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  • Plan d’action du Maroc en Afrique

    Tags : Maroc, Afrique, Sahara Occidental, Sénégal, Guinée, RCI, Gabon, Mali, Benin, Burkina, Cameroun, Cap Vert, RCA, Comores, Congo, RDC, Djibouti, Gambie, Guinée Bissau, RGE, Niger, Tchad, Togo, Burundi, Erythrée, Ghana, Kenya, Liberia, Madagascar, Maurice, Sao Tome et Principe, Seychelles, Sierra Leone, 

    PROPOSITION DE PLAN D’ACTION

    SUR LE PLAN BILATERAL : 

    Pays du 1er cercle : Sénégal, Guinée, RCI, Gabon plus Mali

       *Réunions conjointes au niveau des Hauts Fonctionnaires des différents Départements 

       *Réunions conjointes des Hauts responsables des Départements des Affaires Etrangères

       *Réunions conjointes des Organismes chargés des affaires économiques : Patronats, Chambres de       Commerce, Organismes de promotion du commerce, Banques

    Pays du 2e Cercle : Benin, Burkina, Cameroun, Cap Vert, RCA, Comores, Congo, RDC, Djibouti, Gambie, Guinée Bissau, RGE, Niger, Tchad, Togo. 

       -Forums Economiques : Burkina, Niger, Tchad, Cameroun, RDC, Congo 

       – Commissions Mixtes : RGE, Djibouti, Niger, 

        – Table Ronde des bailleurs de fonds : Guinée Bissau 

       – Consultations Politiques : Visites de M. le MAEC : Tchad, Cameroun, RDC, Congo, Djibouti, Comores 

    PAYS DU 3e Cercle : Burundi, Erythrée, Ghana, Kenya, Liberia, Madagascar, Maurice, Sao Tome et Principe, Seychelles, Sierra Leone, 

        – Commissions Mixtes : Liberia, Sierra Leone, Sao Tome et Principe, Madagascar, Erythrée,                 Burundi 

    Réunions sectorielles : 

        – Maurice : Tourisme/Pêches/

         – Kenya : Tourisme/Transport aérien, 

         – Seychelles : Tourisme

    PAYS DU 4e Cercle : Angola, Ethiopie, Rwanda, Tanzanie 

       – Forums Economiques : Angola, Ethiopie, Tanzanie 

       – Visites de M. le MAEC : Rwanda 

    SUR LE PLAN SOUS REGIONAL 

    UEMOA / CEDEAO : Visites combinées MAEC/MCE à Dakar, Abidjan et Ouagadougou. 

    CEEAC : Visites combinées MAEC/MCE à Ndjamena, Libreville, Yaoundé, Brazzaville, Kinshasa et Malabo 

    CEN-SAD :

        -Réunion à Rabat : Atelier sur Immigration et Développement

    #Maroc #Afrique #Sahara_Occidental #Union_Africaine #Lobbying

  • Alert to the authorities of Niger : People in distress in the desert on the Libya-Niger axis!

    Migrants currently on the Libya-Niger route have alerted the authorities of Niger that they are stranded in the desert and dying of thirst. They are calling for help from the authorities. Alarme Phone Sahara urgently asks the authorities of the Republic of Niger to take all available measures…

    Read more from the source : Alarm Phone Sahara

     

     

     

     

    Tags : Libya, Niger, Sahara, migration, 

  • Suivi de la mise en œuvre des projets signés lors des tournées royales en Afrique

    Tags : Mali Sénégal Guinée-Bissau Ghana Burkina Faso Liberia Gambie Ghana Niger Tchad Kenya Burundi Cameroun Centrafrique Congo Guinée Equatoriale République Démocratique du Congo Sao Tomé et Principe Afrique du Sud Angola Seychelles Maurice Madagascar Can-SAD Côte d’Ivoire Gabon

    Mali Sénégal Guinée-Bissau Ghana Burkina Faso Liberia Gambie Ghana Niger Tchad Kenya Burundi Cameroun Centrafrique Congo Guinée Equatoriale République Démocratique du Congo Sao Tomé et Principe Afrique du Sud Angola Seychelles Maurice Madagascar Can-SAD Côte d’Ivoire Gabon

    3èmeRéunion de la Commission Mixte Public-Privé

    pour le suivi de la mise en œuvre des projets signés lors de la visite Royale en Afrique

    1. Faits marquants sur l’actualité Africaine

    Mali

    • Suite aux affrontements survenus au Mali dans la région de kidal survenus, le 21 mai 2014, après la visite du Premier Ministre malien dans cette ville, Monsieur le Ministre a effectué une visite au Mali au cours de laquelle il été reçu par le chef de l’Etat malien.
    • Dans le cadre de la participation de notre pays aux conférences et réunions internationales sur le Sahel et le Mali, notre pays a participé les 15 et 16 mai 2014 à la deuxième réunion de suivi de la Conférence des donateurs pour le Mali et la réunion de la plateforme de suivi de la mise en œuvre de la stratégie intégrée des Nations Unies sur le Sahel.

    Sénégal :

    • Au lendemain des élections locales ayant eu lieu au Sénégal, le 29 juin 2014, un remaniement Gouvernemental a eu lieu. Il s’agit du 3ème remaniement depuis avril 2012, ce qui a donné naissance à un nouveau Gouvernement.
    • Monsieur Mahammed DIONNE a été nommé Premier Ministre en remplacement de Madame Aminata TOURE. Tous le Ministres perdants et n’ayant pu acquérir une légitimité à travers les élections locales, ont été écartés de la nouvelle configuration.
    • Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Monsieur Mankeur NDIAYE a été reconduit dans ses fonctions.

    Guinée Bissau :

    • Tenue des élections législatives et présidentielles en Guinée Bissau se sont tenues les 13 avril et 18 mai 2014 après plusieurs reports.
    • Le 2ème tour des élections présidentielles en Guinée-Bissau s’est déroulé, dimanche 18 mai 2014. M. José Mario Vaz, candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), le principal parti du pays, l’a remporté avec 61,90% des voix face à M. Nuno Gomes Nabiam, qui a obtenu 38,10% des suffrages.
    • Sa Majesté le Roi Mohammed VI était représenté à la cérémonie d’investiture du nouveau Président Bissau Guinéen par Monsieur Nabil BENABDELLAH, Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville, qui a eu lieu le 23 juin 2014.
    • Sa Majesté a donné, à cette occasion, ses Hautes instructions pour assurer la prise en charge de l’édification d’un Grand Chapiteau, pour assurer le déjeuner officiel et le cocktail de la soirée, offerts aux invités de marque.
    • L’émissaire de Sa Majesté le Roi a été reçu par le Président, José Mario Vaz. Ce dernier a remercié Sa Majesté le Roi pour l’organisation de la cérémonie et a exprimé son souhait qu’un partenariat dynamique sur le plan économique et de développement soit engagé avec le Maroc.
    • Une note a été adressée à Monsieur le Ministre en vue de sa soumission à la Haute Attention de Sa Majesté le Roi au sujet du projet d’organisation dans notre pays d’une table ronde pour le financement du développement de la Guinée Bissau.

    Libéria :

    • En prévision de la tenue de la 2ème session de la Commission Mixte de coopération Maroc-Liberia, une réunion de coordination interdépartementale s’est tenue au siège du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, le 4 juin 2014. Cette réunion avait pour objectif d’évaluer les actions menées depuis la tenue de la 1ère session de la Commission Mixte et d’examiner les nouvelles perspectives de coopération entre les deux pays. Elle a connu la participation de représentants des différents Départements Ministériels, ainsi que ceux des Organismes Publics et Privés.

    Gambie:

    • Rétablissement de M. Aboubacar Senghore, ancien Ministre des Affaires Etrangères de la Gambie, dans ses anciennes fonctions par le Président de la République M. Yahya Jammeh, en remplacement de M. Mamour Alieu Jagne, avec prise d’effet à partir du 28 mai 2014.

    Ghana :

    • Le Président du Ghana, M. John Mahama et M. Anas Sefrioui, Président Directeur Général du Groupe CIMAf ont procédé, le 9 juillet 2014, à la pose de la première pierre pour la construction d’une usine de production de ciment. Située à Tema première ville industrielle du Ghana, cette cimenterie devra produire, à l’horizon 2016, 1 million de tonne par an. Elle permettra de hisser la capacité de production et d’exportation du ciment du Ghana et générera une externalité positive dans la création de l’emploi et la valorisation des ressources humaines ghanéennes.

    Burkina Faso :

    • Le Président du Burkina Faso burkinabè s’est rendu à notre pays du 19 au 22 juin 2014 pour prendre part à la 25ème session annuelle du Forum de Crans Montana.
    • Une visite de travail a été également effectuée au Burkina Faso du 12 au 14 juin 2014 par une délégation du Ministère Chargé de l’Eau et une délégation parlementaire pour prendre part au forum « Africa Water 2014 ».
    • L’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) a accordé vingt bourses au Burkina Faso au titre de l’année 2014-2015.
    • Le Président de l’Assemblée Nationale et la Ministre de la Promotion de la Femme et du Genre  du Burkina Faso ont séjourné au Maroc du 09 au 11 juin 2014, dans le cadre de visites de travail.

    Niger :

    • Le Ministre nigérien de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation s’est rendu au Maroc pour une visite de travail du 16 au 18 juin 2014. Une délégation nigérienne conduite par le Conseiller technique du Ministre de l’Elevage  a effectué également une visite de travail au Maroc du 1er au 06 juin 2014
    • Le Maroc a décidé de tenir, dans les mois prochains à Rabat, la 4ème Commission Mixte avec le Burkina Faso et le Niger.

    Tchad :

    • Le Tchad a ouvert une Ambassade résidente à Rabat, début juin 2014.
    • Monsieur le Ministre, a reçu le vendredi 20 juin 2014, M. Abdelrassoul Mahamat nouvel Ambassadeur de la République du Tchad au Maroc, qui lui a remis les copies figurées de leurs lettres de créance, en tant qu’Ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire de son pays auprès de Sa Majesté le Roi.
    • Une délégation parlementaire tchadienne du groupe d’amitié Maroc-Tchad a séjourné au Maroc du 09 au 16 juillet 2014. Sa mission s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la visite du Président de l’Assemblée Parlementaire tchadienne dans notre pays en automne prochain
    • Suite à l’ouverture le 17 juin 2014 de la ligne aérienne reliant Casablanca à N’djamena, une demande a été introduit auprès des autorités aéronautiques tchadiennes, pour bénéficier la Compagnie Royal Air Maroc des droits de trafic de 5ème liberté entre le Tchad et le Niger
    • Le Forum Economique Maroco-Tchadien, dont la tenue a été décidé lors de la 1ère session de la commission mixte entre les deux pays devrait avoir lieu à Ndjamena à l’automne prochain. L’objectif étant l’approfondissement de l’échange entre les hommes d’affaires, sur les opportunités d’affaires à saisir dans les deux pays
    • Projet de visite de travail au Maroc du Directeur Général de l’Office Tchadien du Tourisme à l’invitation de l’ONMT

    Kenya :

    • La Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Mme Mbarka Bouaida, s’est entretenue, jeudi 24 avril 2014, à Rabat, avec l’Ambassadeur du Kenya accrédité auprès du Maroc, avec résidence au Caire, M. David Otieno Arunga.
    • M. Zaddock Syong’oh Conseiller politique au Ministère Kényan des Affaires Etrangères, en charge notamment, de la question du Sahara audit Ministère a effectué une visite de travail dans notre pays du 25 avril au 7 mai 2014.
    • Monsieur Zaddock a eu des entretiens avec Madame la Ministre Délégué le lundi 28 avril 2014 et a rencontré aussi les deux Présidents des deux Chambres du Parlement. Sa visite a été couronnée par une tournée dans les provinces du Sud.
    • La Ministre Déléguée auprès du Ministre des  Affaires Étrangères et de la Coopération,  Mme Mbarka Bouaida s’est entretenue, lundi 23 juin 2014 à Rabat, avec une importante délégation parlementaire du Kenya, Présidée par le Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense au Parlement kenyan, M. Eilas Bare Shill. Le programme de cette délégation comprenait également une étape dans les Provinces du Sud.
    • Les discussions ont porté, notamment, sur les récents développements qu’a connus la position du Kenya vis-à-vis de la question nationale, les moyens de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays dans plusieurs domaines, ainsi que sur nombre de questions régionales et internationales d’intérêt commun.

