Tag: RASD

  • La France et le Maroc : Une alliance stratégique contre l’Algérie et la RASD

    Lors de l’indépendance de l’Algérie en 1962, le sentiment anti-algérien était limité aux membres de l’OAS et aux harkis. Aujourd’hui, ce sentiment semble avoir évolué, tel une tache d’huile, pour englober toute la société française. Certes, de nombreuses personnalités et journalistes se trouvent prisonniers du piège de la diplomatie de La Mamounia, mais il faut des raisons plus solides pour justifier l’amour débordé des français pour le Maroc et la haine viscérale qu’ils vouent à l’Algérie.

    Le pouvoir occulte de l’Etat français a joué un rôle fondamental via ses médias en vue de configurer l’opinion publique française et ses sentiments envers son ancienne colonie. L’Algérie a été diabolisée aux yeux des français en vue de créer le terrain propice aux plans stratégiques conçus conjointement avec le Makhzen dans le but de casser le sentiment nationaliste dans la région du Maghreb dont l’Algérie constitue la pointe de fer et qui constitue le seul obstacle devant les desseins colonialistes des alliés franco-marocains.

    Ce sentiment cultivé par l’Etat français a facilité la tâche aux services secrets marocains qui se trouvent à l’Hexagone comme un poisson dans l’eau, notamment s’il y a de l’argent au milieu. Les documents confidentiels de la diplomatie marocaine corroborent ce fait. Les agents de la DGED n’ont eu aucune difficulté à mobiliser la presse et les élites françaises contre l’Algérie et son allié le Front Polisario. Ce dernier sera présenté comme un mouvement identifiable aux mouvements terroristes qui agissent dans les déserts du Mali. Non sans raison, la chaîne France25 est truffée de journalistes marocains dont le seul plaisir est de régler leurs comptes avec Alger.

    Même la chaîne LCI n’a pas manqué à l’appel de guerre contre la Mecque des Révolutionnaires. Dans ses journaux télévisés et émissions animées par le journaliste Vincent Hervouet, LCI n’a pas hésité à inviter Ferhat Mehenni et ses acolytes du MAK en vue de sémer la zizanie entre les différentes composantes de l’Algérie. Hervouet ira jusqu’à attribuer à des membres du Front Polisario l’enlèvement des trois coopérants espagngols et italiens qui travaillaient à Rabouni pour des ONG internationales.

    Parmi les noms cités avec Hervouet se trouvent des journalistes de L’Express, Le Point et Libération. Tous ont accepté de viser l’Algérie avec leur plumes empoisonnées et déverser leur haine en échange d’alléchantes rémunérations qu’ils ont reçu de la main d’Ahmed Charaï, un haut responsable de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), le service de renseignement marocain. Ce dernier a été condamné en 2011 par la justice américaine pour fausse déclaration douanière. En effet, le 14 septembre 2011, à son arrivée à l’aéroport international de Dulles (Washington DC), il avait déclaré 10.000 dollars en argent liquide. Aprèes con,trôle; il s’est avéré qu’il avait sur lui cinq fois plus dans des enveloppes fermées et libellées. L’argent était destiné au paiement des lobbystes pro-marocains dont une grande majorité est d’origine juive et sont mobilisés par le réseau pro-sioniste très actif aux Etats-Unis où le Makhzen a déboursé 20.000 dollars pour un simple article rédigé par le journaliste Richard Miniter et où il attaque violemment l’Algérie et le mouvement de libération sahraoui.

    Dans l’état actuel des choses, le lobbying marocain anti-algérien en France et aux Etats-Unis a de beaux jours devant lui en attendant que les algériens et les sahraouis acceptent de se soumettre au diktat d’un Elysée en perte de vitesse au continent africain en raison de sa politique colonialiste.

    Source : Maroc Leaks, 2 jan 2021

    Tags : Algérie, France, Maroc, Front Polisario, RASD, lobbying, colonialisme, Sahara Occidental,

  • Tchad : Muhammad Diallo répond à Amine Abba Siddick

    A l’occasion de sa visite au Maroc, le ministre tchadien des affaires étrangères, Amine Abba Diallo, a traité la RASD, l’Etat sahraoui, de “pseudo-Etat”. Une réponse cinglante lui vient d’Ali Muhammad Diallo, le secrétaire général et fondateur du parti anti-colonialiste et progressiste M.N.R.T. Voici le texte intégrale de cette réponse:

    Si le présumé Amine Abba Siddick prétend considérer la RASD de “pseudo-Etat” nous lui indiquons ainsi qu’aux autres illuminés:

    – Le Maroc et le Tchad demeurent deux sous-Etats bananiers asservis dans les faits par l’ignoble système colonialo-maçonnique de la Françafrique.

    – Le jour très lointain où ils deviendront des véritables nations souveraines, leur rapprochment aura au moins un sens…

    Tags : Tchad, Sahara Occidental, RASD, Amine Abba Siddick, Front Polisario, Maroc,

  • Eléments de langage pour un déjeuner avec les MAEs Africains 

    Tags : Maroc, Sahara Occidentlal, RASD, Union Africaine,

    Déjeuner avec les MAEs Africains 

    Eléments de langage

    Remerciements pour avoir bien voulu répondre a cette invitation pour célébrer l’amitié maroco-africaine. 

    Engagement de Sa Majesté et du Gouvernement pour renforcer encore davantage les relations entre le Maroc et les pays frères africains pour l’édification de PARTENARIATS pour la PAIX et la PROSPERITE. 

    Remerciement pour leur engagement aux côtés du Maroc pour La Défense de la légalité. 

    La Présidente de la Commission de l’Union Africaine continue sa croisade contre le Maroc. Elle a procédé à la nomination de Chissano sans consulter les États membres sur le bien fondé et l’opportunité de cette décision. Il s’agit quand même de l’argent de leurs contributions. 

    Une fin de non recevoir a été signifiée à Chissano dans tous les pays qu’il a visités. 

    Le Maroc dénonce ce parti pris et cette décision qui ne repose sur aucun fondement puisque le dossier du Sahara est depuis 1988 au Conseil de Sécurité. 

    Éléments concernant le Sahara. 

    Le Conseil de Sécurité a en Avril dernier et pour la 9ème fois consécutive a réaffirmé que la seule solution est une solution politique négociée et pas autre chose. 

    Il a appelé à l’implication réelle des pays voisins dans la recherche de cette solution pour la préservation de la paix dans la région et au Sahel et les a exhorté à faire preuve de réalisme et de compromis. 

    Il a salué les efforts du Maroc dans le cadre de la recherche de la solution politique et les a qualifiés de sérieux et de crédibles. 

    Le Maroc a mis sur la table le projet d’une solution politique qui repose sur un statut d’autonomie avancée. 

    Il faut aujourd’hui que l’on mette fin au double langage. Au Conseil de Sécurité, tout le monde, y compris l’Algérie, soutient la recherche d’une solution politique et à Addis-Abeba on continue de tenir un langage anachronique et en déphasage avec la réalité 

    Il faudrait que les pays amis du Maroc sortent de leur silence et contribuent à arrêter cette hérésie. 

    Pour une Afrique prospère 

    L’Afrique a aujourd’hui besoin de Paix et de Développement. 

    Le Maroc est déterminé à assumer sa part de responsabilité dans ce combat pour l’émancipation et la PROSPERITE du continent en s’engageant dans des alliances pour le progrès au bénéfice des populations

    Abdelkader TALEB, Chef de la Division de l’Afrique Centrale et Australe

    Direction des Affaires Africaines

    Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération

    Rabat- Maroc

    Tel:+212 537 67 60 63/64

    taleb@maec.gov.ma
    abdelkadertaleb

    #Maroc #Union_Africaine #Sahara_Occidental #RASD

  • Maroc: Tagma propose de réactiver la CEN-SAD contre l’Algérie

    Tags : Maroc, Union Africaine, CEN-SAD, Sahara Occidental, RASD, Algérie,

    Du 04 au 06 août 2014 se sont déroulés les travaux de la première édition du Sommet Etats-Unis – Afrique. Pendant trois jours, une cinquantaine chefs d’Etats et de gouvernements ont été reçus par Barack Obama pour parler surtout affaires, sécurité et gouvernance.

    Le 5 août 2014, dans le panel sur la sécurité au Sahel et au Maghreb, le Maroc tente de se faire accepter dans les réunions sur le Sahel sous le slogan du “refus des démarches d’exclusion”.

    Dans un email envoyé le même jour, Ouali Tagma de Washington, rapporte que “sur le volet sécuritaire néanmoins participants africains ont reconnu le leadership de l’Algérie dans la zone”, alors que “sur le volet religieux reconnaissent le leadership du Maroc”.

    “MD algérien a déclaré que l’argent du trafic du Kif finance le terrorisme ainsi que le trafic de la cocaïne et les rançons payés par l’occident. Les pays du Sahel n’ont pas remis en cause ces déclarations ni l’hégémonie de l’Algérie. D’où la nécessité de réactiver la Censad”, conclu Tagma.

  • Modèle de déclaration pour soutenir le retour du Maroc à l’UA

    Tags : Maroc, Union Africaine, Sahara Occidental, RASD,

    Le Maroc a proposé un texte pour les communiqués de ses alliés africains sur l’adhésion du royaume à l’Union Africaine.

    Document pour le K

    (Version Francaise)

    Le gouvernement du …..a toujours privilégié le dialogue et la négociation pour résoudre les différends régionaux. Le différend sur le Sahara constitue une entrave à l’unité africaine et à l’intégration maghrébine.

    Le gouvernement du …. soutient le processus des négociations conduit, sous les auspices des Nations Unies, et considère que l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc comme étant sérieuse et crédible.

    Afin de s’inscrire positivement dans le cadre des efforts des Nations Unies, le …….a toujours défendu une position équilibrée, afin de rapprocher les positions des parties.

    Dans cet esprit, le gouvernement du …… avait suspendu la reconnaissance de la « rasd ». La position du gouvernement du …… est inchangée.

    Le gouvernement du …… estime que le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine est nécessaire. Il est de nature à renforcer le rôle de l’Union Africaine et l’unité de l’ensemble du Continent Africain. 

    Document pour N

    (Version Française)

    Le gouvernement de…… soutient les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en vue d’une solution politique définitive au différend sur le Sahara. Profondément attaché à la stabilité du continent africain le gouvernement du….. souhaite que toutes les chances du succès soient préservées pour faire aboutir le processus de négociations conduit actuellement sous les auspices du Secrétaire Général des Nations Unies.

    Les parties à ce différend doivent faire preuve d’esprit de flexibilité et de compromis pour parvenir à un accord définitif autour d’une solution gagnante. Le Maroc a fait un pas important en proposant une initiative d’autonomie. Afin de s’inscrire dans une dynamique positive et équilibrée a même de promouvoir une solution politique définitive à ce différend, le gouvernement du ……a décidé de geler / retirer sa reconnaissance à la « rasd »

    Tout doit être entrepris pour favoriser l’unité de l’Afrique. Le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine contribuera à cette unité et renforcera le rôle de l’UA.

    Document for K

    (Version Anglaise)

    The Government of ……. has always privileged dialogue and negotiation to resolve regional disputes. The dispute over the Sahara is an obstacle to the African Unity and the integration of the Maghreb.

           The Government of…… supports the negotiation process under the auspices of the United Nations, and considers the autonomy initiative presented by Morocco as serious and credible.

          To be in line with the efforts of United Nations, ……has always advocated a balanced approach with the aim to reconcile the positions of the parties.

          In this spirit, the Government of ……has suspended its recognition to ” SADR”. The position of the Government of ……remains unchanged.

           The Government of …….believes that the return of Morocco to the African Union is necessary. It will likely strengthen the role of the African Union and the unity of the entire African continent.

    Document for N

    (Version Anglaise)

    The Government of….. supports United Nations Security Council resolutions to find a final political solution to the dispute over the Sahara issue. Deeply committed to the stability of the African Continent, the government of …… hopes to preserve chances for the success of the negotiation process currently conducted under the auspices of the Secretary General of United Nations.

    The parties to the dispute must demonstrate a spirit of flexibility and compromise in order to reach a final agreement based on win-win solution. Morocco has made an important step by proposing an autonomy initiative.

    In order to contribute constructively to the ongoing dynamic aimed at promoting a lasting political solution to the dispute over Sahara, the government of….. has decided to freeze / remove its recognition to the ” SADR “.

    Everything must be done to promote the unity of Africa. In this context the return of Morocco to the African Union will contribute to its unity and strengthen the role of the AU.

    #Maroc #Union_Africaine #UA #Sahara_Occidental #RASD

     
     
     
     
  • Complots marocains contre la RASD en Afrique (I)

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Union Africaine, RASD, lobbying,

    Rabat, le 2 juin 2013

    Stratégie pour contrer l’offensive de l’Algérie et de l’Afrique du Sud au sujet de la question du sahara marocain

    Le 21ème Sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba (22 au 28 Mai 2013), a été le révélateur de l’existence d’une véritable offensive, généralisée et planifiée par les adversaires du Maroc dont l’objectif est de faire d’abord adopter à l’UA une position prônant l’indépendance du sahara et de l’imposer, par la suite, au reste de la communauté internationale, comme seule et unique solution à ce conflit. 

    L’arrivée de Madame Zuma à la tête de la Commission de l’UA constitue un élément clé de la mise en œuvre de cette stratégie, conçue et mise en œuvre essentiellement par l’Algérie et l’Afrique du Sud, appuyés massivement et activement par la quasi-totalité des pays de la SADECet par certains pays de l’Afrique orientale.

    Les travaux de ce Sommet ont dévoilé la collusion totale entre l’Afrique du Sud et l’Algérie d’une part et le Secrétariat de l’UA d’autre part qui d’ailleurs n’hésite plus à se départir ouvertement de la neutralité à laquelle il est normalement astreint. Cette collusion d’intérêt entre une partie des Etats membres et le Secrétariat de l’organisation, est un cas unique dans les annales des institutions internationales qu’il conviendra également de dénoncer. 

    Cette note se propose de faire le point sur les travaux du Conseil Exécutif au sujet du sahara, d’en tirer quelques enseignements, de décrire la stratégie poursuivie par les adversaires du Maroc, de proposer les éléments de la contre-offensive de notre pays et un plan d’action pour la mener à bien. 

    Mission de la délégation marocaine à Addis-Abeba en marge des travaux du Sommet de l’UA

    Une délégation conduite par le Ministre des Affaires Etrangères, a effectué une mission à Addis-Abeba à l’occasion de la tenue du Sommet de l’Union Africaine et de la célébration du cinquantenaire de l’unité africaine.

