Tag: Tebboune

  • Retour du Président Tebboune : La diplomatie algérienne fait son come-back

    GALVANISÉE PAR LE RETOUR AU PAYS DU PRÉSIDENT TEBBOUNE : La diplomatie algérienne fait son come-back

    La diplomatie algérienne va passer, dans les prochains jours, à la vitesse supérieure pour faire face aux défis qui se posent au pays et aux menaces potentielles qui pointent à ses frontières. La normalisation des relations diplomatiques du Maroc avec l’entité sioniste, la crise libyenne, la violation du cessez-le feu au Sahara occidental par l’armée marocaine ou encore la situation au Mali, seront autant de dossiers que devra traiter le ministre des affaires étrangères Sabri Boukadoum.

    Le retour du président de la République au pays devra en principe donner un coup de starter à un véritable plan de relance de la diplomatie algérienne, aussi bien à l’échelle régionale que mondiale. Le rôle de l’Algérie dans le concert mondial a reculé ces dernières années en raison de la situation que connaissait le pays et en raison d’une approche par l’ancien président, qualifiée de gauche par de nombreux observateurs. Il y a quelques années, le ministère des Affaires étrangères était flanqué de secrétariats d’État (aux affaires maghrébines entre autres), qui avaient créé une confusion dans son action.

    Le président de la République qui a exprimé sa volonté de redonner à la diplomatie toute son efficacité pour mieux défendre les intérêts du pays dans le concert mondial, semble avoir défini les priorités que devra prendre en charge, dans les prochains jours, M. Sabri Boukadoum. M. Tebboune avait indiqué, dans son dernier message vidéo, publié sur Twitter, que l’Algérie suivait de près l’évolution de la situation dans la région et qu’elle n’a pas été prise de court par la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, qu’elle considérait comme l’aboutissement d‘un processus engagé depuis longtemps. Il a également dénoncé le coup de force de l’armée marocaine dans la région d‘El-guerguerat et rappelé les positions de principe exprimées par l’Algérie.

    C’est un plan d’action qu’il a défini au ministre des affaires étrangères qui pourrait entamer, dans les prochains jours un périple pour regagner le terrain perdu depuis des années, par la faute d’une mauvaise approche développée par les anciens gouvernements. Le Maroc qui agissait en maitre des lieux sur la scène continentale en raison du retrait de l’Algérie, devra s’attendre, dans les prochains, à une véritable offensive diplomatique pour réduire son hégémonie au niveau de l’Union africaine et au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU, où il profitait du soutien de la France pour casser tout le travail réalisé dans le cadre de la mise en œuvre d’un référendum d’autodétermination, au prix de négociations ardues avec le Polisario à Manhasset (USA).

    La Libye, devenue un champ où s’affrontent de nombreux intérêts des grandes puissances, devra également bénéficier de l’intérêt de M. Sabri Boukadoum. Les négociations pour un cesse-le feu durable dans ce pays sont souvent sabordées par ces puissances qui développent, au motif de la Realpolitik, un discours ambigu dans le traitement du dossier de la paix dans ce pays.

    L’autre dossier qui devra sûrement connaitre le retour tonitruant de la diplomatie algérienne est le Mali. La France qui tente d’utiliser les canaux officieux pour négocier le désengagement de sa force Barkhane dans le nord de ce pays, devra compter avec la diplomatie algérienne qui est décidée, cette fois, à peser de tout son poids pour assurer un retour au calme au niveau de ses frontières sud, dans le strict respect de sa souveraineté.
    Slimane Ben

    Le Courrier d’Algérie, 4 jan 2021

    Tags : #Algérie #Diplomatie, #Tebboune

  • Algérie : Refus de se soumettre aux vicissitudes d’une certaine politique politicienne


    La nouvelle Loi fondamentale du pays représente incontestablement un signe d’ouverture assez large vers l’instauration de l’Etat de droit, une transition impensable il y a quelques années, dans un régime qui est resté autiste et pratiquement figé dans le temps pendant deux décennies de suite. A l’aube du nouvel An 2021, l’Algérie vient de franchir une nouvelle étape importante dans son histoire contemporaine. La promulgation de ce nouveau texte législatif permet d’envisager des changements certains à même de forger une nouvelle ère et d’effacer à jamais le poids du passé tout en imprimant une nouvelle mentalité, une volonté transformatrice et une grande sensibilité socio-politique : la vision vers le présent et l’avenir de la Nation.

