{"id":130387,"date":"2022-09-13T14:06:43","date_gmt":"2022-09-13T12:06:43","guid":{"rendered":"https:\/\/moroccomail.fr\/?p=130387"},"modified":"2022-09-13T14:06:43","modified_gmt":"2022-09-13T12:06:43","slug":"maroc-note-confidentielle-sur-leconomie-du-mali","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/index.php\/2022\/09\/13\/maroc-note-confidentielle-sur-leconomie-du-mali\/","title":{"rendered":"Maroc : Note confidentielle sur l&#8217;\u00e9conomie du Mali"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Maroc, Mali, \u00e9conomie,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>                                      FICHE SUCCINCTE SUR L\u2019ECONOMIE MALIENNE<br><strong>I. DONNEES GENERALES<br><\/strong>    <br>I.1. Donn\u00e9es g\u00e9ographiques et d\u00e9mographiques<br>Superficie : 1.241. 231 km\u00b2 (Maroc\u00a0: 710.850 km\u00b2)<br>Villes principales : Bamako, S\u00e9gou, Sikasso, Mopti, Gao, Kayes<br>Langue officielle: Fran\u00e7ais<br>Langues courante  : mandingue (bambara, malinke, dioula), tamasheq, poular, senoufo, bobo, songha\u00ef\u2026<br>F\u00eate nationale : 22 septembre (ind\u00e9pendance, en 1960)<br>Population : 15,970 millions (CIA World Factbook, juillet 2013)<br>Densit\u00e9: 11,1 habitants\/km\u00b2 (CIA World Factbook, 2010)<br>Croissance d\u00e9mographique : 3,01 % (CIA World Factbook, 2013)<br>Esp\u00e9rance de vie : 54,55 ans (\u00e0 la naissance, CIA World Factbook, 2013)<br>Taux d\u2019alphab\u00e9tisation : 27,7 % (15 ans et plus, CIA World Factbook, 2013)<br>Religion (s): Islam 94 %, christianisme 4 %, animisme 2 % (CIA World Factbook)<br>Indice de d\u00e9veloppement humain : 182\u00e8me sur 187 pays (PNUD, 2012)<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file aligncenter\"><a id=\"wp-block-file--media-375189fd-0bc8-4541-a745-e56b228a3599\" href=\"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Fiche-economie-malienne.odt\">  Fiche-economie-malienne<\/a><a href=\"http:\/\/xnalgrt.cluster100.hosting.ovh.net\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Fiche-economie-malienne.odt\" class=\"wp-block-file__button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-375189fd-0bc8-4541-a745-e56b228a3599\">T\u00e9l\u00e9charger le document<\/a><\/div>\n\n\n\n<p><strong>I.2. Donn\u00e9es \u00e9conomiques<br><\/strong><br><strong>I.3. Principaux clients : <br><\/strong><br>Chine (53,7%), Malaisie (11,2%), Indon\u00e9sie (5,4%) (CIA World Factbook, 2012)<br><br><strong>I.4. Principaux fournisseurs : <br><\/strong><br>France (10,9%), S\u00e9n\u00e9gal (9,7%), Chine (8,4%), C\u00f4te d\u2019Ivoire (8%) (CIA World Factbook, 2012)<br>I.5. Part des principaux secteurs d\u2019activit\u00e9s dans le PIB :<br>agriculture : 38,8 %<br>industrie : 21,9 %<br>services : 39,3 %<\/p>\n\n\n\n<p><strong>II. PRESENTATION DES SECTEURS CLES<br><\/strong><br><strong>II. 1. Rappel<br><\/strong><br>L\u2019\u00e9conomie malienne a connu une r\u00e9cession en 2012, avec une croissance n\u00e9gative de 1.5 %, contre une pr\u00e9vision initiale de +5.6 %. Les secteurs secondaire (-2,2%) et tertiaire (-8.8%) ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement affect\u00e9s. Le secteur du BTP a \u00e9t\u00e9 le plus sinistr\u00e9 avec une chute de 20% de son activit\u00e9. De m\u00eame pour le secteur tertiaire la baisse a \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e : -10% pour le commerce, -10% pour les services financiers, -10% pour les services non marchands. Certaines activit\u00e9s comme le transport a\u00e9rien ou l\u2019h\u00f4tellerie ont connu des baisses pouvant atteindre 30 %.