{"id":3333,"date":"2018-12-11T12:34:42","date_gmt":"2018-12-11T11:34:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.moroccomail.fr\/?p=3333"},"modified":"2018-12-11T12:34:42","modified_gmt":"2018-12-11T11:34:42","slug":"la-sociologie-au-maghreb-cinquante-ans","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/2018\/12\/11\/la-sociologie-au-maghreb-cinquante-ans\/","title":{"rendered":"La sociologie au Maghreb: Cinquante ans"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Revue Africaine de Sociologie, 10, (1), 2006, pp. 1-30.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Source: http:\/\/www.codesria.org\/IMG\/pdf\/Tayeb_Chenntouf.pdf<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019inconscient d\u2019une discipline, c\u2019est son histoire. \u2013 P. Bourdieu<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dresser un \u00e9tat des lieux de la sociologie au Maghreb n\u2019est pas chose ais\u00e9e. Les obstacles sont nombreux et seraient m\u00eame d\u00e9courageants. Le premier concerne les instruments n\u00e9cessaires \u00e0 toute \u00e9valuation. Ils n\u2019existent pas toujours ou, lorsqu\u2019ils existent, ne circulent pas d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. Ce n\u2019est que r\u00e9cemment que les documentalistes, les biblioth\u00e9caires d\u2019un c\u00f4t\u00e9, les chercheurs de l\u2019autre, se sont pr\u00e9occup\u00e9s de la marche de leur discipline. Les recensions de th\u00e8ses ne sont pas toujours disponibles, les revues publient de mani\u00e8re irr\u00e9guli\u00e8re leurs tables. Les bibliographies th\u00e9matiques, chronologique ou institutionnelle restent rares et rendent impossible toute exhaustivit\u00e9. Des congr\u00e8s, colloques, s\u00e9minaires se d\u00e9roulent sans que les communications ne soient \u00e9dit\u00e9es ou, lorsqu\u2019elles le sont, connaissent une diffusion restreinte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019introduction de l\u2019informatique dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, qui remonte \u00e0 une dizaine d\u2019ann\u00e9es, est en train de bouleverser les habitudes et les m\u00e9thodes de travail. La production scientifique sera d\u2019acc\u00e8s plus facile dans l\u2019avenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le second obstacle est repr\u00e9sent\u00e9 par les traditions nationales de l\u2019enseignement et de la recherche sociologique. Il est difficile de parler d\u2019une sociologie maghr\u00e9bine, sauf \u00e0 l\u2019opposer \u00e0 des sociologies d\u2019autres aires culturelles. Les contextes nationaux conf\u00e8rent des styles quasi-nationaux \u00e0 la place de la sociologie et des sociologues. Trois exemples le montrent bien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La rupture entre la monarchie et le nationalisme au Maroc au lendemain de l\u2019ind\u00e9pendance, range la grande majorit\u00e9 des intellectuels, dont des sociologues, dans l\u2019opposition alors qu\u2019ils sont en \u00e9troite symbiose avec les Etats en Egypte, Tunisie et Alg\u00e9rie jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1980-1990. La mort du roi Hassan II, la question du Sahara occidental et la formation du premier gouvernement de transition pr\u00e9sid\u00e9 par A. Youssoufi r\u00e9tablissent les liens entre les universitaires et la monarchie. L\u2019Egypte et la Tunisie b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une tradition de r\u00e9forme qui remonte au 19e si\u00e8cle. Elle a touch\u00e9 les syst\u00e8mes d\u2019enseignement, y compris au niveau le plus \u00e9lev\u00e9. La d\u00e9faite militaire de 1967 devant Isra\u00ebl a des cons\u00e9quences importantes en Egypte. Elle suscite de lourdes interrogations dans les universit\u00e9s et chez les intellectuels et une r\u00e9orientation de la r\u00e9flexion et des recherches chez de nombreux sociologues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le troisi\u00e8me et dernier obstacle est relatif \u00e0 la sociologie et aux sociologues eux-m\u00eames. La question de la \u2018discipline\u2019 et du \u2018m\u00e9tier\u2019 de sociologue n\u2019est pas formul\u00e9e en tant que question. Elle est int\u00e9gr\u00e9e dans des d\u00e9bats plus larges sur la culture, les intellectuels, les sciences sociales et humaines. Ils sont devenus permanents, alimentent une litt\u00e9rature abondante et d\u00e9bordent de part en part la sociologie et le \u2018m\u00e9tier\u2019 de sociologue qui ne sont apparus comme question particuli\u00e8re que ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un \u00e9tat des lieux classique de la sociologie s\u2019int\u00e9resserait aux tendances de la recherche, \u00e0 sa production, aux paradigmes, th\u00e9ories et m\u00e9thodes utilis\u00e9es, aux d\u00e9bats est \u00e9coles qui agitent la communaut\u00e9 des sociologues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019exercice pr\u00e9senterait une utilit\u00e9 certaine mais s\u2019av\u00e8re insuffisant lorsque l\u2019identit\u00e9 et les signalements de la discipline sont incertains. L\u2019approche institutionnelle consid\u00e9rerait tout pratique, tout texte et tout usage public comme sociologique lorsqu\u2019ils sont le r\u00e9sultat d\u2019une institution ou d\u2019un chercheur consacr\u00e9s \u00e0 la sociologie. La question de l\u2019identit\u00e9 de la sociologie est moins, dans ce cas, celle des fronti\u00e8res qu\u2019elles \u00e9tablit avec les autres sciences sociales que celle de ses rapports \u00e0 des pratiques et des savoirs comme la religion, la politique, la morale et, en fin de compte, la \u2018tradition\u2019.1<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019av\u00e8nement et l\u2019institutionnalisation de la sociologie sont l\u2019objet d\u2019une bibliographie abondante. P. Bourdieu est l\u2019auteur de nombreux travaux dans ce domaine.2 Ils sont un point de d\u00e9part incontournable avec deux infl\u00e9chissements n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019analyse strictement internaliste de la sociologie s\u2019av\u00e8re incompl\u00e8te dans les situations o\u00f9 le contexte et les facteurs ext\u00e9rieurs \u00e0 la discipline sont lourds et jouent un r\u00f4le important. En second lieu, la trop grande rigidit\u00e9 du syst\u00e8me conceptuel bourdieusien, si elle permet d\u2019analyser la reproduction, rend moins compte des mutations et du changement dans la perception et le traitement des faits sociaux. Il est rigoureusement impossible de suivre, en \u00e9tant fid\u00e8le \u00e0 P. Bourdieu, l\u2019\u00e9mergence de la sociologie et des autres sciences sociales et humaines \u00e0 la fin du 19e et au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle. Une sociologie historique de la sociologie (ou une histoire de la sociologie) est plus indiqu\u00e9e pour suivre les trois composantes de la sociologie: les institutions, la communaut\u00e9 de professionnels et les savoirs. Les trois sont relativement bien avanc\u00e9s au Maghreb mais l\u2019identit\u00e9 de la discipline reste encore tr\u00e8s incertaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1. L\u2019h\u00e9ritage colonial<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019h\u00e9ritage colonial, dans les ann\u00e9es 1950-1960, est in\u00e9gal. Il est plus important en Egypte et en Alg\u00e9rie que dans les autres pays de la r\u00e9gion. Il est \u00e9galement faible en mati\u00e8re d\u2019institution et de formation de chercheurs mais aboutit \u00e0 une somme respectable de savoirs et de connaissances sur les soci\u00e9t\u00e9s maghr\u00e9bines qui p\u00e8sera lourdement sur l\u2019\u00e9volution ult\u00e9rieure de la sociologie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les universit\u00e9s m\u00e9di\u00e9vales d\u2019Al Azhar (Egypte), d\u2019Al Quarawiyine (Maroc) et d\u2019Al Zitouna (Tunisie) sont d\u00e9finitivement d\u00e9class\u00e9es dans l\u2019entre deux guerres et remplac\u00e9es, sans dispara\u00eetre formellement, par de nouvelles institutions d\u2019enseignement et de recherche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019universit\u00e9 d\u2019Alger est cr\u00e9e en 1909 en regroupant les quatre \u00e9coles sup\u00e9rieures qui existaient ant\u00e9rieurement: l\u2019Ecole sup\u00e9rieure de m\u00e9decine ouverte en 1857, l\u2019Ecole sup\u00e9rieure des lettres, l\u2019Ecole de droit et l\u2019Ecole des sciences cr\u00e9es en 1879-1980.3 L\u2019Ecole des lettres emploie, en 1905, huit professeurs titulaires et trois charg\u00e9s de cours pour l\u2019enseignement de la g\u00e9ographie et de l\u2019histoire de l\u2019Afrique du nord, la langue et la litt\u00e9rature arabe, le dialecte berb\u00e8re, la litt\u00e9rature persane et \u00e9gyptienne, les antiquit\u00e9s africaines, la philosophie et l\u2019histoire musulmane. Plusieurs institutions sont cr\u00e9es pour coordonner les enseignements et les recherches: l\u2019Institut de recherche saharienne en 1937, l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes islamiques en 1946, l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes philosophiques en 1952 et l\u2019Institut d\u2019\u00e9tudes ethnologiques en 1956. Dans son autobiographie intellectuelle, le sociologue A. Sayed a laiss\u00e9 un t\u00e9moignage int\u00e9ressant sur l\u2019enseignement et la vie d\u2019un \u00e9tudiant \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d\u2019Alger dans les ann\u00e9es 1950.4<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En dehors de l\u2019universit\u00e9, l\u2019Institut de recherches \u00e9conomiques et sociales voit le jour en 1954.5 Le Centre de recherches anthropologiques, pr\u00e9historiques et ethnographiques est cr\u00e9e en 1956 \u00e0 la suite d\u2019importantes d\u00e9couvertes. Il prend le relais du laboratoire d\u2019anthropologie et d\u2019arch\u00e9ologie pr\u00e9historique cr\u00e9e au sein de l\u2019Universit\u00e9 en 1949.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De nombreuses soci\u00e9t\u00e9s savantes \u00e9ditent des revues et organisent des congr\u00e8s: la Soci\u00e9t\u00e9 de g\u00e9ographie et d\u2019arch\u00e9ologie n\u00e9e en 1878, la Soci\u00e9t\u00e9 de g\u00e9ographie d\u2019Alger et de l\u2019Afrique du nord qui date de 1896, La Soci\u00e9t\u00e9 historique alg\u00e9rienne publie La Revue africaine dans laquelle des Alg\u00e9riens comme M. Ben Cheneb, Ben Choab, Soilah, Ben Mrad, A. Lacheraf, I. Hamet publient r\u00e9guli\u00e8rement des articles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au Maroc, devenu protectorat en 1912, l\u2019Institut des hautes \u00e9tudes marocaines ouvre ses portes en 1920 pour \u2018encourager les recherches scientifiques relatives au Maroc, propager la connaissance des langues et de la civilisation du Maroc et, accessoirement, pr\u00e9parer \u00e0 certains examens de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et professionnel\u2019.6<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019autre institutions sont cr\u00e9es quelques ann\u00e9es plus tard: en 1928, le Centre d\u2019\u00e9tudes juridiques situ\u00e9 \u00e0 Rabat et \u00e0 Casablanca pour former des licenci\u00e9s en droit et, en 1940, le Centre d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures scientifiques qui ne d\u00e9marre qu\u2019en 1945. Dans les ann\u00e9es 1950, l\u2019Ecole marocaine d\u2019administration est ouverte. En dehors de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, la R\u00e9sidence g\u00e9n\u00e9rale publie Le Bulletin \u00e9conomique et social du Maroc dans lequel les \u00e9tudes concernant la population marocaine sont nombreuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Tunisie, l\u2019Ecole sup\u00e9rieure de langue et litt\u00e9rature arabe est cr\u00e9e en 1911 pour pr\u00e9parer au brevet et au dipl\u00f4me d\u2019arabe, accessoirement aux certificats de la licence d\u2019arabe que les \u00e9tudiants pr\u00e9sentaient \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Alger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est le seul \u00e9tablissement de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur en Tunisie jusqu\u2019\u00e0 la cr\u00e9ation, apr\u00e8s la seconde guerre mondiale, de l\u2019Institut des hautes \u00e9tudes tunisiennes qui est plac\u00e9 sous la tutelle scientifique de l\u2019Universit\u00e9 de la<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sorbonne. L\u2019enseignement y est r\u00e9parti en quatre sections: les \u00e9tudes juridiques, \u00e9conomiques et administratives qui pr\u00e9parent aux examens de la capacit\u00e9 et de la licence en droit; les \u00e9tudes sociologiques et historiques pour acc\u00e9der au certificat d\u2019histoire et d\u2019arch\u00e9ologie punique et aux cours d\u2019histoire moderne de la Tunisie; les \u00e9tudes philologiques et linguistiques pour la pr\u00e9paration des trois certificats de langue arabe (litt\u00e9rature, philologie, \u00e9tudes pratiques) ainsi qu\u2019au dipl\u00f4me sup\u00e9rieur d\u2019arabe. La cr\u00e9ation de la licence d\u2019\u00e9tudes sociologiques et historiques permet l\u2019int\u00e9gration de nouveaux enseignements et la pr\u00e9sence d\u2019universitaires fran\u00e7ais qui formeront la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration de sociologues tunisiens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Comit\u00e9 d\u2019\u00e9tudes \u00e9conomiques et sociales de l\u2019Institut des hautes \u00e9tudes tunisiennes publie, \u00e0 partir de 1952, une revue des sciences humaines: Les Cahiers de Tunisie qui abordent la soci\u00e9t\u00e9 tunisienne, la g\u00e9ographie humaine et sociale, l\u2019\u00e9conomie r\u00e9gionale, l\u2019arch\u00e9ologie et l\u2019histoire. La R\u00e9sidence g\u00e9n\u00e9rale publie, elle, d\u00e8s 1946, le Bulletin \u00e9conomique et social de la Tunisie qui traite des questions \u00e9conomiques et culturelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces institutions d\u2019enseignement et de recherche re\u00e7oivent des \u00e9tudiants et des chercheurs fran\u00e7ais dans leur quasi-totalit\u00e9. Les autochtones y sont faiblement repr\u00e9sent\u00e9s comme le montre l\u2019exemple de l\u2019Alg\u00e9rie. Les \u00e9tudiants alg\u00e9riens qui s\u2019inscrivent \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Alger de 1955, \u00e0 1961, c\u2019est \u00e0 dire \u00e0 la fin de la p\u00e9riode coloniale, se r\u00e9partissent de la mani\u00e8re suivante:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1353 en lettres, 1384 en droit, 525 en m\u00e9decine et pharmacie et 774 en sciences. Leur nombre qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 4036 repr\u00e9sente 11,88 pourcent du total des \u00e9tudiants.7 De 1870 \u00e0 1962, un nombre infime d\u2019Alg\u00e9riens ont pu soutenir une th\u00e8se de doctorat.8 A. Ben Fekar soutient, en 1908, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lyon une th\u00e8se de droit sur L\u2019usure en droit musulman et des cons\u00e9quences pratiques, puis, en 1910, une th\u00e8se compl\u00e9mentaire sur la commande (al qir\u00e2d) en droit musulman. M. Bencheneb est le premier Alg\u00e9rien a pr\u00e9sent\u00e9 une th\u00e8se \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Alger, en 1922, sur Les mots turks et persans conserv\u00e9s dans le parler alg\u00e9rien. S. Khiat pr\u00e9sente, en 1924, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Aix en Provence un travail qui est un Essai sur le statut personnel des Musulmans. S. Mahmassani est candidat au doctorat avec une th\u00e8se sur Les id\u00e9es \u00e9conomiques d\u2019Ibn Khaldoun. Essai historique, analytique et critique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lyon. T. A\u00eft Amer s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la vente et le louage en droit berb\u00e8re \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Paris, en 1949. A. Nour pr\u00e9sente, toujours en droit, une recherche sur L\u2019agriculture alg\u00e9rienne autochtone et les tentatives de sa modernisation \u00e0 Paris en 1954. Enfin, en 1961, M. Cherit d\u00e9fend une th\u00e8se en lettres \u00e0 Paris sur Les formes des noms arabo-musulmans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l\u2019h\u00e9ritage colonial institutionnel et humain est faible, les savoirs et la connaissance des soci\u00e9t\u00e9s d\u2019Afrique du nord sont plus importants. Leur int\u00e9r\u00eat provient moins des progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s dans la compr\u00e9hension des soci\u00e9t\u00e9s que de la contestation dont ils font l\u2019objet dans les ann\u00e9es 1950-1960.