{"id":72037,"date":"2020-02-29T10:24:32","date_gmt":"2020-02-29T09:24:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.moroccomail.fr\/?p=26518"},"modified":"2020-02-29T10:24:32","modified_gmt":"2020-02-29T09:24:32","slug":"ben-barka-hassan-ii-et-les-autres","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/2020\/02\/29\/ben-barka-hassan-ii-et-les-autres\/","title":{"rendered":"Maroc r\u00e9v\u00e9lation : Ben Barka, Hassan II et les autres"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019avocat de la famille Ben Barka vient de publier un livre t\u00e9moignage pour dire ce qu\u2019il sait du c\u00e9l\u00e8bre Mehdi, mais aussi de Hassan II, De Gaulle, Castro, etc. Le r\u00e9sultat, dont TelQuel publie de larges extraits, vaut le d\u00e9tour.<\/p>\n<p><strong>\u201cS\u2019il vous pla\u00eet, laissez le prince gagner !\u201d<\/strong><\/p>\n<p>Ma premi\u00e8re rencontre avec le futur roi Hassan II aurait d\u00fb avoir lieu \u00e0 Ifrane, au cours de l\u2019\u00e9t\u00e9 1942 ou 1943. J\u2019avais 13 ou 14 ans. Je jouais au tennis avec un ami lorsqu\u2019un capitaine de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise se pr\u00e9sente \u00e0 la porte du court et m\u2019interpelle : \u201cAccepteriez-vous de jouer avec le prince ?\u201d. Je ne comprends pas sa question.<\/p>\n<p>&#8211; Avec quel prince ?<\/p>\n<p>&#8211; Le fils a\u00een\u00e9 de Sa Majest\u00e9<br>le Sultan, le prince Moulay Hassan.<\/p>\n<p>&#8211; Je joue assez mal et le prince ne sera sans doute gu\u00e8re int\u00e9ress\u00e9 par nos \u00e9changes de balles, lui r\u00e9ponds-je \u00e9tonn\u00e9.<\/p>\n<p>&#8211; Bien s\u00fbr que si, car le prince ne joue que depuis peu. Mais une condition s\u2019impose. Si vous acceptez de jouer avec lui, vous devez le laisser gagner.<\/p>\n<p>La condition \u00e9mise par l\u2019officier me dresse les cheveux sur la t\u00eate ! Tout mon temp\u00e9rament de \u201cSagittaire\u201d me porte exactement au contraire\u2026 Il m\u2019arrivera souvent de perdre au cours de ma vie, mais jamais dans aucun jeu, dans aucun sport, dans aucun proc\u00e8s, je ne l\u2019ai fait ou accept\u00e9 volontairement. Ma r\u00e9ponse fuse : \u201cPrince ou pas, il n\u2019en est pas question\u201d.<\/p>\n<p><strong>L\u2019accident-attentat contre la Volkswagen<\/strong><\/p>\n<p>Novembre 1962, Mehdi Ben Barka est victime d\u2019un \u201caccident\u201d, v\u00e9ritable attentat contre sa personne. Il a quitt\u00e9 Rabat pour Casablanca, accompagn\u00e9 d\u2019un futur d\u00e9put\u00e9, Mehdi Alaoui, dans une Volkswagen, conduite par un chauffeur membre du parti. Le v\u00e9hicule est suivi de pr\u00e8s par une Peugeot 403 des services de police charg\u00e9s de surveiller, depuis plusieurs jours, tous ses d\u00e9placements. A bord ont pris place des agents du CAB 1. Brusquement, dans une longue courbe surplombant un ravin non loin de Bouznika, la 403 acc\u00e9l\u00e8re, passe devant la Volkswagen et se rabat devant elle, commettant ainsi, d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment, ce qu\u2019on appelle une \u201cqueue-de-poisson\u201d. Pour \u00e9viter l\u2019accrochage et la chute dans le ravin, le chauffeur de la Volkswagen donne un coup de volant brutal \u00e0 gauche, renversant son v\u00e9hicule de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la route, dans le foss\u00e9. Le chauffeur et Mehdi Alaoui se sont \u00e9vanouis