Tag: Russie

  • Le droit à la vie

    Les pseudos réprimandes mal placées du Parlement européen à l’endroit de l’Algérie cachent très mal les véritables intentions de l’Occident. Qu’on retienne donc qu’en plus de l’Algérie, la Chine, la Russie et d’autres pays «triés sur le volet» sont régulièrement l’objet de résolutions pondues par des instances à l’image du PE, sur un soit disant manquement aux droits humains. Les parlementaires européens et les lobbies qui les actionnent font mine d’oublier que le droit à la vie est, de loin, le premier droit humain. Or, si l’on établit un bilan de la défense de ce droit entre l’occident, la Chine, la Russie et l’Algérie, il ressort que le même occident a foulé du pied le droit à la vie de ses propres citoyens.

    Et pour cause, plus de 50 % des décès provoqués par le Covid-19 l’on été chez eux, en Amérique et en Europe. Les pays victimes de l’acharnement droit-de-l’hommiste ont très largement défendu le droit à la vie de la population. Il est clair que si les chiffres étaient inversés, le Parlement européen et autres instances occidentales auraient brandi le droit à la vie et pondu une série de résolutions accusant la Chine, la Russie et l’Algérie de décimer leur peuples respectifs.

    Mais la réalité quotidienne démontre que les dizaines de milliers de morts au quotidien sont comptabilisés chez-eux. On pourrait se satisfaire de l’actualité sanitaire pour démasquer les viles intentions des occidentaux. Mais leur responsabilité dans la transgression du droit à la vie sont bien plus ancienne que l’épisode de la Covid-19.

    En effet, en analysant tous les massacres d’hommes, de femmes et d’enfants perpétrés depuis la fin de la guerre froide et même avant, on est amené à dire que le doute n’est plus permis sur les intentions des occidentaux quant à la guerre qu’ils disent mener contre le terrorisme international. Principaux bénéficiaires du marché mondial de l’armement, ce sont eux qui arment les belligérants.

    L’Irangate illustre parfaitement cet état de fait. Mais l’interventionnisme de l’Europe et des USA ne s’arrête pas à la fourniture des armes. Ils imposent des embargos qui affament et tuent des milliers d’enfants innocents. Ils se sont amusés à créer El Qaïda, puis Daesh, pour détruire des pays entiers au Moyen Orient.

    Sachant cela, il est illogique de croire à la thèse d’un Occident épris de paix et de droits de l’homme. Il est clair que dans la stratégie des puissances occidentales, tous les artifices qu’inventent leurs parlements ne sont que des outils qui leur serviront à créer un monde à leur image. On en a une petite idée : exit le droit à la vie.
    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 6 déc 2020

    Tags : Parlement Européen, Algérie, PE, UE, droits de l’homme, Russie, Chine, Etats-Unis, France,

  • Réaction de la Russie au sujet des affrontements de Guerguerate

    Suite à la montée de la tension dans la zone de Guerguerate, la Russie a réagi avec la publication d’un communiqué sur le site du ministère russe des affaires étrangères dont voici le contenu:

    Commentaire du Service Information et Presse sur les développements au Sahara Occidental
    Nous avons pris note de la tension croissante dans la bande tampon de Guerguerat, une ville près de la frontière mauritanienne dans la zone de responsabilité de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO). Des manifestants locaux bloquent la circulation au point de passage depuis quelques jours.
    Nous exhortons les parties concernées du Sahara Occidental – le Maroc et le Front POLISARIO – à faire preuve de la plus grande retenue, à s’abstenir de prendre des mesures qui peuvent exacerber la situation et à respecter strictement l’accord de cessez-le-feu.
    L’approche cohérente de la Russie à l’égard du conflit au Sahara occidental est qu’une paix juste et durable peut être obtenue exclusivement par des moyens politiques fondés sur le droit international, en premier lieu les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et de l’Assemblée générale, et dans le cadre de procédures qui correspondent aux principes et objectifs de la Charte des Nations Unies. Nous appelons à la reprise des pourparlers directs entre le Maroc et le POLISARIO dans les meilleurs délais, afin de redoubler d’efforts pour promouvoir un règlement, notamment la nomination d’un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies à cet effet, et d’assurer la sécurité et l’efficacité de la MINURSO.
    Nous continuerons d’utiliser nos contacts avec toutes les parties concernées pour promouvoir une solution mutuellement acceptable à ce problème récurrent.
    Tags : Sahara Occidental, Maroc, El Guerguerate, Polisario, Russie,
  • Sahara Occidental : La Russie hausse le ton

