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  • Maroc : M6 cherche réconfort dans les propos de l’ambassadeur US à Rabat

    FACE À UNE OPINION MAROCAINE HOSTILE AUX RELATIONS MAROC-ISRAËL : M6 cherche réconfort dans les propos de l’ambassadeur US

    L’ambassadeur américain au Maroc, David T. Fischer, a exprimé son espoir de voir l’officialisation des relations entre Rabat et Tel-Aviv contribuer à « mettre fin au conflit israélo-palestinien », dira, ce jeudi, cet ex-homme d’affaires de vocation, faut-il le souligner.
    Ce qui est en opposition, la communauté internationale et l’opinion mondiale incombent la responsabilité de l’échec de voir le peuple palestinien édifier son État Indépendant face au refus des autorités israéliennes. Alors que le président américain sortant, Donald Trump, a été le maître du jeu, non sans le rôle central, des responsables de l’entité sioniste de souffler et de tenter d’enterrer l’idée de voir le peuple palestinien se libérer du joug colonial israélien, à travers son plan « le deal du siècle », l’ambassadeur américain, David T. Fischer, use d’un langage diplomatique pour berner l’opinion marocaine. Déclarant qu’à travers l’officialisation des relations entre le royaume marocain et Israël, il espère que cela permettra de voir « la solution à deux États (Israël et la Palestine : NDLR) », le locataire de l’ambassade US au Maroc n’écarte pas la possibilité de voir « une autre solution » se profiler, sans aller jusqu’à révéler ses contours. 
    Ignorant que des années, depuis la normalisation des relations avec l’Égypte, durant la présidence d’Anouar El-Sadet, puis la Jordanie, durant le règne de Hussein, père du Roi Abdellah, miroitant les perspectives de voir le conflit israélo-palestinien se régler et les problèmes économiques de l’Égypte et de la Jordanie s’améliorer, le même discours américain et israélien refait surface, des décennies après, pour tenter en vain de leurrer l’opinion marocaine, qui voit dans l’officialisation des relations Maroc-Israël, « une trahison du peuple palestinien, de la cause palestinienne et l’abondon d’El-Qods ». Ne perdant pas de vue les conséquences du refus du peuple égyptien, des Accord de Camp David, depuis leur conclusion, entre l’ex-président égyptien, Sadat et Israël à ce jour, ainsi que les jordaniens, suite aux accords de Oued Araba, en plus de la persistance des palestiniens à mener leur combat libérateur, même après les Accods d’Oslo, favorable à l’occupant israélien, l’ambassadeur américain, David T. Fischer mise sur le rôle du Palais royal et son Makhzen, pour faire éloigner l’impact du refus des marocains d’avoir des relations avec l’entité sioniste, sur le plan israélo-américain, via Rabat, visant l’Afrique en général, et particulièrement sa partie Nord-africaine, en raison, de sa position géostratégique, sur fond de ses ressources naturelles et des voies d’approvisionnement et d’acheminement des sources énergétiques, pour ne citer qu’eux.
    Un homme d’affaires pour discourir des questions internationales encadrées par les textes et la Charte de l’ONU
    Pensant être plus convaincant que celui qui l’a nommé, à son poste, le président américain, Donald Trump, lequel a reçu une avalanche, y compris de son camp, de ses partenaires de Washington, sur les questions internationales et de surcroît de la communauté internationale et des pays membres de l’ONU. Le diplomate américain, qui est arrivé au Maroc, la veille du 21 janvier dernier, de sa prestation de serment, le 23 du même mois, au poste d’ambassadeur US au Royaume chérifien, a repris les propos de son président sortant, Donald Trump, pour rassurer, ne serait-ce un peu, le Palais royal, à leur tête le Roi, de la solidité de la posture américaine annoncée par celui qui prépare ses valises pour quitter le bureau ovale, avant le 20 janvier prochain. 
    Ficher reprend l’annonce de Trump, au monde, du 10 décembre dernier, dans une série de tweet, qu’il reconnait « la marocanité » du Sahara occidental, en violation du droit international, comme il avait, auparavant annoncé, décembre 2017, « El-Qods capitale d’Israël », en violation non seulement de la légalité internationale mais aussi de toute perspective de règlement du conflit israëlo-palestinien. Il est à rappeler, que dans la lettre de réaction , du Roi Mohamed VI, en 2017, à l’annonce de Trump, sur el-Qods, le document a été en premier temps, non sans hasard, publié par la chaîne de l’entité sioniste I24, avant même l’agence de presse officielle du Palais royal, la MAP. Homme d’affaires et dirigeant d’entreprise, David T. Ficher est connu pour être un donateur distingué, il est à se demander s’il a eu à débourser de l’argent, pour amener Rabat, à précipiter son pas vers l’officialisation de ses relations avec l’entité sioniste, en plus de l’annonce de Trump sur le Sahara occidental, en violation, faut-il le rappeler, de la légalité internationale. Il n’est pas à écarter que , l’homme d’affaires mise, par sa sortie médiatique, à propulser ses affaires, par les offres de l’occupant marocain, dans son exploitation illégale des richesses du Sahara occidental, au profit notamment de cet ex-Président et Directeur général de Suburban Collection Holdings, un conglomérat privé constitué de l’un des plus grands groupes américains de la concession automobile aux États Unis. 
    Pour cet ex-conseiller auprès de sociétés multinationales de fabrication d’automobile, nommé, janvier dernier, ambassadeur américain au Maroc, ne peut qu’ignorer que les annonces en question, par son pays et son président Trump, s’agissant d’el-Qods ou du Sahara occidental, n’impactent nullement la nature juridique de ces questions. Par contre elles ont eu le mérite de montrer le refus catégorique de la communauté internationale, dont les pays Membres du CS et l’opinion internationale de toute violation du Droit internationale et des textes de la Charte onusienne. À cela s’ajoute la détermination et la volonté, encore réaffirmées, des peuples palestinien et sahraoui, contre les pires systèmes politiques de nos jours, après l’esclavagisme, le colonialisme et l’apartheid.
    Karima Bennour
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #Palestine #Israël #Normalisation
  • Sahara occidental: L’UA va engager le Maroc et la RASD à «préparer les conditions d’un cessez-le-feu»

