{"id":71827,"date":"2020-02-13T11:05:49","date_gmt":"2020-02-13T10:05:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.moroccomail.fr\/?p=25750"},"modified":"2020-02-13T11:05:49","modified_gmt":"2020-02-13T10:05:49","slug":"principes-simples-de-cryptographie-expliques","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/2020\/02\/13\/principes-simples-de-cryptographie-expliques\/","title":{"rendered":"Principes simples de cryptographie expliqu\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align:justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-25757\" src=\"https:\/\/www.moroccomail.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/crypto8.png\" alt=\"\" width=\"599\" height=\"330\" \/>La plupart des responsables s\u00e9curit\u00e9 et des informaticiens consid\u00e8rent la cryptographie, ou \u00ab crypto \u00bb, comme une \u00ab boite noire \u00bb o\u00f9 l\u2019on ne souhaite pas forc\u00e9ment comprendre comment cela fonctionne, car cela fait appel \u00e0 des concepts math\u00e9matiques complexes et inaccessibles au commun des mortels. C\u2019est vrai, mais les principes de base sont tr\u00e8s simples \u00e0 comprendre. L\u2019objectif de cet article est de passer ces principes en revue, mais aussi de voir lequel il faut utiliser, dans quel cas, et avec quel degr\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9 r\u00e9elle.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">NOTA BENE : Pour \u00e9viter toute confusion, on appellera \u00ab crypt\u00e9 \u00bb tout \u00e9l\u00e9ment non \u00ab lisible \u00bb, et \u00ab d\u00e9crypter \u00bb les techniques qui permettent de le rendre lisible. Si on dispose de la clef on parlera de \u00ab d\u00e9chiffrer \u00bb au lieu de \u00ab d\u00e9crypter \u00bb. \u00ab D\u00e9crypter \u00bb c\u2019est donc rouler dans une voiture sans avoir la clef de contact, alors que \u00ab d\u00e9chiffrer \u00bb c\u2019est rouler dans une voiture o\u00f9 l\u2019on a la clef (ce qui ne veut pas forc\u00e9ment dire que l\u2019on est le propri\u00e9taire)\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><strong>Un peu d\u2019histoire\u2026<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Dans son histoire courte \u00ab The Gold bug \u00bb \u00e9dit\u00e9e en 1843, Edgar Allan Poe explique les rudiments du cassage de code secret, et imagine que l&#8217;esprit humain pourra casser n&#8217;importe quel code que l&#8217;ing\u00e9niosit\u00e9 humaine pourrait concevoir. Pendant le si\u00e8cle et demi suivant, la bagarre entre les fabricants de codes et les briseurs de code a connu des intrications et les complications qui auraient enchant\u00e9 Poe. Un code r\u00e9put\u00e9 incassable a bien \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 en 1918, bien que son invuln\u00e9rabilit\u00e9 n&#8217;ait pas \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9e avant les ann\u00e9es 1940. Le code dit \u00ab sym\u00e9trique \u00bb \u00e9tait plut\u00f4t impraticable parce qu&#8217;il exigeait de l&#8217;exp\u00e9diteur et du r\u00e9cepteur de convenir \u00e0 l&#8217;avance d\u2019une clef -un chiffre al\u00e9atoire secret-, avec dans certains cas une utilisation unique chaque fois qu\u2019un message secret a \u00e9t\u00e9 transmis. Des codes plus pratiques, avec des clefs courtes et r\u00e9utilisables, voire aucune clef secr\u00e8te du tout, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s dans les ann\u00e9es 70, mais \u00e0 ce jour ils demeurent dans un flou math\u00e9matique, sans qu\u2019aucune preuve de \u00ab cassabilit\u00e9 \u00bb ou d\u2019invuln\u00e9rabilit\u00e9 ne soit \u00e9tablie.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">L&#8217;art de la cryptographie a commenc\u00e9 il y a au moins 2.500 ans, avec les Egyptiens, Les Grecs puis les Romains, Jules C\u00e9sar et son fameux \u00ab code 3 \u00bb, et a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans l&#8217;histoire depuis. Un des messages cod\u00e9s ou \u00ab cryptogramme \u00bb le plus c\u00e9l\u00e8bre, la note de Zimmermann, a probablement pr\u00e9cipit\u00e9 l\u2019entr\u00e9e des \u00c9tats-Unis dans la 1\u00e8re Guerre Mondiale. Quand le cryptogramme a \u00e9t\u00e9 cass\u00e9 en 1917, les Am\u00e9ricains comprirent que l&#8217;Allemagne avait essay\u00e9 d&#8217;attirer le Mexique \u00e0 adh\u00e9rer \u00e0 son effort de guerre, en promettant des territoires Am\u00e9ricains au Mexique en cas de victoire.