PRES DE 30 PAYS INVESTISSENT ILLÉGALEMENT AU SAHARA OCCIDENTAL : L’Espagne et la France en tête de liste
Tag: pillage
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L'Espagne et la France en tête de liste des pays investissant illégaleement au Sahara Occidental
Bafouant toute légalité internationale, une trentaine de pays investissent illégalement dans les territoires sahraouis occupés dans différents secteurs d’activité, indique un nouveau rapport du Centre d’études et de documentation franco-sahraoui, Ahmed Baba Miské .L’Espagne est le pays qui investit le plus au Sahara occidental avec, en tout, 28 entreprises, suivie de la France (16) et l’Allemagne (15). Des entreprises originaires de lointains pays tels que le Bangladesh, Singapour ou la Nouvelle Zélande sont également présentes au Sahara occidental. La pêche et le transport maritime figurent en tête des secteurs dans lesquels les sociétés étrangères activent au Sahara occidental. Les firmes étrangères sont également présentes dans les secteurs des énergies conventionnelles et renouvelables, des mines, essentiellement dans l’extraction du phosphate, la construction, les finances et le sport. Le rapport indique, en outre, que près de quarante compagnies étrangères ont quitté le Sahara occidental dernièrement. La plupart d’entre elles, 19 compagnies, faisaient de l’extraction du phosphate, une dizaine travaillaient dans le secteur de l’énergie au moment où le reste des entreprises activaient dans les secteurs des finances, de la pêche, de la livraison maritime et des mines. Par ailleurs, le centre d’études signale que l’implantation des firmes étrangères dans les territoires sahraouis occupés « constitue des violations flagrantes du droit international et des crimes de colonisation puisque (les entreprises) n’ont obtenu le consentement ni de la population autochtone du Sahara occidental ni de son représentant unique, défini par l’ONU le Front Polisario ». Le rapport rappelle que « le Sahara occidental, depuis le départ de la puissance coloniale, l’Espagne en 1976, est classé par l’ONU comme territoire non autonome, et sans administration ». L’accord de Madrid ne prévoyait pas de transfert de souveraineté sur le territoire ni ne conférait à aucun des signataires le statut de puissance administrante, statut que l’Espagne ne pouvait d’ailleurs unilatéralement transférer ». Aussi, les jugements de la Cour de Justice de l’UE (Union européenne), et en particulier celui du 27 février 2018, ont affirmé et rappelé le » statut séparé et distinct » du Sahara occidental reconnu par l’ONU (de celui du Royaume du Maroc).La présence marocaine est une occupation militaire illégaleToutes ces décisions et avis juridiques viennent rappeler que ces décisions sont conformes à l’avis juridique de l’Union Africaine publié déjà en 2015, clarifiant le statut juridique de la République sahraouie et du Royaume du Maroc, et rappelant que la présence marocaine est une occupation militaire illégale et que, par conséquent, toutes les activités économiques, qu’elles soient menées par le Royaume du Maroc ou par un tiers, violent le droit international », explique le centre d’études. « Depuis les derniers avis de la Cour de justice de l’UE, un bon nombre de sociétés ont décidé de se conformer au droit international et ont cessé leurs activités dans la partie du Sahara occidental encore occupée par le Maroc. À noter, enfin, que depuis la violation du cessez-le-feu par le Maroc, le 13 novembre dernier, et la reprise de la guerre, la RASD a déclaré tout le territoire du Sahara occidental, zone de guerre (aussi bien sur terre, dans la mer, comme dans les airs). Ce qui devrait inciter plus de sociétés à reconsidérer leurs activités illégales au Sahara occidental », assurent les rédacteurs du texte. « La Charte des droits de l’État et des obligations économiques des Nations unies de 1974 stipule qu’aucun État n’a le droit de stimuler ou d’encourager tout investissement qui pourrait être un obstacle à la libération d’un territoire occupé par la force », note le rapport. Il ajoute que « la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples a également affirmé que « chaque peuple a le droit d’exister, chaque peuple a un droit absolu et inébranlable à l’autodétermination, et a le droit de déterminer librement son statut politique et d’assurer son développement économique et social comme il le veut volontairement ». La même charte stipule que « tous les peuples doivent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles. En cas de saisie, les personnes dont les biens ont été saisis ont le droit légitime de les récupérer et de recevoir une indemnisation appropriée », souligne le centre d’études.M. B.Le Courrier d’Algérie, 6 jan 2021Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Espagne #France #Pillage #Spoliation -
Charte pour une autre politique africaine de la France.
Nous, Citoyens français et Africains vivant en France, attachés au respect de l’égale dignité de tous les peuples, tenons à interpeller les différents candidats à l’élection présidentielle française au sujet de nos rapports avec le continent africain. Notre objectif à travers cette Charte est d’ouvrir un débat public sur autre politique africaine de la France et de placer chacun — candidats et électeurs — devant ses responsabilités. Cette Charte sera soumise aux différents candidats et en tant qu’électeurs notre choix — au moment de déposer notre bulletin dans l’urne — sera guidé par les réponses apportées par les uns et les autres aux engagements affirmés dans cette Charte.
