Tag: Parlement Européen

  • Le droit à la vie

    Les pseudos réprimandes mal placées du Parlement européen à l’endroit de l’Algérie cachent très mal les véritables intentions de l’Occident. Qu’on retienne donc qu’en plus de l’Algérie, la Chine, la Russie et d’autres pays «triés sur le volet» sont régulièrement l’objet de résolutions pondues par des instances à l’image du PE, sur un soit disant manquement aux droits humains. Les parlementaires européens et les lobbies qui les actionnent font mine d’oublier que le droit à la vie est, de loin, le premier droit humain. Or, si l’on établit un bilan de la défense de ce droit entre l’occident, la Chine, la Russie et l’Algérie, il ressort que le même occident a foulé du pied le droit à la vie de ses propres citoyens.

    Et pour cause, plus de 50 % des décès provoqués par le Covid-19 l’on été chez eux, en Amérique et en Europe. Les pays victimes de l’acharnement droit-de-l’hommiste ont très largement défendu le droit à la vie de la population. Il est clair que si les chiffres étaient inversés, le Parlement européen et autres instances occidentales auraient brandi le droit à la vie et pondu une série de résolutions accusant la Chine, la Russie et l’Algérie de décimer leur peuples respectifs.

    Mais la réalité quotidienne démontre que les dizaines de milliers de morts au quotidien sont comptabilisés chez-eux. On pourrait se satisfaire de l’actualité sanitaire pour démasquer les viles intentions des occidentaux. Mais leur responsabilité dans la transgression du droit à la vie sont bien plus ancienne que l’épisode de la Covid-19.

    En effet, en analysant tous les massacres d’hommes, de femmes et d’enfants perpétrés depuis la fin de la guerre froide et même avant, on est amené à dire que le doute n’est plus permis sur les intentions des occidentaux quant à la guerre qu’ils disent mener contre le terrorisme international. Principaux bénéficiaires du marché mondial de l’armement, ce sont eux qui arment les belligérants.

    L’Irangate illustre parfaitement cet état de fait. Mais l’interventionnisme de l’Europe et des USA ne s’arrête pas à la fourniture des armes. Ils imposent des embargos qui affament et tuent des milliers d’enfants innocents. Ils se sont amusés à créer El Qaïda, puis Daesh, pour détruire des pays entiers au Moyen Orient.

    Sachant cela, il est illogique de croire à la thèse d’un Occident épris de paix et de droits de l’homme. Il est clair que dans la stratégie des puissances occidentales, tous les artifices qu’inventent leurs parlements ne sont que des outils qui leur serviront à créer un monde à leur image. On en a une petite idée : exit le droit à la vie.
    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 6 déc 2020

    Tags : Parlement Européen, Algérie, PE, UE, droits de l’homme, Russie, Chine, Etats-Unis, France,

  • Algérie : Ammar Belhimer démolit les thèses des ennemis de l’Algérie

    Ce projet de «casser l’Algérie» trouve son origine dans le fait que «l’Algérie campe sur ses nobles positions en faveur des causes justes, à l’instar de celles des peuples sahraoui et palestinien, et refuse toute normalisation avec l’Etat sioniste, très en vogue ces derniers temps, qu’elle fait et fera l’objet d’attaques médiatiques et de critiques de la part de mercenaires de tout bord», révèle M.Belhimer

    Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer a réagi avec force à la résolution du Parlement européen sur les Droits de l’Homme en Algérie. Relevant la récurrence de ces attaques injustifiées, le ministre met en évidence que «ces agressions empruntent plusieurs canaux : le Parlement européen, les ONG et leurs rares relais médiatiques et politiques locaux ainsi que les réseaux sociaux et leurs +influenceurs+ parisiens». Plantant le décor de la cabale dont est victime l’Algérie, M.Belhimer pointe du doigt des lobbies évoluant au sein du Parlement européen qui «tentent vainement d’épingler l’Algérie sur le registre des droits humains et des libertés individuelles, en pondant des résolutions similaires qui, au fil du temps, deviennent ennuyeuses et provoquent un sentiment de +déjà vu+». Il en veut pour preuve «qu’en novembre 2019, alors que l’Algérie affairée à réussir ses élections présidentielles pour sortir de l’impasse imposée par l’ancien régime, fait l’objet de critiques acerbes et à tort, de la part de parlementaires européens, censés représenter leurs peuples au lieu de jouer aux mercenaires». Ce rappel vient conforter l’argumentaire du porte-parole du gouvernement qui notera que le document portant résolution du Parlement européen «dresse un tableau des plus sombres de la situation des libertés et droits de l’Homme dans le pays». Outre les mensonges éhontés que la résolution colporte, le ministre retient que «le PE va jusqu’à tracer, dans le point 8 de sa résolution, la voie à suivre pour les Algériens: + la transition politique en cours doit garantir le droit de tous les Algériens, quels que soient leur sexe, leur origine géographique ou ethnique et leur statut socioéconomique, y compris des Berbères, à participer pleinement au processus démocratique et à exercer leur droit de prendre part à la direction des affaires publiques+».

    Le ministre souligne dans l’entretien accordé à l’Aps que «la remise de notre pays sous tutelle ou protectorat français est souvent associée à la disparition de la génération de Novembre comme si elle n’était qu’une brève parenthèse (qui va vite se fermer) de notre histoire contemporaine». M.Belhimer n’a certainement pas inventé ce plan français, puisque dira-t-il, «en février 2010, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, gourou de nombre d’ONG, est sorti du discours diplomatique conventionnel pour formuler sa prévision fort heureusement toujours suspendue : +La génération de l’indépendance algérienne est encore au pouvoir. Après elle, ce sera peutêtre plus simple+». Les archives existent et confirment les vaines intentions françaises de fermer «la parenthèse de l’indépendance».

    Paris ne se contente pas de souhaiter son retour en Algérie, mais déploie ses «ONG» en soutien à son entreprise. Parmi celles-ci, il y a Reporter sans frontière, qui, pour le ministre, «n’a rien d’une ONG. Elle est un élément actif de la chaîne d’expression du soft power français à travers le monde, bénéficiant d’ailleurs du soutien, sous une forme ou sous une autre de l’AFD, l’Agence française de développement, de TV5 et de TV5 Monde, chaînes de l’Audiovisuel extérieur français, de Radio France, de la Fondation de France, de l’entreprise publique EDF, du ministère de la Culture, du Conseil de l’Europe, de l’Instrument européen pour la démocratie et des droits de l’Homme (IEDDH) et, aux Etats Unis, de la Fondation Ford, de l’American Express et, surtout, de la NED, la fameuse National endowment for democracy, +le cheval de Troie par excellence des révolutions colorées dans le monde, Maghreb et monde arabe en première ligne». C’est là, la main armée de l’impérialisme qui se drape de Droits de l’Homme. Cette armada poursuit un objectif stratégique en Algérie, celui d’«éloigner l’Armée nationale populaire de son rôle historique naturel de protection de l’Etat-nation – seul garant de la souveraineté nationale, du progrès et de la justice sociale», assène le ministre. Ce projet de «casser l’Algérie» trouve son origine dans le fait que «l’Algérie campe sur ses nobles positions en faveur des causes justes, à l’instar de celles des peuples sahraoui et palestinien, et refuse toute normalisation avec l’Etat sioniste, très en vogue ces derniers temps, qu’elle fait et fera l’objet d’attaques médiatiques et de critiques de la part de mercenaires de tout bord», révèle M.Belhimer.