    Moscou dénonce la parti pris des Etats-Unis dans la rédaction de la résolution 2548 (2020)

    Dans un communiqué expliquant le vote sur la résolution renouvellant le mandat de la MINURSO, la représentation permanente de la Russie auprès des Nations Unies a dénoncé une résolution dont un texte manque de transparence et d’équilibre.

    Texte intégral du communiqué de la Russie

    Explication de vote sur un projet de résolution sur le renouvellement du mandat de la MINURSO

    La Fédération de Russie s’est abstenue lors du vote sur le projet de résolution sur le renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), présenté par les États-Unis. Cela est dû au fait que le processus d’élaboration et d’approbation de cette décision n’a été ni transparent ni consultatif. Aucune de nos considérations de principe et bien étayées, y compris celles de nature compromissoire, que nous avons portées à plusieurs reprises à l’attention de la partie américaine, n’a été prise en compte. Toute une série de propositions pratiques formulées par d’autres membres du Conseil sont également restées sans réponse. En conséquence, le texte reste déséquilibré. Tout cela ajoute aux doutes concernant les arrangements concernant la rétention informelle des dossiers des pays au Conseil de sécurité.

    Ces dernières années, les résolutions sur le renouvellement du mandat de la MINURSO ont reçu des amendements qui, à notre avis, affectent l’approche neutre et impartiale du Conseil de sécurité à la question du Sahara occidental. La substitution des principes fondamentaux du règlement du Sahara occidental par des remarques générales sur la nécessité de s’en tenir à des approches réalistes et de rechercher un compromis produit de l’ambiguïté, sape la confiance dans notre travail et obscurcit les perspectives de reprise du processus politique. La tentative de relancer le processus de paix en utilisant un langage qui brouille les paramètres précédemment convenus du règlement du Sahara occidental apporterait plutôt le résultat opposé. Nous n’avions pas accepté cet amendement auparavant et nous n’avons pas été en mesure de l’appuyer aujourd’hui.

    Une fois de plus, nous tenons à réaffirmer notre position constante concernant le règlement du Sahara occidental. Nous défendons une approche équilibrée et impartiale, soutenons les négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario. En notre qualité de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies et de membre du Groupe des amis du Sahara occidental, nous maintenons des contacts actifs avec toutes les parties prenantes intéressées – nous travaillons avec les Marocains, les sahraouis, les Algériens et les Mauritaniens. Nous appelons toutes les parties concernées à s’abstenir de toute mesure unilatérale qui pourrait saper les efforts visant à relancer un dialogue politique de fond.

    Nous sommes convaincus que seule une solution politique fondée sur les résolutions pertinentes du CSNU peut surmonter les différends et garantir un règlement juste et durable au Sahara occidental. La formule finale doit être basée sur le compromis et l’accord mutuel des Marocains et des sahraouis et envisager l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre de procédures et conformément aux objectifs et principes de la Charte des Nations Unies. Ce concept est au cœur de la colonisation du Sahara occidental et il ne doit pas être remplacé par d’autres formules.

    A l’instar des autres États membres du CSNU, nous attendons avec intérêt la nomination d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général et la reprise du processus de négociation entre les parties pour la résolution du conflit duSahara occidental avec la participation de leurs États voisins. Cependant, nous devons avertir que le document adopté aujourd’hui pourrait, contrairement aux attentes de ses auteurs, avoir un effet négatif sur les efforts du futur Envoyé personnel.