Candidat à la Présidence de la République Française,
conscient que la Françafrique se situe aux antipodes des valeurs affichées par la France,
qu’elle a alimenté et entretenue la corruption, les régimes dictatoriaux ainsi que des guerres fratricides en Afrique;
JE M’ENGAGE :
1. A reformer en profondeur la politique africaine de la France afin de mettre un terme à la Françafrique
2. A œuvrer pour la mise en place d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique africaine de la France
3. A clarifier les prérogatives des différents acteurs impliqués dans les enjeux africains et à mettre un terme au fonctionnement des réseaux opaques et parallèles
4. A soumettre la coopération militaire française au contrôle parlementaire
5. A sortir les relations économiques franco-africaines de toute logique de patrimonialisation
6. A soumettre les entreprises françaises intervenant en Afrique au respect des normes sociales et environnementales
7. A œuvrer à l’instauration de règles commerciales et économiques internationales transparentes et équitables
8. A respecter le droit international, la souveraineté des États africains et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
9. A mettre en œuvre une politique migratoire respectueuse des droits de l’homme
Signataires à l’initiative de la Charte
Denis Pryen, éditeur ; David Gakunzi, écrivain ; Calixte Baniafouna, écrivain ; Arsène Bikoue, chercheur ; Stéphane Hessel, ambassadeur ; Dieudonné Gnammankou, historien; Armelle Riché, Harmattan ; Balufu Kanyinda, cinéaste ; Pierre Eboundit, pharmacien ; Michel Galy, politologue ; Albert Bourgi, Professeur des universités en droit public; Félix Atchadé, médecin ; Sophie Gondolle, enseignante ; Augusta Epanya, écrivain ; Thuy Tiên Ho, cinéaste ; Dominique Bangoura, enseignante ; Paul Sankara, documentaliste ; Dominique Nitoumbi, conseiller municipal — Portet-sur-Garonne; Diogène Senny, entrepreneur-formateur ; Isabelle Zenatti, sociologue ; Doudou Sidibé, enseignant ; Roger Gballou, écrivain ; Muepu Mwamba, écrivain ; Graziella Ruet, actrice ; Mathurin Mingni, président de l’Afda ; Ndendi Ekwalla, économiste urbain; Guy-Charles Tafeb, formateur ; Fréderic Poha , AMCF — jeunesse ; Dédé Oupoh, AMCF — jeunesse ; Obambe Gakosso, journaliste ; Alexis Zahoua, UNG ; Joanes Louis, doctorant ; Mohamed Camara, éditeur ; Amédée Akpane, directeur de projet ; Alain Toussaint, spécialiste communication politique Pamela Kazekare, journaliste; Popo Murigande, musicien ; Mavinga Tsafunenga, écrivain ; Alain Kassanda- Apkass, poète — musicien ; Gratien Rukindikiza, journaliste ; René Lyncée, directeur administratif et financier ; Abel Naki, cri panafricain ; Armelle Chatelier, historienne; Zap Krasso, spécialiste en communication; Ibo kenyatta, bibliothécaire; Evelyne Brener, documentariste; Sophie Ducrez, animatrice ; Daniel Nicolas, informaticien; Yera Dembelé, journaliste
Rejoignez cette initiative en envoyant votre signature à l’adresse email suivante : secretariat@irea-institut.org ou en retournant le coupon-réponse ci-dessous à l’adresse suivante: IREA (Institut de recherche et d’études africaines) 16 rue des écoles, 75005 Paris France
Oui, je rejoins cette initiative et demande aux candidats à la présidentielle 2012 de se prononcer sur les valeurs et engagements affirmés dans la Charte pour une autre politique africaine de la France
Nom _________________________________ Prénom : ______________________
Email :__________________________ Adresse : ___________________________
Code postal :_________________________________ Ville :_________________
Fonction ou organisation :_______________________________________________
SIGNATURE :
Contacts téléphoniques : 0622942990
0674885234
Site Web : www.irea-institut.
© pierreboundit – 13 février 2012.Tags : Afrique, Françafrique, France, Pillage, colonialisme,
#Tchad #Mali #Niger #Senegal #Cotedivoire #RDC #RCA #Congo #Gabon #Guinee
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Les soumis se portent bien, ils vous saluent !!!
JE NE SAIS PAS s’il existe une sorte de paradis ou de purgatoire où se retrouvent les serviteurs de
la France qui ont plus ou moins fricoté avec notre continent, mais je suis sûr que les devanciers des actuels françafricains doivent être fiers de leurs héritiers qui continuent à faire du très bon boulot. Il n’y a pas si longtemps, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso avait dit devant les caméras de TV5 et devant les micros d’Europe1 que son pays avait toujours défendu les intérêts de la France.
NOS ELITES POLITIQUES ne se gênent même plus au point de déclarer publiquement soit qu’ils ont besoin de la France (pour faire des dons de médicaments, pour des dons de bancs, etc.). Ce genre d’attitudes donne le bâton aux non-Africains qui sont convaincus de notre supposée paresse congénitale, pour nous battre encore de plus belle. Certains nous disent tous les jours que la Françafrique est une vue de l’esprit, que si nos États vont adhérer à des nébuleuses comme l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie), l’AIMF (Association internationale des maires francophones) etc., c’est qu’ils y gagnent. Je suis de ceux (et vous le savez très bien) qui estiment que non seulement nous n’avons rien à y faire, mais, bien au contraire, nous en sommes les dindons de la farce. Nous sommes les cocus de service. Pire encore, non seulement nous sommes cocus, mais en plus, nous payons la chambre. Nombre d’Africains ne veulent pas faire l’effort de comprendre que la relation que nos Etats entretient avec la France est une relation de maître à soumis (je reste poli). Ce n’est pas un partenariat. Dans un partenariat, à défaut de trouver un équilibre à 50-50, on essaie d’y tendre. Mais ce lien incestueux que nous entretenons nous est tellement défavorable que le rapport serait peut-être de 1 à 9. Et encore, je suis sans doute trop gentil à ce niveau. La France, il y a plus de 50 ans, voyant bien que le monde changeait, a fait semblant d’accepter que ses satellites accèdent à la souveraineté internationale. Mais les officiels français chargés de négocier cet important virage étaient très malins et ils ont pris le soin de préparer uns système dans lequel nos représentants, pour la plupart sont pris comme dans un filet dont nous avons du mal à sortir. Chaque fois que la France veut faire voter un texte au Conseil d’Insécurité des nations Désunies, elle sait qu’elle peut compter sur ses valets soumis qui, on le voit bien se retrouvent seulement en Afrique et nulle part ailleurs. Nos amis d’Asie, qui ont gagné leur indépendance dans le sang savent ce que liberté veut dire. Ils ne suivent pas aveuglément Paris.
LE FMI N’A JAMAIS été mon verre de ntsamba et ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer. Voilà que le Congo vient encore montrer à la face du monde qu’il suit la France comme un toutou suivrait son maître en déclarant soutenir officiellement la candidature de Mme Christine Lagarde au poste de DG du FMI, en remplacement du trop indélicat Dominique Strauss-Kahn (qui a d’autres comptes plus brûlants à régler en ce moment). S’il est vrai qu’un accord tacite existe entre les USA et l’Europe pour que ce poste soit dévolu à un Européen, dans les textes, rien par contre ne dit que cela doit se faire ainsi. Au moment où le centre de gravité du monde ne cesse de se déplacer vers l’Asie, le Congo (et d’autres soumis à la France, gageons-le) préfèrent aller à contre-courant de l’histoire et servir leurs maîtres comme hier. Je vais vous faire rire (ou pleurer, c’est selon), mais dans les réformes proposées par Dominique Strauss-Kahn, il était prévu que le poids des « petits pays » augmentent. Vous savez quels pays, jusqu’à il y a environ 8 mois s’y opposaient? Le Gabon et le Cameroun. Comme par enchantement, deux pays du pré carré français! Je vous le dis, au bal des insoumis, nos pays vont rester longtemps assis!
Obambé GAKOSSO, May 2011©Source : Obambé GAKOSSO
Tags : Afrique, France, françafrique, spoliation, pillage, exploitation, esclavage,
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Comment l’Afrique perçoit la France, d’après le Quai d’Orsay
Un rapport du Quai d’Orsay – révélé par Le Monde – fondé sur une synthèse des télégrammes de 42 ambassadeurs français en Afrique souligne l’inconfort de la position française en Afrique. Aussi dur de sortir de la « Françafrique » que de s’y cramponner.
Par Said Djaafer, Alger
C’est un rapport commandé par le Quai d’Orsay après le discours controversé du président Nicolas Sarkozy à Dakar, en juillet 2007, dans lequel il convoquait un lexique et des référents surannés pour dresser le portrait d’une Afrique, hors de l’histoire, enfermée dans « l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles ». La conclusion du rapport est simple : la France perd pied en Afrique, son image se dégrade fortement et « oscille entre attirance et répulsion (…) au gré du soutien politique, ou des interventions, militaires notamment ». Le soutien à des chefs d’Etats africains inamovibles et la présence de bases militaires françaises accrédite, chez les Africains, l’image d’une France agissant pour des « gouvernements iniques et pour des causes opaques ». Prenant acte de l’émergence de nouveaux acteurs en Afrique (Chine, Inde, Brésil, Etats-Unis…), le rapport note que la « France n’est plus la référence unique ni même primordiale en Afrique ».