    Burundi :

    • Le Président du Burundi a pris part à la 25ème session annuelle du Forum de Crans Montana, qui c’est tenue à Rabat du 19 au 22 juin 2014.
    • La Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, Mme Mbarka Bouaida, a reçu, lundi 2 juin 2014 à Rabat, le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale de la République du Burundi, M. Laurent KAVAKURE,  qui a effectué une visite de travail au Maroc, du 31 mai au 3 juin 2014.
    • A cette occasion, M. KAVAKURE a annoncé l’ouverture prochaine d’une Ambassade résidente du Burundi à Rabat.
    • Les deux parties ont mis l’accent sur l’importance de renforcer le dialogue politique bilatéral, de mettre en œuvre les différents engagements pris, et de coordonner les positions sur les questions d’intérêt commun aux plans régional et international.

    Cameroun

    • Malgré la stabilité du régime politique camerounais, la menace du groupe terroriste Boko Haram et les divergences entre Abuja et Yaoundé sur la stratégie de lutte contre ce groupe fragilisent la sécurité dans les zones frontalières du nord avec le Cameroun.
    • Une situation économique et sociale difficile en perspective suite à l’augmentation des prix de carburants en juin 2014 malgré la décision du Gouvernement camerounais d’augmenter de 5 % les salaires de base des fonctionnaires.
    • La restructuration en juin 2014 de l’exécution des conventions signées par l’Etat dans le secteur de l’eau conforte la présence marocaine dans la Camerounaise des Eaux (ONEE, CDG Delta Holding et Inegma).
    • Signature d’une convention instituant le Centre d’Affaires Maroc-Cameroun (CAMC) en mars 2014 et d’un Accord cadre entre l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) et la Chambre de Commerce, d’Industrie des Mines et de l’Artisanat du Cameroun (CCIMA) ( 26 mars 2014).
    • Participation de 11 laboratoires marocains à la 15ème édition du Forum pharmaceutique international à Yaoundé (04-06 juin 2014)
    • Deux Voyages d’études au Maroc de 15 maires camerounais (28 mai-10 juin 2014) et de spécialistes dans l’élevage des chevaux (08-11 juin 2014).

    Centrafrique

    • La situation sécuritaire est très alarmante avec le retour en force dans le nord du pays de la Séléka dirigée par l’ex Président M.Djotodia (reconduit à sa tête, le 12 juillet 2014).
    • Plusieurs réunions : Groupe International de Contact (GIC-RCA), à Addis-Abeba, le 7 juillet 2014, Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique, sous l’égide du Médiateur de la CEEAC à Brazzaville, du 21 au 23 juillet 2014 et mise en place d’une Médiation internationale n’ont pu venir à bout de la situation chaotique en RCA où le Conseil de Sécurité affirme qu’il existe suffisamment de preuves de violations graves du droit international humanitaire, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre (rapport Commission d’Enquête Internationale de juin 2014).
    • Le déploiement en septembre 2014 de 10.000 soldats et 1.800 policiers de la MINUSCA (résolution 2149 du 10 avril 2014 du Conseil de Sécurité), avec une uimportantes participation marocaine, entrevoit un espoir pour ce pays déchiré par la guerre civile.

    Congo

    • Lancement par le groupe Addoha en juillet 2014, des travaux de constructions de 15.000 logements sociaux (investissement de 250 millions d’euros) et la construction d’une cimenterie de la CIMAF (20 milliards de FCFA) ,
    • Des échanges de visites : délégation de parlementaires marocain (27 et 28 mai 2014),   délégation du Ministère de la Justice congolais et Ministre Délégué chargé du Transport…

    Guinée Equatoriale

    • La Guinée Equatoriale a accueilli le sommet de l’union africaine et plusieurs délégations notamment espagnoles. La présence militaire étrangère dans la région suscitée par la crise centrafricaine alimente davantage les inquiétudes du Gouvernement équatoguinéen avec l’intensification des activités menées par les dirigeants de certains mouvements de l’opposition,
    • Les travaux de la 6ème session de la Commission Mixte Maroc-Guinée Equatoriale projetée cette année (date proposée par la partie équatoguinéenne : 01-05 septembre 2014) verra la signature de plusieurs accords finalisés

    République Démocratique du Congo

    • Un accord a été signé en juin 2014, entre la CIMAF et le gouvernement congolais pour la construction d’une cimenterie qui sera opérationnelle en 2016. Des négociations sont en cours entre Addoha et les autorités congolaises pour la conclusion d’un accord en matière d’habitat social (15.000 logements sociaux).
    • Visite au Maroc, du 17 au 22 juin 2014, du Président du Sénat de la RDC, M. Léon Kengo WA DONDO qui a insisté sur la promotion des investissements marocains en RDC.
    • L’approche des élections présidentielles de 2016 alimente les discussions sur une éventuelle candidature du Président Joseph KABILA pour un troisième mandat interdit au vu de la constitution actuelle.
    • Un effort de pacification de la scène politique a été entrepris par la publication en avril 2014, de la liste des premiers bénéficiaires d’amnistie pour avoir participé à des mouvements insurrectionnels. Grâce à l’intervention de la MONUSCO en RDC, presque 80 % du territoire congolais a été réunifié sous l’autorité de l’Etat avec des institutions sécuritaires nationales.

    Sao Tomé et Principe

    • En mars 2014, le Gouvernement saotoméen a décidé, avec son homologue nigérian, d’entamer la production de pétrole et de gaz dans la Zone Economique Conjointe mise en place pour une durée de 45 ans avec un partage des bénéfices à raison de 60 % pour le Nigeria et 40 % pour Sao Tomé et Principe. La société pétrolière américaine ERHC Energy envisage d’investir 100 millions USD pour la réalisation de prospections pétrolières ciblées et d’investir près de 300.000 USD par an sur des programmes sociaux et de débloquer des fonds pour la formation des cadres nationaux.
    • Des élections législatives, régionales et municipales seront tenues le 12 octobre 2014.
    • Le Gouvernement saotoméen a exprimé le souhait de bénéficier d’une aide financière pour la préparation des échéances électorales.

    Afrique du sud

    • Le décès de Nelson Mandela le 05 décembre 2014, a servi les desseins politiques du président Zuma qui considère que l’ANC dirigera l’Afrique du Sud « jusqu’à la fin des temps ». Lors du scrutin du 07 mai 2014, l’ANC a gardé in extremis, la majorité absolue à l’Assemblée Nationale avec 62.15% des voix, suite à l’émergence du parti radical Economic Freedom Fighters dirigé par l’ancien leader de la league des jeunes de l’ANC Julius Malema. Il s’en sort momentanément du scandale de corruption présumée (utilisation de 20 millions US$ de l’argent publique pour sa résidence personnelle située dans son fief au Nkandla.
    • Le Président Zuma a été investi pour son second mandat le 24 mai 2014, et a nommé un nouveau gouvernement légèrement en gardant 14 ministres confirmant la poursuite de la même politique économique, sociale et étrangère.
    • Au plan bilatéral, les relations sont inexistantes et les Invitations lancées (ministre du tourisme, justice et aux Services correctionnels) l’ont été pour des forums multilatéraux.

    Angola

    • L’Angola ne cesse de prendre de la place au niveau régional notamment par ses efforts continus et initiatives en faveur de la paix dans les Grands Lacs  salués par Le Secrétaire d’Etat américain, en mai 2014, lors d’une visite en Angola. Le poids économique de ce pays en afrique et au-delà conforte cette position.
    • Les recommandations de la 2ème Session de la commission Mixte maroco-angolaise tenue à Luanda en novembre 2013,  confirment la disposition des deux pays pour promouvoir davantage la coopération bilatérale. des actions et des échanges sont en cours dans les domaines du transport aérien, les pêches maritimes, la formation et la gestion des affaires des anciens combattants. 

    Seychelles

    • Bien que ce pays manifeste des dispositions positives envers le Maroc, la coopération avec le Maroc, n’est active que dans le domaine de la santé.
    • Des Projets de visites au Maroc des Ministres seychellois des Affaires Etrangères et de la santé.

    Maurice

    • L’Ile Maurice joue un rôle efficient au sein des instances internationales (l’ONU) ainsi que régionales (SADC, COI…) dans la résolution des conflits (notamment sa contribution à la recherche d’une sortie de la crise politique à Madagascar)  et a présenté sa candidature au poste de Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
    • Le Maroc et Maurice souhaitent élargir la coopération dans les secteurs touchant la pêche maritime, les télécoms, l’agroalimentaire, les banques et assurances, l’habitat social et le tourisme, outre la coopération en matière sécuritaire ;
    • M. Motichaud SEEBAH, Secrétaire Général de la Primature de la République de Maurice a représenté son pays à la 2ème Edition du Forum sur la Mer, tenue à El Jadida du 07 au 11 mai 2014. Il a été reçu par Mme la Ministre Déléguée et le Secrétaire Général du Ministère ;
    • Projet de Convention tendant à éviter la double imposition et à prévenir l’Evasion fiscale en matière d’Impôts sur le revenu a été paraphé par les deux pays, à Port-Louis, le 07 février 2014 ;
    • Projet de visite au Maroc du Ministre mauricien des Affaires Etrangères (invitation lui a été adressée en avril 2014) ;
    • Projet de visite au Maroc du Président du Parlement mauricien (invitation lui a été adressée en juillet 2014) 

    Madagascar

    • Suite à l’investiture de M. Hery Rajaonarimampianina, Président de la quatrième République de Madagascar, le 25 janvier 2014, l’Union Européenne a décidé, le 19 mai 2014, la reprise complète de la coopération au développement de l’UE avec ce pays. Les Etats-Unis ont également levé les restrictions restantes sur son aide directe au gouvernement malgache.
    • Une intense activité diplomatique a conduit le président en Afrique du Sud, Vatican, Israël et à Paris. Madagascar fait également la promotion de sa candidature pour l’hébergement du Sommet de la Francophonie en 2016.
    • Le Président malgache Hery RAJAONARIMAMPIANINA a émis le souhait d’effectuer une visite au Maroc pour prendre connaissance des grands projets réalisés par notre pays dans les domaines suivants : Energie solaire, tourisme, habitat social, agriculture.
    • Projet de Visite au Maroc du Ministre des Affaires Etrangères Madame Arisoa Lala Razafitrimo (une lettre d’invitation lui a été adressée en avril 2014) ;

    CEN SAD :

    • Le Maroc a abrité les 08 et 09 mai 2014 la réunion des experts de haut niveau de la CEN SAD pour discuter de la stratégie de cette organisation en matière de développement et de sécurité dans l’espace CEN SAD.
    1. Etat d’avancement de la mise en œuvre des accords signés lors de la Tournée Royale

    Mali, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Gabon 

    • Dans le cadre de la mise en œuvre des accords signés lors de la dernière tournée royale, des experts maliens, ivoiriens et guinéens ont pris part du 23 au 28 mai 2014, à un séminaire de formation organisé par le Ministère marocain du Tourisme.

    Mali :

    • Dans le cadre de l’appui de notre pays au processus de reconstruction du Mali, et à la demande du Premier Ministre malien, une délégation de six experts maliens a séjourné au Maroc au cours de la période du 01 au 08 juin 2014 pour s’enquérir de l’expérience marocaine dans le domaine du développement régional et humain.
    • Le Ministre malien de la Justice a effectué une visite de travail au Maroc du 03 au 07 juillet 2014, au cours de laquelle il a rencontré les personnalités suivantes :
      • Le Ministre de la Justice ;
      • Le Président de Conseil National des Droits de l’Homme ;
      • La Délégué interministérielle aux Droits de l’Homme ;
      • Le Commissaire Général de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion.
    • Report de visite au Maroc du Ministre malien des Affaires Etrangères, prévue initialement du 21 au 23 juillet 2014 ;
    • Projet de visite au Maroc en octobre ou novembre 2014 du Ministre malien des Domaines de l’Etat, des Affaires Foncières et du Patrimoine, pour identifier les besoins de coopération, notamment en matière de gestion des domaines de l’Etat.
    • Projet de visite au Maroc du 11 au 13 août 2014 du Ministre des maliens de l’Extérieur, pour échanger sur les expériences et les pratiques des deux pays en matière de gestion des affaires des communautés des deux pays résidant à l’étranger.