    La Russie restera un acteur impartial pour le règlement du Sahara occidental, qui maintient des contacts avec toutes les parties régionales. Nous réitérons notre soutien à la MINURSO qui joue un rôle stabilisateur prééminent dans la création d’un environnement favorable sur le terrain pour la reprise du dialogue entre le Maroc et le Front Polisario et dans la promotion du processus de paix.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, Russie, Etats-Unis, résolution 2548(2020),

  • La Russie, issue de salut pour la Centrafrique

    L’audace, l’intellignece et la détermination du peuple centrfricain l’nt permis de se rapprocher de la Russie, malgré les immenses défis.
    Cette alliance politico-stratégique d’importance majeure est l’unique voie permettant à ce pays voisin et frère du nôtre de mettre enfin un terme final aux ingérences sans fin du colonialisme français dans ses affaires intérieures.

    L’appui salutaire et la solidarité agissante de la grande Russie sont plus que décisifs dans l’affirmation concrère de l’indépendance nationale centrafricaine.

    Les énormes ressources naturelles ainsi que minières de la terre bénie de la RCA, dont le France désirait ardemment les conserver pour assures le bien-être de ses futurs générations, une fois la Nation libérée totalement des griffes empoisonnées de la françafrique, est capable dignement de nourrir, soigner, éduquer, vêtir et lotir non pas seulement les moins de 5 millions de ses citoyens, mais même 10 millions.

    Un quart de siècle après la souveraineté acquise du Rwanda, la RCA est en passe de devenir la suivante en Afrique françafricaine.

    Vive la République Centrafricaine libre et prospère pour toute sa population!
    Vive la coopération Win-Win!

    Ali Muhammad Diallo, Tchad

    Source : Twitter

    Tags : République Centrafricaine, RCA, Bangui, Russie, françafrique,

  • Algérie-USA : Gros enjeux et positions de principe

    « Nous avons évoqué les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et la coopération entre les armées des deux pays », a déclaré à la presse Mark Thomas Esper à l’issue de l’audience que lui a accordée Abdelmadjid Tebboune.

    La formule, destinée à la consommation médiatique, résume certainement l’entrevue du chef du Pentagone avec le président de la République, mais ne saurait traduire ce qui a été réellement dit d’une part et d’une autre.

    Observateurs autoproclamés et analystes plus ou moins introduits dans les hautes sphères américaine et algérienne auront beau spéculer sur une visite qualifié d’historique, tout ce qu’ils aborderont ne sortira jamais de ce qu’ils ont été autorisés, directement ou indirectement, à divulguer. Il a été question du chaos libyen et des tentatives de répartition de ce pays, menées par plusieurs parties étrangères, la situation dans les pays du Sahel et la lutte contre les réseaux terroristes et leurs alliés, constitués par les puissants groupes spécialisés dans le trafic en tous genres (armes, drogues, migrants et même métaux précieux).

    Certains commentateurs évoqueront à cette occasion, les ambitions africaines de la Chine, particulièrement sur le plan économique et technologique, ainsi que les visées russes ; une situation qui irrite au plus haut point les Etats-Unis, mais rares seront les spécialistes dans les questions internationales, à lier le déplacement au Maghreb du secrétaire d’Etat américain à la Défense aux grands enjeux économiques, qui vont marquer les 30 ou 40 prochaines années.

    Comme lors de la seconde guerre mondiale où ils ont réussi à entrainer dans leur sillage l’Europe occidentale avant que celle-ci ne s’élargisse aux pays de l’Est, après la chute du mythique rideau de fer, les USA vont entreprendre aujourd’hui la même démarche, pour s’assurer une hégémonie, contrariée par la Chine. Mais cette fois-ci, le terrain, c’est l’Afrique, où se trouvent, selon les spécialistes en études prospectives, plus de 50% des ressources naturelles dont l’économie capitaliste a besoin. Pétrole, gaz, uranium, énergie solaire et surtout les immenses ressources en eaux, dont on parle rarement sont disponibles dans ce continent paradoxalement ravagé par les guerres, l’insécurité, le sous-développement et la pauvreté.

    Dans ce contexte, la venue de Mark Thomas Esper à Alger traduit le souci des Américains d’entendre l’opinion des Algériens. Ces derniers, qui n’ont jamais été considérés comme des alliés naturels de Washington, comme le sont le Maroc et à un degré moindre la Tunisie, ne sont pas adeptes des alliances conjoncturelles, qui se nouent et se dénouent au gré des évènements.