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Maghreb occupe une place modeste dans la formation de l\u2019orientalisme et de l\u2019islamologie en Europe. L\u2019Egypte y joue un r\u00f4le majeur, d\u00e9s la fin du 18e si\u00e8cle, avec l\u2019exp\u00e9dition de L. N Bonaparte en 1798 et la publication \u00e0 Paris de la Description scientifique de l\u2019Egypte r\u00e9dig\u00e9e par les savants qui l\u2019ont accompagn\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette premi\u00e8re exp\u00e9rience scientifique moderne est transf\u00e9r\u00e9e en Alg\u00e9rie, au Maroc et en Tunis. D\u00e8s l\u2019occupation coloniale de l\u2019Alg\u00e9rie en 1830, la nouvelle administration, cherchant \u00e0 d\u00e9finir le statut juridique de la propri\u00e9t\u00e9, fait venir un Coran du Caire. De nombreux m\u00e9decins et interpr\u00e9t\u00e9s qui font partie de l\u2019Arm\u00e9e d\u2019Afrique ont particip\u00e9 \u00e0 l\u2019exp\u00e9dition d\u2019Egypte. Enfin, l\u2019administration coloniale de l\u2019Alg\u00e9rie inaugure une s\u00e9rie d\u2019ouvrages sous le titre: Exploration scientifique de l\u2019Alg\u00e9rie sur le mod\u00e8le de la Description de l\u2019Egypte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Maghreb alimente n\u00e9anmoins une litt\u00e9rature particuli\u00e8re qui passe par trois phases successives. Au 18e si\u00e8cle, les auteurs sont des voyageurs, des consuls, des religieux et des naturalistes. La phase de conqu\u00eate militaire et de colonisation fait intervenir surtout les militaires, les explorateurs en direction du Sahara et les publicistes. Le d\u00e9marrage de la lutte anti-coloniale et du nationalisme suscite une intervention plus marqu\u00e9e de la recherche et des universitaires.9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au total, les sciences sociales et humaines sont relativement absentes. La sociologie l\u2019est encore plus. Les th\u00e8ses soutenues \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019 Alger, entre 1880 et 1962, se r\u00e9partissent par champs disciplinaires de la mani\u00e8re suivante: l\u2019\u00e9conomie (39,60 pourcent) et le droit (24,40 pourcent) viennent largement en t\u00eate. Ils sont suivis par l\u2019histoire (15,60 pourcent), la sociologie (11,70 pourcent) et les \u00e9tudes politiques (8,50 pourcent).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur les 48 th\u00e8ses de sociologie, 11 concernent les fellahs (paysans), les communaut\u00e9s agraires, la vie indig\u00e8ne et les confr\u00e9ries, dix les Kabyles, les<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Berb\u00e8res nomades et le Mzab, huit la femme, six l\u2019enseignement, six la d\u00e9mographie, la population et les villes, cinq portent sur les Juifs, et deux sur la coexistence des communaut\u00e9s.10 Parmi les articles publi\u00e9s par La Revue africaine entre 1922 et 1950, 3,86 pour cent d\u2019entre eux peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme relevant de la sociologie au sens large.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Tunisie, La Revue de l\u2019Institut des belles lettres arabes, fond\u00e9 par laSoci\u00e9t\u00e9 des p\u00e8res blancs en 1927 publie plusieurs \u00e9tudes ethnographiques. Des th\u00e8mes comme la famille, les moeurs et coutumes, la langue populaire, la vie quotidienne, le folklore et la litt\u00e9rature sont fr\u00e9quemment trait\u00e9s. Apr\u00e8s la seconde guerre mondiale, la m\u00eame revue publie des num\u00e9ros th\u00e9matiques parall\u00e8lement aux recherches \u2018d\u2019une science acad\u00e9mique qui s\u2019applique au d\u00e9chiffrement du pays\u2019.11 L\u2019int\u00e9r\u00eat se d\u00e9place vers la linguistique et la litt\u00e9rature, la sociologie et l\u2019\u00e9conomie, l\u2019histoire et l\u2019ethnographie, l\u2019Islam et la mystique, l\u2019\u00e9ducation et la p\u00e9dagogie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019accumulation de savoirs et de connaissances au Maghreb participe peu \u00e0 la construction de la sociologie comme discipline en France. P. Lapie qui est professeur au lyc\u00e9e de Tunis de 1893 \u00e0 1897 et pr\u00e9pare une \u00e9tude de psychologie sociale sur les communaut\u00e9s et les civilisations tunisiennes est en relation avec une \u00e9quipe d\u2019universitaires en France. Il est, notamment, le collaborateur de E. Durkheim de l\u2019Ann\u00e9e sociologique. Par ailleurs des auteurs comme E. Masqueray, G. Hanoteau et G. Letourneux sont cit\u00e9s par Durkheim lorsqu\u2019il traite de la division sociale du travail.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2. L\u2019expansion de la sociologie<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l\u2019exception de l\u2019Egypte, la sociologie ne se d\u00e9veloppe r\u00e9ellement qu\u2019\u00e0 partir des ann\u00e9es 1960 et les ind\u00e9pendances politiques. Le sociologue A. Sayed date, de mani\u00e8re pr\u00e9cise, les premi\u00e8res enqu\u00eates de terrain aux ann\u00e9es 1957-1958.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elles sont coordonn\u00e9es par P. Bourdieu et portent sur l\u2019emploi, l\u2019habitat et la consommation en Alg\u00e9rie.12<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019h\u00e9ritage colonial perdure quelques ann\u00e9es. Le premier Recteur de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Alger apr\u00e8s 1962 est A. Mandouze qui avait pris position pour l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Alg\u00e9rie. Ch. A. Julien, un autre historien fran\u00e7ais, est sollicit\u00e9 par le Roi Mohammed V pour ouvrir la premi\u00e8re Facult\u00e9 des lettres et des sciences humaines du Maroc. L\u2019h\u00e9ritage est renforc\u00e9 par le recrutement de coop\u00e9rants fran\u00e7ais pour enseigner dans les nouvelles universit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les politiques scientifiques des nouveaux Etats donnent une formidable impulsion \u00e0 la sociologie. Son \u00e2ge d\u2019or commence dans tous les pays avec la croissance rapide des effectifs d\u2019enseignant-chercheurs et d\u2019\u00e9tudiants. De nouvelles institutions de recherche voient le jour. Les premi\u00e8res th\u00e8ses de doctorats sont soutenues. L\u2019\u00e9volution est plus rapide en Alg\u00e9rie que dans les autres pays.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les premi\u00e8res Universit\u00e9s sont cr\u00e9es en Egypte et en Alg\u00e9rie. Dans le premier pays, elle date de 1908. Le premier ouvrage de sociologie est publi\u00e9 en 1924 au Caire par Nq\u00fbla13 al Hadd\u00e2d qui est consid\u00e9r\u00e9 aujourd\u2019hui comme le fondateur de la sociologie dans le monde arabe.14 Le second, \u00e9dit\u00e9 en 1949, est celui de Abd alAziz Izzat; il est intitul\u00e9: \u2018La sociologie et les sciences sociales\u2019.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration de sociologues alg\u00e9riens est form\u00e9e \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Alger avant la r\u00e9forme de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur de 1971 qui modifie profond\u00e9ment les programmes et les objectifs de la formation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les t\u00e9moignages d\u2019une enseignante et d\u2019un \u00e9tudiant renseignent, de mani\u00e8re concr\u00e8te, sur le d\u00e9marrage de l\u2019enseignement de la sociologie. M. Gadant, fran\u00e7aise d\u2019origine, mari\u00e9e \u00e0 un membre du parti communiste alg\u00e9rien, arrive en Alg\u00e9rie l\u2019ann\u00e9e de l\u2019ind\u00e9pendance. Elle enseigne la philosophie dans un lyc\u00e9e puis, de 1964 \u00e0 1967, au d\u00e9partement de philosophie de la Facult\u00e9 des lettres d\u2019Alger o\u00f9 les programmes fran\u00e7ais restaient la r\u00e9f\u00e9rence oblig\u00e9e. M. Gadant enseigne \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 les Pr\u00e9socratiques, Platon, Kant, Hegel, Marx, Nietzsche et Althusser. Les d\u00e9bats, rappelle t-elle, portaient beaucoup sur Fanon, Sartre, le marxisme mais jamais sur la religion et les femmes.15 Les discours sur les modes de production, les formations sociales, le d\u00e9veloppement faisaient fureur. Les professeurs et les \u00e9tudiants de doctorat se nourrissaient en grande partie d\u2019Althusser.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un ancien \u00e9tudiant distingue deux p\u00e9riodes dans l\u2019enseignement diffus\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jusqu\u2019en 1967-1968, l\u2019enseignement de la sociologie par un professeur conservateur pousse les \u00e9tudiants \u00e0 s\u2019inscrire en philosophie avant de fournir la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration d\u2019enseignants en sociologie. Les ann\u00e9es 1967-1968 et 1968-1969 sont celle de la \u2018diffusion fantastique des th\u00e8ses althuss\u00e9riennes et bourdieusiennes per\u00e7ues comme compl\u00e9mentaires\u2026\u201916 Bourdieu et Passeron ainsi que d\u2019autres membres de l\u2019\u00e9cole europ\u00e9enne de sociologie font de fr\u00e9quentes interventions \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d\u2019Alger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9forme de 1971 se propose de mettre fin \u00e0 l\u2019universit\u00e9 coloniale en cr\u00e9ant une nouvelle universit\u00e9 tourn\u00e9e vers la r\u00e9solution des probl\u00e8mes nationaux. Elle se fixe comme objectifs imm\u00e9diats la formation des cadres pour l\u2019administration et le d\u00e9veloppement. La priorit\u00e9 est donn\u00e9e aux sciences et aux techniques alors que les sciences sociales humaines auraient pour finalit\u00e9 l\u2019\u00e9dification de la Nation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Techniquement, la r\u00e9forme bouleverse les programmes et la p\u00e9dagogie. La licence de sociologie est organis\u00e9e en modules pendant huit semestres avec un tronc commun et des fili\u00e8res de sp\u00e9cialisation \u00e0 partir de la troisi\u00e8me ann\u00e9e. La liste des modules et leurs contenus sont fix\u00e9s par l\u2019arr\u00eat\u00e9 minist\u00e9riel du 15 juin<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1974. Les fili\u00e8res pr\u00e9vues sont celles de la sociologie du travail, de la sociologie rurale et urbaine, de la sociologie de l\u2019\u00e9ducation et de la culture.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019enseignement post-gradu\u00e9 est couronn\u00e9 par la soutenance d\u2019un magister puis d\u2019un doctorat d\u2019Etat dont l\u2019organisation p\u00e9dagogique est fix\u00e9e plus tard.17<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La continuit\u00e9 est plus marqu\u00e9e au Maroc o\u00f9 l\u2019Universit\u00e9 de Rabat est cr\u00e9e en 1959. La nouvelle Facult\u00e9 des lettres est le r\u00e9sultat de la fusion du centre d\u2019\u00e9tudes juridiques, du Centre d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures scientifiques et de l\u2019Institut des Hautes \u00c9tudes marocaines en sciences sociales et humaines elle comprend un d\u00e9partement de sociologie. L\u2019Institut de sociologie est cr\u00e9e en septembre 1961 avec l\u2019aide de l\u2019UNESCO pour donner des enseignements et promouvoir la recherche. En raison du manque de chercheur, il assure surtout des enseignements dans deux sections en langues arabe et fran\u00e7aise. En 1965-1966, l\u2019Institut compte 226 \u00e9tudiants dont 19 ont une licence et un seul un dipl\u00f4me d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019enseignement th\u00e9orique pour le certificat de sociologie comprend les enseignements suivants: sociologie g\u00e9n\u00e9rale, histoire de la pens\u00e9e sociologique et des th\u00e9ories sociologiques contemporaines, sociologie urbaine et rurale, sociologie juridique et sociologie politique, sociologie \u00e9conomique et sociologie de l\u2019entreprise. L\u2019examen comporte les \u00e9preuves \u00e9crites et orales suivantes: sociologie g\u00e9n\u00e9rale, sociologie de l\u2019Afrique et du monde musulman, une mati\u00e8re de sociologie sp\u00e9ciale, choisie, par le directeur de l\u2019Institut, 35 jours avant la session d\u2019examen. Les autres mati\u00e8res font l\u2019objet d\u2019une \u00e9preuve orale seulement. Selon A. Khatibi, la priorit\u00e9 donn\u00e9e \u00e0 la formation des enseignants et des scientifiques \u2018emp\u00eache s\u00e9rieusement le d\u00e9veloppement de la sociologie\u2019.18<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019enseignement de la sociologie pr\u00e9c\u00e8de la cr\u00e9ation de l\u2019Universit\u00e9 en Tunisie. La sociologie est enseign\u00e9e d\u00e8s 1958 dans le cadre de l\u2019Institut des hautes \u00e9tudes de Tunis et le Centre d\u2019\u00e9tudes en sciences sociales. Le programme, d\u00e9fini par le d\u00e9cret du 14 avril 1961, r\u00e9partit la licence en quatre certificats: \u00e9tudes sup\u00e9rieures en sociologie g\u00e9n\u00e9rale, en psychologie sociale, en sociologie et g\u00e9ographie, en sociologie maghr\u00e9bine et islamique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. Duvignaud qui a \u00e9t\u00e9 le directeur du Centre a fix\u00e9 dans un rapport intitul\u00e9:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2018La pratique sociologique dans un pays en d\u00e9veloppement\u201919 les orientations, les priorit\u00e9s et les m\u00e9thodes n\u00e9cessaires pour la formation de \u2018cadres d\u2019intervention sociologique\u2019. Il m\u00e9rite d\u2019\u00eatre cit\u00e9 en raison de son int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2018La sociologie\u2019, \u00e9crit-il, \u2018doit op\u00e9rer une r\u00e9volution copernicienne de ses attitudes traditionnelles\u2019. Elle devrait r\u00e9pondre aux d\u00e9fis que lui lancent les changements des structures globales, les m\u00e9tamorphoses de la mentalit\u00e9 collective \u00e0 tous les niveaux, bref, r\u00e9pondre aux questions suivantes:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">_ Quels sont les effets du d\u00e9veloppement sur la soci\u00e9t\u00e9 prise dans son ensemble? Et cela revient \u00e0 faire le bilan des changements sociaux intervenus depuis l\u2019ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">_ Comment la soci\u00e9t\u00e9 traditionnelle, dans sa phase de d\u00e9veloppement, peut dig\u00e9rer et int\u00e9grer les probl\u00e8mes nouveaux que pose le changement de structure? C\u2019est l\u2019\u00e9tude des tensions socio-psychiques r\u00e9sultant de contacts entre milieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">_ Comment se modifient les attitudes mentales \u00e0 tous les niveaux de la r\u00e9alit\u00e9 dans l\u2019optique des transformations planifi\u00e9es? C\u2019est l\u2019\u00e9tude des groupes et des mentalit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour mener \u00e0 bien ce programme, J. Duvignaud consid\u00e8re que toutes les m\u00e9thodes doivent \u00eatre utilis\u00e9es sans dogmatisme et sans pr\u00e9jug\u00e9s. \u2018Il s\u2019agit de comprendre le changement, mieux encore de r\u00e9pondre au d\u00e9fi que lance au sociologue les transformations de structure\u2019. Les enqu\u00eates de terrain doivent prendre trois directions: les enqu\u00eates monographiques partielles puis l\u2019analyse globale de la soci\u00e9t\u00e9 dans toute sa complexit\u00e9, enfin l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un lien entre les deux m\u00e9thodes pour analyser la r\u00e9alit\u00e9 sociale dans sa totalit\u00e9.20 Le rapport de J. Duvignaud formule les orientations principales de la cr\u00e9ation du d\u00e9partement de sociologie et la formation de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration de sociologues tunisiens qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 une quinzaine de membres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les politiques scientifiques nationales sont aussi volontaristes dans le domaine de la recherche sociologique. Des centre nationaux de recherche sont cr\u00e9es dans tous les pays. La recherche elle-m\u00eame se r\u00e9sume dans la pr\u00e9paration des th\u00e8ses de doctorat. Des rencontres scientifiques, assez rares, sont organis\u00e9es de mani\u00e8re ponctuelle jusque dans les ann\u00e9es 1980-1990.