    Le ministre de la Communication et porte parole du gouvernement évoque aussi «un acteur souvent ignoré est derrière le foisonnement de discours de haine, de division et d’appels à la guerre civile». Sans détour et avec la franchise qu’on lui connaît, le ministre révèle : «NSO, la plus grande société de surveillance israélienne fondée en 2010 par Omri Lavie et ShalevHulio, tous deux diplômés de la fameuse unité de renseignement militaire 8200 d’Israël, dont le logiciel espion Pegassus est utilisé par certains gouvernements arabes partisans de la normalisation, notamment le Maroc, pour l’intimidation, la menace ou le discrédit des patriotes sur les réseaux sociaux». Les cibles de NSO sont en proie à une «violence expressive» qui laisse libre cours aux « trolls », expression par laquelle on désigne «les internautes plus ou moins malveillants dont un des objectifs anodin est de «pourrir» des fils de discussion en générant artificiellement des polémiques». Après cette révélation émanant d’une source gouvernementale, il n’y a pas de commentaire à faire, sauf d’appeler les Algériens à faire montre d’unité et d’esprit patriotique pour faire échec aux tentatives de destruction de leur pays.
    Anissa Mesdouf

    Source : Ouest Tribune, 3 déc 2020

    Tags : Algérie, France, Parlement européen,

  • L’Algérie s’insurge contre le harcèlement franco-marocain

    Ensemble contre l’ingérence

    La résolution de la honte, votée par 35 eurodéputés (sur les 135 que comptent le parlement européen) a connu le triste sort réservé aux faussaires de l’histoire qui se recrutent dans un conglomérat de nostalgiques du passé colonial, à jamais révolu, et des extrémistes prêchant la haine et la discrimination raciale, significative de la tumeur qui enfle dans l’Europe en crise.

    Cette précision de taille, évoquée par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Chérif, renseigne sur la mystification d’une minorité parlementaire européenne, relayée en Algérie par l’autre minorité politique en crise de représentativité et qui n’existe que par le truchement des médias de la complaisance. L’exemple frappant nous vient du trublion Robert Menard, héritant d’un père membre de la secte criminelle de l’OAS, élu maire de Béziers sur les listes du Front national (actuellement Rassemblement national, après son passage aux mains de la fille indigne) et cofondateur de Reporters sans frontières aux ramifications douteuses.

    «Ces agressions verbales empruntent plusieurs voix : le Parlement européen, les ONG et les rares relais médiatiques et politiques ainsi que les réseaux sociaux et leurs «influenceurs» parisiens», a indiqué le ministre de la Communication, porte- parole du gouvernement, Ammar Belhimer, pointant le doigt les commanditaires de la nébuleuse RSF, bénéficiant du soutien, sous une forme ou une autre, d’une multitude d’agences et d’institutions françaises et, last but not least, de la NED, investie de la mission de destruction sous l’alibi de la démocratisation du Moyen-Orient et du Maghreb.

    La chaîne de la conjuration révèle incontestablement la complicité de certaines associations nationales dites autonomes, le silence coupable du Pacte de l’alternative démocratique, voire le soutien d’un de ses membres à la résolution du Parlement européen, unanimement dénoncée par la classe politique, toutes tendances confondues, les organisations et les syndicats.

    Le front interne se renforce pour mettre en échec une attaque en règle contre l’Etat national, ses institutions et le peuple voué à la tribalisation. L’Algérie souveraine saura, comme elle l’a toujours fait dans les dures épreuves, relever le défi de l’ingérence destinée à imposer une transition chaotique aux antipodes du respect de la volonté populaire qui a déjà prévalu dans le choix du président de la République et la nouvelle Constitution.

    Sur les réseaux sociaux, la Toile patriotique, «de haute facture professionnelle», organise une riposte adéquate au «cyberharcèlement» émanant des usines à trolls étrangères, notamment israéliennes et marocaines, avec un soutien technologique français, a souligné le porte-parole du gouvernement.

    L’Afrique solidaire, dénonçant «un comportement paternaliste criant et rarement égalé», conforte le poids de la nouvelle Algérie en refondation démocratique. L’Assemblée consultative de l’Union africaine a ainsi invité le Parlement européen à «reconsidérer son attitude à l’égard des pays africains» et à «reconnaître que les pays africains sont résolument engagés dans une optique de développement multidimensionnel». La messe est dite pour les retardataires de l’Histoire.

    Horizons, 2 déc 2020

    Tags : Algérie, France, Maroc, Parlement européen,

  • PE-Algérie : Droit de vivre et de respirer

    par Abdou BENABBOU


    La myopie flagrante du Parlement de l’Union européenne est bien trop évidente pour que lui soit témoignée la moindre considération. L’hypocrisie du contenu de la dernière résolution sur les droits de l’homme en Algérie a des insinuations vides de sens et de contenu et on imagine aisément le pourquoi d’une telle gesticulation agressive, alors que l’Union devrait d’abord ouvrir les yeux sur ce qui se passe chez elle. L’Algérie n’est pas, bien entendu, un éden où tout est vert et rose, mais ses habitants, contrairement à des milliers de miséreux occidentaux dans les tréfonds des bas quartiers, ne mangent pas encore de rats et n’ont jamais été soumis à la dictature des huissiers qui se faisaient plaisir à jeter à la rue femmes et enfants.

    On occulte les bastonnades des policiers et on n’accorde aucune attention à ceux qui trépassent parce que leur peau est noire, n’ayant durant toute leur vie que l’obligation de raser les murs pour ne pas être victimes de délit de faciès.

    A l’évidence, il y a quelque lourde incongruité dans la vision que projettent des parlementaires européens sans aucun discernement sur les Algériens. La nouvelle et subite attention accordée par des parlementaires activistes connus et identifiés, ne doit cependant pas être perçue avec légèreté. Elle survient au même moment que deux faits majeurs que les états-majors, tapis dans l’ombre, savent conjuguer et associer. Le premier est consécutif à l’intention déclarée des autorités algériennes de revoir et de réadapter les accords d’association pour que les intérêts soient équitablement partagés. Le deuxième, plus large et non astreint à de bilatéraux échanges, ne peut être extirpé du chamboulement actuel que vit depuis quelques mois le monde arabe. L’étroitesse retenue des définitions du droit de l’homme est souvent synonyme de surdité et d’aveuglement. La démocratie, la justice et les droits de l’homme ne sont plus que des objets de trocs monnayés au gré de cupides intérêts. Ce qu’il y a de scandaleux dans cette part de forfanterie est que ceux qui s’investissent en juges excellent à éviter de s’appesantir sur les grands drames où il n’est pas seulement question de droits humains mais de droits de vivre et de respirer.