    Côte d’Ivoire :

    • Le 14 juin 2014 Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu l’Emissaire personnel du Président de la République de Côte d’Ivoire Monsieur Alassane Ouattara.
    • Visite d’une délégation ivoirienne conduite par le Ministre du Tourisme le Maroc du 22 au 28 juin 2014
    • Visite de Monsieur Mamadou COULIBALY SANGAFOWA Ministre ivoirien de l’agriculture au Maroc le 1er juin 2014
    • Mission de travail effectuée à Abidjan par le Groupe immobilier Al Omrane du 25 au 27 juin 2014.

    Guinée :

    • Invitation adressée par le Ministre de la Santé à son homologue guinéen, par laquelle il l’invite à se rendre au Maroc dans le cadre d’une visite de travail et ce, à une date qui sera fixé d’un commun accord entre les deux parties.
    • La société pharmaceutique Sothema a acheminé, fin juin 2014, un Don d’un container de vaccins à Conakry.
    • Situation interne : Propagation Alarmante de l’Epidémie d’Ebola, une situation que MSF qualifie de « hors de contrôle » avec des risques de propagation à d’autres zones.

    Gabon :

    • En 2014, le Gabon a maintenu sa première place parmi les pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), grâce notamment à une nette diminution du niveau de l’endettement depuis 2008 et à une forte production pétrolière. Malgré cette amélioration enregistrée, le Gouvernement gabonais rencontre des difficultés à honorer sa dette tant intérieure qu’extérieure, notamment vis-à-vis des entreprises. Dans ce contexte de marasme économique, l’Etat a encore aggravé la situation en procédant à d’importants redressements fiscaux, au dépend de l’attractivité du pays en matière d’investissements.
    • Un Forum d’Affaires Maroc-Gabon a eu lieu à Rabat, les 21 et 22 avril 2014. Cette rencontre a permis aux opérateurs marocains de s’informer sur les différentes opportunités d’investissement et commerciales offertes dans le cadre du plan stratégique « Gabon Emergent » (l’industrie, l’agriculture et les services).
    • Le Ministère du Tourisme a organisé à Libreville, du 26 au 28 mai 2014, une mission d’experts marocains dans le domaine des statistiques, du classement des hôtels et des investissements touristiques.
    • Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’Application pour la période 2014-2016 en matière de Tourisme, signé entre le Maroc et le Gabon à l’occasion de la Visite Royale au Gabon en mars 2014, le Ministère du Tourisme a marqué sa disposition à organiser, en octobre 2014, une autre mission au Gabon d’experts marocains.
    • Une mission de prospection au Gabon, est également programmée pour le mois d’octobre 2014 en faveur d’investisseurs marocains dans le domaine du tourisme.
    • Participation d’une importante délégation marocaine présidée par le Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique à la troisième édition du « New York Forum Africa », organisé à Libreville, du 23 au 25 mai 2014.
    • Mission de prospection au Gabon d’une délégation de la Compagnie Générale Immobilière (CGI), du 10 au 13 juin 2014.
    • Visite de travail au Gabon, les 20 et 21 juin 2014, du Ministre Délégué chargé des Marocains Résidant à l’Etranger et des Affaires de la Migration.
    • Visite de travail au Maroc de la Ministre gabonaise de la Culture, des Arts et de l’Education Civique, du 11 au 19 juin 2014. Répondant au souhait exprimé par la partie gabonaise de bénéficier de l’expérience marocaine dans le domaine culturel, le Ministère de la Culture a décidé de dépêcher au Gabon, en septembre 2014, une mission d’experts pour s’enquérir des besoins des autorités gabonaises en matière d’administration, de gestion et de formation
    • Une Convention de jumelage entre Fès et Mouila a été signée, le 12 juin 2014.. Une mission de la Mairie de la ville impériale marocaine est attendue à Mouila au cours du mois de septembre 2014.
    • La signature de la Convention de jumelage entre Franceville et Meknès, prévue initialement, le 16 juin 2014, a été reportée à une date ultérieure pour lui donner un cachet particulier à cette signature, du moment que la capitale provinciale du Haut-Ogooué abrite le mausolée de Feu El Hadj Omar BONGO ONDIMBA.

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  • Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 4 mai 2020

    (La version française du Point de presse quotidien
    n’est pas un document officiel des Nations Unies)



    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    Secrétaire général/Liberté de la presse

    Il y a quelques instants, le Secrétaire général a participé au Dialogue de haut niveau en ligne sur la liberté de la presse et la lutte contre la désinformation dans le contexte de la pandémie de COVID-19, un évènement organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Il a souligné la pression croissante que les médias ont subie ces dernières années, de nombreux journalistes faisant actuellement face à des menaces, au harcèlement et à des agressions violentes. « Lorsque les journalistes sont attaqués, les sociétés dans leur ensemble en paient le prix », a-t-il déclaré, ajoutant qu’aucune démocratie ne peut fonctionner sans liberté de la presse.

    Le Secrétaire général a également déclaré qu’avec la pandémie actuelle, nous assistons à une dangereuse recrudescence de désinformation, allant de conseils de santé nocifs à des discours haineux, en passant par des théories déchaînées de complot. Il a souligné que l’antidote est une information et une analyse fondées sur des faits. Et maintenant plus que jamais, a-t-il dit, nous avons besoin des médias pour documenter ce qui se passe, faire la distinction entre les faits et la fiction, et tenir les dirigeants responsables.

    Riposte mondiale à la COVID-19

    Le Secrétaire général a également pris la parole, un peu plus tôt ce matin, lors d’un événement en ligne destiné à recueillir des promesses de dons pour financer la riposte mondiale au Coronavirus. Il a remercié la Commission européenne et ses partenaires d’avoir accueilli la conférence, y voyant exactement le type de leadership dont le monde a besoin aujourd’hui.

    Le Secrétaire général a souligné à quel point des mesures de santé publique globales et coordonnées sont essentielles pour ralentir la transmission et sauver des vies, mais il a averti que même les pays qui ont pris de telles mesures restent en danger. Il a noté que le virus est susceptible de frapper de nombreux pays qui sont les moins en mesure de faire face. Dans un monde interconnecté, il a souligné que personne n’est à l’abri du danger jusqu’à ce que tout le monde le soit.

    Le Secrétaire général a également souligné que les nouveaux diagnostics, thérapies et vaccins contre la COVID-19 doivent être considérés comme des biens publics mondiaux disponibles et abordables pour tous. Pour un monde exempt de COVID-19, il faudra déployer l’effort de santé publique le plus énorme de l’histoire. Il a ajouté qu’avec l’événement et les engagements pris d’aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie dans la mobilisation des ressources pour cette entreprise vitale.

    Le Secrétaire général s’est également félicité des généreuses contributions annoncées aujourd’hui en vue de l’objectif initial de 7,5 milliards d’euros. Il a toutefois ajouté que, pour pouvoir aider tout le monde, partout, il faudra probablement cinq fois ce montant.

    Liban

    À New York, le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le Liban, Ján Kubiš, a fait un exposé devant le Conseil de sécurité au cours d’une séance de consultations sur la situation dans le pays. Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a également informé les membres du Conseil des travaux de la Force de maintien de la paix de l’ONU sur le terrain, la FINUL. À l’issue des consultations, il est possible que le Président du Conseil de sécurité, le Représentant permanent Sven Jurgenson, lise une déclaration à la presse.

    COVID-19/Afrique orientale et australe 

     L’UNICEF a déclaré aujourd’hui que plus de 127 millions d’enfants en Afrique orientale et australe, qui devaient retourner à l’école cette semaine, resteront chez eux en raison de la menace posée par le virus. 

    Dans cette région du monde, un foyer sur cinq a accès à Internet et 84% de la population rurale n’ont pas d’électricité.

    L’UNICEF et ses partenaires travaillent sans relâche pour appuyer l’apprentissage par le biais de la radio, de SMS et de documents imprimés.

    Cependant, même avec les mesures d’apprentissage alternatives déployées par les gouvernements, ainsi que par l’UNICEF et ses partenaires, des dizaines de millions d’enfants ne pourront pas en bénéficier. Ces enfants sont souvent parmi les plus marginalisés et les plus vulnérables. Ils dépendent largement des écoles pour leur éducation, leur santé, leur sécurité et leur alimentation.

    L’UNICEF a souligné que les gouvernements, les entreprises et les parents doivent œuvrer ensemble afin de garantir des moyens inclusifs et réalistes pour atteindre tous les enfants.

    COVID-19/Service aérien

    Le Programme alimentaire mondial (PAM) veille à faciliter la logistique de la riposte à la pandémie, en fournissant des services aériens à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et à la communauté humanitaire internationale.

    Aujourd’hui, le PAM a annoncé que les Émirats arabes unis (EAU) consacreront à cette fin une flotte de trois appareils jusqu’à la fin de l’année. Cela devrait permettre l’acheminement de cargaisons et de personnels essentiels là où les besoins sont les plus pressants.

    Dans les mois à venir, cette flotte aidera au transport de millions d’articles médicaux et de milliers de tonnes de cargaisons humanitaires vers les communautés vulnérables et les travailleurs qui sont en première ligne dans plus de 100 pays.

    Les trois appareils feront des rotations entre les Émirats arabes unis et des lieux clefs en Europe, en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.

    Dans le cadre de l’appel humanitaire mondial, le PAM a été mandaté de fournir des services humanitaires communs, pour le financement desquels un premier appel de 350 millions de dollars a été lancé.

    COVID-19/Somalie  

     En Somalie, l’ONU et ses partenaires soutiennent la réponse du Gouvernement au virus. Le Coordonnateur humanitaire a provisoirement alloué des fonds du Fonds humanitaire pour la Somalie à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour l’achat de ventilateurs. Des fonds ont également été alloués au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour fournir des générateurs au principal centre de traitement de la COVID-19 à Mogadiscio. 

      En outre, les agences de l’ONU ont alloué 2,6 millions de dollars pour les réponses liées au virus dans le pays.  Dans ce cadre, l’ONU fournit des kits d’hygiène et des équipements de protection individuelle (EPI) au personnel médical qui fournit des services de santé à 30 000 réfugiés et demandeurs d’asile. 

      L’ONU atteint également des dizaines de milliers de personnes avec des articles d’hygiène essentiels, de l’eau potable distribuée par camion-citerne et du matériel de sensibilisation. 

     L’ONU et ses partenaires continuent de répondre aux situations d’urgence liées aux conflits et aux catastrophes naturelles en Somalie, notamment les inondations et les criquets pèlerins. Rien qu’en mars, 623 000 personnes ont pu bénéficier d’une aide vitale. 

    COVID-19/Ghana  

    Au Ghana, la Coordonnatrice résidente par intérim, Mme Sylvia Lopez-Ekra, et l’équipe de pays de l’ONU ont réorganisé les ressources existantes pour soutenir la réponse du Gouvernement à la pandémie et à ses impacts sanitaires, économiques et socioéconomiques.

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a fait don de fournitures de laboratoire et de matériels d’analyse.  Elle a également déployé un expert technique de son bureau régional pour l’Afrique afin d’appuyer la coordination et l’assistance au Ministère de la santé et au centre des opérations d’urgence. 

    Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) travaille avec le Gouvernement du Ghana pour mesurer l’impact du virus sur l’économie et préparer un plan, avec l’équipe de l’ONU, pour améliorer les moyens de subsistance. 

    Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) a aidé à mettre en place une permanence téléphonique 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, pour répondre à la violence sexiste. Le Programme alimentaire mondial (PAM) aide le Gouvernement à surveiller les prix des denrées alimentaires. 

    Pour sa part, l’UNICEF travaille avec des partenaires pour ouvrir des laboratoires de dépistage au niveau sous-national, tout en collaborant avec le Gouvernement pour avancer les paiements de 322 000 ménages. 

    COVID-19/Cameroun

    Au Cameroun, ou plus de 2 000 cas de COVID-19 ont été confirmés, la Coordonnatrice résidente, Mme Allegra Baiocchi, et l’équipe de pays de l’ONU appuient le Gouvernement depuis avant la détection du premier cas dans le pays.

    Pour ce qui est des besoins de santé immédiats, 14 entités de l’ONU ont élaboré un plan de prévention et de réponse pour appuyer les initiatives nationales avec un déficit de financement de 15,5 millions de dollars.