    Les Américains le savent très bien. Les relations historiques qu’entretient l’Algérie avec la Russie et surtout la Chine ne seront pas sacrifiées, quelle que soient les pressions, même si en Libye, Alger ne partage pas entièrement les points de vue de Moscou.

    Sur un autre plan, Alger fera tout pour éviter que son armée n’intervienne en dehors de ses frontières, au Sahel à titre d’exemple, sans que ce la ne soit sérieusement motivé par des considérations propre à l’Algérie et à sa sécurité, et non selon le schéma que lui imposeront les Etats-Unis. En un mot, les Américains sont venus sonder les positions algériennes par rapport à plusieurs sujets, y compris la normalisation des relations avec l’Etat d’Israël, mais rien n’indique qu’ils vont avoir ce qu’ils voulu.

    Mohamed Mebarki

    L’Est Républicain, 3 oct 2020

    Tags : Algérie, USA, Etats-Unis, Israël, normalisation, Palestine, Russie, Chine, 

  • “Russiagate” : Une invention du bureau de campagne de Hillary Clinton?

    Une lettre du Directeur du Renseignement National confirme qu’Hillary Clinton a manigancé le « Russiagate ».

    Par Moon of Alabama – Le 30 septembre 2020

    Les accusations d’intervention russe dans les élections présidentielles de 2016 ont-elles été inventées par le bureau de campagne de Clinton ?

    Une lettre envoyée par le Directeur du Renseignement National, John Ratcliffe, semble le suggérer:

    Mardi, Ratcliffe, un loyaliste que Trump a placé à la tête du renseignement américain au printemps, a envoyé au sénateur Lindsey Graham (R-S.C.) une lettre affirmant que, fin juillet 2016, le renseignement américain a pu avoir accès à une analyse du renseignement russe. Cette analyse, résumée par Ratcliffe dans sa lettre, affirmait que Clinton avait un plan pour attaquer Trump en le liant au piratage du Comité national démocrate, exécuté en 2016. …
    Ratcliffe a déclaré que la communauté du renseignement “ne connaît pas l’exactitude de cette allégation et la mesure dans laquelle cette analyse du renseignement russe pourrait être une exagération ou un montage.”

    La lettre indique que le directeur de la CIA de l’époque, John Brennan, avait informé le président Obama de ces renseignements. Il l’a informé que les Russes pensaient que Clinton avait approuvé, le 26 juillet 2016, le plan de son bureau de campagne.

    Ainsi, l’espionnage des analyses russes par les renseignements américains a révélé que les Russes pensaient que Clinton avait lancé une campagne « Trump est aidé par le piratage russe du DNC [Democratic National Comittee] ». Les Russes avaient sûrement de bonnes raisons de penser cela.

    Les courriels du Comité national démocrate ont été publiés par Wikileaks le 22 juillet 2016, peu avant la Convention nationale démocrate. Ceux-ci prouvaient que pendant les primaires présidentielles, le DNC avait activement travaillé contre le candidat Bernie Sanders.

    Le 24 juillet, le directeur du bureau de campagne de Clinton, Robby Mook, est allé sur CNN et a lancé, à ma connaissance, les toutes premières allégations (vidéo) disant que la Russie avait « piraté » le DNC pour soutenir Donald Trump.

    Il est probable que les analystes russes ont vu cette émission.

    L’apparition de Mook à la télévision était probablement un ballon d’essai lancé pour voir si de telles affirmations allaient tenir la route.

    Deux jours plus tard, Clinton aurait approuvé les plans de son bureau de campagne visant à mettre l’accent sur de telles affirmations.

    Dans le tristement célèbre dossier Steele, préparé pour la campagne de Clinton par un « ancien » espion britannique, la première donnée qui lie la campagne Trump au « piratage russe de la DNC » aurait été écrite le 28 juillet 2016.

    Le président de Crowdstrike, la société de cybersécurité qui a enquêté sur la fuite du DNC, a déclaré plus tard que sa société n’avait jamais trouvé de preuve que la Russie avait piraté le DNC.