    Le Quotidien d’Oran, 30 nov 2020

    Tags : Algérie, Parlement Européen,

  • Algérie : De l’ingérence étrangère

    L’adoption par le Parlement européen d’une résolution franchement critique à l’égard de la situation politique en Algérie a provoqué une vague de dénonciations et une grosse polémique, et a fait les choux gras dans les médias. Faut-il s’émouvoir de cette fameuse résolution ? Est-elle vraiment une ingérence étrangère dans nos affaires internes ? Par principe, il n’est jamais bon signe que la situation de notre pays soit le menu d’une quelconque instance ou institution étrangère fut-elle l’Union européenne ou même l’ONU. Ceci pour le principe.

    Dans le fond, et indépendamment de la teneur de la résolution du Parlement européen, il faut bien rappeler que l’Algérie est liée à l’UE via l’Accord d’association qui comporte une clause expresse sur le respect des droits de l’homme et les standards démocratiques conformément aux stipulations de l’Accord d’association signé par Bouteflika en 2005. Il faut également préciser que ce parlement représente les peuples d’Europe et non pas les États qui, eux, sont représentés par la Commission européenne, l’instance politique par excellence. Ce qui est moins grave tout de même.

    Il faut savoir que le Parlement européen produit régulièrement des résolutions de ce type sur la situation interne dans les pays membres (il l’a fait sur les gilets jaunes en France par exemple) mais aussi sur les pays liés à l’UE à travers les Accords d’association. Il est vrai cependant que la causticité des résolutions dépend de la puissance des lobbys pros ou anti un pays où un autre.

    Il est utile de rappeler que même le Maroc a fait l’objet plusieurs fois de résolutions critiques sur ses violations des droits de l’homme au Sahara Occidental. Faut-il alors crier au loup après cette résolution sur l’Algérie ? Il n’est pas vraiment utile et porteur d’autant qu’elle n’est pas contraignante. Mais si des acteurs politiques, des relais associatifs et des médias ont dénoncé le document du PE, on se demande où était tout ce beau monde quand le président français Emanuel Macron s’est permis de mettre carrément les pieds dans le plat en promettant de “faire tout mon possible pour aider le président Tebboune”. En termes d’ingérence, il n’y a pas mieux ou plutôt pire. On a affaire en effet au président de l’ancienne puissance coloniale qui ne veut pas reconnaître ses crimes coloniaux ni s’en excuser, et qui en plus, déclare qu’il va aider notre président.

    Là, il s’agit d’une intolérable et cynique ingérence de la part d’un pays avec lequel nous ne partageons aucune position et qui encourage les forces armées du Maroc à faire la guerre au Polisario à nos frontières. La logique et le bon sens auraient dicté que la déclaration de Macron soit dénoncée au moins de la même manière que l’est aujourd’hui celle du Parlement européen, dès lors qu’il est question d’ingérence.

    Imane B.

    L’Est Républicain, 29 nov 2020

    Tags : Algérie, Parlement européen, Macron, France, ingérence,

  • Algérie : Les politologues dénoncent des lobbies anti-algériens

    Le Parlement européen récidive. Après avoir adopté une résolution d’urgence le 28 novembre 2019 sur la situation des droits de l’homme en Algérie, l’institution parlementaire revient à la charge en votant une autre résolution, le 26 novembre dernier. Pourquoi cette résolution et pour quels desseins ? Qui sont derrière ces rapports ? Deux questions auxquelles nos interlocuteurs ont tenté d’expliquer. «En premier lieu, il est important de souligner que le Parlement européen est une matrice idéologique du sionisme.

    Ses résolutions à l’encontre de l’Algérie constituent une continuation des ambitions du président Macron qui se revendique «le patron de l’espace méditerranéen». Dans l’espoir d’atteindre cet objectif, «l’instance européenne est instrumentalisée à souhait par le gouvernement français pour taper sur tout ceux qui n’adhèrent pas à cette thèse», affirme, sans ambages, le professeur Mohamed Taïbi, sociologue et anthropologue. Il est à noter que le Parlement est une représentation des peuples européens et de la société civile des pays membres de l’Union. Le professeur Taïbi est loin d’être favorable à cette définition. «Dans la forme, c’est le cas. Toutefois, cette assemblée est le fief du lobby sioniste et n’œuvre pas pour soutenir les masses populaires en Europe qui a placé ses membres à ce poste. Pour exemple, durant la crise des gilets jaunes en France, à la fin 2018 jusqu’en 2019 et les exactions policières qui ont entaché ces manifestations, ledit Parlement n’a soufflé mot pour dénoncer la violation des droits de manifester, d’expression des Français», rappelle-t-il.

    D’autre part, le politologue Idriss Attia dénonce les cosignataires parmi nos compatriotes des résolutions du Parlement européen. «L’élément aggravant dans ces résolutions reste la participation d’organisations qui activent à l’intérieur comme à l’extérieur de notre pays. Des Algériens instrumentalisés par des forces étrangères pour des desseins bien connus, entre autres la déstabilisation du pays, surtout en s’attaquant à l’institution militaire», estime Attia. Evoquant les journalistes emprisonnés et cités dans le rapport européen, il soutient que «ces derniers sont condamnés pour des chefs d’accusation qui n’ont rien à voir avec l’exercice de leur fonction». «A ce titre, j’invite les parlementaires européens à bien lire la nouvelle Constitution qui offre aux journalistes une protection globale dans le cadre de leur mission d’information», fait-il savoir. Dans le même contexte, le professeur Taïbi met l’accent sur le recours systématique d’une certaine opposition en Algérie à l’institution européenne pour exercer une pression permanente sur les pouvoirs publics. «L’instance de l’UE devient de facto le porte-parole des opposants algériens. Elle leur offre cette tribune pour cracher leur venin. C’est là où réside la différence entre le militant engagé et sincère et les pseudo-opposants», soutient-il.