<\/p>\n\n\n\n<p>Le budget de l\u2019Etat a \u00e9t\u00e9 revu \u00e0 la baisse et s\u2019est concentr\u00e9 sur le strict n\u00e9cessaire en 2013 : traitements de fonctionnaires, arri\u00e9r\u00e9s externes, d\u00e9penses de d\u00e9fense, financement des \u00e9lections et secteurs sociaux. <br>La pauvret\u00e9 s\u2019est aggrav\u00e9e \u00e0 cause de la triple crise alimentaire, s\u00e9curitaire et politique. Elle s\u2019\u00e9l\u00e8vait \u00e0 42.7 % en 2012, contre 41.7 % en 2011. Une grave crise humanitaire a commenc\u00e9 en janvier 2012 avec 237 000 personnes d\u00e9plac\u00e9es, 410 000 r\u00e9fugi\u00e9s et pas moins de 4.6 millions de Maliens en risque d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Le gouvernement a donc maintenu les d\u00e9penses pr\u00e9vues pour les secteurs sociaux (\u00e9ducation, sant\u00e9, protection sociale) soit 33.45 % des d\u00e9penses totales. <\/p>\n\n\n\n<p>Les indicateurs sociaux se sont am\u00e9lior\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es mais les progr\u00e8s vers les objectifs du Mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement (OMD) \u00e0 l\u2019horizon 2015 restent mitig\u00e9s.<br><br>La reprise serait n\u00e9anmoins de retour en 2013 avec une pr\u00e9vision de 5.4 % de croissance, gr\u00e2ce au dynamisme des secteurs agricole et aurif\u00e8re, ainsi que la reprise de l\u2019aide internationale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>II.2. Agriculture<br><\/strong><br>L\u2019\u00e9conomie malienne repose essentiellement sur le secteur agricole (agriculture, \u00e9levage, p\u00eache et foresterie) qui occupe plus de 70% de la population active, contribue \u00e0 hauteur de 43% au PIB et fournit 30% des recettes d\u2019exportation.<br><br>Le sous-secteur agriculture repose essentiellement sur la production v\u00e9g\u00e9tale industrielle (coton, canne \u00e0 sucre, etc.) et sur la production c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re (riz, mil, sorgho, ma\u00efs,) et l\u00e9gumineuse (haricot, s\u00e9same, arachide, etc.). <\/p>\n\n\n\n<p>La fili\u00e8re du coton, avec une production de 630.000 tonnes en 2013, repr\u00e9sente 16% du PIB. Environ, 3 millions de maliens vivent directement ou indirectement de la culture du coton. Il est, apr\u00e8s l\u2019or, la 2\u00e8me source d\u2019exportation avec 196 milliards de Fcfa en 2012.<br><br>Le Mali est le 1er pays africain producteur de coton. La production et la transformation du coton sont organis\u00e9es par la Compagnie Malienne pour le D\u00e9veloppement du Textile (CMDT). <\/p>\n\n\n\n<p>Les terres disponibles particuli\u00e8rement propres \u00e0 l&#8217;Agriculture et \u00e0 l&#8217;\u00c9levage occupent pr\u00e8s de 46 millions d&#8217;hectares. 3,5 millions d&#8217;hectares sont mis en valeur sur un total d&#8217;environ 12 millions d&#8217;hectares cultivables. <br><br>Le Mali a un potentiel irrigable de plus de 2 millions d&#8217;hectares, dont plus de la moiti\u00e9, par gravitation. L&#8217;Office du Niger dispose, \u00e0 lui tout seul, d&#8217;un potentiel irrigable de pr\u00e8s d&#8217;un million d&#8217;hectares.