    L’Union africaine (UA) a demandé au Conseil de paix et de sécurité (CPS) d’engager le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD), de «préparer les conditions d’un nouveau cessez-le-feu», devant aboutir à une solution assurant au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination.

    La décision finale adoptée par le 14e Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, le 6 décembre, sur le thème «Faire taire les armes», demande au CPS d’«apporter les contributions attendues de l’Union africaine en appui aux efforts de l’ONU et conformément aux dispositions pertinentes de son protocole», d’engager les deux parties au conflit, qui sont toutes deux des Etats membres de l’UA, à faire face à la situation actuelle afin de préparer les conditions d’un nouveau cessez-le-feu et de parvenir à une solution juste et durable du conflit».
    Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA appellent en outre à la «redynamisation du mécanisme de la Troïka» conformément à la décision 693 (31) (UA/Assemblée). Ils ont, par ailleurs, exprimé leur «profonde préoccupation face à l’escalade des tensions militaires entre le Royaume du Maroc et la République sahraouie survenue à El-Guerguerat», zone tampon du Sahara occidental entraînant la violation de l’accord de cessez-le-feu de 1991, notamment l’Accord militaire numéro 1, et «la regrettable reprise de la guerre, en conséquence». 
    Insistant sur une solution qui ouvre la voie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, demandent en outre dans leur décision finale, au Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, de «nommer un nouvel Envoyé spécial pour le Sahara occidental», devant contribuer à la reprise du processus politique, à l’arrêt depuis la démission de l’ancien émissaire, l’Allemand, Horst Köhler, en mai 2019, pour des raisons de santé. 
    Le 14e Sommet extraordinaire de l’UA sur «Faire taire les armes», avait décidé rappelle-t-on de réinscrire la question du Sahara occidental dans l’agenda du CPS de l’Union Africaine pour donner un «nouveau souffle» à ce dossier. 
    Par ailleurs, le communiqué final (Déclaration de Johannesburg) demande au CPS de l’UA avec le soutien du Président de la Commission de l’UA et le Groupe des Sages, de «veiller au strict respect de l’Acte constitutif de l’UA et du Protocole relatif à la création du CPS et d’autres Cadres politiques pertinents, et d’apporter une réponse rapide aux crises latentes sur le continent, afin d’éviter une escalade vers un conflit violent». 
    A cet égard, souligne le texte, il est nécessaire de «mandater le CPS de nommer et pointer du doigt les acteurs qui nient les crises émergentes, tel que prévu par la Feuille de route principale de l’UA sur l’initiative +Faire taire les armes+ et d’achever le processus de développement d’une plateforme/cadre d’engagement entre le CPS et les Etats membres dans les situations où une crise latente surgit». Et pour un continent exempt d’armes, les dirigeants de l’UA ont décidé de réaffirmer «la primauté des solutions politiques et du règlement pacifique de tous les conflits», et d’appliquer pleinement toutes les dispositions des accords de paix signés, en vue de faciliter des solutions amiables et durables aux conflits/crises sur le continent».
    APS
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • Sahara Occidental : L’armée sahraouie poursuit ses attaques contre les positions marocaines

    Les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont mené de nouvelles attaques contre des positions de l’armée de l’occupation marocaine au long du mur du sable qui partage le Sahara occidental, indique un communiqué du ministère de la Défense sahraouie.

