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  • France: des syndicats policiers remontés contre Emmanuel Macron

    Le président français Emmanuel Macron est sous le feu des critiques des syndicats policiers après avoir annoncé vendredi la mise en place d’une plateforme de signalement des discriminations et des sanctions contre « certains policiers violents ».


    L’entretien d’Emmanuel Macron diffusé en direct sur « Brut » vendredi après-midi n’est pas passé chez les syndicats de policiers, ont rapporté des médias français. Au moins deux d’entre eux, Alliance et Unité SGP, ont diffusé dans la foulée sur les réseaux sociaux des tracts appelant à ne plus faire de contrôles d’identité voire à ne plus mener d’interpellations.

    Selon les mêmes sources, ce qui froisse en particulier ces syndicats est l’annonce, par le chef de l’Etat français, de la mise en place d’une plateforme de signalement des discriminations. Celle-ci sera gérée par l’Etat, le Défenseur des droits et des associations.

    « Aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé […] On est identifié comme un facteur de problème et c’est insoutenable », a regretté Emmanuel Macron. Plusieurs études, dont l’une publiée en 2017 par le Défenseur des Droits Jacques Toubon, attestent en effet de l’existence de ce genre de contrôles au faciès.

    « Blocage total »

    « Vous décidez de discriminer et de cloîtrer en banlieue des populations puis nous le faites payer ? Non. Ça ne se passera pas comme ça », assène sur Twitter Unité SGP, qui prône un « blocage total ». « Non la Police nationale n’est pas raciste et elle ne choisit pas sa délinquance », s’agace de son côté Alliance.

    « La présomption de culpabilité de racisme et de contrôle au faciès n’aura pas lieu », martèle la section Grand Est du syndicat.

    Les syndicats reprochent également au locataire de l’Elysée d’avoir évoqué l’existence de « policiers violents » et « qu’il faut sanctionner ». « Je n’ai pas de problème à répéter le terme de violences policières mais je le déconstruis », car « c’est devenu un slogan pour des gens qui ont un projet politique », avait ajouté Emmanuel Macron.

    « Nous sommes violents, n’interpellez plus! Nous sommes racistes, ne contrôlez plus! », rétorque Unité SGP, alors que près de 90 manifestations sont prévues dans plusieurs villes de France ce samedi pour protester contre la proposition de loi sécurité globale.


    En juin dernier, les syndicats policiers s’étaient déjà mis en colère après les propos de Christophe Castaner. Ministre français de l’Intérieur à l’époque, ce dernier avait évoqué l’existence de « soupçons avérés » de racisme dans la police et annoncé la fin progressive de la technique de la clé d’étranglement.

    Rappelons que la proposition de loi sécurité globale a suscité une grande polémique ces derniers jours, notamment l’article 24 qui prévoit de pénaliser la diffusion “dans un but malveillant” d’images de policiers ou de gendarmes sur les réseaux sociaux.

    Echourouk Online, 5 déc 2020

    Tags : Macron; France, syndicats, SGP, police,

  • Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental appelle à la protection de la population sahraouie et à la résolution du conflit

    PUSL.- Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental , composé de 13 États (Algérie – Angola – Botswana – Cuba – Mozambique – Namibie – Nicaragua – Afrique du Sud – Tanzanie – Timor Leste – Ouganda – Venezuela – Zimbabwe) a publié un communiqué de presse à la suite de la reprise du conflit au Sahara occidental appelant à la protection de la population sahraouie et à la résolution du conflit adressé au Comité international de la Croix-Rouge; Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Conseil des droits de l’homme, toutes les procédures spéciales pertinentes des Nations Unies, le Secrétaire général des Nations Unies et le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

    Communiqué de presse:

    Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental(*)

    www.genevaforwesternsahara.org

    Genève, 1er décembre 2020

    Les violations graves et systématiques des droits de l’homme et du droit international humanitaire au Sahara occidental occupé doivent faire l’objet d’une enquête et être documentées

    Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental exprime sa profonde préoccupation face à la rupture du cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 dans le Territoire non autonome du Sahara occidental, qui a suivi l’intervention de l’armée d’occupation marocaine dans la zone démilitarisée près de Guerguerat (sud-est du territoire), le 13 novembre 2020.

    Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental exprime sa compréhension du sort du peuple sahraoui qui attend l’organisation d’un référendum d’autodétermination depuis 1966, lorsque l’ancienne puissance coloniale – le Royaume d’Espagne – a reçu un mandat de l’Assemblée générale des Nations Unies (rés. 2229 – XXI) pour déterminer les modalités d’organisation d’un tel référendum.

    En acceptant le plan de règlement présenté conjointement par le président de l’Organisation de l’Unité Africaine et le Secrétaire général des Nations Unies à la fin des années ‘80, le peuple sahraoui a véritablement cru que la communauté internationale lui donnerait la possibilité d’exercer librement son droit à l’autodétermination et à l’indépendance conformément aux principes de la Charte des Nations Unies et aux termes de la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale.

    Trente ans plus tard, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) n’ayant pas réussi à organiser le référendum d’autodétermination, la Puissance occupante a illégalement annexé la plus grande partie du territoire non autonome qu’elle occupe depuis les années ‘70.

    Au cours des 16 années de conflit et des 45 années d’occupation militaire illégale, la Puissance occupante a commis un large éventail de violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, qui ont un caractère systématique, inhérent à l’occupation illégale du territoire.

    Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental, notant que ces violations graves et systématiques du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire n’ont que trop insuffisamment documentées et exposées par les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies, et à la lumière de la reprise du conflit dans le Territoire non autonome,

    demande au Comité international de la Croix-Rouge de surveiller les violations persistantes des Conventions de Genève au Sahara occidental occupé ; de surveiller la situation des “prisonniers de guerre” ou “prisonniers de conscience” sahraouis, y compris ceux qui ont été arrêtés dans le territoire occupé après la rupture du cessez-le-feu ; et de prendre dûment en considération la mise en place de zones et de couloirs humanitaires en tant que de besoin ;

    demande au Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme d’envoyer une mission d’observation dans le territoire occupé et de présenter un rapport lors de la 46ème session du Conseil des droits de l’homme ; et de recommander au Conseil de sécurité d’élargir le mandat de la MINURSO pour y inclure la surveillance des droits de l’homme dans le territoire occupé ;

    Demande au Conseil des droits de l’homme d’accorder une attention particulière aux violations des droits de l’homme, en particulier du droit à l’autodétermination, résultant de l’occupation militaire marocaine du Sahara occidental, conformément au paragraphe opérationnel 5 de la résolution 74/140 de l’Assemblée générale des Nations unies ;

    Demande à toutes les procédures spéciales pertinentes d’accorder une attention particulière aux graves violations des droits de l’homme au Sahara occidental occupé qui pourraient se produire dans le contexte de la reprise du conflit au Sahara

    Le Groupe de soutien de Genève pour le Sahara occidental, notant les échecs successifs des Envoyés personnels du Secrétaire général pour permettre à la MINURSO de remplir son mandat, et soulignant que la perpétuation du statu quo ne fait que renforcer la position de la Puissance occupante,

    demande instamment au Secrétaire général des Nations Unies de s’impliquer davantage dans la situation qui se déroule au Sahara occidental et de nommer au plus tôt un nouvel Envoyé Personnel pour relancer le processus politique qui doit conduire à l’organisation et à la tenue d’un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui, conformément à la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux ;

    demande instamment au Conseil de sécurité des Nations unies d’attirer son attention sur la situation qui résulte de la reprise du conflit au Sahara occidental, en particulier en ce qui concerne la situation qui prévaut dans la région du Sahel.
    *******

    (*) Afrique du Sud – Algérie – Angola – Botswana – Cuba – Mozambique – Namibie –Nicaragua –Ouganda – Tanzanie – Timor Leste –Venezuela – Zimbabwe

    Source : PUSL, 2 déc 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Police,