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Pratiquement simultan\u00e9ment, les Am\u00e9ricains Gilbert S. Vernam d&#8217;ATT Company et Joseph Mauborane des transmissions de l&#8217;arm\u00e9e Am\u00e9ricaine, ont d\u00e9velopp\u00e9 le premier code r\u00e9put\u00e9 incassable appel\u00e9 le chiffre de Vernam. Une particularit\u00e9 distinctive de ce code est son besoin de clef unique utilis\u00e9e pour crypter le message transmis, en n&#8217;\u00e9tant jamais r\u00e9utilis\u00e9e pour envoyer un autre message. (Le chiffre de Vernam est \u00e9galement connu comme le carnet \u00e0 feuilles jetable des espions, chaque feuille \u00e9tant utilis\u00e9e pour coder un message puis d\u00e9truite soigneusement, comme le magn\u00e9tophone dans \u00ab Mission Impossible \u00bb\u2026.) La d\u00e9couverte du chiffrement de Vernam n&#8217;a pas g\u00e9n\u00e9r\u00e9 beaucoup d&#8217;utilisations industrielles \u00e0 l\u2019\u00e9poque parce que l\u2019invuln\u00e9rabilit\u00e9 n\u2019a \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9e que beaucoup plus tard, et parce que ses conditions d\u2019utilisation \u00e9taient peu pratiques pour les particuliers et les entreprises, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019apparition de l\u2019ordinateur personnel en 1980.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><strong>Un exemple de crypto sym\u00e9trique : Le code de Che Guevara<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Quand en 1967 l&#8217;arm\u00e9e bolivienne a captur\u00e9 et a ex\u00e9cut\u00e9 le r\u00e9volutionnaire Che Guevara, elles ont trouv\u00e9 sur son corps un brouillon de message \u00e0 transmettre au Pr\u00e9sident cubain Fidel Castro. Le Che a employ\u00e9 le fameux chiffrement r\u00e9put\u00e9 incassable invent\u00e9 par Gilbert Vernam en 1918. Les lettres composant le message du Che (en Espagnol) sont traduites une premi\u00e8re fois en un nombre d\u00e9cimal \u00e0 deux chiffres par une r\u00e8gle fixe, \u00e0 savoir :<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-25755\" src=\"https:\/\/www.moroccomail.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/crypto1.png\" alt=\"\" width=\"191\" height=\"53\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Par lui-m\u00eame ce proc\u00e9d\u00e9 n&#8217;aurait assur\u00e9 pratiquement aucune protection. Les chiffres du message sont alors r\u00e9partis dans des blocs \u00e0 cinq chiffres. Ils deviennent la ligne sup\u00e9rieure de chaque groupe de trois lignes sur la feuille de brouillon. La ligne au milieu de chaque groupe est la clef, une combinaison de chiffres al\u00e9atoires connus seulement de Guevara et Castro :<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-25756\" src=\"https:\/\/www.moroccomail.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/crypto2.png\" alt=\"\" width=\"302\" height=\"287\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">On additionne alors le chiffre de la premi\u00e8re et deuxi\u00e8me ligne pour produire un cryptogramme, formant le r\u00e9sultat sur la troisi\u00e8me ligne, qui est la seule envoy\u00e9e par des moyens classiques interceptables comme le t\u00e9l\u00e9graphe ou la radio ondes courtes. En raison de l&#8217;addition des chiffres principaux avec ceux al\u00e9atoires, ce cryptogramme est lui-m\u00eame une chaine d\u00e9cimale al\u00e9atoire, ne diffusant aucune information sur le message original, except\u00e9 \u00e0 quelqu&#8217;un qui connait la clef. A l\u2019autre bout, le bureau du code de Castro soustrait les m\u00eames chiffres au message re\u00e7u reconstruisant alors dans l\u2019ordre les nombres de la rang\u00e9e sup\u00e9rieure, ce qui donne le message en clair. Beaucoup d&#8217;espions et de diplomates ont employ\u00e9 le chiffre de Vernam tout au long du 20\u00e8me si\u00e8cle. La clef, plut\u00f4t que d\u2019utiliser des chiffres d\u00e9cimaux, utilise maintenant des \u00e9l\u00e9ments binaires 0 et 1, et les additions et les soustractions \u00e9tant effectu\u00e9es en base 2 par la machine, plut\u00f4t qu\u2019en base 10 \u00e0 la main. N\u00e9anmoins, la clef doit encore \u00eatre disponible \u00e0 la fois o\u00f9 elle produit le code et \u00e0 l\u2019endroit du d\u00e9chiffrement, et donc elle doit \u00eatre parfaitement gard\u00e9e pendant toutes les phases de la livraison et de stockage pour l&#8217;emp\u00eacher de tomber dans les mains d&#8217;un adversaire.