sous le choc. Ben Barka, \u00e9ject\u00e9 du v\u00e9hicule, non. Appelant de l\u2019aide, il est entendu par des ouvriers agricoles proches qui viennent aussit\u00f4t lui porter secours, ainsi qu\u2019\u00e0 ses compagnons. Les policiers sont descendus de la 403 et reviennent en arri\u00e8re. Constatant la pr\u00e9sence de t\u00e9moins, ils prennent imm\u00e9diatement le chemin inverse et disparaissent avec leur v\u00e9hicule ! Une voiture de passage transporte les victimes \u00e0 Rabat. Par le plus grand des hasards, elle est conduite par le procureur du roi pr\u00e8s la Cour Supr\u00eame ! Il est donc le premier inform\u00e9 de ce qui vient d\u2019arriver. Sur le coup, Ben Barka ne s\u2019est pas plaint. Mais, d\u00e8s son retour chez lui, une douleur \u00e0 la nuque le terrasse. Transport\u00e9 d\u2019urgence dans une clinique de la ville, la fracture d\u2019une vert\u00e8bre cervicale est diagnostiqu\u00e9e. Cet \u00e9tablissement est le plus r\u00e9put\u00e9 de Rabat, mais son directeur entretient des relations \u00e9troites avec le Palais\u2026 Le parti place donc des gardes devant la porte de la chambre de Ben Barka, qui se relayent jour et nuit. Inquiet des soins qui lui sont prodigu\u00e9s et des all\u00e9es et venues de \u201cparticuliers douteux\u201d, son fr\u00e8re d\u00e9cide de l\u2019emmener en Allemagne. Le 22 novembre, ils arrivent \u00e0 Cologne. Apr\u00e8s quinze jours de soins intensifs, Ben Barka est de retour, avec une \u201cminerve\u201d.<\/p>\n<p><strong>\u201cJamais il ne remettra les pieds au Maroc !\u201d<\/strong><\/p>\n<p>Le roi, selon certains, a tenu au palais royal, d\u00e8s le 25 mars 1965, un conseil restreint avec Oufkir, Dlimi, Moulay Hafid et Driss M\u2019Hammedi, le directeur g\u00e9n\u00e9ral du cabinet royal, pour \u00e9voquer le \u201ccas Ben Barka\u201d, peut-\u00eatre beaucoup plus nocif \u00e0 l\u2019\u00e9tranger que s\u2019il \u00e9tait au pays. Son retour au Maroc s\u2019imposait donc, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, de son plein gr\u00e9 &#8211; ce que le roi savait impossible &#8211; ou de force. En m\u00eame temps qu\u2019il re\u00e7oit les repr\u00e9sentants des partis en avril, Hassan II cherche donc \u00e0 prendre contact avec Mehdi Ben Barka. Esp\u00e8re-t-il ainsi diviser les dirigeants de l\u2019UNFP ou songe-t-il, r\u00e9ellement, \u00e0 lui confier une responsabilit\u00e9 importante dans la grave crise que vit le Maroc ? Ne va-t-il pas simplement tenter de l\u2019app\u00e2ter, de le pi\u00e9ger, pour le convaincre de rentrer de son plein gr\u00e9 servir le pays ? En fait, pour l\u2019arr\u00eater, voire le liquider, d\u00e8s son arriv\u00e9e ? Le roi n\u2019a-t-il pas averti le 13 avril : \u201cTous ceux-l\u00e0 doivent comprendre que le temps des complots et des troubles est r\u00e9volu\u2026 J\u2019attire leur attention que notre cl\u00e9mence n\u2019aura d\u2019\u00e9gal que notre fermet\u00e9\u201d ? Simone Lacouture raconte dans L\u2019Ev\u00e9nement, en octobre 1966 : \u201cIl y a deux ans lorsque je fus re\u00e7ue pour la derni\u00e8re fois par le roi, on parlait du retour de Ben Barka, \u00e0 la suite de la mesure royale d\u2019amnistie des condamn\u00e9s du complot de juillet. Lorsque je lui ai demand\u00e9 si cette \u00e9ventualit\u00e9 \u00e9tait envisageable, il bondit comme sous l\u2019effet d\u2019une insulte : \u2018Ben Barka ? Jamais, vous entendez ! Jamais il ne remettra les pieds au Maroc. Souvenez-vous de ce jour et de ce que je vous dis : jamais Ben Barka ne rentrera ici. Je vous en donne ma parole d\u2019honneur\u2019\u201d.