Tag: Tunisie

  • Le président tunisien appelle à des efforts pour mettre fin aux conflits

    Kais Saied s’adresse au Conseil de sécurité de l’ONU alors que sa Tunisie assume la présidence tournante

    Tunis, Tunisie

    Le président tunisien Kais Saied a exigé mercredi que l’ONU contribue à s’attaquer aux causes des conflits, car il a déclaré que les hostilités continuaient de menacer la paix et la sécurité mondiales.

    Saied a exhorté les pays à mobiliser des efforts pour soutenir l’ONU dans l’élaboration de stratégies globales pour construire la paix dans le monde lors d’une réunion virtuelle du Conseil de sécurité des Nations Unies présidée par Saied.

    “Il n’y aurait pas de sécurité, pas de paix sans un développement global, juste, intégré et durable qui préserve la dignité de l’homme partout”, a déclaré Saied.

    Il a également appelé à une coopération mondiale pour faire face à la menace du coronavirus en soulignant que l’ONU travaille pour rendre un vaccin accessible à tous.

    Saied a réitéré l’engagement de la Tunisie à servir la paix mondiale, la sécurité et le développement durable pour réaliser les aspirations des peuples.

    La Tunisie a assumé lundi la présidence tournante du Conseil de sécurité en tant que membre non permanent, marquant une quatrième fois pour la nation nord-africaine.

    Anadolou, 6 jan 2021

    Tags : Tunisie, Kaïes Saïed, conflits,

  • La Tunisie rapporte un record quotidien de coronavirus de 2820 cas (Reuters)

    TUNIS (Reuters) – La Tunisie a enregistré 2820 nouveaux cas confirmés de coronavirus, a annoncé mercredi le ministère de la Santé, un record depuis le début de la pandémie l’année dernière.

    Soixante-dix autres décès ont été signalés, portant le nombre de morts à plus de 5000, a ajouté le ministère.

    Le nombre total de cas est passé à environ 150 000.

    La Tunisie a interdit les voyages entre les régions du pays et a prolongé un couvre-feu en octobre, alors qu’elle tentait de contenir une augmentation rapide des cas de COVID-19 avec des hôpitaux presque pleins.

    Reportage de Tarek Amara; Édité par Howard Goller

    Source : Reuters, 6 jan 2021

    Tags : Tunisie, coronavirus, covid 19,

  • Tunisie – La ruse de Ghannouchi pour imposer « ses » hommes au bureau exécutif d’Ennahdha

    Rached Ghannouchi a subi le sérieux revers lors de la désignation des membres du bureau exécutif, puisque les deux tiers des candidats qu’il avait présenté ainsi que de proches protégés n’ont pas bénéficié de l’accord des membres de la Choura.

    Du coup, le parti est resté sans bureau exécutif, puisque le nombre de candidats plébiscité est insuffisant pour en constituer un.

    Connaissant l’opiniâtreté du Cheikh, il fallait bien s’attendre à ce qu’il ne lâche pas de sitôt le morceau, qu’il n’abandonnera pas et repartira à la charge.

    Alors que la logique veut que puisque les dernières élections n’ont pas permis d’aboutir à la constitution d’un bureau exécutif, il fallait les annuler et en refaire d’autres, en espérant que çà aboutisse, Ghannouchi a trouvé le coup fourré, pour imposer ses hommes dans le nouveau bureau.

    Il a ainsi décrété que du moment qu’il n’y a eu que quelques membres qui ont été plébiscités et au lieu de tout reprendre à zéro, on allait retenir ceux qui ont réussi et refaire des élections, juste pour les autres, pour compléter la composition du bureau.

    Comme çà, au moins, il sait que ses poulains vont faire la course tous seuls, puisque les autres ont déjà été retenus et les postes restés vacants vont forcément leur revenir de droit.

    Machiavélique !

    Tunisie Numérique, 6 jan 2021

    Tags : Tunisie, Rached El Ghannouchi, Ennahdha,

  • Tunisie : Mechichi et le cercle de feu

    Est-il l’homme de la situation ? Lui-même, Hichem Mechichi, devrait s’interroger face à ce qu’il découvre, ce qu’il subit. La réponse serait comment pourrait-il l’être effectivement. Changer de chef de gouvernement tous les trois mois ajoute à la crise aiguë et aux risques d’une instabilité continue. Rien ne sert d’y procéder si les facteurs aggravants demeurent. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : il faut agir à la source. Comment alors y remédier ?