L’idée d’une France vorace persiste
Paris a tenté ces derniers mois de rattraper les effets du discours de Dakar. Très inspiré des vieilles thèses ethnocentristes de Hegel sur l’Afrique, il avait suscité la surprise indignée des élites africaines. Quelques mois plus tard, en février, au Cap, le président français entamait une correction de tir en annonçant une renégociation des accords de défense en vigueur entre la France et certains Etats africains et, surtout, en présentant les rapports « équilibrés, transparents et décomplexés » avec l’Afrique du Sud comme un modèle devant inspirer « la relation nouvelle entre la France et l’Afrique ». Depuis, il y a eu ce qu’un diplomate français appelle les « dégâts durables » infligés à l’image de la France par l’affaire de l’Arche de Zoé, association qui avait tenté de faire sortir illégalement du Tchad des enfants présentés comme des réfugiés du Darfour. Du coté des Africains, des jeunes notamment, le rapport montre que l’idée d’une France vorace qui pille les ressources naturelles reste prégnante alors que, selon les diplomates, les principaux intérêts économiques français se trouvent en Afrique anglophone. Ce déplacement des intérêts français vers l’Afrique anglophone est ainsi expliqué par les chiffres : la moitié des échanges français avec le continent se fait avec l’Afrique du Sud et le Nigeria et, plus globalement, l’Afrique subsaharienne n’entre plus que pour 0,5% du commerce extérieur de la France contre 40% en 1957.
Les idéalistes sont réalistes
Que dire de ces chiffres quand on les croise avec le « désamour » des africains, francophones principalement, avec la France ? Que l’entretien de la Françafrique n’a aucune justification économique, alors qu’elle est la source d’une forte nuisance pour l’image de la France. Il est vrai que l’économie officielle est une chose et que les bénéfices des réseaux en sont une autre. Il est également vrai que la diplomatie française bénéficie d’un apport de voix « automatiques » très utile lors des débats onusiens. Mais ces justifications ont clairement perdu de leur pertinence, depuis la chute du mur de Berlin. Du coup, les « idéalistes » qui, en France, appellent à la rupture et à l’enterrement de la Françafrique pourraient faire valoir des arguments très réalistes pour défendre l’option du changement. Ils peuvent faire valoir, par exemple, qu’il est beaucoup moins risqué de fâcher le Gabon que de déplaire à la Chine.Source : ALLIANCE pour la DEMOCRATIE et le PROGRES, 10 mai 2008
Tags : France, Afrique, françafrique, colonisation, spoliation, pillage, bases militaires,
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Qu’est-ce qui fait la différence entre pays francophones et anglophones en Afrique?
Etant donné que le putsch militaire visant à prendre le pouvoir semble être décrié en Afrique, la Françafrique continuera d’user de la fraude électorale en vue d’installer ou maintenir ses marionnettes sur le trône. C’est pourquoi l’inestimable et génial Coluche indiqua pour l’éternité : “Si votait changeait quelque chose, il y a longtemps que à serait interdit”. Qui a la capacité d’affirmer le contraire?
L’inconscience étendue, la lâcheté active, l’antipatriotisme et l’adiaphorie sont les fondements permettant à la France de ne jamais permettre à ses sous-états bananiers d’Afrique à jouir véritablement de la liberté, de la justice ainsi que de la prospérité.
Il est illusoire de de percevoir un autre horizons que celui bâti sur la terreur d’Etat, le mensonge et les crimes sans punition. Pour l’immense majorité des naïfs, le bilan global plus que catastrophique depuis 1960 suffirait-il à les faire prendre conscience du moins?
Durant cette intemporalité, la question majeure subsistera : Pour quelle raison précise aucun protectorat françafricain sombrant sous la régence de l’hideux colonialisme français n’ait avancé à l’instar des nations anglophones et autres de la planète?
Le jour lointain où nous arriverons à connaître la réponse exacte, un autre chemin sera possible
Ali Muhammad Diallo, Tchad
TwitterTags : Afrique, Françafrique, France, colonialisme, colonisation, spoliation, pillage, corruption,
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Sahara Occidental : Une caravane de civils sahraouis se dirige vers El Guergarat
Une caravane de protestation avec des centaines de Sahraouis se dirige des camps de réfugiés, des territoires libérés et de la Mauritanie vers la brèche illégale d’El Guergarat, rapporté lundi le site Por un Sahara libre.
“Après des années de protestations du Front Polisario et de la population sahraouie contre la brèche illégale que le Maroc a ouvert entre les territoires occupés et libérés d’El Guergerat et qui fonctionne comme un couloir pour le trafic de drogue, la traite des êtres humains et le soutien au pillage des ressources naturelles sahraouies, et sans aucune action des Nations Unies, le peuple sahraoui a décidé de réaliser cette caravane”, indique la même source.
Selon ce site sahraoui, “la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Sahara occidental), qui doit surveiller le respect du cessez-le-feu, en plus de tenir le référendum, n’agit pas contre cette ouverture illégale comme c’est son devoir”.
“Les Sahraouis ont maintenant décidé de lancer une méga caravane de protestation composée d’hommes et de femmes civils qui, en route vers El Guergarat, remettent des lettres de protestation à la MINURSO”, a-t-il ajouté.
Une action qui met en lumière la position de la population sahraouie, qui a totalement perdu confiance dans un processus politique et dans la communauté internationale.
La population sahraouie des territoires occupés a connu ces derniers mois une recrudescence de la répression brutale des occupants marocains et de graves représailles contre les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines.
Au cours des 12 et 14 dernières réunions du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental ont eu lieu, qui, le 24 octobre, devra se prononcer sur la prorogation du mandat de la MINURSO.
S’il n’y a pas de changement radical dans la position du Conseil de sécurité et que des mesures pratiques sont prises pour protéger la population sahraouie, la fermeture de la brèche illégale et la programmation du référendum, les sahraouis sont prêts à rompre avec le processus politique après 29 des années de résistance non violente et une offensive croissante de l’occupant marocain.
“La communauté internationale ne peut pas s’attendre à ce que tout un peuple continue d’être victime d’un génocide silencieux et lent et avec la complicité des Nations Unies, dont l’inaction a contribué au renforcement de l’occupation illégale marocaine et du statu quo”, conclue-t-il.
Pour un Sahara libre, 19 oct 2020
Tags: Sahara occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarat, pillage, ONU, MINURSO, -
La françafrique : le nouveau visage de l’impérialisme et ses conséquences sur les rapports nord/sud.