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">En raison de cette limitation les soldats et les diplomates ont continu\u00e9 \u00e0 utiliser des syst\u00e8mes plus faibles utilisant des clefs plus courtes ou r\u00e9utilis\u00e9es. En cons\u00e9quence, pendant la deuxi\u00e8me guerre mondiale, les alli\u00e9s ont pu lire la plupart des messages secrets transmis par les Allemands et les Japonais. Il n\u2019\u00e9tait nullement facile casser ces codes, mais c\u2019\u00e9tait une question de temps. Par exemple certaines lettres ont une fr\u00e9quence plus \u00e9lev\u00e9e dans une langue, le \u00ab e \u00bb ou le \u00ab s \u00bb que par exemple que le \u00ab q \u00bb ou le \u00ab x \u00bb\u2026 En comptant les occurrences d\u2019une s\u00e9rie on pouvait \u00e9ventuellement en d\u00e9duire des lettres, voire des syllabes utilis\u00e9es d\u2019avantage dans une langue, comme \u00ab et \u00bb ou \u00ab par \u00bb\u2026 Ce dispositif s\u2019appelle la cryptanalyse. Les am\u00e9ricains ont donc utilis\u00e9 des indiens Cherokee pour leurs messages \u00ab source \u00bb ce qui brouillait le message en clair pour les Japonais qui cherchaient des mots en Anglais&#8230; Mais en essayant toutes les combinaisons possibles avec 26 lettres et 10 chiffres, ont finira fatalement par casser le code. On appelle cette technique le \u00ab brute force \u00bb. La t\u00e2che formidable de casser des codes de plus en plus sophistiqu\u00e9s f\u00fbt donc l&#8217;un des facteurs qui ont stimul\u00e9 le d\u00e9veloppement des ordinateurs capables d\u2019ex\u00e9cuter des millions d\u2019op\u00e9rations donc de tentatives par seconde.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><strong>CRYPTO Asym\u00e9trique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Sous l\u2019impulsion de l\u2019arm\u00e9e Am\u00e9ricaine, l&#8217;int\u00e9r\u00eat universitaire pour la cryptologie s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9 au milieu des ann\u00e9es 70, quand Whitfield Diffie, Martin E. Hellman et Ralph C. Merkle, de l&#8217;Universit\u00e9 de Stanford, ont d\u00e9couvert le principe de la cryptographie \u00e0 clefs publiques (PKC).<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Un peu apr\u00e8s, en 1977, Ronald L. Rivest, Adi Shamir et Leonard M. Adleman, du MIT, ont con\u00e7u une application pratique : L\u2019infrastructure \u00e0 clefs publiques asym\u00e9triques ou PKI. Ces syst\u00e8mes diff\u00e8rent de tous les codes pr\u00e9c\u00e9dents, du fait que les parties souhaitant communiquer n&#8217;ont pas besoin de convenir d\u2019une clef secr\u00e8te \u00e0 l&#8217;avance. L&#8217;id\u00e9e de la PKI pour un utilisateur, que nous appellerons Alice, est de choisir al\u00e9atoirement une paire mutuellement inversible employ\u00e9e \u00e0 la fois pour le chiffrage et le d\u00e9chiffrage ; Elle publie alors les instructions pour effectuer le chiffrage (clef publique) mais pas le d\u00e9chiffrage (clef priv\u00e9e).<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Un autre utilisateur, appel\u00e9 Bob, peut alors utiliser l\u2019algorithme public d\u2019Alice pour pr\u00e9parer un message que seule Alice peut d\u00e9chiffrer. Ainsi, n&#8217;importe qui, y compris Alice, peut utiliser l\u2019algorithme de chiffrement public de Bob pour pr\u00e9parer un message que seulement lui peut d\u00e9chiffrer. C\u2019est simple il suffisait d\u2019y penser ! Ainsi, Alice et Bob peuvent converser secr\u00e8tement sans partager le moindre secret pr\u00e9alable. Les PKI sont donc particuli\u00e8rement appropri\u00e9es pour chiffrer le courrier \u00e9lectronique et les