    Cette mission intervenue dans un contexte très particulier, suite à l’inscription, pour la première fois, de la question du sahara à l’ordre du jour de l’UA, s’est assigné trois objectifs essentiels :

    Demander aux pays africains, amis du Maroc, d’exprimer leur refus de voir l’UA se saisir à nouveau de la question du Sahara et de demander, par conséquent, la suppression de ce point de l’ordre du jour du Conseil Exécutif de l’UA ; 

    Contrer l’adoption par l’UA de toute décision qui ne prendrait pas en considération l’évolution de la question du Sahara au Conseil de Sécurité des Nations Unies ; 

    Faire entendre solennellement au sein de l’UA, par l’entremise de pays amis, la position du Maroc sur cette question. 

    En préparation à ce Sommet, les démarches ci après avaient été entreprises par le Maroc auprès des pays africains pour demander la suppression de ce point de l’ordre du jour du Conseil Exécutif de l’UA :

    Des messages écrits ont été adressés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, aux Présidents du Sénégal, de la Cote d’Ivoire, du Gabon et du Burkina Faso. 

    Des lettres ont été adressées par le Ministre à l’ensemble des Ministres des Affaires Etrangères des pays africains ; 

    Les Ambassadeurs de Sa Majesté le Roi en Afrique ont été instruits pour entreprendre auprès de leurs pays d’accréditation, des démarches pour appuyer cette demande. 

    Une lettre de réponse a été adressée par le Ministre à la Présidente de la Commission de l’UA, lui expliquant les raisons pour lesquelles le Maroc considère qu’il n,’est pas opportun pour l’UA de réintroduire dans son agenda l’examen de la question du sahara. 

    Dans ces démarches, l’argumentaire du Maroc s’articulait essentiellement autour des points suivants : 

    L’OUA a échoué dans sa médiation pour résoudre le conflit du sahara et s’est départie de son rôle d’arbitre en préjugeant de l’issue du processus d’autodétermination en admettant en son sein une entité ne disposant d’aucun attribut de souveraineté et ce en violation de sa propre Charte et du principe même de l’autodétermination ; 

    La question du sahara a divisé et a failli faire éclater l’OUA et qu’il n’est pas opportun de réintroduire à nouveau cette question controversée au sein de l’organisation panafricaine ; 

    La question du Sahara est aujourd’hui du ressort du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui œuvre à la recherche d’une solution politique négociée et que l’UA devrait éviter d’être en déphasage avec le processus onusien et gagnerait au contraire, en crédibilité, à soutenir ce processus. 

    Au plan opérationnel et lors des travaux du Conseil Exécutif, la délégation du Sénégal a fait une déclaration demandant la suppression pure et simple de la question du sahara de l’ordre du jour du Conseil. Le Sénégal a été appuyé par un grand nombre de pays amis, en l’occurrence, le Gabon, la Cote d’Ivoire, le Togo, la Guinée, la Gambie, le Benin, le Burkina Faso, Djibouti, la Lybie, la RDC, le Congo et les Comores. 

    Cette demande a été violemment combattue par les partisans du maintien de cette question à l’ordre du jour. Il s’agit des délégations de l’Algérie, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Mozambique, de la Tanzanie, de la Namibie, du Zimbabwe, du Lesotho, de la Zambie, du Botswana, du Soudan du Sud, en plus de la pseudo « rasd ». 

    Devant cette division, un compromis a été trouvé consistant en l’adoption d’un projet de décision dont les éléments sont : 

    Maintien de la question du sahara à l’ordre du jour et report de son examen à la prochaine session du Conseil Exécutif en Janvier 2014 ; 

    Suppression dans le projet de décision initial présenté par le Secrétariat, de deux paragraphes hostiles au Maroc ; 

    Demande à la Présidente de la Commission de l’UA de présenter à la prochaine session du Conseil Exécutif d’un rapport complet sur cette question, c’est-à-dire devant tenir compte du point de vue de toutes les parties ; 

    Introduction d’un paragraphe faisant référence à la résolution 20.99 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 25 avril 2013. 

    Soutien aux résolutions des Nations Unies sur la question pour parvenir à une solution politique à travers des négociations directes, comme moyen d’autodétermination. 

    A l’issue des travaux du Conseil Exécutif, il peut être avancé à juste titre que les démarches entreprises dans ce cadre ont permis la réalisation d’objectifs importants. 

    Le compromis arraché par les amis du Maroc est en soi une victoire notable ; 

    Les adversaires du Maroc ont échoué à faire adopter une décision préparée par la Présidente de la Commission de l’UA et qui était totalement en faveur des thèses séparatistes ; 

    Les débats qui ont eu lieu ont permis de constater que malgré son absence de l’OUA/UA depuis 1984, le Maroc continue de disposer d’importants appuis et soutiens en Afrique et d’une grande capacité de mobilisation de pays amis. Ces débats ont été une opportunité pour présenter, par le biais des pays amis, la position du Maroc sur la question du sahara. 

    Au delà des péripéties des travaux proprement dit du 21ème Sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba (22 au 28 Mai 2013), un constat plus profond et alarmant s’impose qui décèle la présence d’une stratégie dangereuse menée par les adversaires du Maroc contre ses intérêts vitaux. L’arrivée de Madame Zuma à la tête de la Commission de l’UA et la tentative de reprise par l’UA de la question du sahara, ne sont que les éléments apparents de ce puzzle.

    La stratégie anti-marocaine menée par le biais de l’UA

    La stratégie des adversaires du Maroc qui se joue sur plusieurs registres, vise comme objectifs principaux, de faire échouer le processus onusien de recherche d’une solution politique négociée, de dépasser la demande du référendum en la remplaçant par l’option de l’indépendance et d’imposer en fin de compte, celle-ci comme la seule et unique alternative possible.

    A cette fin, les instigateurs de cette stratégie (Algérie – Afrique du Sud) entreprennent étape par étape avec la complicité avérée de la Présidente de la Commission de l’UA, la déconstruction de l’acquis du Maroc aux Nations Unies, l’imposition de l’UA, au demeurant acquise à leur cause, comme partie prenante du conflit en vue de l’adoption de l’option de l’indépendance comme position commune de l’Afrique pour la porter plus tard, quand les circonstances le permettront, au niveau de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

    En vue d’atteindre ces objectifs, la stratégie adverse poursuit la réalisation de séquences qui peuvent être énumérées comme suit :

    L’adoption par l’UA d’une position commune, radicale et hostile à l’intégrité territoriale de notre pays, vise à mettre fin à tout débat ou divergence au sein de la famille africaine sur la question du sahara. L’adoption d’une telle position deviendrait ainsi un engagement contraignant qui obligerait tous les Etats membres à s’y conformer ; 

    L’anéantissement des positions du Maroc en Afrique et de ses soutiens au sein de l’UA à propos de la question de l’intégrité territoriale ; 

    L’utilisation de cette position, comme fondement politico-juridique, pour influer sur les décisions des institutions internationales et sur les opinions publiques. 

    La contre-offensive du Maroc

    Sur la base du constat décrit ci-dessus, le Maroc n’a d’autre choix que de mettre au point une contre-offensive d’envergure visant fondamentalement à faire échouer la stratégie adverse et à réaliser l’objectif d’évincer la prétendue « rasd » de l’UA et imposer la souveraineté du Maroc sur le Sahara. 

    La contre-offensive du Maroc devra s’appuyer sur l’ensemble de ses atouts et capitaliser sur les acquis réalisés aux Nations Unies dans le cadre du règlement de la question du sahara.

    Une des conditions préalable pour amorcer cette contre-offensive, réside dans la prise de conscience par tous les décideurs du danger et des risques que comporte pour notre pays la stratégie des ennemis du Maroc.

    La clé de réussite de la contre-offensive passe par l’organisation et le rassemblement des différents intervenants et la convergence de tous les efforts vers un seul et même objectif, celui de faire échec à la stratégie adverse et de faire consacrer par la communauté internationale, la souveraineté du Maroc sur le Sahara.

    La contre-offensive à engager, compte tenu des forces et des atouts dont dispose notre pays, et des handicaps et difficultés qu’il faudra surmonter, devra être menée sur les fronts diplomatiques et médiatiques et utiliser également la question des populations séquestrées dans les camps de Tindouf pour dénoncer, auprès du HCR, du Conseil des droits de l’homme, de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples et des ONG internationales, ce crime contre l’humanité dont sont coupables l’Algérie et le Polisario.

    1/ Les atouts qui consolident la position du Maroc

    -La légitimité du recouvrement par le Maroc de son sahara (fondements juridiques et historiques) ; 

    L’effectivité de la présence du Maroc sur le territoire (le processus d’intégration et d’inclusion des populations ainsi que les grandes réalisations économiques et d’infrastructures) ; 

    L’unanimité nationale autour de la question du sahara, qui constitue une question vitale et déterminante pour l’ensemble des marocains ; 

    La pertinence et la crédibilité de l’initiative marocaine d’autonomie comme solution de compromis réaliste, viable et démocratique à la question du Sahara, qualifiée de sérieuse et crédible et soutenue par une grande majorité de pays ; 

    Le soutien implicite dont bénéficie le Maroc au niveau international en ce qui concerne la question du Sahara. Aucun pays européen, ni aucun membre permanent du conseil de Sécurité ne reconnaît la « rasd ». En Afrique, 35 pays sur 53, ne reconnaissent pas cette entité. 

    La solidité et la stabilité des institutions marocaines, qui lui permettent d’être cité en modèle dans un environnement régional instable et fragile; 

    La crédibilité du Maroc au niveau international en tant que partenaire fiable et pôle de stabilité et de sécurité dans la région, ainsi que le rôle positif du Maroc en tant qu’acteur actif dans la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique ; 

    La vigueur et le dynamisme économique et social du pays et l’attractivité qu’exerce le modèle de développement politique, économique, social et culturel du Maroc, dans son environnement régional ; 

    La forte présence du Maroc en Afrique de l’Ouest et Centrale, où il compte des alliances sûres qui s’appuient sur les liens historiques ancestraux et sur des relations culturelles profondes, renforcés par une coopération et des partenariats économiques exemplaires. 

    2/ Les handicaps du Maroc en Afrique

    Le retrait du Maroc de l’OUA/UA, tout en étant fondé, légitime et irréversible tant que dure l’illégalité qui a motivé ce retrait, laisse les mains libres à ses adversaires au sein des instances panafricaines. 

    Les effets de cette absence sont accentués par la réduction du niveau de l’Ambassade du Maroc à Addis-Abeba, au moment où il fallait au contraire le renforcer. 

    La sous-représentasion du Maroc en Afrique Australe et Orientale (6 ambassades pour 24 pays), régions qui comptent le plus grand de pays hostiles à notre cause nationale, constitue une autre difficulté à laquelle il serait nécessaire d’y remédier. 

    Le faible poids sur l’échiquier africain des pays francophones qui composent le socle des soutiens du Maroc et qui se reflète par le niveau de moins en moins important de leur influence sur la scène africaine et au sein de l’UA. De plus, ce groupe fait montre d’une certaine mollesse, de timidité voire même d’une certaine indifférence pour défendre ses points de vue. 

    La montée en puissance des pays anglophones qui composent le socle des soutiens du clan hostile à notre pays et qui se traduit par le leadership et l’influence prépondérants qu’ils exercent sur l’agenda africain. En outre ce groupe fait montre d’une grande détermination et d’un engagement virulent et agressif voir d’un activisme pour imposer ses points de vue. Les péripéties de l’élection de Madame Zuma à la tête de la Commission de l’UA, en est une parfaite illustration. 

    La collusion manifeste entre les adversaires du Maroc et la Présidente de la Commission de l’UA, rend plus difficile la tache de contrer l’offensive adverse. 

    L’enlisement du processus onusien de recherche d’une solution politique négociée à la question du sahara, est présenté par les adversaires du Maroc comme étant un échec de la proposition marocaine du plan d’autonomie et leur sert d’argument pour demander la réappropriation par l’UA de cette question. 

    Le blocage à dessein de l’UMA, en tant qu’organisation africaine régionale, prive le Maroc d’un levier considérable, à travers lequel il pouvait contourner son absence de l’UA et influer sur la décision africaine. 

    Les éléments de la contre-offensive du Maroc

    La contre-offensive que le Maroc est appelé à engager pourra être menée sur plusieurs niveaux et viser à mettre en échec les tentatives de l’implication de l’UA dans la question du sahara, faire reconnaître par l’UA la centralité du processus onusien de recherche d’une solution politique négociée au conflit et acculer l’Algérie sur la question des populations séquestrées dans les camps de Tindouf. 

    Les actions pour contrer l’offensive au sein de l’UA 

    Le premier échelon de la contre-offensive marocaine devra viser d’abord de faire échec à la stratégie adverse à l’occasion de la prochaine session du Conseil Exécutif de l’UA en janvier 2014.

    Un premier objectif consiste à empêcher l’adoption par ce conseil d’une décision qui réintroduit dans le débat le plan de règlement de l’OUA devenu caduc ainsi que les résolution de l’UA de 2009 appelant à l’organisation d’un referendum d’autodétermination dans le territoire du sahara. La décision qui devra être adoptée à cette occasion devrait prendre en compte exclusivement, en les soutenant, les efforts de la communauté internationale visant la recherche dune solution politique négociée. 

    Pour atteindre ce premier objectif, il est nécessaire d’entreprendre une vaste campagne diplomatique visant la mobilisation d’un maximum de pays africains y compris ceux qui ont montré un certain agacement à voir à nouveau l’UA s’embarquer dans des combats idéologique d’un autre temps. Cette action devrait viser également la neutralisation de la Présidente de la Commission de l’UA par la dénonciation de son parti pris en faveur des adversaires du Maroc.

    A cet effet, sur le plan opérationnel, il peut être procédé à l’engagement des actions suivantes : 

    Des émissaires porteurs de Messages Royaux pourraient être dépêchés auprès des Chefs d’Etat des pays amis, en l’occurrence, le Sénégal, la Cote d’Ivoire, le Burkina Faso, le Gabon, la Guinée, la Guinée Equatoriale, La Gambie, le Congo, la RDC, le Benin, du Cap Vert, le Togo, le Niger, le Tchad, Les Comores, Djibouti, de l’Erythrée, le Cameroun, les Seychelles, de la Lybie, de la Tunisie de l’Egypte, du Sierra Léone, du Liberia, du Soudan du Kenya et Rwanda.

    Cette démarche devrait être relayée au niveau des Ministres des Affaires Etrangères de ces pays ainsi qu’auprès de tous les autres échelons : les Ambassadeurs africains à Rabat, les Ambassadeurs du Maroc en Afrique et les Représentants permanents à Addis-Abeba.

