Dans un point de presse ce matin, le porte-parole du Secrétaire Général des Nations Unies, Stephane Dujarric a fait la déclaration suivante au sujet des événements à El Guerguerate:
Tag: MINURSO
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Sahara Occidental : Réaction du SG de l'ONU sur les affrontements à El Guerguerate
“Ces derniers jours, les Nations Unies, y compris le Secrétaire général, a participé à de multiples initiatives visant à éviter une escalade de la situation dans la bande tampon de la région de Guerguerguerat et à mettre en garde contre les violations du cessez-le-feu et les conséquences graves de tout changement du statu quo.Le Secrétaire général regrette que ces efforts se soient révélés infructueux et se déclare vivement préoccupé par les conséquences possibles des derniers développements.Le Secrétaire général reste déterminé à tout mettre en œuvre pour éviter l’effondrement du cessez-le-feu en place depuis le 6 septembre 1991 et il est déterminé à tout mettre en œuvre pour lever tous les obstacles à la reprise du processus politique.La MINURSO s’engage à poursuivre la mise en œuvre de son mandat et le Secrétaire général appelle les parties à assurer la pleine liberté de circulation de la Mission conformément à son mandat. Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général, New York, 13 novembre 2020. »Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Guerguerate, ONU,, MINURSO, -
Front Polisario : L’intensification de la lutte face aux atermoiements de l’ONU
Le Front Polisario a affirmé n’avoir d’autres choix, suite à la prorogation par le Conseil de sécurité du mandat de la Minurso, que « d’intensifier le combat libérateur national et le recours à tous les moyens légitimes pour permettre au peuple sahraoui colonisé de recouvrer son droit à l’autodétermination ».
Le Front Polisario a déploré, dans un communiqué, l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2548 (2020), portant prorogation pour une durée d’un an du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), sans mesures concrètes permettant à la Minurso de mener à bien la mission pour laquelle elle a été créée en 1991, à savoir l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui ».
En approuvant une nouvelle résolution qui manque de mesures pratiques pour faire avancer le processus de paix et permettre à la Minurso d’accomplir pleinement son mandat, le Conseil de sécurité a opté encore une fois pour l’atermoiement malgré les dernières tensions survenues au Sahara occidental, a ajouté la même source. Les manifestations pacifiques et spontanées qui se déroulent à travers l’ensemble du Territoire sahraoui, dont la protestation pacifique qui se tient actuellement face à la brèche illégale marocaine à El-Guerguerat, sont autant de preuves démontrant que la patience du peuple sahraoui commence à être sérieusement entamée devant l’atermoiement et l’inaction de l’ONU.L’absence de mesures obligeant l’État marocain occupant à mettre fin à sa colonisation illégale des territoires sahraouis « ne laisse aux Sahraouis d’autre choix que d’intensifier la lutte de libération nationale et de recourir à tous les moyens légitimes pour permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance ».Le Front Polisario a refusé, ainsi, de participer à tout processus en dehors du mandat conféré à la Minurso par le Conseil de sécurité dans sa résolution 690 (1991) du 29 avril 1991, qui constitue toujours la base du cessez-le-feu et des accords militaires inhérents.Le Front polisario « impute à l’État marocain colonisateur la pleine responsabilité de ce qui pourrait découler de ses agissements dangereux comme conséquences graves sur la paix et la sécurité à travers toute la région ».« Le Secrétariat général de l’ONU et le Conseil de sécurité doivent être conscients que leur inertie contribue à la dégradation de la situation, y compris les violations incessantes des droits de l’Homme auxquelles est confronté le peuple, sahraoui , au maintien de la brèche marocaine illégale dans la région de Guerguerat et les violations incessantes par le Maroc et autres pays complices du statut juridique du Sahara occidental, en tant que territoire non autonome soumis à la décolonisation ».M. BendibSource : Le Courrier d’Algérie, 3 nov 2020 -
Sahara occidental: l’ONU proroge le mandat de la MINURSO
Le Conseil de sécurité a décidé vendredi soir de proroger pour une durée d’un an le mandat de la MINURSO, la Mission des Nations Unies chargée de l’organisation d’un référendum au Sahara occidental.