    On soupçonne Seth Rich, une personne s’occupant du système informatique du DNC et partisan de Bernie Sanders, d’avoir divulgué les e-mails du DNC à Wikileaks. Seth Rich a été assassiné le 10 juillet 2016 à Washington DC lors d’un prétendu « vol » au cours duquel rien n’a été volé.

    Les affirmations faites dans la lettre de Ratcliffe correspondent à la chronologie du scandale tel qu’il s’est déroulé. Elles confirment les soupçons selon lesquelles le bureau de campagne de Clinton a manigancé le « Russiagate », une affaire qui repose sur du vent. Elle a été soutenue par une myriade de médias et par des douzaines de militants anti-Trump occupant de hautes positions au sein du FBI et de la CIA.

    Moon of Alabama

    Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone

    Source : Le Saker Francophone

    Tags : Etats-Unis, Russiagate, Hillary Clinton, Russie, FBI, CIA, Donald Trump,

  • Trump à MBS: “Coupez la production ou perdez le soutien militaire US”

    Alors que les États-Unis mettaient sous pression l’Arabie saoudite pour qu’elle mette fin à sa guerre des prix du pétrole avec la Russie, le président Donald Trump a lancé un ultimatum aux dirigeants saoudiens.
    « Lors d’une conversation téléphonique, le 2 avril, Donald Trump a déclaré au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane qu’au cas où l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ne commencerait pas à réduire la production de pétrole, il ne pourrait pas empêcher les législateurs américains d’adopter une loi autorisant le retrait des troupes américaines du royaume », ont déclaré à Reuters quatre sources proches du dossier.
    La menace de renverser une alliance stratégique de 75 ans qui n’a pas été signalée auparavant, était au cœur de la campagne de pression américaine qui a conduit à un accord mondial historique pour réduire l’offre de pétrole alors que la demande s’effondrait sur fond de la pandémie de coronavirus.
    Donald Trump a transmis le message au prince héritier saoudien dix jours avant l’annonce de coupes dans la production du pétrole.

    Pris de court par cette menace, le chef de facto du royaume a ordonné à ses collaborateurs de quitter la salle afin de poursuivre la discussion en privé, selon une source américaine qui a été informée de la discussion par de hauts responsables de l’administration.
    Cet effort a illustré le fort désir de Donald Trump de protéger l’industrie pétrolière américaine d’une chute des prix historique alors que les gouvernements fermaient leurs frontières au monde entier pour lutter contre le coronavirus.
    Cela reflétait également un renversement révélateur des critiques de longue date de Trump contre le cartel qu’il a critiqué pour avoir augmenté les coûts énergétiques des Américains avec des coupures d’approvisionnement qui entraînent généralement une hausse des prix de l’essence. Maintenant, Trump demande à l’OPEP de réduire la production.
    Un haut responsable américain a déclaré à Reuters que l’administration avait informé les dirigeants saoudiens que sans une réduction de la production, « il n’y aurait aucun moyen d’empêcher le Congrès américain d’imposer des restrictions qui pourraient conduire à un retrait des forces américaines de l’Arabie saoudite ». L’officiel a résumé l’argument, avancé par divers canaux diplomatiques, en disant aux dirigeants saoudiens: « Nous défendons votre industrie pendant que vous détruisez la nôtre. »
    Reuters a interrogé le président américain sur les pourparlers, dans une interview mercredi soir à la Maison-Blanche au cours de laquelle il a abordé un éventail de sujets concernant la pandémie. Lorsqu’on lui a demandé s’il avait dit au prince héritier que les États-Unis pourraient retirer leurs troupes d’Arabie saoudite, Trump a répondu: « Je n’ai pas eu à le lui dire… Je pensais que lui et le président Poutine, Vladimir Poutine, étaient très raisonnables. Ils savaient qu’ils avaient un problème, puis cela s’est produit. »
    Interrogé sur ce qu’il a dit au prince héritier Mohammed ben Salmane, Trump a déclaré: « Ils avaient du mal à conclure un accord. Et je l’ai contacté par téléphone et nous avons pu conclure un accord » pour des réductions de production.
    Le bureau de presse du gouvernement saoudien n’a pas répondu à une demande de commentaires. Un responsable saoudien qui a préféré rester anonyme a souligné que l’accord représentait la volonté de tous les pays de l’OPEP + qui comprend l’OPEP plus une coalition dirigée par la Russie.
    « L’Arabie saoudite, les États-Unis et la Russie ont joué un rôle important dans l’accord de l’OPEP + sur les coupes pétrolières, mais sans la coopération des 23 pays qui y ont pris part, cela ne serait pas arrivé », a déclaré le responsable saoudien qui a toutefois refusé de commenter les discussions entre les dirigeants américains et saoudiens.