    Un mémorandum complet sur la question du Sahara devra être préparé et remis à tous les interlocuteurs comme support à ces démarches.

    Un rapport exhaustif sur la question du sahara devra être adressé à la Présidence de l’UA et à la Présidente de la Commission de l’UA, pour qu’il soit pris en compte dans le rapport complet que cette dernière devra présenter devant le Conseil Exécutif en janvier 2014. Ce rapport devra également être remis aux représentants de tous les Etats membres, à l’exception de l’Algérie. 

    Il serait indiqué de faire en sorte de mieux organiser le groupe des pays amis du Maroc comme l’est celui des adversaires de notre pays, afin d’en faire le véritable relais de la stratégie marocaine. A cette fin, une réunion regroupant les Ministres des pays qui constituent le noyau dur des soutiens du Maroc, devrait être organisée dans une capitale africaine pour asseoir, de manière concertée, le plan d’action à engager au niveau de l’UA.

    Cette action qui n’a comme but que de contrer l’offensive des adversaires du Maroc à l’UA, devrait être accompagnée par une contre-attaque sur d’autres fronts afin de mettre en difficulté l’Algérie et le Polisario. 

    2/ La contre-offensive du Maroc 

    La dénonciation de la situation des populations séquestrées à Tindouf 

    Le Maroc devra par l’intermédiaire des pays amis entreprendre une action auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) pour l’amener à prendre en charge la question du déni de protection dont sont victimes les populations séquestrées dans les camps de Tindouf. Un mémorandum devrait être remis à cette instance sur cette question pour lui demander de s’acquitter de ses obligations à l’égard de ces populations maintenues de force dans ces camps.

    Parallèlement, il faudrait entreprendre avec détermination des démarches auprès du HCR, du CDH et des ONG d’audience internationales pour les contraindre à se saisir sérieusement de la question de la violation des droits des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, à la protection internationale et de la responsabilité de l’Algérie et du Polisario sur ce crime. Cette démarche renforcée par les résolutions du Conseil de Sécurité, vise à acculer l’Algérie et à la mettre au banc des accusés sur une question où elle la plus inconfortable et la plus vulnérable.

    La mobilisation des médias nationaux et internationaux ainsi que les ONG marocaines et internationales de défense des droits de l’homme, est à cet égard indispensable.

    Les relations Maroc-Algérie 

    Dénoncer auprès des différents interlocuteurs africains et étrangers et à travers les médias l’attitude belliqueuse et hostile de l’Algérie à l’égard de l’intégrité territoriale du Maroc et dévoiler la duplicité de son langage tendant à faire le distinguo entre les relations de bon voisinage avec notre pays et la question du sahara. 

    Cette posture de l’Algérie tend à faire croire aux pays amis du Maroc que la question du sahara n’est pas un casus belli entre le Maroc et l’Algérie et vise en fin de compte à les démobiliser. 

    Le durcissement du ton à l’égard e l’Algérie accréditera la thèse que la question du sahara est déterminante pour notre pays et que toute solution qui ne prend pas en compte les droits du Maroc sur son territoire constituera une menace pour la paix et la sécurité dans une région très fragilisée. L’objectif étant d’amener la communauté internationale à prendre ce risque très au sérieux. 

    La confirmation de la centralité du processus de l’ONU dans le règlement de la question du sahara 

    Crédibiliser le processus onusien d’une solution politique en le remettant d’actualité et en évitant son enlisement afin de donner à la communauté internationale les raisons de continuer à y croire. Ce processus est actuellement en panne, ce qui tend à faire accréditer l’idée, véhiculée par l’Algérie, de son échec. Sa réactivation d’une façon ou d’une autre peut à ce titre ôter un argument de taille aux adversaires de notre pays. 

    Des démarches doivent être entreprises auprès du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’informer des manœuvres visant à saboter le processus de négociation et justifier ainsi la réappropriation par l’UA du dossier du sahara. Il faudra également faire part au Secrétaire Général des Nations Unies du refus du Maroc de voir son Envoyé Personnel rendre compte à l’UA de son mandat. 

    *********

    La mise en œuvre de cette stratégie du Maroc devra s’appuyer sur une task force composée de diplomates chevronnés et de personnalités nationales et étrangères ayant une grande expérience de la politique régionale et internationale et d’académiciens. Cette task force devra disposer de ressources et moyens conséquents à la hauteur des enjeux.

    Le succès de cette entreprise dépendra également dans une grande mesure du renforcement substantielles des capacités opérationnelles de l’appareil diplomatique marocain en Afrique et du renforcement de la présence marocaine dans les régions africaines ou notre pays est sous représentée. L’Ambassade du Royaume du Maroc à Addis-Abeba doit constituer un élément central de la mise en œuvre de cette stratégie et devra être dotée de ressources et de moyens lui permettant de jouer pleinement cette nouvelle mission.

  • Comment le Maroc a séduit les pays des Caraïbes

    Sous le titre de “Fiches de Présentation des pays des Caraïbes”, le Département des affaires américaines du MAE marocain, fait le bilan du lobbying marocain auprès des pays des Caraïbes. Un document intéressant apporté par le site Maroc Leaks pour comprendre les axes de la diplomatie économique du Maroc pour amener certains pays à retirer leur reconnaissance de la RASD.

    Antigua et Barbuda (Saint John’s (Antigua)

    Position vis-à-vis de la RASD :

    -Reconnaissance le 28/02/1987, Retrait le 12/02/2010

    -Relations diplomatiques : établies le 3 juillet 2007 Situation Politique :

    -Reconnaissance survenue alors que le parti actuel était au pouvoir

    -Feuille de route signée en Février 2013

    Actions Réalisées :

    – Au titre de l’année 2011, une aide a été attribuée à Antigua et Barbuda sous forme de 75 tonnes de fertilisants et une enveloppe de l’ordre de 120,000 $US pour le financement de projets dans le secteur de la santé, ainsi qu’une aide de 250.000 US$ au titre de l’exercice 2010 et de 350.000 US$ au titre de l’exercice 2011.

    – Antigua et Barbuda bénéficie également de bourses d’étude annuelles en faveur de 20 étudiants

    Demandes :

    – Renforcer la coopération actuelle par la réalisation de l’un des 2 propositions faites par M. Spencer lors de sa visite au Maroc :

    – Encourager l’OCP à envisager Antigua et Barbuda comme port de transbordements des fertilisants marocains à destination de l’Amérique Latine,

    – Encourager la RAM à programmer Antigua et Barbuda comme escale de son vol à destination du Brésil.

    Commonwealth des Bahamas (Nassau)

    Etats des lieux de la reconnaissance de la RASD :

    – N’ont jamais reconnu

    – Relations diplomatiques : établies le 8 janvier 1999

    – Prochaine élections : Mai 2017

    – N’ a pas signé de feuille de route

    Remarques :

    – Cette Direction ne dispose pas d’informations sur de possibles actions de coopérations éventuellement lancées dans le cadre de la feuiile de route

    – A noter que le Ministre des Affaires Etrangères et de l’Immigration des Bahamas, M. Frederick A. Mitchell, du 12 au 14 décembre 2012, a pris part à la réunion avec les pays caribéens que ce Département a organisé le 12 décembre 2014.

    Barbade (Bridgetown)

    Position vis-à-vis de la RASD» :

    -Reconnaissance le 27/02/1988, Gel le 11 février 2013

    -Relations diplomatiques : établies le 17 avril 2013

    -Prochaine élections : Février 2018

    -Fuille de route signée en Février 2013

    Belize (Belmopan)

    Position vis-à-vis de la RASD :

    -Reconnaissance le 19 novembre 1986

    -Relations diplomatiques : établies le 3 mai 2001

    Situation Politique :

    – Reconnaissance survenue alors que le parti actuel était au pouvoir

    – Prochaine élections : 2017

    – N’ a pas Signé de feuille de route

    Commonwealth de la Dominique (Roseau) 

    Position vis-à-vis de la RASD :

    – Reconnaissance le 01/09/1979 / Retrait le 20/04/1989, Reconnaissance le 21/07/1998 / Retrait le 22 / 07/2010

    – Relations diplomatiques : établies le 23 juin 2010

    – Prochaine élections : prévues en Décembre 2014 (date non confirmée)

    – Feuille de route signée en Février 2013

    Actions réalisées :

    – Le Maroc a consacré une enveloppe financière de 500 000$ à sa coopération avec la Dominique portant sur les domaines ci-après :

    – Financement partiel d’un programme pour le développement de la femme;

    – Financement d’un petit projet de pêche ;

    – Financement d’un petit projet touristique.

    – Dans le cadre de l’aide financière accordée par le Maroc à la Dominique au niveau touristique, le Directeur de l’AMCI, M. Youssef Imani, a participé, le 29 septembre 2011, à la cérémonie marquant le lancement des travaux de construction d’un établissement hôtelier financé par cette même Agence à Portsmouth ;

    – La Dominique a également bénéficié d’une aide sous forme d’un lot de 200 tonnes de fertilisants au titre de l’année 2010-2011.

    – La Dominique bénéficie de 15 bourses annuelles au profit des étudiants.

    – Le Maroc a consacré une enveloppe de 15.000$ pour l’acquisition de jouets de Noël, en novembre 2010 ;

    Il a également apporté une aide financière de 300.000$, suite aux inondations que le pays a connues en octobre 2010.

    Demandes : Besoins de fertilisants

    Remarques :

    – Les relations entre le Maroc et la Dominique ont connu une évolution positive depuis 2010, marquée par un soutien mutuel entre les deux pays à des niveaux divers.

    -La Dominique est le principal allié du Maroc dans la région caribéenne et apporte un appui solide pour la promotion de Notre Cause Nationale ;

    Grenade (Saint George’s)

    Position vis-à-vis de la RASD :

    – Reconnaissance le 24/08/1979, Retrait le 11/08/2010

    – Relations diplomatiques : établies le 11 août 2010

    – Prochaine élections : 2018 – Feuille de route signée en Février 2013

    Actions réalisées :

    – La Grenade bénéficie des aides dans les secteurs suivants :

    – Agriculture : un don d’un lot de 180 tonnes de fertilisants en 2011 ;

    – Coopération Financière : Une somme de 1000.000Ec$, a été transférée le 21 décembre 2010 ;

    – Appui financier : Une enveloppe de 200.000US$ a été remise en novembre 2010 ;

    – Education : Les étudiants bénéficient de 10 bourses annuelles.

    Demandes :

    – Etudiants ayant des difficultés financières

    – Prélèvements destinés aux payements de leur couverture médicale.

    – Les relations entre le Maroc et la Grenade se sont améliorées depuis l’été 2010 ;

    – Lors d’une rencontre avec des responsables marocains en juillet 2011, l’ex Ministre des Affaires Etrangères M. Karl Hood a admis avoir reçu une délégation de la pseudo «RASD» dans son bureau, précisant qu’elle se serait présentée à son département sans rendez-vous préalable. «Nous sommes conscients de nos intérêts. La Grenade demeurera aux cotés du Maroc» a-t-il précisé.

    Guyana (Georgetown)

    Position vis-à-vis de la RASD :

    – Reconnaissance le 01 septembre 1979

    – Relations diplomatiques : établies le 14 décembre 2014

    – Prochaine élections : 2016

    – N’a pas Signé de feuille de route

    Haiti (Port-au-Prince)

    – Séisme : Sur Hautes Instructions Royales, aide d’une valeur d’un million de dollars, composée de produits médicaux et pharmaceutiques.

    – Choléra : le Maroc a envoyé, Sur Hautes Instructions Royales, un avion cargo transportant une cargaison de médicaments au profit des malades haïtiens affectés par cette maladie.

    – Notre pays octroie, depuis l’année scolaire 2010-2011,

    – 15 bourses au profit d’étudiants haïtiens,

    – Des inspecteurs des Douanes haïtiens ont suivis des formations au Maroc, depuis 2005.

    Demandes : Demandes incessantes d’aides financières

    Jamaïque (Kingston)

    Position vis-à-vis de la RASD 

    – Reconnaissance le 05 septembre 1979

    – Relations diplomatiques : établies le 29 janvier 2008

    – Prochaine élections : Décembre 2016

    Sainte Lucie (Castries)

    Position vis-à-vis de la RASD :

    – Réitéré la non reconnaissance le 9/08/2010

    – Relations diplomatiques : établies le 9 mars 1988

    – Prochaine élections : Novembre 2016

    – Signature de la feuille de route : Février 2013

    Actions Réalisées :

    – Aide pour contribuer à la restructuration du secteur agricole après l’ouragan qui l’a dévastée en 2010 ;

    – Aide financière d’un montant de 300.000 US$ pour le financement d’un projet social et éducatif dans les communes rurales de ce pays. Une enveloppe d’un montant de 100.000US$ a été transférée en 2011, comme appui pour les élections ;

    – Lot de 200 tonnes de fertilisants en 2011 ;

    – Le Maroc octroie 15 bourses annuelles aux étudiants de Sainte Lucie, Mais elles n’ont pas encore été utilisées jusqu’à présent. M. le Ministre a proposé de les convertir en bourses de stage.

    Demandes : Octroi de 20 bourses d’études

    – Lancement de la 2ème tranche des dons d’engrais

    – Cartes de fertilité

    – Echanges Culturels

    – Formations dans le domaine touristique

    – Faire bénéficier Sainte Lucie de l’expérience du Maroc en matière d’énergie renouvelable

    – Concrétiser la coopération en matière d’énergie, programmer des visites d’experts

    Saint Christophe et Nièvés

    Position vis-à-vis de la RASD :

    – Reconnaissance le 25/02/1987, Retrait le 12/ 08/ 2010

    – Reconnaissance le 25/02/1987, Retrait le 12/ 08/ 2010

    – Relations diplomatiques : établies le 2 octobre 2007

    – Prochaine élections : Janvier 2015

    – Signature de la feuille de route : Février 2013

    Demandes :

    – Mise en œuvre de la feuille de route

    – Formation Professionnelle ==> En attente des dates et du programme)

    – Bourses d’études

    – Besoins en fertilisants

    Saint Vincent et les Grenadines (Kingstown)

    Position vis-à-vis de la RASD :

    – Réitéré la non reconnaissance le 15/02/2002

    – Relations diplomatiques : établies le 10 août 1988

    – Prochaine élections : Décembre 2015

    – Signature de la feuille de route : Février 2013

    Actions Réalisées :

    – Développement agricole : une mission plurisectorielle réunissant l’AMCI, l’INRA et la Fondation OCP, s’était rendue aux Caraïbes et avait invité le Directeur de l’Agriculture de Saint Vincent et les Grenadines à participer aux réunions tenues à Roseau en Dominique avec cinq autres pays de la Région pour achever les études requises pour la finalisation des cartes de fertilités.