Afrique, (Etudiantcongolais.com)- Bon nombre d’africains avaient cru en Nicolas Sarkozy, sur la rupture des relations franco-africaines, héritées de Jacques Chirac. Aujourd’hui, de la Françafrique à la Mafiafrique, les soutiens apportés aux dictateurs africains deviennent de plus en plus clairs, réels et indiscutables. Les enjeux de ces soutiens sont connus : des intérêts financiers des entreprises multinationales en collision avec la protection ou le soutien international des dictatures du sud, par les Etats occidentaux, au détriment des peuples. Une nouvelle forme d’impérialisme, de mode opératoire, parfois, déstabilisant et déstructurant dans les pays du sud, Nous allons voir ensemble, le fonctionnement de l’impérialisme dans sa sociologie politique actuelle et les dangers que présentent ses soutiens.
1) L’IMPERIALISME DANS SES NOUVELLES FORMES :
Pendant la période de la guerre froide, 2 blocs s’affrontaient, les Etats occidentaux soutenaient officiellement, les dictatures du sud, sous les excuses qu’elles ne basculent pas dans l’autre bloc, en même temps, l’impérialisme d’Etat (ou néo-colonisation), imposait les rapports interétatiques à sa guise pour l’accumulation des capitaux, par le capitalisme des Etats. La chute du mur de Berlin consacre la victoire du capitalisme et du monde démocratique, la démocratie devient, dès lors, la bonne gouvernance et le capitalisme associé à la mondialisation comme déréglementation que doit respecter les Etats. Le capitalisme échappe aux Etats et l’impérialisme subit de mutation et d’adaptation, il devient, dès lors, la pratiques des firmes transnationales.
L’impérialisme actuel conserve son identité d’antan, celle de dominer et d’opprimer les peuples et les nations, par sa structure, il continue à respecter la tradition sur l’accumulation mondiale des capitaux. Les marchés globaux ont rendu la concurrence plus gigantesque dans l’économie mondiale, les entreprises se regroupent pour constituer de grandes firmes multinationales, mais ces firmes transnationales, malgré leurs portés et le niveau international de leurs opérations, voire de leurs activités, gardent, néanmoins, une sorte de base nationale ou d’un label national d’un pays. Dans ces conditions par exemple, on peut constater que l’ancien groupe pétrolier ELF ACQUITAINE portait, majoritairement des capitaux américains, mais le label reste français et la politique économique de la multinationale par l’Elysée était conservée.
Afin de conduire une concurrence plus agressive, il est naturel que les multinationales appèlent au soutien de leurs gouvernements, soit des Etats où l’entreprise représente le label. Ce label, dans le cas de multinationale superpuissante, contribue à l’image de son pays. C’est pourquoi, conscient de la globalisation et ses conséquences, les Etats n’hésitent pas à participer à aider leurs multinationales, qui, par ailleurs, contribuent, directement, aux entrées fiscales importantes des Etats.
Ces aides offrent un choix de plusieurs possibilités : Subvention, politique fiscale, politique d’ajustement structurel, politique de protection, politique d’expansion. Ces aides peuvent avoir des conséquences redoutables, surtout lorsque la politique s’y mêle, en occident, des expressions couramment utilisées, précisent : « Nous avons des intérêts, nous protégeons nos intérêts, nous défendons nos intérêts ».
Depuis les années 80, les américains ont réussit à imposer dans le monde, la mondialisation : la dérégulation des marchés et des finances, dans ces conditions, les Etats doivent être, normalement, éloignés des initiatives des entreprises tant qu’elles ne sont pas illicites. La réalité étant différente, les Etats ont un grand intérêt économique et financier de s’en approcher, sans les déstructurer.
Cette approche de l’Etat et des entreprises, est fortement liée, par les intérêts croisés entre le capitalisme et la politique, d’où la naissance de cette nouvelle forme de l’impérialisme. Cette approche présente de conséquences dans certains pays du sud, en effet, l’effet ricoché de l’approche est le développement de la puissance du capitalisme, qui contrôle , non seulement la vie économique, mais également, la vie politique de certains Etats crapuleux, les conséquences induites par l’impérialisme sont : les guerres civiles, les coup d’état, les pillages économiques, l’enrichissement des multinationales aux dépends des locaux et soutiens des dictateurs par les attitudes croisées entre les Etats et les multinationales. En conséquence, les firmes transnationales deviennent les services secrets de leurs pays d’origine, dans ces cas, le groupe pétrolier TOTAL FINA ELF est l’œil des services secrets français et de l’Elysée dans les pays du sud.
Cette constante des paramètres fondamentaux de l’impérialisme est vue de manière différente, selon qu’on soit du sud ou du nord. Dans nos Etats du sud, cette pratique impérialiste est vécue comme du racisme, du fascisme par exemple, alors que dans le nord, elle est vécue comme émanation de la démocratie et de la globalisation, pour lesquelles c’est un luxe pour les africains.
2) L’IMPERIALISME DANS SES SOUTIENS CRAPULEUX :
Comme nous l’avons signalé plus haut, l’approche entre les Etats et leurs multinationales renferme des intérêts croisés et a produit une nouvelle forme de l’impérialisme, d’où des stratégies parfois communes ou parfois complémentaires.
Les états des Nations riches mènent des campagnes, particulièrement, manipulatrices, par des représentations des pouvoirs africains, avec des qualificatifs nobles, comme manière de créer ou de renforcer de légendes, on peut tour à tour retenir des titres ronflants, répétés en occident, destinés aux Chef d’état crapuleux [1] :
• Père des indépendances
• Dirigeant populaire
• Doyen des Chefs d’état
• Sage dirigeant
• Homme de Progrès
• Homme des masses
• Le père de la Nation etc.……
Ces représentations de formes variées, sont des pratiques codifiées, du système de communication, destinées à être adresser aux populations africaines, de telle manière à susciter un renforcement de légitimité locale. Pendant ce temps, les dictateurs africains en quête de légitimation populaire, sont fiers de ces étiquettes qui sont conforme à leurs culte de personnalité et qui renforcent leurs images.
Il faut, évidemment, rappeler les soutiens militaires qu’apportent l’armée française en Afrique. Officiellement, les base militaires françaises ont été installées dans certains pays, pour respecter les accords de défense, mais de quels accords de défense s’agit-il ? Ceux d’intervenir manu militari, lorsqu’une dictature se trouve en état de soubresaut ou lorsqu’un pays est agresser de l’extérieur ? Ainsi la France était venue aux secours des régimes anti-démocratiques. Dans leurs conditionnements, les occidentaux sont convaincus, que la démocratie est un luxe pour l’Afrique et que c’est un dictature conduite par un homme fort produit la paix. Une image erronée qui profite bien aux mafieux de l’Elysée et aux Mafieux africains.