    L’Armée sahraouie a ciblé les positions de l’armée marocaine dans plusieurs régions dans les secteurs d’El Farsia et Tachla.
    Les attaques de l’APLS ont également touché les régions de Sebkha El Akriche dans le secteur de Semara, Alfin (EL Farsia), ainsi que Chaydamia dans le secteur de Mahbas et Rous Essabti dans le même secteur, ajoute la même source.
    APS
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • Fernández: "El Sáhara Occidental es el objetivo primordial de Marruecos en la política exterior"

    Irene Fernández Molina, profesora del departamento de Políticas de la Universidad de Exeter (Reino Unido), especializada en relaciones internacionales de Oriente Medio y el norte de África, ha señalado en el informativo 24 horas de RNE que el respaldo estadounidense a la soberanía marroquí del Sáhara ha sido “una sorpresa de la diplomacia de Trump”: “No creo que ninguna de las promesas estén confirmadas porque Trump está saliendo y Marruecos no habla de poner una embajada en Israel”, ha indicado. 

    También ha señalado que el Sáhara Occidental es el “objetivo primordial” de Marruecos en la política exterior. Sobre la reclamación marroquí de Ceuta y Melilla, Fernández ha sostenido que el tema se ha “sobredimensionado”: “No creo que haya cambio en la posición marroquí, dependerá del grado de importancia que le de Mohamed VI, que nunca ha mostrado mucho interés”.
    Radio 5, 24 dic 2020
  • Sahara Occidental : El pueblo saharaui no tiene miedo a la burla

