{"id":84428,"date":"2022-11-02T09:27:48","date_gmt":"2022-11-02T08:27:48","guid":{"rendered":"https:\/\/moroccomail.fr\/?p=84428"},"modified":"2022-11-02T09:27:48","modified_gmt":"2022-11-02T08:27:48","slug":"quand-wikileaks-denoncait-la-pedophilie-au-maroc","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/2022\/11\/02\/quand-wikileaks-denoncait-la-pedophilie-au-maroc\/","title":{"rendered":"Quand Wikileaks d\u00e9non\u00e7ait la p\u00e9dophilie au Maroc"},"content":{"rendered":"\n<p>Tourisme sexuel, p\u00e9docriminalit\u00e9, Marrakech, <\/p>\n\n\n\n<p>Source : <a href=\"https:\/\/wikileaks.org\/plusd\/cables\/10CASABLANCA20_a.html\">Wikileaks<\/a>, 16 f\u00e9vrier 2010<\/p>\n\n\n\n<p>La situation de la TIP au Maroc. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; 25\/A. Les sources d&#8217;information sur la traite des personnes (TIP) comprennent le minist\u00e8re marocain de la Justice (MOJ) ; le minist\u00e8re de l&#8217;Int\u00e9rieur (MOI), en particulier la Direction des fronti\u00e8res et de la migration ; le minist\u00e8re du D\u00e9veloppement social, de la Famille et de la Solidarit\u00e9 (MOSD) ; le minist\u00e8re de l&#8217;Emploi et de la Formation professionnelle (MOEPT), et le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res et de la Coop\u00e9ration (MFA). En outre, des organisations internationales telles que l&#8217;OIM, le HCR, le PNUD, l&#8217;UNIFEM et l&#8217;UNICEF ont fourni des informations. Les ONG internationales telles que Caritas, M\u00e9decins sans Fronti\u00e8res (MSF) et les \u00e9glises chr\u00e9tiennes qui apportent une aide directe \u00e0 la communaut\u00e9 des migrants sont bien plac\u00e9es pour donner un aper\u00e7u de leur situation. Les ONG nationales, en particulier celles qui se concentrent sur les femmes et les enfants, comme Bayti, INSAF, Solidarit\u00e9 F\u00e9minine, la Fondation Occidental Oriental, l&#8217;Association marocaine des droits de la femme, la Ligue d\u00e9mocratique pour la d\u00e9fense des droits de la femme, l&#8217;organisation anti-p\u00e9dophilie Hands Off My Child, et d&#8217;autres ont \u00e9t\u00e9 en mesure de fournir une image de la situation des femmes et des enfants exploit\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; En f\u00e9vrier 2010, le GOM a valid\u00e9 une \u00e9tude de l&#8217;OIM d\u00e9taillant la traite au Maroc. Le rapport fournit une image compl\u00e8te des types de traite au Maroc mais se concentre exclusivement sur les victimes de la traite \u00e0 travers les fronti\u00e8res internationales, principalement les Marocains victimes de la traite \u00e0 des fins d&#8217;exploitation sexuelle ou de travail forc\u00e9 vers l&#8217;Europe et le Moyen-Orient et les Subsahariens victimes de la traite \u00e0 travers le Maroc vers l&#8217;Europe. Le rapport intitul\u00e9 &#8220;Trafic transnational de personnes : Situation et analyse de la r\u00e9ponse marocaine&#8221; devrait \u00eatre rendu public en f\u00e9vrier ou mars 2010 et comprend une liste de recommandations l\u00e9gislatives et politiques pour le GOM afin d&#8217;am\u00e9liorer sa r\u00e9ponse \u00e0 la traite des personnes. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Le rapport de l&#8217;OIM n&#8217;a pas abord\u00e9 la question de la traite interne ou du travail des enfants, en particulier le probl\u00e8me r\u00e9pandu des &#8220;petites bonnes&#8221; (c&#8217;est-\u00e0-dire des jeunes filles rurales amen\u00e9es dans les zones urbaines pour travailler comme domestiques). Les fonctionnaires du GOM et de l&#8217;ONU ont indiqu\u00e9 que l&#8217;UNICEF et l&#8217;UNIFEM, avec la coop\u00e9ration du GOM, pr\u00e9voient d&#8217;entreprendre une deuxi\u00e8me \u00e9tude qui traitera du trafic interne ; cette \u00e9tude devrait commencer cette ann\u00e9e. &#8212; <\/p>\n\n\n\n<p>25\/B. Le Maroc est un pays d&#8217;origine, de transit et pour les hommes, les femmes et les enfants soumis \u00e0 des conditions d&#8217;exploitation sexuelle commerciale et de travail forc\u00e9. Le trafic domestique concerne g\u00e9n\u00e9ralement de jeunes enfants ruraux recrut\u00e9s pour travailler comme enfants domestiques ou ouvriers dans les centres urbains. Le Maroc est \u00e9galement un pays de transit et de destination pour les hommes, les femmes et les enfants victimes de la traite internationale, principalement en provenance d&#8217;Afrique sub-saharienne et d&#8217;Asie. C&#8217;est un pays d&#8217;origine pour les hommes, les femmes et les enfants victimes de la traite vers les pays europ\u00e9ens et le Moyen-Orient. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Les gar\u00e7ons et les filles marocains risquent d&#8217;\u00eatre victimes de la traite interne \u00e0 des fins de travail. Les jeunes filles sont amen\u00e9es \u00e0 quitter la campagne pour travailler comme domestiques dans les grandes villes. Ces jeunes filles \u00e9taient particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables aux abus. Elles re\u00e7oivent un salaire minimal, qui est souvent envoy\u00e9 directement \u00e0 leurs parents ; elles ne vont pas \u00e0 l&#8217;\u00e9cole et sont expos\u00e9es aux abus physiques et sexuels de leurs employeurs. Si le ph\u00e9nom\u00e8ne est si r\u00e9pandu, c&#8217;est en partie en raison de la mentalit\u00e9 omnipr\u00e9sente des citadins qui consid\u00e8rent qu&#8217;avoir une jeune fille comme une forme de charit\u00e9. Ces employeurs pensent qu&#8217;ils aident financi\u00e8rement une famille rurale, qu&#8217;ils fournissent un logement aux jeunes filles et qu&#8217;ils leur donnent une formation professionnelle. Les gar\u00e7ons sont mis en apprentissage dans le secteur artisanal, dans le domaine de la construction ou dans des ateliers de m\u00e9canique o\u00f9 ils travaillent \u00e0 transporter des fournitures et \u00e0 effectuer des t\u00e2ches subalternes. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; On ne dispose pas d&#8217;informations actualis\u00e9es et pr\u00e9cises sur le nombre d&#8217;enfants victimes de la traite \u00e0 des fins de travail. Une \u00e9tude de 2003 de l&#8217;UNICEF intitul\u00e9e &#8220;Comprendre le travail des enfants&#8221; (UCW) estime que 600 000 enfants \u00e2g\u00e9s de 7 \u00e0 14 ans travaillent. Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 2001 par Save the Children a estim\u00e9 qu&#8217;\u00e0 cette \u00e9poque, entre 66 000 et 88 000 enfants \u00e9taient employ\u00e9s comme enfants domestiques. Cela repr\u00e9sentait 2,3 % \u00e0 3 % de la population totale des enfants \u00e2g\u00e9s de 7 \u00e0 15 ans (2,87 millions au total). <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; L&#8217;emploi de ressortissants non marocains comme travailleurs domestiques est tr\u00e8s rare, bien qu&#8217;il existe une petite communaut\u00e9 de Philippins et d&#8217;autres nationalit\u00e9s d&#8217;Asie travaillant au Maroc. Le rapport TIP de l&#8217;OIM a trouv\u00e9 quatre cas de femmes philippines recrut\u00e9es dans leur pays pour \u00eatre employ\u00e9es comme domestiques et qui sont ensuite devenues des victimes de la traite au Maroc. \u00c0 leur arriv\u00e9e, les femmes ont \u00e9t\u00e9 contraintes de travailler de longues heures, ont re\u00e7u des salaires faibles ou nuls, ont d\u00fb rembourser le prix de leur voyage et les frais d&#8217;embauche, se sont vu confisquer leurs documents de voyage, ont vu leur libert\u00e9 de mouvement limit\u00e9e et ont \u00e9t\u00e9 menac\u00e9es d&#8217;arrestation par la police si elles tentaient de partir. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Le ph\u00e9nom\u00e8ne de la traite des enfants vers l&#8217;Europe, souvent avec l&#8217;aide et l&#8217;encouragement de leurs familles, a continu\u00e9 \u00e0 \u00eatre un probl\u00e8me. Les familles envoient g\u00e9n\u00e9ralement ces mineurs non accompagn\u00e9s en esp\u00e9rant qu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 18 ans, ils seront en mesure de normaliser leur situation et de travailler pour soutenir leur famille au Maroc. En 2007, le GOM et l&#8217;Espagne ont sign\u00e9 un accord pour faciliter le rapatriement de plus de 6 000 mineurs vivant en Espagne. \u00c0 ce jour, ces rapatriements n&#8217;ont pas eu lieu et les responsables du MOI ont indiqu\u00e9 que des mineurs, bien qu&#8217;en faible nombre, continuaient \u00e0 se trouver parmi les migrants clandestins. En septembre 2009, les m\u00e9dias marocains et espagnols ont rapport\u00e9 l&#8217;interception de six mineurs \u00e0 bord d&#8217;un navire de contrebande le long de la c\u00f4te de Tarifa, en Espagne. Les enfants \u00e9taient \u00e2g\u00e9s de 10 \u00e0 16 ans. L&#8217;Espagne, par le biais de son agence d&#8217;aide internationale, et l&#8217;Italie, par le biais de programmes financ\u00e9s par l&#8217;OIM, ont aid\u00e9 en 2009 au d\u00e9veloppement communautaire des zones qui sont une source pour les mineurs non accompagn\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Les femmes subsahariennes, qui ont souvent commenc\u00e9 leur voyage en tant que migrants volontaires, ont \u00e9t\u00e9 contraintes de se prostituer pour rembourser leurs dettes \u00e0 leur arriv\u00e9e au Maroc ou alors qu&#8217;elles \u00e9taient encore en route vers l&#8217;Europe. Le rapport TIP de l&#8217;OIM, les ONG et les organisations caritatives chr\u00e9tiennes qui travaillent avec ces femmes ont indiqu\u00e9 que des bandes criminelles de Nig\u00e9rians sont responsables de la gestion de ces r\u00e9seaux de trafic vers l&#8217;Europe et g\u00e8rent fr\u00e9quemment des maisons closes au Maroc pour exploiter les femmes pendant le transit. Selon un rapport publi\u00e9 par MSF en 2007 et confirm\u00e9 par des ONG qui travaillent avec les migrants, ces bandes criminelles nig\u00e9rianes sont bien organis\u00e9es et maintiennent en captivit\u00e9 des femmes subsahariennes dans des maisons \u00e0 Casablanca, Rabat et Nador \u00e0 des fins de prostitution. Les femmes subiraient des traitements terribles, notamment des coups, des tortures et des violences sexuelles. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; En outre, des Marocaines ont \u00e9t\u00e9 victimes de la traite des \u00eatres humains vers la Syrie, l&#8217;Arabie saoudite, le Bahre\u00efn, les \u00c9mirats arabes unis et d&#8217;autres pays arabes du Golfe, avec la promesse de salaires \u00e9lev\u00e9s pour travailler dans des h\u00f4tels, des restaurants ou comme employ\u00e9es de maison, et ont \u00e9t\u00e9 contraintes \u00e0 leur arriv\u00e9e de travailler dans des bars et des maisons closes. Selon les m\u00e9dias, en janvier 2010, un tribunal p\u00e9nal d&#8217;Abu Dhabi, aux \u00c9mirats arabes unis, a condamn\u00e9 sept hommes \u00e0 la prison \u00e0 vie et six autres, dont une Marocaine, \u00e0 des peines de dix ans pour leur r\u00f4le dans un r\u00e9seau de trafic d&#8217;\u00eatres humains. Les 18 victimes \u00e9taient toutes des femmes marocaines amen\u00e9es dans le Golfe par l&#8217;interm\u00e9diaire d&#8217;un recruteur marocain et \u00e0 qui on avait promis des salaires \u00e9lev\u00e9s pour travailler dans des h\u00f4tels. \u00c0 leur arriv\u00e9e, elles ont \u00e9t\u00e9 contraintes de se prostituer, enferm\u00e9es dans des appartements, menac\u00e9es et battues. Le quotidien marocain Al Misaa (Le Soir) a rapport\u00e9 en janvier 2010 que 500 femmes marocaines, titulaires d&#8217;une licence d'&#8221;artiste et de danseuse&#8221; mais travaillant comme prostitu\u00e9es dans des h\u00f4tels haut de gamme, ont \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9es de Bahre\u00efn durant l&#8217;\u00e9t\u00e9 2009. Les responsables du GOM reconnaissent le probl\u00e8me de la traite des \u00eatres humains au Bahre\u00efn, mais sont sceptiques quant \u00e0 la source d&#8217;Al Misaa et expriment des doutes quant au nombre \u00e9lev\u00e9 de femmes expuls\u00e9es. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; La Fondation Hassan II pour les Marocains r\u00e9sidant \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger (MRE) a publi\u00e9 un rapport en 2007, dans lequel il est indiqu\u00e9 que l&#8217;emploi des MRE dans le Golfe est constitu\u00e9 en grande partie de femmes (70 %) et que, dans la plupart des cas, le travail effectu\u00e9 une fois dans le pays ne correspond pas exactement \u00e0 leur contrat. Le rapport soulignait \u00e9galement que de nombreuses femmes, en particulier celles employ\u00e9es dans le cadre de &#8220;contrats d&#8217;artistes&#8221;, se livraient \u00e0 la prostitution. Selon les statistiques du minist\u00e8re marocain de l&#8217;Emploi et de la Formation professionnelle (MEFP), entre 2000 et 2006, 2 046 Marocains sous contrat &#8220;art et musique&#8221; ont \u00e9t\u00e9 employ\u00e9s dans les pays du Conseil de coop\u00e9ration du Golfe (CCG). Ce nombre comprenait 1 519 \u00e0 Bahre\u00efn, 387 \u00e0 Oman et 125 dans les \u00c9mirats arabes unis. Le rapport a \u00e9galement not\u00e9 que si tous les contrats ne sont pas frauduleux, les MRE sont \u00e9galement employ\u00e9s dans d&#8217;autres domaines et ensuite victimes de la traite \u00e0 des fins de prostitution. Le rapport indique \u00e9galement que pour la m\u00eame p\u00e9riode, le MOEPT a signal\u00e9 que 1 759 Marocains \u00e9taient employ\u00e9s dans la gestion h\u00f4teli\u00e8re, 888 comme coiffeurs, 414 comme domestiques, 447 comme esth\u00e9ticiennes, 364 comme tailleurs, et dans de nombreuses autres professions. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Ni le gouvernement marocain ni les ONG n&#8217;ont pu fournir de statistiques pr\u00e9cises sur le nombre d&#8217;enfants et\/ou de femmes victimes de la traite \u00e0 des fins d&#8217;exploitation sexuelle, bien que toutes les parties aient reconnu l&#8217;existence du probl\u00e8me. Une \u00e9tude sur la prostitution au Maroc r\u00e9alis\u00e9e en 2008 par l&#8217;ONG Organisation panafricaine de lutte contre le sida (OPALS) a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les enfants de moins de 15 ans \u00e9taient exploit\u00e9s principalement dans les r\u00e9gions et villes suivantes : Azrou (Ain Louh), Beni Mellal et la r\u00e9gion de Meknes (El Hajeb). L&#8217;ONG Touche Pas a Mon Enfant (TPME), qui travaille avec les victimes de p\u00e9dophilie et d&#8217;exploitation sexuelle des enfants, notamment \u00e0 Marrakech et Agadir, a publi\u00e9 un rapport annuel en 2009. Le rapport a enregistr\u00e9 306 cas d&#8217;abus sexuels en 2008 et a not\u00e9 que le nombre r\u00e9el de cas est inconnu. Le TPME a fait \u00e9tat d&#8217;une implication directe dans 166 cas, tandis que 140 autres ont \u00e9t\u00e9 glan\u00e9s dans des articles de presse. Ces cas d&#8217;abus sexuels comprennent un large \u00e9ventail de crimes, dont l&#8217;inceste, le viol de mineur et d&#8217;autres crimes qui ne sont pas consid\u00e9r\u00e9s comme des crimes de traite. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; TPME et d&#8217;autres ONG signalent que le tourisme sexuel est un probl\u00e8me, en particulier dans les destinations touristiques populaires telles que Tanger, Agadir et Marrakech. Les clients sont g\u00e9n\u00e9ralement originaires des pays du Golfe arabe et d&#8217;Europe. Les m\u00e9dias marocains ont rapport\u00e9 qu&#8217;en mai 2009, 16 ressortissants saoudiens et 2 Libyens ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s pour leur participation \u00e0 un r\u00e9seau de prostitution haut de gamme \u00e0 Casablanca. Selon la presse, les ressortissants \u00e9trangers, qui \u00e9taient accus\u00e9s d&#8217;exploiter un r\u00e9seau de trafic d&#8217;\u00eatres humains et de d\u00e9bauche de mineurs, ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s \u00e0 des peines de prison allant de six mois \u00e0 cinq ans et \u00e0 des amendes allant jusqu&#8217;\u00e0 20 000 dirhams (2 500 USD) en juin 2009. Le propri\u00e9taire marocain de l&#8217;appartement et les portiers ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s \u00e0 trois ans et demi de prison. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Le rapport TIP de l&#8217;OIM a not\u00e9 un nombre limit\u00e9 de cas pr\u00e9sum\u00e9s d&#8217;adultes marocains victimes de la traite vers l&#8217;Europe. Dans un cas pr\u00e9sum\u00e9, un groupe de jeunes de Beni Mellal et Khouribga a achet\u00e9 un contrat pour travailler l\u00e9galement en Espagne pour 5 000 euros. \u00c0 leur arriv\u00e9e, les jeunes ont d\u00e9couvert que la soci\u00e9t\u00e9 qui les employait \u00e9tait fictive et l&#8217;interm\u00e9diaire marocain leur a demand\u00e9 de commencer \u00e0 travailler comme trafiquants de drogue sous peine d&#8217;\u00eatre expuls\u00e9s. Dans un autre cas rapport\u00e9 par le journal Ash Sharq Alawsat en f\u00e9vrier 2009, un groupe de femmes marocaines a \u00e9t\u00e9 contraint de se prostituer dans l&#8217;enclave espagnole de Ceuta pour payer les dettes contract\u00e9es lors de leur passage en Europe. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Bien qu&#8217;il n&#8217;existe pas de statistiques pr\u00e9cises sur le nombre de victimes de la traite internationale au Maroc, la Direction des Fronti\u00e8res et de la Migration au sein du MOI a indiqu\u00e9 que le GOM a d\u00e9mantel\u00e9 130 r\u00e9seaux de trafic et de contrebande en 2009. L&#8217;OIM, avec la coop\u00e9ration du GOM, a rapatri\u00e9 volontairement 1 258 migrants ill\u00e9gaux en 2009. Le MOI a r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9jouer la tentative de migration ill\u00e9gale de 5 549 personnes, dont 2 672 Marocains et 2 877 non Marocains. La Marine royale marocaine a intercept\u00e9 131 migrants subsahariens sur des bateaux en bois qui tentaient des travers\u00e9es ill\u00e9gales en 2009. Ces chiffres sont nettement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. Le MOI a attribu\u00e9 cette diminution \u00e0 sa forte coop\u00e9ration avec le gouvernement espagnol et \u00e0 l&#8217;efficacit\u00e9 accrue du MOI dans la surveillance de ses fronti\u00e8res. Le HCR, l&#8217;OIM et les ONG qui travaillent avec la population migrante estiment qu&#8217;il y a entre dix et vingt mille migrants subsahariens au Maroc \u00e0 tout moment. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Ni le gouvernement marocain ni les ONG n&#8217;ont pu fournir de statistiques pr\u00e9cises sur le nombre d&#8217;enfants et\/ou de femmes victimes de la traite \u00e0 des fins d&#8217;exploitation sexuelle, bien que toutes les parties aient reconnu l&#8217;existence du probl\u00e8me. Une \u00e9tude sur la prostitution au Maroc r\u00e9alis\u00e9e en 2008 par l&#8217;ONG Organisation panafricaine de lutte contre le sida (OPALS) a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les enfants de moins de 15 ans \u00e9taient exploit\u00e9s principalement dans les r\u00e9gions et villes suivantes : Azrou (Ain Louh), Beni Mellal et la r\u00e9gion de Meknes (El Hajeb). L&#8217;ONG Touche Pas a Mon Enfant (TPME), qui travaille avec les victimes de p\u00e9dophilie et d&#8217;exploitation sexuelle des enfants, notamment \u00e0 Marrakech et Agadir, a publi\u00e9 un rapport annuel en 2009. Le rapport a enregistr\u00e9 306 cas d&#8217;abus sexuels en 2008 et a not\u00e9 que le nombre r\u00e9el de cas est inconnu. Le TPME a fait \u00e9tat d&#8217;une implication directe dans 166 cas, tandis que 140 autres ont \u00e9t\u00e9 glan\u00e9s dans des articles de presse. Ces cas d&#8217;abus sexuels comprennent un large \u00e9ventail de crimes, dont l&#8217;inceste, le viol de mineur et d&#8217;autres crimes qui ne sont pas consid\u00e9r\u00e9s comme des crimes de traite. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; TPME et d&#8217;autres ONG signalent que le tourisme sexuel est un probl\u00e8me, en particulier dans les destinations touristiques populaires telles que Tanger, Agadir et Marrakech. Les clients sont g\u00e9n\u00e9ralement originaires des pays du Golfe arabe et d&#8217;Europe. Les m\u00e9dias marocains ont rapport\u00e9 qu&#8217;en mai 2009, 16 ressortissants saoudiens et 2 Libyens ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s pour leur participation \u00e0 un r\u00e9seau de prostitution haut de gamme \u00e0 Casablanca. Selon la presse, les ressortissants \u00e9trangers, qui \u00e9taient accus\u00e9s d&#8217;exploiter un r\u00e9seau de trafic d&#8217;\u00eatres humains et de d\u00e9bauche de mineurs, ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s \u00e0 des peines de prison allant de six mois \u00e0 cinq ans et \u00e0 des amendes allant jusqu&#8217;\u00e0 20 000 dirhams (2 500 USD) en juin 2009. Le propri\u00e9taire marocain de l&#8217;appartement et les portiers ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s \u00e0 trois ans et demi de prison. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Le rapport TIP de l&#8217;OIM a not\u00e9 un nombre limit\u00e9 de cas pr\u00e9sum\u00e9s d&#8217;adultes marocains victimes de la traite vers l&#8217;Europe. Dans un cas pr\u00e9sum\u00e9, un groupe de jeunes de Beni Mellal et Khouribga a achet\u00e9 un contrat pour travailler l\u00e9galement en Espagne pour 5 000 euros. \u00c0 leur arriv\u00e9e, les jeunes ont d\u00e9couvert que la soci\u00e9t\u00e9 qui les employait \u00e9tait fictive et l&#8217;interm\u00e9diaire marocain leur a demand\u00e9 de commencer \u00e0 travailler comme trafiquants de drogue sous peine d&#8217;\u00eatre expuls\u00e9s. Dans un autre cas rapport\u00e9 par le journal Ash Sharq Alawsat en f\u00e9vrier 2009, un groupe de femmes marocaines a \u00e9t\u00e9 contraint de se prostituer dans l&#8217;enclave espagnole de Ceuta pour payer les dettes contract\u00e9es lors de leur passage en Europe. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Bien qu&#8217;il n&#8217;existe pas de statistiques pr\u00e9cises sur le nombre de victimes de la traite internationale au Maroc, la Direction des Fronti\u00e8res et de la Migration au sein du MOI a indiqu\u00e9 que le GOM a d\u00e9mantel\u00e9 130 r\u00e9seaux de trafic et de contrebande en 2009. L&#8217;OIM, avec la coop\u00e9ration du GOM, a rapatri\u00e9 volontairement 1 258 migrants ill\u00e9gaux en 2009. Le MOI a r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9jouer la tentative de migration ill\u00e9gale de 5 549 personnes, dont 2 672 Marocains et 2 877 non Marocains. La Marine royale marocaine a intercept\u00e9 131 migrants subsahariens sur des bateaux en bois qui tentaient des travers\u00e9es ill\u00e9gales en 2009. Ces chiffres sont nettement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. Le MOI a attribu\u00e9 cette diminution \u00e0 sa forte coop\u00e9ration avec le gouvernement espagnol et \u00e0 l&#8217;efficacit\u00e9 accrue du MOI dans la surveillance de ses fronti\u00e8res. Le HCR, l&#8217;OIM et les ONG qui travaillent avec la population migrante estiment qu&#8217;il y a entre dix et vingt mille migrants subsahariens au Maroc \u00e0 tout moment. <\/p>\n\n\n\n<p>TRAFIQUANTS <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; 25\/E : Les trafiquants d&#8217;enfants, connus sous le nom de &#8220;simsars&#8221; ou interm\u00e9diaires, se rendent g\u00e9n\u00e9ralement dans des villages \u00e9loign\u00e9s \u00e0 la recherche de familles d\u00e9munies afin de placer les enfants comme domestiques ou apprentis dans les zones urbaines. Les interm\u00e9diaires n\u00e9gocient, contre r\u00e9mun\u00e9ration, le salaire que la famille recevra pour le travail de l&#8217;enfant. Selon le rapport TIP de l&#8217;OIM, les gangs criminels nig\u00e9rians qui s&#8217;attaquent aux migrants subsahariens sont organis\u00e9s selon des lignes ethniques en &#8220;maisons&#8221; dont le chef est bas\u00e9 \u00e0 Oujda, m\u00eame s&#8217;il existe des filiales dans les grandes villes du Maroc. Ces gangs se disputent le contr\u00f4le du trafic de migrants subsahariens. Les gangs seraient impliqu\u00e9s dans diverses activit\u00e9s criminelles, notamment le trafic de drogue, le trafic d&#8217;\u00eatres humains et la prostitution. Il existe \u00e9galement des bandes criminelles marocaines ayant des liens internationaux qui sont impliqu\u00e9es dans le trafic de drogues et la contrebande ainsi que dans le trafic de personnes. Les trafiquants qui travaillent comme interm\u00e9diaires pour les r\u00e9seaux des pays du CCG se trouvent g\u00e9n\u00e9ralement dans les grandes villes du Maroc. Bien que certains travaillent dans des agences de voyage, la plupart des interm\u00e9diaires op\u00e8rent par r\u00e9f\u00e9rence et recherchent \u00e9galement des recrues dans les h\u00f4tels et les bo\u00eetes de nuit des villes. <\/p>\n\n\n\n<p>8. (SBU) PARAGRAPHE 26 A-B : Le GOM reconna\u00eet que la traite est un probl\u00e8me. Alors que le MOJ est d\u00e9sign\u00e9 comme le minist\u00e8re de coordination pour les questions de traite, le MOI est le principal minist\u00e8re charg\u00e9 de la pr\u00e9vention, de l&#8217;application de la loi et des questions de protection. Au sein du MOI, la Direction de la migration et de la s\u00e9curit\u00e9 des fronti\u00e8res s&#8217;occupe de l&#8217;immigration clandestine tandis que la prostitution et l&#8217;exploitation sexuelle rel\u00e8vent de la police. Trois autres minist\u00e8res sont principalement responsables des questions relatives au travail des enfants : Le minist\u00e8re de l&#8217;Emploi et de la Formation professionnelle est charg\u00e9 de faire appliquer le Code du travail ; le minist\u00e8re du D\u00e9veloppement social, de la Famille et de la Solidarit\u00e9 supervise le Plan d&#8217;action national pour l&#8217;enfance ; et le minist\u00e8re de l&#8217;\u00c9ducation nationale, plus pr\u00e9cis\u00e9ment son d\u00e9partement de l&#8217;\u00e9ducation non formelle, tente de fournir une \u00e9ducation corrective et une formation professionnelle aux enfants travailleurs. Les poursuites judiciaires \u00e0 l&#8217;encontre des personnes accus\u00e9es de trafic ou de violations des lois du travail rel\u00e8vent du minist\u00e8re de la Justice.