    Durant ses cent premiers jours à la Kasbah, Mechichi a tenté de surfer sur toutes les vagues, le temps d’asseoir son pouvoir,— ténu d’avance,— et de faire adopter le budget 2021. Pour désamorcer les revendications sociales et réduire les pressions des partis qui le soutiennent, le prix à payer est de faire des concessions. El Kamour ? Oui ! Un hôpital réservé aux magistrats ? Oui ! Des augmentations salariales additionnelles pour les magistrats ? Oui ! Placement de conseillers à la Kasbah ? Oui ! Nominations à de hautes fonctions ? Oui !

    Evidemment, quelques coups de semonce, ici et là, pour exister. Sans aller plus loin. A-t-il demandé à ses ministres présents à l’ARP de se retirer lorsque le député Affès s’est violemment attaqué à la femme et à ses droits ? A-t-il publiquement dénoncé les propos outrageants proférés par le président d’un groupe parlementaire, Seif Makhlouf, contre le chef de l’État ? A-t-il honoré l’engagement du gouvernement signataire de l’amendement de la convention collective dans le secteur de la presse écrite et fait publier l’arrêté y afférent ? Les occasions manquées sont nombreuses.

    Sur le plan international, c’est le manque de visibilité qui interpelle le plus les partenaires de la Tunisie. Ils veulent savoir quelle vision globale porte le pays sur les grandes orientations stratégiques. Un Etat civil, séculier, bannissant l’application de la charia, un total respect des libertés et des droits de l’homme, une économie ouverte au libre-échange, un arrimage interactif à l’Europe, une collaboration étroite avec le FMI et les autres bailleurs de fonds, un approfondissement du tracé démocratique…

    De la Tunisie, ses partenaires attendent également des demandes claires et des engagements fermes. Ils reconnaissent certes le contexte très particulier que traverse le pays et les difficultés multiples, politiques, économiques et sociales qui accablent le gouvernement, mais les interlocuteurs de Mechichi cherchent à mieux comprendre pour mieux répondre aux attentes.

    La rencontre du chef du gouvernement avec les ambassadeurs des 27 pays membres de l’Union européenne ainsi que l’ambassadeur de l’UE à Tunis, la première du genre depuis des années, a amorcé un dialogue attendu.

    La visite de Mechichi à Paris, le 14 décembre dernier, était nécessaire et utile. Brocardée par certains qui lui reprochent un manque de préparation et un déficit de communication, elle aura eu le mérite d’établir une relation personnelle directe avec le locataire de Matignon, les dirigeants du Medef, des membres de la communauté tunisienne et les chefs des représentations économiques et postes consulaires tunisiens en France. L’entretien qu’a eu à cette même occasion Ali Kooli, à Bercy, avec son homologue Bruno Le Maire a eu le mérite d’exposer la démarche économique et financière de la Tunisie.

    L’étape romaine, reportée en dernière minute, s’inscrivait sur cette même lancée, avec en plus le statut de l’Italie en tant que président en exercice du G20. Bruxelles serait la prochaine étape, indispensable.

    Ce déploiement diplomatique ne saurait porter ses fruits sans un renforcement des fondamentaux et une clarification du programme. Que compte faire Mechichi ? Saura-t-il rallumer la flamme de l’espoir pour les Tunisiens et reconquérir l’intérêt de la communauté internationale en faveur du pays ?

    Tout dépendra de sa détermination à réussir et de son plan pour y parvenir. Pris dans un cercle de feu qui le menace d’embrasement, la marge de manœuvre du chef du gouvernement s’avère réduite. Au milieu de tant d’alliances politiques qui se dénouent et se renouent sans fondement programmatique au service du bien public, et d’une fragmentation parlementaire handicapante, il se trouve esseulé à la barre. Privé en plus d’un soutien plein et entier des équipes qui entourent le chef de l’État.