    «Le nouveau paradigme de l’indépendance»

    La France fait le constat amer de la régression de son influence en Afrique en se voyant bousculer par d’autres acteurs dans la région, surtout la Chine, la Turquie, la Russie… A ce propos, après le hirak et la présidentielle de décembre 2019 qui a vu l’élection à la fonction suprême d’Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a pris une voie pour se soustraire à l’hégémonie de l’ancien colonisateur dans tous les domaines, note Taïbi. «Un nouveau paradigme est en train de se construire pour une indépendance complète de notre pays. Peut-être que cela n’est pas perceptible actuellement, mais cela se fera par étape», rappelle le Pr Taïbi. «L’Algérie dans sa nouvelle conception ambitionne de devenir un pôle régional puissant en Afrique comme en Méditerranée. Mais cela ne va pas plaire à la France qui utilise tous les moyens possibles pour saper cette volonté. Ces attaques du Parlement européen en sont l’exemple parfait. Il faut s’attendre à d’autres manœuvres et s’y préparer», explique-t-il.

    Par ailleurs, Idriss Attia a rappelé que durant plus d’une année de manifestations qui a vu défiler des millions d’Algériens, aucune balle n’a été tirée ou une vitrine vandalisée. Manifestants et forces de l’ordre ne sont pas arrivés à l’affrontement, contrairement à d’autres pays. « Les Rifains au nord du Maroc croupissent toujours en prison sous des peines lourdes, mais le Parlement européen est resté sourd. Quelle déduction retenir de ces deux situations ?», s’interroge le politologue.
    Karima Dehiles

    Horizons, 28 nov 2020

    Tags : Algérie, Parlement européen,

  • Le Maroc reconnaît son échec au niveau du Parlement Européen 

    Tags : Maroc, Parlement Européen, Sahara Occidental, prisonniers de guerre, Front Polisario,

    Relations Maroc- Parlement européen

    Constats et perspectives

    Durant les différentes législatures du Parlement européen, le Maroc a toujours constitué un centre d’intérêt et d’attention pour cette Institution européenne et des Eurodéputés qui y siègent. Cette attention s’est accrue au fil des 6èmeet 7èmelégislatures.

    Ainsi, durant la 6èmelégislature, le Parlement européen avait adopté en 2004, une «Résolution sur les droits, les priorités et les recommandations de l’Union européenne», avec une référence au Maroc et appelant à « la libération de tous les prisonniers de guerre marocains emprisonnés par le polisario et de tous les prisonniers de guerre détenus par le Maroc ». Cet intérêt a été, également, remarqué au niveau des débats tenus au sein des différents organes du PE, tels que la Commission « Affaires Etrangères », la Sous-commission « Droits de l’homme » et la Délégation « Maghreb ».

    Cette approche s’est accentuée durant la 7èmelégislature et cet intérêt s’est clairement transformé en hostilité de plus en plus manifeste à l’égard du Maroc, qui a fait l’objet d’une résolution adoptée le 25 novembre 2010, intitulée « Situation au Sahara occidental », portant sur les événements de Gdim Izik.

    Par ailleurs, durant le processus d’adoption de l’Accord Agricole Maroc-UE et du Protocole de l’Accord de Pêche Maroc-UE, plusieurs eurodéputés se sont montrés hostiles à la ratification de ces deux Accords. Certains parmi eux sont allés jusqu’à demander le recours à la Cour européenne de justice pour l’annulation de ces Accords en invoquant des motifs « juridiques, politiques, économiques et écologiques».

    Ceci a contribué d’une manière ou d’une autre au rejet du Protocole de l’Accord de Pêche Maroc-UE, le 14 décembre 2011.

    Cette tendance se poursuit et se renforce davantage au sein de cette Institution à travers des actions de diverses formes menées par un groupuscule d’eurodéputés pro-polisario, notamment :

    • Intégration de la question du Sahara dans plusieurs résolutions à caractère général (situation droits de l’Homme au Sahel, Politique européenne de voisinage, Politique étrangère de sécurité commune et situation des droits de l’homme dans le Monde) ;
    • Activisme acharné du lobby pro-polisario en vue du rejet par le PE des Accords conclus entre le Maroc et l’UE (Protocole de pêche Maroc-UE discuté actuellement Commission Pêche, Commission Développement et Commission Budget) ;
    • Multitude de questions écrites adressées à la Commission et au Conseil concernant le Maroc (Sahara, droits de l’Homme, …) ;
    • Visites de solidarité aux Camps de Tindouf ;
    • Visites de provocation dans les provinces du sud du Royaume.

    Au vu de ce qui précède, le Parlement européen s’est montré graduellement comme l’Institution européenne la plus hostile à l’égard du Maroc. Cette hostilité est due principalement à l’activisme acharné du lobby pro-polisario au sein de cette Institution.

    L’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le 1erdécembre 2009, a contribué au renforcement de la position des Eurodéputés hostiles au Maroc qui ont vu leur Institution acquérir de nouvelles prérogatives législatives, liées à l’élargissement de ses compétences en matière de codécision.

    Le lobby anti-marocain au Parlement européen demeure présent massivement au sein de certaines représentations étatiques telles que les représentations de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal et de certains Pays nordiques (Suède, Finlande, Danemark), en allant progressivement vers les représentations des Pays de l’Europe Centrale et Orientale (Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Bulgarie et autres).

    Par ailleurs, certains Groupements Politiques, tels que la Gauche Unitaire Européenne (GUE), les Verts/ALE demeurent largement hostiles à l’égard du Maroc, compte tenu des tendances idéologiques gauchistes de ces deux Groupes politiques.

    Il en est de même pour certains Groupements souverainistes et conservateurs européens, tels que le Groupe des Conservateurs et Réformistes Européens (ECR) et le Groupe Europe Libertés Démocratie (ELD), qui comptent quelques eurodéputés défavorables au Maroc pour des raisons « islamophobes ».

    Même les groupes politiques qui adoptent généralement une position positive / neutre à l’égard de notre pays, notamment le Parti Populaire Européen (PPE), l’Alliance Progressiste des Socialistes (S&D), et l’Alliances des Libéraux et des Démocrates Européens (ALDE), comptent aujourd’hui un certain nombre d’eurodéputés hostiles au Maroc.

    Ces eurodéputés opposés au Maroc sont regroupés dans le cadre de « l’Intergroupe Sahara occidental » et collaborent avec un Groupe de pression connu sous le nom « Independent diplomat», constituant ainsi un noyau dur, ayant une influence remarquable sur les eurodéputés neutres au sein du PE.

    I- Limites de l’action du Maroc vis-à-vis du Parlement européen.

    L’approche marocaine a toujours consisté à assurer le suivi de manière active et avec attention des travaux au sein du Parlement européen, eu égard à l’importance stratégique des relations avec l’Union européenne, notamment dans le cadre du Statut avancé et des intérêts marocains en jeu au sein de cette institution. Toutefois, force est de constater que la démarche adoptée vis-à-vis de cette institution n’a pas réussi à endiguer les manœuvres tendant à désavouer le Maroc et à ternir son image.

    En effet, les actions menées par le MAEC pour promouvoir le Maroc et faire échouer les manœuvres des ennemis de notre intégrité territoriale sont, généralement, mal perçues par les eurodéputés qui préfèrent avoir comme interlocuteurs leurs homologues membres du Parlement marocain.

