Tag: pandémie

  • Le COVID-19 pourrait changer fondamentalement la société occidentale

    Par Andrew Korybko − Le 18 mars 2020 − Source cgtn.com

    L’apparition soudaine du COVID-19 dans tout l’Occident a entraîné une série de décisions d’urgence prises par des dizaines de gouvernements qui auraient été impensables il y a quelques semaines à peine. De la fermeture de pratiquement toutes les entreprises, sauf les plus essentielles comme les pharmacies et les épiceries, aux quarantaines obligatoires pour des pays entiers, les Occidentaux n’ont jamais connu de mesures aussi extrêmes, même en temps de guerre.

    Ces politiques nécessaires ont toutefois des conséquences indésirables de grande envergure dans les domaines social, économique et politique.

    Les Occidentaux ont pour usage de se déplacer à leur guise, mais désormais la plupart d’entre eux sont obligés de rester chez eux, sauf pour se rendre dans les quelques commerces essentiels qui restent ouverts. De nombreuses personnes craignent aujourd’hui pour leurs moyens de subsistance parce qu’elles ont vécu au jour le jour et n’ont pas pu mettre assez de côté pour le proverbial « jour de disette » – ou dans ce cas, au moins « deux semaines de disette ».

    D’autres encore craignent que leurs gouvernements n’exploitent à l’avenir ces décisions d’urgence pour des raisons politiques d’intérêt personnel.

    Dans l’ensemble, la société occidentale semble avoir fondamentalement changé à la suite de COVID-19. Il semble impossible, du moins à ce stade précoce des tentatives de confinement d’urgence, d’imaginer que la vie puisse un jour redevenir ce qu’elle était.

    Les étudiants suivent désormais des cours sur ordinateur plutôt qu’à l’école, des personnes qui pensaient vivre confortablement attendent désormais désespérément une aide gouvernementale pour les aider à joindre les deux bouts, et le scepticisme antigouvernemental croissant qui a marqué ces dernières années s’est encore accentué.

    Qu’importe la durée qu’il faudra pour vaincre le COVID-19, l’humanité l’emportera certainement après que la Chine aura montré au monde que c’est effectivement possible – pourvu que chacun fasse sa part de sacrifices pour le bien commun, mais beaucoup de ces changements d’urgence pourraient devenir la nouvelle norme.

    On peut comprendre que les gens deviennent réticents à avoir autant de contacts sociaux qu’auparavant, d’où la raison pour laquelle l’apprentissage en ligne pourrait devenir la norme. Ceux qui peuvent travailler à domicile continueront probablement à le faire pour la plupart, et les sceptiques envers le gouvernement pourraient être pris plus au sérieux.

    Les ressortissants allemands ont été interdits de voyager pour les vacances. AFP

    Le « bon vieux temps » qui consistait à ce que chacun aille où il veut (surtout dans l’UE), à ne pas trop se soucier de l’emploi et, d’une manière générale, à faire confiance aux gouvernements pour faire respecter les droits constitutionnels à tout prix semble presque être un rêve lointain après tout ce qui s’est passé au cours de ces deux dernières semaines.

    On peut même dire que beaucoup sont nostalgiques de ces moments, appréciant enfin ce qu’ils auraient pu considérer auparavant comme acquis mais aussi peut-être en voyant les choses sous un jour nouveau comme étant beaucoup plus fragiles que dans leurs rêves les plus fous.

    L’ennemi invisible qu’est le COVID-19 a littéralement entraîné des changements plus visibles que l’ennemi semi-invisible du terrorisme qui était considéré comme le principal ennemi de l’Occident. Tout comme le 11 septembre a transformé l’essence de la société occidentale, les deux premières semaines de mars 2020 pourraient avoir un effet similaire.

    Tout s’est finalement calmé après ces terribles attaques terroristes, tout comme ce qui se passera avec cette épidémie virale. Cependant, il est naturel que les personnes les plus directement touchées dans les deux cas se souviennent de l’histoire en termes d’« avant et après » ces événements.

    Certes, les changements sociaux resteront toujours flexibles dans une certaine mesure, mais il restera à voir quelle sera la profondeur des changements structurels dans les domaines économique et politique.

    La nationalisation des hôpitaux et des établissements de santé en Espagne, ainsi que la possibilité tout à fait réelle de répéter ce modèle ailleurs en Occident, pourraient complètement transformer l’économie occidentale, sans parler des programmes de soutien gouvernementaux de plusieurs milliards de dollars (« renflouements ») qui sont en cours de discussion entre les citoyens pour les industries clés.

    Sur le plan politique, il est encore trop tôt pour dire quels seront les changements, mais il est incontestable que le processus démocratique a été perturbé, au grand dam de quelques personnes qui ne comprennent pas la nécessité de ces mesures d’endiguement d’urgence ou qui craignent sincèrement que leurs gouvernements ne profitent du précédent qu’elles viennent de créer.

    Quoi qu’il en soit, on peut conclure que COVID-19 pourrait changer fondamentalement la société occidentale de manière très radicale.

    Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

    Le Saker francophone

    Tags : coronavirus, covid19, pandémie,

  • Coronavirus: Macron doit débloquer les milliards dont l’hôpital a besoin pour sauver des vies.

    Les hôpitaux sont sous pression maximale: le matériel manque cruellement, le personnel soignant est à bout. Alors que la crise du coronavirus frappe de plein fouet les hôpitaux, Macron débloque 45 milliards pour soutenir les entreprises et les multinationales et “sauver les emplois”.