    L’ONU aide au recrutement d’agents de santé, fournit des véhicules pour la recherche des contacts, appuie la fourniture de tests et fournit des équipements médicaux ainsi que des équipements de protection individuelle.

    Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Banque mondiale et le Fonds mondial appuient l’achat d’équipements médicaux, y compris de ventilateurs.

    ONU-femmes travaille avec des dirigeants religieux et des organisations féminines et de jeunesse, tandis que l’UNICEF et les autorités locales installent des stations de lavage des mains et fournissent des masques aux groupes vulnérables.

    COVID-19/Burkina Faso, Mali et Ouest du Niger

    Dans le centre du Sahel, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) fait état d’une détérioration sans précédent de la situation dans les zones frontalières entre le Mali, le Burkina Faso et l’ouest du Niger, également connues sous le nom de zone des trois frontières.

    Outre l’insécurité, la pandémie de COVID-19 se propage rapidement dans la région qui compte certains des systèmes de santé les plus fragiles au monde.

    Plus de trois millions de personnes souffrent à présent d’un grave niveau d’insécurité alimentaire et le nombre de déplacés continue d’augmenter. Un million deux cent mille personnes sont à présent déplacées, quatre fois de plus que l’an dernier, et il y a également 107 000 réfugiés.

    L’augmentation de la violence armée contraint non seulement les personnes à fuir leur foyer, mais alors que les écoles et les centres de santé sont pris pour cible, les communautés vulnérables se voient privées des services essentiels.

    Le risque de transmission du virus est également aggravé dans les zones à forte densité de population, notamment les sites de déplacement qui n’ont pas un accès adéquat en matière d’abris, d’eau propre, d’hygiène et d’assainissement de base.

    Cette année, 7,5 millions de personnes dans les régions affectées ont besoin d’une aide d’urgence. L’ONU et ses partenaires humanitaires demeurent sur le terrain pour livrer une aide vitale mais des ressources urgentes sont nécessaires. À compter de la fin du mois d’avril, seul 12% des 988 millions de dollars nécessaires pour financier la réponse humanitaire avaient été reçus.

    Le Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF) a alloué 42 millions de dollars aux pays du centre du Sahel depuis le début de l’année, principalement pour fournir vivres et nutrition, eau, hygiène et assainissement, abris, protection et santé.

    Au Burkina Faso, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) a condamné les violences perpétrées à l’encontre de réfugiés maliens, faisant 32 blessés. L’incident s’est déroulé au courant du week-end dans le camp de réfugiés de Mentao qui abrite quelque 6 500 réfugiés à proximité de la frontière du Burkina Faso avec le Mali.

    Tous les blessés reçoivent actuellement des soins dans des centres de santé. Le HCR a réclamé une enquête urgente sur cet incident.

    Contribution financière

    La Chine a versé la totalité de sa contribution au budget ordinaire de l’ONU, amenant à 88 le nombre d’États Membres à en avoir fait de même.

    Tags : Afrique, Liban, Somalie, Ghana, Cameroun, Burkina Faso, Mali, Niger, Sahel,


  • La France au Sahel : une stratégie bancale

    Neuf ans après l’éclatement de la Libye, grâce notamment à la France, alors dirigée par Nicolas Sarkozy, le Sahel, cette immense bande de près de trois millions de km2, séparant le Grand Sahara de l’Afrique de l’Ouest, se retrouve à son tour livré au chaos. Les cinq pays qui la composent (Mauritanie, Mali, Tchad, Niger et Burkina Faso) continuent de subir, à des degrés divers, les contrecoups de la tragédie libyenne.

    Celle-ci avait ouvert une boite de pandore d’où sont sortis les démons qui sèment aujourd’hui la terreur et le chaos dans le Sahel et, probablement demain, dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de la Défense et de l’Intérieur, fut l’un des rares hommes politiques français à stigmatiser la politique d’ingérence et de regime change qui a ouvert un boulevard au terrorisme, au crime organisé transfrontalier et à l’immigration massive non contrôlée.
     

    A part Hubert Védrine et quelques voix courageuses mais inaudibles, rares étaient ceux qui avaient vu venir cette catastrophe. Même Jean-Luc Mélenchon, alors l’étoile montante de la gauche française avait soutenu cette guerre.
    Interrogé en 2014 sur la vague de l’immigration massive et incontrôlée qui s’était abattue à partir de 2011 sur l’Europe, Chevènement imputa ce phénomène à « la destruction de la Libye » par le gouvernement français. «La Libye, déclara-t-il sur le micro d’Europe 1, avait beaucoup de défauts à l’époque de Mouammar Kadhafi, mais la Libye exerçait un contrôle sur ses frontières. Nous avons détruit la Libye, il faut le dire (…) La France, l’Angleterre, sous l’impulsion de M. Sarkozy, peut-être de M. Bernard Henry-Lévy, ont décidé qu’il fallait aller faire le ménage…Résultat de l’ingérence : aujourd’hui, c’est le désordre complet».

    Du chaos libyen au bourbier sahélien

    Mais ce désordre ne s’est pas arrêté là. Depuis la Libye, livrée à elle-même et aux milices islamistes financées par le Qatar et armées par le Soudan islamiste d’Omar al-Bachir et, plus tard, par la Turquie d’Erdogan, le chaos s’est répandu comme une trainée de poudre dans l’ensemble du Sahel, une région considérée jusqu’ici comme une zone d’influence française. L’imminente chute de cette zone tampon – située entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne – entre les mains de groupes terroristes, mafieux et ethniques constituait une menace directe pour les intérêts français. L’ancien président François Hollande, qui avait applaudi des deux mains l’intervention en Libye, n’avait pas bougé le petit doigt quand ces groupes terroristes, renfloués par des groupes armés Touaregs, s’étaient emparés du nord du Mali, l’Azawad, y constituant une sorte d’émirat islamique autonome. Nombreux d’ailleurs sont les nationalistes maliens, attachés à l’intégrité territoriale de leur pays qui avaient accusé la France de vouloir favoriser la partition du pays et la création d’un Etat touareg indépendant.
     

    Ce n’est que lorsque les groupes islamistes, qui contrôlaient déjà l’Azawad, foncèrent vers la capitale Bamako à partir de Konna le 10 janvier 2013, après avoir défait l’armée malienne, que la France intervint militairement. L’objectif était de stopper l’avance des rebelles et de passer, dans le cadre de l’opération Serval, à la reconquête des territoires sous contrôle des rebelles. Cette intervention était motivée par une saisie du Conseil de sécurité de l’Onu par le gouvernement central de Bamako demandant l’aide militaire de la France et de la communauté internationale. Ce fut le début de l’enlisement militaire français dans le bourbier sahélien.

    Sauver le Sahel ou les intérêts géopolitiques de la France ?

    Si l’objectif affiché de l’opération était, selon François Hollande dans un discours prononcé le 15 janvier 2013, de soutenir l’armée malienne face aux groupes terroristes et irrédentistes, de stopper l’avancée rebelle vers la capitale Bamako, de sauvegarder l’intégrité territoriale du pays, la mise en application de cette feuille de route s’avèrera plus compliquée que prévu. Une fois les principaux bastions de la rébellion tombés (Gao, Tombouctou, Kidal, Tessalit…), il fallait combattre un ennemi mobile, dispersé non seulement dans l’Azawad et les centres urbains, mais dans le reste du Mali et l’immensité du Sahel. De simple opération de lutte anti-terroriste, la France s’est retrouvée confrontée à un processus de Nation Building avec tous les risques qu’il comporte.
     

    L’opération Barkhane, qui a pris le relais dès le 1er août 2014 de l’opération Serval, est composée de 4 500 hommes essentiellement français. Un effectif jugé par tous les géopoliticiens sérieux de très insuffisant pour mener à terme la pacification du Sahel et la reconstruction de ses Etats fragiles, voire faillis. C’est ce qui a amené la France à proposer à ses partenaires européens la constitution d’une nouvelle structure appelée Takuba, qui consisterait à déployer des forces spéciales auprès des armées locales [notamment malienne] afin de les aider à contrer la menace jihadiste. Ce projet n’a guère emballé les partenaires européens de la France puisque jusqu’ici, seules l’Estonie, déjà présente dans Barkhane, la Belgique et la Tchéquie avaient répondu présentes. Avec une participation presque symbolique…
     
    L’Allemagne, quant à elle, a jusqu’ici refusé l’invitation française à participer au déploiement de forces spéciales européennes pour combattre les islamistes au Mali. Il faut dire que les Allemands ne partagent ni l’approche, ni la perception de la France dans la gestion de ce dossier. Le diagnostic de leurs services de renseignements est très sceptique, rejoignant en cela celui d’un récent rapport de l’ONU et de l’International Crisis Group. Les Américains sont, eux, tentés de se retirer de la région et de fermer leur base de surveillance au Niger, aujourd’hui en voie d’effondrement.
     
    Pour le ministère allemand de la Défense, la menace au Sahel est non seulement incarnée par des groupes jihadistes et le crime organisé, mais aussi par le fait que les groupes armés terroristes y jouissent d’une « grande liberté de mouvement » et pourraient « agir sans restriction ». Ils estiment que « la valeur opérationnelle de la Force conjointe du G5 Sahel est actuellement faible » et que les forces de sécurité maliennes ont « atteint leurs limites malgré le soutien international. » L’ICG va encore plus loin puisqu’il considère, dans un rapport publié à la veille du Sommet de Pau du G5 que la véritable menace pour la sécurité et la stabilité dans cette région « n’est pas seulement le jihad international porté par des groupes terroristes transnationaux, mais une vague d’insurrections tournées contre les États.»

    Y a-t-il une stratégie de sortie pour la France ?

    Certes, les militaires français ne sont pas les seuls responsables de cet engrenage puisqu’il y a aussi une multitude de forces qui sont censées aider à la mise en application de la stratégie d’intervention dans la région, telle que théoriquement définie par les décideurs français. « La stratégie sahélienne de la France, lit-on sur le site officiel du ministère français de la Défense, vise à ce que les États partenaires acquièrent la capacité d’assurer leur sécurité de façon autonome. Elle repose sur une approche globale (politique, sécuritaire et de développement) dont le volet militaire est porté par l’opération Barkhane, conduite par les armées françaises. »
     

    A titre d’information, Barkhane est soutenue par la Mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM Mali), lancée le 18 février 2013 à la suite de l’adoption de la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l’ONU.

    Elle s’inscrit dans le cadre de l’approche globale conduite par l’Union européenne pour renforcer la sécurité au Mali et au Sahel. Elle compte un effectif d’environ 600 militaires en provenance d’une vingtaine d’États membres de l’UE et une douzaine de militaires français y contribuent.
     

    A cela s’ajoute la mission onusienne de maintien de la paix Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali), créée le 25 avril 2013 par le Conseil de sécurité de l’ONU (résolution 2100) et composée de 11 953 militaires, 1 741 policiers et de 1 180 civils (661 nationaux – 585 internationaux, 155 volontaires des Nations unies).
     
    Certes, un travail considérable a déjà été accompli ne serait-ce qu’au niveau de la défaite des organisations jihadistes et des groupes armés dans le Nord-Mali. Tant que les accords inter-maliens, dont ceux signés respectivement à Alger et à Bamako en 2015 après des négociations laborieuses menées dans la capitale algérienne entre le gouvernement central malien et la Coordination des mouvements de l’Azawad) ne sont pas appliqués par les deux parties, la menace reste sous-jacente, des cellules dormantes attendant le moment propice pour se manifester. Les principes généraux contenus dans ces accords visaient à redéfinir les contours d’un nouveau contrat social au Mali même et dans le reste des Etats du Sahel infesté par le terrorisme, à savoir :

    A) respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et son caractère laïc;
     

    B) reconnaissance et promotion de la diversité culturelle et linguistique et valorisation de la contribution de toutes les composantes du peuple malien, particulièrement celle des femmes et des jeunes, à l’œuvre de construction nationale;
     
    C) prise en charge par les populations de la gestion effective de leurs propres affaires, à travers un système de gouvernance prenant en compte leurs aspirations et leurs besoins spécifiques;
     
    D) promotion d’un développement équilibré de l’ensemble des régions du Mali tenant compte de leurs potentialités respectives;
     
    E) rejet de la violence comme moyen d’expression politique et recours au dialogue et à la concertation pour le règlement des différends;
    F) respect des droits de l’Homme, de la dignité humaine et des libertés fondamentales et religieuses;
     
    G) lutte contre la corruption et l’impunité;
     
    H) lutte contre le terrorisme, le trafic de drogues et les autres formes de criminalité transnationale organisée.