    – Envoi de 7 conteneurs de 20 pieds transportant 160 tonnes métriques d’engrais chimiques au titre de la saison 2013.

    Demandes :

    – Besoins en fertilisants (livraison de la 2eme tranche d’engrais)

    – 60 bourses pour la période 2013/2015 – Des engagements quand à la promotion de certains projets de développements (aéroport international, infrastructure touristique/ construction d’un hôtel)

    – Le transfert d’un (01) million de dollars au budget de Saint Vincent et les Grenadines eu titre de l’exercice 2014

    – Aide financière (aucun décaissement n’a été effectue à ce jour malgré les nombreuses relances)

    – L’échange d’experts et la coopération technique dans divers domaines.

    Remarques :

    – Pour la mise en œuvre de la saison 2014, selon l’AMCI, cette dernière aurait transmis à notre Ambassade à Castries, un dossier technique à faire parvenir au Ministère de l’Agriculture de Saint Vincent et les Grenadines pour préciser les besoins détaillés en engrais accompagnés des formules chimiques.

    – Formation professionnelle : un projet d’accord a été proposé par l’OFPPT, et transmis par l’AMCI aux autorités concernées de Saint Vincent et les Grenadines par le biais de notre Ambassade à Saint Domingue. Ce projet est resté à ce jour en instance de réalisation malgré les nombreuses relances.

    Suriname (Paramaribo)

    Position vis-à-vis de la RASD :

    – Reconnaissance le 21 août 1982

    – Relations diplomatiques : établies le 28 juillet 2004

    – Prochaine élections : 2015

    – N’ a pas Signé de feuille de route

    Trinité & Tobago (Port d’Espagne)

    Position vis-à-vis de la RASD :

    – Reconnaissance le 01 novembre 1986

    – Relations diplomatiques : établies le 11 septembre 1988

    – Prochaine élections : 2015

    – N’ a pas Signé de feuille de route

    Tags : Maroc, RASD, Sahara Occidental, Pays des Caraïbes, caribéens,

  • Relations Maroc-Paraguay

    Tags : Maroc, Paraguay, Amérique Latine, Sahara Occidental, RASD,

    Rabat, le 14 juin 2013 

    Note à l’attention de Monsieur le Ministre Délégué 

    Objet : Compte-rendu de la visite de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay.

    J’ai l’honneur de vous faire part, ci-après, des résultats de la visite de travail réalisée au Paraguay par M. Youssef Amrani, Ministre Délégué aux Affaires et à la Coopération, le 11 juin 2013, et des principaux points abordés à cette occasion avec le Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes, de même qu’avec Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale :

    Cette visite, qui s’est déroulée dans un contexte post-électoral et de préparation de la transition gouvernementale, suite à la victoire de M. Horacio Cartes, candidat du parti de droite « Colorado », aux élections présidentielles du 21 avril dernier, visait à initier des contacts avec les autorités entrantes et les membres de l’équipe de transition en question, avant la date de la cérémonie d’investiture du Président élu, fixée au 15 août 2013, ce, afin de les sensibiliser sur l’inopportunité de la décision qui avait été prise par le Paraguay de rétablir ses relations diplomatiques avec la pseudo « RASD », en août 2011, et de les amener à envisager un changement dans la position de ce pays concernant notre Cause Nationale.

    Aussi, une rencontre est intervenue avec le Président paraguayen élu, le 11 juin 2013, à 10H00, au siège de sa résidence privée, laquelle s’est déroulée dans une ambiance très cordiale. Cette rencontre a été précédée par des entretiens avec Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale et proche collaboratrice de M. Horacio Cartes.

    1/ Rencontre avec le Président paraguayen élu :

    Monsieur le Ministre Délégué a tout d’abord transmis à M. Horacio Cartes, les Félicitations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, suite à son élection en tant que nouveau Président de la République du Paraguay.

    Il a, par la suite, exposé au Président élu l’état actuel des relations entre le Maroc et le Paraguay et les obstacles qui se sont dressés depuis la reconnaissance de la pseudo « RASD » par ce pays avec la paralysie de la dynamique bilatérale positive initialement engagée et souhaitée par le Maroc.

    Le Président élu a ainsi été largement sensibilisé sur l’importance que revêt une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara afin de pouvoir reprendre une telle dynamique. Ayant prêté une attention particulière aux explications de Monsieur le Ministre Délégué, le Président élu a laissé percevoir sa prédisposition pour aller de l’avant, en précisant que « chaque problème a une solution », allusion faite à la question du Sahara et à l’éventualité d’un changement de la position du Paraguay en l’objet.

    Il a ainsi ajouté qu’il envisage de se pencher sur ce dossier en concertation avec Mme Leila Rachid et qu’une solution sera trouvée à ce sujet, livrant de cette manière des assurances quant à un prochain changement de position du Paraguay sur la question du Sahara. Il a, par ailleurs, souhaité l’ouverture d’une Ambassade du Royaume du Maroc au Paraguay. 

    Cette rencontre a permis de relever que le Président élu est un homme à l’écoute, un Président manager ayant pour souci majeur le développement des relations de son pays avec tous ses partenaires, notamment sur le plan économique et commercial.

    D’ailleurs, Monsieur le Ministre Délégué a souligné qu’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara sera accompagnée par une relance de la dynamique initialement engagée avec le Paraguay sur les plans économiques et commerciaux avec, entre autres, la reprise de l’importation de viandes par le Maroc au profit de l’Administration de la Défense Nationale, l’établissement d’une coopération fructueuse en matière de phosphates de même que l’octroi de bourses d’études par le Maroc. 

    2/ Entretiens avec Mme Leila Rachid :

    En réitérant toute l’estime, l’admiration et la profonde amitié qu’elle voue au Maroc, Mme Leila Rachid a tenu à exprimer tout son soutien en faveur de notre pays, en soulignant qu’elle ne ménagera aucun effort afin que les relations entre le Maroc et le Paraguay puissent reprendre la dynamique positive qu’elles avaient enregistrées dans le passé, avant la reconnaissance par le Paraguay de la pseudo « RASD » en août 2011. Elle s’est ainsi engagée à intervenir personnellement auprès du Président paraguayen élu afin qu’il donne ses instructions pour que la position du Paraguay sur la question du Sahara soit revue, de manière à ce qu’elle puisse être conforme à la légalité internationale.

    Elle a précisé à cet égard que dès l’investiture du Président élu, elle ne sera pas nommé au poste de Ministre des Relations Extérieures, pour lequel elle était initialement pressentie, mais qu’elle assumera la fonction de Conseillère politique et diplomatique du Président, devenant ainsi sa collaboratrice directe, et que c’est en cette qualité qu’elle mènera les démarches en faveur d’une reprise de la dynamique en question. 

    Aussi, et ayant insisté auprès d’elle sur le souhait du Maroc que les séparatistes ne puissent pas être invités à la cérémonie d’investiture du Président élu, Mme Leila Rachid a indiqué qu’elle allait tenter dès à présent, auprès de l’actuel Ministre des Relations Extérieures, de susciter un changement dans la position du Paraguay sur la question du Sahara, pour éviter une telle participation et d’obtenir, dans la mesure du possible, un retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay avant la cérémonie d’investiture.

    Manifestant ainsi un signal positif à l’endroit de notre pays et marquant une véritable prédisposition pour une reprise de la dynamique initialement engagée entre le Maroc et le Paraguay, Mme Leila Rachid a indiqué que, dans une première étape, elle tenterait de susciter ce retrait le plus rapidement, si possible avant la cérémonie d’investiture, en intervenant directement auprès de l’actuel Ministre paraguayen des Relations Extérieures.

    Elle a précisé que, dans une seconde étape, si ce retrait ne se concrétisait pas avant la cérémonie en question, il devrait en revanche, intervenir dès l’installation des nouvelles autorités paraguayennes, à compter du 15 août prochain.

    Aussi, Mme Leila Rachid a demandé à ce qu’un projet de communiqué relatif à un tel retrait puisse lui être transmis par la partie marocaine.

    3/ Rencontre avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni :

    Par ailleurs, Monsieur le Ministre Délégué a eu un déjeuner de travail avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni, du parti de droite « Colorado », qui devrait assumer très probablement la prochaine Présidence du Sénat. 

    Lors des entretiens tenus à cette occasion, M. Castiglioni a fait part de son intention d’intégrer la Commission des Relations Extérieures dudit Sénat, pour le compte de son parti, en s’engageant à soutenir notre pays sur la question du Sahara.

    4/ Principales actions définies :

    En définitive, l’on retiendra des entretiens de Monsieur le Ministre Délégué la prédisposition des nouvelles autorités paraguayennes pour :

    – éviter qu’une invitation soit adressée aux séparatistes pour prendre part à la prochaine cérémonie d’investiture du Président élu, prévue le 15 août 2013 ; 

    – susciter un retrait rapide de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay, de préférence avec l’actuel Ministre paraguayen des Relations Extérieures ; 

    – transmettre à la partie paraguayenne un projet de communiqué de retrait de cette reconnaissance ; 

    – l’ouverture d’une Ambassade du Royaume du Maroc au Paraguay et la relance du partenariat tant politique, qu’économique, commercial et culturel, entre autres. 

    5/ Remarques conclusives :

    Il va sans dire que la visite de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay aura permis de relever que :

    – les nouvelles autorités paraguayennes ont été très réceptives de la démarche marocaine, le Président élu, ainsi que Mme Leila Rachid, ayant particulièrement valorisé le déplacement exclusif de Monsieur le Ministre Délégué à Assomption pour relancer les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay ; 

    – le Président élu, qui est un homme pragmatique et concret, souhaite relancer rapidement la coopération entre nos deux pays, en restant conscient que toute évolution dans ce sens reste tributaire d’un changement de position du Paraguay sur la question du Sahara ; 

    – la forte proximité entre le Président élu et Mme Leila Rachid, qui est aujourd’hui, sa plus proche collaboratrice et sa dame de confiance, ne manquera pas de susciter une influence positive concernant ce dossier ; 

    – un projet de communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay sera transmis incessamment à Mme Leila Rachid afin de concrétiser un tel retrait. 

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – 

    Rabat, le 16 juillet 2013 

    CONFIDENTIEL/DIFFUSION RESTREINTE

    Note à l’attention de Monsieur le Ministre 

    Objet : Développement des relations entre le Maroc et le Paraguay 

    – invitation à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu -. 

    Réf : Ma Note N° 1011 du 18 juin 2013 et N° 1060 du 27/06/2013.

    Faisant suite à mes envois, cités en référence, relatifs aux démarches entreprises par notre pays en direction du Paraguay pour l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations bilatérales et une révision de la position de ce pays sur la question du Sahara, j’ai l’honneur de vous faire part, ci-après, des derniers développements en l’objet et de certaines appréciations en prévision de la prochaine cérémonie d’investiture du nouveau Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes Jara, prévue le 15 août 2013 :

    1/ Suite à la visite de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay, cette Direction a poursuivi les contacts avec les autorités paraguayennes entrantes, notamment Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale et collaboratrice directe du Président paraguayen élu, en coordination avec notre Consul Honoraire à Assomption, M. Jorge Salomon Jure Vallejos, afin de les sensibiliser sur la nécessité d’éviter l’envoi de quelconque invitation à la pseudo « RASD » pour prendre part à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu, et d’envisager la possibilité d’un retrait, avant cette échéance, de la reconnaissance de cette entité fantoche par le Paraguay ; 

    2/ Dans ce contexte, un projet de communiqué annonçant le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay, a été préparé par cette Direction et transmis à notre Consul Honoraire pour le remettre à Mme Leila Rachid lors d’une séance de travail qu’il a tenu avec elle le 04 juillet 2013 ;

    3/ Lors de cette rencontre, Mme Leila Rachid a indiqué que le communiqué devant annoncer le retrait par le Paraguay de sa reconnaissance de la pseudo « RASD » serait préparé avec le Ministre paraguayen des Relations Extérieures désigné, M. Eladio Loizaga, devant assumer ce portefeuille au sein du prochain Gouvernement. Il est à signaler que M. Eladio Loizaga, a occupé les postes d’Ambassadeur Représentant Permanent du Paraguay auprès des Nations Unies, successivement à Genève, de 1995 à 1998 et à New York, de 2001 à 2009.

    4/ La « Commission paraguayenne de Transmission du Pouvoir Présidentiel » a adressé une invitation pour prendre part à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes Jara, qui se déroulera les 14 et 15 août 2013 à Assomption. L’invitation, qui se présente sous forme de note verbale circulaire, a été rédigée de telle manière à ce qu’elle ne soit pas nominative mais de formulation générale pour « respecter la liberté de décision des invités » à ladite cérémonie. 

    L’invitation adressée à notre pays ainsi que le projet de programme de ladite cérémonie, ont été communiqués à la Direction du Protocole par l’Ambassade de la République du Paraguay à Rabat.

    5/ Mme Leila Rachid, qui est Coordonnatrice Générale de la Transmission du pouvoir présidentiel, a sollicité que notre pays puisse confirmer, dans les meilleurs délais possibles, sa participation à la cérémonie d’investiture du Président élu, en précisant que « cela constituera un signal positif pour tous, au moment où il s’agit de continuer à remplir le terrain ayant déjà été gagné dernièrement (par le Maroc) suite à la visite, le 11 juin 2013, de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay » ;

    6/ Aussi, il a été demandé à notre Consul Honoraire d’obtenir l’assurance, auprès de la « Commission de Transmission du Pouvoir Présidentiel », que les séparatistes ne seraient pas invités à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu et de recueillir tout élément d’information à ce sujet avant de pouvoir confirmer une participation du Maroc à ladite cérémonie ;

    7/ Lors d’une nouvelle rencontre avec notre Consul Honoraire, le 11 juillet 2013, Mme Leila Rachid, a indiqué que « des instructions ont été données pour couper toute relation ou communication » avec la pseudo « RASD » ;

    8/ Par ailleurs, Mme Leila Rachid a transmis à notre Consul Honoraire les coordonnées du Ministre paraguayen des Relations Extérieures désigné, M. Eladio Loizaga pour qu’ils puissent se réunir incessamment et préparer le communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay.

    Cette Direction, qui reste en contact avec notre Consul Honoraire afin de s’enquérir des prochains développements qui interviendront en l’objet, ne manquera pas de vous tenir informé de tout élément ultérieur à ce sujet.