    Macron met les multinationales sous perfusion pendant que les hôpitaux luttent contre le COVID-19 avec des moyens dérisoires: pour preuve, l’Etat d’urgence sanitaire ne prévoit aucun budget massif pour la santé.

    Les dernières prévisions des scientifiques qui conseillent directement l’Elysée font froid dans le dos : le COVID-19 pourrait causer entre 300 000 à 500 000 morts. Et qui lutte en première ligne en risquant leur santé pour éviter l’hécatombe? Les personnels soignants. L’hôpital a plus que jamais besoin de notre aide. Exigeons que Macron débloque un budget massif et pérenne pour venir en aide aux hôpitaux face au coronavirus et aux futurs épidémies.

    Je demande à Macron de débloquer les milliards dont l’hôpital a besoin pour sauver des vies.

    Les scientifiques n’avaient pourtant cesser de nous prévenir: l’arrivée de la prochaine pandémie n’était qu’une question de temps. Nous y sommes. Et les hôpitaux manquent cruellement de lits et d’équipements nécessaires pour faire face à cette catastrophe sanitaire.

    Pourtant, pas un mot sur le renflouement des hôpitaux dans la loi de finances rectificative qui vient d’être adoptée et qui va débloquer 45 milliards d’euros pour les multinationales. Mais où sont les milliards destinés aux hôpitaux?

    Macron n’a eu de cesse de le répéter durant son discours que “nous sommes en guerre”. Et bien, où sont les protections dont ont besoin nos soignants qui partent au front sans armes ? Pour pallier au manque de personnel, des étudiants en médecine et des médecins de ville sont même venus prêter main forte. Les cliniques privées ont promis 4000 lits afin de soulager les hôpitaux publics. Mais c’est loin de compenser les 18 000 lits supprimés dans les hôpitaux depuis 2013.

    Avec la progression de l’épidémie, les personnels hospitaliers ne pourront pas pour faire face à l’afflux de patients graves. Les mesures d’urgence ne suffiront pas, la vie de milliers de personnes est actuellement en danger face à cette situation. Les médecins se préparent tragiquement à trier les patients à sauver car le manque criant de moyens fait qu’il sera impossible de soigner tout le monde au moment du pic d’épidémie.

    Le pire pourrait être évité en débloquant des ressources, MAINTENANT. Où est le soutien du gouvernement pour celles et ceux qui combattent la maladie en première ligne?

    Dites à Macron de débloquer les milliards dont l’hôpital a besoin pour sauver des vies.

    Depuis le début de l’ère Macron, le personnel des hôpitaux dénonce les coupes budgétaires dans la santé. Les promesses du candidat Macron en matière de budget des hôpitaux n’ont jamais été tenues. Au contraire, il a accentué les économies. La vie des patients est mise en danger depuis des années par la logique marchande appliquée à la santé, la poursuite de la rentabilité à tout prix, la réduction du déficit, la mise en place du lean management au nom de la productivité. Cette logique d’économiser sur l’hôpital a abouti à la situation actuelle: l’hôpital n’a aucune marge pour parer à l’imprévu. Et encore moins une crise de l’ampleur du coronavirus.

    Macron affirme que les lois du marché ne devraient pas s’appliquer face à cette crise sans précédent. Mais au bout du compte, aucun budget massif et pérenne n’est prévu pour l’hôpital. Par contre pour sauver les entreprises et les multinationales, comme par magie, les milliards ne se sont pas faits attendre. En 2018, Macron répondait pourtant au personnel soignant lui expliquant la crise traversée par l’hôpital : “Y’a pas d’argent magique!”.

    Nous avons tous un rôle à jouer pour éviter la propagation du coronavirus. Celui de Macron est de soutenir les hôpitaux, “quoi qu’il en coûte”, littéralement. Le but est d’éviter des morts. Point.

    Macron doit mettre en place une politique publique concrète de soutien financier aux hôpitaux pour faire face à la crise sans précédent du coronavirus.

    Source 

    Tags : France, coronavirus, Emmanuel Macron, pandémie, hôpitaux, confinement, covid19,

  • Covid-19 : Les médecins cubains sont déjà déployés dans 37 pays

    Socialisme et communisme en Amérique Latine

    Samedi 21 Mars 2020

    Le ministère cubain de la Santé publique (Minsap) a indiqué que Cuba fournit une coopération médicale à 37 pays touchés par le nouveau coronavirus Covid-19 – traduction Nico Maury

    Selon le directeur de l’Unité centrale de collaboration médicale de la Minsap, le Dr Jorge Juan Delgado Bustillo, les coopérateurs de l’île sont en bonne santé. En outre, les missions ont pris des mesures de prévention et d’automédication.

    “A ce jour, aucun agent de santé n’est atteint du nouveau coronavirus dans nos brigades médicales à l’étranger”, a-t-il déclaré.

    Cuba a envoyé cette semaine des brigades médicales au Nicaragua, au Venezuela, au Suriname et à Grenade pour affronter Covid-19. Ce samedi, une cinquantaine de professionnels de la santé cubains cubains arrivent en Lombardie, en Italie.

    Le directeur du Minsap a ajouté que Cuba, dans sa démonstration habituelle de fraternité et de solidarité avec les peuples du monde, est en mesure d’aider et de répondre aux demandes qui lui sont adressées.

    «Il y a un sentiment national de vouloir coopérer. Nous recevons des messages de volontaires prêts à aller n’importe où pour aider à faire face à cette situation sanitaire mondiale “, a-t-il déclaré.