    Grande absente : l’Algérie

    Malheureusement ces accords sont restés lettre morte, même si Emmanuel Macron, dès son élection en mai 2017, avait promis de tout faire pour les ressusciter. Vœux pieux. La réaction très peu diplomatique du locataire de l’Élysée à l’élection d’Abdelmajid Tebboune, en décembre dernier, comme nouveau président de l’Algérie n’est pas de nature à faciliter les contacts entre les deux hommes. Au lieu de présenter ses félicitations, comme c’est l’usage et comme l’ont fait tous les chefs d’Etats européens, il s’était contenté de « prendre note » de l’élection d’Abdelmadjid Tebboune à la tête de l’Algérie et de l’appeler, avec arrogance, à engager un « dialogue avec le peuple algérien ». Ce dernier, vexé, a répliqué : « Je ne lui réponds pas. Il est libre de vendre la marchandise qu’il veut dans son pays, mais moi j’ai été élu par le peuple algérien et je ne reconnais que le peuple algérien ».
     

    On comprend pourquoi la France a brillé par son absence lors du ballet diplomatique autour de la Libye dont Alger a été le théâtre.
     
    Une autre bizarrerie de la stratégie sahélienne française antiterroriste : l’entêtement à exclure implicitement l’Algérie comme partenaire dans le processus de sortie de crise du Sahel. D’autant que ce pays abrite le siège du Conseil des chefs d’état-major opérationnel des armées (Cemoc) basé à Tamanrasset, dans le Sud algérien) et composé de l’Algérie, du Mali, de la Mauritanie et du Niger et qu’il dispose de l’armée la plus puissante de la région.

    Pourquoi la France est incomprise par les Africains ?

    Incomprise de ses partenaires européens et américains, regardée avec suspicion par de vaste tranches des opinions publiques africaines, jugée sévèrement pour ses maigres résultats sur le terrain, la stratégie française dans le Sahel devrait impérativement être réadaptée pour faire face aux nouveaux foyers qui se sont déplacés du Nord-Mali vers le triangle de la mort (à la frontière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso), le brasier tchadien. Cela risque encore de s’étendre vers l’Afrique de l’Ouest et en particulier en Côte d’Ivoire. Et ce ne sont pas les déclarations sibyllines du sommet de Pau qui constituent une vraie feuille de route pour sortir de ce bourbier. Ni l’envoi de 220 soldats supplémentaires au Mali qui va changer la donne sur le terrain.
    Jean-Yves Le Drian, le patron du Quai d’Orsay fait mine de ne pas comprendre pourquoi les Africains sont remontés contre la France.
     

    « Je le constate avec tristesse et un peu de révolte, quand on sait la force de notre engagement, nos 41 morts, et que cela a été fait à la demande des autorités politiques du Sahel. Je ne veux pas non plus surestimer ce sentiment. Il est fortement relayé sur les réseaux sociaux, au travers de fausses nouvelles qu’il faut combattre, mais, dans une situation de crise et d’insécurité, on cherche un bouc émissaire. Une partie du ressentiment antifrançais est liée au fait que les populations ne se sentent pas assez protégées. Il faut que les choses soient claires concernant notre présence. Nous n’avons aucun intérêt dans cette région, sauf la défense du droit et de notre propre sécurité. Si ça ne passe pas par des accords et une clarification des engagements, il faudra se poser des questions et repenser notre positionnement militaire. »
     
    Le Drian, qui reprend ici le même argumentaire que son patron, passe sous silence les racines de la colère, à savoir les ingérences et les interventions militaires françaises à répétition en Afrique pour sauver, non pas leurs pays, mais des régimes à la solde de la France. Les opinions africaines n’ont surtout pas digéré l’intervention militaire française en Libye, comme elles n’ont pas digérée l’emploi de la force armée pour déloger l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Elles sont enfin en colère contre les maigres résultats de ces interventions. La sécurité promise n’est pas au rendez-vous et les fruits du développement durable promis tardent à mûrir.
     
    Il faudra plus qu’un sommet du G5 pour relever les défis et dissiper les malentendus. Car il y a péril en la demeure et seule la réhabilitation d’Etats africains souverains, autonomes, représentatifs et efficients est de nature à assécher le vivier terroriste. Il n’est pas trop tard pour changer de logiciel et d’approche.
     
  • Maroc : Les arguments farfelus sur le Sahel (document confidentiel)

    Les enjeux de sécurité au Maghreb : des facteurs de tension

    Les problématiques de sécurité au Maghreb sont au cœur des préoccupations de l’ensemble des acteurs impliqués dans la région. Ces éléments ont longtemps été considérés comme des questions internes à chaque État, ce qui a conduit à les gérer de façon fragmentée et isolée. Cependant, les dernières évolutions (mutations du terrorisme islamiste, développement de la criminalité, enlisement des tensions inter-étatiques, etc.) incitent désormais à appréhender ces éléments dans leur globalité et dans leurs interactions. En effet, il apparaît que les enjeux de sécurité au Maghreb doivent être abordés dans un environnement élargi au sud, à l’ouest et à l’est, dans une perspective de renforcement des coopérations tant au niveau local (coordination des acteurs de terrain), régional (collaborations interétatiques et régionales), que global (implication de l’UE et des États-Unis). Cette gestion intégrée des enjeux permettra de donner une cohérence tout à la fois régionale et durable aux politiques de sécurité.
    L’UE, du fait de sa proximité géographique et des liens qui l’unissent au Maghreb, doit se sentir tout particulièrement impliquée par ces enjeux. La récente adoption, en février 2010, du document-cadre de sa Stratégie de sécurité intérieure marque un pas encore timide mais encourageant dans cette direction1 – celle d’une meilleure prise en compte des enjeux globaux et du renforcement de la coopération avec ses voisins afin de construire un futur partagé, sécurisé et durable… dans son intérêt comme dans le leur.

    1. Les tensions contre les États : terrorisme et criminalité

    1.1. Les mutations du terrorisme islamique : une problématique sahélo-maghrébine

    La menace de l’islamisme radical et du terrorisme a toujours été prise au sérieux par les États de la région, qui luttent contre ce phénomène depuis le début des années 1980. Considérée initialement comme domaine réservé de la politique intérieure, la lutte anti-terroriste devient le premier domaine de coopération entre les États d’Afrique du Nord, aussi efficace qu’inattendu, comme l’illustre par exemple le partenariat entre l’Algérie et la Tunisie2.

    Les efforts en la matière ont permis de circonscrire à la fin des années 1990 les activités de mouvements comme le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat en Algérie (GSPC) ou le Groupe Islamique Combattant en Libye (GICL). Cependant, après les attentats du 11 septembre 2001, ces mouvements trouvent un second souffle. L’invasion de l’Irak par les États-Unis a ainsi été instrumentalisée pour renouveler le discours de légitimation du terrorisme, qui prend alors un nouvel essor au Maghreb ; en 2007, le GSPC rejoint même la mouvance de Ben Laden pour fonder Al-Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI), organisation qui aspire à fédérer les djihadistes de tout le Maghreb. Néanmoins, après une explosion des violences entre 2001 et 2008, culminant avec l’apparition d’attentats suicides jusqu’alors inconnus dans la région, l’année 2008-2009 marque une rupture dans le développement d’AQMI. En effet, malgré le ralliement peu significatif de quelques combattants tunisiens, libyens, ou mauritaniens, AQMI reste un phénomène essentiellement algérien. Les attentats dans le Maghreb Central diminuent au profit de pratiques de banditisme, avec notamment une recrudescence d’enlèvements de ressortissants occidentaux contre le paiement de rançons.

    Quatre raisons principales peuvent être évoquées pour comprendre ce coup d’arrêt : l’islam maghrébin est traditionnellement modéré et constitue un rempart culturel et religieux à la montée du radicalisme ; les actions du gouvernement algérien se sont révélées globalement efficaces dans la lutte anti-terroriste ; les attaques d’Al-Qaeda contre les Sunnites en Irak ont largement terni l’image du mouvement au Maghreb ; enfin, les pratiques employées par AQMI, notamment les attentats suicides, sont étrangères aux traditions locales et « la greffe » n’a en quelque sorte pas pris, d’autant plus que la société algérienne a suffisamment souffert du terrorisme aveugle pour en rejeter les actions.

    En réaction, le centre de gravité du terrorisme dans la région s’est déplacé de façon préoccupante vers le sud : profitant de la porosité des frontières, de la prolifération de trafics en tout genre, et de la faiblesse de certains États, les mouvements djihadistes se sont installés dans la région désertique du Sahel, depuis les régions semi-arides du Sénégal jusqu’à certaines parties de la Mauritanie, du Mali et du Niger. L’émergence du Chiisme radical en Afrique subsaharienne constitue sans doute à ce titre le plus grand défi sécuritaire de la région à court et moyen termes. L’attentat suicide contre l’ambassade de France de Nouakchott, l’assassinat d’un ressortissant Américain ou l’enlèvement revendiqué par AQMI d’un Français au Nord du Mali, tous survenus au cours de l’année 2009, illustrent ce glissement. Les acteurs impliqués dans la région prennent peu à peu conscience de cette réalité, comme le démontre la récente déclaration conjointe UE-Maroc qui stipule que « la précarité de la situation dans la région du Sahel et les nombreux défis qui en découlent mettent en évidence la nécessité d’une coopération régionale accrue et d’une approche intégrée dans les domaines de la sécurité et du développement. Le Maroc et l’UE considèrent [ainsi] que le Sahel représente une zone prioritaire de la lutte contre le terrorisme et la radicalisation »3.

    L’établissement d’une zone refuge pour les terroristes au Sahel menace la sécurité de toute l’Afrique du Nord mais aussi de l’Europe et des États-Unis, dont les ressortissants et les intérêts sont les cibles privilégiées des terroristes. Dès lors, comme le souligne le représentant du général William E. Ward, chef du commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom) « une approche globale face au terrorisme est indispensable au Maghreb »4. À cet égard, la décision annoncée en juillet 2009 par l’Algérie, la Libye et le Mali d’associer leurs moyens militaires et de renseignement pour combattre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne doit être saluée ; elle s’inscrit dans une volonté de travail de fond sur le long terme, permettant d’asseoir les bases d’une sécurité durable dans la région5.

    1.2. Les développements de la criminalité : facteur de déstabilisation et impact sociétal

    Le crime organisé au Maghreb prend la forme classique de différents trafics, comme celui de la drogue ou de la contrebande de cigarettes. Au Maroc, la culture du cannabis produit un revenu de 200 millions de dollars par an pour les paysans et génère un bénéfice de 12 milliards de dollars pour les trafiquants. La « Stratégie nationale de lutte antidrogue » mise en œuvre par le royaume depuis 2005 produit des résultats encourageants, comme le note l’Organe international de contrôle des stupéfiants des Nations Unies (INCB) qui souligne dans son dernier rapport que « la superficie totale des cultures de cannabis a été réduite de 55 % et ramenée de 134 000 hectares en 2003 à 60 000 hectares en 2008 »6. Cependant la culture du cannabis reste encore une activité économique importante de la région du Rif, une des plus pauvres du pays, et les efforts de développement des cultures alternatives doivent être poursuivis. L’Algérie en est quant à elle devenue le relais d’acheminement vers la Tunisie et la Libye, puis vers l’Europe.

    Par ailleurs, le Maghreb tend à devenir une plaque tournante d’autres trafics : plusieurs observateurs notent le développement dans les espaces les plus désertiques et les moins contrôlés, d’une « route africaine » de la cocaïne écoulée en Europe, facilité par le degré encore élevé de corruption, la porosité des frontières, l’absence de formation des polices locales et des systèmes judiciaires inadaptés. Interpol estime ainsi qu’environ 50 tonnes de cocaïne – d’une valeur de 1,8 milliards de dollars – circulent chaque année en Afrique de l’Ouest7. Ces drogues en provenance d’Amérique du sud arrivent par les ports d’Afrique de l’Ouest, traversent le Nigeria, la Guinée et le Sénégal, pour gagner ensuite le Maghreb puis l’Europe. Or, la circulation des drogues n’est pas sans conséquences pour les populations locales : de pays de transits, les États de la région sont peu à peu devenu également consommateurs avec tout le potentiel déstabilisateur que cela implique. Moins connus sont les effets dévastateurs de la culture du cannabis sur l’écosystème des pays producteurs. À terme, les destructions qu’elle engendre (déforestation, pollution par les pesticides, etc.), et l’absence de réussite des projets de cultures alternatives risquent de produire une migration massive des populations de régions comme le Rif8.