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les exp\u00e9riences de cr\u00e9ations de centre de recherche sont tr\u00e8s proches en\u00a0Alg\u00e9rie en Tunisie et au Maroc. Dans ce pays, le Centre universitaire de la recherche scientifique date de 1962. Il a pour mission de d\u00e9velopper les sections de recherche dans les Facult\u00e9s et les Instituts, de coordonner leurs activit\u00e9s, de fournir \u00e0 la recherche universitaire des ressources en hommes et en \u00e9quipement et d\u2019orienter la recherche en fonction du d\u00e9veloppement. Il participe \u00e9galement \u00e0 la formation des chercheurs et sert d\u2019interm\u00e9diaire entre les universit\u00e9s et les organismes \u00e9tranger, aide \u00e0 la publication des travaux, facilite l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la documentation et l\u2019\u00e9change de l\u2019information scientifique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La section des sciences sociales du Centre comprend trois chercheurs en sociologie et en \u00e9conomie. Elle assure la r\u00e9daction du Bulletin \u00e9conomique et social du Maroc qui accorde une place importe aux th\u00e8mes sociologiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son bilan est modeste et se limite \u00e0 la publication irr\u00e9guli\u00e8re d\u2019une revue tr\u00e8s peu diffus\u00e9e et tr\u00e8s peu lue: La Recherche scientifique. En 1975, il est transform\u00e9 en Institut universitaire de recherche scientifique sp\u00e9cialis\u00e9 dans les sciences humaines et sociales.21 Il comprend quatre d\u00e9partements (histoire, anthropologie et sciences sociales, science et soci\u00e9t\u00e9, rapports ville \u2013 campagne). L\u2019Institut a publi\u00e9, en arabe et en fran\u00e7ais, plusieurs ouvrages, manuscrits, th\u00e8ses et revues dont le Bulletin \u00e9conomique et social et Hesperis-Tamuda. L\u2019Institut agronomique Hassan II est cr\u00e9e en 1963 et entre en fonction en<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1966. Il pour un r\u00f4le important dans la recherche sociologique au Maroc gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9sence de P. Pascon. A la suite de sa disparition accidentelle le 21 avril<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1985, le Bulletin \u00e9conomique et social publie, pour lui rendre hommage, un num\u00e9ro sp\u00e9cial. P. Pascon a \u00e9t\u00e9 actif dans de nombreux domaines (sociologie, ethnologie, histoire, droit, technologie\u2026) et, selon le conseil de r\u00e9daction du<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bulletin, son \u0153uvre \u2018occupe une place \u00e9norme et de premier plan, non seulement dans les \u00e9tudes rurales mais aussi dans la sociologie du Maroc des trente derni\u00e8res ann\u00e9es\u2019.22<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Alg\u00e9rie, dans les nouvelles perspectives trac\u00e9es par la r\u00e9forme de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur est cr\u00e9e, en 1975, un Centre de recherche en \u00e9conomie appliqu\u00e9e qui devient, en 1986, Centre de recherche en \u00e9conomie appliqu\u00e9e au d\u00e9veloppement. En 1977, il regroupe huit \u00e9quipes de recherche en \u00e9conomie rurale (13 chercheurs), \u00e9ducation (seize chercheurs), technologie (huit chercheurs), accumulation et financement (trois chercheurs), environnement (quatre chercheurs), \u00e9conomie des assurances. Le Centre int\u00e8gre la recherche sociologique avec la participation des sociologues de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Alger. Il publie une revue (Les Cahiers du CREAD) et joue un r\u00f4le important dans l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la documentation et au terrain pour les enqu\u00eates.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les travaux du Centre de recherches anthropologiques, pr\u00e9historiques et ethnologiques sont ralentis en 1969 apr\u00e8s le d\u00e9part des chercheurs fran\u00e7ais. En 1977, il compte 22 chercheurs dont seize pr\u00e9historiens, cinquante anthropologues, une ethno cin\u00e9aste, trois administratifs et dix-sept employ\u00e9s pour le soutien technique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Centre d\u2019\u00e9tudes et de recherches \u00e9conomiques et sociales est cr\u00e9e en 1962 en Tunisie puis r\u00e9organis\u00e9 en 1972. Il \u00e9dite la Revue tunisienne des sciences sociales \u00e0 partir de 1964, le Cahier d\u2019\u00e9tudes et de recherches \u00e9conomiques et sociales, les travaux des chercheurs et les actes des colloques. La quasi-totalit\u00e9 des recherches est faite pour le compte de l\u2019administration et des institutions internationales. Il assure, avec le d\u00e9partement de sociologie, l\u2019essentiel de la production dans la discipline en Tunisie.23<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jusque dans la d\u00e9cennie 1980-1990, ces Centres de recherche participent plus \u00e0 la formation des chercheurs qu\u2019\u00e0 la recherche sociologique elle-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Celle-ci est massivement situ\u00e9e dans les Universit\u00e9s et consiste en la pr\u00e9paration de doctorats de 3e cycle. La quasi-inexistence d\u2019enseignants de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur au moment des ind\u00e9pendances \u00e0 eu, dans tous les pays, pour cons\u00e9quence des recrutements massifs de personnels dans les ann\u00e9es 1960-1980. Parall\u00e8lement \u00e0 l\u2019enseignement qu\u2019ils assurent, ils poursuivent la pr\u00e9paration de th\u00e8ses. Leur encadrement n\u2019existant pas toujours sur place, ils sont inscrits en France pour les francisants, l\u2019Egypte et la Syrie pour les arabisants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les premi\u00e8res post-graduations (dipl\u00f4mes d\u2019\u00e9tudes approfondies) sont ouvertes sur place dans les ann\u00e9es 1975-1976. La pr\u00e9paration et la soutenance de th\u00e8ses de 3e cycle ou de magister sont encore plus tardives. En 1991, il n\u2019existe \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Oran qu\u2019une post-graduation en sociologie politique sur les probl\u00e8mes du pouvoir politique et les approches th\u00e9oriques et m\u00e9thodologiques. Un dipl\u00f4me post-graduation sp\u00e9cialis\u00e9e, \u00e0 finalit\u00e9 professionnelle, est ouvert en 1993-1994.24<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les R\u00e9pertoires de th\u00e8ses et m\u00e9moires25 et les catalogues des \u00e9ditions montrent la diversit\u00e9 et la nature des travaux universitaires. Celui de l\u2019Office des publications universitaires recense sous la rubrique sociologie, pour la p\u00e9riode 1976-1988, 33 ouvrages qui sont surtout des th\u00e8ses, des actes de colloques, des manuels et polycopi\u00e9s de sociologie.26 Le catalogue de l\u2019Entreprise nationale alg\u00e9rienne du livre fait figurer, pour les ann\u00e9es<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1989-1991, \u00e0 la rubrique sciences sociales, dix ouvrages dont cinq th\u00e8ses de doctorat d\u2019Etat.27<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les rencontres scientifiques, peu fr\u00e9quentes, sont organis\u00e9es par les<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Minist\u00e8res plut\u00f4t que par les Universit\u00e9s et les Centres de recherche. Les dates anniversaires ou le calendrier politique fournissent l\u2019opportunit\u00e9 de r\u00e9unions et de d\u00e9bats scientifiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>3. Les mutations de la sociologie<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019enseignement et la recherche en sociologie connaissent un tournant, proche du bouleversement, dans la d\u00e9cennie 1980-1990. Il est le r\u00e9sultat aussi bien de leurs dynamiques internes que du brusque changement des contextes nationaux et mondial. Des orientations nouvelles mettent l\u2019accent sur la professionnalisation de la formation, la liaison \u00e9troite entre la recherche et le march\u00e9 et une plus grande int\u00e9gration dans les \u00e9changes scientifiques mondiaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les mesures prises dans l\u2019enseignement primaire et secondaire et les politiques de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur appliqu\u00e9es apr\u00e8s les ind\u00e9pendances produisent leurs effets dans la d\u00e9cennie 1980-1990. A l\u2019exception de l\u2019Egypte o\u00f9 la sociologie \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 arabis\u00e9e, une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d\u2019\u00e9tudiants arabis\u00e9s arrive \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 alors que les conditions d\u2019exercice du \u2018m\u00e9tier\u2019 de sociologues se d\u00e9gradent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question de la langue d\u2019enseignement se pose avec moins d\u2019acuit\u00e9 dans<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">les universit\u00e9s \u00e9gyptiennes que dans celles des autres pays o\u00f9 il s\u2019agit de passer d\u2019une sociologie en langue fran\u00e7aise \u00e0 une sociologie en langue arabe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Maroc et la Tunisie qui font, dans un premier temps, le choix du bilinguisme, proc\u00e8dent \u00e0 l\u2019arabisation graduelle de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En fait, dans le domaine des sciences sociales, dont la sociologie, le processus et le r\u00e9sultat sont identiques dans les trois pays. L\u2019arabisation de la sociologie est le produit, \u00e0 la fois, de l\u2019arabisation des enseignements primaire et secondaire et, plus directement, de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur lui-m\u00eame. Le cas de l\u2019Alg\u00e9rie est tout \u00e0 fait repr\u00e9sentatif de l\u2019ensemble de la r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1966-1967, la premi\u00e8re ann\u00e9e de l\u2019\u00e9cole primaire est compl\u00e8tement arabis\u00e9e. La seconde ann\u00e9e l\u2019est en 1967-1968. En septembre 1971, la philosophie, l\u2019histoire, l\u2019\u00e9ducation civique et morale ne sont plus enseign\u00e9es qu\u2019en langue arabe dans l\u2019enseignement secondaire g\u00e9n\u00e9ral et technique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1973-1974, \u00e0 l\u2019\u00e9cole primaire, les trois premi\u00e8res ann\u00e9es et le tiers des trois ann\u00e9es suivantes sont arabis\u00e9es. Dans l\u2019enseignement moyen, un tiers des classes des trois premi\u00e8res ann\u00e9es est arabis\u00e9 mais les mati\u00e8res scientifiques sont enseign\u00e9es en fran\u00e7ais. En quatri\u00e8me ann\u00e9e, toutes les mati\u00e8res sont enseign\u00e9es en arabe sauf les math\u00e9matiques, la g\u00e9ographie et les sciences naturelles. Dans les lyc\u00e9es, pour les fili\u00e8res litt\u00e9raires, les premi\u00e8res et seconde AS sont compl\u00e8tements arabis\u00e9es. En troisi\u00e8me AS, toutes les mati\u00e8res sont enseign\u00e9es en langue arabe sauf les math\u00e9matiques et la g\u00e9ographie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un second tournant intervient en 1979. Avec l\u2019application du projet d\u2019\u00e9cole fondamentale, le processus d\u2019arabisation totale est enclench\u00e9. Il touche l\u2019enseignement secondaire en 1986 et l\u2019Universit\u00e9 en septembre 1989 avec l\u2019arriv\u00e9e de la premi\u00e8re promotion de bacheliers arabis\u00e9s dans toutes les fili\u00e8res.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La philosophe et l\u2019histoire sont compl\u00e8tement arabis\u00e9es d\u00e9s 1971 et la r\u00e9forme de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur. En 1978, 32 pourcent des \u00e9tudiants des sciences sociales poursuivent leur formation en langue arabe. A la suite de la conf\u00e9rence nationale de juillet 1980, les textes portant arabisation de la premi\u00e8re ann\u00e9e des sciences sociales, juridiques, politiques, \u00e9conomiques et de l\u2019information est arabis\u00e9e. Le r\u00e9gime des deux sections arabis\u00e9e et francis\u00e9e dispara\u00eet et, au cours de l\u2019ann\u00e9e 1983-1984, l\u2019arabisation de tous les dipl\u00f4mes (tronc commun et sp\u00e9cialit\u00e9s de la licence) est parachev\u00e9e. L\u2019ann\u00e9e suivante,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">95 pour cent des \u00e9tudiants en sciences sociales \u00e9tudient en langue arabe.28<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La production de la sociologie s\u2019effectue en langue arabe dans les m\u00eames ann\u00e9es avec l\u2019arriv\u00e9e de sociologues form\u00e9s en dans cette langue qui soutiennent des th\u00e8ses de magister pour \u00eatre recrut\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l\u2019universit\u00e9 de Tunis, la production sociologique en arabe qui \u00e9tait quasi-inexistante dans la d\u00e9cennie 1970-1980, s\u2019\u00e9largit pour devenir, d\u00e9s la d\u00e9cennie 1980-1990 majoritaire. Elle est trois fois plus importante que les publications en langue fran\u00e7aise ans la d\u00e9cennie 1990-2000. Sur la totalit\u00e9 des textes sociologiques \u00e9crits en 1970 et 2002, la r\u00e9partition et la suivante: 31 pour cent en langue fran\u00e7aise et 69 pour cent en langue arabe. Les publications du CERES (Revue Tunisie des sciences sociales et Cahiers du CERES) recens\u00e9es en 1997 en sont un autre indice. Les premiers articles en langue arabe apparaissent dans la Revue tunisienne des sciences sociales en 1980 dans le num\u00e9ro 63.29<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le colloque sur Sociologie et Soci\u00e9t\u00e9 en Alg\u00e9rie \u00e0 Oran (4-6 mais 2002) enregistre la profonde modification des rapports entre les deux langues: sur 34 communications, 11 sont pr\u00e9sent\u00e9es en fran\u00e7ais. Les colloques ant\u00e9rieurs de<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1984, 1986 et 1996 \u00e0 Oran et \u00e0 Alger s\u2019\u00e9taient d\u00e9roul\u00e9s majoritairement en langue fran\u00e7aise.30<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les conditions de travail se sont, elles aussi, modifi\u00e9es dans le sens d\u2019une nette d\u00e9gradation relev\u00e9e par les enseignants, les experts et les syndicats.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les cons\u00e9quences de la d\u00e9mocratisation de l\u2019enseignement primaire et secondaire ont \u00e9t\u00e9 peu anticip\u00e9es ou tardivement au niveau de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur. Elles touchent brutalement toutes les universit\u00e9s de la r\u00e9gion dans la d\u00e9cennie 1980-1990 avec l\u2019arriv\u00e9e de cohortes nombreuses d\u2019\u00e9tudiants dont les profils ont chang\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La gestion des Universit\u00e9s et des Centres de recherche fait peu de place \u00e0 la documentation, aux ouvrages r\u00e9cents et aux revues acad\u00e9miques. Les biblioth\u00e8ques accueillent un nombre infime d\u2019\u00e9tudiants dont l\u2019essentiel de la formation se r\u00e9sume dans le cours magistral donn\u00e9 par le professeur dans un amphith\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La pr\u00e9paration des th\u00e8ses par les enseignants s\u2019effectue dans des conditions difficiles. En sociologie, la dur\u00e9e de pr\u00e9paration est proche de quinze ann\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De nombreux enseignants renoncent \u00e0 terminer leurs th\u00e8ses ou abandonnent l\u2019universit\u00e9. La fragilit\u00e9 de la formation re\u00e7ue, l\u2019absence de documentation, la quasi-impossibilit\u00e9 des enqu\u00eates de terrain qui sont strictement r\u00e9glement\u00e9es sont autant d\u2019obstacles \u00e0 surmonter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au plan mat\u00e9riel, les traitements vers\u00e9s en Alg\u00e9rie et en Egypte sont insuffisants et poussent les enseignants vers les fonctions administratives mieux r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es et vers le cumul avec des activit\u00e9s hors de l\u2019Universit\u00e9 pour am\u00e9liorer les revenues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans tous les pays, une plus grande libert\u00e9 acad\u00e9mique est revendiqu\u00e9e par les enseignants et les syndicats.