    Nicolas Maury

    Telesur

    Source

    Tags : Cuba, coronavirus, pandémie,

  • Libérez tous les prisonniers politiques et d’opinion au Maroc

    Aujourd’hui, le Maroc comme d’autres pays vit une situation inédite, rythmée par le COVID-19. La situation que vivent le Maroc et le monde entier est d’une gravité sans précèdent. D’autant plus que la Maroc connait la défaillance de son système de santé depuis des années.

    Si la décision radicale de fermer les frontières terrestres et aériennes avec une trentaine de pays permet d’atténuer la propagation du virus, il serait nécessaire d’instaurer une mobilisation totale de nous tous, société civile, institutions, secteur public, secteur privé, associations et individus pour préserver la santé et la vie de nos concitoyens.

    L’ASDHOM salue la mobilisation de la société civile, des journalistes et des acteurs associatifs qui sensibilisent la population au respect des mesures préventives adéquates pour limiter la propagation du virus afin de sauver des vies.

    Au vu de la situation que traverse notre pays, l’ASDHOM alerte l’opinion nationale et internationale sur le risque sanitaire élevé au sein des prisons et son impact sur la situation des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc.

    La répétition des grèves de la faim, souvent longues et dont la derrière vient à peine de se terminer, entamées par les prisonniers politiques, a fait que leur état de santé se trouve fragilisé et ils courent donc un haut risque si le virus venait à se propager à l’intérieur des prisons. L’engorgement et la promiscuité étant des facteurs aggravants.

    L’ASDHOM, qui a toujours demandé la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion dont font partie les prisonniers du Hirak du Rif, considère que le moment difficile que traverse aujourd’hui l’humanité toute entière et le Maroc en particulier, peut être celui d’une détente démocratique qui met fin aux violations des droits humains et ouvre la voie à un État démocratique et respectueux des libertés.

    La situation actuelle confirme que les revendications du Hirak du Rif pour un hôpital, des écoles et des infrastructures étaient tout-à-fait légitimes.
    Face à ce défi sanitaire, le Maroc a besoin de la contribution de toutes les régions pour y faire face. Et la région du Rif constitue notamment une composante importante dans cet effort.

    Les prisonniers du Hirak du Rif, qui ont montré une grande capacité d’encadrement peuvent jouer un rôle important dans l’effort national pour faire face à la vague épidémique qui risque de frapper le Maroc durant les semaines à venir.

    Pour toutes ces raisons, l’ASDHOM demande la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion pour que le Maroc tout entier se mette debout afin de vaincre la pandémie et contribuer ensemble à la construction d’un nouveau pays des solidarités, des libertés et de démocratie.

    L’ASDHOM se joint aux recommandations de toutes les organisations de défense des droits humains au Maroc et notamment celles de l’Observatoire marocain des prisons pour que les autorités marocaines fassent preuve d’intelligence et de sérieux dans le traitement de ce dossier sans oublier un geste d’humanité envers nos frères et sœurs subsaharien-ne-s sur le sol marocain.

    Paris, le 22 mars 2020

    Le Bureau exécutif

    ASDHOM

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, coronavirus, pandémie, prisonniers politiques,

  • Coronavirus, deux méthodes : la Corée du Sud et la France

    par Leroux Jean-Paul

    C’est malheureusement, pour nous, confirmé par de nombreuses sources !
    C’est aussi ce que nous déclare une amie coréenne avec laquelle nous restons en contact et qui ne comprends pas ce qui se passe en Europe.

    Jean-Claude Eyraud <jceyraud@orange.fr> a écrit : Une analyse que l’on m’a transmise. De quoi réfléchir .</jceyraud@orange.fr>

    Quelques chiffres pour comparer deux stratégies radicalement différentes face au coronavirus, celles de la Corée du Sud et celle de la France.
    Corée du Sud :

    Population 51 709 098 habitants (source : korean statistival information service)

    Premier cas le 20 janvier 2020

    Nombre de malades au 23 mars : 9037 soit 0,017 % de la population

    Nombre de morts au 23 mars : 120 soit 0,0002 % de la population.

    Stratégie : masques systématiques, dépistage systématique et isolement des malades. Pas de confinement général de la population. Pas de conséquences économiques ni sociétales.

    France :

    Population 66 352 469 habitants au dernier recensement

    Premier cas le 27 janvier 2020

    Nombre de malades au 23 mars 22302 soit 0,0336 % de la population

    Nombre de morts au 23 mars 1100 soit 0,0016 % de la population.

    Stratégie : confinement général avec amendes et contrôles de plus en plus sévères pour les sorties. Masques déconseillés même si déplacements sauf pour les malades. Tests uniquement sur les malades graves. Les chiffres prouvent que notre stratégie est perdante plus les conséquences à venir : effondrement économique avec chômage massif, augmentation des
    impôts pour compenser les pertes et les aides, dépression de la population et futurs problèmes sociétaux divers.

    Cause de ce choix français : pénurie grave de masques (15 millions d’économies sous Hollande) et manque de tests donc crainte d’engorgement des hôpitaux en manque de lits et de respirateurs pour les cas graves.
    De plus, on fait des soucis aux seuls qui ont des solutions “de guerre” avec le traitement au la chloroquinine ( professeur Raoult Marseille).

    Pour info les Allemands ont 5 fois plus de respirateurs que nous par habitant.

    Je vous laisse conclure. “Gouverner c’est prévoir” de Gaulle

    Moi je vous dis qu’on nous prend vraiment pour ce que nous sommes majoritairement : des moutons décervelés et obéissants par peur. Nous sommes prêts pour la dictature.