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    Rabat, le 19 août 2013

    Note à l’attention de Monsieur le Ministre 

    Objet : Compte-rendu de la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du nouveau Président paraguayen, tenues à Assomption les 14 et 15 août 2013.

    Dr. Saâd Dine El Otmani, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, aux cérémonies d’investiture du Président élu de la République du Paraguay, M. Horacio Manuel Cartes Jara, qui se sont tenues dans la capitale paraguayenne, Assomption, les 14 et 15 août 2013.

    M. le Ministre était accompagné par une délégation comprenant M. Larbi Moukhariq, Ambassadeur de Sa Majesté le Roi au Brésil, Mme Farida Loudaya, Directeur des Affaires Américaines au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Badre Rochdi, Chef de la Division de l’Amérique latine à la Direction des Affaires Américaines dudit Ministère, M. Noureddine Ahmed, Chargé d’Etudes au Cabinet de Monsieur le Ministre et M. Jorge Salomon Jure Vallejos, Consul Honoraire du Royaume du Maroc à Assomption.

    Outre le Maroc, près d’une centaine de pays ont pris part à ces cérémonies, avec la présence des Chefs d’Etats notamment de l’Argentine, du Brésil, du Chili, du Pérou et de l’Uruguay ainsi que celle du Prince Héritier d’Espagne, Philippe de Bourbon. Etaient également présents le Vice-président de l’Equateur, les Ministres des Relations Extérieures de la Bolivie, de la Colombie et du Panama, le Secrétaire d’Etat américain à l’Energie, le Secrétaire d’Etat portugais aux Affaires Etrangères et à la Coopération, le Commissaire européen au Développement, des autorités parlementaires de l’Allemagne, du Canada, de la Corée et du Japon, et divers autres responsables et Ambassadeurs étrangers.

    Parmi les pays arabes, ces cérémonies ont compté avec la participation, outre du Maroc, du Liban, représenté au niveau de son Ministre de la Santé, M. Ali Hassan Khalil, ainsi que de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite, du Bahreïn, de l’Egypte, de la Jordanie, du Qatar et de la Palestine représentés, quant à eux, au niveau d’Ambassadeurs, alors que du côté africain, étaient uniquement présents l’Afrique du Sud, l’Angola et le Nigéria, représentés également au niveau d’Ambassadeurs. Il est à signaler que l’Algérie ne figurait pas initialement sur la liste des participants ayant confirmé leur présence, Alger ayant, selon toute vraisemblance, dépêché, à la dernière minute, son Ambassadeur à Buenos Aires qu’après avoir pris connaissance de la participation du Maroc auxdites cérémonies.

    La présence du Maroc à ces cérémonies a été l’occasion de poursuivre le dialogue constructif initié avec les nouvelles autorités paraguayennes suite à la victoire de M. Horacio Manuel Cartes Jara aux élections présidentielles du 21 avril 2013, dans la perspective d’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et d’une reprise de la dynamique positive initialement engagée avec ce pays.

    Rencontre avec les autorités paraguayennes sortantes.

    M. le Ministre, a pris part, le 14 août, à la réception offerte par le Président sortant de la République du Paraguay, M. Luis Federico Franco Gomez. A cette occasion, Monsieur le Ministre a salué le Président sortant, tout en lui rappelant l’intérêt porté par le Maroc au développement de relations constructives avec l’ensemble du continent latino-américain.

    L’ancien Président du Paraguay a, pour sa part, exprimé ses remerciements au Maroc pour sa participation aux cérémonies d’investiture.

    Rencontre de M. le Ministre avec le nouveau Président du Paraguay.

    Lors de la présentation des salutations protocolaires au nouveau Chef de l’Etat paraguayen par les délégations étrangères, le 15 août 2013, M. le Ministre a transmis à M. Horacio Cartes, les Félicitations et les Vœux de succès de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, à la suite de son élection à la Magistrature Suprême.

    M. le Ministre a, par ailleurs, fait part au nouveau Président paraguayen du ferme engagement du Maroc à insuffler une véritable dynamique aux relations bilatérales, tant sur le plan politique qu’économique, culturel et autres.

    Le nouveau Président du Paraguay a demandé à M. le Ministre de transmettre ses remerciements à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, pour les Félicitations du Souverain et la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture. Il a exprimé l’intérêt de son pays pour renforcer davantage les relations bilatérales avec le Maroc.

    Rencontre avec le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures.

    M. le Ministre a été reçu, le 16 août 2013, par le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Eladio Loizaga, avec qui il a abordé les perspectives pouvant se dessiner dans le développement des relations bilatérales, tout en le sensibilisant sur la nécessité d’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara.

    M. Loizaga a tout d’abord tenu à exprimer les remerciements de son pays pour la présence du Maroc au niveau du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, en précisant qu’elle témoigne ainsi de tout l’intérêt du Royaume de relancer les relations et la coopération bilatérales.

    M. Loizaga a également souligné qu’il a toujours entretenu, et pendant plus de huit années, de très bonnes relations avec ses collègues marocains, lorsqu’il était Représentant Permanent de son pays auprès des Nations Unies à New York, et qu’il préserve une forte amitié avec M. Mohammed Bennouna, actuellement juge auprès de la Cour Internationale de Justice de La Haye et l’ancien Ministre, M. Mohamed Benaissa.

    Abordant la question du Sahara, le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures a affirmé être parfaitement conscient de la préoccupation du Maroc et qu’il avait pris note de ce qui s’est produit depuis le rétablissement des relations entre le Paraguay et la pseudo « RASD » en août 2011. Il a ainsi précisé que son pays « allait corriger » cette situation dans les meilleurs délais.

    Il a ajouté que l’investiture de M. Horacio Cartes Jara symbolise une nouvelle étape politique et économique au Paraguay et qu’il convient désormais de considérer l’avenir avec beaucoup d’optimisme.

    Il a par ailleurs souhaité que la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay puisse se tenir prochainement, en précisant qu’elle permettrait de relancer la coopération bilatérale dans divers secteurs d’intérêt commun et de parvenir à la signature non seulement des accords actuellement en instance mais également de tous autres instruments.

    Il a par la suite tenu à réitérer les remerciements et les salutations du Président Horacio Cartes à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, en rappelant que la présence du Maroc aux cérémonies d’investiture a été particulièrement appréciée par le nouveau mandataire paraguayen.

    Les deux Ministres ont convenu de tenir une prochaine rencontre en marge des travaux de l’Assemblée Générale des Nations Unies prévus à New York en septembre prochain.

    Rencontre avec Mme l’Ambassadeur Leila Rachid Lichi, Conseillère du nouveau Président paraguayen.

    M. le Ministre a été reçu, le 16 août 2013, par Mme l’Ambassadeur Leila Rachid, Conseillère du Président de la République pour les questions politiques et diplomatiques, occasion qui lui a permis de lui exprimer ses remerciements pour le soutien qu’elle a toujours manifesté en faveur du Maroc et de notre Cause Nationale.

    Dr. Saâd Dine El Otmani a, dans ce cadre, sensibilisé Mme Leila Rachid sur la nécessité d’une révision rapide de la position du Paraguay sur la question du Sahara, en rappelant qu’un tel changement permettrait de relancer les relations bilatérales et d’insuffler une nouvelle dynamique au partenariat tant politique, qu’économique, commercial, culturel, scientifique, technique et dans tous les autres domaines d’intérêt commun.

    Mme Leila Rachid a tenu à remercier M. le Ministre pour sa visite au Paraguay et sa participation, en représentation du Souverain, aux cérémonies d’investiture. Elle a exprimé son vif souhait que les relations bilatérales entre les deux pays puissent se développer à nouveau, en assurant qu’elle fera tout son possible pour que le communiqué annonçant la décision du Paraguay de retirer sa reconnaissance de la pseudo « RASD » puisse être adopté le plus rapidement par le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Eladio Loizaga.

    En confiant que M. Loizaga connaît bien le dossier, elle a promis que le nécessaire sera fait afin de rectifier la position du Paraguay sur la question du Sahara. Elle a estimé que le processus de négociations suit actuellement son cours au niveau de l’Organisation des Nations Unies et du Conseil de Sécurité et qu’il est tout à fait logique que le Paraguay adopte une position conforme aux résolutions onusiennes.

    Elle a indiqué ainsi avoir remis au nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures le projet de communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay, pour son adoption le plus tôt possible, sachant que ce projet avait été préparé par notre pays avant de le lui soumettre.

    Elle a indiqué que l’adoption de ce communiqué permettra de relancer les actions de coopération qui étaient initialement engagées entre nos deux pays, en souhaitant vivement une reprise de l’importation, par le Maroc, des viandes bovines en provenance du Paraguay, ainsi que la tenue de la seconde session de la Commission Mixte entre nos deux pays, laquelle livrera à la relation bilatérale toute sa substance.

    Mme Leila Rachid a enfin estimé que « le Maroc, de par ses similitudes et son positionnement géographique, est si lié au Paraguay qu’il est le seul pays de la région à pouvoir constituer un pont vers le monde arabe et le continent africain, ce qui, sur le plan économique, permettrait d’offrir d’importantes opportunités pour le renforcement des échanges commerciaux.

    M. le Ministre a, en outre, adressé une invitation verbale à Mme Leila Rachid pour effectuer une visite au Maroc ; invitation qu’elle a accueillie favorablement, en précisant qu’elle pourrait saisir l’occasion d’une prochaine visite prévue aux Emirats Arabes Unis, en décembre 2013, pour se rendre au Maroc.

    Rencontre avec la nouvelle Ministre paraguayenne de la Femme.

    Lors d’une rencontre avec la nouvelle Ministre paraguayenne de la Femme, Mme Ana Maria Baiardi, qui est une grande amie de notre pays, Monsieur le Ministre a mis en exergue les avancées réalisées au Maroc en matière de consolidation du processus démocratique et les nombreuses réformes engagées, dans ce cadre, afin de promouvoir davantage les droits de la Femme et la parité entre les genres au sein de la société marocaine.

    Mme Ana Maria Baiardi, qui a tenu à rappeler toute l’admiration qu’elle porte au Maroc, a exprimé le vif souhait que son premier déplacement à l’Etranger puisse se réaliser au Maroc.

    Monsieur le Ministre a remercié Mme Baiardi pour ses propos et a indiqué qu’une invitation, dans ce sens, pourrait lui être adressée par son homologue marocaine, Mme Bassima Hakkaoui, Ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement Social.

    Rencontre avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni Soria.

    Monsieur le Ministre s’est entretenu avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni Soria, Président du groupe du parti « Colorado » au pouvoir au Sénat du Paraguay, sur les moyens de renforcer la diplomatie parlementaire et les échanges de visites de délégations parlementaires entre nos deux pays.

    Dr. Saâd Dine El Otmani a sensibilisé le sénateur paraguayen sur la nécessité d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre le Maroc et le Paraguay et d’obtenir une révision de la position de ce pays sur la question du Sahara. M. Castiglioni, qui a indiqué avoir connaissance de la situation et du dossier du Sahara, a assuré de tout son soutien en faveur du Maroc.

    Les entretiens ont également porté sur la possibilité de favoriser la création de groupes d’amitié parlementaires au niveau des Institutions législatives de nos deux pays.

    Rencontre avec des responsables américains.

    Monsieur le Ministre a rencontré le Secrétaire d’Etat américain à l’Energie, M. Ernest Moniz et la Représentante américaine adjointe au Commerce, l’Ambassadeur Miriam Sapiro.

    M. Ernest Moniz a exprimé le vif souhait de pouvoir réaliser une visite au Maroc afin de s’enquérir de l’expérience marocaine en matière d’énergie solaire et d’examiner les moyens de renforcer la coopération dans ce domaine.

    Monsieur le Ministre a suggéré qu’une invitation lui soit adressée à cet effet par M. Fouad Douiri, Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.

    Rencontre avec diverses délégations étrangères, notamment latino-américaines.

    En marge de sa participation aux cérémonies d’investiture, Dr. Saâd Dine El Otmani, s’est entretenu avec le Prince Héritier d’Espagne, Felipe de Bourbon de même qu’avec les Chefs de délégations de divers pays, notamment les Ministres des Relations Extérieures du Brésil, M. Antonio Patriota, de la Colombie, Mme Maria Angela Holguin et du Pérou, Mme Eda Rivas Franchini, ainsi que le Ministre libanais de la Santé, M. Ali Hassan Khalil.

    Appréciations finales.

    la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du Président du Paraguay a enregistré un important succès politique et médiatique. Le niveau de la représentation de notre pays a d’ailleurs été hautement apprécié par les autorités gouvernementales paraguayennes entrantes.

    Le succès de cette participation est d’autant plus significatif que les autorités paraguayennes entrantes, qui n’ont cessé d’afficher, lors desdits contacts, une volonté manifeste d’ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay, ont honoré leurs engagements à l’égard de notre pays en s’abstenant d’adresser une invitation à la pseudo « RASD », et ce, bien que le Paraguay reconnaisse cette entité fantoche depuis août 2011;

    Les nouveaux responsables paraguayens se sont engagés en faveur d’une prochaine révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et l’adoption du communiqué devant annoncer le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par Assomption, tout en étant conscient qu’un tel retrait est seul garant d’une relance des diverses actions de coopération suspendues jusqu’à présent par le Maroc ;

    Ils ont ainsi émis le vif souhait du Paraguay de voir le Maroc, dès la relance des relations bilatérales :

    – reprendre l’importation de viandes bovines en provenance du Paraguay pour les besoins de l’Administration de la Défense Nationale ;

    – octroyer la seconde tranche de l’aide financière accordée pour la construction de dispensaires en zones rurales paraguayennes, d’un montant de 350.000 dollars US, sachant que la première tranche de cette aide, de la même valeur, avait déjà été versée aux autorités paraguayennes ;

    – procéder à l’accréditation de l’Ambassadeur du Maroc auprès du Gouvernement paraguayen avec résidence au Brésil ;

    La nouvelle équipe gouvernementale a vivement souhaité que ces actions puissent être lancées à l’occasion de la tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay, avant la fin de l’année 2013.