Au moment des indépendances, la France avait installé au pouvoirs en Afrique, des dirigeants à sa convenance politique, les intérêts du capitalisme d’état sont conservés, sous l’œil veillant de l’impérialisme. Après la chute du mur de Berlin, Monsieur François Mitterrand, Président de la France accepte le principe populaire des peuples africains sur la démocratie, les présidents élus, démocratiquement, en Afrique vont être défaits avec la complicité des transnationales et de la France, de manière à ce que soient installés les potentats pour la France, ainsi au Congo-Brazzaville : le dictateur Sassou N’Guesso, au Tchad : le dictateur Idriss Deby, au Centrafrique : le dictateur Bozizé vont revenir au pouvoir au moyen de coup d’état sanglant, ayant occasionné de guerres civiles.
En règle générale, ces dictateurs ne parviennent pas à obtenir, dans les consciences populaires, la légitimité locale, on assistera, surtout, aux interactions transnationales pour les enjeux, agissant pour le profit et pour le pouvoir, ceci, bien évidemment, aux dépends des peuples :
• Au blocage des processus démocratiques
• Aux violence comme moyen d’intimidation et de soumission
• A la criminalité économique organisée autour d’un Clan
Avec l’absence de l’illégitimité locale, voire internationale selon les cas de figure, la Communauté internationale assiste dans un premier temps à l’isolement des Chefs d’état qui violent les principes de la civilisation des droits de l’homme, mais plus tard, sur le principe des intérêts financiers transnationaux, en occident, on brise l’isolement politique et on construit la légitimité des pouvoirs crapuleux, c’est ainsi que le dictateur congolais Sassou N’Guesso serait invité au 5ème forum mondial du développement durable au sénat français, alors qu’il est sous le collimateur des juridiction à compétence universelle sur les crimes contre humanitaires et l’instigateur du pillage du pétrole et de la destruction de la biodiversité dans son pays.
Comme dans ces types d’alliance, les Chef d’états amis sont toujours bien protégés contre la grogne populaire, La France prête l’argent pour subvenir aux salaires, la grogne se calme, les affaires peuvent se poursuivre avec quiétude. Les multinationales ne dérogent pas à cette règle, elles portent assistance financière par prêt aux Etats amis, qui hypothèquent les futurs exploitations minières ou pétrolières. Le transfert de l’argent illicite est assuré par la banque FIBA, tandis que la banque BNP assure son blanchissement.
Le danger d’un tel soutient, est la négation à l’alternance, l’encouragement aux fraudes électorales, l’incitation à une démocratie d’imposture, à l’installation durable de la dictature au détriment des droits de l’homme, chers à la communauté internationale.
En revanche, lorsqu’un Chef d’état africain n’intègre pas ce processus, la France adopte de stratégies économiques et sociales différentes, l’aide financière est plus réduite (c’était le cas de la Guinée Konakry de la période du Président Sékou Touré), on opte pour le chantage, les intimidations profitants des divisions ethniques internes, pour soutenir un groupe ethnique pour le pouvoir. Aussi, une déstabilisation médiatique respecte le rituel, dont les qualificatifs sont le plus souvent :
• homme dangereux
• Le dictateur
• L’homme fort etc.……
3) REFLEXION ET ANALYSE SUR LES DANGERS DE L’IMPERIALISME, DANS SES RAPPORTS NORD/SUD :Les relations internationales et commerciales renvoient, aux interactions entre Etats, qui définissent leurs rapport bilatéraux ou multilatéraux. Ensuite, viennent se greffer aux Etats, de relations transnationales, dont les individus et les sociétés deviennent des sujets de la politique de la cité. Face au progrès et à la révolution de l’Internet, le monde devient de plus en plus étroit et il se constitue un autre type de relations transnationales, cette fois-ci, par des interactions entre les individus et les sociétés du monde. Cette démultiplication des relations transnationales, qui se construit sur l’espace mondiale peut constituer de groupes transnationaux, qui échapperont au contrôle des Etats, en exemple le terrorisme islamique.
C’est pourquoi, si l’on ne prend garde, les rapports Nord/Sud actuels, seront de nouvelles menaces contre la paix, tant que les pays riches du nord continueront à soutenir les dictatures africaines et la persistance du déséquilibre Nord/Sud. En effet, ces rapports qui n’échappent pas aux relations transnationales entre Etats, n’échapperont pas non plus aux relations transnationales entre les individus et les sociétés. Ces menaces sont de deux visages : Pression de flux d’immigration économique spontanée, massive avec son cortège de mafia multiforme d’une part & d’autre part, Affrontement de guérilléros ou de terroristes du sud, crises sociales dans certaines agglomérations des pays riches et vengeance contre les résidents et touristes occidentaux dans le sud.
Et pourtant, le candidat Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle de 1997, nous avais promis « la rupture de la politique de la France ». Nicolas Sarkozy, le jour de sa victoire présidentielle avait prononcée : « Je serai aux côtés des femmes bulgares emprisonnées en Libye, je serai au côté de toutes les femmes du monde maltraitées, je serai au côté de tous les peuples opprimés ».
Lorsqu’il était encore Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, affirmait au sujet de l’Afrique : « qu’il voulait la débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autres mandats que celui qu’ils s’inventent. » et il continu : « le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur des circuits officieux, qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés. » et promettait en cas d’arriver à l’Elysée : « de cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures. »
Le constat que nous pouvons faire aujourd’hui, le « real politik » l’a remporté sur « la démocratie », sur « les droits de l’homme », sur « les femmes maltraitées dans le monde (en pays du golfe par exemple) » et sur « les peuples opprimés dans le monde (le Cabinda et la Casamance par exemple) », les Nations riches comme la France, sont plus soucieuses de conserver les intérêts économiques, que leurs apportent leurs firmes transnationales : Le discours du candidat Nicolas Sarkozy n’était qu’un leurre.
Pour apporter des propositions sur la problématique de la nouvelle forme de l’impérialisme, seule une politique volontariste de la Communauté internationale, en liaison avec les juridictions de compétence universelle, d’engager : La lutte internationale contre la criminalité économique internationale [2], contre la corruption internationale et contre les blanchissements de l’argent par les Etats voyous et les firmes transnationales dans les paradis fiscaux.
4) CONCLUSIONAinsi développer, de façon simple et synthétique, la nouvelle forme de l’impérialisme adaptée à la mondialisation. La démocratie est une notion universelle, la mondialisation est une notion universelle, les Etats africains devraient pouvoir les intégrer sans problème, pour refuser les images, que la démocratie est un luxe, que la mondialisation est un luxe.
Je n’exclue pas les catastrophes qu’entraîne la mondialisation, la question centrale est de savoir, si l’ordre ancien qui était plein de réglementations différentes selon les Etats, où le protectionnisme et les surtout les énormes subventions des activités de pays riches, qui faussaient, largement, la concurrence des Etats faibles, étaient plus bénéfiques pour l’Afrique ?