    Cette nouvelle étape de construction représente sans contexte un progrès vers ce qui devrait être une nouvelle Algérie, o˘ tout le pouvoir appartient désormais au peuple, la souveraineté réside dans le peuple et ainsi le pouvoir constituant est remis au peuple avec des objectifs plus élevés de la construction démocratique. Appréhender lucidement cette réforme constitutionnelle signifie politiquement la traduction sur le terrain d’un changement d’orientation et l’amorce d’une réelle transition démocratique. Une ligne de conduite qui entend promouvoir un modèle de démocratie assez différent de celui qui a prévalu des années courantes en Algérie.

    La nouvelle Constitution sera ainsi le guide du soutien et d’aiguillon des institutions de la République au service de la Nation. Référentiel à partir d’aujourd’hui ‡ mettre en relief dans tous les domaines par le biais d’un nouveau système démocratique qui semble être le mieux adapté à la société algérienne et o˘ l’exigence de faire participer tous les citoyens de ce pays, toutes les compétences à l’effort national de construction.

    L’exégèse du nouveau texte constitutionnel se veut la voie et le modèle d’une démocratie participative, d’une démocratie représentative comme volonté de perfectionnement à tous les niveaux, la moralisation de la vie publique et politique apportant et visant dans son sillage différents points de changements radicaux de la vie nationale singulièrement le système et sa démocratisation. Il faut croire dans cette nouvelle ère républicaine à une mise en œuvre urgente qui doit faire face à beaucoup de déficits sur le plan politique, économique, social et culturel.

    Cela interpelle à un consensus national autour des tâches urgentes à entreprendre et à considérer comme sa composante, ses structures et ses méthodes d’action, une condition première et indispensable permettant d’ouvrir la voie à la naissance d’un front interne répondant à l’enthousiasme populaire le plus dynamique du moment. Un front qui aura l’initiative du débat politique, du débat économique et de l’action socio-politique tangible. La nécessité de ce front interne est une réalité afin de faire face à tous les défis internes et externes. Un choix impératif qui devrait constituer le moteur du sursaut national ainsi que de renforcer le lien ombilical qui lie le peuple à son État et à son Armée.

    Le contexte qui caractérise la scène politique nationale la situation sécuritaire très complexe aux frontières du pays, la maîtrise de la crise économique et de la crise sanitaire imposent l’impératif de voir se renforcer l’unité et la cohésion nationale face aux ennemis de la Patrie et qui savent quelles sont l’audience, l’envergure, la dynamique et la prégnance de la symbiose historique entre le peuple et l’institution militaire, s’habitueront à trouver en face d’eux une force prompte à réagir à toutes les situations. C’est l’engagement solidaire et responsable qui se refuse de se soumettre aux vicissitudes d’une certaine politique politicienne.

    B. C.

    Le Maghreb, 3 jan 2021

    Tags : #Algérie #Constitution

  • Algérie : Tebboune relance sa feuille de route

    par Mohamed Kebci

    Maintenant que la nouvelle Constitution, celle adoptée dans les conditions que tout le monde sait le 1er novembre dernier, a été officiellement promulguée, place à la seconde phase de la feuille de route du chef de l’État, allant dans le sens de la consécration des revendications du Hirak «originel» et «authentique», selon la rhétorique officielle.

    M. Kebci – Alger (Le Soir) – Aussitôt rentré au pays, mardi dernier, au bout de sa longue convalescence en Allemagne suite à sa contamination au coronavirus, le chef de l’État relance son projet de réforme institutionnelle. Il a, en effet, paraphé, jeudi dernier, le décret présidentiel portant promulgation de la nouvelle Constitution, en vue de sa publication au Journal officiel. Ce qui a été fait le lendemain, soit avant-hier vendredi. Il doit maintenant se pencher sur la seconde phase de son chantier phare, qui aurait dû être accomplie bien avant la fin de l’année écoulée, n’était cette pandémie de Covid-19 qui a plombé le monde entier. Celle-ci consiste en la tenue d’élections législatives et locales anticipées, manière de couper avec ces «legs encombrants de la fameuse ère de la bande». Ce qui recommande, au préalable, la réforme de la loi portant régime électoral que nombre d’acteurs politiques n’ont cessé de pourfendre, depuis son amendement en janvier 2012, en raison de ses nombreuses dispositions contraignantes. Sauf que la démarche du chef de l’État, similaire à celle adoptée pour le projet d’amendement de la Constitution, n’agrée pas grand monde. Le comité d’experts chargé de préparer ce projet est, en effet, loin d’avoir l’assentiment des partis de l’opposition, notamment ceux du camp des islamistes.