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    NOTE DE CADRAGE POLITIQUE MAROC / PARAGUAY

    septembre 2013

    -M. Horacio Cartes Jara, du parti de droite «Colorado », a remporté l’élection présidentielle, du 21 avril 2013, avec 45,98 des voix face à son principal rival du « Parti Libéral Radical Authentique » M. Efrain Alegre qui n’a obtenu que 36,93% des voix. M. Cartes Jara sera investi le 15 août 2013. La victoire de M. Cartes marque ainsi le retour au pouvoir de la droite et du parti historique « Colorado », qui a gouverné le pays pendant prés de 61 ans, avant d’être délogé suite à la victoire électorale de l’ex Président de gauche M. Fernando Lugo en 2008. Richissime homme d’affaires converti en homme politique, M Cartes Jara s’est engagé à accorder la priorité au développement économique, promettant de gérer le pays de la même manière dont il gère ses entreprises, à savoir efficacité et respect de la dignité. Au-delà du programme d’action du Président élu, le scrutin de 21 avril 2013 marque le retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays et met fin à la crise constitutionnelle, provoquée après la destitution par le Parlement, le 22 juin 2012, du Président Fernando Lugo, qui a été remplacé par M. Federico Franco, du Parti libéral radical authentique (PLRA), ancien allié de M. Lugo, jusqu’aux élections du 21 avril 2013. L’Ambassadeur José Félix Fernández Estigarribia avait été nommé Ministre des Relations Extérieures.

    Dr. Saâd Dine El Otmani, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, aux cérémonies d’investiture du Président élu de la République du Paraguay, M. Horacio Manuel Cartes Jara, qui se sont tenues dans la capitale paraguayenne, Assomption, les 14 et 15 août 2013. Il est à signaler que l’Algérie ne figurait pas initialement sur la liste des participants ayant confirmé leur présence, Alger ayant, selon toute vraisemblance, dépêché, à la dernière minute, son Ambassadeur à Buenos Aires qu’après avoir pris connaissance de la participation du Maroc auxdites cérémonies.

    Sur le plan régional, la décision de la réadmission du Paraguay au Mercosur a été prise lors de la réunion dudit Forum régional, tenue à Montevideo les 11 et 12 juillet 2013, et ce après que le pays ait organisé le 21 avril 2013 des élections présidentielles, marquant ainsi le retour à l’ordre constitutionnel. La réintégration du Paraguay au Mercosur était l’une des priorités de l’action extérieure du Président élu, M Cartes, qui avait annoncé que son équipe entamerait des contacts avec les pays de la région pour mettre un terme à l’isolement imposé au pays. Cependant le retour du Paraguay au Mercosur n’est pas exempt de polémique en raison de l’adhésion du Venezuela à ce bloc économique régional. Le Paraguay s’oppose à l’adhésion du Venezuela, que les autres membres ont accepté, en son absence. Il y a lieu de rappeler qu’outre la suspension du Marché commun sud-américain (Mercosur) suite à la destitution de l’ex Président M Fernando Lugo, le Paraguay a également été suspendu de l’Union des Nations sud-américaines (UNASUR), des Sommets Amérique du sud/Pays arabes (ASPA) et Amérique du Sud –Afrique (ASA). 

    Concernant notre Cause Nationale, le Paraguay avait établi, en date du 9 février 2000, des relations diplomatiques avec la pseudo « rasd ». Ces relations n’ont pas pu voir le jour, et ont été gelées dès le 28 avril 2000 par Note Verbale DGPB/DAA01/n°117/00, émise par le Ministère paraguayen des Relations Extérieures, qui stipule que « le Gouvernement National a décidé de « geler » les relations initiées, compte tenu du Référendum qui a été demandé sur recommandation du Conseil de Sécurité des Nations Unies, dans le cadre du Plan de Paix qui est en cours d’instauration par ledit Organisme International, jusqu’à ce que les décisions finales soient adoptées par ledit Référendum »

    Il convient de rappeler que le Procès-Verbal ayant sanctionné les travaux de la 1ère Session de la Commission Mixte Maroco-Paraguayenne, tenue à Rabat, le 9 mars 2009, précise que : « les deux Ministres ont accueilli, avec satisfaction, la nomination du nouvel Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara, M. Christopher Ross, tout en soulignant leur soutien à son mandat qui consiste à travailler avec les parties et les Etats voisins, sur la base de la résolution 1813 du Conseil de Sécurité, en prenant compte du progrès réalisé jusqu’à présent, en vue de parvenir à une solution politique, négociée, définitive et mutuellement acceptable. Les deux Parties ont souligné les efforts déployés par le Royaume du Maroc dans la recherche d’une solution définitive à ce différend, efforts qualifiés, par le Conseil de Sécurité, de sérieux et crédibles. De même, elles ont réaffirmé leur appui au processus de négociations en cours, et ont demandé aux Etats de la région de coopérer, pleinement, avec l’ONU, et les uns avec les autres, pour aller de l’avant, vers une solution politique et négociée ». 

    Aussi, M. Héctor Lacognata, ex Ministre paraguayen des Relations Extérieures, avait indiqué, lors de sa rencontre avec M. le Ministre, à l’occasion de sa visite au Maroc, le 26 octobre 2009, que « le Paraguay soutient une solution politique, pacifique et durable pour le règlement de la question du Sahara » soulignant que l’ONU demeure le cadre idoine pour parvenir à la résolution de ce conflit.

    M. Lacognata a également fait part de la décision du Gouvernement paraguayen d’ouvrir une Ambassade au Maroc en 2010 souhaitant voir le Maroc ouvrir, sur la base du principe de réciprocité, une Ambassade à Asunción.

    Toutefois, le 18 août 2011, un communiqué conjoint a été signé avec le dénommé Haj Ahmed, soi-disant « ministre pour l’Amérique Latine de la pseudo RASD », par lequel les parties « réitèrent la volonté de leurs gouvernements à renforcer les relations bilatérales basées sur le respect mutuel et sur la défense des buts et des principes consacrés par la Charte des Nations Unies, en particulier l’autodétermination des peuples et la paix en tenant compte du Communiqué conjoint sur l’établissement des relations diplomatiques, signé le 09 Février 2000 ». 

    Suite à cette décision unilatérale hostile à note intégrité territoriale, le Maroc avait pris une série de mesures visant à sensibiliser les autorités paraguayennes sur l’inopportunité de ladite décision qui risquerait de compromettre l’évolution des relations bilatérales. 

    Le retour du parti conservateur « Colorado » au pouvoir après les élections du 21 avril 2013 a permis de reprendre le dialogue interrompu avec les autorités paraguayennes de droite pour les amener à de meilleurs sentiments à l’égard du Maroc et afin de les sensibiliser sur l’inopportunité de la décision unilatérale prise par l’ex Ministre des Relations Extérieures M. Lara Castro. C’est dans ce contexte que Monsieur le Ministre Délégué a effectué, le 11 juin 2013, une visite de travail au Paraguay au cours de laquelle, Monsieur Youssef Amrani a eu des entretiens avec le Président élu M. Horacio Cartes de même qu’avec Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale et ex Ministre des Relations Extérieures. Ce déplacement visait à initier des contacts avec les nouvelles autorités entrantes, avant la cérémonie d’investiture du Président élu, prévue le 15 août 2013, afin de les amener à envisager un changement dans la position de ce pays concernant notre Cause Nationale.

    C’est dans ce cadre, que notre Consul Honoraire à Asunción M. Jorge Salomon Jure Vallejos a entrepris des démarches auprès de Mme Leila Rachid, Présidente de la Commission de Transmission du Pouvoir Présidentiel et M. Eladio Loizaga Ministre des Relations Extérieures désigné pour les amener à l’adoption d’une position favorable à Notre Cause Nationale et les convaincre d’éviter l’envoi d’une invitation aux séparatistes pour assister à la cérémonie d’investiture du Président élu.

    Il faut signaler que Mme Leila Rachid, membre de l’équipe chargée de la transition gouvernementale, ancienne Ministre des Relations Extérieures (2003-2008), est une grande amie du Maroc. Mme Rachid a exprimé à maintes reprises son admiration et sa profonde amitié à l’égard du Maroc, et son soutien en faveur de notre intégrité territoriale. Ainsi et lors de la visite de l’ex Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaissa en janvier 2006 au Paraguay, Mme Rachid avait fait part de « sa considération pour les efforts le déployés par le Maroc » dans le cadre des Nations Unies « pour parvenir à une solution politique du différend ». De même Mme Rachid avait montré son admiration pour la politique menée par Sa Majesté le Roi, Que Dieu L’assiste, qui « vise à faire du Maroc un Royaume moderne et développé ». Mme Rachid avait par ailleurs défendu fortement l’ouverture de l’Ambassade du Paraguay à Rabat. Les deux parties avaient signé au terme de cette visite un Communiqué conjoint, à l’occasion de la réunion du mécanisme des consultations politiques. 

    Pour sa part, M. Eladio Loizaga, Ministre des Relations Extérieures se dit surpris quant à la décision prise par M Lara Castro, affirmant connaître la situation et la position du Royaume concernant la question du Sahara. M. Loizaga a affirmé que sa position relative à la question du Sahara est totalement différente de celle de ces prédécesseurs. Aussi, un retrait de la reconnaissance serait prévu et ce dés l’installation du nouveau gouvernement. C’est dans ce sens qu’un projet de communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay a été communiqué par notre pays à Mme l’Ambassadeur Leila Rachid, à travers notre Consul Honoraire au Paraguay.

    La participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du Président Horacio Cartes le 15 août 2013 a permis de poursuivre le dialogue constructif initié avec les nouvelles autorités paraguayennes, dans la perspective d’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et d’une reprise de la dynamique positive initialement engagée avec ce pays.

    A cette occasion, le Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Eladio Loizaga a affirmé être parfaitement conscient de la préoccupation du Maroc et qu’il avait pris note de ce qui s’est produit depuis le rétablissement des relations entre le Paraguay et la pseudo « RASD » en août 2011. Il a ainsi précisé que son pays « allait corriger » cette situation dans les meilleurs délais. 

    A signaler que les autorités paraguayennes entrantes, qui n’ont cessé d’afficher une volonté manifeste d’ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay, ont honoré leurs engagements à l’égard de notre pays en s’abstenant d’adresser une invitation à la pseudo « RASD » pour prendre part aux cérémonies d’investiture du président Cartes, et ce, bien que le Paraguay reconnaisse cette entité fantoche depuis août 2011.

    Les nouveaux responsables paraguayens se sont engagés en faveur d’une prochaine révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et l’adoption du communiqué devant annoncer le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par Assomption, tout en étant conscient qu’un tel retrait est seul garant d’une relance des diverses actions de coopération suspendues jusqu’à présent par le Maroc.

    Ils ont ainsi émis le vif souhait du Paraguay de voir le Maroc, dès la relance des relations bilatérales :

    – reprendre l’importation de viandes bovines en provenance du Paraguay pour les besoins de l’Administration de la Défense Nationale ; 

    – octroyer la seconde tranche de l’aide financière accordée pour la construction de dispensaires en zones rurales paraguayennes, d’un montant de 350.000 dollars US, sachant que la première tranche de cette aide, de la même valeur, avait déjà été versée aux autorités paraguayennes ; 

    – procéder à l’accréditation de l’Ambassadeur du Maroc auprès du Gouvernement paraguayen avec résidence au Brésil ; 

    – La nouvelle équipe gouvernementale a vivement souhaité que ces actions puissent être lancées à l’occasion de la tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay, avant la fin de l’année 2013. 

    – Sur le plan parlementaire, une délégation comprenant deux membres de la Chambre des Conseillers (groupe alliance socialiste) a effectué une visite au Paraguay, les 14 et 19 avril 2012. Durant cette visite la délégation parlementaire avait eu des réunions avec l’ex Président de la République M Fernando Lugo, avec le Ministre de l’Intérieur M. Carlos Fillosola, avec le Président du Sénat M. Jorge Oviedo Matto, ainsi qu’avec le Secrétaire de la Présidence M. Miguel Angel Lopez Prito. 

    – Concernant le volet multilatéral, le Paraguay a confirmé son soutien à la candidature du Maroc au Conseil des Droits de l’Homme pour la Période 2014-2016, dans une note adressée à notre Mission Permanente à Genève par la Mission du Paraguay, soulignant l’accord de son Gouvernement à l’arrangement de soutien réciproque entre ladite candidature du Maroc et celle du Paraguay au Conseil Exécutif de l’UNESCO pour la période 2014-2017. 

    – S’agissant du partenariat économique, et lors de la tenue à Rabat, le 9 mars 2009, des travaux de la 1ère Session de la Commission Mixte Maroco-Paraguayenne, les deux délégations ont procédé à l’examen de plusieurs volets de la coopération technique, notamment, dans les domaines de l’Agriculture (génie rural, production végétale, associations et organisations professionnelles agricoles, et élevage) ; de l’Equipement et du Transport ; de la Formation Professionnelle ; de l’Habitat social, et du Tourisme. 

    – Dans le même sillage, le Maroc, par le biais de l’Agence Marocaine de la Coopération Internationale (AMCI), s’est engagé à contribuer au développement d’infrastructures sanitaires (dispensaires) dans les zones rurales du Paraguay, avec un montant de 700.000 dollars, et ce, pour une période de 2 ans. 

    – En effet, l’Ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Brasilia a procédé, le 27 octobre 2010, avec M. Héctor Lacognata à la signature et à l’échange de lettres officialisant l’octroi par notre pays de 700.000$, destinés au financement de la construction de deux dispensaires en milieu rural. Une première tranche de 350.000 dollars US avait été versée au Gouvernement paraguayen, mais la deuxième tranche de cette aide, du même montant, a été gelée suite à la décision unilatérale de M. Lara Casto.

    – Cette décision avait également engendré la suspension par le Maroc de l’importation de viandes en provenance du Paraguay.

    – Il y a lieu de rappeler, par ailleurs, l’intérêt du Maroc à développer la coopération avec le Paraguay en matière d’exportation des produits agro-industriels et phosphatés. Le Paraguay serait, également, intéressé par le développement de la coopération dans le domaine énergétique et de l’environnement, notamment la gestion de l’eau et de l’énergie des grands barrages d’Itaipu et de Yacyreta.

    – Il est à signaler qu’en réponse à la Lettre Royale de Félicitations adressée par le Souverain, le 23 avril 2013, au Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes Jara, suite à sa victoire à la présidentielle, celui-ci a adressé une lettre de remerciements à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste.

    – Dans sa lettre de remerciements, M. Horacio Cartes assure à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, qu’il « se félicite de l’invitation pour l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay » et qu’il « a la ferme conviction qu’il ne ménagera aucun effort pour parvenir à ce noble objectif ». 