A l’exception de la Russie et l’Afrique du Sud, 13 membres du Conseil de sécurité ont adopté la résolution 2548 (2020), qui appelle les deux parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario, à reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, afin de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.Jusqu’en 2017 inclus, le mandat de la MINURSO était renouvelé par cycle de 12 mois. En avril 2018, les Etats-Unis, pays porte-plume, avaient obtenu un renouvellement semestriel, l’idée étant que la Mission devait soutenir les bons offices de l’Envoyé spécial du Secrétaire général et qu’un renouvellement plus court était un moyen de démontrer la détermination du Conseil en ce sens.Alors que les Etats-Unis souhaitaient que le texte soit approuvé par consensus, le vote d’aujourd’hui a enregistré l’abstention de la Russie et de l’Afrique du Sud. Moscou considère que le principe de l’autodétermination du peuple sahraoui n’a pas été suffisamment souligné dans la nouvelle résolution.Lors de la séance d’aujourd’hui, plusieurs membres du Conseil, ont appelé le Secrétaire général à désigner sans tarder un nouveau Emissaire au Sahara occidental pour succéder à l’ancien président allemand Horst Kohler.Le Front Polisario a, à plusieurs reprises, dénoncé le Maroc qui n’avait aucune intention de mettre en œuvre les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité ou de lever les obstacles aux efforts de la communauté internationale pour le règlement https://www.jeune-independant.net/sahara-occidental-lonu-proroge-le-mandat-de-la-minurso/du conflit.Le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU, M. Sidi Mohamed Omar, a soutenu récemment que le Front Polisario n’attend rien de nouveau de ces consultations du Conseil de sécurité sur le renouvellement du mandat de la Minurso, expliquant que les consultations ne rapporteront rien de nouveau par rapport à la session de l’année dernière au cours de laquelle le mandat de la mission de l’ONU a été renouvelé pour une nouvelle année.Le diplomate sahraoui a déclaré que l’absence d’un émissaire de l’ONU ne sert pas le processus politique qui est dans un état de paralysie complète depuis la démission de l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, l’ancien président allemand, Horst Kohler en mai dernier.Dans son nouveau rapport sur la situation au Sahara occidental, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guteress, a affirmé qu’une solution politique juste permettant l’autodétermination du peuple sahraoui était “possible”.“Je demeure convaincu qu’il est possible de trouver une solution à la question du Sahara occidental, malgré la suspension du processus politique depuis la démission de mon envoyé personnel, Horst Kohler, pour raisons de santé”, écrit le SG de l’ONU.Relevant la dynamique enclenchée par l’ancien émissaire, Guterres a jugé “impératif” d’entretenir ce processus politique. A ce titre, il s’est dit “déterminé” à nommer un nouvel émissaire pour progresser sur la base des acquis obtenus lors des discussions de Genève.Guterres a appelé à la reprise du processus politique “de bonne foi et sans conditions préalables” dès la nomination d’un nouvel envoyé personnel.Inscrit depuis 1966 à la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc, soutenu par la France.Source : Le Jeune Indépendant, 31 oct 2020Tags : Sahara Occidental, MINURSO, ONU, Conseil de Sécurité, Maroc, -
Sahara Occidental : La Russie hausse le ton
Moscou dénonce la parti pris des Etats-Unis dans la rédaction de la résolution 2548 (2020)
Dans un communiqué expliquant le vote sur la résolution renouvellant le mandat de la MINURSO, la représentation permanente de la Russie auprès des Nations Unies a dénoncé une résolution dont un texte manque de transparence et d’équilibre.Texte intégral du communiqué de la Russie
Explication de vote sur un projet de résolution sur le renouvellement du mandat de la MINURSO
La Fédération de Russie s’est abstenue lors du vote sur le projet de résolution sur le renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), présenté par les États-Unis. Cela est dû au fait que le processus d’élaboration et d’approbation de cette décision n’a été ni transparent ni consultatif. Aucune de nos considérations de principe et bien étayées, y compris celles de nature compromissoire, que nous avons portées à plusieurs reprises à l’attention de la partie américaine, n’a été prise en compte. Toute une série de propositions pratiques formulées par d’autres membres du Conseil sont également restées sans réponse. En conséquence, le texte reste déséquilibré. Tout cela ajoute aux doutes concernant les arrangements concernant la rétention informelle des dossiers des pays au Conseil de sécurité.
Ces dernières années, les résolutions sur le renouvellement du mandat de la MINURSO ont reçu des amendements qui, à notre avis, affectent l’approche neutre et impartiale du Conseil de sécurité à la question du Sahara occidental. La substitution des principes fondamentaux du règlement du Sahara occidental par des remarques générales sur la nécessité de s’en tenir à des approches réalistes et de rechercher un compromis produit de l’ambiguïté, sape la confiance dans notre travail et obscurcit les perspectives de reprise du processus politique. La tentative de relancer le processus de paix en utilisant un langage qui brouille les paramètres précédemment convenus du règlement du Sahara occidental apporterait plutôt le résultat opposé. Nous n’avions pas accepté cet amendement auparavant et nous n’avons pas été en mesure de l’appuyer aujourd’hui.
Une fois de plus, nous tenons à réaffirmer notre position constante concernant le règlement du Sahara occidental. Nous défendons une approche équilibrée et impartiale, soutenons les négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario. En notre qualité de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies et de membre du Groupe des amis du Sahara occidental, nous maintenons des contacts actifs avec toutes les parties prenantes intéressées – nous travaillons avec les Marocains, les sahraouis, les Algériens et les Mauritaniens. Nous appelons toutes les parties concernées à s’abstenir de toute mesure unilatérale qui pourrait saper les efforts visant à relancer un dialogue politique de fond.
Nous sommes convaincus que seule une solution politique fondée sur les résolutions pertinentes du CSNU peut surmonter les différends et garantir un règlement juste et durable au Sahara occidental. La formule finale doit être basée sur le compromis et l’accord mutuel des Marocains et des sahraouis et envisager l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre de procédures et conformément aux objectifs et principes de la Charte des Nations Unies. Ce concept est au cœur de la colonisation du Sahara occidental et il ne doit pas être remplacé par d’autres formules.
A l’instar des autres États membres du CSNU, nous attendons avec intérêt la nomination d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général et la reprise du processus de négociation entre les parties pour la résolution du conflit duSahara occidental avec la participation de leurs États voisins. Cependant, nous devons avertir que le document adopté aujourd’hui pourrait, contrairement aux attentes de ses auteurs, avoir un effet négatif sur les efforts du futur Envoyé personnel.