    Nota bene : dernier confinement total en France : à Marseille pour l’épidémie de choléra de 1720 !


    retrouvez Ensemble 05
    son blog : http://jceyraud.blogspirit.com/
    son journal en ligne : http://www.alpternatives.org

    Tags : coronavirus, France, Chine, Corée du Sud, pandémie,

  • Coronavirus … … sur les échecs des gouvernements occidentaux et les thérapies possibles

    Par Moon of Alabama − Le 21 mars 2020

    Les services de renseignement américains craignent de subir des interrogatoires pour ne pas avoir suffisamment averti de la nouvelle pandémie de coronavirus. Pour éviter toute critique, ils ont demandé à leurs sténographes préférés d’écrire une narration pour les disculper.

    Ainsi, le Washington Post titre « Les rapports du renseignement américain de janvier et février ont mis en garde contre une probable pandémie » :

    Les agences de renseignement américaines ont émis de sinistres avertissements classifiés en janvier et février sur le danger mondial posé par le coronavirus tandis que le président Trump et les législateurs ont minimisé la menace et n’ont pas pris les mesures qui auraient pu ralentir la propagation de l’agent pathogène, selon des responsables américains familiers avec des rapports d’agence d’espionnage.

    Les rapports de renseignement n’ont pas prédit quand le virus pourrait atteindre les côtes américaines, ni recommandé des mesures particulières que les responsables de la santé publique devraient prendre, ce sont des questions qui ne relèvent pas de la compétence des agences de renseignement. Mais ils ont suivi la propagation du virus en Chine, puis dans d’autres pays, et ont averti que les autorités chinoises semblaient minimiser la gravité de l’épidémie.

    Si les services d’espionnage étaient vraiment préoccupés par la question, pourquoi n’ont-ils pas averti le public ? Au lieu de divulguer de nouveaux contes idiots, ils auraient pu divulguer un avertissement sur la pandémie. Au lieu de cela, on nous a donné ceci :

    Bernie Sanders a été informé par des responsables américains que la Russie tentait d’aider sa campagne présidentielle – 22 février

    La Russie essaie d’attiser les tensions raciales américaines avant les élections, selon des responsables – 10 mars

    Comment l’ingérence électorale russe est de retour avant le vote de 2020 – 13 mars

    Si les services de renseignement avaient pris la pandémie au sérieux, ils auraient pu avertir le public via leurs innombrables sténographes dociles dans les médias. Au lieu de cela, ils ont submergé ces derniers de fausses histoires russophobes et ont dit à Trump que les Chinois mentaient, ce qu’ils ne faisaient pas. Et maintenant, les services de renseignement reprochent à Trump de ne pas les avoir écoutés.

    Bien sûr, Trump n’aurait pas cru les rapports des renseignements, de toute façon. Pourquoi le ferait-il ? Le FBI et la CIA tentent depuis trois ans de le faire destituer. Ils ont créé le Russiagate sur la base d’un faux dossier. Ils ont menti pour obtenir des mandats de la FISA permettant d’espionner sa campagne. Lorsque le Russiagate s’est finalement effondré, la CIA a envoyé un faux « lanceur d’alerte » pour enclencher l‘Ukrainegate. À la place de Trump, il n’y avait aucune raison de croire un mot de ce que disent les « responsables du renseignement ».

    Les services de renseignement n’ont pas émis d’avertissements efficaces. Mais ils n’étaient pas les seuls. Aucune des institutions des pays «occidentaux», ni leurs dirigeants, n’étaient préparés pour une épidémie plus importante.

    La Chine nous a prévenus très tôt. L’OMS a été informée fin décembre. Le 3 janvier, les directeurs des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis ont été informés par leurs collègues chinois. Après que la Chine a reconnu que le nouveau virus du SRAS-CoV-2 sautait effectivement sauté d’une personne à l’autre, elle a pris des mesures radicales pour maîtriser l’épidémie et ces mesures ont bien fonctionné. La Chine n’a eu que 3 255 morts dans un pays de 1,4 milliard d’habitants. Aujourd’hui, tous les points de contrôle ont été supprimés dans la ville de Wuhan et la vie retourne lentement à la normale.

    D’autres nations asiatiques ont également réagi rapidement et efficacement. C’était, et c’est encore, l ‘«ouest» qui, malgré les services de renseignement, réagit mal à la crise.

    En 2002/2003, les pays asiatiques ont combattu l’épidémie de SRAS. En 2015, la Corée du Sud a connu une importante épidémie causée par le virus MERS. Ces pays ont tiré les leçons des épidémies et ont travaillé très tôt pour maintenir les courbes actuelles à plat. Pourquoi aucun pays occidental n’a-t-il pu apprendre d’eux ?

    Vous comprenez que le monde a basculé lorsque votre famille et vos amis – y compris des amis yéménites au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Inde – vous disent de rester au Yémen pour votre propre sécurité, à l’heure de la globalisation. Sur 10 ans de reportages au Yémen, 5 étaient en temps de guerre. C’est une première pour moi.