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9volution interne de la discipline est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e par les importantes modifications des contextes nationaux et mondiaux. Sous la pression du Fonds mon\u00e9taire international et de la Banque mondiale, une nouvelle politique de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur est appliqu\u00e9e. Elle se r\u00e9percute sur l\u2019enseignement et la recherche en sociologie: les formations sont professionnalis\u00e9es alors que la recherche doit r\u00e9pondre aux besoins du march\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La crise que traverse tous les pays de la r\u00e9gion \u00e0 la fin de la d\u00e9cennie 1980-1990 est d\u2019abord et avant tout locale. Elle est celle de la construction nationale dont le d\u00e9veloppement \u00e9conomique n\u2019est qu\u2019un aspect.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019av\u00e8nement sur la sc\u00e8ne politique, y compris par la violence, des mouvements islamistes suscite des interrogations nouvelles. L\u2019application des plans d\u2019ajustement structurel a des cons\u00e9quences dramatiques sur l\u2019emploi et le niveau de vie. Dans les relations internationales, la chute du mur de Berlin en<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1989 puis la dissolution de l\u2019URSS et du bloc socialiste r\u00e9duisent la marge de manoeuvre des Etats. Le nouveau monde est dor\u00e9navant domin\u00e9 par une puissance unique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La crise se traduit concr\u00e8tement par une relative lib\u00e9ralisation politique des r\u00e9gimes autoritaires et l\u2019instauration de l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9 dans les pays o\u00f9 elle n\u2019existait pas (Egypte, Alg\u00e9rie). En 1985, le rapport Ben Dhia sur l\u2019enseignement sup\u00e9rieur tunisien parle de \u2018fracture universitaire\u2019 et fait un constat critique en soulignant la d\u00e9t\u00e9rioration de l\u2019enseignement primaire et secondaire, la politisation de l\u2019espace universitaire et l\u2019insuffisance des ressources financi\u00e8res. Le rapport de la Banque mondiale, dat\u00e9 de 1998 recommande, en ne retenant que les mesures qui affectent la sociologie de faire baisser les effectifs des fili\u00e8res litt\u00e9raires et des sciences humaines, de professionnaliser les formations, de s\u00e9parer l\u2019enseignement sup\u00e9rieur de la recherche scientifique, de cr\u00e9er une cat\u00e9gorie d\u2019universitaires se consacrant exclusivement \u00e0 l\u2019enseignement.31<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9forme de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur tunisien est achev\u00e9e le 31 d\u00e9cembre<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2003. En Alg\u00e9rie, elle est entr\u00e9e en application dans dix \u00e9tablissements en\u00a02003-2004 et doit \u00eatre appliqu\u00e9e progressivement. L\u2019enseignement de la sociologie, comme celui des autres disciplines, ob\u00e9it \u00e0 un nouveau sch\u00e9ma.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9forme, dite L.M.D, vise l\u2019am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de la formation, l\u2019harmonisation du syst\u00e8me de formation avec le reste du monde, la cr\u00e9ation de parcours de formation diversifi\u00e9s et adapt\u00e9s, la facilit\u00e9 de la mobilit\u00e9 et l\u2019orientation des \u00e9tudiants, la mise en place de dispositifs d\u2019accompagnement des \u00e9tudiants, la capitalisation et la transf\u00e9rabilit\u00e9 des acquis, le d\u00e9veloppement de la formation tout au long de la vie, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la formation initiale, l\u2019ouverture de l\u2019universit\u00e9 et des formations sur le monde ext\u00e9rieur, la promotion de l\u2019autonomie des \u00e9tablissements. Au plan p\u00e9dagogique, la nouvelle architecture des enseignements est articul\u00e9e en trois paliers: le niveau licence (L) correspond \u00e0 un cycle de formation de trois ann\u00e9es apr\u00e8s le baccalaur\u00e9at, le niveau master (M) \u00e0 deux ann\u00e9es suppl\u00e9mentaires apr\u00e8s la licence, le doctorat (D) \u00e0 deux ann\u00e9es suppl\u00e9mentaires apr\u00e8s la licence, le doctorat (D) \u00e0 trois ann\u00e9es apr\u00e8s le master. L\u2019enseignement est semestrialit\u00e9 en unit\u00e9s d\u2019enseignement: fondamentales lorsqu\u2019elles regroupent les mati\u00e8res de base d\u2019une discipline donn\u00e9e, m\u00e9thodologiques lorsqu\u2019elles offrent l\u2019apprentissage des outils p\u00e9dagogiques comme les math\u00e9matiques, les langues \u00e9trang\u00e8res, l\u2019informatique, la recherche documentaire et de d\u00e9couverte lorsqu\u2019il s\u2019agit de mati\u00e8res relevant d\u2019autres sp\u00e9cialit\u00e9s ou champs disciplinaires pour renforcer la culture universitaire et faciliter les passerelles de r\u00e9orientation. La formation peut-\u00eatre \u00e0 vocation acad\u00e9mique en d\u00e9bouchant sur le master et le doctorat ou professionnelle lorsqu\u2019elle est qualifiante et orient\u00e9e vers le monde du travail.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, il faut noter que parmi les unit\u00e9s de d\u00e9couverte, des th\u00e8mes tels que l\u2019histoire et la philosophie des sciences, les enjeux de soci\u00e9t\u00e9, le sport, la culture et l\u2019engagement associatif, la culture scientifique sont propos\u00e9s \u00e0 l\u2019ensemble des \u00e9tudiants.32<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9orientation de la recherche est aussi importante que celle de l\u2019enseignement. Dans ce domaine \u00e9galement, la sociologie conna\u00eet de nombreux changements. Tous les pays de la r\u00e9gion adoptent des Programmes nationaux de recherche (PNR) pour d\u00e9finir les priorit\u00e9s, assurer, en principe, le financement et la cr\u00e9ation de laboratoires de recherche.33<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La loi du 22 ao\u00fbt 1998 portant loi d\u2019orientation et de programme quinquennal de la recherche scientifique et le d\u00e9veloppement technologique d\u00e9finit, en Alg\u00e9rie, 31 programmes nationaux dont un consacr\u00e9 \u00e0 la population et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 et un second aux sciences humaines. De nombreux autres programmes incluent la dimension sociologique: l\u2019habitat, la sant\u00e9, l\u2019\u00e9ducation et la formation, la jeunesse et les sports, la culture et la communication, la linguistique. Ils sont pris en charge par les nouveaux laboratoires cr\u00e9es au sein des Universit\u00e9s et dans les Centres cr\u00e9es au sein des Universit\u00e9s et dans les Centres de recherche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019annuaire publi\u00e9 par l\u2019ANDRU en 200534 recense les laboratoires cr\u00e9es dans les Universit\u00e9s et donne le dernier \u00e9tat des lieux de la recherche sociologique en Alg\u00e9rie. Le recensement effectu\u00e9 \u00e0 partir des mots-cl\u00e9s: sociologie, population, anthropologie, ethnologie et d\u00e9mographie permet de faire deux constats.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">_ Les laboratoires de sociologie sont cr\u00e9es massivement dans les d\u00e9partements de sociologie: trois \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Constantine, une \u00e0 Alger, deux \u00e0 Oran, une \u00e0 Oran, cinq \u00e0 Annaba, une \u00e0 Batna, une a Beja\u00efa , une \u00e0 Chlef et trois \u00e0 Tlemcen.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">_ La recherche sociologique s\u2019effectue dans les universit\u00e9s les plus importantes (Oran, Alger, Constantine, Annaba). A l\u2019exception de Tlemcen et de Biskra, elle est moins pr\u00e9sente dans les Centres universitaires et les universit\u00e9s de cr\u00e9ation plus r\u00e9cente. Elle est totalement absente dans les<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9s scientifiques et technologiques (Alger, Oran, Boumerdes, Blida).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">_ L\u2019analyse par domaines et th\u00e8mes des projets et des \u00e9quipes de recherche fait ressortir un v\u00e9ritable \u00e9clatement de la discipline.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Programme national de recherche Population et soci\u00e9t\u00e9 comprend 19 projets de recherche r\u00e9partis dans quatre centres situ\u00e9s \u00e0 Alger et Oran. Il couvre les domaines suivants: villes et espaces, espace rural; famille, femme et soci\u00e9t\u00e9; mobilit\u00e9 sociale; travail et emploi; savoirs, expression et imaginaires. Les r\u00e9sultats des recherches effectu\u00e9es dans le cadre du PNR ont fait l\u2019objet de journ\u00e9es scientifiques organis\u00e9es par le CRASC les 21 et 22 f\u00e9vrier 2005.35<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les besoins en formation de chercheurs et d\u2019enseignants restent, sauf en \u00c9gypte, relativement aigus. La croissance rapide des effectifs des \u00e9tudiants demande de nouveaux recrutements dans tous les pays. En Alg\u00e9rie, leur nombre a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par six dans les ann\u00e9es 1970-1980. Il doit doubler d\u2019ici \u00e0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2008 pour atteindre le million d\u2019\u00e9tudiants en 2001. Par ailleurs, le d\u00e9ficit en enseignants de haut niveau (professeur et ma\u00eetre de conf\u00e9rence) doit \u00eatre combl\u00e9. En 2004-2005, sur un total de 23,500 enseignants du sup\u00e9rieur en<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alg\u00e9rie, 15 pour cent seulement sont de rang magistral.36 Le taux est encore plus bas dans les sciences sociales et la sociologie. Selon le ministre de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, l\u2019Alg\u00e9rie doit recruter 25,000 nouveaux enseignants avant l\u2019ann\u00e9e 2008 pour \u00eatre aux normes internationales.37 en 2004, le recrutement de 600 professeurs \u00e9trangers est lanc\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un nouveau programme de formation massive d\u00e9bute en 2003-2004.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Alg\u00e9rie octroie 500 bourses \u00e0 l\u2019\u00e9tranger tous les ans \u00e0 des enseignants effectuant des recherches universitaires et \u00e0 ceux qui pr\u00e9parent des doctorats d\u2019Etat sur place. L\u2019objectif est de former 2,600 enseignants avant l\u2019horizon 2008.38<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00e9coles doctorales sont une nouvelle formule de formation de jeunes enseignants-chercheurs. Elles se multiplient dans tous les pays de la r\u00e9gion depuis les ann\u00e9es 2000. Elles mettent en r\u00e9seau des universit\u00e9s locales et \u00e9trang\u00e8res et s\u2019adressent \u00e0 des doctorants pour une formation initiale ou un perfectionnement. Les \u00e9coles doctorales qui regroupent des \u00e9tudiants \u00e0 l\u2019\u00e9chelle r\u00e9gionale sont de plus en plus nombreuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, la formation est \u00e9galement assur\u00e9e par des Universit\u00e9s \u00e9trang\u00e8res implant\u00e9es localement. L\u2019annonce de la cr\u00e9ation d\u2019une universit\u00e9 franco-tunisienne est faite le 2 avril 2005. L\u2019Alg\u00e9rie envisage un projet identique d\u00e9s octobre 2002. La future universit\u00e9 franco-alg\u00e9rienne est con\u00e7ue comme un r\u00e9seau d\u2019\u00e9tablissements des deux pays avec, au c\u0153ur du dispositif, des \u00e9tablissements pilotes porteurs d\u2019exp\u00e9riences appel\u00e9es \u00e0 se diffuser dans toute l\u2019Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Egypte et au Maroc, la pr\u00e9sence des Universit\u00e9s \u00e9trang\u00e8res est plus ancienne.39 Elles sont surtout am\u00e9ricaines. L\u2019Universit\u00e9 am\u00e9ricaine du Caire, dont le projet date de 1914, est fond\u00e9e par des groupes missionnaires et incorpor\u00e9e, le 5 octobre 1920, sous la loi du district de Columbia (Washington).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019enseignement sup\u00e9rieur d\u00e9marre en 1925 dans le cadre d\u2019une Facult\u00e9 des lettres et des sciences. Aujourd\u2019hui, les sciences sociales et humaines, notamment la sociologie et l\u2019anthropologie, occupent une place importante dans les programmes. Des nombreux dipl\u00f4mes de post-graduation (master et PhD) sont soutenus chaque ann\u00e9e par des \u00e9tudiants \u00e9gyptiens ou \u00e9trangers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Al Akhawayn University, localis\u00e9e \u00e0 Ifrane au Maroc, plus r\u00e9cente, compte une Facult\u00e9 des humanit\u00e9s et des sciences sociales. Elle assure, au niveau de la licence, des enseignements sur la communication, les ressources humaines pour le d\u00e9veloppement et les \u00e9tudes internationales. Au niveau du master, un programme d\u2019\u00e9tudes internationales et de diplomatie est propos\u00e9. Le personnel enseignant comprend aussi bien des Am\u00e9ricains que des \u00e9trangers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le domaine de la recherche, la coop\u00e9ration internationale est encore plus dense. Apr\u00e8s un affaiblissement dans les ann\u00e9es 1960-1980, elle s\u2019est consid\u00e9rablement intensifi\u00e9e et diversifi\u00e9e. Des Centres de recherche en sciences sociales sont en activit\u00e9 dans tous les pays.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Universit\u00e9s am\u00e9ricaines en Egypte et au Maroc, poursuivent, parall\u00e8lement \u00e0 la formation, des programmes de recherche. Les fondations \u00e9trang\u00e8res, totalement absentes auparavant, entament leurs premi\u00e8res activit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La coop\u00e9ration alg\u00e9ro-fran\u00e7aise a beaucoup d\u00e9clin\u00e9 en raison de la politique des visas et de la violence arm\u00e9e dans les ann\u00e9es 1990. Elle est l\u2019objet d\u2019une relance ambitieuse. Le Comit\u00e9 mixte d\u2019\u00e9valuation et de programmation lance, en 1986, un programme de recherche et de formation doctorale. En octobre<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2003, il a s\u00e9lectionn\u00e9 126 projets dont 33 nouveaux. Le Haut conseil franco-alg\u00e9rien, universitaire et de recherche, qui prend la rel\u00e8ve, est cr\u00e9e le 29 novembre 2003. Il a pour objectifs, d\u2019aider \u00e0 la mise en place de formations professionnalisantes, \u00e0 la mise en \u0153uvre de formations doctorales et post-doctorales pour la formation des enseignants-chercheurs et la r\u00e9alisation de projets de recherche communs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les sciences sociales et humaines, consid\u00e9r\u00e9es comme un secteur fortement d\u00e9ficitaire, sont retenues comme une priorit\u00e9. Un fonds de solidarit\u00e9 prioritaire d\u00e9marre en 2004 pour une p\u00e9riode de trois ans pour d\u00e9velopper les \u00e9changes entre jeunes chercheurs et enseignants. L\u2019Alg\u00e9rie souhaite \u00e9galement une plus grande ouverture \u00e0 l\u2019international, notamment au cadre euro-m\u00e9diterran\u00e9en.