La Russie restera un acteur impartial pour le règlement du Sahara occidental, qui maintient des contacts avec toutes les parties régionales. Nous réitérons notre soutien à la MINURSO qui joue un rôle stabilisateur prééminent dans la création d’un environnement favorable sur le terrain pour la reprise du dialogue entre le Maroc et le Front Polisario et dans la promotion du processus de paix.Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, Russie, Etats-Unis, résolution 2548(2020),
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Jeune Afrique vole au secours du Maroc
Jeune Arique a été appelé à la rescousse par sun de ses principaux sponsors dans le but de détourner la vérité sur la fermeture de la brèche illégale d’El Guergarate.
Selon le journal de la françafrique, l’ouverture des prétendus consulats africains serait la principale raison qui aurait poussé le Front Polisario à cette décision. Jeune Afrique tente d’accorder de l’importance à un fait qui n’en a pas puisqu’il s’agit d’un non événement dont le geste est dirigé vers une opinion publique marocaine de plus en plus critique envers la gestion du dossier du Sahara Occidental par les autorités maocaines.
Selon Jeune Afrique, l’ouverture de ces consulats est une reconnaissance de fait de la souveraineté marocaine. Pourquoi alors le Maroc n’a pas réussi à convaincre son principal allié dans le conflit du Sahara Occidental, la France, à faire de même? Pour la simple raison qu’elle ne reconnaît pas cette prétendue souveraineté, malgré qu’elle porte le Maroc à bout des bras au Conseil de Sécurité des Nations Unies. D’ailleurs, il y a lieu de se demander si l’ouverture de ces consulats apportera un changement quelconque à la situation au Sahara Occidental puisqu’elle est limitée à sa nature de produit destiné à la consommation locale.
Le magazine des dictateurs africains prétend que “les autorités marocaines ont réagi avec fermeté à cette nouvelle provocation du Front Polisario”. Où est cette fermeté? Le passage est toujours fermé. Malgré le soutien de la France, le Conseil de Sécurité n’en a pipé mot. Incapable de réagir, le Maroc a supplié l’intervention du chef de l’ONU, Antonio Guterres et de la MINURSO. En vain! Dans le même but, son ambassadeur à Nouakchott a sollicité une audience avec le ministre mauritanien des affaires étrangères.
Le desespoir du Makhzen l’a poussé à faire appel aussi à l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat pour lui venir en aide. Voilà la réalité des faits que Jeune Afrique tente de dissimuler au public marocain.
Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, El Guergarate,
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Sahara Occidental : Le Polisario décide l’escalade contre le Maroc
LE POLISARIO DÉCIDE L’ESCALADE EN PREMIÈRE RÉACTION À LA NOUVELLE RÉSOLUTION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ
Dans sa première réaction à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, qui annonce la prorogation d’un an de la mission de la «MINURSO» des Nations unies au Sahara occidental, pour expirer le 31 octobre 2021,le Front de libération de Saguia El Hamra et Oued Ed-Dahab (le Polisario) a décidé l’escalade .
Le Polisario, qui a menacé il y a des semaines de reprendre les armes ,qu’il avait déposées en vertu de l’accord de cessez-le-feu de 1991, a rapidement répondu à la résolution de l’ONU publiée vendredi soir, affirmant qu’il «continuera à intensifier la lutte de libération nationale face à l’échec des Nations Unies à assurer la mise en œuvre du mandat de sa mission pour le référendum au Sahara Occidental.Le Front a ajouté ,dans une déclaration publiée aujourd’hui, samedi, qu’il « ne participera à aucun processus qui n’est pas conforme au mandat que le Conseil de sécurité a établi pour mettre en œuvre la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) en 1991 et qui reste la base du cessez-le-feu et des accords militaires connexes ».
.Le communiqué a déclaré: «Les manifestations populaires pacifiques et spontanées continues dans toute la région, y compris la manifestation pacifique qui se déroule actuellement devant la brèche illégale marocaine dans la région de Guerguerat, sont une preuve claire que la patience du peuple sahraoui s’épuise face à l’incapacité des Nations Unies à assurer la mise en œuvre de la mission de la MINURSO pour laquelle elle a été créée, il y a près de trois décennies.
En outre, certains responsables du Front Polisario ont confirmé, à travers des déclarations diffusées par les médias du Front, au cours des dernières heures, que leur patience est à la limite, indiquant clairement la possibilité de retourner à nouveau à l’action armée.
Source : Adrar Info
Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarate, ONU, MINURSO,
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Sahara occidental : texte intégral de la résolution 2548 (2020)
Le Conseil de sécurité reconduit, pour 12 mois, le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental
En adoptant la résolution 2548 (2020) par 13 voix pour et les abstentions de la Fédération de Russie et de l’Afrique du Sud, le Conseil de sécurité a prorogé, cet après-midi, le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu’au 31 octobre 2021.
Aux termes de cette résolution, le Conseil dit appuyer pleinement les efforts du Secrétaire général pour maintenir le processus de négociation afin de parvenir à un règlement de la question du Sahara occidental. Il se félicite de la volonté du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la Mauritanie de rester engagés dans ce processus, en faisant preuve « de réalisme et d’un esprit de compromis ».