<\/p>\n<p>Quand Castro dit non<\/p>\n<p>Avant le \u201cretour de force\u201d de Ben Barka au Maroc, Hassan II tente de lui couper ses \u201c\u00e9lans r\u00e9volutionnaires\u201d. Au moment m\u00eame o\u00f9, pour l\u2019inviter \u00e0 rentrer de son plein gr\u00e9, il envoie le prince Moulay Ali \u00e0 Francfort, il prie Fidel Castro de ne plus le recevoir \u00e0 Cuba\u2026au risque de voir abandonn\u00e9 par le Maroc l\u2019important contrat sign\u00e9 d\u00e9but 1965 pour l\u2019importation d\u2019environ 150 000 tonnes de sucre, chaque ann\u00e9e. Le coup est tr\u00e8s dur pour Cuba, qui risque alors de perdre un gros client : le Maroc. Mais c\u2019est mal conna\u00eetre le \u201clider maximo\u201d. Fidel Castro n\u2019accepte pas le marchandage hassanien : \u201cQue le Maroc cesse d\u2019acheter son sucre \u00e0 Cuba, s\u2019il le veut, mais pas de chantage \u00e0 l\u2019\u00e9gard de mon ami le pr\u00e9sident Ben Barka\u201d. En revanche, Fidel Castro avertit fin septembre le leader marocain de la requ\u00eate du gouvernement marocain \u00e0 son encontre. La \u201cd\u00e9marche\u201d de Hassan II est connue des services fran\u00e7ais. Je l\u2019ai retrouv\u00e9e dans le dossier du SDECE (contre-espionnage fran\u00e7ais). Un deuxi\u00e8me avertissement lui est donn\u00e9, indirectement, au cours de l\u2019\u00e9t\u00e9. Sa famille en r\u00e9sidence au Caire re\u00e7oit conseil de d\u00e9m\u00e9nager dans un quartier plus r\u00e9sidentiel, plus surveill\u00e9 par la police \u00e9gyptienne. Ce qu\u2019elle fait.<\/p>\n<p><strong>De Gaulle n\u2019a pas tenu promesse<\/strong><\/p>\n<p>Novembre 1965, quelques jours apr\u00e8s la disparition de Ben Barka, Hassan II re\u00e7oit, \u00e0 F\u00e8s, le colonel Albert Touya, \u00e9missaire fran\u00e7ais. Celui-ci lui remet le rapport arriv\u00e9 de Paris et l\u2019informe de la requ\u00eate de la France : le d\u00e9part de Mohamed Oufkir ! Le souverain, qui a re\u00e7u son ministre d\u00e8s son retour de Paris, le d\u00e9fend. Il re\u00e7oit finalement l\u2019ambassadeur de France vers 18h. Le roi montre d\u2019abord qu\u2019il est tr\u00e8s vex\u00e9 : \u201cL\u2019affaire est grave\u2026 Donnez-moi un d\u00e9lai de trois jours. Lorsqu\u2019on attaque un ministre, c\u2019est moi-m\u00eame que l\u2019on attaque. Comment peut-on supposer vrai tout ce que vous me racontez, alors que je devais aller \u00e0 Paris le 11 novembre, qu\u2019Aherdane en revient, que votre ministre Pisani allait venir ? Et, c\u2019est dans ces conditions qu\u2019Oufkir et Dlimi seraient all\u00e9s \u00e0 Paris pour faire le coup, comme l\u2019on dit ? Croit-on que moi-m\u00eame, j\u2019ai pu avoir particip\u00e9 en quelque mani\u00e8re \u00e0 toute cette affaire ? Mon \u00e9thique est l\u2019honneur, la tradition de ma famille\u2026 La raison d\u2019\u00c9tat doit l\u2019emporter\u2026 Qu\u2019y a-t-il en balance dans tout cela ? D\u2019un c\u00f4t\u00e9, une affaire de truands, de l\u2019autre les rapports entre la France et le Maroc\u2026 Tout ce que je demande, c\u2019est la v\u00e9rit\u00e9. Ce qu\u2019on insinue est impossible\u201d. En bref, Hassan II \u00e9carte toute id\u00e9e de se s\u00e9parer d\u2019Oufkir. De Gaulle