<br><br>Il existe de r\u00e9elles possibilit\u00e9s d\u2019accroissement de la production irrigu\u00e9e de riz et d\u2019augmentation des exportations sur les march\u00e9s limitrophes et au-del\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>II.3. Elevage-p\u00eache<br><\/strong><br>L\u2019\u00e9levage occupe une place importante dans l\u2019\u00e9conomie participant \u00e0 25 % du PIB du secteur primaire et 11 % du PIB national. Ainsi, le b\u00e9tail est le 3e produit d\u2019exportation du Mali apr\u00e8s l\u2019or et le coton. <br><br>Les exportations se constituent essentiellement de b\u00e9tails sur pied, vers les pays frontaliers : les bovins et ovins vers la Cote d\u2019Ivoire, le S\u00e9n\u00e9gal, le Ghana, le Burkina Faso, le Niger ; les Camelins sont achemin\u00e9s vers la Mauritanie et l\u2019Alg\u00e9rie.<br><br>S\u2019agissant de la p\u00eache, il existe trois principales zones de production de poisson qui sont le Delta int\u00e9rieur du Niger, le lac de selingu\u00e9 et le lac de Manantali.<br><br>La p\u00eache contribue au PIB pour environ 4,2% et a cr\u00e9\u00e9 500 000 emplois. La production halieutique est estim\u00e9e \u00e0 plus de 150.000t\/an, pla\u00e7ant ainsi le Mali parmi les premiers pays africains producteurs de poissons d&#8217;eau douce.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>II.4. Mines<br><\/strong><br>Le sous-sol malien fait partie des plus riches du continent noir et regorge d&#8217;une importante vari\u00e9t\u00e9 de pierres pr\u00e9cieuses et de mati\u00e8res fossiles. Le secteur minier est l\u2019un des plus rentables au Mali par sa contribution au PIB. Le Mali est le 3e pays producteur d\u2019or du continent apr\u00e8s l\u2019Afrique du Sud et le Ghana.<br><br>Outre l\u2019or, l&#8217;industrie extractive concerne les mat\u00e9riaux de construction (marbre, argile, gr\u00e8s, dol\u00e9rite, granit\u2026), le sel gemme, les pierres semi-pr\u00e9cieuses telles que le grenat, etc.<br><br>Les revenus tir\u00e9s de l\u2019or repr\u00e9sentent environ 25 % du PIB et 75 % des recettes d\u2019exportation. La part de l\u2019or dans l\u2019\u00e9conomie n\u2019a cess\u00e9 de cro\u00eetre au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es, sans cr\u00e9ation endog\u00e8ne de la valeur ajout\u00e9e \u00e0 travers une transformation locale de l\u2019or.<br><br>Le secteur minier attire de nombreux investissements directs \u00e9trangers. Ce qui explique la pr\u00e9sence de soci\u00e9t\u00e9s comme RANDGOLD, ANGLOGOLD ASHANTI, MERREX GOLD, IAM.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>II.5. P\u00e9trole<br><\/strong><br>La prospection sur les hydrocarbures est actuellement men\u00e9e sur le bassin de Taoud\u00e9nit et le graben de Gao par cinq (5) soci\u00e9t\u00e9s (BARAKA VENTURE, MALI PETROLEUM, MALI OIL, MARKMORE et ENERGETIC). Vingt-trois (23) blocs sont attribu\u00e9s sur un total de vingt-sept (27).<br>Beaucoup de permis p\u00e9troliers ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9s \u00ab en un temps record \u00bb dans le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, mais la plupart des soci\u00e9t\u00e9s qui ont re\u00e7u ces permis n&#8217;ont pas les capacit\u00e9s techniques et financi\u00e8res pour l&#8217;exploitation.<br><br>Le Mali n&#8217;ayant pas d&#8217;acc\u00e8s \u00e0 la mer, \u00ab les soci\u00e9t\u00e9s sont moins enthousiastes que pour les gisements offshore du golfe de Guin\u00e9e, o\u00f9 il est facile d&#8217;exporter le brut. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>II.6. \u00c9nergie<br><\/strong><br>La consommation \u00e9nerg\u00e9tique provient en grande partie (81 %) du bois et du charbon de bois, largement devant les produits p\u00e9troliers (16 %) et l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 (3 %). Cette surconsommation des produits du bois (6 millions de tonnes en 2002) cr\u00e9e une pression trop forte sur les for\u00eats et acc\u00e9l\u00e8re la d\u00e9sertification.