Le Conseil se félicite du fait que la situation au Sahara occidental est restée relativement calme, tandis que le cessez-le-feu tient toujours et que les parties respectent le mandat de la MINURSO. Tout en rendant hommage à M. Horst Köhler, l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire général, pour avoir imprimé un nouvel élan politique, le Conseil dit attendre « avec intérêt » la nomination d’un successeur, « dans les meilleurs délais ».
Par cette résolution, les membres du Conseil demandent aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, « en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».
Toutes les parties doivent coopérer avec la MINURSO, « y compris en ce qui concerne sa liberté d’interagir avec tous ses interlocuteurs », et prendre les mesures pour garantir la sécurité, ainsi qu’une totale liberté de circulation et un accès immédiat au personnel des Nations Unies, indique encore la résolution.
Enfin, le Conseil se déclare favorable à l’élaboration d’un « dispositif de gestion de la performance complet et intégré », qui définisse des normes de performance claires pour l’évaluation du personnel des Nations Unies servant au sein des opérations de maintien de la paix, en vue de « sanctionner les résultats insuffisants et récompenser les résultats exceptionnels ».
Depuis les mesures de distanciation sociale imposées par la pandémie de COVID-19, les membres du Conseil, quand ils tiennent une séance virtuelle, ne votent pas à main levée. Vingt-quatre heures après que leur Président les a informés par courrier de la mise aux voix d’une résolution, ils envoient par courriel leur vote à la Division des affaires du Conseil de sécurité (DACS) qui communique le résultat final au Président, lequel l’annonce par visioconférence, à tous les membres du Conseil, dans les 12 heures.
Texte du projet de résolution (S/2020/1039)
Le Conseil de sécurité,
Rappelant et réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,
Réaffirmant son ferme appui aux efforts que le Secrétaire général et son envoyé personnel font pour mettre en application ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014), 2218 (2015), 2285 (2016), 2351 (2017), 2414 (2018), 2440 (2018), 2468 (2019) et 2494 (2019),
Rendant hommage à Horst Köhler, l’ancien Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, et saluant les efforts qu’il a déployés pour organiser le processus des tables rondes, qui a imprimé un nouvel élan au processus politique,
Attendant avec intérêt la nomination d’un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, dans les meilleurs délais,
Se félicitant du nouvel élan impulsé par la première table ronde tenue les 5 et 6 décembre 2018 et la deuxième table ronde tenue les 21 et 22 mars 2019, et de la volonté du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la Mauritanie de participer, d’une manière sérieuse et respectueuse, au processus politique engagé par l’Organisation des Nations Unies sur le Sahara occidental afin de trouver des terrains d’entente,
Encourageant la reprise des consultations entre le nouvel Envoyé personnel et le Maroc, le Front POLISARIO, l’Algérie et la Mauritanie à cet égard pour faire fond sur les progrès accomplis,
Réaffirmant sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, basée sur le compromis, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités dévolus aux parties à cet égard,
Demandant de nouveau au Maroc, au Front POLISARIO, à l’Algérie et à la Mauritanie de coopérer plus intensément les uns avec les autres, notamment en renforçant davantage la confiance, et avec l’Organisation des Nations Unies, ainsi que de participer davantage au processus politique et de progresser sur la voie d’une solution politique,
Considérant que la solution politique de ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel, ce qui créerait des emplois et favoriserait la croissance ainsi que des possibilités pour tous les habitants de la région,
Se félicitant des efforts que fait le Secrétaire général pour suivre de près toutes les opérations de maintien de la paix, y compris la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), et soulignant que le Conseil doit adopter une approche rigoureuse et stratégique en matière de déploiement au service du maintien de la paix et de gestion efficace des ressources,
Rappelant sa résolution 2378 (2017), dans laquelle il avait prié le Secrétaire général de veiller à ce que les données relatives à l’efficacité des opérations de maintien de la paix, y compris celles portant sur l’exécution de ces opérations, soient utilisées pour améliorer l’analyse et l’évaluation des opérations des missions sur la base de critères précis et bien définis, et rappelant également sa résolution 2436 (2018), dans laquelle il avait prié le Secrétaire général de veiller à ce que soient prises sur la base de mesures objectives de la performance les décisions visant à reconnaître l’excellence des performances ou à inciter à l’excellence et les décisions ayant trait aux déploiements, à la remédiation, à la formation, au gel des remboursements et au rapatriement de personnel en tenue ou au renvoi de personnel civil,
Rappelant ses résolutions 2242 (2015) et 2538 (2020), dans lesquelles il avait émis le souhait que les femmes soient plus nombreuses dans les contingents militaires et les effectifs de police des opérations de maintien de la paix des Nations Unies,
Constatant que la MINURSO joue un rôle important sur le terrain, s’agissant notamment d’aider l’Envoyé personnel à trouver une solution politique mutuellement acceptable, et qu’elle doit pouvoir s’acquitter pleinement de son mandat,
Se déclarant préoccupé par les violations des accords en vigueur, réaffirmant qu’il importe que soient pleinement respectées les dispositions de ces accords afin de maintenir la dynamique du processus politique au Sahara occidental, et prenant note des engagements souscrits par le Front POLISARIO auprès de l’ancien Envoyé personnel, et se félicitant à cet égard de savoir que, selon l’évaluation faite par le Secrétaire général le 23 septembre 2020, la situation au Sahara occidental est restée relativement calme, le cessez-le-feu tient toujours et les parties respectent le mandat de la MINURSO,