a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9, d\u00e8s le matin, de la position intransigeante du roi. Il n\u2019en est que plus irrit\u00e9. Est-ce la raison du message en retour qu\u2019il a adress\u00e9 \u00e0 la m\u00e8re de Mehdi Ben Barka ? Je suis convoqu\u00e9 \u00e0 l\u2019ambassade de France en fin d\u2019apr\u00e8s-midi. Le conseiller juridique m\u2019apprend la r\u00e9ponse. Je lui demande de me remettre le texte. \u201cIl n\u2019en est pas question, me dit-il. Mais vous \u00eates autoris\u00e9 \u00e0 l\u2019apprendre par c\u0153ur !\u201d Apr\u00e8s discussion, j\u2019obtins le droit de le recopier, d\u2019en faire \u00e9tat \u00e0 ma seule cliente, mais de ne pas le communiquer \u00e0 des tiers ! \u201cVeuillez faire savoir \u00e0 la m\u00e8re de Mehdi Ben Barka que le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle a bien re\u00e7u la lettre qu\u2019elle lui a adress\u00e9e et qu\u2019il tient \u00e0 l\u2019assurer que la justice exercera son action avec la plus grande rigueur et la plus grande diligence\u201d.<\/p>\n<p>J\u2019en fais part sur-le-champ \u00e0 la m\u00e8re de Mehdi Ben Barka et \u00e0 Abderrahim Bouabid. L\u2019engagement solennel du chef de l\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais leur redonne courage. La France n\u2019est-elle pas le pays des droits de l\u2019homme, des libert\u00e9s, de la justice ? H\u00e9las, Fatouma Bouanane d\u00e9c\u00e8dera le 20 octobre 1970, quelques jours apr\u00e8s le G\u00e9n\u00e9ral, sans en savoir plus sur le sort de son fils.<\/p>\n<p><strong>Le show de Dlimi<\/strong><\/p>\n<p>Octobre 1967 : le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la S\u00fbret\u00e9 nationale marocaine, Ahmed Dlimi, se pr\u00e9sente au palais de justice et se constitue prisonnier ! Une v\u00e9ritable com\u00e9die polici\u00e8re, avec m\u00eame des barrages aux abords des a\u00e9rodromes, a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 son arriv\u00e9e\u2026alors qu\u2019il dormait tranquillement dans un bon lit parisien. Il a voyag\u00e9 dans la nuit du 17 au 18 sous le nom de \u201cM. Ben Mokhtar, commer\u00e7ant\u201d ! Depuis son d\u00e9barquement, la nouvelle a \u00e9t\u00e9 soigneusement cach\u00e9e par ses avocats. Supr\u00eame plaisanterie, l\u2019audience de la Cour du 19 octobre a commenc\u00e9 \u00e0 l\u2019heure pr\u00e9vue, sans qu\u2019aucune information ne soit donn\u00e9e sur \u201cl\u2019arriv\u00e9e de Dlimi\u201d. A 16 h, une grande agitation se produit aux grilles du palais. Les chuchotements augmentent dans la salle d\u2019audience\u2026 A 16 h 30, une 404 franchit les grilles. L\u2019homme qui en descend d\u00e9clare, au premier gendarme qui l\u2019interroge, qu\u2019il est bien Ahmed Dlimi. Pourquoi lui avoir laiss\u00e9 tant de temps depuis son passage \u00e0 Orly ? Sans doute pour lui permettre d\u2019organiser sa d\u00e9fense. On sait aujourd\u2019hui qu\u2019un arrangement a m\u00eame \u00e9t\u00e9 pass\u00e9 avec lui avant son d\u00e9part de Rabat ! Dlimi, en plein accord avec Hassan II, qui lui a donn\u00e9 l\u2019ordre formel de se taire, joue les innocents. Son avocat sollicite de la Cour sa mise en libert\u00e9 provisoire imm\u00e9diate ! Offusqu\u00e9s, nous d\u00e9cidons avec le repr\u00e9sentant de la partie civile de quitter l\u2019audience en signe de protestation&#8230; De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, \u00e0 Rabat, pour que la com\u00e9die soit compl\u00e8te, Hassan II condamne Dlimi \u00e0 120 jours d\u2019arr\u00eat de rigueur pour \u201cabandon de poste\u201d. Mais il d\u00e9cide, en m\u00eame temps, de le nommer lieutenant-colonel, une promotion !