    Larosi Haidar*

    El pasado 10 de diciembre y como bomba fétida caída del cielo, irrumpía en la escena saharaui marroquí la declaración irresponsable de Trump. En ella, ofrecía generoso y risueño su reconocimiento de la soberanía marroquí sobre el Sáhara Occidental, uno de los 17 Territorios No Autónomos reconocidos por la ONU y, desde 1975, ocupado ilegal y militarmente por Marruecos. El hecho en sí mismo y viniendo de donde venía no podía ser una sorpresa, pues el mundo ha sufrido a lo largo de los últimos años no pocos insultos a la inteligencia proferidos y ordenados por el individuo en cuestión. Piénsese, por ejemplo, en la vergüenza ajena que todos sentimos al verle reírse de un reportero que padecía artrogriposis; en sus rabietas infantiles que dieron lugar al abandono unilateral del pacto nuclear con Irán, o en la ignorancia supina expuesta con pelos y señales al ofrecernos, a los terrícolas, su ingeniosa cura de la covid-19 mediante una inyección de lejía.
    Desde el punto de vista de la legalidad internacional, el lamentable reconocimiento no es más que una ocurrencia de mal gusto que, eso sí, viola los fundamentos del derecho internacional e incumple las resoluciones de la ONU. Precisamente, esta flagrante violación del derecho internacional es lo que ha sido destacado y deplorado unánimemente por muchas personalidades internacionales, pero también estadounidenses como son John Bolton, exasesor de seguridad nacional de EE UU; James Baker, exsecretario de Estado y enviado especial de la ONU para el Sáhara Occidental (1997-2004); el ínclito Noam Chomsky, o James Inhofe, presidente del Comité de Defensa del Senado de EE UU.
    Por otra parte, es bien cierto que una vez abierta la veda por Trump, seguramente muchos países de dudosa valía democrática y coherencia institucional aprovecharán la ocasión para apuntarse un tanto y repetir fielmente los ademanes de su perro ovejero, lo que de seguro será aprovechado por el reino alauí para reforzar su discurso interno y mostrarse todavía más, si cabe, desafiante y desdeñoso con las resoluciones de la ONU y las legítimas reivindicaciones del pueblo saharaui. Teniendo en cuenta todo esto, debemos recalcar algunas verdades que, aun siendo perogrulladas, conviene recordar de vez en cuando.
    La cuestión del Sáhara Occidental es una cuestión clara e incuestionable desde el punto de vista del derecho y la justicia internacionales. Su descolonización no se llevó a cabo en su momento debido a que la potencia administradora del territorio, es decir, España, no cumplió con su deber y sus compromisos con el pueblo saharaui y con la comunidad internacional. Ese incumplimiento, considerado por muchos una traición vergonzosa que España lleva arrastrando nueve lustros, es lo que engendró una guerra fratricida durante 15 años, más otros 30 de paz nominal supervisada por la ONU para celebrar, supuestamente, un referéndum de autodeterminación.
    Desde el alto el fuego de 1991, Marruecos, el país agresor, ha estado minando sistemáticamente todos los esfuerzos de la comunidad internacional para celebrar un referéndum en el Sáhara Occidental. Tras años de maniobrar y marear la perdiz, con la aquiescencia de Naciones Unidas y la complicidad de algunos miembros del Consejo de Seguridad, logró en 2007 convertir la razón de ser de la Minurso [Misión de Naciones Unidas para el Referéndum del Sáhara Occidental] en agua de borrajas. Su intención era imponer una autonomía para los saharauis dentro de Marruecos. Desafortunadamente, así se confirmaban las palabras pronunciadas en 1995 por Frank Ruddy, subdirector de Control del Censo de la ONU para el Sáhara: “La influencia marroquí en la Minurso, está demasiado arraigada para ser anulada. La Minurso (…) como institución creíble no es salvable”. En los últimos 13 años, el majzén marroquí ha usado todo tipo de malas artes con las que ha chantajeado y comprado a políticos e intelectuales de muchos países. Incluso recicló engendros anteriores para crear una formación pseudopolítica llamada Movimiento Saharauis por la Paz que, curiosamente, está respaldada por personalidades políticas de Francia y España. Inesperadamente, Marruecos acabó rompiendo el alto el fuego en la brecha ilegal de Guerguerat, lo que obligó a los saharauis a comenzar una segunda guerra de liberación. Para algunos, esto es un suicidio. Otros, ya llevaban tiempo invitando a los saharauis a aplazar la utopía y defender la dignidad. Ignoraban que para los saharauis eso equivalía a “aplazar la dignidad de la independencia y defender la utopía de la integración en Marruecos” y esto, para una mayoría aplastante de los saharauis, es algo rotundamente inaceptable.
    Si al final se confirma la continuidad de la guerra, probablemente la fase inicial de duelos artilleros dará paso a acciones bélicas de gran envergadura. Con los avances tecnológicos y el gran salto de la industria militar de las dos últimas décadas, es obvio que este segundo enfrentamiento será muy diferente del primero, además de que siempre cabe la posibilidad de que nuevos actores participen en la contienda. Y a pocas horas de reunirse el Consejo de Seguridad sobre el Sáhara Occidental, lo que sí es seguro es que David seguirá siendo David, y Goliat seguirá siendo Goliat.
    Larosi Haidar es profesor de la Universidad de Granada. Miembro del Observatorio Universitario Internacional sobre el Sahara Occidental (OUISO).
    El Almendrón, 24 dic 2020
    #SaharaOccidental #Marruecos #Palestina #Normalización #Israel #Polisario #DonaldTrump #EEUU #USA
  • El derecho internacional y el reconocimiento de la soberanía marroquí sobre el Sahara Occidental por parte de Trump