    Pendant ce temps, nous en apprenons davantage sur le nouveau virus et sur les thérapies possibles. Mais celui-ci n’est pas très raisonnable :

    HYDROXYCHLOROQUINE ET AZITHROMYCINE, pris ensemble, ont une réelle chance d’être l’un des plus grands changeurs de jeu de l’histoire de la médecine. La FDA a déplacé des montagnes – Merci ! J’espère qu’ils le feront tous les deux (H fonctionne mieux avec A, selon International Journal of Antimicrobial Agents) …

    … être mis en service IMMÉDIATEMENT. LES GENS MEURENT, AGISSONS RAPIDEMENT ET QUE DIEU BÉNISSE TOUT LE MONDE !
    @US_FDA @SteveFDA @CDCgov @HSgov

    L’affirmation selon laquelle le médicament anti-paludisme (hydro-) chloroquine aide dans les cas d’infection par le SRAS-CoV-2 provient de deux études chinoises qui ne sont basées que sur des tests in vitro sur le virus et les cellules humaines. Les doses étaient relativement élevées et la chloroquine est connue pour avoir de mauvais effets secondaires. Il n’y a pas non plus de moyen éprouvé pour introduire de la chloroquine dans le bas des poumons où réside le virus là où ce serait réellement nécessaire.

    Il y a aussi un petit essai français avec de la chloroquine, basé sur de vrais patients mais qui n’est malheureusement pas valide. Il s’agissait d’une étude non randomisée avec seulement 42 patients dont 6 ont abandonné le traitement.

    Les recherches ont compté le nombre de virus avant et après le médicament pour voir s’il fonctionne. Mais ils n’ont pris que des échantillons dans la gorge pour rechercher des virus. Pendant la cause d’une infection par le SRAS-CoV-2, le virus commence à se multiplier dans la gorge, mais il migre ensuite vers le bas du poumon. C’est seulement là que le virus commence à se développer en très grand nombre et à causer de graves dommages. Pendant ce temps, le nombre de virus dans la région de la gorge diminue. Les chercheurs français ne le savaient pas.

    Les détails ci-dessus proviennent du podcast quotidien no. 17 par le professeur Dr Christian Drosten, chef du département de virologie de la Charité de Berlin. Les transcriptions en allemand sont disponibles ici. Drosten a participé à plusieurs études de cas cliniques avec des cas de Covid-19 au cours desquelles chaque développement a été mesuré et détaillé. Il sait comment se déroule la maladie.

    Il y a plus à critiquer dans cette étude française. Gaetan Burgio, généticien à l’Australian National University, résume sa propre critique :

    En bref, tout ce battage médiatique sur l’essai clinique est basé sur un essai clinique ouvert, non randomisé et restreint sur le traitement HCQ contre # COVID19 avec charge virale comme résultat qui n’a pas été correctement mesuré dans 2/3 de la cohorte de contrôle !! !

    Donc, pour répondre à la question: Quelles sont les preuves justifiant l’utilisation de HCQ ou CQ comme traitement prophylactique ou curatif contre # COVID19. La réponse simple ou courte est AUCUNE. Pour le vérifier, nous avons besoin d’un essai clinique randomisé approprié et ample.

    Bien que je comprenne que nous sommes dans une pandémie # COVID19, il n’y a aucune raison, ou quoi que ce soit, pour abandonner une médecine basée sur des preuves, et ne pas faire de la science rigoureuse ou un essai clinique randomisé !
    Un chercheur chinois pense qu’ils auront plus de succès à interrompre le processus de liaison avec lequel le virus se faufile dans la cellule :

    Le virus utilise sa protéine de pointe pour s’accrocher à la cellule hôte, mais normalement cette protéine est inactive. Le travail de celle-ci sur le lieu d’ancrage consiste à piéger la protéine de furine humaine, qui détachera et activera la protéine de pointe en provoquant une «fusion directe» des membranes virales et cellulaires.

    Par rapport à la voie d’entrée du virus Sars, cette méthode de liaison est «100 à 1 000 fois» plus efficace, selon l’étude. …

    Des chercheurs chinois ont déclaré que les médicaments ciblant la protéine furine pourraient avoir le potentiel d’entraver la réplication du virus dans le corps humain. Ceux-ci comprennent «une série de médicaments thérapeutiques contre le VIH-1 tels que l’indinavir, le ténofovir alafénamide, le ténofovir disoproxil et le dolutégravir et des médicaments thérapeutiques contre l’hépatite C, dont le bocéprévir et le télaprévir», selon l’étude de Li.

    Cette suggestion est conforme aux rapports de certains médecins chinois qui se sont auto-administrés des médicaments contre le VIH après avoir été testés positifs pour le nouveau coronavirus, mais il n’y a pas encore de preuves cliniques pour soutenir la théorie.

    Il existe maintenant des dizaines d’essais en cours avec de vrais patients. Des milliers de chercheurs compétents travaillent sur une thérapie pour la maladie Covid-19 et sur un vaccin contre le virus du SRAS-CoV-2. Dans quelques mois, les deux seront probablement disponibles.

    Pendant ce temps, nous pouvons rester à l’écart et apprendre à fabriquer nos propres masques.

    Moon of Alabama

    Note du Saker Francophone

    En parlant de l’étude française, l’auteur fait sans doute référence au professeur Raoult, cité abondamment dans le précédent article. Quand il dit ou cite que cette étude n’a aucune valeur scientifique, il faut entendre “pas encore”. Il n’est pas exclu que cette étude soit validée par des méthodes “randomisées”. Il faudra du temps pour la confirmer ou l’infirmer ou avoir un statut partiel.

    Le Saker francophone

    Tags : Coronavirus, pandémie, remèdes, traitement,

  • La pandémie de coronavirus et le nouveau monde qu’elle a créé

    COVID-19 va remodeler notre monde. Nous ne savons pas encore quand la crise prendra fin. Mais nous pouvons être sûrs que d’ici là, notre monde sera très différent. La différence dépendra des choix que nous faisons aujourd’hui.