transactions commerciales, qui se produisent souvent entre les parties qui, \u00e0 la diff\u00e9rence des diplomates et des espions, n&#8217;ont pas pr\u00e9vu pr\u00e9alablement leur besoin de communiquer secr\u00e8tement. En contrepartie on ne sait pas si ces syst\u00e8mes utilis\u00e9s dans toutes nos transactions bancaires -par exemple \u00e0 travers SSL et HTTPS- sont r\u00e9ellement solides. En effet, Shamir en 1982, maintenant \u00e0 l&#8217;institut de Weizmann de la Science en Isra\u00ebl, \u00e0 craqu\u00e9 l\u2019un de ces syst\u00e8mes le knapsack cipher. En Juillet 2004, deux jeunes femmes de l\u2019Universit\u00e9 de Shanghai ont annonc\u00e9 la possibilit\u00e9 de calcul d\u2019inversion de MD5 et SHA1, protocoles largement utilis\u00e9s dans toutes nos communications chiffr\u00e9es. Edgar Poe va sourire dans sa tombe : il se pourrait qu&#8217;il y ait une m\u00e9thode d&#8217;attaque intelligente, jusqu&#8217;ici non d\u00e9couverte, qui pourrait casser tout code secret actuel en quelques minutes, voire \u00ab au fil de l\u2019eau \u00bb. Il se peut qu\u2019Alice et Bob aient du souci \u00e0 se faire si une puissance nationale ou \u00e9conomique disposait d\u2019une telle puissance de calcul\u2026 Diffie et Hellman ont d\u2019ailleurs alert\u00e9 de nombreuses fois la communaut\u00e9 scientifique dans les ann\u00e9es 90, en expliquant qu\u2019il y avait une faille grossi\u00e8re dans le codage de deux bits de DES (triple DES est largement utilis\u00e9 dans nos communications chiffr\u00e9es notamment dans HTTPS). Il se pourrait que cette faille ait \u00e9t\u00e9 introduite volontairement lors de la conception du code pour permettre \u00e0 une puissance nationale de d\u00e9coder facilement les \u00e9changes crypt\u00e9s sur son territoire. Ainsi la confidentialit\u00e9 des donn\u00e9es et des flux chiffr\u00e9s ne la serait pas pour tout le monde\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><strong>Le talon d\u2019Achille de la crypto<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">En fait le talon d&#8217;Achille des solutions existantes de cryptographie est le processus d&#8217;\u00e9change des clefs. Tandis que les techniques conventionnelles de distribution se fondent sur la clef publique ou l&#8217;\u00e9change manuel. Une entit\u00e9 qui \u00ab renifle \u00bb le flux peut donc intercepter l\u2019\u00e9change de clef, g\u00e9n\u00e9rer une fausse clef et se faire passer pour l\u2019entit\u00e9 \u00e9mettrice. Le r\u00e9cepteur va donc coder son message avec la fausse clef ce qui aura pour cons\u00e9quence, primo que le message sera d\u00e9cod\u00e9 par l\u2019intrus en temps r\u00e9el, et deuxio que le destinataire ne recevra pas le message d\u2019origine, mais \u00e9ventuellement un message modifi\u00e9\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Voici un exemple d\u2019interception de flux SSL dans un a\u00e9roport en WIFI, bas\u00e9 sur le principe du \u00ab man in the middle \u00bb et de la g\u00e9n\u00e9ration d\u2019une fausse clef publique.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><strong>La STEGANOGRAPHIE : dissimuler l\u2019information au lieu de la crypter.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">La steganographie a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e par les Grecs pour dissimuler des informations \u00e0 leurs ennemis. Ils inscrivaient sur le crane d\u2019un esclave une information sensible, les cheveux repoussaient, puis le moment venu ils d\u00e9capitaient l\u2019esclave et r\u00e9cup\u00e9raient l\u2019information\u2026 Ce \u00ab one time password \u00bb, bien que cruel, leur garantissait de cacher une information de mani\u00e8re parfaite. En effet, le mot steganographie vient du Grec \u00ab steganos \u00bb qui veut dire \u00ab cach\u00e9 \u00bb mais dans le sens de \u00ab enfoui \u00bb, comme un sous-marin&#8230; Le mot Grec \u00ab crypto \u00bb veut dire \u00e9galement \u00ab cach\u00e9 \u00bb, mais dans le sens \u00ab on ne comprend pas la signification \u00bb. Deux mots de Grec donc, pour deux traitements des informations sensibles, distincts et compl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Dans la \u00ab crypto \u00bb si on reprend notre mot Grec, on chiffre le message avec une clef et on transmet la clef \u00e0 tous les destinataires potentiels, permettant ainsi le d\u00e9chiffrement ; En cas d\u2019interception, le message ne pourra pas \u00eatre lu sans la clef. Par exemple, le message chiffr\u00e9 sera \u00ab DAH \u00bb et la clef \u00ab 3 \u00bb. Le message en clair sera donc \u00ab AVE \u00bb, \u00ab D-3=A \u00bb et ainsi de suite. En d\u00e9calant de trois caract\u00e8res la lettre d\u2019origine on obtient le message en clair.