La mondialisation est une réalité transnationale, le nouvel impérialisme trouve son passage en Afrique, non pas à cause de la mondialisation, mais, en réalité, à cause des faiblesses, à l’intérieur des Etats africains, telle : la division, le tribalisme les frustrations entre communautés ethniques, le manque de démocratie véritable etc.… font que nos Etats peuvent être, facilement, manipulés et désintégrés par l’impérialisme [3]. Le fédéralisme est le système qui répond mieux à ce genre des situations.Depuis le 07 décembre 2007, se déroule à Lisbonne (Portugal) la 2ème rencontre Europe-Afrique, qui jettera de nouvelles bases de coopération et de développement, au moment où, la Chine semble s’installer durablement en Afrique, ce futur partenariat ne servira qu’à l’Europe, de combattre l’influence de la Chine sur le sol africain, ce futur partenariat ne pèsera pas contre la dictature, contre la mauvaise gouvernance, contre les peuples et les communautés opprimés. L’avenir du Continent africain reste entre les mains des combattants africains qui luttent, pour les libertés, pour le droit, pour les respect des communautés, enfin, pour les jeux équitables de la démocratie.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 14 novembre 2007
Source : http://africdossier.oldiblog.com
Note :
[1] Vous pouvez lire Gervais M’Boumba dans : http://congobrazzavilleregimedictatorial.blogspot.com rubrique : « Politique » et le Titre : « Est ce la fin des titres de doyen des Chefs d’états africains ? ».
[2] Vous pouvez me lire dans : http://africdossier.oldiblog.com rubrique : « Politique » et le Titre : « L’Union Africaine (UA) devrait exiger des Nations Unies, la déclaration de crimes économiques et de délit de pillage ».
[3] Vous pouvez visualiser le reportage sur l’ancien Président centrafricain, Jean-Bedel Bokassa, concernant les relations transnationales entre la France et la Centrafrique, sur : http://video.google.fr/videoplay?docid=-9118969407996865861Source : Alliance pour la démocratie et le progrès
Tags : Afrique, France, françafrique, dictature, dictateurs, despotisme, pillage, corruption,
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Gouvernance : Argent planqué des présidents africains
20 milliards de dollars sur des comptes bancaires suisses – Alors que plusieurs pays du Sud sont le théâtre des «émeutes de la faim» qui s’amplifient, la question de la restitution des biens mal acquis de potentats africains se pose avec une nouvelle acuité. Des centaines de millions de dollars liés aux biens mal acquis par des dictateurs resteraient bloqués en Suisse. Leur restitution directe pourrait servir à l’aide alimentaire d’urgence.
Entre 100 et 180 milliards de dollars: ce serait la somme des magots détournés par des dictateurs ces dernières décennies. S’il fallait aussi tenir compte des détournements opérés par leurs proches, les chiffres dépasseraient 1000milliards, selon une estimation de Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI).
Où s’envole tout cet argent spolié aux populations locales principalement des pays du Sud, toujours «en développement»? En grande partie, vers les paradis fiscaux et des Etats qui soutiennent ces régimes corrompus. En France, par exemple, où des potentats africains comme Bokassa ou Eyadéma profitaient d’appuis politiques et d’amitiés en très haut lieu. En Suisse également, comme le montre un document de travail du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) qui a servi de base à une plainte collective déposée à Paris concernant les «biens mal acquis» (lire ci-dessous).
Le phénomène n’est pas nouveau. En Suisse, les affaires se sont succédées, défrayant la chronique: fonds Montesinos (Pérou), Marcos (Philippines), Mobutu (ex-Zaïre), Abacha (Nigeria)… Plus récemment, Hussein (Irak), Salinas (Mexique) ou Duvalier (Haïti): plus de 7 millions de dollars qui restent bloqués en Suisse malgré l’approche de la date butoir (31 août 2008), tandis que le pays est lui aussi, comme le Cameroun, secoué par les «émeutes de la faim»…
Au total, plus d’un milliard se trouverait toujours bloqué dans nos coffres, dans l’attente d’une décision judiciaire définitive. Qu’en est-il de tout ce patrimoine? Même en se concentrant sur la seule Afrique subsaharienne, la liste est édifiante. La disproportion entre les sommes recherchées et les sommes rendues, aussi. Le cas Abacha semble une exception.
Les miettes de Mobutu
Quatre à cinq milliards de dollars: c’était la fortune attribuée à Mobutu. Elle aurait pour une bonne moitié été planquée en Suisse. Seuls trois millions ont effectivement été restitués au nouveau gouvernement de Kinshasa, au terme d’une longue procédure. Et la villa de Mobutu à Savigny (Vaud), mise en vente. «Environ 8 millions de francs suisses restent gelés, montant confirmé par les autorités suisses à notre demande», nous précise à Bâle Max Mader, d’Action place financière suisse. Il souligne que le délai est fixé à fin 2008 pour la restitution de cette somme.
Pour le Mali, la Suisse a certes rendu 2,4 millions de dollars du dirigeant Moussa Traoré (chassé du pouvoir en 1991). C’est bien peu: sa fortune était estimée à un ou deux milliards, provenant en partie de centaines de kilos d’or enfouis dans des caisses métalliques et expédiées en Suisse. Pour la Côte d’Ivoire sous Houphouët-Boigny, qui avait une belle propriété à Cologny, la pêche au trésor en Suisse serait encore plus fabuleuse, a en jugé par la liste établie par le CCFD (voir ci-dessous).
Charles Taylor et ses diamants
Voyons le sinistre Charles Taylor (Liberia, 1989-1996), inculpé pour crimes de guerre et jugé en ce moment devant le Tribunal spécial des Nations unies pour la Sierra Leone (TSSL) à La Haye: sur les trois milliards amassés sur la vente, entre autres, de diamants du sang, de trafic d’armes et de bois tropicaux, seuls 2,1 millions ont été bloqués en Suisse…
Là aussi, des experts s’interrogent: on sait pourtant qu’en 2002, «25% des fonds en provenance d’Afrique et déposés dans les banques suisses étaient libériens. Monrovia y disposait ainsi de 3,8 milliards de dollars (placements faits par le gouvernement et fonds détournés). Une somme supérieure à celle placée par l’Afrique du Sud (2,4 milliards de dollars) ou le Nigeria (900 millions de dollars), selon les estimations de la Banque nationale suisse», explique Anne Kappès-Grangé, journaliste à la rubrique économique de Jeune Afrique.
Le Kenya engage des enquêteurs
Autre procédure actuellement en cours au niveau international: celle concernant les fonds d’Arap Moi (Kenya, 1978 et 2002, despote notoire dont la fortune était estimée à 3 milliards de dollars, qui a inspiré le célèbre romancier John Le Carré). Dès 2003, le nouveau gouvernement kenyan a fait appel à un cabinet d’enquêteurs américains, Kroll Associates, spécialistes des affaires de restitution d’avoirs illicites, pour retrouver le magot volé. «On retrouva des comptes bancaires d’Arap Moi à la Citibank et à l’Union bancaire privée en Suisse», note le rapport du CCFD. Interrogé sur ce cas à Berne, le porte-parole de l’Office fédéral de justice, Folco Galli, répond que pour Arap Moi, «rien n’est bloqué en Suisse».
L’enquête de Kroll retrace pourtant la fortune exfiltrée vers une trentaine de pays –dont plusieurs centaines de millions vers la Suisse, via une dizaine d’établissements bancaires, dont certains situés à Genève. Un des principaux intermédiaires de cette époque: Gabriel Moussa Katri, aussi branché sur des réseaux nigérians. Il est alors décrit par les chargés d’investigation comme «l’un des plus importants blanchisseurs d’argent à Genève».