    María López Belloso, Universidad de Deusto
    En el día internacional de los derechos humanos, el presidente estadounidense Donald Trump ha sacudido el panorama internacional con el anuncio del reconocimiento de la soberanía marroquí sobre el territorio del Sahara Occidental, en clara violación del derecho de autodeterminación saharaui.
    Este anuncio llega después de que hace casi un mes Marruecos rompiera el alto el fuego que imperaba en la zona desde 1991 con su incursión militar en la franja de El Guerguerat, incumpliendo las disposiciones del Acuerdo militar nº1 firmado entre ambas partes y la Misión de las Naciones Unidas para el Referéndum del Sáhara Occidental (MINURSO) en 1997.
    Desde ese momento, Marruecos ha hecho serios esfuerzos por tratar de silenciar los enfrentamientos militares en el muro, y las olas de arrestos, detenciones y hostigamientos que se han venido produciendo en los territorios ocupados por parte de las fuerzas armadas marroquíes. Este anuncio por parte de un presidente, Trump, saliente constituye un golpe de efecto en esta guerra mediática que sin duda supone un duro golpe a la parte saharaui, pero sobre todo, al Derecho Internacional y a la tradición iusinternacionalista de EE.UU.
    Los Altos del Golán y el Sahara Occidental
    Sin embargo, no es la primera vez que el presidente Donald Trump sorprende con un anuncio como este en un contexto similar. En marzo de 2019, Trump anunció el reconocimiento de la soberanía israelí sobre los Altos del Golan, que el Estado israelí se anexionó en 1981, y que tampoco está amparada por el derecho internacional, ni el resto de países de la comunidad internacional. En palabras de Stefan Talmon, este anuncio del presidente estadounidense supuso no sólo el “rechazo de más de 100 años de trayectoria del derecho internacional” sino también la contribución histórica de EE.UU. y de sus presidentes a la legalidad internacional. Efectivamente, desde 1978 Marruecos mantenía una postura constante que defendía la ilegalidad de la ocupación israelí del Golan, y de los asentamientos en Cisjordania.
    Más allá de las repercusiones geopolíticas de este anuncio, y de la consolidación de la alianza de Netanyahu y Trump, este reconocimiento fue rechazado por la comunidad internacional y por el propio Consejo de Seguridad de Naciones Unidas.
    Efectivamente, el anuncio de Trump fue duramente criticado, no sólo por Siria, cuya integridad territorial se veía afectada por este anuncio, sino que también grandes potencias como China, Rusia o los países árabes manifestaron su disconformidad con el anuncio del presidente estadounidense. Este rechazo se trasladó también al Consejo de Seguridad, donde todos sus miembros, excepto EEUU, condenaron “duramente la acción y advirtieron que pone en riesgo la estabilidad regional y socava el orden internacional basado en normas”.
    Con el reconocimiento de la anexión israelí del territorio, el presidente norteamericano contravenía lo establecido en el derecho internacional y en las resoluciones del Consejo de Seguridad de Naciones Unidas (Res 242 de 1967, Res 338 de 1973 y Res 497 de 1981) pero, sin embargo, de acuerdo con las declaraciones del Secretario General Antonio Guterres, no consiguió que el status del territorio variara ante los ojos del derecho internacional.
    Al igual que el anuncio sobre los Altos del Golán buscaba un impacto global sobre el conflicto Israel-palestino, el anuncio de Trump reconociendo la soberanía marroquí sobre el Sahara Occidental, más allá del efecto real de un presidente saliente en menos de tres semanas, busca desnivelar la balanza política en el conflicto saharaui.
    Como describe la propia Biblioteca del Congreso, este tipo de declaraciones tienen un “carácter ceremonial” y carecen de efecto legal inmediato.
    De manera similar al anuncio de 2019, las declaraciones de Trump de 2020 no se sostienen desde el punto de vista de la legalidad internacional, a la luz de la cual el estatus del territorio como no autónomo pendiente de descolonización es claro.
    Del mismo modo, también estas declaraciones han supuesto una oleada de reacciones por parte de distintos actores internacionales, recordando la naturaleza internacional del conflicto, e incluso en el seno del propio partido republicano.
    Concretamente, la Ministra de Asuntos Exteriores española, Arancha González Laya, a quien casualmente este anuncio le ha coincidido con su visita a Israel y Palestina, ha llamado al “respeto de las resoluciones de Naciones Unidas” en la resolución del conflicto saharaui.
    Sin embargo, al igual que en el caso de la soberanía israelí sobre el Golán, está por ver que este anuncio tenga un impacto sobre el conflicto, y sobre el estatus del territorio, como afirma Rana Jawad.
    Además, no cabe duda de que este acuerdo tendrá consecuencias para Marruecos. En un artículo sobre esta cuestión a principios de año, cuando ya se rumoreaba esta posibilidad, algunos medios marroquíes cuestionaban su veracidad por las innegables consecuencias que acarrearía para el estado alauí. Así, Samir Benis, en su artículo para Morocco World News afirmaba que Marruecos se “pondría al nivel de Israel” y daría argumentos al Frente Polisario para asimilar ambos conflictos. Por tanto, lo que evidencia este anuncio es que la presión que la vuelta a la guerra supone para Marruecos no es tan insignificante como quiere hacer parecer, cuando está dispuesto a asumir consecuencias tan relevantes en el ámbito regional e internacional.
    Palestina y el Sahara Occidental, diferencias y similitudes
    Lo que pone de manifiesto este anuncio, no cabe duda, es la estrecha relación entre los conflictos palestino e israelí, a pesar de que tradicionalmente los palestinos no se han solidarizado con la población saharaui. Sin duda, esta falta de colaboración entre dos actores que comparten tantos elementos (ocupación del territorio, población refugiada, conflicto prolongado y ambigüedad de la comunidad internacional) ha estado marcada por el estatus de Marruecos entre los países árabes.
    En el conflicto saharaui los países árabes han mantenido una postura alineada con el respaldo a las tesis marroquíes que ha sido seguida también por los actores palestinos, ignorando las similitudes entre ambos casos.
    Sin embargo, como señalaba Rana B. Khoury ya en 2011, “a pesar de las diferencias contextuales e históricas”, la historia reciente de ambos territorios ha estado “llena de conflictos y derramamiento de sangre”, y en ambos casos “los saharauis y los palestinos continúan viéndose disuadidos de lograr la autodeterminación, una realidad que continúa problematizando la base del orden actual”.
    Del mismo modo, en los dos conflictos, la claridad del derecho internacional se ve afectada por los intereses políticos y económicos que subyacen a declaraciones como las realizadas por Donald Trump en ambos casos. Estos intereses han llevado a pensar que las injerencias externas podrían “palestinizar” el conflicto saharaui, tratando de dividir a la población y de mermar el apoyo de ésta al Frente Polisario.
    No obstante, el escaso respaldo de movimientos como Khat Chahid o “Iniciativa Saharaui por el Cambio”, y la reciente creación de ISACOM con fundamentos alineados con la postura defendida por el Frente Polisario, han puesto de manifiesto que hasta la fecha, esta estrategia no ha surtido efecto.