    Pour Abdallah Djaballah, par exemple, cette mission d’élaborer et la nouvelle Constitution et le nouveau code électoral aurait pu être confiée à des gens «mieux imprégnés de la nature de la Nation, de ses référents et de sa réalité et plus fidèles à l’histoire du pays», soupçonnant le Dr Ahmed Laraba et ses pairs dudit comité d’être du «même courant idéologique».
    Ceci dit, une fois ce comité ayant remis sa mouture au chef de l’État, celle-ci sera adoptée en Conseil des ministres avant de passer par les deux Chambres parlementaires. Suite à quoi, le chef de l’État pourra alors convoquer des élections législatives anticipées, bien que des voix évoquent la tenue d’élections locales anticipées en premier lieu.

    Aussi, on ne sait pas si la même procédure d’amendement du code électoral concernera la loi sur les partis politiques, de manière à mettre celle-ci en phase avec la nouvelle Constitution qui consacre le régime déclaratif pour les réunions, les manifestations et la création d’associations. Et ces élections législatives anticipées pourront se dérouler en mai prochain, comme ce fut le cas en 2017, surtout que d’ici là, l’année scolaire en cours, grandement tronquée, aura pris fin.

    Ce qui signifiera la fin de mission pour l’actuelle composante de la Chambre basse du Parlement, frappée du sceau de l’argent sale et de l’achat de sièges, et qui constitue l’un des résidus du long règne du Président déchu, Abdelaziz Bouteflika. Il s’agira, par la suite, pour le chef de l’État, selon l’article 103 de la nouvelle Constitution, de nommer un Premier ministre ou un chef de gouvernement selon que ces futures législatives anticipées auront accouché d’une majorité parlementaire ou d’une majorité présidentielle.

    Bien entendu, tout ce processus est tributaire de l’évolution de la situation sanitaire induite par la pandémie de Covid-19. Car, si une nette décrue des cas quotidiens de contamination est enregistrée ces jours-ci, il n’est pas certain que celle-ci maintiendra sa tendance à la baisse, même avec l’entame de la campagne de vaccination prévue vers la fin du mois en cours.
    M.K.

    Le Soir d’Algérie, 3 jan 2021

    Tags : #Algérie #Tebboune #Electionslegislatives

  • L’Algérie zappe le message adressé par le roi du Maroc au Président Tebboune

    L’Algérie zappe le message adressé par le roi du Maroc au Président Tebboune – Mohammed VI,

    DIA-15 décembre 2020: L’Algérie a carrément zappé le massage adressé par le roi Mohammed VI au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans lequel le souverain lui a souhaite un prompt rétablissement.

    Le message du souverain marocain n’a été diffusé par aucun média public algérien. Seuls certains sites privés ont repris l’information.

    « Votre allocution à l’adresse du peuple algérien frère dimanche a montré, Dieu soit loué, votre rétablissement », écrit le Roi dans son message, repris par la presse marocaine, mais ignoré par la presse algérienne.

    Le roi a exprimé à cette occasion sa « profonde satisfaction suite à l’amélioration de l’état de santé du Président Tebboune » et a « imploré Dieu de lui accorder un rétablissement rapide et complet, santé et longue vie ».

    le message du roi du Maroc est intervenu dans le sillage de l’annonce de ce même roi du rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et l’entité sioniste. Son message coïncide aussi avec l’agression de l’armée de l’occupant marocain qui a transgressé le cessez-le-feu, alors que le président américain sortant, Donald Trump a violé toutes les résolutions de la légalité internationale concernant le Sahara Occidental.

    Ces résolutions stipulent l’illégalité de la présence marocaine sur le territoire sahraoui, notamment la résolution 34/37de l’Assemblée nationale de l’Onu promulguée en 1979 qui avait constitué une référence, voire la base des positions prises par l’ensemble des organisations et Cours internationales.

    Compte tenu de ce contexte, l’Algérie a ignoré le message du roi du Maroc qui aura trahi la Palestine et entend embraser la région de l’Afrique du Nord en créant des zones de tension et d’instabilité.

    Amir Hani

    DIA-Algérie, 15/12/2020

    #Algérie #Maroc #MohammedVI #Tebboune

  • Algérie-France : Le Président Tebboune reçoit un appel de d’Emmanuel Macron

    Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, samedi matin, un appel téléphonique de son homologue français, Emmanuel Macron, qui a pris des nouvelles de son état de santé et l’a informé, par la même occasion, que le rapport sur le dossier de la Mémoire, confié à l’historien Benjamin Stora, sera fin prêt en janvier prochain, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République.