    Si la création de la Commission Parlementaire Mixte Maroc-UE (CPM) en mai 2010 avait pour objectif de consolider la relation entre le Parlement marocain et le Parlement européen et institutionnaliser le dialogue parlementaires entre les deux parties afin de défendre les intérêts de notre pays au sein de cette Institution, son mode d’intervention demeure limité et ponctuel.

    De même, le Groupe d’amitié Maroc-UE crée, le 22 juin 2011, pour multiplier les canaux de dialogue et rassembler un nombre important d’ « eurodéputés amis » en vue de promouvoir le Maroc et défendre ses intérêts au sein du Parlement, a montré quelques limites dues, notamment au nombre de ses membres, à leur qualité et diversité ainsi qu’en ce qui concerne la capacité de son Président à attirer / séduire des eurodéputés influents au sein du PE et sa manière de diriger ledit Groupe. Ceci se reflète de manière flagrante à travers l’insuffisance de ses activités et le manque d’engagement de certains membres du Groupe d’amitié Maroc-UE, au sein de l’hémicycle européen.

    En outre, le Maroc a eu toujours tendance à privilégier les contacts avec les Groupes politiques majoritaires au PE ayant une position relativement positive à l’égard du Royaume (PPE, S&D et ALDE) alors qu’il ne fait pas d’efforts pour se rapprocher davantage de certains Groupes politiques, tels que le Groupe des Verts/ALE, le Groupe de la Gauche Unitaire Européenne (GUE) et le Groupe Europe libertés démocratie (EFD), connus pour leur hostilité idéologique à l’égard de notre pays, qui sont certes minoritaires mais présentent une très grande capacité de nuisance au sein du PE.

    Les actions vis-à-vis du Parlement européen restent ponctuelles et aléatoires basées sur une approche réactive ne permettant pas de développer une démarche anticipative, susceptible de servir les intérêts de notre pays lors des moments cruciaux. En outre, elles se limitent essentiellement à la Question Nationale ce qui agace parfois les eurodéputés.

    Les membres du PE ne sont pas souvent réceptifs des messages délivrés par le Maroc et ne sont pas très convaincus des positions exprimés par les responsables marocains, notamment en ce qui concerne la question du Sahara / droits de l’Homme.

    L’absence d’une réelle stratégie marocaine de lobbying au sein du PE facilite l’action des activistes anti-marocains. Les diverses expériences d’opération de lobbying / consulting menées ces dernières années par le MAEC n’ont pas eu les résultats escomptés.

    Enfin, les divers intervenants marocains agissent de manière dispersée et aléatoire au sein du Parlement européen sans aucune coordination.

    Face à cette situation intenable, la tendance hostile risque de s’aggraver en tenant compte de plusieurs facteurs endogènes et exogènes, ce qui impose la mise en place d’une stratégie adéquate, susceptible de faire face à ces tendances nuisibles au sein du Parlement européen, qui pourraient éventuellement se propager à d’autres institutions européennes.

    L’élaboration de cette stratégie vise à défendre les intérêts du Royaume au sein du Parlement européen et ce, dans le cadre d’une approche anticipative, globale et coordonnée impliquant l’ensemble des acteurs marocains concernés, en l’occurrence, le Gouvernement, le Parlement marocain, les Partis politiques, la Société civile et autres acteurs.

    La mise en place de cette stratégie demeure nécessaire afin de s’assurer de l’adoption des prochains Accords en cours de négociation avec la partie européenne, tels que l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi, le Protocole à l’Accord de Partenariat dans le domaine de la Pêche et l’Accord sur la protection des indication géographiques.

    Elle veillera, également, à prendre en considération les autres tentatives visant l’instrumentalisation de notre cause nationale au sein d’autres Institutions telles que l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) et les autres Parlements nationaux des pays membres de l’UE, qui sont devenus désormais une cible pour les adversaires de notre intégrité territoriale.

    II- Stratégie à l’égard du Parlement européen.

    La stratégie marocaine vise, principalement, à mener des actions concrètes dans la perspective de promouvoir l’image de notre Pays au sein du Parlement européen et développer de nouveaux axes de coopération avec cette Institution, qui seront à même d’assurer sa contribution effective au renforcement du Partenariat Maroc-UE.

    Cette stratégie aura, également, pour objectif de décrédibiliser les ennemis du Maroc au sein du Parlement européen en dévoilant, arguments à l’appui, toutes leurs manoeuvres dilatoires visant à nuire à notre pays, et en les mettant en difficultés à travers des actions ciblées portant sur les questions qui les gênent.

    Vu la composition hétéroclite du Parlement européen, la complexité de son fonctionnement et les sensibilités qu’il représente, la mise en place de moyens adéquats et conséquents demeure un préalable à la réussite de cette stratégie et à la concrétisation de ses objectifs.

    Cette stratégie, qui dresse les objectifs à atteindre par acteur et identifie les cibles concernées, se présente comme suit:

    Les différentes actions à entreprendre devront cibler en priorité :

    • Le Président du Parlement européen et ses Vice-présidents,
    • Les Présidents et Vice-présidents des différentes Commissions
    • Les Présidents et Vice-présidents des Groupes Politiques européens,
    • Les eurodéputés les plus influents et ayant un poids au sein de leurs Groupes politiques,
    • L’ensemble des Eurodéputés de toutes tendances politiques,
    • Les assistants des Eurodéputés les plus influents,
    • Les Parlementaires des Etats membres de l’UE ayant un contact / une influence sur les eurodéputés du même pays et même parti politique,
    • Les Marocains résidents en Europe,
    • Les médias européens,
    • Les secrétariats de certaines Commissions parlementaires.

    Compte tenu de la diversité des acteurs et des enjeux politiques nationaux, il serait nécessaire de mettre en place un comité de pilotage, présidé par le MAEC qui serait amené à coordonner la mise en œuvre de cette stratégie et en évaluer les résultats.

    L’objectif est de mettre en place une plateforme de concertation qui permettra une mutualisation des efforts et une optimisation du résultat et assurer l’interaction directe ou indirecte avec les eurodéputés.

    Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération (MAEC).

    Le MAEC a un rôle important à jouer dans l’élaboration et la mise en œuvre de cette stratégie en tant qu’acteur essentiel de la diplomatie marocaine, notamment en menant directement des actions aux différents niveaux de décision au sein du PE et en collaborant étroitement avec les autres acteurs marocains de la diplomatie parallèle dans le cadre de leurs interventions auprès des représentants de cette institution.

    Dans ce cadre, il est nécessaire d’assurer une coordination régulière entre les Directions concernées par les relations avec le Parlement européen dans le cadre du Comité de pilotage, en particulier, la Direction de l’Union européenne et des Processus Méditerranéens, la Direction des Affaires Européennes et la Direction de la Diplomatie Publique et des Acteurs Non- Etatiques afin d’orienter l’action du MAEC vis-à-vis du PE.