    La crise du COVID-19 n’est pas une guerre, mais elle est «guerrière» dans la mesure où elle nécessite la mobilisation et la direction de ressources à des niveaux sans précédent. La solidarité entre les pays et la volonté de faire des sacrifices pour le bien commun sont déterminantes. Ce n’est qu’en se ressaisissant et en coopérant au-delà des frontières que nous pourrons vaincre le virus et en contenir les conséquences – et l’UE a un rôle central à jouer. Telle était la position claire et unie des ministres des affaires étrangères de l’UE lorsque nous avons discuté de la crise le 23 mars par liaison vidéo.

    On dit parfois que les guerres ne sont pas gagnées par la tactique ou même la stratégie, mais par la logistique et les communications. Cela semble également vrai pour COVID-19: celui qui réussit le mieux à organiser la réponse, en s’appuyant rapidement sur les enseignements tirés du monde entier et en communiquant avec succès vers les citoyens et le reste du monde, en ressortira le plus fort.

    Il y a une bataille mondiale de récits en cours dans laquelle le timing est un facteur crucial. En janvier, le cadre dominant était qu’il s’agissait d’une crise locale dans la province du Hubei, aggravée par la dissimulation d’informations cruciales par les responsables du parti chinois. L’Europe envoyait beaucoup de matériel médical pour aider les autorités chinoises qui étaient débordées à l’époque. Depuis lors, la Chine a réduit le nombre de nouvelles infections locales à des chiffres uniques – et elle envoie maintenant du matériel et des médecins en Europe, comme d’autres le font également. La Chine insiste énergiquement sur le fait que, contrairement aux États-Unis, elle est un partenaire responsable et fiable. Dans la bataille des récits, nous avons également vu des tentatives de discréditer l’UE en tant que telle et certains cas où les Européens ont été stigmatisés comme si tous étaient porteurs du virus.

    Le point pour l’Europe est le suivant: nous pouvons être sûrs que les perceptions changeront à nouveau au fur et à mesure que l’épidémie et notre réponse à celle-ci évoluent. Mais nous devons être conscients qu’il existe une composante géopolitique, y compris une lutte pour l’influence par le filage et la «politique de générosité». Armés de faits, nous devons défendre l’Europe contre ses détracteurs.

    Il y a aussi une bataille de récits en Europe. Il est vital que l’UE montre qu’elle est une Union qui protège et que la solidarité n’est pas une expression vide de sens. Après la première vague au cours de laquelle les autorités nationales ont occupé le devant de la scène, l’UE revient désormais sur le devant de la scène avec des actions conjointes sur toutes les pistes dans lesquelles les États membres lui ont donné les moyens d’agir: avec l’approvisionnement conjoint en équipements médicaux vitaux, avec un stimulus économique conjoint et un assouplissement nécessaire des règles fiscales et des aides d’État.

    En outre, le rôle de l’UE contient une grande composante externe. Nous aidons les États membres dans leurs efforts consulaires, en aidant à ramener les Européens bloqués chez eux. Par exemple, la semaine dernière, des efforts conjoints au Maroc ont permis le rapatriement d’environ 30 000 citoyens de l’UE. Cela montre que nous pouvons agir ensemble.

    Il reste encore beaucoup à faire. Dans le monde, environ 100 000 voyageurs européens se sont enregistrés dans les ambassades ou consulats locaux, mais le chiffre réel de ceux qui doivent rentrer chez eux est beaucoup plus élevé.

    Une pandémie mondiale a besoin de solutions mondiales et l’UE doit être au centre de la lutte. Je suis en contact avec des partenaires du monde entier, d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique, pour aider à construire une réponse internationale coordonnée. Dans une crise, l’instinct humain est souvent de se replier sur soi, de fermer les frontières et de se débrouiller seul. Bien que compréhensible, cette position est vouée à l’échec. L’urgence COVID-19 ne peut pas être résolue dans un seul pays, ou en faisant cavalier seul. Cela signifie simplement que nous allons tous lutter plus longtemps, avec des coûts humains et économiques plus élevés.

    Ce à quoi nous devrions plutôt travailler, c’est une intensification radicale de la coopération internationale entre scientifiques, économistes et décideurs. Aux Nations Unies, à l’OMS et au FMI. Au sein du G7 et du G20 et d’autres forums internationaux. Mise en commun des ressources pour travailler sur des traitements et un vaccin. Limiter les dommages économiques en coordonnant les mesures de relance budgétaire et monétaire et en maintenant le commerce des marchandises ouvert. Collaborer à la réouverture des frontières lorsque les scientifiques nous disent que nous le pouvons. Et la lutte contre les campagnes de désinformation en ligne. C’est le moment de la solidarité et de la coopération, pas de blâmer les jeux qui ne guériront pas une seule personne infectée.

    Alors que les besoins sont importants au niveau national, l’UE devrait également être prête à aider d’autres personnes dans des situations fragiles qui risquent d’être dépassées. Pensez simplement aux camps de réfugiés en Syrie et à ce qui se passerait si COVID19 éclatait là-bas pour des gens qui ont déjà tant souffert. À cet égard, l’Afrique est une préoccupation majeure. Avec Ebola, il a peut-être acquis une expérience plus récente de la gestion des pandémies que l’Europe, mais dans l’ensemble, les systèmes de santé sont très faibles et une épidémie complète ferait des ravages. La distanciation sociale et la vie en milieu confiné sont exponentiellement plus difficiles dans les zones urbaines densément peuplées d’Afrique. Des millions en Afrique vivent de l’économie informelle et devront gérer l’épidémie sans aucun filet de sécurité sociale. Avant même que le virus n’atteigne le continent, les Africains, avec d’autres économies émergentes, doivent faire face à un niveau massif de retrait de capitaux.