    Une semaine avant la conversation téléphonique entre Donald Trump et Mohammed ben Salmane, les sénateurs républicains américains Kevin Cramer et Dan Sullivan avaient déposé une loi visant à retirer toutes les troupes américaines, les missiles Patriot et les systèmes de défense antimissile du royaume à moins que l’Arabie saoudite ne réduise la production de pétrole.
    Le soutien à cette mesure a pris de l’ampleur au milieu de la colère du Congrès face à la guerre des prix du pétrole saoudienne. Le royaume avait ouvert les robinets en avril, déclenchant un flot de brut dans l’approvisionnement mondial après que la Russie ait refusé d’approfondir les réductions de production conformément à un précédent pacte d’approvisionnement de l’OPEP.
    Cramer, le sénateur républicain du Dakota du Nord, a déclaré à Reuters qu’il avait parlé à Trump de la législation visant à retirer la protection militaire américaine à l’Arabie saoudite le 30 mars, trois jours avant que le président n’appelle le prince héritier saoudien.
    Interrogé pour savoir si Donald Trump a dit à l’Arabie saoudite qu’il pourrait perdre le soutien militaire américain, le secrétaire américain à l’Énergie, Dan Brouillette, a déclaré à Reuters que le président se réservait le droit d’utiliser tous les outils pour protéger les producteurs américains, y compris « notre soutien à leurs besoins de défense ».
    Le partenariat stratégique saoudo-américain remonte à 1945, lorsque le président des États-Unis Franklin D. Roosevelt a rencontré le roi saoudien Abdel Aziz Ibn Saoul à bord de l’USS Quincy, un croiseur de la Marine. Ils ont conclu un accord : la protection militaire américaine en échange de l’accès aux réserves de pétrole saoudiennes.
    Aujourd’hui, les États-Unis ont environ trois mille soldats dans le pays et la cinquième flotte de la Marine américaine protège les exportations de pétrole de la région.

    Source : Press TV, 1 mai 2020
    Tags : Arabie Saoudite, Pétrole, Etats-Unis, OPEP, Russie, Donald Trump, pandémie, coronavirus, covid-19, production, MBS,
  • Trump à MBS: "Coupez la production ou perdez le soutien militaire US"

    Alors que les États-Unis mettaient sous pression l’Arabie saoudite pour qu’elle mette fin à sa guerre des prix du pétrole avec la Russie, le président Donald Trump a lancé un ultimatum aux dirigeants saoudiens.
    « Lors d’une conversation téléphonique, le 2 avril, Donald Trump a déclaré au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane qu’au cas où l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ne commencerait pas à réduire la production de pétrole, il ne pourrait pas empêcher les législateurs américains d’adopter une loi autorisant le retrait des troupes américaines du royaume », ont déclaré à Reuters quatre sources proches du dossier.
    La menace de renverser une alliance stratégique de 75 ans qui n’a pas été signalée auparavant, était au cœur de la campagne de pression américaine qui a conduit à un accord mondial historique pour réduire l’offre de pétrole alors que la demande s’effondrait sur fond de la pandémie de coronavirus.
    Donald Trump a transmis le message au prince héritier saoudien dix jours avant l’annonce de coupes dans la production du pétrole.