A ce jour, «seul le Royaume-Uni a ordonné en 2005 le gel de près d’un milliard de dollars volés dans les caisses de la Banque centrale du Kenya et transférés sur des comptes bancaires en Grande-Bretagne», poursuit le CCFD.
Togo: tel père, tel fils ?
Faute d’informations, le rapport du CCFD «sèche» aussi sur la fortune exfiltrée des anciens potentats africains qui ne font l’objet d’aucune procédure en cours, mais qui posent problème. «De forts soupçons existent sur des biens mal acquis au Tchad, Togo, Centrafrique, Cameroun…». Après 38 ans de règne et une fortune familiale estimée à quatre milliards de dollars, une enquête aurait pu être ouverte pour récupérer les comptes en Suisse et au Liechtenstein du général Gnassingbé Eyadéma (Togo).
Hélas, c’est un de ses fils qui lui a succédé au pouvoir, en avril 2005.I
Note : «Biens mal acquis… profitent trop souvent. La fortune des dictateurs et les complaisances occidentales», document de travail, direction des études et du plaidoyer, CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement), Paris, mars 2007. Sur les biens mal acquis en Suisse, voir aussi l’ouvrage collectif de Dominique Froidevaux, Bernard Bertossa, Sébastien Guex, Edouard Dommen, Gérard Perroulaz et Gertrud Ochsner, La Suisse dans la constellation des paradis fiscaux, éditions d’En bas/COTMEC, Lausanne, 2002.
Sur plus d’un milliard placé en Suisse, les trois quarts ont été restitués. 7 millions sont toujours bloqués aujourd’hui, nous informe à Berne l’Office fédéral de justice.
Une vue aérienne de son ancienne demeure est disponible sur le site: www.swisscastles.ch.
Pour un apercu, lire: Xan Rice, «The looting of Kenya. Leak of secret report exposes corrupt web», The Guardian, 31 août 2007.
La France donne des idées à la Suisse
En portant plainte en mars 2007 pour «recel de détournement d’argent public » contre plusieurs chefs d’Etat africains et leurs familles, qui auraient acquis en France des biens immobiliers grâce à des détournements d’argent public dans leur pays, les associations Survie, Sherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora entendent dénoncer «un scandale qui n’a que trop duré». Leur action s’inscrit «dans un vaste mouvement international de plaidoyer impulsé notamment par des ONG et d es juristes, pour la saisie et la restitution de ces biens et avoirs mal-acquis», comme l’explique à Paris un porte-parole de Survie.
Les biens des dirigeants africains Omar Bongo (au pouvoir au Gabon depuis 41 ans) et Denis Sassou Nguesso (revenu au pouvoir au Congo-Brazzaville après avoir ordonné une répression meurtrière en 1997, qui s’est poursuivie les années suivantes) sont particulièrement visés par la plainte, la première du genre en France à concerner des despotes encore en exercice.
Après analyse du dossier, le Parquet de Paris annonce le 18 juin l’ouverture d’une enquête préliminaire, confiée à l’Office central de répression de la grande délinquance financière. Depuis, cette enquête «a permis de confirmer intégralement l’ensemble des informations communiquées s’agissant du patrimoine immobilier acquis et utilisé par Denis Sassou Nguesso et Omar Bongo ainsi que par leurs familles», notent les ONG.
Le 23 novembre 2007, la plainte est classée sans suite, «en raison notamment du fait que les infractions dénoncées ne seraient pas suffisamment caractérisées». Une décision «consternante», selon les associations, qui ne vont pas en rester là. Avec une dizaine d’autres ONG, dont Global Witness et les sections françaises d’Oxfam, Secours catholique Caritas et Transparence International, elles ont lancé en décembre 2007 une pétition pour réclamer la restitution des biens mal acquis des dictateurs aux populations spoliées.
Le 10 avril dernier était encore organisée à Paris la «saisie symbolique» d’un hôtel particulier de la famille Bongo. Situé rue de la Baume, dans le 8ème arrondissement, ce bien immobilier vaut la bagatelle 18 million d’euros. L’action a été initiée par la Cellule françafrique, réseau dénonçant le soutien actif de la France à des potentats africains, en présence d’Odile Biyidi, présidente de Survie et de Marc Ona Essangui, de la société civile gabonaise.
La Suisse est un lieu de séjour un lieu de séjour privilégié pour des potentats vieillissants qui souhaitent poursuivre leurs affaires au calme. Outre le secret bancaire et les connexions avec de nombreuses filiales de banques suisses établies dans les Caraïbes, certains en profitent pour se refaire une santé à la fameuse clinique privée de Genolier, surnommée «la clinique des chefs d’Etat africains», qui dispose même d’une suite présidentielle. Genève leur donne garantit aussi un accès aux organisations internationales.
C’est aussi à Genève, une des capitales du trading pétrolier et du commerce de cacao, qu’est établi le siège pour l’Afrique et le Moyen-Orient de beaucoup de multinationales anglo-saxonnes. C’est à Crans-Montana qui se tient en été un forum économique, sorte de «mini-Davos» dédié à l’Afrique et aux «pays émergents»…
Au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), on se veut rassurant: «La Suisse a un intérêt fondamental à ce que ces valeurs patrimoniales d’origine criminelle ne soient pas investies dans la place financière suisse. Elle s’est donc dotée d’un arsenal de lois et de procédures pour réprimer le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la corruption, grâce auquel elle peut lutter efficacement contre la criminalité financière des potentats».
A Genève, l’avocat François Membrez se montre très sceptique: «les dispositions suisses en matière de lutte contre le blanchiment sont insuffisantes pour limiter, voire empêcher l’arrivée du produit de la corruption politique. L’arsenal législatif est aussi insuffisant pour la restitution de ces fonds, on le voit actuellement avec les affaires Duvalier et Mobutu». A cela s’ajoute le manque de volonté politique.
La multiplication des cas peut faire douter de l’efficacité de nos autorités. Difficile d’avoir une vision claire de la situation: sur la somme des biens mal acquis actuellement bloqués en Suisse, on manque d’informations. Sur une fuite de capitaux estimée à 187 milliards de dollars entre 1970 et 1996 pour les seuls pays d’Afrique subsaharienne, 20 milliards seraient planqués sur des comptes bancaires suisses, selon des chiffres étonnants publiés dans The Economist en juillet 2005.
D’autres sources concordantes évaluent le total à plus d’un milliard. Un montant qui ne nous a été ni confirmé, ni démenti au DFAE. «Nous ne faisons pas de statistique là-dessus», nous répond Folco Galli, de l’Office fédéral de justice. Les autorités suisses ont-elle d’ailleurs bloqués des avoirs liés au clan Mugabe (Zimbabwe)? «Je n’ai jamais entendu quelque chose».