<br><br>Seulement, 16% de la population a acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, mais dans les zones rurales, ce taux n\u2019est que de 1%. Selon l\u2019OCDE, l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 malienne est fournie \u00e0 80% par les centrales hydrauliques et \u00e0 20% par les centrales thermiques. Les d\u00e9lestages et coupures d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 commencent \u00e0 partir du mois de janvier, quand les barrages n\u2019ont pas recueilli assez d\u2019eau. <\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, le Mali dispose de ressources appr\u00e9ciables d&#8217;\u00e9nergies renouvelables (solaire, \u00e9olien, biomasse et hydro\u00e9lectricit\u00e9). Mais celles-ci sont \u00e0 ce jour faiblement exploit\u00e9es. Le meilleur gisement \u00e9olien du Mali se situe dans le Nord du pays.<br><br>Le potentiel hydraulique\u00a0: Les ressources en eau de surface sont tr\u00e8s importantes et sont principalement constitu\u00e9es par le fleuve S\u00e9n\u00e9gal avec 1 800 km dont 669 km au Mali, le fleuve Niger avec 4 200 km dont 1 780 km au Mali et leurs principaux affluents. Ces cours d&#8217;eau coulent dans d&#8217;immenses plaines. On estime \u00e0 50 milliards de m3 le potentiel en eau de surface p\u00e9renne et \u00e0 66 milliards de m3 le potentiel en eaux souterraines renouvelables.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>II.7. Industrie\u00a0:<br><\/strong><br>Il existe actuellement plus de 450 entreprises industrielles, dont plus de 340 en activit\u00e9. 70% d\u2019entre elles sont install\u00e9es \u00e0 Bamako. Elles emploient plus de 18.000 personnes. Il s\u2019agit essentiellement d\u2019industrie de transformation de la production agricole\u00a0: biscuiterie, p\u00e2tes alimentaires, confiserie, conserverie, brasserie, boulangerie, huilerie, sucrerie, laiterie, usine de textile et de tabac.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>II.8. Tourisme<br><\/strong><br>Le Mali dispose d&#8217;un important patrimoine touristique, naturel, culturel et historique. Les plus importantes curiosit\u00e9s naturelles sont :<br>les falaises de Bandiagara et le Plateau Dogon,<br>la r\u00e9serve de Biosph\u00e8re de la Boucle de Baoul\u00e9,<br>la r\u00e9serve des \u00c9l\u00e9phants du Gourma,<br>les sites \u00e9co touristiques constitu\u00e9s des bassins des fleuves S\u00e9n\u00e9gal et Niger et les ressources du Delta central du Niger,<br>les dunes et d\u00e9sert du Nord du pays,<br>les parcs, for\u00eats et r\u00e9serves (r\u00e9serve du Bafing notamment), etc.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>III. Plan pour la relance durable du Mali 2013-2014 <br><\/strong>Les options strat\u00e9giques de la politique macro-\u00e9conomique du Gouvernement sont d\u00e9sormais orient\u00e9es autour du d\u00e9sengagement de l\u2019Etat des activit\u00e9s productrices et commerciales, de la promotion du secteur priv\u00e9 et associatif, de la d\u00e9centralisation des d\u00e9cisions et des actions de d\u00e9veloppement, de la responsabilit\u00e9 des communaut\u00e9s villageoises, notamment dans l\u2019am\u00e9nagement et la gestion de leurs territoires.