    Dans une zone où le chômage frappe très durement les jeunes, il existe par ailleurs un risque inquiétant de voir ces trafics progresser rapidement et les trafiquants devenir des modèles de réussite pour les jeunes en perte de repères, En revanche, si les liens entre criminalité et terrorisme sont avérées au niveau international, la mise en évidence de connexions directes dans la région est moins évidente : les trafiquants maghrébins n’ont intégré ni l’appareil d’État ni la classe politique, et agissent davantage comme une composante de l’économie illégale que comme une force de déstabilisation structurée. Par ailleurs, les logiques s’opposent pour une part : du côté des trafiquants, l’anonymat prime sur les principes de publicité et de communication recherchés par les terroristes. L’Europe est directement concernée par ces développements, étant la première cliente des drogues produites ou transitant par le Maghreb, et une terre d’immigration privilégiée pour les candidats au départ. De surcroît, la montée des réseaux criminels associés aux trafics (passeurs, faux papiers, prostitution, etc.), qui se prolongent jusque sur le territoire communautaire, pose de réels problèmes de sécurité à l’UE. Le démantèlement récent d’un réseau de trafic de cannabis depuis le Maroc vers la France, via l’Espagne, ayant permis la prise record de plus de 3 tonnes de drogue, illustre ce risque. Lors de cette opération, les forces de police ont en outre saisis près d’une trentaine d’armes, dont des pistolets automatiques, plusieurs fusils et pistolets-mitrailleurs, un lance-roquette et des gilets pare-balles9.

    – Renforcer les coopérations existantes en matière de lutte anti-terroriste et anti-criminalité, en intégrant la dimension géographique élargie : la gestion des trafics et du terrorisme doit être appréhendée dans sa globalité sahélo-maghrébine, voire au-delà comme le suggèrent les connexions avec les trafiquants de drogue sud-américains.

    – S’attaquer en parallèle aux racines du problème si l’on veut jeter les base d’un développement et d’une sécurité durables. La prise en compte des difficultés socio-économiques dont pâti la région est alors essentielle : en donnant des alternatives de réussite sociale aux jeunes on sapera à terme les possibilités de recrutement tant des criminels que des terroristes.
    – Soutenir et appuyer toute coopération régionale, suivant une logique de subsidiarité. Ces actions doivent en effet être optimisées de façon pragmatique, en utilisant par exemple les canaux bilatéraux aussi souvent que possible et en optant pour les coopérations à l’échelle régionale lorsque nécessaire.

    2. Les tensions inter-étatiques : le Sahara Occidental et la problématique des frontières

    2. 1. Contre l’enlisement du Sahara Occidental

    Ce conflit, qui dure depuis plus de 30 ans, constitue la pierre angulaire des tensions algéro-marocaines : la fermeture de la frontière entre les deux pays depuis 1994, l’échec de l’Union du Maghreb Arabe, la course aux armements, la décision du Maroc de quitter l’OUA et son refus de siéger à l’Union africaine lui sont en grande partie imputables. De telles implications illustrent bien le niveau de blocage atteint par la situation qui mine toute tentative de développement et de sécurisation commune.
    Le Sahara Occidental est inscrit depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes qui restent à décoloniser et a donné lieu depuis à d’innombrables arguties juridiques entre les parties. Cependant, comme le souligne Laurence Ammour, chercheur associé au Maghreb Center de Washington, « la gestion de ce contentieux par le droit international s’est avérée insuffisante et impuissante dans la mesure où les fondements juridiques qui ont présidé aux propositions de règlement […] n’ont pas évolué depuis 30 ans »10. Ce décalage explique les échecs successifs des plans l’ONU qui, s’ils ont permis un cessez-le-feu garanti par les casques bleus depuis 1991, n’ont pas résolu le conflit. Dès 2000, Kofi Annan, alors Secrétaire Général des Nations Unies, déclarait qu’il faudrait se préparer « à étudier d’autres moyens [que le référendum] de parvenir à un règlement rapide durable et concerté »11 du conflit. Car la tenue d’un référendum dans les conditions actuelles n’est objectivement pas envisageable : il n’existe toujours pas de consensus sur la constitution des listes électorales, l’ONU n’a aucun moyen d’imposer le référendum au Maroc, et le verrouillage politique et idéologique appliqué dans les camps de réfugiés sahraouis laisse peu d’espoir quant à une autodétermination sans contrainte et en toute connaissance de cause de la part des Sahraouis. En 2004, le Ministre des Affaires Étrangères espagnol, Miguel Angel Moratinos, considérait que « dans les circonstances actuelles, un référendum sans solution politique préalable pourrait conduire à une situation de crise généralisée en Afrique du Nord »12. Cette analyse reste d’actualité : sans accord politique entre les protagonistes, la règle de droit, inapplicable seule, ne suffira pas à sortir de l’impasse.

    Par le passé, les deux acteurs principaux, l’Algérie et le Maroc, ont en effet longtemps campé sur des positions de principe : entre revendication d’une souveraineté héritée de l’Empire Almoravide (1056-1147) et revendication d’indépendance au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le débat ne laisse que très peu d’espace à la négociation. Ces crispations s’expliquent par le fait qu’aucun des protagonistes ne peut se permettre de perdre :

    • Au Maroc, le maintien des Provinces du Sud renvoie au principe fondamental d’intégrité territoriale ; le Royaume ne peut donc consentir à une amputation conséquente de son territoire.

    • Pour l’Algérie, l’attachement aux principes d’autodétermination et de liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes s’accompagne d’un intérêt géoéconomique majeur que constituerait une voie d’accès sur l’Atlantique pour l’exportation du gaz et du fer du Sahara algérien, et la nécessité de demeurer cohérent avec un discours qui n’a pas évolué depuis 30 ans. La reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) conférerait par ailleurs à l’Algérie un allié stratégique dans la région.

    • Dans les deux États, le conflit saharien a pu être initialement utilisé sur la scène intérieure pour masquer les difficultés intérieures respectives en focalisant la population sur un ennemi extérieur. Il s’inscrit aussi dans le cadre d’une course pour le leadership régional.

    • Le Front Polisario enfin ne peut abandonner le combat sans voir disparaître du même coup sa raison d’être ; cela signifierait en outre que les réfugiés auraient vécu 30 ans d’exil dans les camps pour rien…
    Or cette situation génère un coût considérable en termes économiques, humains, politiques et sécuritaires, qui entrave l’établissement d’une véritable sécurité durable dans la région. Ce coût, reconnu par tous, semble cependant être accepté ou du moins toléré par les protagonistes :

    • Pour le Maroc, le coût est d’abord économique, avec un budget militaire important consacré au Sahara Occidental, un investissement massif dans les provinces du Sud, des exonérations fiscales nombreuses, des salaires des fonctionnaires plus élevés, etc. L’International Crisis Group affirme que ce sont plusieurs points de PIB qui ont été engouffrés dans ce dossier13.

    • Le coût économique pour l’Algérie est également très conséquent, avec le financement de l’aide aux réfugiés (surtout depuis la diminution de l’aide internationale suite à la révision à la baisse des estimations de la population des camps par l’UNHCR en 2006), les dons de matériel militaire aux indépendantistes, le maintien de plusieurs dizaines de milliers de soldats à la frontière dans la région de Tindouf, et un investissement politique et diplomatique important pour soutenir la RASD au niveau international et contrer les efforts de communication marocains.

    • Pour tout le Maghreb, le dossier du Sahara Occidental rend impossible l’intégration, limite les investissements étrangers et entretient une atmosphère de suspicion et de défiance entre les acteurs. En outre, l’enlisement constitue un risque préoccupant de balkanisation de la région : les trafics de cigarettes, drogues, armes ou essence se développent fortement dans cette zone qui comprend le Sahara occidental, le nord de la Mauritanie et le sud-ouest algérien, et dont certaines sous-régions sont difficilement gouvernable, alors que les tensions liées au conflit rendent là encore impossible une coopération raisonnée en matière de sécurité.

    • Le conflit a également un coût financier et en termes de crédibilité important pour la Communauté internationale, qui maintient la force d’intervention de la MINURSO sur place pour un budget de 35 millions d’euros par an, sans résultat probant depuis bientôt vingt ans.

    En attendant, les réfugiés des camps de Tindouf vivent dans des conditions déplorables, souffrant de pénuries alimentaires, du manque d’eau, d’infrastructures sanitaires insuffisantes… Le déclin du Polisario, qui a perdu ses soutiens politiques et idéologiques de la Guerre froide, fait également craindre un effondrement de l’organisation fragile des camps : la corruption au sein de la RASD, dirigée exclusivement par le Polisario, le clientélisme appliqué dans l’attribution de l’aide humanitaire internationale, la monopolisation du pouvoir et l’immobilisme politique qui en découle sont de plus en plus mal acceptés par la nouvelle génération. L’identité nomade sahraouie, qui avait été déconstruite pour s’incarner dans la lutte pour un territoire perdu, est en train de se reconfigurer. Ainsi, les Sahraouis « qui optent pour la Mauritanie font preuve de la même volonté d’affirmation identitaire que ceux qui restent à Tindouf, non pas quant à une indépendance qui leur paraît irréalisable, mais dans leur identité : en s’installant en Mauritanie, ils renoncent à leur militantisme pour l’indépendance de la RASD, mais ils demeurent des Delimi, des Tekna, des Ahl Ma El Aïnin ou des membres de tout autre tribu »14. Parallèlement, le Maroc administre et développe de fait le Sahara Occidental depuis 1979, conférant aux populations locales (Marocains du Nord installés au Sahara et Sahraouis) un niveau de vie évidemment bien meilleur que dans les camps. Désormais, les progrès pour la reconnaissance des Sahraouis sous administration marocaine comme des citoyens à part entière doivent être poursuivis dans le cadre global de la défense et de la promotion des droits de l’homme au Maroc.

    Les enjeux initiaux et ceux qui sont venus se greffer et se cristalliser sur le Sahara Occidental sont donc tels que le coût supposé ou estimé de l’impasse est longtemps apparu préférable à celui qu’impliquerait une issue défavorable, et ce malgré le potentiel de développement et de stabilité sécuritaire que permettrait la normalisation du conflit. Par conséquent, seule une solution politique négociée, englobant l’ensemble des problématiques liées au conflit, et dans laquelle aucun acteur ne perdrait la face semble à même de débloquer la situation. La proposition marocaine d’un Plan d’autonomie pour la région du Sahara Occidental, présentée devant le Conseil de Sécurité de l’ONU en 2007 est à ce titre la première alternative crédible au gel des positions de principe évoquées plus haut.

    L’autonomie de gestion proposée par le Maroc prévoit la mise en place d’organes législatif, exécutif et judiciaire au niveau local, dont la compétence portera sur de nombreux domaines15. À l’instar des différents modèles fédéraux européens, l’État conservera une compétence exclusive sur les domaines régaliens, qui au Maroc comprennent notamment la sécurité, la coopération internationale et les relations extérieures, la commanderie des croyants, et le système judiciaire. A la recherche d’un consensus le plus large possible, Rabat souhaite organiser un référendum de ratification du projet d’autonomie par les populations des provinces du sud, et, compte tenu de la nécessité de réformer la constitution du Royaume pour y intégrer le concept d’autonomie, réaliser également une consultation de l’ensemble du peuple marocain.

    Il apparaît donc bien que cette proposition d’autonomie doivent être considérée comme une base tangible de négociation, qui s’inscrit en outre dans la démarche plus générale de régionalisation et de démocratisation du pays évoquée dans la première partie. Car personne ne peut dire aujourd’hui si l’indépendance du Sahara Occidental constituerait une option viable, s’il ne risquerait pas de se transformer en zone grise propice à tous les trafics, à la prolifération du terrorisme et in fine à la déstabilisation de la région. Certains, comme le porte-parole du Département d’État américain en 2008 ont même été jusqu’à considérer qu’un État Sahraoui indépendant ne pouvait être considéré comme une « une option réaliste »16, ni « un objectif accessible », pour reprendre la formule de l’ancien représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara Occidental, Peter van Walsum17. Il est en tout cas certain que la sécurité de la zone ne peut admettre un « failed » state, surtout si ce dernier sert de nouvel alibi pour renforcer les crispations et le maintien sous tutelle des sociétés maghrébines.