    “Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, samedi matin, un appel téléphonique du président de la République française, M. Emmanuel Macron, qui a pris des nouvelles de son état de santé”, précise le communiqué, ajoutant que “le Président Tebboune a remercié chaleureusement son homologue français pour l’intérêt qu’il lui a témoigné depuis son transfert médical en Allemagne, et lui a souhaité à son tour un prompt rétablissement”.
    Lors de cet entretien téléphonique, M. Macron a informé le Président Tebboune que le rapport sur le dossier de la Mémoire, confié à M. Benjamin Stora, sera fin prêt en janvier prochain, souligne la même source .
    Les deux chefs d’Etat ont convenu de reprendre contact, début 2021, pour aborder nombre de dossiers et de questions d’intérêts commun, notamment les questions régionales et la situation en Libye, au Mali et au Sahara occidental, conclut le communiqué la Présidence de la République.
    Le président Tebboune est toujours en convalescence en Allemagne. Il était apparu dimanche dernier pour la première fois depuis son transfert médicalisé en Allemagne le 28 octobre dans un message vidéo. Le chef de l’Etat a fait savoir qu’il était sur la voie de guérison et qu’il rentrera au pays d’ici trois semaines au plus tard.
    Pour sa part le président français, en isolement pour 7 jours suite à sa contamination au Covid-19 a rassuré avant-hier dans une vidéo sur son état de santé en postant une vidéo sur les réseaux sociaux. Pour sa part la présidence française a indiqué hier dans un bref communiqué que l’état de santé d’Emmanuel Macron était « stable » et que ses examens sont « rassurants ».
    En novembre dernier, le président français Emmanuel Macron, a couvert de louanges son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune dans un entretien à Jeune Afrique. «Je vous le dis franchement: je ferai tout ce qui est en mon possible pour aider le président Tebboune dans cette période de transition. Il est courageux», a déclaré le chef de l’Etat français répondant à une question sur la situation politique en Algérie qui a connu une révolution citoyenne pacifique. Laissant entendre que le changement est un long processus qui nécessite de la persévérance et du courage politique Emmanuel Macron a affirmé qu’«on ne change pas un pays, des institutions et des structures du pouvoir en quelques mois». «Je ne suis jamais dans l’invective ni dans la posture du donneur de leçons. L’Algérie est un grand pays. L’Afrique ne peut pas réussir sans que l’Algérie réussisse», a déclaré le président français.
    Le Jeune indépendant, 20 déc 2020
    Tags : #Algérie, #France #Marcon #Tebboune #Mémoire #BenjaminStora #Colonisation
  • Gouyette: «Les propos de Macron sur l’Algérie ont été « mal compris»

    L’ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette, s’est exprimé, ce mercredi 25 novembre 2020, sur les dernières déclarations du président français, Emmanuel Macron, dans un entretien accordé au magazine Jeune Afrique dans lequel il a déclaré qu’il « ferait tout » pour « aider » le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour que la transition en Algérie réussisse.

    Intervenant sur la radio web « Radio M« , le diplomate français a apporté des précisions concernant l’entretien d’Emmanuel Macron à Jeune Afrique. « La façon dont s’est exprimé le président français à propos de l’Algérie n’a pas été vraiment bien comprise », a-t-il dit ne ajoutant que « la perception que nous avons observé ici de ces propos ne correspond pas vraiment à ce qu’il a voulu dire ».

    «Je crois que le président attache une grande importance à la relation avec l’Algérie », a indiqué l’ambassadeur de France qui a ajouté que Macron « considère que nous pouvons refonder cette relation, la relancer sur des bases saines et positives, pour pouvoir faire beaucoup de choses ensemble dans tous les domaines ».

    La campagne de boycott es produits français n’a pas eu d’impact»

    L’ambassadeur de France en Algérie, M. François Gouyette a affirmé que les appels au boycott des produits français qui se sont multiplié après les propos du président Emmanuel Macron sur et le droit de caricaturer le prophète Mohamed (QSSSL), a échoué grâce à sa forte présence sur le marché algérien.

    Intervenant sur l’émission « OFFSHORE »,le diplomate français avance avoir constaté que la compagne a fait l’enfeu: «Il ya eu quelques déclarations qui ont été faites,mais en réalité, les observations faites par nos services économiques notamment nos chambres de commerce , il n y a pas eu véritablement d’impact ».

