’une mauvaise gouvernance politique et économique. Il aurait dû tirer profit des immenses richesses (diamant, pétrole…) que son territoire recèle pour améliorer le sort de ses populations qui ne dépassent les 5 millions d’habitants.

    La transformation de la MISCA en MINUSCA, sous l’égide des Nations Unies, à partir du 15 septembre 2014, pourrait être le prélude à une sortie de crise. Toutefois, des difficultés persistent pour atteindre les 12000 casques bleus, taille jugée critique pour sécuriser le pays.

    A cet égard, je vous signale que M. Hervé Ladsous, chef des Opérations de maintien de la paix des Nations Unies a déclaré, ce matin sur RFI que le Maroc, le Pakistan et le Bangladesh sont disposés à la MINUSCA.

    Très haute considération

    L’ambassadeur Ali Bojji

    Tags : République Centrafricaine, Général Soriano, Séléka, Balaka, musulmans, chrétiens,