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Le probl\u00e8me est, qu\u2019une donn\u00e9e crypt\u00e9e attire l\u2019attention dans une masse de donn\u00e9es en clair. Il est \u00e9vident pour un hacker ou une puissance \u00e9trang\u00e8re, que les donn\u00e9es chiffr\u00e9es sont les donn\u00e9es les plus \u00ab int\u00e9ressantes \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Il faut donc appliquer une autre strat\u00e9gie pour les donn\u00e9es dites \u00ab secr\u00e8tes \u00bb, les plus sensibles de toutes, celles qui ne doivent pas attirer l\u2019attention. La steganographie moderne utilise un programme qui va encapsuler le fichier secret \u00e0 prot\u00e9ger dans un autre fichier dit \u00ab h\u00f4te \u00bb, plus grand, et qui sera anodin comme une photo ou une musique. Ce logiciel rend le fichier secret totalement invisible et perdu dans la masse de fichiers \u00ab en clair \u00bb\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Plusieurs avantages \u00e0 cette technique : Lors de la perte d\u2019un ordinateur portable, les fichiers r\u00e9ellement sensibles ne seront pas visibles par le voleur. Les douanes et autres syst\u00e8mes de scan qui se concentrent sur les fichiers crypt\u00e9s ne verront pas ces contenus. Des donn\u00e9es secr\u00e8tes au niveau m\u00eame de l\u2019entreprise ne seront pas visibles par d\u2019autres personnes que celles au courant de l\u2019existence du fichier. M\u00eame les informaticiens ne seront pas au courant de ces fichiers et ne pourront pas les lire.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Quelques inconv\u00e9nients : Au niveau de la s\u00e9curit\u00e9 d\u2019un pays, tous les d\u00e9linquants peuvent utiliser ces techniques pour \u00e9viter d\u2019\u00eatre intercept\u00e9s dans leurs agissements frauduleux. Les fuites d\u2019informations \u00e0 travers l\u2019envoi d\u2019un email sont facilit\u00e9es pour les personnels ind\u00e9licats.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Il faut donc conna\u00eetre ces techniques et les expliquer aux dirigeants des entreprises afin de mieux prot\u00e9ger les donn\u00e9es secr\u00e8tes. \u00ab Un secret n\u2019existe pas, sinon ce n\u2019est plus un secret \u2026\u00bb, comme disent les militaires.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">De quels programmes dispose-t-on pour mettre en \u0153uvre la steganographie ? J\u2019en utilise deux : Invisible Secrets 4, un shareware Roumain\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Et Truecrypt qui me permet de cacher un volume virtuel de mon disque dur, lui-m\u00eame crypt\u00e9\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Voici la photo \u00ab h\u00f4te \u00bb et la photo contenant le fichier cach\u00e9 ; Bien entendu on ne voit aucune diff\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u0153il nu. La diff\u00e9rence est dans le contenu du fichier, et dans la \u00ab vraie vie \u00bb le fichier d\u2019origine n\u2019\u00e9tant pas disponible, il faut d\u2019abord trouver quel fichier parmi des centaines de milliers, celui qui contient l\u2019information steganographi\u00e9e. Bien entendu on peut renforcer la s\u00e9curit\u00e9 en combinant la steganographie avec un chiffrement \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du fichier\u2026 J\u2019ai fait un challenge sur mon blog sur ces fichiers pour bien comprendre le m\u00e9canisme : www.netwizz.com<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-25757\" src=\"https:\/\/www.moroccomail.