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les universit\u00e9s \u00e9trang\u00e8res localis\u00e9es dans la r\u00e9gion son un autre canal de coop\u00e9ration en mati\u00e8re de recherche. Le Centre de recherches sociales rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019universit\u00e9 am\u00e9ricaine du Caire est fond\u00e9 et organis\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 une donation de la Fondation Ford. Il a pour vocation l\u2019\u00e9tude des ph\u00e9nom\u00e8nes sociaux au Moyen-Orient, la formation des \u00e9tudiants aux techniques de recherche sociale et d\u2019encourager les projets de recherche sociale au Moyen-Orient. Il s\u2019int\u00e9resse, en particulier, aux probl\u00e8mes d\u2019urbanisation et d\u2019industrialisation et aux probl\u00e8mes sociaux cr\u00e9es par les mouvements migratoires. Il regroupe actuellement 14 chercheurs \u00e9gyptiens et \u00e9trangers. Les enseignants-chercheurs et les \u00e9tudiants de la Facult\u00e9 des humanit\u00e9s et des sciences sociales de Al Ahaqawayn University, au Maroc, sont les auteurs de nombreuses publications dans les revues acad\u00e9miques. Quelques exemples, parmi d\u2019autres, donnent id\u00e9e de l\u2019\u00e9ventail couvert par les travaux. M. Willis publie un article sur \u2018Alg\u00e9rian Terrorism: Domestic and International Links\u2019 dans le South African Journal of International Affairs (vol. 10, no. 2, Winter\/Spring 2003), puis un second sur \u2018Marroco\u2019s Islamists and the Legislative Election of 2002: The Strange Case of the Party that did not Want to Win\u2019, dans Mediterranean Politics (vol. 9, no. 1,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">winter 2004). D. Maghraoui est l\u2019auteur d\u2019une contribution sur French Civilization and Its Discontents: Nationalism, colonialism, Race (Rowman and<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le troisi\u00e8me canal de recherche en coop\u00e9ration est repr\u00e9sent\u00e9 par les Centres de recherche eux aussi localis\u00e9s dans la r\u00e9gion. Les deux r\u00e9seaux les plus importants sont fran\u00e7ais et am\u00e9ricains et couvrent tous les pays.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Centre d\u2019\u00e9tudes et de documentation \u00e9conomiques, juridiques et sociales a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9e au Caire par l\u2019accord de coop\u00e9ration franco-\u00e9gyptien de 1968.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pluridisciplinaire, ses travaux portent sur l\u2019Egypte et le Soudan contemporains dans toutes les disciplines des sciences sociales et humaines. Le Centre encadre les jeunes chercheurs pendant la pr\u00e9paration de leur doctorat, \u00e9labore des \u00e9tudes lorsque des demandes d\u2019expertise lui sont adress\u00e9es. Il met en oeuvre, avec des partenaires \u00e9gyptiens, soudanais, fran\u00e7ais et europ\u00e9ens huit programmes de recherche: autobiographies politiques, fabrique des \u00e9lections, migrations entre les deux rives du Sahara, modernisation et modernit\u00e9 des sciences, patrimoines en partages, souci du citoyen, Soudan post-naivasha, un SIG pour le sud Soudan et archives. Son directeur A. Roussillon a publi\u00e9 plusieurs travaux sur la sociologie de la sociologie \u00e9gyptienne et islamique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le centre Jacques Berque pour les \u00e9tudes en sciences sociales et humaines est cr\u00e9e \u00e0 Rabat en 1999 pour promouvoir des recherches en partenariat au<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maroc et en Mauritanie dans les domaines des sciences sociales, de la r\u00e9forme \u00e9conomique, des villes et de l\u2019urbanisme, de l\u2019am\u00e9nagement du territoire, des soci\u00e9t\u00e9s, de l\u2019Islam et de la politique. Il a deux programmes en cours (Lire et comprendre le Maghreb et ville et espaces) alors que d\u2019autres sont \u00e0 l\u2019\u00e9tude (culture et patrimoine, syst\u00e8mes \u00e9ducatifs, anthropologie du Maghreb, les r\u00e9formes: \u00e9conomie, justice, institutions politiques).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La coop\u00e9ration avec les Etats-Unis s\u2019est renforc\u00e9e depuis deux d\u00e9cades et joue maintenant un r\u00f4le appr\u00e9ciable dans la recherche et la formation des chercheurs. Deux Centres se trouvent \u00e0 Tanger et \u00e0 Tunis depuis les ann\u00e9es<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1980. La cr\u00e9ation d\u2019un Centre am\u00e9ricain pour les \u00e9tudes maghr\u00e9bines est pr\u00e9vue en Alg\u00e9rie. Il sera localis\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Oran pour servir de trait d\u2019union entre les chercheurs maghr\u00e9bins et am\u00e9ricains dans le domaine des sciences sociales et humaines.40<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le dernier lieu de production de la recherche est celui des fondations \u00e9trang\u00e8res. Deux fondations allemandes (F. Ebert et K. Adenauer) sont pr\u00e9sentes dans tous les pays de la r\u00e9gion. Elles organisent, en partenariat avec les Centres de recherche nationaux des programmes de recherche et interviennent \u00e9galement aupr\u00e8s de partenaires de la soci\u00e9t\u00e9 civile (associations et syndicats).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Fondation du roi Saoud Abd Al Aziz, dont le si\u00e8ge est \u00e0 Casablanca, au Maroc, est enti\u00e8rement consacr\u00e9e aux sciences sociales et humaines maghr\u00e9bines. C\u2019est une institution priv\u00e9e documentaire, scientifique et culturelle cr\u00e9e r\u00e9pondre aux besoins en information et en documentation ressentis par la communaut\u00e9 des chercheurs et des op\u00e9rateurs. Elle sert la recherche scientifique et repr\u00e9sente, dans la r\u00e9gion, la plus importante institution consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019information et \u00e0 la documentation en sciences sociales.41<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son Centre de documentation fournit des services de recherche bibliographique de la reproduction en Internet et \u00e0 distance avec un acc\u00e8s \u00e0 des bases de donn\u00e9es internationales. Elle \u00e9labore elle-m\u00eame des banques de donn\u00e9es et des bibliographies. Sa revue semestrielle de recherche et de bibliographie pr\u00e9sente les acquisitions de la biblioth\u00e8que et des articles. La<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fondation a \u00e9dit\u00e9, en d\u00e9cembre 2005, un ouvrage et un compact disc qui recense, de mani\u00e8re syst\u00e9matique, les publications en langue arabe, fran\u00e7aise et anglaise sur le \u2018Maghreb dans les sciences sociales\u2019. Ses activit\u00e9s scientifiques et culturelles annuelles sont devenues un espace de d\u00e9bats actifs au Maroc et dans toute la r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au terme de ce parcours de pr\u00e9s d\u2019un demi-si\u00e8cle, o\u00f9 en est la sociologie aujourd\u2019hui au Maghreb? Existe-t-elle? Produit-elle et renouvelle t-elle les savoirs? Existe-il une communaut\u00e9 professionnelle de sociologues? Les usages publics de la recherche font-ils de la sociologie, une discipline utile socialement? Dans tous ces domaines, l\u2019identit\u00e9 de la sociologie est incertaine.42<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La professionnalisation et la communautarisation, processus r\u00e9cents, sont fragiles. Le statut des sociologues, comme celui des autres sp\u00e9cialistes des sciences sociales, est boulevers\u00e9 par la crise des ann\u00e9es 1980-1990. La relative homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 ant\u00e9rieure \u00e9clate pour donner quatre figures du sociologue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains font leur entr\u00e9e en politique dans les partis cr\u00e9es suite aux lib\u00e9ralisations politiques et se consacrent \u00e0 leurs nouvelles fonctions. D\u2019autres, tout en restant \u00e0 l\u2019Universit\u00e9, pratiquent l\u2019expertise au profit des entreprises priv\u00e9es et des organismes nationaux et internationaux (FMI, BM, PNUD,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">UNESCO). La troisi\u00e8me trajectoire est celle de l\u2019\u00e9migration vers les Universit\u00e9 et les Centres de recherche en Europe et aux Etats-Unis. Les d\u00e9parts sont plus nombreux en Alg\u00e9rie que dans les autres pays \u00e0 cause de la violence et des assassinats dans les ann\u00e9es 1990-2000. Les universitaires et les chercheurs qui restent en fonction s\u2019orientent dans des conditions difficiles, vers la professionnalisation. Ils font de l\u2019enseignement et de la recherche leurs seules activit\u00e9s et ont pour ambition d\u2019exercer les r\u00e8gles du \u2018m\u00e9tier\u2019 de sociologue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Leur communautarisation fait l\u2019objet de nombreuses tentatives. Ils sont \u00e0 l\u2019origine de la cr\u00e9ation d\u2019associations nationales et r\u00e9gionales. Ils se regroupent plus rarement autour des revues. Les syndicats sont maintenant plus nombreux mais la syndicalisation est relativement faible. En fait, les sociologues, comme l\u2019ensemble des intellectuels, restent profond\u00e9ment divis\u00e9s, les conflits l\u2019emportant sur les collaborations et le travail collectif. La reconnaissance et la l\u00e9gitimit\u00e9 passent moins par les proches coll\u00e8gues que par les institutions et les chercheurs au niveau international.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les usages publics de la sociologie font eux-m\u00eames d\u00e9bat. La demande de sociologie est d\u2019abord et avant tout celle des Etats.43<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle est moins la reconnaissance du travail sociologique que la recherche de la l\u00e9gitimation des Etats. Ceux-ci disposent de leurs propres institutions pour la collecte de l\u2019information statistique et les enqu\u00eates de terrain. Ils font, par ailleurs, appel \u00e0 l\u2019expertise \u00e9trang\u00e8re. La demande locale de sociologie est plut\u00f4t l\u2019illustration et la confirmation des discours tenus par le \u2018leadership\u2019. Les affinit\u00e9s entre les Etats et les sociologues sont tr\u00e8s fortes jusqu\u2019\u00e0 la crise des ann\u00e9es 1980-1990. Elle r\u00e9v\u00e8le au grand jour l\u2019absence des intellectuels dont les sociologues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle est vivement ressentie devant la stagnation du d\u00e9veloppement, la mondialisation n\u00e9o-lib\u00e9rale, l\u2019irruption des mouvements islamistes et de la violence. Le ph\u00e9nom\u00e8ne islamiste a \u00e9t\u00e9 pour les sociologues une grandes surprise. Certains, proc\u00e8dent \u00e0 leur auto-critique et reconnaissent s\u2019\u00eatre peu int\u00e9ress\u00e9s ant\u00e9rieurement \u00e0 l\u2019Islam et \u00e0 la religion Globalement, ils sont somm\u00e9s d\u2019expliquer la crise et de sugg\u00e9rer les voies les plus pertinentes pour en sortir. Le regard et l\u2019int\u00e9r\u00eat des sociologues doivent alors se tourner vers la soci\u00e9t\u00e9 et l\u2019analyse de ses multiples dynamiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, les savoirs sociologiques, menac\u00e9s de disparition, demeurent incertains. Dans l\u2019enseignement, leur simple reproduction se d\u00e9grade de plus en plus. Les p\u00e8res fondateurs de la discipline (M. Weber, E. Durkheim et K. Marx) ne sont pas toujours connus. Les r\u00e8gles du \u2018m\u00e9tier\u2019 de sociologues sont insuffisamment connues et pratiqu\u00e9es. Les Etats et les entreprises mettent en question la formation des \u00e9tudiants au nom de l\u2019ad\u00e9quation de la formation et de l\u2019emploi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le domaine de la recherche, les sociologues proc\u00e8dent, d\u00e8s les ann\u00e9es 1950-1960, \u00e0 la critique des m\u00e9thodes et savoirs de la sociologie coloniale, de l\u2019islamologie et de l\u2019orientalisme. Le 24e Congr\u00e8s de l\u2019Association internationale de sociologie, qui se d\u00e9roule \u00e0 Alger en 1974, condamne l\u2019ethnologie coloniale.44 L\u2019article de A. Abd al Malek sur la crise de l\u2019orientalisme est lu par tous les sociologues.45 L\u2019ouvrage de E. Sa\u00efd est traduit en arabe et en fran\u00e7ais quelques ann\u00e9es plus tard.46 Cette critique se poursuit aujourd\u2019hui. Elle d\u00e9construit la sociologie dominante et ne doit pas \u00eatre sous-estim\u00e9e malgr\u00e9 ses accents pol\u00e9miques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle pr\u00e9c\u00e8de les essais de fondation d\u2019une sociologie en correspondance avec les donn\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9 et de la culture de la r\u00e9gion. Ils s\u2019orientent dans trois directions qui se chevauchent. Dans une premi\u00e8re approche, la sociologie, comme l\u2019histoire, doit \u00eatre d\u00e9colonis\u00e9e. Le retour \u00e0 Ibn Khaldoun s\u2019inscrit dans cette perspective. Son oeuvre fournirait les concepts susceptibles d\u2019expliquer le pass\u00e9 du Maghreb et les blocages du pr\u00e9sent.47 Dans la seconde approche, il s\u2019agit, comme le sugg\u00e8rent A. Khatibi48 d\u2019\u00e9laborer une sociologie arabe. Deux th\u00e8ses soutenues dans des universit\u00e9s am\u00e9ricaines s\u2019inspirent de cette approche: celles de A. Hammoudi49 et de H. Sharabi.50 Dans la derni\u00e8re la plus r\u00e9cente, l\u2019objectif serait de fonder une sociologie islamique.51 Elle est plus active en Egypte que dans les autres pays de la r\u00e9gion. Le d\u00e9fi auquel font face la sociologie et les sociologues a toutes les chances de perdurer dans le proche avenir. La fondation de cette discipline des sciences sociales est encore \u00e0 faire. Elle passe par la vigoureuse critique de la tradition religieuse et politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notes<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1. Sur la question des fronti\u00e8res entre les disciplines, se reporter \u00e0 I. Wallerstein.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019h\u00e9ritage de la sociologie in Soci\u00e9t\u00e9s contemporaines, 1999, n\u00b0 33-34, pp<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">159-194, et I. Wallerstein, J.M. Blanquer, S. Blanquer, Ouvrir les sciences<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sociales: Rapport de la Commission Gublenkian pour la restructuration des<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sciences sociales. Paris, Descartes et Cie, 1996.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2. \u2018Le Champ scientifique\u2019, ARSS, n\u00b0 2-3, 1976, pp 88-104 ;\u2019Quelques propri\u00e9t\u00e9s<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">des champs\u2019 in Questions de sociologie, Paris, Minuit, 1984, pp. 113-120;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2018Sociologie de la croyance et croyances des sociologues\u2019, Arch de sc social des<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">religions, 63\/1, janvier mars 1987, pp 155-161; Homo Academicus, Paris, Minuit,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1984; L. Gauthier, voir \u00e9galement J. C. I. Chamboredon, \u2018Sociologie de la<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sociologie et int\u00e9r\u00eat sociaux des sociologues\u2019, ARSS n\u00b0 2, 1975, pp. 2-77, et E.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Danteill, \u2018P Bourdieu et la religion. Synth\u00e8se critique d\u2019une synth\u00e8se critique\u2019,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arch de sc social des religions, 118, avril-juin 2002, pp. 5-19.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3. Sur l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Alger, voir J. Melia. L\u2019\u00e9pop\u00e9e intellectuelle de l\u2019Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Histoire de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Alger, Alger, Maison du Livre, 1950 ; L. Paoli,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2018L\u2019enseignement sup\u00e9rieur \u00e0 Alger\u2019, Revue africaine vol 49, n\u00b0 258-259, 3e 4e tri<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1950, pp. 406-436; R\u00e9publique fran\u00e7aise. GGA, Universit\u00e9 d\u2019Alger,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cinquantenaire 1909-1959; X. Yacono, \u2018Pour une histoire de l\u2019Universit\u00e9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d\u2019Alger\u2019, Revue africaine n\u00b0 468-469, 1961, pp. 377-392; Ed., Doutt\u00e9, \u2018L\u2019oeuvre<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">scientifique de l\u2019Ecole des lettres d\u2019Alger\u2019, Revue Africaine vol 49, n\u00b0 258-259,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1950, pp. 438-446; L. Gauthier, \u2018A l\u2019aube de notre \u00e9cole sup\u00e9rieur des lettres in<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cinquantenaire de la Facult\u00e9 des lettres d\u2019Alger (1881-1931)\u2019, Revue africaine,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">20 REVUE AFRICAINE DE SOCIOLOGIE 10(1)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1932, pp. 217-323. Sur les soci\u00e9t\u00e9s savantes: Jugne, \u2018L\u2019oeuvre scientifique des<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">soci\u00e9t\u00e9s savantes alg\u00e9riennes et tunisiennes\u2019, Revue africaine, 1905, pp. 463-485,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">et J. M. Malarkey, \u2018The Dramatic Structure of Scientific Discovery in Colonial<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Algeria: a critique of the Journal of the Soci\u00e9t\u00e9 arch\u00e9ologique de Constantine<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(1853-1870)\u2019, in Connaissances du Maghreb, Paris, CNRS, 1984.