    Dans le cadre de l’élaboration du plan d’action du MAEC, il serait nécessaire de focaliser sur les éléments suivants :

    • Les contacts réguliers de Monsieur le Ministre et Madame la Ministre Déléguée avec les responsables du PE, qui sont nécessaires pour présenter la position du Maroc sur les différentes questions d’intérêt commun aussi bien dans le cadre bilatéral qu’aux niveaux régional et international.
    • La programmation sur une fréquence annuelle de l’audition de Monsieur le Ministre à la Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen, qui pourrait constituer une occasion pour notre pays de faire part de son évolution politique et démocratique et sa contribution effective pour relever les multiples défis régionaux.
    • L’organisation d’une rencontre de Mme la Ministre Déléguée avec les membres de la Délégation Maghreb, qui sera très utile pour échanger sur la situation politique et socio-économique dans la région maghrébine.
    • La tenue de rencontres régulières avec les membres de la CPM et du Groupe d’Amitié afin de les informer des derniers développements au Maroc dans les différents domaines et convenir des démarches à suivre pour renforcer les relations avec le PE.
    • Le maintien d’un contact régulier avec les divers acteurs du PE et ses différentes structures à travers la Mission à Bruxelles, le Consulat Général à Strasbourg et les Ambassades du Royaume auprès des Etats membres de l’UE pour agir dans l’intérêt de notre pays.
    • Cette stratégie pourrait prendre, également, plusieurs formes en multipliant et en renforçant les contacts avec les eurodéputés à diverses occasions et en adressant des bulletins périodiques adaptés aux attentes des eurodéputés qui seront élaborées par la Direction de la Diplomatie Publique et des Acteurs non Etatiques.
    • L’adoption d’une démarche novatrice concernant les messages et le discours délivrés par les responsables marocains, basée sur la diversification des thématiques d’intervention, la focalisation sur le rôle du Maroc dans la région et son positionnement en tant que partenaire crédible dans tous les domaines. Les intervenants marocains devraient communiquer davantage sur ce que le Maroc peut apporter réellement à l’UE dans plusieurs domaines de coopération. Ils sont également invités à adapter leurs messages selon les centres d’intérêt de leurs interlocuteurs.
    • De ce fait, la stratégie à l’égard du Parlement européen doit prendre en considération la prochaine échéance électorale prévue en mai 2014. Tout en renforçant les actions vis-à-vis des eurodéputés en exercice pour 2013 et 2014, il est nécessaire d’établir un plan d’action en perspective de la future campagne législative européenne, en impliquant les associations des MRE dont les voies pourraient être décisives lors de l’élection des eurodéputés dans leurs circonscriptions.

    Afin d’assurer le succès à ladite Stratégie, un certain nombre d’actions demeurent indispensables, telles que :

    • Le renforcement des équipes de la Mission à Bruxelles par des personnes chargées de cibler l’ensemble des Eurodéputés et qui seront amenés à renforcer les liens entre la Mission à Bruxelles, d’une part, les eurodéputés et leurs assistants, d’autre part, et d’établir un contact régulier avec les secrétariats des différentes Commissions parlementaires et les groupes politiques.
    • Le renforcement des équipes de notre Consulat Général à Strasbourg afin d’assurer la présence permanente aux sessions plénières et pour renforcer le contact avec les eurodéputés et leurs assistants.
    • La contribution des Ambassades du Maroc en Europe qui sont des acteurs clés dans la stratégie à l’égard du Parlement européen. Leur rôle est incontournable avec l’action de la Mission du Maroc auprès de l’UE et du Consulat Général à Strasbourg.
    • Il serait également opportun que les Ambassades du Maroc auprès des Pays membres de l’UE disposent de plans d’actions ciblant les Eurodéputés et les parlementaires nationaux. Dans le même cadre, le suivi permanent par nos canaux diplomatiques des actions des eurodéputés pro-polisario demeure d’une grande importance.

    Nonobstant les actions citées ci-dessus, le recours à un Cabinet de Lobbying spécialisé dans les questions du Parlement européen demeure d’une nécessité incontournable, dont l’efficacité exige la mobilisation de moyens financiers importants.

    Gouvernement et Institutions.

    Les différents Départements marocains concernés par la relation avec le Parlement devront être associés à cette Stratégie. Ainsi, quelques actions peuvent être tracées dans ce cadre, telles que :

    • La programmation d’une visite du Chef de Gouvernement au Parlement européen au cours de laquelle il prononcera un discours devant la session plénière à l’instar de ce qui a été fait avec la Tunisie et la Jordanie ;
    • L’organisation d’auditions des Responsables marocains aux différentes Commissions du PE ;
    • Le renforcement des contacts avec les Eurodéputés influents au Parlement européen ;
    • La multiplication des visites des Hauts Responsables gouvernementaux marocains au Parlement européen pour intervenir sur les différentes questions concernant les relations Maroc-UE dans tous les domaines ;
    • La collaboration permanente avec le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération dans le cadre du Comité de Pilotage ;
    • L’invitation des eurodéputés à visiter le Maroc et rencontrer les Responsables marocaines dans les domaines de leurs intérêts ;
    • L’élargissement des thématiques de discussions au sein du Parlement européen pour couvrir d’autres sujets que les questions du Sahara et des droits de l’Homme au Maroc.

    Parlement marocain

    Le Parlement marocain, qui demeure l’Institution homologue au Parlement européen en matière de compétences et de prérogatives, est appelé à renforcer davantage ses relations avec cette Institution européenne qui occupe, aujourd’hui, une place centrale dans l’architecture décisionnelle de l’UE.

    Pour ce faire, il est nécessaire d’envisager la réalisation des actions suivantes :

    • Le renforcement des capacités de la diplomatie parlementaire qui constitue une priorité absolue, notamment à travers l’organisation d’un stage de formation au profit des Parlementaires marocains au Parlement européen ;
    • Le renforcement du rôle et des attributions de la CPM afin d’en faire le canal adéquat des relations parlementaires Maroc-UE ;
    • La restructuration et le renforcement du Groupe d’Amitié Maroc-UE au Parlement européen ;
    • La création d’un Groupe d’amitié Maroc-UE au Parlement marocain ;
    • La création au sein du Parlement marocain d’une cellule de veille consacrée aux relations avec le Parlement européen ;
    • La consolidation des contacts entre la présidence du Parlement Marocain et la Présidence du Parlement européen, ainsi que les contacts entre la vice-présidence du Parlement Marocain et la vice Présidence du Parlement européen.
    • L’invitation des membres des Commissions parlementaires du PE pour participer aux travaux de certaines Commissions Parlementaires marocaines.