Prenant note de la proposition marocaine présentée au Secrétaire général le 11 avril 2007 et se félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement, et prenant note également de la proposition du Front POLISARIO présentée au Secrétaire général le 10 avril 2007,
Engageant les parties, dans ce contexte, à faire preuve d’une plus grande volonté politique de parvenir à une solution, notamment en examinant de façon plus approfondie leurs propositions respectives et en renouvelant leur engagement en faveur de l’action menée par les Nations Unies en faisant preuve de réalisme et d’un esprit de compromis, et encourageant en outre les pays voisins à contribuer au processus politique,
Encourageant les parties à poursuivre leur coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en vue de définir et d’appliquer des mesures de confiance susceptibles de susciter la confiance nécessaire à la réussite du processus politique,
Soulignant qu’il importe d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf, et encourageant les parties à collaborer avec la communauté internationale pour élaborer et appliquer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’homme, en gardant à l’esprit leurs obligations découlant du droit international,
Encourageant les parties à persévérer dans les efforts qu’elles mènent chacune pour renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, y compris les libertés d’expression et d’association,
Se félicitant à cet égard des mesures et initiatives prises par le Maroc, du rôle joué par les commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et à Laayoune et de l’interaction entre le Maroc et les mécanismes relevant des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies,
Encourageant vivement à renforcer la coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, y compris en facilitant des visites dans la région,
Prenant note avec une vive préoccupation des souffrances persistantes endurées par les réfugiés sahraouis et de leur dépendance à l’égard de l’aide humanitaire extérieure et notant également avec une vive préoccupation l’insuffisance des fonds alloués à celles et ceux qui vivent dans les camps de réfugiés de Tindouf et des risques associés à la diminution de l’aide alimentaire,
Demandant à nouveau que l’enregistrement des réfugiés dans les camps de réfugiés de Tindouf soit envisagé, et soulignant qu’il convient de déployer des efforts à ce sujet,
Rappelant ses résolutions 1325 (2000) et 2250 (2015) et ses résolutions connexes, soulignant l’importance de l’engagement pris par les parties de poursuivre les négociations dans le cadre des pourparlers tenus sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies et encourageant une participation pleine, réelle et effective des femmes ainsi qu’une participation réelle et active des jeunes à ces pourparlers,
Considérant que le statu quo n’est pas acceptable, et notant en outre qu’il est essentiel que les négociations progressent pour que la qualité de vie des habitants du Sahara occidental s’améliore dans tous les domaines,
Affirmant son plein appui au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental et Chef de la MINURSO, Colin Stewart,
Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 23 septembre 2020 (S/2020/938),
1. Décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2021;
2. Souligne qu’il convient de parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara occidental, qui repose sur le compromis, et qu’il importe d’adapter l’action stratégique de la MINURSO et d’affecter les ressources des Nations Unies à cette fin;
3. Appuie pleinement les efforts que font le Secrétaire général et son nouvel Envoyé personnel pour maintenir le processus de négociation afin de parvenir à un règlement de la question du Sahara occidental, note que l’ancien Envoyé personnel avait l’intention d’inviter le Maroc, le Front POLISARIO, l’Algérie et la Mauritanie à se réunir de nouveau selon les mêmes modalités, et se félicite de la volonté du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la Mauritanie de rester engagés, en faisant preuve de réalisme et d’un esprit de compromis, tout au long de la durée du processus, de sorte qu’il aboutisse;
4. Demande aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts consentis depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et prend note du rôle et des responsabilités dévolus aux parties à cet égard;
5. Invite les États Membres à prêter le concours voulu à ces négociations;
6. Réaffirme que les accords militaires conclus avec la MINURSO concernant le cessez-le-feu doivent être pleinement respectés et exhorte les parties à y adhérer pleinement, à honorer les engagements qu’elles ont pris auprès de l’ancien Envoyé personnel et à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre les négociations facilitées par l’ONU ou déstabiliser la situation au Sahara occidental;
7. Demande de nouveau à toutes les parties de coopérer pleinement avec la MINURSO, y compris en ce qui concerne sa liberté d’interagir avec tous ses interlocuteurs, et de prendre les mesures voulues pour garantir la sécurité, ainsi qu’une totale liberté de circulation et un accès immédiat au personnel des Nations Unies et au personnel associé dans l’exécution de leur mandat, conformément aux accords existants;
8. Souligne qu’il importe que les parties s’engagent à nouveau à faire avancer le processus politique dans la perspective de nouvelles négociations, rappelle qu’il fait sienne la recommandation formulée dans le rapport daté du 14 avril 2008 (S/2008/251), selon laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant dans les négociations, et encourage les pays voisins à apporter une contribution importante et active à ce processus;
9. Demande aux parties de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin de faire avancer les négociations et de garantir ainsi l’application de ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014), 2218 (2015), 2285 (2016), 2351 (2017), 2414 (2018), 2440 (2018), 2468 (2019) et 2494 (2019) et le succès des négociations;