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/crypto8.png\" alt=\"\" width=\"599\" height=\"330\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Image h\u00f4te \u00ab normale \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-25758\" src=\"https:\/\/www.moroccomail.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/crypto9.png\" alt=\"\" width=\"599\" height=\"330\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Image contenant le fichier steganographi\u00e9<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Si vous arrivez \u00e0 d\u00e9chiffrer le document vous aurez l\u2019email qui prouvera votre exploit\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><strong>La CRYPTO Quantique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Un d\u00e9veloppement inattendu et r\u00e9cent est l&#8217;utilisation de la m\u00e9canique quantique afin d&#8217;ex\u00e9cuter des exploits cryptographiques irr\u00e9alisables par les seules math\u00e9matiques. Les \u00e9quipements cryptographiques quantiques utilisent typiquement des photons de lumi\u00e8re polaris\u00e9s et tirent profit du principe de Heisenberg, un principe d&#8217;incertitudes, selon lequel la mesure d&#8217;un syst\u00e8me quantique modifie l\u2019\u00e9tat du syst\u00e8me qu\u2019il cherche \u00e0 mesurer. L&#8217;\u00e9coute clandestine d\u2019un flux crypt\u00e9 par la crypto quantique permettrait donc de mani\u00e8re absolue de modifier les donn\u00e9es par une perturbation in\u00e9vitable, alertant les utilisateurs l\u00e9gitimes. La cryptographie quantique exploite cet effet pour permettre \u00e0 deux parties qui ne se sont jamais r\u00e9unies ou vues, et donc qui ne partagent aucune information secr\u00e8te \u00e0 l&#8217;avance, de communiquer dans un secret absolu sous le nez d&#8217;un adversaire. Les techniques quantiques aident \u00e9galement \u00e0 l&#8217;accomplissement des buts cryptographiques plus subtiles, importants dans un monde \u00ab post guerre-froide \u00bb, tels que permettre \u00e0 deux parties mutuellement m\u00e9fiantes de prendre des d\u00e9cisions communes bas\u00e9es sur une information priv\u00e9e, tout en compromettant sa confidentialit\u00e9 le moins possible. Vous n\u2019avez pas tout compris ? Voici donc la m\u00e9taphore du \u00ab petit chat est mort \u00bb\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Pour d\u00e9crire ce ph\u00e9nom\u00e8ne, on parle parfois du paradoxe du chat de Schr\u00f6dinger qui est pour l&#8217;observateur \u00e0 la fois mort et\/ou vivant. Lorsque le chat dort, il est immobile, et l&#8217;on ne peut pas dire en le regardant s&#8217;il dort ou s&#8217;il est mort. Le chat peut donc \u00eatre dans deux \u00e9tats diff\u00e9rents que l&#8217;on ne peut diff\u00e9rencier uniquement par l&#8217;observation.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">L&#8217;observateur qui veut \u00e9tudier avec une certitude absolue l&#8217;\u00e9tat de mort du chat ne pourra s&#8217;assurer qu&#8217;il est bien mort qu&#8217;en essayant de le r\u00e9veiller. Si le chat est bien mort, le chat ne se r\u00e9veille pas, donc ne change pas de position, donc l&#8217;\u00e9tat n&#8217;est pas perturb\u00e9, et l&#8217;on peut \u00e9tudier cet \u00e9tat de mort du chat en \u00e9tant certain que le chat que l&#8217;on observe est bel et bien mort.<br \/>\nMais l&#8217;observateur qui veut \u00e9tudier avec une certitude absolue l&#8217;\u00e9tat de sommeil du chat ne pourra s&#8217;assurer de cet \u00e9tat qu&#8217;en r\u00e9veillant le chat. C&#8217;est ici qu&#8217;est le paradoxe : en r\u00e9veillant le chat, l&#8217;observateur alt\u00e8re l&#8217;\u00e9tat qu&#8217;il voulait \u00e9tudier, et il ne peut donc plus l&#8217;\u00e9tudier. L&#8217;astuce consiste donc \u00e0 supposer que le chat est endormi (probabilit\u00e9 = 50% = 1 chance sur 2), \u00e0 l&#8217;observer d&#8217;abord, puis \u00e0 v\u00e9rifier ensuite en essayant de le r\u00e9veiller. On ne conserve les r\u00e9sultats de l&#8217;observation que si le chat se r\u00e9veille.