    Por otro lado, como señalaba Randa Farah, la estrategia de prolongación del conflicto en aras de la desmotivación y hastío de la población no ha resultado exitosa en ninguno de los dos casos, y en ambos contextos la identidad de las generaciones en el exilio o en el refugio con la causa, sigue siendo generalizada.

    Igualmente, tanto el Frente Polisario como la ANP son conscientes de que tienen que seguir buscando vías para mantener el conflicto activo en el derecho internacional, y ambas partes han conseguido éxitos muy importantes, como las sentencias de tribunales europeos respecto a los recursos naturales saharauis, la aceptación de Palestina en organizaciones internacionales como la UNESCO o el TPI, y, retrotrayéndonos un poco más, las dos opiniones consultivas del Tribunal Internacional de Justicia sobre el Sahara Occidental en 1975 y sobre Palestina en 2004.
    Este nuevo movimiento de la presidencia norteamericana, y esta nueva analogía entre ambos casos, debería traducirse en una mayor alineación de las estrategias políticas y legales de ambas poblaciones de forma que ambos puedan conseguir la aplicación del derecho internacional en ambos contextos.
    Un movimiento más en la partida
    Por tanto, para entender las implicaciones globales del anuncio realizado por Trump, es necesario analizar la situación desde una perspectiva más amplia y tratar de dilucidar la situación real de los actores en “la partida”.
    En la semana previa a esta declaración, la batalla se ha jugado en el tablero africano, donde la UA ha apostado por respaldar los esfuerzos de la ONU para solucionar el conflicto saharaui.
    Está por determinar aún, cuál va a ser la postura de otros actores relevantes, como la UE, y si, tal y como hicieron con el anuncio de Trump en 2019 los países europeos se mantienen fieles a la legalidad internacional, o si, por el contrario, los intereses del principal aliado marroquí, Francia, inclinarán la balanza del lado de la ilegalidad internacional.
    María López Belloso, Investigadora asociada del proyecto GEARING ROLES (H2020), Universidad de Deusto
    This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.
    Tags : #SaharaOccidental #Marruecos #Palestina #Normalización #Israel #Polisario
  • Sahara Occidental : La primauté du droit

    La solution légale et pacifique s’est naturellement imposée pour stopper la dérive guerrière et aventureuse de la monarchie marocaine, laminée par une crise économique et sanitaire désastreuse, et du président américain en fin de mandat totalement discrédité par le désaveu massif de ses fidèles les plus acharnés, des personnalités influentes du camp républicain, des anciens émissaires onusiens pour la Sahara occidental et de l’opposition démocrate.