    Ailleurs, des pays comme le Venezuela ou l’Iran pourraient bien s’effondrer sans notre soutien. Cela signifie que nous devons nous assurer qu’ils ont accès à l’aide du FMI. Et avec l’Iran, nous devons nous assurer que le commerce humanitaire légitime peut se poursuivre malgré les sanctions américaines.

    Nous devons également nous rappeler qu’aucun des autres problèmes sur lesquels nous nous sommes concentrés avant la crise corona n’a disparu. En fait, ils peuvent empirer. COVID-19 pourrait bien aggraver certains des conflits de plus longue durée dans le voisinage. En tant qu’Europe, nous devions déjà naviguer dans un monde de tensions géopolitiques croissantes, en particulier entre les États-Unis et la Chine. Ici aussi, le risque est que COVID-19 aggrave les tendances préexistantes.

    Dans l’ensemble, la tâche de l’UE est de défier les critiques et de démontrer de manière très concrète qu’elle est efficace et responsable en temps de crise. Jean Monnet a écrit dans ses mémoires que “l’Europe se forgera dans les crises et sera la somme des solutions adoptées pour ces crises”. Que ce soit notre philosophie directrice alors que nous luttons contre cette crise et que nous nous préparons pour ce qui va suivre.

    Josep Borrell

    Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

    Source

    Tags : Union Européenne, Europe, coronavirus, pandémie,

  • Sahara occidental: Le HCR demande d’inclure les réfugiés dans les plans de réponse liés au coronavirus

    L’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a souligné l’urgence de protéger les populations vulnérables et d’inclure les réfugiés dans les plans de réponse au coronavirus engagés par différents pays.

    Le HCR a plaidé mardi pour que les réfugiés et les demandeurs d’asile, ainsi que les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, soient inclus dans les plans nationaux de veille, de préparation et de réponse. “C’est un appel à la mobilisation pour que les réfugiés soient pris en compte dans les plans nationaux contre le Covid-193, a déclaré Cécile Pouilly, porte-parole du HCR lors d’un entretien avec ONU Info. Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés justifie cet appel à la vigilance par le fait que “80% de la population mondiale de réfugiés” se trouve dans des pays à faible ou moyen revenu. “C’est-à-dire des pays où les infrastructures sanitaires sont souvent moins élaborées ou moins disponibles”, a ajouté Mme Pouilly. Selon le HCR, la réponse internationale à la crise du Covid-19 doit ainsi prendre en compte et cibler toutes les populations, y compris les personnes contraintes de fuir leur foyer. Les personnes âgées parmi les populations déracinées sont particulièrement vulnérables. L’agence onusienne a d’ailleurs exhorté toutes les autorités nationales à traiter les réfugiés et les demandeurs d’asile qui tombent malades du virus de la même manière que les autres ressortissants.

    Au moins 10 cas parmi les réfugiés en Allemagne

    Plus de 70 millions de personnes à travers le monde ont été contraintes de fuir leur foyer en raison de persécutions, de conflits, de violences et de violations des droits de l’homme. Parmi elles, plus de 20 millions sont des réfugiés, dont 84% sont accueillis dans des pays à faible ou moyen revenu dont les systèmes de santé, d’approvisionnement en eau et d’assainissement sont souvent précaires. Si à ce jour ” aucun cas d’infection au Covid-19 n’a été signalé dans les camps réfugiés “, l’agence onusienne note toutefois qu’il y a 10 cas confirmés de coronavirus parmi les réfugiés et les demandeurs d’asile en Allemagne.

    ” A notre connaissance, dix réfugiés parmi l’ensemble des personnes contaminées en Allemagne ont en effet contracté le virus Covid-19 en Allemagne. Ce sont les seules personnes à notre connaissance parmi les réfugiés qui ont à ce jour contracté la maladie “, a précisé la porte-parole du HCR.

    Il s’agit de personnes qui sont soit des réfugiés soit des demandeurs d’asile. Les cas ont été signalés à Munich, Berlin et Heidelberg. “Il y a un nombre de cas très limité qui ont été détectés en Allemagne”, a insisté Mme Pouilly, tout en ajoutant que ces personnes sont soignées et prises en charge par les autorités sanitaires allemandes. Par ailleurs, le HCR demande aux Etats de veiller à ce que les droits des demandeurs d’asile soient respectés de façon égale au pays où des restrictions à l’entrée, au voyage et à la liberté de mouvement seraient imposées. “Nous redoutons que les restrictions aux frontières, tout à fait compréhensibles pour des raisons sanitaires, n’aboutissent à une restriction du droit d’asile. Nous avons déjà alerté les gouvernements, sur la nécessité de prendre bien sûr des mesures pour protéger les citoyens, mais pour s’assurer que ces mesures n’aboutissent pas à des cas de refoulement aux frontières”, a ajouté la porte-parole du HCR.

    Le Maghrebdz, 22 mars 2020

    Tags : Sahara Occidental, HCR, coronavirus, pandémie,

  • Covid-19 : l’OMS appelle l’Afrique à se préparer au pire et à éviter les rassemblements de masse

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé l’Afrique à « se réveiller » face à la menace du nouveau coronavirus.

    « Le meilleur conseil à donner à l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui », a lancé mercredi soir le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse virtuelle à Genève.