    En revanche, tout le monde reconnaît l’intérêt considérable en termes de croissance et d’amélioration des conditions de vie des populations que constituerait la fin des politiques de défiance au Maghreb et la progression de l’intégration régionale. La normalisation de la question du Sahara Occidental, qui implique nécessairement l’engagement de toutes les parties, permettrait en outre d’initier une sécurisation globale et durable de cette région fragile. Il convient désormais de convaincre les protagonistes que leur place et leurs intérêts seront préservés une fois le pas franchi : le Maghreb a besoin d’ouverture et de stabilité, pas d’une escalade sécuritaire.

    – L’UE doit soutenir la proposition marocaine d’autonomie, qui semble aujourd’hui la seule option réaliste de sortie de crise. Cette issue n’est envisageable que sur la base du plan marocain élargi afin de répondre à toutes les dimensions du conflit en particulier : (1) donner des garanties aux populations sahraouies sous administration marocaine, notamment concernant l’intégration d’une voix politique légale sahraouie. La décorrélation progressive actuelle entre identité Sahraouie et revendication territoriale est à ce titre de bon augure ; (2) établir des accords bilatéraux commerciaux et de coopération permettant la préservation des intérêts géo-économiques des deux grands États, au premier rang desquels figurent le phosphate pour le Maroc, le gaz et le fer pour l’Algérie, et l’exploitation du pétrole saharien pour les deux partie.

    – Pour ce faire, la voie des négociations directes entre les protagonistes, y compris en y associant l’Algérie doit être privilégiée et soutenue par l’UE. En ce sens, les dernières négociations informelles entre le Maroc et le Front Polisario qui se sont déroulées les 10 et 11 février 2010 à New York en présence de l’Algérie et de la Mauritanie sont encourageantes. Bien que peu d’information aient filtré au sujet des négociations en elles-mêmes, la décision des parties de se revoir prochainement est en soi une avancée qu’il convient d’appuyer. Dans la Déclaration conjointe issue du Sommet UE-Maroc du 7 mars 2010, l’UE a d’ailleurs réitéré son soutien aux « efforts du Conseil de Sécurité des Nations Unies, du Secrétaire Général et de son Envoyé personnel pour le Sahara Occidental pour parvenir à une solution politique définitive, durable et mutuellement acceptable [en exprimant son] soutien au processus de négociations en cours, dans le cadre des directives du Conseil de Sécurité et notamment la Résolution 1871 (2009) »18.

    2. Le gâchis du blocage des frontières

    Cette logique de défiance qui paralyse la région est également au cœur de la problématique des frontières, tant internes au Maghreb qu’avec les pays voisins. Parmi les tensions générées par les enjeux de sécurité, la fermeture des frontières est sans l’une des plus emblématiques, et demeure un frein considérable au développement de la région. Les frontières sont traditionnellement un marqueur de souveraineté et un baromètre des relations régionales. Elles sont d’abord un enjeu de souveraineté, comme l’a illustré la “guerre des sables” de 1963 entre le Maroc et l’Algérie qui n’a pris fin qu’en 1992 avec la Convention fixant les frontières entre les deux États.

    Les tensions entre les pays du Maghreb se traduisent ainsi immanquablement par un durcissement des contrôles comme entre l’Algérie et la Tunisie en 2007, pouvant aller jusqu’à la fermeture complète, comme c’est le cas depuis plus de 15 ans entre l’Algérie et le Maroc, un bouclage qui ruine l’économie régionale, déchire de nombreuses familles, et ne trouve pas d’issue malgré la demande de réouverture souvent réitérée par le Maroc.

    La coopération en matière de sécurité, de contrôle des frontières et de lutte contre les trafics ne doit pas se faire au détriment des populations et du développement économique. De telles mesures, si elles améliorent à court terme la gestion des trafics, ne permettent pas d’établir une sécurité profitable à tous sur le long terme.

    La réticence à l’ouverture n’est pas le fait des États seulement. La mise en œuvre de l’accord de libre-échange d’Agadir, signé en février 2004 et entré en vigueur en avril 2007, souffre de cette réalité : réunissant le Maroc, l’Égypte, la Jordanie et la Tunisie, il était conçu initialement pour permettre la levée immédiate des barrières non tarifaires et l’instauration progressive d’une zone de libre-échange. Trois ans plus tard, malgré l’accord politique officiel des États, force est de constater que les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous, comme en témoignent la faiblesse des échanges entre les pays signataires. Pour de nombreux analystes, ce blocage serait le résultat direct des réticences de certaines entreprises. Par exemple, les exportations de la voiture Logan sont très difficiles vers l’Égypte, compte tenu des entraves administratives mises en place sous la pression des chaînes de montages égyptiennes, qui veulent conserver leurs parts dans un marché interne de l’automobile très protégé. Ces réflexes protectionnistes se retrouvent également du côté maghrébin, avec par exemple des campagnes menées contre l’importation de riz égyptien. Pour Omar Hilale, Ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, ces blocages proviennent de « la prévalence des intérêts sectoriels sur les intérêts stratégiques collectifs de la région », au détriment de l’avenir même du Maghreb.

    – Réorienter les approches en privilégiant une gestion responsable des flux qui conjugue les exigences sécuritaires nationales légitimes et les échanges locaux, source durable de développement économique et humain.

    – Poursuivre l’effort envers l’ensemble des acteurs des sociétés civiles maghrébines en vue de les convaincre que l’ouverture aux voisins est une chance et répondre à leurs craintes est essentiel. Dans cette perspective, l’UE doit soutenir des politiques publiques d’information qui doivent permettre de faire sauter les verrous psychologiques de l’isolement et du repli sur soi.

    Source : Maroc Leaks, 26 mars 2020

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Sahel, terrorisme, Boko Haram, Mali, Niger, Nigeria, Burkina Faso,

  • Conseil de sécurité : Stratégie intégrée de l’ONU pour le Sahel.

    Le Secrétaire Général des Nations Unies vient de soumettre au Conseil de Sécurité son rapport sur la situation dans la région du Sahel incluant la stratégie intégrée onusienne pour le Sahel.
    Ce document, tant attendu par les membres du Conseil de Sécurité, a pris près de 12 mois pour être élaboré.
    Dans son rapport, le Secrétaire-Général dresse un tableau de la situation au Sahel, les difficultés auxquelles se heurtent les Etats sur le plan sécuritaire, humanitaire et de développement ainsi que sur le plan de la gouvernance avant de présenter les différentes initiatives établies à ce jour, ainsi que l’action menée par l’Envoyé Spécial, M. Romano Prodi.
    L’action de l’ONU au Sahel vise :
    – à développer une approche globale dans la lutte contre l’extrémisme et la criminalité.
    – à soutenir les pays de la région à combattre ces fléaux dans le cadre d’une approche régionale tout en veillant à une appropriation nationale de ce processus.

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    Tags : ONU, Sahel, Sahara, terrorisme, Mali, Niger, Burkina Faso, Barkhane,

  • Drogue: le Maroc héberge le prédécesseur de Kamel El Bouchi

    Le Maroc est en train de mettre de la pression sur l’Algérie pour l’inciter à ouvrir les frontière terrestres fermées depuis 1994. Le forcing a augmenté d’un cran depuis l’éclatement de l’affaire de la saisie de 701 kg de cocaïne destinée au marché européen.

    Pour la plupart des gens au fait de ces histoires de drogue, toutes catégories confondues, le Maroc a été le plus touché par l’affaire de Kamel El Bouchi. Car, l’Algérie est devenue plus vigilante à l’égard de ce business et moins perméable au passage des drogues. Le Makhzen tente, donc, par tous les moyens d’obtenir l’ouverture des frontières pour casser le blocage de toutes les routes qui sont à l’origine de la nouvelle alliance narco-terroriste.

    Qui est Cherif Ould Tahar?
    Ancien cadre du Mouvement pour l’Unité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et élément incontournable du Mouvement Arabe de l’Azawad (MAA), Cherif Ould Tahar était le contact privilégié des producteurs colombiens de Cocaïne.

    Pendant plus d’une décennie, Chrif, basé au nord du Mali, a été le principal fournisseur en cocaïne, de tous les pays européens de la Méditerranée.

    Cherif Ould Tahar était l’ami et le confident de Belmokhtar Mokhtar et de Abdelhamid Abou Zeid, les principaux chefs d’El Qaida au Sahel. Il bénéficiait de leur protection et profitait surtout de l’impunité au sein des territoires qu’ils contrôlaient au nord du Mali.

    Cherif était également associé à de hauts responsables du gouvernement malien. Des témoins, contactés par E-Bourse, racontent que du temps de l’ancien président malien Amadou Touré, des avions, en provenance de Colombie, atterrissaient en toute impunité au niveau de la région de Gao et de certaines pistes à Tombouctou pour livrer de la drogue à Cherif Ould Tahar.

    Des tonnes de cocaïne étaient livrées au Mali, au profit de Cherif qui s’arrangeait de les faire acheminer en Europe via des routes maritimes, subrepticement créées par des transporteurs qui simulaient des campagnes de pêche dans les eaux territoriales mauritaniennes. La drogue traversait plusieurs territoires pour atterrir en Europe, précisent ces témoins.

    D’ailleurs, à la veille de chaque arrivage, le marché parallèle du change de devise est ébranlé par la hausse vertigineuse de la demande en dollar par rapport à l’Euro. Les gambistes du Square Port Said n’étaient pas en mesure d’analyser ce phénomène de gens venus du Sud du pays afin d’acheter toutes les quantités de Dollar disponibles sur le marché.

    En fait, Cherif achetait sa marchandise aux colombiens contre des dollars et la revendait en Euro.

    Quand il s’agit de transactions qui dépassent généralement 100 millions de dollars à échanger contre l’Euro, le marché parallèle algérien est forcément déstabilisé.

    L’alliance de la drogue avec le terrorisme

    A la chute du gouvernement d’Amadou Touré et la tombée du nord malien entre les mains des terroristes d’El Qaida, une vaste offensive a été lancée en avril 2012 contre la région de Gao, ville malienne du nord.

    Le Consul et six membres de la mission diplomatique algérienne au Mali sont enlevés par les hordes terroristes.

    C’était une aubaine autant pour Cherif Ould Tahar que pour Belmokhtar et ses acolytes.

    L’arrivée timide de l’armée française, préoccupée beaucoup plus par la sécurisation de Bamako, n’a pas changé grand chose à ce business de la cocaïne colombienne destinée à l’Europe.

    Les avions en provenance de Bogota ont continué à atterrir au nord du Mali. Cherif a vu son business se développer avec une hausse exponentielle du chiffre d’affaires. Autant pour la taxe prélevée au profit de Belmokhtar en guise de Zakat, pour soutenir le Djihad.

    Le rôle de Cherif Ould Tahar a pris de l’ampleur avec un nouveau rôle qui lui a été dévolu par les terroristes d’El Qaida. En 2012, il a accueilli une délégation d’hommes d’affaires qataris qu’il a réuni à Gao avec Mokhtar Belmokhtar et l’état major d’El Qaida.

    Une nouvelle frontière est alors franchie: désormais, il fallait compter avec l’alliance des pétrodollars , le terrorisme et le narcotrafic.

    A partir de 2014, la France a réussi à reconquérir le nord du Mali grâce à l’implication des forces de certains pays africains, notamment le Tchad. Mais cela n’a pas affecté le business de Cherif.

    En février dernier, le journal nigérien, L’événement a consacré un long article à l’impunité de Cherif Ould Tahar autant au Niger qu’au nord du Mali.

    « A lui seul, Chérif Ould Tahar est un Etat dans plusieurs Etats. Pour preuve, il peut se permettre d’enlever en toute impunité des citoyens sans que cela n’émeuve les dirigeants sahéliens », écrit le journal.

    Suite à des pressions internationales, Chérif Ould Ataher ou Chérif Ould Tahar a été visé par un mandat d’arrêt international lancé en janvier 2013 par le procureur général près la Cour d’appel de Bamako. Ce mandat a été levé ensuite par les autorités maliennes dans le cadre du processus de négociation ayant abouti à la signature, le 15 mai 2015, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

    Le nom de ce notable arabe de Gao est apparu une première fois dans l’affaire “Air Cocaïne” relative à l’avion qui a atterri, novembre 2009, avec 4 tonnes de drogue sur une piste artisanale aménagée à Tarkint.