    Le verdict sans appel de l’Amérique, unie contre la violation de ses principes fondateurs, a trouvé un large écho dans le Conseil de sécurité consacrant, à l’appel de l’Allemagne, une réunion à huis clos pour examiner les récents développements induits par la violation du cessez-le-feu par l’occupant marocain et la reconnaissance de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. 
    Face à la logique du marchandage, la majorité s’est dégagée au sein du Conseil de sécurité pour favoriser le retour à la table des négociations tributaire de la nomination rapide d’un nouvel envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu interpellé, par ailleurs, par le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Mokhtar Chergui, sur la nécessité de «saisir le conseiller juridique pour rendre un avis sur l’ouverture des représentations diplomatiques» de surcroît dans un territoire non autonome. 
    Le retour au Conseil de sécurité est, en soi, une victoire importante confortée par l’émergence d’un consensus fort acquis à la relance du processus politique sans conditions préalables. Un appel au respect du droit à l’autodétermination a été lancé par l’Allemagne, la Russie et le Royaume-Uni, totalement opposés à la décision unilatérale de Trump. L’urgence de la reprise du processus politique a été également soutenue par la Chine, la Tunisie, le Niger, la Belgique, l’Estonie et la République dominicaine. 
    La voix de l’Afrique, exprimée par l’Afrique du Sud assurant la présidence de l’Union africaine, s’est faite entendre pour marquer «l’impatience» de l’Afrique quant à la nomination d’un nouvel Envoyé spécial et revendiquer, en étroite collaboration avec le Conseil de la sécurité et de la paix de l’UA, la nécessité d’un nouveau cessez-le-feu entre les deux parties pour favoriser une «solution durable qui assure au peuple sahraoui le droit à l’autodétermination». 
    A l’exception de l’Amérique de Trump et d’un allié intéressé, le Conseil de sécurité a unanimement réclamé la primauté du droit sur la force pour préserver les fondements d’un système miné par le recours à l’unilatéralisme et le mépris de la légalité. A l’épreuve d’un coup de force sans précédent, l’Onu se doit de mesurer à sa juste valeur la position dominante de la communauté internationale. 
    «Notre position sur les déclarations concernant le Sahara occidental n’a pas changé et nous continuons de croire qu’une solution peut être trouvée par un dialogue fondé sur les bases des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité», a affirmé le porte-parole du secrétaire général de l’Onu, Stéphane Dujaric. Les Sahraouis ne demandent pas mieux : le respect des résolutions de l’Onu, violées par l’occupant, encouragé par des puissances participant au pillage des richesses du peuple sahraoui ou, à l’image du deal de la honte, en quête de dividendes politiques.
    El Moudjahid, 23 déc 2020
    #SaharaOccidental #Maroc #Polisario #ONU #Décolonisation #Palestine #Israël #Normalisation
  • Donald Trump plante un dernier coup de couteau dans le dos du multilatéralisme, et il a choisi les Sahraouis comme victime

    11 décembre – Dans un dernier élan toujours aussi insupportable, Donald Trump a choisi hier de reconnaitre la marocanité du Sahara occidental en échange de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël.

    Si cette décision est absolument dramatique pour le multilatéralisme, elle permet au moins de faire tomber les masques et de démontrer au grand jour l’alliance des oppresseurs des peuples et des violeurs du droit international.
    Israël et le Maroc, ces deux pays qui bafouent quotidiennement le droit international, sont enfin unis par Trump, ce Président américain qui aura tout fait pour détruire la solidarité internationale durant son mandat.
    * Il aura laminé les espoirs de voir un jour un État palestinien en acceptant tous les désirs, même les plus fous du gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahou ;
    * Il a coupé les vivres de l’UNESCO parce que cette institution a reconnu la Palestine comme État membre ;
    * Il a coupé les vivres de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, il a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël ;
    * sans compter ce « deal du siècle » qui consistait uniquement à vendre la Palestine à Netanyahou et aux colons ultra-orthodoxes, à découper le territoire de la Palestine pour le rendre muet, et à faire valider cela par des États arabes à sa botte, au premier rang duquel trône le petit prince d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salman, tortionnaire du peuple yéménite.
    Aujourd’hui, il poursuit cette politique en invitant le roi Mohamed VI à faire de même. Le chef de l’État marocain se couvre donc de ridicule en rétablissant ses liens avec Israël. Il réussit le tour de force de cracher à la fois au visage du peuple palestinien et au visage du peuple sahraoui.
    Le dernier espoir de voir cette situation changer réside dans l’équipe de Joe Biden, qui ne doit pas entériner cette ultime violation du droit international par Donald Trump.
    Le Président élu doit réagir fermement à cette proposition et revenir en arrière. Il n’est pas possible qu’un membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations-Unies valide une théorie marocaine en violation avec le droit international.
    J’appelle donc la France et tous les États membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies de se réunir en urgence pour demander des explications à l’Ambassadeur des États-Unis à l’ONU et à mettre fin à cette injustice en exigeant du Maroc qu’il respecte le droit international et mette en place en urgence un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui, dernier peuple colonisé d’Afrique.
    Jean-Paul Le Coq, 11 déc 2020
  • Conflit du Sahara Occidental : A quoi joue Antonio Guterres ?