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon le FMI, les entreprises au Mali se heurtent \u00e0 un des environnements les plus difficiles au monde. Le Gouvernement s\u2019est donc engag\u00e9 \u00e0 combattre la corruption, \u00e0 faciliter l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la finance et \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 des services publics, et \u00e0 assouplir les proc\u00e9dures en mati\u00e8re d\u2019investissement.<br><br>Les principales actions envisag\u00e9es pour la relance \u00e9conomiques sont notamment\u00a0:<br><br>1) L\u2019identification des entreprises affect\u00e9es par la crise et la d\u00e9fiscalisation des d\u00e9penses li\u00e9es \u00e0 leur r\u00e9habilitation\u00a0;<br>2) L\u2019apurement progressif des instances de paiement au Tr\u00e9sor public en faveur des entreprises\u00a0;<br>3) L\u2019indemnisation des victimes de la crise\u00a0;<br>4) La mise en \u0153uvre des mesures d\u2019all\u00e9gements fiscaux\u00a0;<br>5) La poursuite de la proc\u00e9dure de cr\u00e9ation de fonds de garantie du secteur priv\u00e9\u00a0;<br>     6) La r\u00e9habilitation des infrastructures de base \u00e0 caract\u00e8re \u00e9conomique (routes, \u00e9nergies, t\u00e9l\u00e9communications\u2026)\u00a0; et<br>7) La mise \u00e0 disposition de fonds destin\u00e9s \u00e0 la couverture des besoins en fonds de roulement des entreprises. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelques op\u00e9rateurs \u00e9conomiques maliens\u00a0:<br><\/strong>Modibo Keita, PDG de GDCM (c\u00e9r\u00e9ales)\u00a0;<br>Boubacar Tandja, (import\/export-commercialisation du riz)\u00a0;<br>Bakary Togola (grand exportateur de la Mangue)\u00a0;<br>Youssouf Traor\u00e9 (transport routier)\u00a0;<br>Moussadek Bally (hommes d\u2019affaires et propri\u00e9taire de trois grands h\u00f4tels \u00e0 Bamako)\u00a0;<br>Aliou Boubacr Dialoo (homme d\u2019affaires et PDG de Wassoul\u2019OR)\u00a0;<br>Mamadou Djigu\u00e9,(Import\/Export- notamment l\u2019agroalimentaire). <\/p>\n\n\n\n<p><strong>IV. Protections et garanties des investissements<br><\/strong>L\u2019appartenance du Mali aux deux organisations sous-r\u00e9gionales que sont l&#8217;Union Economique et Mon\u00e9taire Ouest Africaine (UEMOA)  et la Communaut\u00e9 Economique des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO) et son adh\u00e9sion \u00e0 l&#8217;Organisation pour l\u2019Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), en font un site d&#8217;investissement fort prometteur.<br>Les investisseurs \u00e9trangers b\u00e9n\u00e9ficient des m\u00eames privil\u00e8ges que les investisseurs nationaux. Le droit au transfert des capitaux et de leurs revenus est garanti aux personnes physiques ou morales qui effectuent au Mali un investissement financ\u00e9 par un apport en devises. <\/p>\n\n\n\n<p>Les litiges pouvant survenir entre les investisseurs \u00e9trangers et l&#8217;\u00c9tat sont r\u00e9gl\u00e9s d&#8217;abord par la proc\u00e9dure \u00e0 l&#8217;amiable ou dans le cadre des accords bilat\u00e9raux de protection des investissements \u00e9trangers. En cas d&#8217;\u00e9chec, les parties auront recours \u00e0 la proc\u00e9dure d&#8217;arbitrage qui est celle pr\u00e9vue par la Convention du 18 mars 1965 cr\u00e9ant le Centre International pour le R\u00e8glement des Diff\u00e9rends relatifs aux Investissements entre \u00c9tats et ressortissants d&#8217;autres \u00c9tats (CIRDI), \u00e9tablie sous l&#8217;\u00e9gide de la Banque Mondiale et ratifi\u00e9e par le Mali le 3 janvier 1978.