    Tarkint est une commune du nord du Mali, située à 123 km de Gao. Un Boeing 727-200 venant du Venezuela via Guinée Bissau et transportant, selon l’ONU, de “la cocaïne et autres produits illicites” avait alors atterri près de Tarkint.

    L’avion est retrouvé en partie calciné. L’appareil a déchargé sa marchandise puis est sorti de la piste avant d’être incendié par les trafiquants, selon des recoupements faits sur place par des enquêteurs de l’ONU. Au départ, les informations faisaient état d’un crash survenu au décollage. Mais des fûts vides de carburant retrouvés sur le terrain ont prouvé l’hypothèse selon laquelle les narcotrafiquants de Cherif Ould Tahar ont délibérément incendié l’avion à la suite de l’accident qui s’est produit au moment du décollage.

    Changement de cap

    Fin 2014. D’un seul coup, ce business de la cocaïne est disloqué. L’alliance narco-terroriste est rompue. Belmokhtar regagne la Libye alors que Cherif Ould Tahar trouve l’asile au Qatar.

    Après l’embargo décrété contre ce pays, Cherif est contraint de quitter Doha. Il trouve refuge au Maroc où il mène une vie de VIP.

    Nul ne peut jurer que Cherif Ould Tahar a pris sa retraite et a cessé toute activité liée à la cocaïne.

    Le réseau de drogue créé alors autour du business de Kamel El Bouchi est venu justement combler une partie du vide laissé par l’absence de Cherif dans la plateforme nord malienne.

    L’ouverture, donc, des frontières avec le Maroc va certainement aggraver la vulnérabilité de l’Algérie et permettra la prolifération des routes du Hachich et de la cocaïne colombienne qui vont transiter par le pays.

    Source : E-bourseDZ, 31 jui 2018

    Tags : Maroc, Algérie, Sahel, Mali, Niger, trafic de drogue, cocaïne, Cherif Ould Taher,

  • Sahel: des crise de sécurité en spirale

    Le Sahel est un endroit principalement semi-aride sur la frange sud du désert du Sahara qui traverse de nombreux pays africains.

    Bien que les délimitations géographiques varient, le Sahel est généralement défini comme s’étendant du nord du Sénégal sur la côte de l’océan Atlantique, à travers certaines parties de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Nigéria, du Tchad, et jusqu’au Soudan et à l’Érythrée dans la mer Rouge.

    Les bonnes affaires des pays du Sahel ont en fait lutté contre les mouvements environnementaux extrêmes qui conduisent à la répétition de périodes sèches avec des résultats néfastes sur les populations actuellement sujettes vivant dans la zone sous-développée.

    Tout récemment, certaines parties de l’ouest du Sahel sont également restées sous les projecteurs internationaux en raison d’une «foyer de tension» qui comprend de nombreux groupes armés, des projets militaires des armées nationales et des partenaires internationaux ainsi que des milices régionales.

    La crise de sécurité a commencé en 2012 lorsqu’une alliance de groupes séparatistes et armés a pris le contrôle du nord du Mali, déclenchant une intervention militaire de l’ancienne puissance coloniale française pour arrêter leur avancée vers la capitale, Bamako, et empêcher un effondrement total de l’État malien.

    Cependant, les combats se sont intensifiés de manière significative tout récemment, car les groupes armés ont en fait élargi leur portée, en recourant à des défis et à des critères ethniques et spirituels pour le recrutement.

    Risque en spirale

    Bien qu’il existe une pléthore de groupes armés non étatiques qui opèrent dans la région, les deux principales mouvement derrière des attaques considérablement innovantes au cours des deux dernières années ont en fait été Jama’at Nasr al-Islam wal Muslimin (lié à al-Qaïda) ( JNIM) et l’État islamique affilié à l’EIIL dans le Grand Sahara (ISGS).

    D’autres groupes qui opèrent dans un endroit plus large sont al-Mourabitoun, Ansarul Islam, Plateforme, Ansar al-Din et Boko Haram.

    Selon les Nations Unies, les attaques ont en fait quintuplé au Burkina Faso, au Mali et au Niger en y pensant en 2016, avec plus de 4000 décès signalés en 2015 dans les zones frontalières entre les 3 pays les plus durement touchés.

    La violence à l’épicentre du désaccord a en fait déclenché une crise humanitaire importante alors que les attaques visant des civils augmentent en nombre et en fréquence.

    Au cours des 12 derniers mois, plus de 700.000 personnes ont dû quitter chez eux au Burkina Faso, selon l’ONU. De nombreux maliens et nigériens ont également été déplacés tandis que de nombreuses écoles ont été fermées.

    Livraison des forces étrangères

    Une force militaire internationale comprenant des soldats apportés par l’organisme régional du G5 Sahel – Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger – a en effet eu du mal à arrêter la violence car elle a commencé ses opérations en 2017 au milieu de déficits de financement constants et différences de coordination.

    Au début de février, la France, en revanche, a révélé qu’elle élargissait sa présence militaire sur place et envoyait 600 soldats supplémentaires à son objectif actuel de 4.500 hommes.

    Cela a été fait suite à un sommet France-G5 Sahel en janvier qui s’est terminé par l’acceptation par les dirigeants de l’avancement d’une nouvelle structure visant à rassembler les deux forces de sécurité sous un seul commandement, ainsi qu’à faciliter les opérations conjointes et à améliorer le partage des renseignements.

    Dans toute la hiérarchie de Pau, le président français Emmanuel Macron a également cherché une déclaration claire de ses équivalents validant leur option pour l’engagement militaire de la France au moment où la croyance anti-française grandissait dans certains pays au milieu de la détérioration rapide des conditions de sécurité.

    Le mécontentement face à l’incapacité constatée des forces françaises et de l’ONU à endiguer la vague de violence a en fait été amplifié par les atteintes aux droits humains attendues – y compris les homicides illégaux – tout au long des opérations militaires des armées de tout le pays dans la région.

    Les groupes humanitaires ont également mentionné que la réaction militaire dans la région «fait partie du problème», les observateurs avertissant que des problèmes sociaux et financiers devraient également être traités pour endiguer la crise.

    En septembre, les dirigeants du bloc local de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont dévoilé une stratégie d’un milliard de dollars pour aider à la lutte contre les groupes armés.

    L’aide financière est préparée pour s’exécuter entre 2020 et 2024 au milieu des problèmes d’un certain nombre de pays ouest-africains également frappés par des attaques.
    John Mahon

    AsumeTech, 29 fév 2020

    (traduction automatique)

    Tags : Algérie, Sahel, Tchad, Mali, Niger, Burkina Faso,

  • L’insistance du Maroc pour appartenir aux pays du Sahel

    Jaloux de la position de l’Algérie dans la région du Sahel, les autorités marocaines se sont affolées de trouver un prétexte pour que le Maroc soit compté parmi les pays qui composent le Sahel. Voici ses arguments à cer égard:

    • Les deux réunions qui ont eu lieu au Mali au sujet d’abord du suivi de la feuille de route “ensemble pour le renouveau du Mali” (donateurs) et ensuite de la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, ont permis à la délégation du Maroc de se positionner fortement dans le soutien et l’appui aux processus visant la stabilité du Mali et du Sahel.

    • Le concept avancé par notre délégation que ” c’est la menace qui détermine l’espace ” et qui vise à mettre un terme au concept ” pays du champ” a été repris par un grand nombre de délégations présentes qui ont souligné que c’est ce concept qui devrait déterminer l’étendue de la zone “sahel” et non l’inverse.

    • Ainsi sur le plan conceptuel la notion “pays du champ” est dépassé et n’a été citée aucune fois tout au long de la réunion.

    • Par extension, il peut même être avancé que le “G5”, notion inventée par l’Europe et principalement par la France, n’a pas connu un grand soutien.

    • Le nouveau concept que c’est “la menace qui détermine l’espace” a été enrichi par la notion que le Sahel est avant tout un espace homogène du point de vue géographique et culturel qui s’étend de l’Atlantique à la mer rouge et que par rapport aux critères de la menace et de la sécurité, il devra être approché dans sa totalité, sans distinction, ni différenciation.

    • Admettant la pertinence du concept “la menace qui détermine l’espace”,  délégation du Mali et de la Mauritanie ont souligné que le G5 est un groupement non exclusif et reste ouvert à la participation de tout autre pays du Sahel qui en manifeste le souhait.

    • Le Président IBK a d’ailleurs souligné que le Président Macky Sall a abordé avec lui la question et il lui a affirmé que le G5 n’est pas un groupe fermé et que le Sénégal pouvait y adhérer.

    • Le représentant du Bénin a souligné dans son intervention que le Bénin se considère comme appartenant au Sahel.

    • Tout concourt finalement à ce que la CEN-SAD soit l’organisation idoine pour peu qu’elle saisisse cette opportunité. En effet la CENSAD correspond largement à cette configuration.

    • S’agissant de la situation au Mali , il était prévu qu’ une réunion ait lieu le Samedi à KIDAL sous présidence algérienne entre le gouvernement et les groupes armés du Nord . Le MAE mauritanien m’a confirmé la tenue de cette réunion mais m’a affirmé que la Mauritanie, le Niger et le Tchad qui y étaient conviés ont fait savoir qu’ils n’y prendront pas part. Le MAE mauritanien estime que le jeu n’est pas clair et que la partie malienne n’a pas précisé ses attentes. D’autres sources, ont souligné que l’attitude “trop discrète” du gouvernement malien quand à ses objectifs, n’est pas à même de faire adhérer autour de lui un maximum de pays.

    • La Secrétaire d’État Française au développement et à la Francophonie qui avait pris part à la réunion “Ensemble pour le Mali” s’est rendue à Tombouctou le Vendredi et semblait optimiste par rapport au retour de la sécurité dans le Nord Mali. Les événements survenus à KIDAL démentent ce sentiment et ont torpillé la réunion prévue.

    Sahel / “la menace qui détermine l’espace”

    • Les deux réunions qui ont eu lieu au Mali au sujet d’abord du suivi de la feuille de route “ensemble pour le renouveau du Mali” (donateurs) et ensuite de la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, ont permis à la délégation du Maroc de se positionner fortement dans le soutien et l’appui aux processus visant la stabilité du Mali et du Sahel.

    • Le concept avancé par notre délégation que ” c’est la menace qui détermine l’espace ” et qui vise à mettre un terme au concept ” pays du champ” a été repris par un grand nombre de délégations présentes qui ont souligné que c’est ce concept qui devrait déterminer l’étendue de la zone “sahel” et non l’inverse.

    • Ainsi sur le plan conceptuel la notion “pays du champ” est dépassé et n’a été citée aucune fois tout au long de la réunion.

    • Par extension, il peut même être avancé que le “G5”, notion inventée par l’Europe et principalement par la France, n’a pas connu un grand soutien.

    • Le nouveau concept que c’est “la menace qui détermine l’espace” a été enrichi par la notion que le Sahel est avant tout un espace homogène du point de vue géographique et culturel qui s’étend de l’Atlantique à la mer rouge et que par rapport aux critères de la menace et de la sécurité, il devra être approché dans sa totalité, sans distinction, ni différenciation.

    • Admettant la pertinence du concept “la menace qui détermine l’espace”,  délégation du Mali et de la Mauritanie ont souligné que le G5 est un groupement non exclusif et reste ouvert à la participation de tout autre pays du Sahel qui en manifeste le souhait.

    • Le Président IBK a d’ailleurs souligné que le Président Macky Sall a abordé avec lui la question et il lui a affirmé que le G5 n’est pas un groupe fermé et que le Sénégal pouvait y adhérer.

    • Le représentant du Bénin a souligné dans son intervention que le Bénin se considère comme appartenant au Sahel.

    • Tout concourt finalement à ce que la CEN-SAD soit l’organisation idoine pour peu qu’elle saisisse cette opportunité. En effet la CENSAD correspond largement à cette configuration.

    • Il vous appartiendra lors de la réunion « 5+5 » de continuer à faire prévaloir ce concept.

    Tags : Maroc, Algérie, Sahel, terrorisme, Mali, Niger, Burkina Faso,