<\/p>\n<p><strong>Ils avaient le m\u00eame tailleur\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Hassan II raconte qu\u2019il \u00e9tait tr\u00e8s intime de Ben Barka dans sa jeunesse : \u201cC\u2019\u00e9tait un bon compagnon, un vieux copain\u2026\u201d Et d\u2019ajouter : \u201cC\u2019est \u00e0 Ben Barka que je dois de m\u2019habiller avec \u00e9l\u00e9gance\u2026 Plus tard nous avions le m\u00eame tailleur, M. Kamps. A l\u2019\u00e9poque le costume co\u00fbtait 150 000 anciens francs\u201d. Or, par le plus grand des hasards, j\u2019acquis ces derni\u00e8res ann\u00e9es un costume chez un commer\u00e7ant de l\u2019avenue F\u00e9lix Faure \u00e0 Paris, qui me dit \u00eatre un ancien ouvrier tailleur chez M. Kamps. Et il me raconta que \u201cle prince Moulay Hassan \u00e9tait venu un beau jour commander cent costumes\u201d. Pas Ben Barka !<\/p>\n<p><strong>Maurice Buttin. Une affaire, un homme<\/strong><\/p>\n<p>D\u2019origine marocaine, puisqu\u2019il est n\u00e9 \u00e0 Mekn\u00e8s en 1928, Maurice Buttin s\u2019est inscrit au barreau de Rabat d\u00e8s 1954. Onze ans plus tard, il fait son entr\u00e9e dans la grande histoire en acceptant, au nom de la m\u00e8re de Mehdi Ben Barka, de prendre l\u2019affaire en main. 45 longues ann\u00e9es de lutte acharn\u00e9e, entre Rabat (o\u00f9 il a longtemps \u00e9t\u00e9 interdit de s\u00e9jour) et Paris, n\u2019ont pas suffi \u00e0 faire \u00e9clater tous les verrous, toute la v\u00e9rit\u00e9. Buttin, bon pied bon \u0153il, n\u2019a toujours pas renonc\u00e9 et ne le fera sans doute jamais. C\u2019est l\u2019histoire de ce demi-si\u00e8cle d\u2019espoirs et de frustrations, m\u00eal\u00e9e \u00e0 la petite histoire de la gauche marocaine, qu\u2019il nous raconte dans son livre Hassan II, De Gaulle, Ben Barka : ce que je sais d\u2019eux, qui vient de para\u00eetre aux \u00e9ditions Karthala.<\/p>\n<p>Editing TelQuel No 446, 12 nov 2010<\/p>\n<p>Tags : Maroc, Makhzen, Mehdi Ben Barka, Oufkir, Hassan II, Mossad, SDECE,&nbsp;<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019avocat de la famille Ben Barka vient de publier un livre t\u00e9moignage pour dire ce qu\u2019il sait du c\u00e9l\u00e8bre Mehdi, mais aussi de Hassan II, De Gaulle, Castro, etc. Le r\u00e9sultat, dont TelQuel publie de larges extraits, vaut le d\u00e9tour. \u201cS\u2019il vous pla\u00eet, laissez le prince gagner !\u201d Ma premi\u00e8re rencontre avec le futur roi [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":18060,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[581,88,400,352,1097,1098],"class_list":["post-72037","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe","tag-hassan-ii","tag-makhzen","tag-mehdi-ben-barka","tag-mossad","tag-oufkir","tag-sdece"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72037","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=72037"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72037\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=72037"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=72037"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=72037"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}