10. Prie le Secrétaire général de lui faire régulièrement, à chaque fois qu’il le jugera utile au cours de la période du mandat, et d’inclure dans les six mois avant le renouvellement du présent mandat et avant son expiration, des exposés sur l’état d’avancement des négociations tenues sous ses auspices, l’application de la présente résolution, les difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la MINURSO et les mesures prises pour les surmonter, déclare son intention de se réunir pour entendre ces exposés et les examiner et, à cet égard, prie également le Secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation au Sahara occ idental bien avant la fin du mandat de la Mission;
11. Se félicite des initiatives lancées par le Secrétaire général pour instituer une culture de la performance dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, et se déclare de nouveau favorable à l’élaboration d’un dispositif de gestion de la performance complet et intégré qui définisse des normes de performance claires pour l’évaluation de l’ensemble du personnel civil et en tenue des Nations Unies qui travaille dans les opérations de maintien de la paix ou les appuie, qui permette la bonne et pleine exécution des mandats et qui prévoie des méthodes complètes et objectives fondées sur des critères précis et bien définis pour sanctionner les résultats insuffisants et récompenser ou reconnaître les résultats exceptionnels, et demande au Secrétaire général d’appliquer ce dispositif à la MINURSO comme indiqué dans la résolution 2436 (2018), prie le Secrétaire général de s’employer à augmenter le nombre de femmes à la Mission et de veiller à ce que ces dernières participent pleinement, réellement et effectivement à tous les aspects des opérations;
12. Exhorte les parties et les États voisins à collaborer de manière productive avec la MINURSO afin de considérer la manière dont les nouvelles technologies peuvent servir à réduire les risques, à améliorer la protection de la force et à l’aider à mieux s’acquitter de son mandat;
13. Incite les parties à coopérer avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin que des mesures de confiance soient prises et appliquées et notamment à encourager la participation des femmes et des jeunes, et incite les États voisins à contribuer à ces efforts;
14. Exhorte les États Membres à verser des contributions volontaires ou à les augmenter pour financer les programmes alimentaires, afin de s’assurer que les besoins humanitaires des réfugiés sont dûment pris en compte et d’éviter des réductions dans les rations alimentaires;
15. Prie le Secrétaire général de continuer à prendre les mesures qui s’imposent pour s’assurer que tout le personnel de la MINURSO respecte pleinement la politique de tolérance zéro de l’Organisation des Nations Unies à l’égard de l’exploitation et des atteintes sexuelles et de le tenir pleinement informé des progrès faits par la Mission à cet égard dans ses rapports, et prie instamment les pays fournisseurs de contingents ou de personnel de police de continuer de prendre des mesures de prévention appropriées, notamment la vérification des antécédents de tous les membres du personnel et l’organisation d’une formation de sensibilisation avant et pendant le déploiement, et de faire en sorte que les membres de leurs contingents qui se rendraient coupables de tels actes aient à en répondre pleinement en ouvrant rapidement des enquêtes conjointement avec la Mission, selon qu’il conviendra;
16. Décide de rester saisi de la question.UN Press release, 30 oct 2020
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Sahara Occidental : Le Conseil de sécurité proroge le mandat de la MINURSO par 13 voix pour, 2 abstentions
Le Conseil de sécurité proroge le mandat de la Mission des Nations Unies pour un référendum au Sahara occidental par 13 voix pour, 2 abstentions
SC / 14342
Le Conseil de sécurité a décidé de prolonger d’un an le mandat de l’opération de paix des Nations Unies au Sahara occidental aujourd’hui, les résultats du vote étant annoncés par visioconférence, conformément à la procédure de silence temporaire * adoptée pour la pandémie COVID-19.
Adoptant la résolution 2548 (2020) par 13 voix contre zéro, avec 2 abstentions (Fédération de Russie, Afrique du Sud), le Conseil a prorogé le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu’au 31 octobre 2021. Il a appelé les parties au différend sur ce territoire à reprendre les négociations sans conditions préalables et de bonne foi.
Le Conseil a également rejeté un deuxième projet de résolution, sur le point de l’ordre du jour «Les femmes, la paix et la sécurité».
Dans le texte de la MINURSO, le Conseil a souligné la nécessité d’une solution réaliste, praticable et durable à la question du Sahara occidental fondée sur un compromis, ainsi que l’importance d’aligner l’orientation stratégique de la Mission et d’orienter les ressources des Nations Unies à cette fin.
Exprimant son plein appui aux efforts en cours du Secrétaire général et de son nouvel Envoyé personnel pour soutenir le processus de négociations renouvelé, le Conseil a pris note de l’intention de l’ancien Envoyé personnel d’inviter le Maroc, le Front Polisario (Front populaire de libération de la Saguia el-Hamra et Rio de Oro), l’Algérie et la Mauritanie se rencontrent à nouveau dans le même format. Elle s’est félicitée de l’engagement de ces parties à rester engagées tout au long du processus afin de garantir une issue positive.
En appelant à la reprise des négociations, le Conseil a demandé aux parties de tenir compte des efforts consentis depuis 2006, ainsi que des développements ultérieurs, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable prévoyant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Il a invité les États membres à apporter une assistance appropriée à ces pourparlers.
Réaffirmant la nécessité de respecter pleinement les accords militaires précédemment conclus avec la MINURSO concernant un cessez-le-feu, le Conseil a en outre appelé les parties à adhérer à ces accords, à honorer leurs engagements envers l’ancien Envoyé personnel et à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre les négociations ou déstabiliser davantage le situation au Sahara occidental.