    Mechichi n’a pas beaucoup de choix. Sa ligne de conduite passe nécessairement par l’apaisement et le renforcement de ses relations avec Carthage, d’un côté, et l’ARP de l’autre. Elle doit s’appuyer sur une clarification nette de sa vision et de son programme, décliné en plan d’action et une consolidation de son gouvernement ainsi que de son staff. Aucun membre réfractaire à son autorité de chef de gouvernement ne saurait continuer dans ses fonctions. Aucun ministre ou secrétaire d’État défaillant ne mérite d’être maintenu. Aucun conseiller dilettante, inefficace, incompétent ne saurait tarder à rester à la Kasbah.

    Rattrapage, recentrage et accélération sont les maîtres mots pour éviter le naufrage.

    Leaders, 3 jan 2021

    Tags : Tunisie, Mechichi,

  • Tunisie – La cour des comptes épingle l’Instance de Sihem Ben Sedrine‎

    Le membre de la cour des comptes, Azzouz Jebali, a annoncé, ce lundi, que la cour a épinglé l’IVD, et son ancienne présidente Sihem Ben Sedrine, pour le versement, illégal, de pas moins de 247 mille dinars, au profit de ses agents, au titre de prime exceptionnelle à l’occasion de la réception des dossiers des plaignants.

    TN24, 4 jan 2021

    Tags : Tunisie, Sihem Ben Sedrine, IVD,

  • Tunisie : Le groupe Ooredoo et Ericsson signent un accord-cadre en prévision du déploiement de la 5G

    Le groupe Ooredoo a annoncé, lundi, la signature d’un accord-cadre global avec l’équipementier Ericsson et ce pour l’acquisition des solutions radio 5G et les services d’intégration connexes en prévision du déploiement de la 5G au Qatar et des filiales du groupe en Tunisie, Algérie, Iraq, Indonésie, Palestine, au Myanmar, Sultanat d’Oman, Koweït et aux îles Maldives.

    Selon un communiqué du groupe Ooredoo, cet accord quinquennal inclut l’acquisition des solutions Ericsson Cloud Core et Cloud Communication, entre autres, afin de permettre à l’opérateur de moderniser ses équipements réseaux existants et par conséquent réduire les délais de commercialisation des nouveaux services liés à la 5G et améliorer les performances de ses réseaux.

    Il convient de rappeler que Oordoo Tunisie a réalisé le premier test de réseau 5G à la mi-décembre 2020 en partenariat avec Nokia.

    Tunisie Haut Débit, 4 jan 2021

    Tags : Tunisie, Haut débit, 5G, Tunisie Telecom,

  • « Juifs et Musulmans en Tunisie : des origines à nos jours », d’Abdelkrim Allagui

    Dans Juifs et Musulmans en Tunisie, Abdelkrim Allagui décrit les relations entre les deux communautés au cours des siècles.

    juifs-et-musulmans-en-tunisieElles sont la plupart du temps plutôt bonnes, si ce n’est à l’époque très difficile de la domination des Almohades. Bien qu’ayant un statut propre et des obligations y afférent, les Juifs de Tunisie jouissent en effet le plus souvent d’une certaine liberté. Ils ont aussi des opportunités sociales non négligeables, que ce soit dans le monde des affaires ou au service des Grands du pays.

    Leur présence n’y est d’ailleurs pas anecdotique, puisque des Juifs étaient déjà là à l’époque romaine, rejoints plus tard par ceux d’Espagne, du Portugal ou de l’Italie.

    Puis avec la modernité, de grands courants vont traverser le pays et différentes idées s’opposer chez les Musulmans comme chez les Juifs.

    Avec l’arrivée des français, qui transforment le pays en protectorat, se crée une tension supplémentaire. Ils sont en effet une source d’antisémitisme, d’une part en raison de leurs convictions, mais également du fait que seuls les Musulmans sont concernés par les décisions liées à la victoire française sur ce pays.

    Malgré cela, une partie des Juifs se sent proche de la France. Par la suite, lors de l’occupation de la Tunisie par les nazis, si les Juifs y furent tragiquement victimes des allemands, les tunisiens furent quant à eux exemplaires dans leur protection et leur soutien, ce qui mérite d’être souligné.