    Partis Politiques

    Les Partis politiques marocains ont un rôle essentiel à jouer dans le cadre de cette Stratégie. Ceci passe par la mise en place de stratégies de rapprochement entre les Partis Politiques Marocains et les Groupes Politiques européens selon leurs tendances idéologiques.

    Ainsi, il serait utile d’organiser des journées d’études et des réunions entre ces Partis, de même que des invitations pourraient être adressées aux Eurodéputés pour assister aux Congrès et meetings organisés par les Partis politiques marocains.

    Société civile

    La majorité des Eurodéputés entretiennent des liens étroits avec des ONG influentes et le Maroc dispose d’une Société civile très active. Dans ce cadre, il serait souhaitable de coordonner l’action du tissu associatif marocain se trouvant dans les pays membres de l’UE, à travers une action concertée avec nos Ambassades et nos Consulats généraux en Europe.

    Il serait, également, bénéfique d’inciter implicitement les Marocains résidents dans les pays membres de l’UE à démarcher les eurodéputés hostiles en usant de moyens dont ils disposent (Vote dans les circonscriptions électorales) et promouvoir l’image du Maroc auprès de leurs interlocuteurs.

    En outre, il est souhaitable d’encourager la Société civile marocaine à jouer un rôle positif dans ce sens et à établir des liens avec des ONG influentes qui pourront jouer un rôle positif dans les relations entre le Maroc et le Parlement européen.

    Elles pourraient également interpeller les responsables européens et les eurodéputés sur les questions qui présentent un intérêt pour notre pays (lettres, E-mails, de mande de rencontres,…).

    L’organisation de séminaires, colloques, journées d’études sur le rôle de la diplomatie parallèle s’avère également d’une grande importance dans le but d’impliquer les intervenants non-étatiques marocains dans la défense des intérêts suprêmes du Maroc au Parlement européen.

    *****

    En conclusion, il y a lieu de souligner que la réussite de la stratégie marocaine à l’égard du Parlement européen sera tributaire du degré d’engagement des différents intervenants marocains et des moyens humains et financiers qui seront mobilisés par les Institutions marocaines concernées.

  • Parlement Européen : Le lobby Maroc-Israël s’agite contre l’Algérie

    La collusion entre le Maroc et Israël s’affiche au grand jour au Parlement européen. Ainsi, une dépêche de l’agence d’information officielle marocaine (MAP) datée de son bureau de Bruxelles, fait dire au Parlement européen, qui compte 751 députés, ce que sept de ses membres issus du lobby maroco-sioniste espèrent pouvoir imposer à cette institution. « Le Parlement européen réclame une intervention urgente de l’Union européenne (UE) pour mettre un terme à la répression en Algérie », titre la dépêche qui rapporte la teneur d’une lettre attribuée à « plusieurs eurodéputés ». Ils espèrent, selon la même source, « attirer l’attention du Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère et la sécurité, sur la situation de la liberté de la presse en Algérie et les exactions commises à l’égard des journalistes ».

    Les députés en question sont précisément au nombre de sept. Il s’agit de Raphaël Glucksman, Bernard Guetta et Salima Yenbou de France, Hannah Neumann d’Allemagne, Maria Arena de Belgique, Tinek Strik de Hollande et Heidi Hautala de Finlande. Raphaël Glucksman, au parcours politique sinueux, a été porté candidat dans la douleur par le Parti socialiste, et n’a jamais fait l’unanimité dans les rangs de ce dernier. On le comprend aisément lorsqu’on sait que, après avoir longuement chassé en terres néolibérales et atlantistes (il est, dès 2008, conseiller de l’enfant prodige de l’une des premières révolutions colorées, le président géorgien Mikheil Saakachvili), avant de trouver refuge dans une social-démocratie en perte d’identité. Bernard Guetta, journaliste de profession est un ardent défenseur d’Israël. Quel crédit accorder au soutien de cette coalition à la cause de la liberté d’expression, lorsqu’elle vient en appui à un régime où les détenus d’opinion croupissent par centaines dans des geôles où ils retrouvent pour la plupart leur dernier refuge sous terre. Qu’il s’agisse d’Agdz, Kelaat M’Gouna, Tazmamart, de triste mémoire ou encore de Derb Moulay Chérif, les centres de détention du royaume chérifien sont connus pour abriter des opposants ayant subi les pires tortures, avant d’être enterrés à proximité dans l’anonymat. Tazmamert, prison secrète, demeure dans l’histoire l’incarnation d’oppression politique qui n’a d’égale nulle part ailleurs. Que la MAP se fasse le relais et amplifie un événement insignifiant est l’expression d’une surexcitation, qui a pour seule motivation les succès extraordinaires du peuple sahraoui au sein de la communauté internationale pour l’exercice de son droit légitime à l’autodétermination. Par ailleurs, l’alliance du Makhzen avec les milieux sionistes œuvre à empêcher que l’Algérie retrouve les chemins de la stabilité, de l’ordre, des droits et libertés et de la croissance. C’est cela qui inquiète le plus cette alliance. Sinon, comment expliquer que le consul du Royaume à Oran déclare honteusement être « en terre ennemie », s’agissant d’un pays où les voisins marocains trouvent encore accueil et hospitalité. Dans un tout récent document de stratégie militaire intitulé: « Pour une nouvelle stratégie de défense intégrée du Maroc », ses rédacteurs des Forces armées royales écrivent, toute honte bue: « Un retour en arrière montre que les maux que vivait le Maroc ont commencé quand le sultan Moulay Soulaiman ferma les portes du Maroc à toutes les relations avec l’Europe, qui se faisaient essentiellement via la mer, et décida de s’orienter vers l’Est, pour des raisons religieuses et culturelles et décida d’offrir les unités navales de l’Empire à l’Algérie et la Tunisie, relevant jadis de l’autorité de la Sublime Porte à Istanbul ».

    C’est vers Tel-Aviv que se tourne désormais le royaume pour relayer ses plus viles campagnes contre son voisin. Et Le sioniste Netanyahu et son acolyte Ganz – qui s’apprêtent à spolier l’ensemble de la vallée du Jourdain- sans doute pour sceller le pacte honteux du Maroc, dont le souverain est Président fantôme il est vrai, du comité el Qods, ont nommé pas moins de 10 ministres d’origine marocaine. Nous reviendrons plus en détail sur cette menace à nos frontières et de ce régime mercenaire, le Makhzen et sa monarchie devenue un danger permanent pour notre pays.

    M. Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 21 mai 2020

    Tags : Maroc, Algérie, Israël, lobby sioniste, Parlement Européen,

  • PE : Le lobby Maroc-Israël s’agite contre l’Algérie

    Maroc, Algérie, Parlement Européen, PE, UE, Israël,

    La collusion entre le Maroc et Israël s’affiche au grand jour au Parlement européen. Ainsi, une dépêche de l’agence d’information officielle marocaine (MAP) datée de son bureau de Bruxelles, fait dire au Parlement européen, qui compte 751 députés, ce que sept de ses membres issus du lobby maroco-sioniste espèrent pouvoir imposer à cette institution.