    Pris de court par cette menace, le chef de facto du royaume a ordonné à ses collaborateurs de quitter la salle afin de poursuivre la discussion en privé, selon une source américaine qui a été informée de la discussion par de hauts responsables de l’administration.
    Cet effort a illustré le fort désir de Donald Trump de protéger l’industrie pétrolière américaine d’une chute des prix historique alors que les gouvernements fermaient leurs frontières au monde entier pour lutter contre le coronavirus.
    Cela reflétait également un renversement révélateur des critiques de longue date de Trump contre le cartel qu’il a critiqué pour avoir augmenté les coûts énergétiques des Américains avec des coupures d’approvisionnement qui entraînent généralement une hausse des prix de l’essence. Maintenant, Trump demande à l’OPEP de réduire la production.
    Un haut responsable américain a déclaré à Reuters que l’administration avait informé les dirigeants saoudiens que sans une réduction de la production, « il n’y aurait aucun moyen d’empêcher le Congrès américain d’imposer des restrictions qui pourraient conduire à un retrait des forces américaines de l’Arabie saoudite ». L’officiel a résumé l’argument, avancé par divers canaux diplomatiques, en disant aux dirigeants saoudiens: « Nous défendons votre industrie pendant que vous détruisez la nôtre. »
    Reuters a interrogé le président américain sur les pourparlers, dans une interview mercredi soir à la Maison-Blanche au cours de laquelle il a abordé un éventail de sujets concernant la pandémie. Lorsqu’on lui a demandé s’il avait dit au prince héritier que les États-Unis pourraient retirer leurs troupes d’Arabie saoudite, Trump a répondu: « Je n’ai pas eu à le lui dire… Je pensais que lui et le président Poutine, Vladimir Poutine, étaient très raisonnables. Ils savaient qu’ils avaient un problème, puis cela s’est produit. »
    Interrogé sur ce qu’il a dit au prince héritier Mohammed ben Salmane, Trump a déclaré: « Ils avaient du mal à conclure un accord. Et je l’ai contacté par téléphone et nous avons pu conclure un accord » pour des réductions de production.
    Le bureau de presse du gouvernement saoudien n’a pas répondu à une demande de commentaires. Un responsable saoudien qui a préféré rester anonyme a souligné que l’accord représentait la volonté de tous les pays de l’OPEP + qui comprend l’OPEP plus une coalition dirigée par la Russie.
    « L’Arabie saoudite, les États-Unis et la Russie ont joué un rôle important dans l’accord de l’OPEP + sur les coupes pétrolières, mais sans la coopération des 23 pays qui y ont pris part, cela ne serait pas arrivé », a déclaré le responsable saoudien qui a toutefois refusé de commenter les discussions entre les dirigeants américains et saoudiens.

    Une semaine avant la conversation téléphonique entre Donald Trump et Mohammed ben Salmane, les sénateurs républicains américains Kevin Cramer et Dan Sullivan avaient déposé une loi visant à retirer toutes les troupes américaines, les missiles Patriot et les systèmes de défense antimissile du royaume à moins que l’Arabie saoudite ne réduise la production de pétrole.
    Le soutien à cette mesure a pris de l’ampleur au milieu de la colère du Congrès face à la guerre des prix du pétrole saoudienne. Le royaume avait ouvert les robinets en avril, déclenchant un flot de brut dans l’approvisionnement mondial après que la Russie ait refusé d’approfondir les réductions de production conformément à un précédent pacte d’approvisionnement de l’OPEP.
    Cramer, le sénateur républicain du Dakota du Nord, a déclaré à Reuters qu’il avait parlé à Trump de la législation visant à retirer la protection militaire américaine à l’Arabie saoudite le 30 mars, trois jours avant que le président n’appelle le prince héritier saoudien.
    Interrogé pour savoir si Donald Trump a dit à l’Arabie saoudite qu’il pourrait perdre le soutien militaire américain, le secrétaire américain à l’Énergie, Dan Brouillette, a déclaré à Reuters que le président se réservait le droit d’utiliser tous les outils pour protéger les producteurs américains, y compris « notre soutien à leurs besoins de défense ».
    Le partenariat stratégique saoudo-américain remonte à 1945, lorsque le président des États-Unis Franklin D. Roosevelt a rencontré le roi saoudien Abdel Aziz Ibn Saoul à bord de l’USS Quincy, un croiseur de la Marine. Ils ont conclu un accord : la protection militaire américaine en échange de l’accès aux réserves de pétrole saoudiennes.
    Aujourd’hui, les États-Unis ont environ trois mille soldats dans le pays et la cinquième flotte de la Marine américaine protège les exportations de pétrole de la région.