    – PARAGUAY / ELEMENTS DE LANGAGE

    SEPTEMBRE 2013

    PARTENARIAT POLITIQUE : 

    A/ CAUSE NATIONALE

    – Se féliciter des contacts maintenus avec les nouvelles autorités paraguayennes, notamment le Président paraguayen, M. Horacio Cartes Jara, M. Eladio Loizaga, Ministre des Relations Extérieures et Mme l’Ambassadeur Leila Rachid, Ministre Conseillère du Président, pour une reprise de la dynamique initialement engagée avec le Paraguay et un changement dans la position de ce pays sur la question du Sahara, particulièrement depuis la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du Président Cartes le 15 août 2013 tout en les remerciant à nouveau de pas avoir invité les séparatistes auxdites cérémonies ;

    – Se féliciter de la décision du Président paraguayen d’ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales avec le Maroc tel qu’il a exprimé dans la lettre de remerciements qu’il a adressée à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, en réponse à la Lettre Royale de Félicitations que le Souverain avait adressée à M. Horacio Cartes Jara suite à sa victoire aux élections présidentielles du 21 avril 2013 ;

    – Réitérer aux autorités paraguayennes la ferme volonté du Royaume du Maroc de reprendre la dynamique initialement engagée avec ce pays, et de voir le Paraguay retirer sa reconnaissance de la pseudo « RASD » par l’adoption d’un communiqué officiel en l’objet, sachant qu’un projet dudit communiqué avait été remis par notre pays à la partie paraguayenne. (A cet égard, M. Eladio Loizaga et Mme Leila Rachid ont exprimé leur entière disposition à œuvrer dans ce sens) ;

    – Remercier, dans ce contexte, la position d’appui exprimée par les nouvelles autorités gouvernementales paraguayennes au Maroc sur la question du Sahara et pour leur disposition à ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales entre les deux pays en procédant au retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD »;

    – Souligner qu’une telle décision de retrait de la reconnaissance permettra de lever les obstacles qui ont affecté les relations bilatérales depuis 2011, suite à l’adoption du communiqué conjoint entre l’ancien Ministre Jorge Lara Castro et le séparatiste Haj Ahmed, soi-disant Ministre de la pseudo « RASD » pour l’Amérique latine, à savoir :

    Le projet d’ouverture d’une Ambassade du Maroc à Assomption sur la base du principe de réciprocité (pour mémoire, le Liban est le seul pays arabe qui dispose actuellement d’une Ambassade à Asunción) ; ce projet ayant été paralysé, ou dans un premier temps, l’accréditation de l’Ambassadeur du Maroc auprès du Gouvernement paraguayen avec résidence au Brésil. 

    L’importation de viandes en provenance du Paraguay qui avait été suspendue. 

    L’octroi par le Maroc de la seconde tranche de l’aide financière d’un montant de 700.000 dollars US pour le financement d’infrastructures sanitaires (dispensaires) dans les zones rurales du Paraguay, sachant que la première tranche de cette aide, d’un montant de 350.000 dollars US avait été accordée à la partie paraguayenne après échange de lettre entre les deux pays mais que la remise de la seconde tranche d’un même montant avait été suspendue. 

    L’octroi de bourses d’études au profit d’étudiants paraguayens pour poursuivre leurs études au Maroc, lequel se trouve jusqu’à présent paralysé. 

    La tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay, avant la fin de l’année 2013. 

    – Rappeler, par ailleurs, que M. Hamed Franco, ex Ministre paraguayen des Relations Extérieures, avait annoncé, lors de sa visite au Maroc en qualité de Ministre Conseiller Diplomatique du Président paraguayen, le 19 juillet 2009, le souhait du Paraguay de procéder à la nomination de Consuls Honoraires au Maroc notamment à Tanger, à Casablanca et à Laâyoune.

    B/ PROCESSUS DE DEMOCRATISATION ET COOPERATION

    – Informer les nouvelles autorités paraguayenne sur les avancées réalisées par le Maroc en matière de consolidation du processus démocratique et sur les nombreuses réformes politiques et sociales lancées dans ce cadre par le Souverain, dont la réforme de la Constitution, la création du Conseil National des Droits de l’Homme ou encore l’Institut du Médiateur tout en revenant sur le projet de Régionalisation Avancée ;

    – Rappeler dans ce contexte les nombreuses opportunités qui s’offrent aux deux pays pour le partage d’expériences et la mise en œuvre de programmes de coopération communs, notamment en matière sociale (lutte contre la pauvreté, habitat salubre, villes satellites, lutte contre la corruption, lutte contre le trafic de drogue, etc.).

    C/ CADRE JURIDIQUE DE LA COOPERATION 

    – Souligner la volonté du Maroc de fixer, dès l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations bilatérales, une date pour la tenue, à Asunción, de la deuxième Session de la Commission Mixte de coopération maroco-paraguayenne, sachant que la première session de cette Commission a tenu ses travaux à Rabat, le 9 Mars 2009;

    – Exprimer la ferme volonté du Royaume du Maroc de mettre à nouveau en application le mécanisme des Consultations Politiques, prévu par le Mémorandum d’Entente instituant lesdites consultations et signé entre les deux pays en 1999, qui prévoyait des rencontres périodiques et régulières entre les responsables marocains et leurs homologues paraguayens ;

    – Manifester le souhait du Maroc d’élargir le cadre juridique de la coopération, en réactivant les projets d’accords en instance et en adoptant de nouveaux instruments ;

    II- PARTENARIAT EN MATIERE ECONOMIQUE: 

    – Rappeler que dans le cadre de la mise en œuvre des conclusions des travaux de la première Commission mixte maroco-paraguayenne tenue au Maroc en mars 2009, il avait été convenu de :

    – l’organisation d’une mission commerciale au Maroc ou au Paraguay pour une mise en relations effective entre les opérateurs et Hommes d’affaires des deux pays, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord signé, en 2000, entre le Centre Marocain de Promotion des Exportations et Pro-Paraguay, devenu REDIEX ; 

    – l’organisation d’une mission technique afin d’initier une coopération maroco-paraguayenne dans le domaine de l’agriculture, du développement rural et de l’élevage (génie rural, production végétale, associations et organisations professionnelles agricoles) ; de l’Equipement et du Transport, de la Formation Professionnelle, de l’Habitat Social et du Tourisme ; 

    – l’établissement d’une coopération dans le domaine énergétique et de l’environnement (la gestion de l’eau et de l’énergie des grands barrages d’Itaipu et de Yacyreta, intéresse, particulièrement, le Paraguay) de même qu’en matière de phosphates. 

    III- COOPERATION UNIVERSITAIRE ET ACADEMIQUE :

    – Souligner la disposition du Maroc à octroyer des bourses d’études au profit d’étudiants paraguayens. Il est à rappeler que l’ancien Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Héctor Lacognata a, lors de sa visite au Maroc en octobre 2009, émis le souhait d’utiliser les bourses offertes (bourses au titre de l’année académique 2009-2010) par le Maroc pour des formations de courtes durées (une année) en espagnol au profit de 5 lauréats d’écoles de journalisme paraguayennes. La possibilité d’une prise en charge des frais de transports (billet d’avion) et de séjour pourrait également être examinée par notre pays ;

    – Exprimer la disposition du Maroc à parvenir à la signature d’un Accord entre les Académies Diplomatiques des deux pays et la possibilité d’instaurer des stages de formation au profit de jeunes fonctionnaires des Ministères des Affaires Etrangères des deux pays (Pour rappel la délégation paraguayenne avait évoqué cette question, lors de la tenue à Rabat de la 1ère Commission Mixte) ;

    – Rappeler que le Maroc reste engagé à faciliter aux autorités paraguayennes le recrutement, pour le compte de l’Université Nationale du Paraguay, d’un professeur de langue arabe ayant également une parfaite maîtrise de la langue espagnole, selon le souhait antérieurement exprimé par la partie paraguayenne, sachant que M. Lacognata avait émis le souhait, lors de sa visite au Maroc, de pouvoir recruter des professeurs de langue arabe d’écoles primaires. 

    IV- PRINCIPAUX ACCORD EN INSTANCES :

    – Relancer le projet d’accord, sur la promotion et la protection réciproque des investissements, (toujours à l’étude par le Paraguay) ;

    – Finaliser le projet d’accord en matière sanitaire et vétérinaire entre les deux pays. Le Paraguay souhaite conclure cet accord, afin de lui permettre d’exporter la viande bovine au Maroc (ledit projet est toujours à l’étude par le Maroc). Il y a lieu de rappeler qu’une lettre avait été adressée à Monsieur le Ministre Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de l’Administration de la Défense pour suspendre toute importation de viandes en provenance du Paraguay pour les besoins de ce Département. 

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    PROJET DE COMMUNIQUE DU MINISTERE DES RELATIONS EXTERIEURES DE LA REPUBLIQUE DU PARAGUAY SUR LA DECISION DU GOUVERNEMENT NATIONAL DE RETIRER SA RECONNAISSANCE DE LA REPUBLIQUE ARABE SAHRAOUIE DEMOCRATIQUE 

    Le Gouvernement de la République du Paraguay a décidé de retirer sa reconnaissance de la « République Arabe Sahraouie Démocratique » et de rompre toute relation avec cette entité.

    Cette décision fait suite à une réévaluation du communiqué conjoint sur l’Etablissement de Relations Diplomatiques entre la République du Paraguay et la « République Arabe Sahraouie Démocratique », signé dans la ville d’Assomption, le 18 août 2011.

    Elle vise à favoriser le processus de règlement de cette question par le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies et d’appuyer les efforts déployés par le Secrétaire Général de ladite Organisation et Son Envoyé Personnel pour aboutir à une solution politique, définitive et mutuellement acceptable entre les parties.

    De même, le Gouvernement de la République du Paraguay encourage les parties à poursuivre les négociations de bonne foi pour préserver la dynamique suscitée par la proposition marocaine d’octroyer un Statut de large autonomie pour la région du Sahara et parvenir à une solution basée sur le réalisme et l’esprit de compromis conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies. 

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    PROYECTO DE COMUNICADO DEL MINISTERIO DE RELACIONES EXTERIORES DE LA REPUBLICA DEL PARAGUAY SOBRE LA DECISION DEL GOBIERNO NACIONAL DE RETIRAR SU RECONOCIMIENTO DE LA REPUBLICA ARABE SAHARAUI DEMOCRATICA

    El Gobierno de la República del Paraguay ha decidido retirar su reconocimiento de la “Republica Árabe Saharaui Democrática” y romper cualquier relación con esta entidad.

    Esta decisión interviene tras una reevaluación del comunicado conjunto sobre el Establecimiento de Relaciones Diplomáticas entre la República del Paraguay y la “República Árabe Saharaui Democrática”, firmado en la ciudad de Asunción, el día 18 de agosto de 2011. 

    Tiende a favorecer el proceso de reglamento de dicha cuestión por el Consejo de Seguridad de la Organización de las Naciones Unidas y apoyar los esfuerzos desplegados por el Secretario General de dicha Organización y Su Enviado Personal para lograr una solución política, definitiva y mutualmente aceptable entre las partes.

    Asimismo, el Gobierno de la República del Paraguay alenta a las partes a continuar las negociaciones de buena fe, para preservar la dinámica suscitada por la propuesta marroquí de otorgar un Estatuto de amplia autonomía para la región del Sahara y lograr una solución política basada sobre el realismo y el espíritu de compromiso conforme a las recientes resoluciones pertinentes del Consejo de Seguridad de la Organización de las Naciones Unidas.

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    MESURES PRISES À L’ ENCONTRE PARAGUAY SUITE A LA DECISION DE CE PAYS DE REPRENDRE LES RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC LA PSEUDO « RASD ».

    Surseoir à l’ouverture d’une Ambassade du Royaume du Maroc au Paraguay ; 

    Suspension du soutien financier accordé à l’Ambassade du Paraguay à Rabat (couverture d’une partie du loyer), ce, à compter du 1er janvier 2012 ; 

    Décision du Ministère Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de l’Administration de la Défense Nationale, à l’initiative du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, de suspendre toute importation de viandes en provenance du Paraguay pour les besoins du Département de la Défense Nationale. 

    Suspension de la deuxième partie (350.000 dollars US) du financement de dispensaires dans des zones rurales paraguayennes initialement engagé par le Maroc au Paraguay, dans le cadre de la coopération au développement (*). 

    Suspension de l’octroi de bourses d’études au profit des étudiants paraguayens. 

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    TALKING POINTS

    MAROC/ SALVADOR 

    Septembre 2014

    – Souligner l’engagement permanent du Maroc en faveur du renforcement des relations avec l’ensemble des pays du continent américain et des caraïbes, qui représentent une région prioritaire, particulièrement avec le Salvador, en rappelant la dynamique qui s’est engagée entre nos deux pays, suite à la signature d’un communiqué conjoint entre le Maroc et le Salvador, à New York, en septembre 2013, lequel avait fixé plusieurs axes pour la coopération entre nos deux pays ;

    – Se féliciter de la coordination assurée entre le Maroc et le Salvador dans le cadre de la coopération multilatérale et interrégionale et des contacts maintenus par nos deux pays, au sein des principaux organes internationaux et des processus interrégionaux, notamment au sein du Système d’Intégration Centre-américain (SICA), dont le Maroc est membre observateur extrarégional ;

    – Soulever la candidature de M. Mohamed Bennouna à la Cour Internationale de Justice, en réitérant la demande d’appui du Salvador à cette candidature; 

    – Souligner que l’importante coopération multilatérale entre nos deux pays constitue un cadre idoine pour avancer vers l’établissement d’un réel partenariat entre nos pays et rappeler, dans ce cadre, les nombreuses possibilités de coopération fructueuses qui s’offrent à nos deux pays dans divers secteurs de coopération d’intérêt commun, notamment sur le plan économique et commercial, mettant en exergue l’existence d’un important cadre juridique, comprenant un accord sur la promotion et la protection des investissements et un accord commercial ;

    – Exprimer le souhait du Maroc de pouvoir reprendre, dans ce cadre, l’agenda de travail établi entre nos deux pays, sur la base du communiqué conjoint précité, en rappelant les priorités arrêtés par les deux parties, dans les domaines de l’agriculture ; la pêche et l’aquaculture ; l’énergie ; l’environnement ; l’eau et l’assainissement ; entre autres, d’importance mutuelle.;

    – Souligner également les nombreuses actions à mener sur le plan culturel, pour favoriser l’échange éducatif et le rapprochement entre les deux pays, eu égard au patrimoine historique commun que partagent nos deux pays et aux affinités linguistiques ( 6 millions d’hispanophones au Maroc) ;

    – Exprimer, dans ce cadre, le souhait du Maroc d’éviter les blocages pouvant entraver la mise en place d’un partenariat constructif, permettant le lancement d’actions concrètes de coopération, soulignant les préoccupations du Maroc, quant à la reprise des contacts par le Salvador avec la pseudo « rasd » ;

    Sensibiliser, dans ce cadre, les responsables salvadoriens sur les avancées considérables observées sur la question du Sahara, en informant qu’outre les pays qui n’ont jamais reconnu la pseudo « rasd » dont l’Argentine, le Brésil ou encore le Chili, la tendance actuelle en Amérique latine et aux Caraïbes, particulièrement depuis les années 2000, est au retrait de reconnaissances de la pseudo « rasd », à l’instar de ce qui a été fait par 15 pays de la région, à savoir le Honduras (janvier 2000), le Costa Rica (avril 2000), la Colombie (décembre 2000), la République Dominicaine (avril 2002), le Guatemala (juillet 2002), le Panama (20 novembre 2013) et le Paraguay (03 janvier 2014), en plus de plusieurs pays caribéens en 2010, tels Antigua et Barbuda, la Dominique, Grenade, Sainte Lucie, et Saint Kitts et Nevis, puis en 2013, tels la Barbade, Haïti, et Saint Vincent et les Grenadines . 