    Mais d’autres périodes conflictuelles se préparent.

    Au final, un sentiment d’insécurité accompagne le départ de la presque totalité des Juifs de Tunisie. Celui-ci se fait à partir de 1947 en plusieurs vagues, qui dureront trente ans, lié à la fois aux mouvements d’indépendance de la Tunisie, mais aussi à la création de l’Etat d’Israël.

    L’auteur, tout en soulignant la nostalgie engendrée de part et d’autres par les vagues successives de départs des Juifs, rappelle tout au long de l’ouvrage la longue période d’entente initiale.

    Sophie MASSON pour Cultures-J.com.

    Juifs et Musulmans en Tunisie : des origines à nos jours, d’Abdelkrim Allagui, aux éditions Tallandier. 192 pages. 15,00€.

    Source : Cultures-J.com

    Tags : Tunisie, juifs, culture,

  • La Tunisie organise une cérémonie d’adieu en l’honneur de la 24e mission médicale chinoise

    Une cérémoni d’adieu en l’honneur des membres de la 24e mission médicale chinoise en Tunisie qui vont bientôt quitter le pays a eu lieu ce mercredi à Tunis, a constaté sur place un correspondant de Xinhua. La cérémonie a été co-présidée par le ministre tunisien de la Santé, Faouzi Mehdi et l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Zhang Jianguo.

      La mission médicale chinoise a “parfaitement accompli sa mission”, a affirmé M. Mehdi, exprimant ses reconnaissances à cette mission composée d’une trentaine de médecins et de cadres paramédicaux chinois pour leurs efforts déployés et leurs services fournis au profit des populations dans différentes régions tunisiennes.

      A cette occasion, le ministre tunisien de la Santé a remis des attestations de remerciement à la mission médicale chinoise.

      En marge de la cérémonie, M. Zhang a pour sa part salué les membres de la mission médicale chinoise qui avaient travaillé main dans la main avec leurs homologues tunisiens pendant un an pour achever un travail acharné non seulement dans la capitale tunisienne mais aussi dans d’autres provinces du pays.

      ”La coopération sino-tunisienne dans le domaine de la santé publique s’avère exemplaire”, a estimé l’ambassadeur chinois, espérant que cette coopération se renforcerait davantage, en particulier pendant la période post-épidémie

      Lors de la cérémonie, le ministre tunisien de la Santé a également annoncé l’arrivée d’une nouvelle mission médicale chinoise en Tunisie, dont les membres se trouvaient actuellement en auto-quarantaine.

      ”Cette nouvelle mission médicale chinoise operera, une fois sortie de la quarantaine, dans quatre hôpitaux”, a confié à Xinhua M. Mehdi.

      ”La coopération tuniso-chinoise remonte à des dizaines d’années et est très fructueuse dans divers domaines”, a souligné M. Mehdi, rappelant que la dernière manifestation en date n’était autre que le nouveau Centre hospitalier universitaire (CHU) de Sfax, financé par la Chine, qui allait servir pleinement toute la région.

      Selon lui, cette cérémonie est également dédiée à l’examen des instruments et mécanismes susceptibles de renforcer et de booster la coopération tuniso-chinoise en matière de santé publique et de médecine.

    Source : FOCAC, 4 jan 2021

    Tags : Tunisie, Chine,

  • Bourse de Tunis : 2020 aura été une année de résistance… aux moindres dégâts

    “Au terme de l’année 2020, l’activité boursière a clôturé sur une note légèrement défavorable avec un Tunindex en baisse de 3,33% comparable à sa performance durant l’année 2019 avec une baisse de 2,06%, mais contre des progressions de 15,76% et 14,45% respectivement en 2018 et 2017. C’est ce qui ressort du bilan de l’activité boursière dressé au 30 décembre dernier. En 2020, le montant global des émissions réalisées par les sociétés cotées et autorisées par le Conseil du Marché Financier (Fin novembre 2020) a atteint 911MD pour 26 opérations. Ce nombre est réparti entre 14 emprunts obligataires qui ont porté au total sur 780MD, un Emprunt obligataire émis selon les principes de la finance islamique pour un montant de 15MD, et 11 augmentations de capital pour 116MD.”