    Source : Press TV, 1 mai 2020
    Tags : Arabie Saoudite, Pétrole, Etats-Unis, OPEP, Russie, Donald Trump, pandémie, coronavirus, covid-19, production, MBS,
  • Sahara Occidental : Communiqué de presse de la Russie

    Communiqué de presse sur les résultats de la visioconférence des États membres du Conseil de Sécurité sur la situation au Sahara occidental

    Notre approche du règlement du Sahara occidental est équilibrée et impartiale. La formule finale doit être acceptable pour les deux parties; elle devrait envisager l’autodétermination du peuple du Sahara occidental sur la base des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies dans le cadre de procédures qui devraient répondre aux objectifs et principes de la Charte des Nations Unies.

    Nous appuyons le rôle stabilisateur de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, où des officiers russes sont déployés.

    Nous attendons avec intérêt la nomination d’un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général et les progrès dans la convocation du troisième round de tables rondes entre les parties avec la participation de leurs États voisins à Genève. Nous espérons que la reprise du dialogue contribuera à faciliter une solution équitable et durable sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, acceptables pour les deux parties.

    Source

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, MINURSO, ONU, Conseil de Sécurité, Front Polisario, Russie,

  • Algérie : La mise à jour du Sukhoi Su-24 se poursuit en Russie

    L’armée de l’air algérienne poursuit le programme de révision et de modernisation de son avion d’attaque Sukhoi Su-24 annoncé en juillet dernier: les six premiers appareils sont actuellement en cours de révision et de mise à jour dans l’usine de réparation de l’armée de l’air 514 près de la ville russe par Rizhev.

    Les photographies publiées par Scramble Magazine montrent que 6 Su-24MK / MK2 (“tireur” pour l’OTAN) sont en cours de révision: l’armée de l’air algérienne a acquis environ 35 Su-24 dont 4 en version de reconnaissance MR et de ceux-ci devraient restreindre aujourd’hui au moins deux douzaines opérationnelles.

    On pense que toute la flotte sera modernisée et mise à jour dans la structure Rzhev, ce qui amènera les “Fencers” à la version Su-24M2 – la même que celle utilisée par la Force aérospatiale russe (qui les a également déployés en Syrie) et par l’armée de l’air syrienne.

    La mise à jour comprend l’ajout du système de navigation Gefest et du système d’attaque SVP-24 qui intègre de nouveaux capteurs, le système de positionnement mondial GLONASS et d’autres modifications qui permettront une plus grande précision dans l’utilisation des bombes et des missiles.

    Le système SVP-24 permet au Su-24 d’utiliser des munitions non guidées plus anciennes mais avec une précision beaucoup plus grande, réduisant ainsi les coûts au minimum. Calculez la position de l’avion en surveillant les conditions météorologiques, la vitesse, l’angle d’attaque et toutes les données nécessaires (qu’il peut également recevoir des drones, d’autres avions ou stations à terre et en mer) pour un lancement optimal d’armes jusqu’à 5000 mètres au-dessus du niveau de la mer.

    Aucun marqueur laser ou modification des bombes à chute libre n’est nécessaire.

    Le système SVP-24 a été utilisé par des Su-24 russes en Syrie (photo ci-dessus) et, apparemment, son succès a incité l’Algérie à mettre à jour ses avions.

    Le SVP-24 Gefest a également été monté par les Russes sur des avions d’attaque au sol Sukhoi Su-25 et des bombardiers Tupolev Tu-22M3, sur des avions de chasse Sukoi Su-33 ainsi que sur des hélicoptères Kamov Ka-50 et Ka-52.

    Photo: Scramble Magazine, ministère algérien de la Défense et ministère russe de la Défense

    Source : Analisi Difesa

    Tags : Algérie, armée, Sukhoi Su-24, Russie,