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4. Histoire et recherche identitaire, suivi d\u2019un entretien avec H. Arfaoui. Paris, ed.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bouch\u00e8ne, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">5. \u2018Rapport sur l\u2019organisation \u00e0 Alger d\u2019un centre d\u2019\u00e9tude scientifiques du<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social et d\u2019un Institut de recherches \u00e9conomiques<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">et sociales\u2019, et IRESA, \u2018Un an de recherches \u00e0 l\u2019Institut de recherches<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00e9conomiques et sociales d\u2019Alger\u2019, Alger, 1955.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6. M. Kluche, op cit\u00e9, p. 16.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">7. G. Pervill\u00e9, Les \u00e9tudiants alg\u00e9riens de l\u2019universit\u00e9 fran\u00e7aise 1880-1962, Paris,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CNRS, 1984, pp. 29-30.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">8. Relev\u00e9 effectu\u00e9 \u00e0 partir de la liste publi\u00e9e par F. Leimdorfer, Discours acad\u00e9mique<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">et colonisation. Th\u00e8mes de recherche sur l\u2019Alg\u00e9rie pendant la p\u00e9riode coloniale,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1992, pp. 287-299.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">9. Les \u2018Sciences coloniales\u2019 ont fait l\u2019objet de nombreux colloques au Maghreb et en<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Europe. Se reporter, parmi les publications les plus r\u00e9centes, \u00e0: Connaissances du<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maghreb, sciences sociales et colonisation, Paris, CNRS, 1984; Sciences de<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l\u2019homme et conqu\u00eate coloniale, Constitution et usages des sciences humaines en<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Afrique, Paris, Presses de l\u2019ENS, 1980; D. Rivet, \u2018Exotisme et p\u00e9n\u00e9tration<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">scientifique: l\u2019effort de d\u00e9couverte du Maroc par les Fran\u00e7ais au d\u00e9but du XXe<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">si\u00e8cle\u2019, in Connaissances du Maghreb, op cit\u00e9, pp. 95-109.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">10. Tableaux figurant dans l\u2019ouvrage de F. Leimdorfer op cit\u00e9, pp. 271-272. Les th\u00e8ses<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">et la sociologie sont abord\u00e9es dans les ouvrages suivants: M. Dinstel, \u2018List of<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">French Doctoral Dissertations on Africa 1884-1961\u2019, Boston, 1966; \u2018R\u00e9pertoire<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">des m\u00e9moires et th\u00e8ses consacr\u00e9s au Maghreb\u2019, Cahiers de la M\u00e9diterran\u00e9e, 1979;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">V. Karady, \u2018Notes sur les th\u00e8ses de doctorat consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019Afrique dans les<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">universit\u00e9s fran\u00e7aises de 1884 \u00e0 1961\u2019, in Informations en sciences sociales, 11<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(1), 1972, pp. 65-80; F. Leimdorfer, \u2018Objets de la sociologie coloniale, l\u2019exemple<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">alg\u00e9rien\u2019, in Revue Tiers-monde, T XII, n\u00b0 90, 1982, pp. 279-295; J. Berque, \u2018Cent<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">vingt-cinq ans de sociologie maghr\u00e9bine\u2019, Annales E.S.C., n\u00b0 3, sept 1956, pp.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">296-324.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">11. A. Selmi, \u2018L\u2019\u00e9mergence d\u2019un champ scientifique: l\u2019ethnosociologie et la<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sociologie de Tunisie (1881-1970)\u2019, Gradhiva, 2001, n\u00b029, pp. 43-57.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">12. Op cit\u00e9, pp. 58-59.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">13. La sociologie, Le Caire, imp moderne, 1er volume en 1924, 2e volume en 1925.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">14. Pour une pr\u00e9sentation critique de l\u2019ouvrage qui eut une forte influence, se reporter<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00e0 F. Maatouk, Les contradictions de la sociologie arabe, Paris, l\u2019Harmattan, 1992,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">pp. 83-97.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">15. Parcours d\u2019une intellectuelle en Alg\u00e9rie. Nationalisme et anti-colonialisme dans<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">les sciences sociales, Paris, l\u2019Harmattan, 1995.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">LA SOCIOLOGIE AU MAGHREB: CINQUANTE ANS APR\u00c8S 21<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">16. \u2018D\u2019une articulation \u00e0 l\u2019autre: les trois p\u00e9riodes d\u2019une sociologie en Alg\u00e9rie\u2019, in<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bourquia et N.Hopkins (eds.), Le Maghreb: Approches des m\u00e9canismes<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d\u2019articulation, Casablanca, Al Kalam, 1991, pp. 7-30, et Soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne et<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sciences humaines, Naqd, Alger 2001, pp. 13-44.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">17. Sur le contexte politique et les enjeux de la reforme, se reporter \u00e0 Dj Labidi,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Science et pouvoir en Alg\u00e9rie. De l\u2019ind\u00e9pendance au 1er Plan de la recherche<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">scientifique 1962-1974, Alger, OPU, 1992, et M. Benachenou, Vers l\u2019Universit\u00e9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">alg\u00e9rienne. R\u00e9flexions sur une strat\u00e9gie universitaire, Alger, OPU, 1980; D.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Glasman, J. Kremer, \u2018Essai sur l\u2019Universit\u00e9 et les cadres en Alg\u00e9rie\u2019, Paris, CNRS,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1978.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">18. \u2018Bilan de la sociologie au Maroc\u2019, Rabat, Association des sciences de l\u2019homme,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1967.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">19. 1962.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">20. A. Selmi, op cit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">21. M. Kleiche, \u2018La recherche scientifique au Maroc. Histoire et institutions\u2019, in R.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Waast et J. Gaillard, La science en Afrique \u00e0 l\u2019aube du 21e si\u00e8cle, Paris, IRD, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">22. P. Pascon, \u201830 ans de sociologie au Maroc\u2019, BESM, n\u00b0 155-156, janvier 1986; voir<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">en particulier un texte de P. Pascon, \u2018La sociologie pour quoi faire?\u2019, (pp. 59-70),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">qui devait servir d\u2019introduction \u00e0 un manuel de sociologie rurale, dat\u00e9 de 1979.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">23. A. Dhifi (Coordination et actualisation), Liste des publications du CERES.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1964-1997, Tunis, 1997, imprimerie officielle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">24. Universit\u00e9 d\u2019Oran, Annuaire de la post-graduation, Ann\u00e9e universitaire<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1993-1994.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">25. Chenntouf Tayeb, (ed.), R\u00e9pertoire des th\u00e8ses et m\u00e9moires concernant l\u2019Alg\u00e9rie,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alger, imp off., 1977, et Centre de la M\u00e9diterran\u00e9e moderne et contemporaine<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(Universit\u00e9 de Nice), R\u00e9pertoire des m\u00e9moires \u2013 th\u00e8ses consacr\u00e9s au Maghreb,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nice,1979.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">26. Alger, OPU, 1989.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">27. Alger, ENAL, 1991.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">28. Chronologie et chiffres cit\u00e9s par Kh. Taleb Ibrahimi. Les Alg\u00e9riens et leur (s)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">langue (s), Alger, El Hikma, 1995. Pour l\u2019arabisation, se reporter aux ouvrages de<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G. Geneste, L\u2019arabisation des sciences sociales et humaines en Alg\u00e9rie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1980-1982, une \u00e9tape d\u00e9cisive dans l\u2019histoire de l\u2019universit\u00e9, Th\u00e8se de 3e cycle en<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sciences de l\u2019\u00e9ducation, universit\u00e9 de Lyon 2; A. Mazouni, \u2018L\u2019arabisation en<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alg\u00e9rie\u2019, Lamalif, 1973, n\u00b0 58; Ch. Souriau. \u2018La politique alg\u00e9rienne de<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l\u2019arabisation\u2019, AAN, 1972; S. Hamzaoui, \u2018L\u2019arabisation, probl\u00e8me id\u00e9ologique\u2019,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Revue Tunisienne des sciences sociales, 1976, n\u00b0 44; M. Kilani, \u2018Langue et<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">domination. De la relation coloniale \u00e0 la relation de d\u00e9pendance\u2019, Rev europ des sc<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">social, 1977, t 15, n\u00b0 40; A. Helmy-Ibrahim, \u2018Fonctions et niveaux de langue dans<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la communication sociale en Egypte\u2019, Peuples m\u00e9diterran\u00e9ens 1978 n\u00b0 5; et A.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Moatassime, Langage et politique au Maghreb. Contribution \u00e0 une politique<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">linguistique dans les syst\u00e8mes p\u00e9dagogiques maghr\u00e9bins. A la lueur d\u2019une \u00e9tude<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sur les langues \u00e0 l\u2019\u00e9cole dans ses rapports avec l\u2019\u00e9volution politique au Maroc de<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1957 \u00e0 1977, Th\u00e8se de doctorat d\u2019Etat, universit\u00e9 de Paris 1.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">29. Insaniyat, janvier 2005, n\u00b0 25, pp. 11-26.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">30. A. Lakjaa (coord), Sociologie et Soci\u00e9t\u00e9 en Alg\u00e9rie, Alger, Casbah ed., 2004.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">31. K. Ben Kahla, \u2018L\u2019universit\u00e9 tunisienne face au dilemne universalit\u00e9 \u2013<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">mondialisation R\u00e9flexions sur une fracture universitaire\u2019, AAN, t xl, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">32. Note d\u2019orientation relative \u00e0 la mise en oeuvre de la r\u00e9forme de l\u2019enseignement<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sup\u00e9rieur, janvier 2004; voir \u00e9galement Minist\u00e8re de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur et<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">de la recherche scientifique, R\u00e9organisations des enseignements sup\u00e9rieurs,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">novembre 2001.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">33. Annuaire des laboratoires de recherche scientifique universitaire. Sans nom<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d\u2019\u00e9diteur ou d\u2019imprimeur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">34. Les auteurs de l\u2019Annuaire rappellent n\u00e9anmoins que cette premi\u00e8re \u00e9dition n\u2019est<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">pas exhaustive, tous les laboratoires n\u2019ayant pas r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019enqu\u00eate Pour le<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maroc et la Tunisie, voir \u201850 ans de d\u00e9veloppement humain et perspective\u2019, 2025,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Document de synth\u00e8se du rapport g\u00e9n\u00e9ral et Vers l\u2019instauration de la soci\u00e9t\u00e9 du<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">savoir. La nouvelle r\u00e9forme du syst\u00e8me \u00e9ducatif tunisien. Programme pour la mise<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">en oeuvre du projet \u2018Ecole pour demain\u2019 (2002-2007). Tunis, octobre 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">35. Document pr\u00e9sentant les r\u00e9sum\u00e9s des communications, f\u00e9vrier 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">36. Soit 3442 dont 1408 avec le grade de professeur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">37. Note d\u2019orientation relative \u00e0 la mise en oeuvre de la r\u00e9forme de l\u2019enseignement<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sup\u00e9rieur, janvier 2004.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">38. Allocution du Ministre de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur \u00e0 la conf\u00e9rence nationale des<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">universit\u00e9s, 23 janvier 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">39. J. J. Waardenburg, Les universit\u00e9s dans le monde arabe actuel, Paris, La Haye,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mouton, 1966, 2 vols.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">40. Le Quoditien, 7-11-2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">41. Son site Internet a fr\u00e9quemment \u00e9t\u00e9 mis a contribution pour cet \u00e9tat des lieux de la<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sociologie au Maghreb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">42. Sur les questions abord\u00e9es dans la conclusion, voir Chenntouf Tayeb, \u2018Les<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">intellectuels dans la crise 1988-2004\u2019, in Chenntouf Tayeb (coordonnateur),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Alg\u00e9rie face \u00e0 la mondialisation, Ouvrage \u00e0 para\u00eetre dans la s\u00e9rie des livres du<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CODESRIA, Dakar.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">43. Cl. Chaulet, \u2018La sociologie au service du d\u00e9veloppement\u2019, r\u00e9trospective, in A<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lakjaa, Sociologie et soci\u00e9t\u00e9, op cit\u00e9 pp. 65-72.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">44. Acte du 24e Congr\u00e9s de sociologie, Alger, OPU, 1977, 2 vols.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">45. \u2018La crise de l\u2019orientalisme\u2019, Diog\u00e8ne, n\u00b0 54, 1962, pp. 7-28.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">46. \u2018L\u2019Orientalisme, l\u2019Orient cr\u00e9e par l\u2019Occident\u2019, Paris, Le Seuil, 1980.