<\/p>\n\n\n\n<p>Trois r\u00e9gimes d&#8217;agr\u00e9ment sont pr\u00e9vus dans l&#8217;actuel Code des Investissements, \u00e0 savoir :<br><br>Le r\u00e9gime A, appel\u00e9 r\u00e9gime des petites et moyennes entreprises. Il concerne les investissements d&#8217;un montant inf\u00e9rieur \u00e0 150 Millions de Francs CFA.<br><br>Le r\u00e9gime B, appel\u00e9 r\u00e9gime des grandes entreprises pour les investissements sup\u00e9rieurs ou \u00e9gaux \u00e0 150 Millions de Francs CFA.<br>Le r\u00e9gime dit des zones franches, pour les entreprises nouvelles tourn\u00e9es principalement vers l&#8217;exportation qui peuvent \u00e9couler jusqu&#8217;\u00e0 20% de leur production sur le march\u00e9 national.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>V. R\u00e9capitulatif des besoins\u00a0: <br><\/strong><br>L\u2019\u00e9ducation (r\u00e9habilitation des \u00e9coles et constructions de nouvelles salles de classe)\u00a0;<br>Le transport (construction de nouvelles routes bitum\u00e9es et\u00a0des pistes locales et communales);<br>l\u2019irrigation\u00a0;<br>L\u2019approvisionnement en \u00e9lectricit\u00e9\u00a0(les installations hydrauliques et \u00e9nerg\u00e9tiques doivent \u00eatre renforc\u00e9es\u00a0; \u00a0la remise en \u00e9tat des centrales \u00e9lectriques des centres urbains de la zone Nord)\u00a0;<br>Soutien au monde rural\u00a0 pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire (investir dans les fili\u00e8res agricoles)\u00a0;<br>La remise en \u00e9tat des stations de pompages\/ puits des centres urbains de la zone Nord\u00a0;<br>Soutien au secteur tertiaire (NTIC)\u00a0;<\/p>\n\n\n\n<p>Formation professionnelle (carence des \u00e9coles de formation \u00e0 l\u2019image de l\u2019OFPPT au Maroc)\u00a0;<br>Manque flagrant d\u2019infrastructures sanitaires m\u00eame dans la capitale (v\u00e9tust\u00e9 des structures existantes\u00a0: n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9habilitation ou de mise \u00e0 niveau)\u00a0;<br>Besoin d\u2019acc\u00e8s au traitement du VIH pour les personnes touch\u00e9es par la maladie (destruction totale ou partielle des centres de soins au Nord par les jihadistes)\u00a0;<br>Reconstruction et r\u00e9habilitation des sites et monuments endommag\u00e9s pendant le conflit\u00a0;<br>Sauvegarde des manuscrits de Tombouctou. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>VI- RELATIONS ECONOMIQUES ENTRE LE MAROC ET LE MALI<br><\/strong><br>Les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques marocains jouent un r\u00f4le grandissant au Mali : le 22 juillet 2008, dans le cadre de la privatisation de la Banque Internationale pour le Mali (BIM-SA), d\u00e9tenues par l\u2019Etat malien, la Banque Marocaine Attijari WafaBank s\u2019est adjug\u00e9e 51% des actions de l\u2019Etat malien. M\u00eame chose pour Maroc T\u00e9l\u00e9com qui d\u00e9tient 42% du march\u00e9 de la t\u00e9l\u00e9phonie, en commen\u00e7ant par 17% au d\u00e9but.<br><br>Il faut signaler aussi que la BMCE d\u00e9tient 70% de la BOA (Bank of Africa) et que la Banque populaire est majoritaire \u00e0 Atlantic Bank.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a lieu de souligner que selon le Ministre malien du Commerce, les \u00e9changes commerciaux entre nos deux pays restent en de\u00e7\u00e0 des aspirations attendues (30 millions de Dollars US)), quand bien m\u00eame ils ont connu un saut qualitatif ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>#Maroc #Mali #Economie<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Maroc, Mali, \u00e9conomie, FICHE SUCCINCTE SUR L\u2019ECONOMIE MALIENNEI. DONNEES GENERALES I.1. 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