    « Le Parlement européen réclame une intervention urgente de l’Union européenne (UE) pour mettre un terme à la répression en Algérie », titre la dépêche qui rapporte la teneur d’une lettre attribuée à « plusieurs eurodéputés ». Ils espèrent, selon la même source, « attirer l’attention du Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère et la sécurité, sur la situation de la liberté de la presse en Algérie et les exactions commises à l’égard des journalistes ».

    Les députés en question sont précisément au nombre de sept. Il s’agit de Raphaël Glucksman, Bernard Guetta et Salima Yenbou de France, Hannah Neumann d’Allemagne, Maria Arena de Belgique, Tinek Strik de Hollande et Heidi Hautala de Finlande.

    Raphaël Glucksman, au parcours politique sinueux, a été porté candidat dans la douleur par le Parti socialiste, et n’a jamais fait l’unanimité dans les rangs de ce dernier. On le comprend aisément lorsqu’on sait que, après avoir longuement chassé en terres néolibérales et atlantistes (il est, dès 2008, conseiller de l’enfant prodige de l’une des premières révolutions colorées, le président géorgien Mikheil Saakachvili), avant de trouver refuge dans une social-démocratie en perte d’identité.

    Bernard Guetta, journaliste de profession est un ardent défenseur d’Israël. Quel crédit accorder au soutien de cette coalition à la cause de la liberté d’expression, lorsqu’elle vient en appui à un régime où les détenus d’opinion croupissent par centaines dans des geôles où ils retrouvent pour la plupart leur dernier refuge sous terre. Qu’il s’agisse d’Agdz, Kelaat M’Gouna, Tazmamart, de triste mémoire ou encore de Derb Moulay Chérif, les centres de détention du royaume chérifien sont connus pour abriter des opposants ayant subi les pires tortures, avant d’être enterrés à proximité dans l’anonymat. Tazmamert, prison secrète, demeure dans l’histoire l’incarnation d’oppression politique qui n’a d’égale nulle part ailleurs.

    Que la MAP se fasse le relais et amplifie un événement insignifiant est l’expression d’une surexcitation, qui a pour seule motivation les succès extraordinaires du peuple sahraoui au sein de la communauté internationale pour l’exercice de son droit légitime à l’autodétermination.

    Par ailleurs, l’alliance du Makhzen avec les milieux sionistes œuvre à empêcher que l’Algérie retrouve les chemins de la stabilité, de l’ordre, des droits et libertés et de la croissance. C’est cela qui inquiète le plus cette alliance. Sinon, comment expliquer que le consul du Royaume à Oran déclare honteusement être « en terre ennemie », s’agissant d’un pays où les voisins marocains trouvent encore accueil et hospitalité.

    Dans un tout récent document de stratégie militaire intitulé: « Pour une nouvelle stratégie de défense intégrée du Maroc », ses rédacteurs des Forces armées royales écrivent, toute honte bue: « Un retour en arrière montre que les maux que vivait le Maroc ont commencé quand le sultan Moulay Soulaiman ferma les portes du Maroc à toutes les relations avec l’Europe, qui se faisaient essentiellement via la mer, et décida de s’orienter vers l’Est, pour des raisons religieuses et culturelles et décida d’offrir les unités navales de l’Empire à l’Algérie et la Tunisie, relevant jadis de l’autorité de la Sublime Porte à Istanbul ».

    C’est vers Tel-Aviv que se tourne désormais le royaume pour relayer ses plus viles campagnes contre son voisin. Et Le sioniste Netanyahu et son acolyte Ganz – qui s’apprêtent à spolier l’ensemble de la vallée du Jourdain- sans doute pour sceller le pacte honteux du Maroc, dont le souverain est Président fantôme il est vrai, du comité el Qods, ont nommé pas moins de 10 ministres d’origine marocaine. Nous reviendrons plus en détail sur cette menace à nos frontières et de ce régime mercenaire, le Makhzen et sa monarchie devenue un danger permanent pour notre pays.

    M. Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 21 mai 2020

    Tags : Maroc, Algérie, Israël, lobby sioniste, Parlement Européen,

  • Les Don Quichotte du Parlement européen

    Commissionnés par le vibrionnant secrétaire général de Reporters sans Frontières, les eurodéputés Raphaël Glucksmann, Bernard Guetta et Marie Arena – ceux-là mêmes qui avaient initié, en novembre dernier, une résolution sur la « situation des libertés en Algérie »- se sont empressés, avec une jubilation évidente, d’interpeller le Haut Représentant de l’UE, Josep Borrell, pour « l’exhorter à condamner la détention du journaliste Khaled Drareni et à faire pression sur les autorités algériennes pour sa libération immédiate ». Rien que ça !
    Décidement, ces trois compères, narcissiques et prétentieux, tels des redresseurs de torts donquichottesques, à la fois burlesques et pathétiques, s’ingénient et se surpassent dans l’ingérence perfide dans les affaires internes d’un pays souverain, sous couvert d’une prétendue sollicitude – sélective et à géométrie variable- à l’endroit de la liberté de la presse.
    Cette fois-ci, Glucksmann, Guetta et consorts ne se sont pas véritablement sublimés dans le maquillage de cette nouvelle entreprise d’immixtion haineuse dans les affaires algériennes.
    Par impéritie ou précipitation, les VRP de Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, ont laissé tomber le masque en faisant, dans cette adresse au chef de la diplomatie de l’UE, une fixation sur le cas spécifique de Khaled Drareni, accusé, rappelons-le, « d’incitation à un attroupement non armé » et d’ « atteinte à l’intégrité du territoire national ».
    Pourquoi, diable, cette focalisation particulière et insistante sur un « journaliste » réputé, au sein de la corporation, pour son activisme pro-LGBT et pour ses relations assidues et engagées avec la légation française à Alger ? 
    En fait, la réponse se trouve dans la question. Ne pouvant agiter le landerneau politique en France, (sans doute, contreproductif et trop compromettant sur les accointances de l’intéressé avec les institutionnels de l’hexagone), RSF et ses obligés ont entrepris de mobiliser et de relayer à l’international leur campagne anti-algérienne, notamment auprès des principaux partenaires de l’Algérie (institutions européennes et USA, ou RSF s’est payé une page entière dans le journal de référence, le Washington Post) en espérant, naïvement, pouvoir peser sur le cours imperturbable et indépendant de la justice algérienne. 
    Encore, une bande de charlots, qui n’a rien compris à l’Algérie.
    Boualem Karim
    Source : Facebook
    Tags : Algérie, Parlement Européen, Glucksmann, Marie Arena, Khaled Drareni,