    Analyse

    Durant l’année 2020, l’activité Boursière a plutôt bien résisté face au marasme économique engendré par la covid-19 sur notre pays. Une crise exogène qu’inattendu, elle a, en un temps record, fait son irruption dans la vie de la population mondiale. Les facteurs d’incertitude suscités par la pandémie sont à la fois d’ordre sanitaire, économique et financier dans un monde déjà fragilisé par l’excès d’endettement et les bouleversements écologiques. L’incertitude est telle que les prévisions de croissance du PIB des pays font un grand-écart jamais constaté.

    Par conséquent, l’activité économique mondiale a été sévèrement affectée, surtout durant le premier semestre de l’année 2020, par la paralysie générale engendrée par la propagation rapide de la pandémie de la Covid-19 et le confinement général qui en a découlé. Sur l’ensemble de l’année 2020, le Fonds Monétaire International a révisé à la hausse ses prévisions de la croissance mondiale, la ramenant à -4,4% contre -4,9% prévue lors de la révision de juin 2020, après +2,8% en 2019 et +3,6% en 2018. Cette contraction quasi généralisée a concerné les principales économies avancées et émergentes, dont notamment, la Zone Euro à -8,3%, les Etats-Unis à -4,3%, pays émergents et pays en développement à -3,3%. Par contre en Chine, un retour à la croissance plus vigoureux que prévu, lui attribue une prévision positive de l’ordre de 1,9%. Mais à contrario, il y a des raisons d’espérer.

    Les tests de dépistage s’intensifient, les traitements s’améliorent et les essais de vaccins se déroulent à un rythme sans précédent ; certains en sont même à leur phase de commercialisation. La solidarité internationale se renforce dans certains domaines et se traduit notamment par une levée des restrictions commerciales sur le matériel médical et une augmentation de l’aide financière en faveur des pays vulnérables. La baisse de la croissance mondiale n’a pas pu être évitée malgré des mesures de soutien sans précédent des autorités monétaires et fiscales. Concernant les banques centrales, elles ont augmenté l’apport de liquidités à l’économie et limité la hausse des coûts des emprunts. D’autres mesures de grande ampleur sur le plan des finances publiques et du secteur financier ont empêché que les pertes à court terme ne soient plus importantes. Les dispositifs d’activité partielle et d’aide financière aux travailleurs mis au chômage technique ont permis à beaucoup d’entre eux de conserver leur emploi.

    A l’instar de la répercussion sur l’ensemble des pays du monde entier, la crise du COVID-19 a porté un coup dur à l’économie tunisienne qui souffre déjà bien avant cette pandémie surtout avec une fréquence élevée des tensions sociales et la fragmentation du paysage politique. En Tunisie, le produit intérieur brut ; aux prix de l’année précédente ; a diminué de 6,0% au cours du troisième trimestre 2020 par rapport à la même période de l’année 2019. Selon l’INS, notre économie a enregistré au cours des neuf premiers mois de cette année une baisse de 10,0% par rapport à la même période l’an dernier. Pour l’ensemble de l’année 2020, l’économie tunisienne devrait accuser une contraction de 7,3%, selon les dernières prévisions du budget économique contre une croissance de 2,7% initialement prévue, avant de se redresser progressivement en 2021 à +4%.

    Ce repli sans précèdent est constaté sur la majorité des secteurs, bien que les pouvoirs publics aient également pris des mesures d’accompagnement pour les ménages et les entreprises et d’ordre monétaires visant à atténuer le choc économique provenant de la pandémie. La mauvaise prestation de notre tissu économique est constatée aussi sur les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur.

    Au cours des onze premiers mois de l’année 2020, ils ont enregistré en volume (prix constant) par rapport à la même période de l’année 2019, une baisse à l’export de (-12,7%) et à l’import de (16,4%). Il ressort des différents indicateurs de l’activité économique durant le deuxième trimestre, la poursuite de la baisse de l’activité du secteur des industries manufacturières surtout avec le fléchissement aigüe de la demande extérieure notamment celle émanant de la Zone Euro ; principal partenaire de la Tunisie et la contraction du secteur minier et du bâtiment et génie civil. Sans oublier les secteurs directement exposés à la pandémie, notamment les services de l’hôtellerie, transport aérien, cafés et restaurants… A cet effet, les recettes touristiques en devises ont enregistré une contraction de 59,8%, au cours des neuf premiers mois de l’année 2020, contre une hausse de 41% une année auparavant.