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Avec seulement 2 \u00e9tats possibles, le raisonnement est simple. Tout se complique si l&#8217;on consid\u00e8re qu&#8217;il y a plusieurs chats \u00e0 \u00e9tudier en m\u00eame temps et qu&#8217;il y a 3 \u00e9tats possibles, c&#8217;est \u00e0 dire que chaque chat peut \u00eatre soit mort, soit endormi, ou bien les 2 \u00e9tats \u00e0 la fois en superposition\u2026<br \/>\nCependant au niveau quantique, il ne s&#8217;agit pas seulement d&#8217;un mod\u00e8le permettant de rendre compte de notre ignorance du syst\u00e8me. Les particules sont v\u00e9ritablement dans cet \u00e9tat superpos\u00e9, et il en d\u00e9coule un certain nombre de propri\u00e9t\u00e9s in\u00e9dites \u00e0 notre \u00e9chelle. Une mesure sur un syst\u00e8me quantique va le forcer \u00e0 choisir un des \u00e9tats. On parle de projection.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">La cryptographie quantique r\u00e9sout d\u00e9finitivement le probl\u00e8me de la distribution de cl\u00e9s. Cette technologie de rupture prot\u00e8ge de mani\u00e8re absolue les communications voix, donn\u00e9es et images. Au lieu de transmettre les cl\u00e9s, ce proc\u00e9d\u00e9 les fabrique de mani\u00e8re dynamique gr\u00e2ce aux principes universels de la physique quantique. Pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019histoire de la cryptographie, les cl\u00e9s ainsi obtenues sont invuln\u00e9rables.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">La nette diff\u00e9rence entre la crypto traditionnelle et la cryptographie quantique r\u00e9side dans le fait que l\u2019\u00e9metteur transmet au r\u00e9cepteur une cha\u00eene continue de bits v\u00e9hicul\u00e9s par des grains de lumi\u00e8re appel\u00e9s photons. Si un intrus essaie de les intercepter, leur \u00e9tat changera de mani\u00e8re irr\u00e9parable. L\u2019\u00e9metteur et le r\u00e9cepteur d\u00e9tecteront la tentative d\u2019espionnage. La cha\u00eene corrompue est alors rejet\u00e9e. Aucun de ces bits douteux ne sera utilis\u00e9 pour \u00e9tablir une cl\u00e9. Seuls les photons int\u00e8gres fournissant une information sans risque participent \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration de cl\u00e9s secr\u00e8tes.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">En cryptographie traditionnelle, le risque d\u2019une attaque par \u00ab man in the middle \u00bb reste ind\u00e9tectable. Les pirates r\u00e9alisent alors une copie des messages transmis et proc\u00e8dent ensuite \u00e0 leur cryptanalyse en vue de briser les codes secrets. Les crypto syst\u00e8mes actuels n\u2019offrent aucune r\u00e9sistance contre de telles interceptions.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">En revanche, la cryptographie quantique d\u00e9tecte syst\u00e9matiquement les intrusions et supprime le risque d\u2019espionnage. Si un intrus tente de cloner les informations transport\u00e9es par les photons envoy\u00e9s sur la fibre optique reliant deux interlocuteurs, la m\u00e9canique quantique garantit que cette attaque entra\u00eenera une perturbation d\u00e9tectable. Les utilisateurs l\u00e9gitimes de la ligne retarderont alors l\u2019envoi d\u2019informations sensibles jusqu\u2019\u00e0 ce que la s\u00e9curit\u00e9 du lien soit de nouveau assur\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Pour la toute premi\u00e8re fois dans l\u2019histoire de la cryptographie, la s\u00e9curit\u00e9 absolue des communications via liaisons optiques est rendue possible gr\u00e2ce aux lois de la physique quantique. Mais Edgar Poe aurait-il encore raison ? N\u2019y a-t-il pas un moyen de casser le code ?<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><strong>L\u2019ordinateur quantique : le passage de la t\u00e9l\u00e9 \u00ab noir et blanc \u00bb \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 couleurs\u2026<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">L&#8217;algorithme de Shor est un algorithme quantique pour factoriser un nombre N en temps O((log N)3) et en espace O(log N), nomm\u00e9 en l&#8217;honneur de Peter Shor. Beaucoup de crypto syst\u00e8mes \u00e0 cl\u00e9 publique, tels que le RSA, deviendraient cassables par un tiers si l&#8217;algorithme de Shor \u00e9tait un jour programm\u00e9 dans un calculateur quantique pratique. Un message chiffr\u00e9 avec