    Zine Cherfaoui, El Watan, 24 décembre 2020

    Il se susurre à New York que le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, aurait à l’intention de désigner l’ancien Premier ministre roumain Petre Roman en qualité d’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, en remplacement de l’ancien président allemand Horst Köhler, qui a démissionné de son poste en mai 2019.
    Le choix d’Antonio Guterres de confier à Petre Roman la difficile mission de trouver une issue pacifique au conflit du Sahara occidental, respectueuse des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, dont celle reconnaissant notamment au peuple sahraoui le droit à l’autodétermination, a surpris plus d’un diplomate. Pourquoi ? L’ancien responsable roumain est connu pour être un partisan de la colonisation du Sahara occidental par le Maroc.
    Il a d’ailleurs participé à de nombreuses reprises au Forum de Crans Montana, qui s’est tenu ces dernières années dans la ville sahraouie occupée de Dakhla. Ses prises de parole publiques témoignent clairement de son alignement en faveur des thèses coloniales marocaines.
    Autant dire qu’en souhaitant désigner Petre Roman comme envoyé spécial pour le Sahara occidental, le secrétaire général de l’ONU ne veut faire rien d’autre que de confier la gestion du dossier du conflit Sahara occidental à un allié de Rabat. Ce qui serait extrêmement grave. C’est ce que les économistes pourraient appeler un conflit d’intérêts.
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    Se peut-il qu’Antonio Guterres ait été mal informé sur le profil de Petre Roman ? L’hypothèse n’est pas à exclure. Il est toutefois rare que les services de l’ONU se trompent aussi gravement de casting, surtout qu’il s’agit là d’un dossier extrêmement sensible. Le secrétaire général de l’ONU a-t-il choisi volontairement de fermer les yeux sur le tropisme marocain de l’ancien Premier ministre roumain ? Autrement dit, il chercherait à donner un coup de pouce au Maroc… Des spécialistes du dossier du conflit du Sahara occidental le pensent.
    Aucune initiative d’importance
    En guise d’arguments, ils rappellent que depuis son élection au poste de secrétaire général de l’ONU, il ne s’est distingué par aucune initiative d’importance destinée à régler définitivement le conflit du Sahara occidental. Au contraire, ajoutent les mêmes sources, M. Guterres s’est employé à y maintenir le statu quo. C’est également durant son règne, note-t-on, que des tentatives sournoises de changer les paramètres du conflit ont été enregistrées.
    Il est étonnant d’ailleurs, signale-t-on, qu’il ne se soit jusque-là pas exprimé personnellement sur la reprise le 13 novembre dernier des hostilités entre le Front Polisario et le Maroc, après la violation par Rabat de l’accord de cessez-le-feu de 1991.
    C’est son porte-parole, Stéphane Dujarric, qui s’est contenté, après avoir été questionné par un journaliste, de réaffirmer lundi que la position des Nations unies n’«a pas changé» quant aux récentes déclarations sur le Sahara occidental, et que l’ONU «continue de croire qu’une solution peut être trouvée à travers un dialogue conformément aux résolutions du Conseil de sécurité».
  • Sahara Occidental : après le Portugal, l’Italie dément toute volonté d’ouvrir un consulat

    Moins de vingt-quatre heures après le Portugal, l’Italie dément à son tour toute volonté d’ouvrir un consulat dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

    Le démenti de la diplomatie vient à la suite d’informations publiées par des médias annonçant l’ouverture d’un consulat italien dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
    Le communiqué rappelle la position immuable de l’Italie vis-à-vis de la décision des Nations Unis concernant le règlement de la cause sahraouie.
    C’est aussi en réponse à ce qu’a publié le journal électronique ‘Espagnol’ qui a annoncé l’ouverture imminente d’un consulat italien en territoires sahraouis occupés, affirmant que cette idée n’a même pas effleuré les hauts responsables italiens.
    Ces annonces font partie d’une campagne médiatique orchestrée par le makhzen pour attirer plus de pays, surtout européens, à ouvrir des consulats à Dakhla ou à El Ayoun afin de donner à l’occupation marocaine une certaine légalité et mettre aussi bien le peuple sahraoui que les instances onusiennes devant le fait accompli.
    Contrairement donc aux espoirs du Maroc, le ministère italien des affaires étrangères dément toute allégation allant dans ce sens et confirme, si besoin est, de son soutien indéfectible aux résolutions de l’ONU concernant le Sahara Occidental qui est considéré comme un territoire occupé et inscrit dans son agenda comme une colonie à libérer.
    Tahar Mansour