<\/p>\n\n\n\n<p>9. &#8211;26\/C : Le gouvernement est limit\u00e9 dans sa capacit\u00e9 \u00e0 traiter les probl\u00e8mes de trafic dans certains domaines, principalement en fournissant des ressources suffisantes, humaines et autres, pour traiter le probl\u00e8me. Par exemple, le MEPT emploie 421 inspecteurs pour l&#8217;ensemble du pays, dont 45 sont d\u00e9sign\u00e9s comme points focaux pour le travail des enfants. Le nombre d&#8217;inspecteurs est insuffisant pour faire face \u00e0 l&#8217;ampleur du probl\u00e8me du travail des enfants. En outre, les inspecteurs n&#8217;ont pas l&#8217;autorit\u00e9 l\u00e9gale de contr\u00f4ler les maisons, ce qui les emp\u00eache de faire respecter la question du travail des enfants. Le Maroc est \u00e9galement tr\u00e8s limit\u00e9 dans les services sociaux qu&#8217;il peut offrir aux victimes et compte principalement sur les ONG et les organisations caritatives pour fournir des services. <\/p>\n\n\n\n<p>10. &#8212; La corruption et l&#8217;impunit\u00e9 restent des probl\u00e8mes et r\u00e9duisent l&#8217;efficacit\u00e9 de la police et le respect de l&#8217;\u00e9tat de droit. La petite corruption est tr\u00e8s r\u00e9pandue au sein de la police et de la gendarmerie, et une corruption plus large et syst\u00e9mique a sap\u00e9 \u00e0 la fois l&#8217;application de la loi et l&#8217;efficacit\u00e9 du syst\u00e8me judiciaire. Le minist\u00e8re de l&#8217;Int\u00e9rieur a multipli\u00e9 les enqu\u00eates sur les abus, les violations des droits de l&#8217;homme et la corruption. En cons\u00e9quence, en 2009, le gouvernement a indiqu\u00e9 qu&#8217;il avait poursuivi un total de 282 agents de s\u00e9curit\u00e9 pour divers crimes allant de &#8220;coups et blessures entra\u00eenant la mort&#8221; \u00e0 la petite corruption dans tout le Maroc et le Sahara occidental. Des poursuites ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9es contre environ 191 employ\u00e9s de la police judiciaire, de la gendarmerie royale, des forces auxiliaires, de la marine royale et des gardiens de prison pour corruption et abus d&#8217;influence ; la plupart des autres cas concernaient des abus physiques ou des mauvais traitements. Malgr\u00e9 ces enqu\u00eates et ces poursuites, de nombreuses autres enqu\u00eates n&#8217;ont que rarement d\u00e9bouch\u00e9 sur des mesures disciplinaires ou des proc\u00e9dures judiciaires, et de tr\u00e8s nombreux autres cas de corruption n&#8217;ont jamais fait l&#8217;objet d&#8217;une enqu\u00eate.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tourisme sexuel, p\u00e9docriminalit\u00e9, Marrakech, Source : Wikileaks, 16 f\u00e9vrier 2010 La situation de la TIP au Maroc. &#8212; 25\/A. Les sources d&#8217;information sur la traite&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2,36,1,9],"tags":[],"class_list":["post-84428","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-marocleaks","category-pedophilie","category-uncategorized","category-wikileaks"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84428","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=84428"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/84428\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=84428"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=84428"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=84428"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}