RSA peut \u00eatre d\u00e9chiffr\u00e9 par factorisation de sa clef publique N, qui est le produit de deux nombres premiers. Il est connu que les algorithmes classiques ne peuvent pas faire cela en temps O((log N)k) pour n&#8217;importe quel k, donc, ils deviennent rapidement impraticables quand N augmente, \u00e0 la diff\u00e9rence de l&#8217;algorithme de Shor qui peut casser le RSA en temps polynomial. Autrement dit, un ordinateur quantique changerait une dur\u00e9e exponentielle en dur\u00e9e lin\u00e9aire en utilisant tous les \u00e9tats interm\u00e9diaires entre 0 et 1. Un peu comme si l\u2019ordinateur au silicium actuel \u00e9tait une t\u00e9l\u00e9 en \u00ab noir et blanc \u2013 zero et un \u00bb alors que l\u2019ordinateur quantique \u00e9tait une t\u00e9l\u00e9 \u00ab couleurs \u00bb avec une palette d\u2019\u00e9tats entre le blanc et le noir\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Comme tous les algorithmes pour calculateur quantique, l&#8217;algorithme de Shor est probabiliste : il donne la r\u00e9ponse correcte avec une haute probabilit\u00e9 et la probabilit\u00e9 d&#8217;\u00e9chec peut \u00eatre diminu\u00e9e en r\u00e9p\u00e9tant l&#8217;algorithme. L&#8217;algorithme de Shor fut utilis\u00e9 en 2001 par un groupe d&#8217;IBM, qui factorisa 15 en 3 et 5, en utilisant un calculateur quantique de 7 qubits. Le qubit est le bit de base d\u2019un ordinateur quantique. Si une entit\u00e9 \u00e9tait capable de fabriquer un ordinateur quantique de, par exemple, 8 qubits, il serait \u00e9quivalent \u00e0 la puissance de 256 ordinateurs (2 puissance 8)\u2026 Avec un ordinateur \u00e0 40 qubits on aurait l\u2019\u00e9quivalent de puissance de 1 099 511 627 776soit 1099 milliards d\u2019ordinateurs au silicium\u2026 Sachant que si l\u2019on utilisait simultan\u00e9ment tous les ordinateurs de la plan\u00e8te on aurait une puissance de calcul maximum de 1 milliard d\u2019ordinateurs soit 1000 pr\u00e8s de fois moins\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Autrement dit un mot de passe de 12 caract\u00e8res qui r\u00e9sisterait pr\u00e8s de 43.000 ans \u00e0 une attaque \u00ab brute force \u00bb, ne r\u00e9sisterait plus que 1,2 secondes avec un ordinateur quantique, ou un code de 16 caract\u00e8res (128 bits, c&#8217;est-\u00e0-dire nos communications SSL) qui r\u00e9sisterait \u00e0 une attaque brute force pendant 2,8 x 10 puissance 35 ann\u00e9es (c&#8217;est-\u00e0-dire 35 z\u00e9ros derri\u00e8re 2,8), ne r\u00e9sisterait plus que 2 minutes et demi avec un ordinateur quantique \u00e0 64 qubits\u2026 Aujourd\u2019hui certaines compagnies annoncent des ordinateurs quantiques de 512 voire 1024 qubits en pr\u00e9paration, sans pour autant que l\u2019on ait vu le moindre prototype\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><strong>Conclusion (temporaire)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Edgar Poe aura-t-il finalement tort ou raison ? A chaque avanc\u00e9e de la cryptographie, il y a des possibilit\u00e9s nouvelles de d\u00e9cryptage. Ce qui appara\u00eet clair, est que toute puissance \u00e9conomique et militaire qui voudra se maintenir \u00e0 la pointe devra constamment engager des recherches, et la voie semble toute trac\u00e9e pour l\u2019ordinateur quantique, la cryptographie quantique et les nanotechnologies n\u00e9cessaires pour l\u2019atteindre.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\"><a href=\"http:\/\/mauro-israel.over-blog.com\/article-principes-simples-de-cryptographie-expliques-72433552.html\"><strong>Source<\/strong><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Tags : Crypto, cryptographie, espionnage, Etats-Unis, 5G, Chine, informatique,<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La plupart des responsables s\u00e9curit\u00e9 et des informaticiens consid\u00e8rent la cryptographie, ou \u00ab crypto \u00bb, comme une \u00ab boite noire \u00bb o\u00f9 l\u2019on ne souhaite pas forc\u00e9ment comprendre comment cela fonctionne, car cela fait appel \u00e0 des concepts math\u00e9matiques complexes et inaccessibles au commun des mortels. 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