    L’ambassadeur affirme qu’il s’agit sans aucun de la qualité des produits français et à leur très grande familiarité auprès des algériens.

    «Cela rassure, et c’est une manière d’illustrer la très grande proximité entre nos deux pays. On considère que la France a vis-à-vis de l’Algérie des sentiments de distance ou de condescendance, je veux rappeler sur quoi est fondé notre politique vis-à-vis de l’Algérie: Ni ingérence ni indifférence. Ça n’a jamais été dans l’agenda du président de s’ingérer dans les affaires de l’Algérie qui est un pays souverain dont nous respectons beaucoup l’indépendance ».

    Echourouk Online, 26 nov 2020

     

    Tags : #France #Algérie #Macron

    France, Algérie, Macron, 

  • Algerian President Abdelmadjid Tebboune Meets with Yang Jiechi

    On October 11, 2020 local time, Algerian President Abdelmadjid Tebboune met with Yang Jiechi, Member of the Political Bureau of the CPC Central Committee and Director of the Office of the Foreign Affairs Commission of the CPC …

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    Tags : Algeria, Tebboune, Yang Jiechi, China,

  • Tebboune: “Le Hirak a mis fin à la comédie du 5ème mandat” en Algérie

    Par Nabil Semyane

    Le président de la République s’est exprimé à nouveau mercredi sur le quotidien français « l’Opinion », dans un long entretient dans lequel il revient sur la situation politique du pays depuis la destitution de l’ancien président en passant par la période intérimaire, l’élection présidentielle et les première mesures prises et les perspectives politiques et économiques de l’Algérie.

    En parlant du Hirak, le président Tebboune a rappelé que “le 22 février, pratiquement tout le peuple, en tous cas la majorité du peuple algérien, est sortie dans la rue pour exprimer le ras-le bol par rapport à la comédie du cinquième mandat”.

    Parlant de l’état de santé de l’ancien président , à la veille de sa destitution, Tebboune décrit un président malade, il ne parlait pas, il ne marchait pas, cela aurait pu aboutir (NDLR cinquième mandat) à une catastrophe”.

    “Le Hirak a mis fin à cette comédie, un hirak civilisé qui a traduit la volonté d’un peuple qui s’est exprimé de façon politique et pacifique”, ajoute le chef de l’Etat qui rappelle que le mouvement de protestation “est protégé par les services de sécurité contre les risques de provocation et de dérapage avec cette attitude civilisée “qu’aucun lampadaire, aucune vitrine n’ont été cassés pendant le déroulement des marches” ‘

    Revenant sur les doléances du “Hirak Béni”, comme il le rappelle souvent, le président Tebboune en pointe trois, à savoir “arrêter le processus (projet du cinquième mandat), empêcher le prolongation du quatrième mandat et aller vers un changement radical”.

    Au sujet de la révision de la constitution, qui sera soumise à référendum le 1er novembre prochain, le président rappelle qu’il s’agit d’un engagement électoral, expliquant que la nouvelle constitution sera “la première pierre, le soubassement “du changement politique” projeté.

    Au sujet des ONG qui ont une attitude critique par rapport aux autorités algériennes, le président Tebboune dit qu’il y a ONG et ONG, certaines sont stigmatisées pour leur négativisme, il y en a d’autres qui sont respectables nous tenons compte de leurs avis”.

    Répondant à une question sur “l’arrestation des journalistes”, le président Tebboune s’en défend rappelant à ce propos son engagement, mais rappelle aussi “la nécessité du respect de l’ordre public, mais les arrestations opérées ne sont pas faites sur la base des idées des personnes” dira t’il.

    Et d’insister pour dire que “je peux vous assurer qu’aucun journaliste n’est arrêté parce qu’il est journaliste, nous respectons les journalistes, j’ai le plus grand respect pour la presse, mais le fait d’être journaliste ne donne pas droit à l’immunité”.

    Algérie1, 7 oct 2020

    Tags : Algérie, Tebboune, Hirak, 5ème mandat, Bouteflika,

  • Algérie : L’Histoire pour seul juge

    Ce vendredi, le hirak a bouclé sa première année. 53 vendredis sans discontinu qui ont façonné la nouvelle Algérie et surtout changé le cours de l’histoire, qui ne s’est pas écrite comme voulue par l’ancien régime, mais comme voulue par le peuple et sa volonté indestructible. Un 53é vendredi attendu et célébré par l’écrasante majorité des Algériens.