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">47. Discours sur l\u2019histoire universelle. Al Muqaddima (traduit par V. Monteil),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Beyrouth, 1967, 3 vols.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">48. \u2018Sociologie du monde arabe. Positions\u2019, Bull \u00e9conomique et social du Maroc, n\u00b0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">126, pp. 1-10.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">49. Maitres et disciples. Gen\u00e8se et fondements des pouvoirs autoritaires dans les pays<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">arabes Essai d\u2019anthopologie politique, Casablanca-Paris, Toubkal-Maisonneuve<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">et Larose, 2001.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">50. Neopatriachy: A Theory of Distorted Change in Arab Society, traduit et publi\u00e9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sous le titre N\u00e9opatriareat, Alger, ed. Marinoor, 1995.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">51. A. Roussillon, La pens\u00e9e islamique contemporaine, Paris, T\u00e9ra\u00e9dre, 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Documentation et bibliographie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La documentation sur la sociologie est essentiellement institutionnelle. Les<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Minist\u00e8re et les universit\u00e9s sont \u00e0 l\u2019origine de nombreux documents comme les<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">discours officiels, les statistiques, les programmes d\u2019enseignement et de<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">recherche. Les r\u00e9sultats de la recherche sont partiellement \u00e9dit\u00e9s. Plusieurs<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sites Internet permettent l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information relative \u00e0 la sociologie. Pour le<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maghreb, les plus fournis sont ceux de la Fondation du Roi Saoud ibn abd al<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aziz dont le si\u00e8ge est \u00e0 Casablanca au Maroc, de Arab Social Sciences<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Research en arabe, anglais et fran\u00e7ais et celui de l\u2019Institut de recherches pour le<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9veloppement (France) qui a r\u00e9alis\u00e9, en 2001-2003, une enqu\u00eate sur la<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">science en Afrique a l\u2019aube du 21e si\u00e8cle sous la direction de R. Waast et J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Gaillard. Pour les \u00e9tudes sur la sociologie, outre les notes cit\u00e9s en r\u00e9f\u00e9rence, sereporter aux travaux suivants:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1. Ouvrages g\u00e9n\u00e9raux sur la sociologie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R.W Green, (ed.), Protestantism, capitalism and Science. The Weber Thesis Controversy,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lexington, Heath, 1973.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L. Voye, Sociologie: construction du monde, construction d\u2019une discipline, Louvain la<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Neuve, De Boeck et Larcier, 1997.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. M. Berthelot, Sociologie: \u00e9pist\u00e9mologie d\u2019une discipline: textes fondamentaux,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bruxelles, De Boeck-Universit\u00e9, 2000.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G. Lefebre, Sociologie de Marx, Paris, PUF, 1974.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G. Busino (dir), \u2018Sociologie et sociologues pour quoi faire\u2019, Revue europ\u00e9ene des<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sciences sociales, n\u00b0 122, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G. Ballandier (dir), \u2018Sociologie inactuelle, sociologie actuelle\u2019, Cahier. Int de socio,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2000.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S. Delzecaux, N. Elias, Une sociologie des processus, Paris, l\u2019Harmattan, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N. Elias, Qu\u2019est-ce que la sociologie?, La Tour d\u2019Aigue, ed de l\u2019Aube, 1986.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C. Colliot-th\u00e9l\u00e8ne et J. F. Kerv\u00e9gan, De la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 la sociologie, Paris, ed de l\u2019ENS,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">P. J. Simon, El\u00e9ments pour une histoire de la sociologie, Presses univ de Rennes, 1987.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N. Elias, Engagement et distanciation: contributions \u00e0 une sociologie de la<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">connaissance, (traduit de l\u2019allemand), Paris, Fayard, 1993.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Saint Haber, Habermas et la sociologie, Paris, PUF, 1998.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. P. Durand, La sociologie de Marx, Paris, La D\u00e9couverte, 1995.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G. Busino, \u2018Id\u00e9es et faits: pour une critique de la pratique sociologique et des th\u00e9ories<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sociales, pour une sociologie historique\u2019, Revue europ\u00e9ene des sciences sociales,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">n\u00b0 48, 1979.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G. Busino, La permanence du pass\u00e9: questions d\u2019histoire de la sociologie et<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d\u2019\u00e9pist\u00e9mologie sociologique, Gen\u00e8ve, Droz, 1986.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Saint Kalberg, La sociologie historique comparative de M. Weber, (traduit de<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l\u2019anglais), Paris, La D\u00e9couverte, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cl. Grignon, J.C. Passeron, Le Savant et le populaire: mis\u00e9rabilisme et populisme en<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sociologie et en litt\u00e9rature, Paris, Le Seuil, 1989.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Revue d\u2019histoire moderne et contemporaine, (n\u00b0 sp\u00e9cial, 1999), \u2018Les historiens et la<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sociologie de P. Bourdieu\u2019.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G. Ballandier, \u2018Les m\u00e9tamorphose de la sociologie allemande\u2019, Cahiers inter de socio,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1999.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. Lojkine, (s l d), Les sociologues critiques du capitalisme, Paris, PUF, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">P. J. Simon, \u2018Sociologie et r\u00e9forme sociale\u2019, in Sciences humaines, juin \u2013 juillet 1999, n\u00b0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">25.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. Gaillard, \u2018La naissance difficile des communaut\u00e9s scientifiques\u2019, in J. J. Salmon, F.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sagesti, C. Sachs-Jantet (dir), La Qu\u00eate incertaine, Paris, Economica \u2013 The United<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nations University, 1994, pp. 213-249.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">X. Polanco (dir), \u2018Naissance et d\u00e9veloppement de la science-monde. Production et<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">reproduction des communaut\u00e9s scientifiques en Europe et en Am\u00e9rique latine\u2019,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Paris, La D\u00e9couverte-Conseil de l\u2019Europe-UNESCO,1989.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L. Roulan. L\u2019Etat et la science, Paris, CNRS, 1987.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. Waast (dir), Les sciences hors de l\u2019Occident au XXe si\u00e8cle, Paris, ed de l\u2019ORSTOM,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1996, 7 vols.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. Aron, Les \u00e9tapes de la pens\u00e9e sociologique, Paris, Gallimard, 1967.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">P. Wagner, \u2018Les sciences sociales et l\u2019Etat en Europe continentale: la structuration<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">politique du discours disciplinaire\u2019, RISS, 1989, vol 41, n\u00b0 4, pp. 523-541.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">UNESCO-MSH, Les sciences sociales dans le monde, Paris, 2001.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2018Nouveaux travaux en histoire de la sociologie\u2019, in Revue d\u2019histoire des sciences<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">humaines, 2005, n\u00b0 13.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. Szacki, \u2018R\u00e9flexions sur l\u2019histoire de la sociologie\u2019, RISS, 1981, 33, 2, pp. 270-281.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bulletin de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise pour l\u2019histoire des sciences de l\u2019hommes, n\u00b0 19,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">f\u00e9vrier 2000.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. Waast et J. Gaillard, La science en Afrique \u00e0 l\u2019aube du 21e si\u00e8cle, Paris, IRD, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2. La sociologie au Maghreb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J J. Waardenburg, Les universit\u00e9s dans le monde arabe, Paris-La Haye, Mouton-EPHE,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1996.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. Bourquia et N. Hopkins (eds.), Le Maghreb. Approches des m\u00e9canismes<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d\u2019articulation, Rabat, Al Kalam, 1991.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Arkoun, \u2018Discours islamiques, discours orientalistes et pens\u00e9e scientifique\u2019, in B.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lewis, E. Leites et M. Case (eds.), As Others See Us: Mutual Perceptions, East and<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">West, Princeton, 1985.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S. F. Alatas, \u2018The Sacralization of the Social Sciences: a critique of an Emerging<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Theme in the Academic Discourse\u2019, Arch de Science sociale des religions, juillet \u2013<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">septembre 1995, n\u00b0 91.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. Berque, \u2018125 ans de sociologie maghr\u00e9bine\u2019, Annales ESC, n\u00b0 3, vol XI.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Bouhdiba, \u2018Pour une sociologie militante in Etudes de sociologie tunisienne\u2019, Bull<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">de recherche sociale, 1970, pp. 7-10.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. Fonkou\u00e9, Diff\u00e9rence et identit\u00e9. Les sociologues africains face \u00e0 la sociologie, Paris,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Silex, 1985.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Mah\u00e9, K. Bendana, Savoirs du lointain et sciences sociales, Saint Denis, ed.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bouch\u00e8re, 2004.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. M. Ela, Restituer l\u2019histoire aux soci\u00e9t\u00e9s africaines. Promouvoir les sciences sociales<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">en Afrique, Paris, L\u2019Harmattan, 1994.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Mamdani, \u2018L\u2019intelligentsia, l\u2019Etat et les mouvements sociaux\u2019, in M. Diouf et M.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mamdani (eds.), Libert\u00e9 acad\u00e9mique en Afrique, Dakar, CODESRIA, 1994.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Kerrou, \u2018Etre sociologue dans le monde arabe ou comment le savant \u00e9pouse le<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">politique\u2019, Peuples m\u00e9diterran\u00e9ens, n\u00b0 54-55, jan- juin 1991, pp. 247-268.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. Ouahes, La science et la technologie dans les Etats arabes \u00e0 l\u2019horizon 2000, Paris,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">UNESCO, 1988.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Brondino et T. Labib, Gramsci dans le monde arabe, Tunis, Alif, 1994.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Arkoun, \u2018Quelques t\u00e2ches de l\u2019intellectuel musulman aujourd\u2019hui\u2019, Cahiers de la<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00e9diterrann\u00e9e, n\u00b0 37, 1988, pp. 1-35.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Laroui, La crise des intellectuels arabes, traditionalisme on historicisme, Paris,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Masp\u00e9ro, 1974.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">al Bichri et autres, Les intellectuels et le pouvoir. Syrie, Egypte, Tunisie, Alg\u00e9rie, Le<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Caire, CEDEJ, 1986.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. C. Vatin, (s l d), Connaissances du Maghreb: sciences sociales et colonisation, Paris,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CNRS, 1984.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peuples m\u00e9diterran\u00e9ens, 1990, n\u00b050, \u2018L\u2019orientalisme\u2019, (n\u00b0 sp\u00e9cial).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Th. Obenga, Le sens de la lutte contre l\u2019africanisme euro-centriste, Paris, Karthala,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2001.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. M. Ela, Les sciences sociales \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de l\u2019Afrique: les enjeux \u00e9pist\u00e9mologiques<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">de la mondialisation, Dakar, CODESRIA, 1988.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L. Ben Salem, \u2018Sociologie et anthropologie\u2019, in Femmes tunisiennes et production<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">scientifique, Tunis, CREDIF, 1997.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L. Ben Salem, \u2018Int\u00e9r\u00eat des analyses en termes de segmentarit\u00e9 pour l\u2019\u00e9tude des soci\u00e9t\u00e9s<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">du Maghreb\u2019, ROMM, 1982, n\u00b0 33.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L. Ben Salem et D. Mahfoudh Draoui, Modernit\u00e9 et pratiques sociologiques, Tunis,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CPU, 2000.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. N. Bourguet, B. Lepetit, D. Nordman, M. Sinarellis (dir), L\u2019invention scientifique<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">de la M\u00e9diterran\u00e9e. Egypte, Alg\u00e9rie, Mor\u00e9e. Paris, EHSS, 1998.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cahiers de Jussieu (Universit\u00e9 de Paris 7), \u2018Le mal de voir\u2019, Paris, UGE, 1976.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Labdaoui, Intellectuels d\u2019Orient. Intellectuels d\u2019Occident, Paris, L\u2019Harmattan,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1996.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Labdaoui, Les nouveaux intellectuels arabes, Paris, L\u2019Harmattan, 1993.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J. Berque (s l d), Bibliographie de la culture arabe contemporaine, Paris,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sinbad-pressse de l\u2019UNESCO, 1981.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Collectif, Sciences sociales et l\u2019avenir de l\u2019Afrique, Dakar, CODESRIA, 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L. Ben Salem, \u2018Le dilemme de la construction de la sociologie au Maghreb\u2019, In A.