    A une question d’un journaliste rwandais, le chef de l’OMS a indiqué que même si l’incidence de la maladie est faible, le continent africain devrait se « préparer au pire ».

    « Dans d’autres pays, nous avons vu comment le virus s’accélère après un certain point de basculement », a-t-il insisté, tout en ajoutant qu’il vaut mieux que « ces cas recensés soient vraiment les chiffres exacts pour que l’on puisse étouffer le nouveau coronavirus dans l’œuf ».

    « Pour l’instant, l’incidence de Covid-19 en Afrique est faible », a fait valoir de son côté, le Dr Michael Ryan, Directeur exécutif chargé de la gestion des situations d’urgence sanitaire à l’OMS.

    Selon Dr Ryan, l’incidence est peut-être « plus élevée » en raison notamment de l’absence de détection. Mais, l’Afrique a encore une occasion majeure d’éviter certains des pires effets de l’épidémie et de préparer son système de santé publique et son système de santé à cette éventualité.

    Afin d’éviter l’amplification de la maladie, l’OMS estime actuellement que tous les pays où il existe une transmission communautaire ou des grappes de cas à l’intérieur du pays, devraient envisager sérieusement de retarder ou de réduire les rassemblements de masse.

    L’agence onusienne avertit que de telles manifestations, qui rassemblent les gens de manière intense, ont le potentiel d’amplifier et de propager la maladie, en particulier « les grands rassemblements de type religieux qui mettent en contact très étroit des personnes venant de très loin ».

    La recommandation de l’OMS est en fait d’éviter ces regroupements de masse et de tout faire pour couper le virus de l’œuf, en espérant que le pire puisse se produire .

    « Car nous avons vu comment le Covid-19 s’accélère vraiment et se propage dans d’autres continents ou pays », a insisté Dr Tedros, estimant que « l’Afrique devrait se réveiller ».

    « Mon continent devrait se réveiller », a dit le Directeur général de l’OMS, qui est d’origine éthiopienne.
    ONU Info,

    Dans cette optique, l’OMS s’attend à ce que les pays africains examinent toutes les options possibles, en se basant sur l’expérience de l’Asie et de l’Europe pour déterminer les options qui leur conviennent le mieux.

    En attendant, l’agence onusienne basée à Genève réitère les mêmes conseils donnés aux autres pays, à savoir l’importance de faire des tests, de rechercher les contacts, d’isoler et de traiter les personnes atteintes.

    Pour l’OMS, il est certain qu’en ce moment, tous les pays qui ont une maladie à l’intérieur de leurs frontières doivent examiner les mesures appropriées pour limiter les contacts entre les individus, en particulier « les grands rassemblements de masse qui ont le potentiel d’amplifier la maladie ».

    Tags : OMS, Afrique, coronavirus, pandémie,

  • Algérie : L’inconscience face au coronavirus

    Attroupements à vélos, cafés bondés, stockage d’aliments…:
    L’inconscience face au coronavirus

    Si ailleurs dans le monde les citoyens sont interdits de sortir et restent cloués dans leurs maisons, chez nous à Sidi Bel Abbés et à travers nos villes, c’est l’inconscience totale qui règne.

    D’abord, il y a eu cette idée de regroupement de cyclistes samedi passé alors qu’on a signé hier le cinquième décès au virus corona. Un parcours en vélo de la place Wiam vers le lac d’où des dizaines de cyclistes de tous âges ont participé à ce risque majeur de contagion par la maladie de coronavirus et on ne sait pas, comment pensent certaines gens qui ont cette idée d’organiser cet attroupement à moins qu’ils vivent sur une autre planète que la notre.

    Une bévue qui s’ajoute au rush vers les épiceries où tout ce qui est mangeable s’achète et en grandes quantités. Hier mardi, plus de sacs à farine de cinq et dix kilogrammes. La directive ‘Restez chez vous’ appliquée en France, semble être bien comprise chez nous que ce soit à Sidi Bel Abbés ou à Mascara. Le comble c’est lorsqu’on voit les cafés bondés par des clients.

    D’un côté on évite de sortir, et de l’autre, on n’hésite pas à se ruer vers les cafés et les commerces pour le genre féminin qui s’entasse dans les lieux cités tout en parlant des deux faux cas d’atteinte au coronavirus à la Mekerra. On aime bien faire propager les fausses informations en se montrant fiers d’avoir l’exclusivité.

    L’inconscience bat son plein quand on sillonne les rues de Bel Abbés. Pénurie de certaines denrées alimentaires à cause de stockage aveugle dans les maisons, pénurie de masques et de gel hydro alcoolique et du lait de sachet qui reste introuvable dans plusieurs régions de l’ouest surtout dans la ville de Mascara. Les moyens de transport du secteur privé, sont à défaut d’hygiène sauf pour certaines compagnies qui ont commencé ces derniers jours à désinfecter leurs bus comme l’ETU-SBA, le tramway SBA et les wagons de la SNTF. Hier, on a commencé à disperser de l’eau dans une journée pluvieuse dans le but de désinfecter les rues alors que tout était sec il y a quelques jours comme si le corona ne vit pas dans les journées ensoleillées.

    Au niveau de l’éducation, ce sont les grandes vacances de printemps avancées pour les élèves des trois paliers et les universitaires qui vont avoir au moins une semaine de plus pour se reposer suivant les recommandations du chef de l’Etat. La question qui se pose: est-ce que les fidèles vont bouder les mosquées ? Là, les avis changent…

    M.Bekkar

    Ouest Tribune, 17 mars 2020

    Tags : Algérie, coronavirus, pandémie, confinement,