    Mais aujourd’hui, l’histoire doit s’écrire sur la naissance de ce mouvement, sans pareil dans les annales de l’Algérie, mais aussi dans le monde. Et si le monde entier a découvert le vendredi 22 février une masse humaine estimée à des millions de personnes défiler dans les rues des grandes villes du pays, la grande question à laquelle doit répondre l’histoire, c’est de savoir ce qui s’est passé le jeudi 21 février et comment cet élan populaire a pris la forme qu’on lui a connu le lendemain et comment il est arrivé à bout d’un système qui a tout verrouillé pendant de longues 20 années, pour paniquer d’un coup et s’effondrer totalement un certain 2 avril avec la démission de l’ancien président dans une scène surréaliste retransmise par la télévision nationale.

    Une chute qui allait révéler et lever le voile sur un système de gestion basé sur la rapine, le vol et la corruption qui a mis l’Algérie sous l’entonnoir, et qui devait emporter tout l’Etat national, comme l’a si bien dit le président de la République Abdelmadjid Tebboune lors de sa dernière rencontre avec la presse nationale. «Le Hirak béni a préservé le pays d’un effondrement total… l’Etat national a failli s’effondrer totalement comme ce fut le cas dans certains pays, aujourd’hui, en quête de médiations pour le règlement de leurs problèmes…L’effondrement de l’Etat national est synonyme de l’effondrement de toutes ses institutions et toutes les données laissaient présager un tel scénario… Dieu merci, le peuple a, grâce à sa maturité, déjoué le complot tout en réussissant à réaliser plusieurs de ses revendications».

    Les mots sont forts et révèlent le grand complot dont était la cible notre pays. Le pays se dirigeait vers l’éclatement total. Et c’est pour toutes ces raisons et d’autres encore graves que l’histoire doit s’écrire sans concession et sans manipulation sur ce moment majeur de l’histoire de notre pays, alors qu’il est à la veille de l’édification de cette nouvelle Algérie qui doit couper tous les ponts avec ces années d’imposture et de diktat pour que jamais de telles dérives ne soient possibles dans l’avenir.

    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune, 21 fév 2020

    Tags : Algérie, Hirak, Tebboune,

  • Algérie : Dialogue et refondation de l’Etat

    Tout est pratiquement à refaire pour rattraper la double décennie de gabegie et de dilapidation des ressources nationales, toute vouée à l’enrichissement illimité de la poignée de prédateurs et provoquant un séisme social et économique d’une rare intensité.

    Le désastre est incommensurable. Il a aggravé la lourde facture du terrorisme estimée à 20 milliards de dollars en destruction des infrastructures économiques et socio-éducatives.

    Il a aussi contribué à approfondir la fracture irrémédiable entre la caste des corrompus et le peuple privé de son droit au développement, au discrédit des institutions nationales et la poussée fiévreuse de l’algéro-pessimisme, brandi en arme de déstabilisation par les faiseurs de chaos. Tout est donc à refaire pour remettre en ordre l’Etat national menacé dans ses fondements historiques, institutionnels et unitaires.

    En toute urgence, le dialogue national inclusif s’impose pour restaurer la confiance, loin de toute discrimination et marginalisation. La main tendue au hirak «béni» et le cycle de rencontres avec les personnalités influentes, des responsables de partis politiques et des médias s’inscrivent dans cette démarche consensuelle pour concrétiser la volonté de «changement radical des fondements de notre démocratie et de l’édification d’une démocratie réelle», a affirmé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la rencontre avec des directeurs de journaux et de chaînes de télévision.

    «Il est de mon devoir de le faire pour briser la glace entre les Algériens», a-t-il souligné, «prêt» à rencontrer l’ancien président de la République, Liamine Zeroual, que des «circonstances particulières» l’ont empêché de faire le déplacement à Alger.

    Cette convergence se traduit concrètement dans les consultations entreprises avec toutes les personnalités influentes, «qu’elles soient du hirak ou non», sollicitées pour donner leur avis sur l’élaboration de la nouvelle Constitution confiée au comité d’experts dirigé par Ahmed Laraba.

    «Cette Constitution marquera le début de l’étape fondamentale», a déclaré le président de la République. Elle sera soumise à l’appréciation de toutes les catégories de la société, avant son adoption par les deux chambres du Parlement et son passage par la voie référendaire sous la supervision de l’Autorité nationale indépendante des élections. Elle constitue l’acte de naissance de la nouvelle République.

    Horizons, 25 jan 2020

    Tags : Algérie, Hirak, tebboune, Liamine Zeroual,