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mah\u00e9 K. Bendana, Savoirs du lointain et sciences sociales, Saint-Denis, 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">F. Chevaldonne, \u2018Mondialisation et orientalisme\u2019, in Nouveaux enjeux culturels au<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maghreb, Paris, CNRS, 1998, pp. 267-276.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D. Nordman et J. P Raison, Sciences de l\u2019homme et conqu\u00eate coloniale, constitution et<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">usages des sciences humaines en Afrique (XIXe-XXes), Paris, Presses de l\u2019ENS,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1980.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R\u00e9forme de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, Recueil de textes Alger, MESRS, 1971.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Mandouze, \u2018Probl\u00e8mes actuels de l\u2019universit\u00e9 alg\u00e9rienne\u2019, in F. Perroux, Probl\u00e8mes<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">de l\u2019Alg\u00e9rie ind\u00e9pendante, Paris, PUF, 1963.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Haddab, \u2018Arabisation de l\u2019enseignement des sciences et mutations dans le champ<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">socio-linguistique en Alg\u00e9rie\u2019, AAN, 1985.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R. Bellil, \u2018La domestication du savoir sur la soci\u00e9t\u00e9\u2019, AAN, 1985, t XXIV.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Ariba, \u2018L\u2019universit\u00e9, ses missions et l\u2019imposition d\u2019une politique. Aper\u00e7u sur le<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">contexte alg\u00e9rien d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui. Permanence et actualit\u00e9 des enjeux\u2019,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">AAN, 2002, t XL.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D. Liab\u00e8s, \u2018Objet donn\u00e9, objet construit: positions \u00e9pist\u00e9mologiques\u2019, in D\u00e9bats et<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">critiques, Alger, INEAP, 1981, n\u00b0 5.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. El Kenz, N. Bourenane, Dj Liabes, \u2018Imp\u00e9rialisme scientifique et libert\u00e9s<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">acad\u00e9miques. Gen\u00e8se, fondements et enjeux\u2019, Les Cahiers du CREAD, 1er, 1992,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">n\u00b0 29, pp. 89-107.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D. Glasman, J. Kremer, \u2018Essai sur l\u2019universit\u00e9 et les cadres en Alg\u00e9rie\u2019, Paris CNRS<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1978.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Henni, \u2018La mise en oeuvre de l\u2019option scientifique et technique en Alg\u00e9rie. Le<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">syst\u00e8me d\u2019enseignement et de formation\u2019, Alger, CREAD, 1987.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Bennachenou, Vers l\u2019universit\u00e9 alg\u00e9rienne. R\u00e9flexions sur une strat\u00e9gie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">universitaire, Alger, OPU, 1980.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dj. Labidi, Science et pouvoir en Alg\u00e9rie. De l\u2019ind\u00e9pendance au 1er plan de la<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">recherche scientifique, Alger, OPU, 1992.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 d\u2019Oran, Colloque sur les sciences sociales aujourd\u2019hui, (26-29 mai 1984),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alger, OPU, 1986.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Ghlamallah, (s l d), \u2018Les enseignants universitaires alg\u00e9riens. Conditions, attitudes<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">et pratiques Professionnelle, Alger, CREAD, 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Y. Ferfera et M. Tefiani, (eds.), Formation p\u00e9dagogique et pratiques d\u2019enseignement<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">dans le sup\u00e9rieur Probl\u00e9matique, \u00e9tat des lieux et exp\u00e9riences, Alger, CREAD,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Ghlamallah (dir), \u2018Les enseignants universitaires\u2019, Les Cahiers du CREAD, n\u00b0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">62-63, 2003.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dj. Guerid, \u2018L\u2019Universit\u00e9 entre Etat et soci\u00e9t\u00e9\u2019, in Dj Guerid, L\u2019universit\u00e9 aujourd\u2019hui,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oran-Cread, 1998.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Kadri. \u2018Le syst\u00e8me universitaire dans la d\u00e9cennie 80\u2019, Naqd n\u00b05,1993, pp. 74-90.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dj. Gu\u00e9rid, \u2018Soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne et sciences humaines\u2019, Naqd, mais 2001.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">H. Karoui et A. Zghal, \u2018La d\u00e9colonisation et la recherche en sciences sociales. Le cas de<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la Tunisie\u2019 Die Welt, 1975, n\u00b0 2.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D. Mahfoudh-Draoui, \u2018Essai d\u2019analyse critique des recherches sociologiques pendant<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la p\u00e9riode coloniale en Tunisie\u2019, Hesperis-Tamuda,1988-1989, vol 26-27.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Ben Salem, \u2018Le statut de \u2018l\u2019acteur social\u2019 dans la sociologie tunisienne\u2019,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Correspondance, f\u00e9vrier 1998, n\u00b0 49.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S. Hamzaoui, \u2018L\u2019arabisation, probl\u00e8me id\u00e9ologique\u2019, RISS, 1976, n\u00b0 4.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L. Ben Salem, \u2018D\u00e9mocratisation de l\u2019enseignement en Tunisie. Essai d\u2019analyse du<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">milieu d\u2019origine des \u00e9tudiants tunisiens\u2019, Revue tunisie en sciences sociales, n\u00b0 16,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">mais 1969, pp. 81-135.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Ben Slimane, \u2018Discours et parcours des r\u00e9formes universitaires tunisiennes, in<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R\u00e9formes universitaires et mutations socio-culturelles, M. Ben Slimane et N. Dhari<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(dir), Tunis, Epigraph, 2001.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L. Guitier, \u2018L\u2019universit\u00e9 tunisienne: histoire d\u2019une normalisation\u2019, Les Cahiers de<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l\u2019Orient, 1997, n\u00b0 46.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2018L\u2019Universit\u00e9 et les transformations sociales\u2019, Cahiers du CERES, 1992, n\u00b0 3.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Lelong, L\u2019 r\u00e9forme de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur en Tunisie\u2019, IBLA, 1969, n\u00b0123,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">pp. 171-176.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">F. Siino, \u2018La science tunisienne: au coeur du discours, aux marges de la soci\u00e9t\u00e9?\u2019,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Monde arabe Maghreb-Machrek, n\u00b0 157, juillet -septembre 1997.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">K. Taamallah, \u2018Enseignement sup\u00e9rieur en Tunisie: in\u00e9galit\u00e9 et reproduction sociale\u2019,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Revue tunisienne des sciences sociales, 1987, n\u00b0 88-91, pp. 303-326.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Banque mondiale, \u2018L\u2019enseignement sup\u00e9rieur en Tunisie: enjeux et avenir \u2018Les<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">rapports \u00e9conomiques de la Banque mondiale 1998.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">K. Bendana, \u2018Dipl\u00f4me et universit\u00e9 en Tunisie dans les ann\u00e9es cinquante\u2019, in V.Geisser<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(dir), Dipl\u00f4m\u00e9s maghr\u00e9bins d\u2019ici et d\u2019ailleurs, trajectoires sociales et itin\u00e9raires<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">migratoires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Ben Dhia, \u2018L\u2019universit\u00e9 tunisienne: le temps des questions, l\u2019\u00e2ge des nouvelles<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">options\u2019, Publication du MESRS, Tunis 1985.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">K. Ben Kahla, \u2018L\u2019universit\u00e9 Tunisie face au dilemme universit\u00e9-mondialisation:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">r\u00e9flexions sur la \u2018fracture universitaire\u2019, AAN, 2002 t xl.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S. Ben Sedrine, \u2018Gagnants et perdants de la transition lib\u00e9rale \u2013 L\u2019insertion<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">professionnelle des dipl\u00f4m\u00e9s en Tunisie\u2019, in V. Geisser (dir).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">F. Siino, \u2018L\u2019universit\u00e9 tunisienne banalis\u00e9e. Mise \u00e0 niveau lib\u00e9rale et d\u00e9politisation\u2019,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">AAN, t XL, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">F. Siino, Science et pouvoir dans la Tunisie contemporaine, Paris, Karthala, 2004.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N. Khoury, \u2018De la production sociologique dans l\u2019Egypte actuellement\u2019, Revue<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tiers-monde, avril-juin 1982, vol 23, n\u00b0 90, pp. 389-396.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N. Farah Ramsis, \u2018Soci\u00e9t\u00e9 civile et libert\u00e9 de recherche en Egypte\u2019, in M. Diouf et M.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mamdani (eds.), Libert\u00e9 acad\u00e9mique en Afrique, Dakar,CODESRIA, 1994.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">I. Sonallah Amerikanli, \u2018Un automne \u00e0 San Francisco\u2019, Le Caire, Dar al Mustaqbal al<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arabi, 2003; en fran\u00e7ais chez Actes-sud\/Sinbad, 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ch. D. Smith, \u2018The crisis of orientation, the Shift of Egyptians intellectuals to Islamic<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Subjects in 1930s\u2019, International Journal of Middle East Studies, 1977, n\u00b0 4, pp.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">382-410.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Helmy Ibrahim, \u2018Fonctions et niveaux de langue dans la communication sociale en<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Egypte\u2019, Peuples m\u00e9diterran\u00e9ens, N\u00b05, 1978.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Roussillon, \u2018Durkheimisme et r\u00e9formisme: fondation identitaire de la sociologie en<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Egypte\u2019, Arabica, 1996.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Roussillon, \u2018La repr\u00e9sentation de l\u2019identit\u00e9 par les discours fondateurs de la<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">sociologie turque et \u00e9gyptienne: Zia Gokalp et Ali abd al Wahid Wafi\u2019, in Dossier<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CEDEJ Modernisation et mobilisation sociale, II Egypte \u2013 Turquie, 1992.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Roussillon, Projet et traditions scientifique: aux origines de la socio \u00e9gyptienne in<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d\u2019Un Orient \u00e0 l\u2019autre, vol II: Identifications, Paris, CNRS, 1991.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Roussillon, \u2018Sociologie \u00e9gyptienne, arabe, islamique: l\u2019approfondissement du<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">paradigme r\u00e9formiste\u2019, in Peuples m\u00e9diterran\u00e9ens, n\u00b0 54, 55, 1991.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Roussillon, \u2018Intellectuels en crise dans l\u2019Egypte contemporaine\u2019, in G. Kepel et Y<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Richard (s l d ), Intellectuels et militants de l\u2019Islam contemporain Paris, Le Seuil,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1990.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Roussillon, Sciences sociales et r\u00e9formisme: une sociologie de l\u2019Egypte \u00e9ternelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Post face de l\u2019histoire que je porte sur mon dos m\u00e9moires, Le Caire CEDEJ 1989.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Roussillon, \u2018Savoirs r\u00e9formistes et politiques en Egypte au tournant des ann\u00e9es<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1940\u2019, Gen\u00e8ses n\u00b0, sept 1999, pp. 55-80.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Roussillon, R\u00e9forme sociale et identit\u00e9: essai sur l\u2019\u00e9mergence de l\u2019intellectuel et du<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">champ politique modernes en Egypte, Casablanca, ed du Fennec, 1998.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Zeghal, \u2018Gardiens de l\u2019islam. Les Oulemas d\u2019Al Azhar\u2019, Presses de Sc. Pr. 1996.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Khatibi et A. Ezzine, Sciences humaines et sociales au Maroc: \u00e9tudes et arguments,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rabat, IURS; 1998, vol. 1.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">P. Pascon, \u201830 ans de sociologie au Maroc: textes anciens et in\u00e9dits\u2019, BESM, 1986.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A. Khatibi, \u2018Bilan de la sociologie au Maroc\u2019, Rabat, Association des sciences de<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l\u2019homme, 1967.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">E. G\u00e9rard et M. Kleiche, \u2018Les sciences humaines et sociales au Maroc\u2019, Rabat, Centre J.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Berque, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 Mohammed V, La sociologie marocaine contemporaine. Bilan et perspectives,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rabat, 1988, (en arabe et en fran\u00e7ais).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tayeb Chenntouf<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tour Bel-Air Appt 142<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rue Jonher. Oran, Alg\u00e9rie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fax: 213 41-41-34-12<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Email: tayebchen@yahoo.fr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Revue Africaine de Sociologie, 10, (1), 2006, pp. 1-30. Source: http:\/\/www.codesria.org\/IMG\/pdf\/Tayeb_Chenntouf.pdf L\u2019inconscient d\u2019une discipline, c\u2019est son histoire. \u2013 P. Bourdieu Dresser un \u00e9tat des lieux&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3394,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[386],"tags":[6,2185,29,367,7,374,369,2606,2607,31],"class_list":["post-3333","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-opinions-analyses","tag-algerie","tag-culture","tag-libye","tag-maghreb","tag-maroc","tag-mauritanie","tag-politique","tag-societe","tag-sociologie","tag-tunisie"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3333","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3333"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3333\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3333"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3333"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3333"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}