Plusieurs ONG suisses mènent des campagnes sur les «biens mal acquis»: à Bâle, Action place financière Suisse suit les développements concernant la fortune d’une douzaine de potentats. De son côté, la Déclaration de Berne s’est beaucoup investie dans l’affaire concernant des transferts douteux sur un compte bancaire à Genève de millions de dollars à la fin des années 1990, provenant de revenus pétroliers destinés au remboursement de la dette angolaise envers la Russie. Elle a encore dénoncé en février dernier «l’inertie du Procureur général (Daniel Zappelli, ndlr) et du Juge d’instruction du canton de Genève dans une enquête financière pendante depuis 2000».
François Membrez, vice-président du comité TRIAL, rappelle que si la justice genevoise avait agi à temps, elle aurait pu éviter que 500 millions de dollars liés au remboursement de la dette angolaise quittent subrepticement les banques suisses –dont UBS Genève– et «partent en fumée». Pour l’heure, le comité TRIAL s’occupe «principalement du dossier Duvalier et dans une moindre mesure, du dossier Mobutu», explique Sandrine Roth. GLE/DATAS
Note:Lire le communiqué: http://www.asso-sherpa.org/Dossier%20Page%20index/CPbiensmalacquisfr.pdf.
La pétition est disponible en ligne: http://www.biensmalacquis.wb.st.
GILLES LABARTHE/DATASSource : Alliance pour la démocratie et le progrès, 14 juillet 2008
Tags : Afrique, France, détournement, pillage, vol, françafrique, Suisse, présidents africains,
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Algérie : Plaidoyer pour la formation d’une armée africaine
Toutes les interférences et interventions militaires étrangères en Libye et au Mali « ont été des problèmes plus que des solutions » ce qui augure mal de l’avenir de la région, a fait observé l’ancien diplomate algérien, Hocine Meghlaoui, se prononçant ainsi en faveur de la « formation d’une armée africaine » pour parvenir à préserver la paix dans le continent et mieux lutter contre le terrorisme.
« Au Mali, au Niger et en Libye, il y a beaucoup d’intervenants mais peu de résultats, malheureusement. Alors, est-ce que ce n’est pas le moment d’indigéniser la lutte contre le terrorisme ? Pourquoi ne pas former une armée totalement africaine, bien équipée et bien entrainée ? », a plaidé hier ce chercheur, auteurs de plusieurs ouvrages, sur les ondes de la Chaine 3 de la Radio nationale. « Est-ce que les Maliens ou les Nigériens ne sont pas capables de lutter par eux-mêmes contre le terrorisme ? », s’interroge également Meghlaoui, dont la conviction est fondée sur l’expérience algérienne.
« L’Algérie a vaincu le terrorisme toute seule. Nous avons été mis pratiquement sous embargo et nous avons réussi à vaincre le terrorisme. C’est aussi la même chose pour la Libye », a-t-il soutenu.
L’ancien diplomate a plaidé également pour « l’implication » de l’Algérie dans la résolution des conflits des pays de voisinage, dont le rôle recherché n’est pas d’interférer dans les affaires internes de ces pays, mais pour préserver la stabilité de ces pays frontaliers, qui sont sans un impact sur sa stabilité intérieure, estimant aussi que la situation sécuritaire dans ces pays représente une menace pour l’Algérie « dans la mesure où le terrorisme risque de s’étendre au voisinage ».
« Il s’agit d’enjeux vitaux même pour la sécurité de l’Algérie. L’Algérie doit être impliquée dans ce qui se passe dans la région, pas uniquement en Libye, mais aussi dans tout le Sahel car n’oublions pas le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Tchad qui sont aussi des pays frontaliers à nous », a-t-il indiqué. Il juge ainsi que l’Algérie, qui partage plus de 6 000 KM avec ces pays, « ne peut pas rester indifférente ». « Il faut stabiliser ces pays. Mais malheureusement ce qui a été fait jusqu’à présent n’a pas permis de les stabiliser. Il y a trop d’interférences étrangères et aussi trop d’inté- rêts. L’Algérie doit aussi défendre ses intérêts. Et ces derniers priment sur tous autres intérêts car il y a d’abord l’intérêt sécuritaire. Nous devons défendre notre sécurité », a estimé Hocine Meghlaoui.
« L’Algérie doit jouer un rôle important en Libye »Cela explique aussi pourquoi l’Algérie doit jouer un rôle important dans la résolution de la crise libyenne, dont la multiplication des interventions des pays occidentaux de la Turquie a transformé le pays en poudrière. « La Libye est un pays voisin. Nous partageons près d’un millier de kilomètres de frontières. Nous avons des tribus issues de mêmes familles qui sont installées dans les deux côtés des frontières. Nous ne pouvons pas tourner le dos à cette question.
Il s’agit de questions très compliquées et très délicates, nous devons y aller franchement parce que nous avons le droit en tant que pays voisin d’être impliqués, voire même plus que les autres », a-t-il souligné. Évoquant les échecs des opérations militaires étrangères au Mali dans la préservation de la paix et la stabilité dans ce pays, comme Serval, Barkhane (initiées par l’armée française), Minusma (par les Nations unies) et Takuba (une task force européenne ; française et Estonienne), l’ancien diplomate estime que cela démontre l’ampleur des intérêts économiques et géopolitiques dans la région.
« Prenons l’exemple de la Turquie. Ça a surpris tout le monde que la Turquie soit en Libye, dernier pays africain de l’empire ottoman. La Turquie a quitté la Libye en 1912. Et la Turquie maintenant confirme cette tendance que les anciens colonisateurs reprennent un peu le pied dans leurs anciennes colonies. Ça on le constate très clairement lorsque on est dans les conférences internationales », a-t-il décortiqué.
Il a cité aussi que la Turquie a trouvé en la Lybie une extension stratégique, économique, militaire, et maritime, soulignant que les entreprises turques dans ce pays ont un portefeuille de 16 milliards de dollars. « Mieux encore, le gouverneur de la Banque centrale libyenne – celle de Tripoli – est allé à Istanbul et même rencontré le président Erdoğan (…) et fait un dépôt de 8 milliards de dollars à la Banque centrale turc pour 4 ans, sans intérêts et sans frais. Cela a permis d’ailleurs de soulager la livre turc qui est en baisse », a-t-il ajouté.
Meghlaoui arrive ainsi à la conclusion : « les pays ne bougent pas sans qu’il y ait des intérêts ». Estimant que la diplomatie algérienne est « une diplomatie de paix » dont les principes « sont contenues dans la charte de l’ONU », l’ancien diplomate remarque qu’« il y a très peu d’États qui respectent encore les principes de la diplomatie comme c’est le cas actuellement pour l’Algérie. Je pense qu’il est temps de revoir un petit peu notre diplomatie et faire un bilan sérieux pour voir où nous en sommes et définir les objectifs et les moyens ».
Hamid MecheriLe Courrier d’Algérie, 12 oct 2020
Tags : Algérie, Libye, Mali, Turquie, colonisation, colonialisme, exploitation, spoliation, pillage, pétrole, richesses, ressources naturelles, Afrique, Union Africaine,