Aux termes d’autres termes de la résolution, le Conseil a demandé au Secrétaire général de tenir des séances d’information régulières sur l’état des négociations pendant la période du mandat; appliquer son cadre de politiques globales et intégrées de performance des opérations de maintien de la paix à la MINURSO; et augmenter le nombre de femmes engagées dans les travaux de la Mission, ainsi que leur participation significative.
Vassily Nebenzia (Fédération de Russie), Président du Conseil pour octobre, a annoncé les résultats du vote en procédure de silence pour le projet de résolution sur le point de l’ordre du jour «Femmes, paix et sécurité», notant que le texte, ayant recueilli 5 voix pour (Chine, Indonésie , Russie, Afrique du Sud, Viet Nam) à aucun contre, avec 10 abstentions, n’a pas obtenu suffisamment de votes affirmatifs et a été rejeté.
Ce texte aurait amené le Conseil à prendre note avec une profonde préoccupation des obstacles persistants à l’application intégrale de la résolution 1325 (2000) et des résolutions ultérieures sur «les femmes, la paix et la sécurité». Il aurait exhorté les États Membres à assurer et à promouvoir «la participation pleine, égale et significative des femmes à toutes les étapes des processus de paix» et à rester résolus à «augmenter le nombre de femmes civiles et en uniforme dans les opérations de maintien de la paix à tous les niveaux et aux postes clés». .
En outre, le texte aurait demandé au Conseil d’exhorter les États Membres à faciliter l’intégration et la participation pleines, égales et significatives des femmes tant dans les délégations de négociation que dans les mécanismes mis en place pour appliquer et suivre les accords.
Le texte, qui aurait également permis au Conseil de reconnaître le vingt-cinquième anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, était le résultat du débat public du Conseil sur l’ordre du jour «Femmes, paix et sécurité», convoqué jeudi par la Fédération pour commémorer le vingtième anniversaire de l’adoption de la résolution historique 1325 (2000).
* Les résolutions du Conseil de sécurité sont actuellement adoptées par un vote de procédure écrite au titre des mesures temporaires, extraordinaires et provisoires mises en œuvre en réponse à la pandémie COVID-19, comme indiqué dans une lettre (document S / 2020/253) de son président pour mars (Chine ).
Pour les médias d’information. Pas un record officiel.Source : Reliefweb, 30 oct 2020
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Sahara Occidental : Renouvellement du mandat de la MINURSO par le Conseil de Sécurité
Demain (29 octobre), le Conseil de sécurité devrait entamer la procédure de vote écrit de 24 heures sur un projet de résolution renouvelant le mandat de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO). La Russie, président du Conseil ce mois-ci, devrait lire les résultats du vote vendredi 30 octobre. Il semble qu’il pourrait y avoir une ou plusieurs abstentions. Le mandat actuel de la MINURSO expire le 31 octobre.
Avant les négociations sur le projet de résolution de la MINURSO, les membres du Conseil ont rencontré le 14 octobre le Représentant spécial et Chef de la MINURSO Colin Stewart et le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix Bintou Keita. Stewart aurait cité une augmentation des violations par le Maroc et le Front Polisario de l’Accord militaire n ° 1, qui réglemente les tâches de surveillance du cessez-le-feu. Stewart n’a pas semblé indiquer que la menace de conflit armé est élevée, bien que le processus politique soit actuellement au point mort. Tous les membres du Conseil ont apparemment exprimé l’importance de nommer prochainement un Envoyé personnel, car celui-ci pourrait contribuer à créer un environnement propice à la coopération entre les parties à un moment où les relations se détériorent.
Le 21 octobre, les États-Unis, le porte-plume du Sahara occidental, ont diffusé le projet de résolution initial aux membres du Conseil. Les États-Unis ont proposé de proroger le mandat contenu dans la résolution 2494, adoptée le 30 octobre 2019, sans modifications de fond. Cependant, l’Afrique du Sud, avec le soutien d’au moins trois autres membres, a appelé à des négociations. Celles-ci ont eu lieu pratiquement le 22 octobre. L’Afrique du Sud estime que la situation politique stagnante justifiait un libellé plus fort dans la résolution de cette année au lieu d’adopter un texte très similaire à la résolution de l’année dernière. Ils ont apparemment souligné spécifiquement le poste vacant d’Envoyé personnel, l’augmentation des violations par les parties et le renforcement du langage des droits de l’homme comme questions à examiner.
Plusieurs autres membres ont également estimé qu’il était temps d’inclure un appel plus ferme pour que le Secrétaire général nomme quelqu’un au poste d’Envoyé spécial, étant donné que ce poste est vacant depuis 17 mois. L’année dernière, on a tenté d’introduire un tel libellé dans la résolution 2494. Si la plupart estimaient qu’il était prématuré de le faire l’année dernière, il n’y avait pas cette appréhension cette année. À cet égard, le projet de résolution en bleu comprend un nouveau libellé reflétant la nécessité de nommer un Envoyé personnel dès que possible. En outre, de nombreux membres ont souhaité ajouter un libellé mettant l’accent sur la situation préoccupante sur le terrain, telle qu’elle est décrite dans le récent rapport du Secrétaire général. Les membres ont incorporé un texte appelant toutes les parties à coopérer avec la MINURSO et l’ONU, en particulier à la lumière des préoccupations exprimées par le Représentant spécial au sujet des violations par les parties.