    Quant à l’inflation, et sur un an, les prix à la consommation augmentent de 4,9% en novembre 2020, après 5,4% le mois précédent. Soit le plus faible taux enregistré depuis le mois de juin 2017. Cette baisse de l’inflation résulte d’un ralentissement du rythme d’augmentation des prix de l’alimentation.

    Côté Finances Publiques, et sous l’effet conjugué de la hausse des dépenses et la baisse marquante des ressources propres de l’Etat, le déficit budgétaire actualisé devrait atteindre 12,4% du PIB, soit l’équivalent de 13 729MD contre un taux de 3,0% prévu initialement dans la loi de finances pour l’année 2020.

    Ce dérapage a accru les besoins de l’Etat, ce qui par conséquent augmenté le taux d’endettement à un niveau de 90% à fin 2020 contre 72,5% en 2019. Sur le volet monétaire, l’Institut d’émission a pris des mesures depuis le mois de mars 2020 afin de favoriser davantage l’accès aux financements de la part des ménages et des entreprises.

    Quant au Dinar Tunisien, en termes de moyenne, son cours a enregistré, au 30 décembre 2020, et en comparaison avec sa valeur de l’année précédente, une dépréciation de 5,28% vis-à-vis de l’euro et une appréciation de 3,38% par rapport au dollar américain (selon les informations publiées par la BCT). La crise sanitaire n’a pas manqué de se répercuter sur les indicateurs de l’activité boursière durant l’année 2020. Une conjoncture interne et externe très difficile pour l’investisseur afin de bien marquer une stratégie d’investissement.

    Malgré cette situation, les indicateurs d’activité des sociétés cotées, sur les 9 premiers mois de l’année 2020, font ressortir un revenu global en baisse modérée de 5% par rapport à la même période de l’année 2019, pour atteindre 12,2 milliards de dinars contre 12,9 milliards de dinars. Cette tendance baissière est moins acérée, si on compare seulement le troisième trimestre 2020 par rapport au trimestre similaire de l’année écoulée, soit une baisse de 0,22%. Ce qui plaide pour une reprise de l’activité de quelques secteurs de la cote après une période de confinement très ardue sur l’activité.

    Source : Leaders, 3 jan 2021

    Tags : Tunisie, année 2020, coronavirus, covid 19, bilan,

  • Tunisie : 15 marins égyptiens arrêtés pour “pêche illégale”

    Le ministère tunisien de la défense nationale a annoncé, vendredi soir, I’arraisonnement d’un bateau de pêche au large des côtes du sud du pays avec 15 marins égyptiens à son bord.

    Le ministère a indiqué dans un communiqué qu’un bateau militaire a saisi, vendredi, un bateau de pêche égyptien qui se trouvait en situation de “pêche illégale” dans les eaux territoriales tunisiennes avec 15 marins à son bord.

    Il a expliqué que le bateau opérait à 136 km à l’est de l’île de Kerkennah, dans le gouvernorat de Sfax (sud).

    Le ministère a déclaré que la saisie du bateau s’inscrit dans le cadre de sa mission de protection des ressources halieutiques et de lutte contre la pêche illégale par des bateaux de pêche étrangers.

    Il a indiqué que le bateau de pêche avait été escorté jusqu’à la base navale principale de Sfax pour que des mesures légales soient prises à son encontre.

    Il n’a pas été possible, jusqu’à 19h50 (GMT), d’obtenir un commentaire immédiat des autorités égyptiennes concernant l’incident.

    Ce n’est pas la première fois que la Tunisie interpelle des marins égyptiens pour pêche illégale. Depuis le 16 décembre, quatre bateaux de pêche égyptiens ont été arraisonnés par les autorités tunisiennes, selon le communiqué du ministère de la défense.

    Anadolou, 2 jan 2021

    Tags : #Tunisie #Egypte #Pêche