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    VISITE DELEGATION PARTISANE MAROCAINE AU PARAGUAY (Déc 2013)

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    NOTE DE CADRAGE POLITIQUE MAROC / PARAGUAY Septembre 2014 

    La République du Paraguay a suspendu, le 03 janvier 2014, sa reconnaissance de la pseudo « RASD », ouvrant ainsi une nouvelle page dans les relations bilatérales avec le Maroc et la voie à une reprise de la dynamique autrefois engagée entre nos deux pays.

    Sur le plan interne, M. Horacio Cartes Jara, du parti de droite «Colorado », a remporté l’élection présidentielle, du 21 avril 2013, avec 45,98 des voix face à son principal rival du « Parti Libéral Radical Authentique » de gauche, M. Efrain Alegre qui n’a obtenu que 36,93% des voix. M. Cartes Jara a été investi le 15 août 2013. La victoire de M. Cartes a marqué ainsi le retour au pouvoir de la droite et du parti historique « Colorado », qui a gouverné le pays pendant près de 61 ans, avant d’être délogé suite à la victoire électorale de l’ex Président de gauche M. Fernando Lugo en 2008. Richissime homme d’affaires converti en homme politique, M Cartes Jara s’est engagé à accorder la priorité au développement économique, promettant de gérer le pays de la même manière dont il gère ses entreprises, avec efficacité et respect de la dignité. Toutefois, et selon un sondage publié en août 2014, 54% des Paraguayens désapprouveraient la gestion du Président Cartes. 

    Sur le plan régional, la décision de la réadmission du Paraguay au Mercosur a été prise lors de la réunion de ce regroupement régional, tenue à Montevideo les 11 et 12 juillet 2013, et ce après que le pays ait organisé le 21 avril 2013 des élections présidentielles. La réintégration du Paraguay au Mercosur était l’une des priorités de l’action extérieure du Président élu, M. Cartes, qui avait annoncé que son équipe entamerait des contacts avec les pays de la région pour mettre un terme à l’isolement imposé au pays. Cependant le retour du Paraguay au Mercosur n’était pas exempt de polémique en raison de l’adhésion du Venezuela à ce bloc économique régional. Le Paraguay s’opposait à l’adhésion du Venezuela, que les autres membres avaient accepté, en son absence. 

    S’agissant des relations bilatérales, le retour du parti conservateur de droite «Colorado» au pouvoir après les élections du 21 avril 2013 a permis de reprendre le dialogue interrompu avec les autorités paraguayennes pour les amener à un retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD ».

    Suite à cette décision, des lettres de remerciements pour le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » et d’invitation pour effectuer des visites dans notre pays, ont été adressées par Monsieur le Ministre à son homologue paraguayen M. Eladio Loizaga et à la Conseillère du Président de la République, Mme Leila Rachid. 

    Il y a lieu de rappeler dans ce sens que le Paraguay avait émis le souhait de voir le Maroc, dès la relance des relations bilatérales :

    – reprendre l’importation de viandes bovines en provenance du Paraguay pour les besoins de l’Administration de la Défense Nationale ; 

    – octroyer la seconde tranche de l’aide financière accordée pour la construction de dispensaires en zones rurales paraguayennes, d’un montant de 350.000 dollars US, sachant que la première tranche de cette aide, de la même valeur, avait déjà été versée aux autorités paraguayennes. 

    – Ouvrir une Ambassade auprès du Paraguay. 

    La nouvelle équipe gouvernementale a vivement souhaité que ces actions puissent être lancées à l’occasion de la tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay devant se tenir à Assomption, à une date à convenir avec les autorités de ce pays. 

    Sur le plan parlementaire, une délégation comprenant deux membres de la Chambre des Conseillers (groupe alliance socialiste) a effectué une visite au Paraguay, les 14 et 19 avril 2012. Durant cette visite la délégation parlementaire avait eu des réunions avec l’ex Président de la République M. Fernando Lugo, avec le Ministre de l’Intérieur M. Carlos Fillosola, avec le Président du Sénat M. Jorge Oviedo Matto, ainsi qu’avec le Secrétaire de la Présidence M. Miguel Angel Lopez Prito. 

    En outre, une délégation marocaine conduite par M. Ilias Omari (PAM) a effectué une visite au Paraguay, en décembre 2013, à l’occasion de laquelle elle a eu une rencontre avec le Président du Congrès, M Julio César Velázquez, qui a réalisé, par la suite, une visite au Maroc, du 29 avril au 02 mai 2014, et s’est entretenu, à cette occasion, avec Madame Mbarka Bouaida, Ministre Déléguée aux Affaires Etrangères et à la Coopération..

    Concernant le volet multilatéral, le Paraguay a confirmé son soutien à la candidature du Maroc au Conseil des Droits de l’Homme pour la Période 2014-2016, dans une note adressée à notre Mission Permanente à Genève par la Mission du Paraguay, soulignant l’accord de son Gouvernement à l’arrangement de soutien réciproque entre ladite candidature du Maroc et celle du Paraguay au Conseil Exécutif de l’UNESCO pour la période 2014-2017. 

    S’agissant du partenariat économique, et lors de la tenue à Rabat, le 9 mars 2009, des travaux de la 1ère Session de la Commission Mixte maroco-paraguayenne, les deux délégations ont procédé à l’examen de plusieurs volets de la coopération technique, notamment, dans les domaines de l’Agriculture (génie rural, production végétale, associations et organisations professionnelles agricoles, et élevage); de l’Equipement et du Transport; de la Formation Professionnelle; de l’Habitat social, et du Tourisme. 

    Il y a lieu de rappeler, par ailleurs, l’intérêt du Maroc à développer la coopération avec le Paraguay en matière d’exportation des produits agro-industriels et phosphatés. Le Paraguay serait, également, intéressé par le développement de la coopération dans le domaine énergétique et de l’environnement, notamment la gestion de l’eau et de l’énergie des grands barrages d’Itaipu et de Yacyreta.

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  • Maroc : Fiche Multilatérale sur l’Île Maurice

    Royaume du Maroc
    Ministère des Affaires Etrangères
    et de la Coopération

    Direction des Nations Unies
    et des Organisations Internationales
    Division des Nations Unies

    Fiche Multilatérale sur L’Île Maurice

    A) Question du Sahara marocain

    • L’Île Maurice a retiré sa reconnaissance de la pseudo rasd le 15 janvier 2014.
    • L’Île Maurice avait reconnu la pseudo « rasd » depuis le 01juillet 1982.

    I- Questions multilatérales

    B) Réforme du Conseil de Sécurité

    • L’Île Maurice estime que la réforme du Conseil de Sécurité devrait prendre en compte non seulement les méthodes de travail de l’organe exécutif onusien, mais également un rééquilibrage dans ses centres d’intérêt entre les questions économiques et politiques.
    • L’Île Maurice considère que la réforme du CS devrait porter également sur les membres aussi bien permanents que non permanents.
    • La réforme du Conseil de Sécurité devrait prendre en compte une représentation permanente de l’Afrique.
    • La réforme du Conseil de Sécurité devrait également prendre en compte une représentation permanente de l’Amérique Latine.
    • Pour le pays, la revitalisation de l’ECOSOC conformément aux attributions qui lui sont accordées par la Charte des NU et, en tant que l’un des principaux organes des Nations Unies, est nécessaire pour lui permettre de jouer son rôle dans les questions économiques, sociales et environnementales.

    C) Questions de Développement

    1- Commerce international
    • En tant que pays appartenant à la catégorie des Etats Insulaires en développement, l’Île Maurice (SIDS), a toujours appelé pour un traitement préférentiel dans le cadre de la stratégie mondiale visant à assurer et garantir la sécurité économique.

    • L’Île Maurice regrette que les discussions sur le commerce international se tiennent dans des forums limités. Le pays préconise une approche globale en terme de traitement et de négociation des questions économiques notamment le commerce international

    • L’Île Maurice estime que l’Organisation des Nations Unies est le seul organe qui a la légitimité et le caractère universel requis pour décider de l’ordre économique mondial.

    2- Changements climatiques

    • L’Île Maurice estime que les efforts de la communauté internationale devraient se focaliser sur la sécurité et la durabilité des océans. Cette question est cruciale pour ce pays qui est convaincu que la survie des Etats des petites îles dépend de la sécurité des océans.
    • En tant que pays fait partie des Etats insulaires en développement, l’Île Maurice considère que les effets du changement climatique sont considérables pour le pays aussi bien sur le plan humain qu’économique.
    • L’Île Maurice soutient la proposition du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’organisation d’une réunion au Sommet sur le changement climatique en 2014 et souhaite qu’il en découlera des mesures concrètes, notamment pour remédier à la situation des Etats les plus vulnérables à ce phénomène.

    3- Développement durable

    • Le pays a adopté une stratégie pour le développement durable qui prend en considération les priorités du pays en termes d’énergie, de protection de l’environnement pour une économie durable.
    • Pour l’Île Maurice, les objectifs de développement post-2015 devraient donner un sens nouveau au partenariat mondial au sein des politiques à l’échelle nationale et internationale.
    • L’Île Maurice considère que l’éradication de la pauvreté, l’autonomisation de la femme, la fourniture d’opportunités de travail pour les jeunes, l’amélioration des services de santé, la gestion des ressources en eau et l’alimentation sont autant de défis universels qui exigent la mise en place d’un cadre commun pour le développement durable.

    D) Désarmement

    • L’Île Maurice estime que le désarmement est partie intégrante de la stratégie mondiale pour la sécurité.
    • Pour ce pays, l’échec de la communauté internationale à trouver une issue à la question du désarmement porte préjudice aux efforts visant à assurer le développement et la sécurité de par le monde.
    • L’Île Maurice considère que les efforts de la communauté internationale à élaborer une politique mondiale de l’environnement devraient contribuer à la réalisation des objectifs de désarmement.
    • L’Île Maurice soutient fermement les efforts en vue de la mise en place d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient.

    E) Terrorisme

    • L’Île Maurice considère qu’il est nécessaire d’assurer le suivi de la stratégie globale des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme et renforcer la coopération dans ce domaine.

    F) Résolution des conflits

    • L’Île Maurice, pays ayant un conflit autour de l’archipel des Chagos avec la Grande Bretagne, appelle à ce que les Nations Unies puissent réexaminer les mécanismes dédiés à la résolution des conflits, y compris à travers les moyens légaux, en vue d’établir des normes de conduite adaptées à tous les Etats en ce qui concerne, la négociation, la médiation, la conciliation et autres formes de résolutions pacifiques des conflits.

    Tags : Maroc, Maurice, Sahara Occidental, RASD,

  • Sahara Occidental : L’Espagne et la France fustigées

    Cela fait 44 ans, aujourd’hui, que la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) a été proclamée. Mais après tant d’années, le constat est là : à l’exception d’avoir arraché quelques acquis certes précieux et néanmoins symboliques, l’évolution du dossier stagne et se caractérise, ces derniers mois, notamment, par un nouveau blocage. Pour les représentants du Front Polisario, le Maroc et ses « alliés » œuvrent sans cesse à entraver le peuple sahraoui dans sa marche pour son indépendance.

    Massiva Zehraoui – Alger (Le Soir) – Irrité, l’ambassadeur du Front Polisario à Alger a, dans ce contexte, pointé du doigt la complicité «affichée» de certains pays européens qui seraient à l’origine de ce statu quo.

    Lors d’une conférence de presse qu’il a animée, hier mercredi, au forum du quotidien El Wassat, Abdelkader Taleb Omar a ouvertement fustigé l’Espagne et la France. Ses critiques se sont particulièrement dirigées à l’endroit du gouvernement espagnol dont il considère que «la position d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui». Il a souligné que les positions de Madrid ont de tout temps viré du chaud au froid lorsqu’il s’agit de la reconnaissance de la Rasd. Il fera toutefois remarquer que ces derniers mois, la politique espagnole, à cet égard, a totalement rompu avec les positions des gouvernements successifs en manifestant un «soutien pratiquement inconditionnel au colonisateur marocain», déplore l’ambassadeur.

    Abdelkader Taleb Omar dénonce le parti-pris du gouvernement de Pedro Sanchez, qui se fait aujourd’hui «le défenseur des intérêts du Maroc au détriment de tout un peuple». A chaque fois que l’Espagne se prononce en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui, elle est «aussitôt rappelée à l’ordre et se rétracte à la vitesse de la lumière», a-t-il constaté.
    Abdelkader Taleb Omar a, d’ailleurs, rappelé le récent «incident» suite auquel le gouvernement espagnol a dû réitérer sa position sur le Sahara Occidental afin d’apaiser ses relations avec Mohammed VI.

    Rappelons qu’un membre du gouvernement issu du parti de gauche Podemos avait reçu dernièrement une représentante du Front Polisario en qualité de «ministre», signifiant, de ce fait, sa reconnaissance de la Rasd en tant qu’État. La réaction au sein du gouvernement n’a pas tardé à se manifester, réaffirmant la «non-reconnaissance de l’Espagne officielle de la République sahraouie».

    Selon Abdelkader Taleb Omar, c’est de façon décomplexée que l’Espagne cautionne « la propagande du roi ». Il attirera encore l’attention sur l’absence totale du mot « autodétermination » du peuple du Sahara Occidental dans le paysage médiatique espagnol. « Nous avions pour habitude d’envoyer régulièrement des représentants du Front Polisario s’entretenir avec des dirigeants espagnols », a-t-il relevé, chose qui n’arrive plus aujourd’hui. L’ambassadeur de la Rasd a par ailleurs chargé la France qui, d’après lui, «ne fait que calquer la politique de l’Espagne vis-à-vis du dossier sahraoui».

    Il estimera encore que la France a accepté de jouer le mauvais rôle dans les négociations pouvant mener vers un règlement de la crise, de manière pacifique.

    M. Z.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, RASD, France, Espagne, ONU, autodétermination, référendum,