Après les négociations virtuelles, les États-Unis ont mis un projet de résolution sous silence jusqu’à 13 heures vendredi. Le silence a été rompu par l’Afrique du Sud. Néanmoins, plus tard dans la journée, les États-Unis ont mis le projet de résolution en bleu. Si le projet demande que le poste d’Envoyé spécial soit pourvu le plus tôt possible et donne des exemples de la situation difficile sur le terrain, le texte final ne semble pas répondre aux préoccupations soulevées par l’Afrique du Sud concernant le renforcement du langage des droits de l’homme. En raison de l’annulation des réunions en personne à l’ONU suite à l’annonce lundi d’un groupe de cas de COVID-19 dans la mission d’un membre du Conseil, le projet de résolution sera voté par le biais du processus écrit provisoire utilisé par le Conseil pendant une grande partie de 2020.
Les négociations de la MINURSO ont été difficiles ces dernières années et le dernier renouvellement unanime du mandat a eu lieu le 28 avril 2017. Depuis lors, les membres élus Bolivie (2017-2018), Éthiopie (2017-2018) et Afrique du Sud (2019-2020) et permanents la Chine et la Russie se sont abstenues sur une ou plusieurs résolutions de la MINURSO. La Russie a déclaré dans le passé qu’elle estimait que la résolution tentait de guider injustement les négociations entre les parties et de modifier les paramètres préalablement convenus, y compris une solution mutuellement acceptable au conflit et l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Entre-temps, l’Afrique du Sud a estimé que le texte n’était pas équilibré, ne reflétait pas fidèlement les mesures prises par les parties et n’avait pas reconnu la nécessité d’une surveillance des droits de l’homme. Ces positions peuvent être réitérées cette année dans toute explication de vote.Source : What’s in blue, 28 oct 2020
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Maroc : Panique au Makhzénistan à cause du silence onusien sur El Guergarate
Au Maroc, le Mahkhzen et ses acolytes sombrent dans la panique après avoir cru longtemps qu’il était imbattable grâce à ses soutiens. Aujourd’hui, il ne peut rien contre la juste cause du peuple sahraoui qui s’impose.
En dépit des pressions et du chantage français, la Cour de justice l’Union européenne (Cjue) a été on ne peut plus claire dans son verdict qui établit en toute netteté que le Sahara occidental ne fait pas partie du territoire marocain.
L’Union africaine et l’ONU ont, dès le début, proclamé, sans ambages, le droit absolu du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance. Toutes les organisations régionales et internationales sont unanimes sur cette question et rejettent, d’une seule et même voix, toute tutelle marocaine sur ce pays, abusivement envahi au lendemain du retrait l’occupation espagnole en 1975.
Depuis plus d’une semaine, le représentant du Maroc à l’ONU fait le marathon dans les couloirs de l’organisation supranationale en vue d’arracher une résolution au Conseil de Sécurité qui accuse le Front Polisario d’être derrière le soulèvement populaire qui a fermé la brèche illégale d’El Guergarate. En vain! Le projet de résolution qui est déjà “in blue” n’est pas susceptible d’être réformé. Son texte est définitif et sera voté jeudi ou vendredi. Le Makhzen n’y peut rien.
Le silence du Conseil de Sécurité sur la question d’El Guergarate révèle que la France n’a pas voulu intervenir en sa faveur. Une attitude mortelle pour un pays qui n’est rien sans le soutien de Paris qui le traite comme “une maîtresse dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre”.
Acculé de toutes parts, le maître penseur de la diplomatie du “tcharmil”, Nasser Bourita, s’est soudain vu avec les pinceaux entremêlés en train d’utiliser une terminologie sortie du fin fond des cloaques du Makhzen qui cache mal la haine des autorités marocaines envers le courageux peuple qui les a mises à genoux.
Ces abominables diversions, grossières et stupides, ne feront que ternir davantage l’image du royaume et celle de ses représentants sur la sphère internationale, notamment en Afrique où les véléités expansionnistes marocaines sont très mal vues.
Pour de nombreux observateurs avisés, cet état d’esprit traduit l’échec cuisant de la politique, belliciste et expansionniste, adoptée par la monarchie au lendemain des indépendances nationales ! Ramant à contre-sens de l’histoire, le Maroc s’est bêtement initié à la colonisation au moment même où le colonialisme était à son dernier soupir !
Aujourd’hui, le roi et sa cour se rendent à l’amère évidence et réalisent l’ampleur de leur bêtise. Mais il se cache dans la politique de la fuite en avant. Au niveau de la communauté internationale, leur prétendu plan d’autonomie n’a aucune crédibilité ni poids. Leur lobbying onéreux, tout au long de ces quarante dernières années, n’a servi, en définitive, qu’à gaspiller des centaines de millions de dollars qui auraient pu servir à améliorer le quotidien d’una grande majorité de marocains meurtrie par la précarité.
Les rêveurs de Rabat et leurs malheureux sujets ont longtemps rêvé de la chimère du “Grand Maroc” qui s’est heurté à la volonté des sahraouis de défendre leur droit légitime à être maîtres de leur destin. Le fantasme du roi et ses sponsors s’effiloche. L’heure de vérité approche à grandes enjambées. Le roi est en échec et mat.Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, MINURSO, El Guergarate,


