Tag: médias

  • Mauritanie : Quand la HAPA siffle la fin de la récréation!

    Depuis la fermeture d’El Guerguerate, le Maroc semble avoir laissé tomber la discrétion dans ses activités de lobbying en Mauritanie. Ses nervis aussi! C’est ainsi que l’ampleur de ses liens avec les médias mauritaniens a été étalée au grand jour. A voir leurs déchaînements contre les sahraouis, on dirait qu’ils ne sont pas au courant que le Maroc impose un visa à leurs concitoyens pour leur entrée au Maroc alors que ce n’est pas le cas avec l’Algérie, son ennemi juré depuis la nuit des temps.

    L’attitude de ces pseudo-médias rappellent tristement celle des républiques bananières de l’Afrique de l’Ouest qui ont ouvert des prétendus consulats dans les villes martyres du Sahara Occidental. Leur point commun? Les pots-de-vin, le soudoiement et la corruption dont les marocains sont maîtres.

    C’est ainsi que ces pseudo-journalistes, au nom de quelques misérables ouguiyas, ont fait de la sphère médiatique virtuelle un terrain de compétition dont le gagnant remportera une médaille en méchanceté envers le peuple sahraoui et en allégeance à la monarchie médiévale du Maroc. L’esprit rêveur de certains les a poussé à faire recours à des vieux épisodes de la guerre imposée par Mokhtar Ould Daddah sous les directives de la France. Mais, ils sont allés si loin qu’ils ont provoqué l’indignation de la Haute Autorité mauritanienne pour la Presse et l’Audiovisuel (HAPA).

    Dans un communiqué on ne peut plus claire, la HAPA leur a signalé son désaccord avec leur traitement du dossier d’El Guerguerate soulignant leur manque de professionnalisme et d’objectivité et leur tendance à attiser les feux de la discorde et la haine dans une affaire dont la Mauritanie n’est pas concernée et ne cesse d’exprimer sa neutralité à ce sujet. Etonnamment, aucun média francophone n’a daigné relayer le communiqué de la HAPA.

    Dans le passé, le hacker Chris Coleman a révélé la collusion du président de Sahara Médias avec les services secrets marocains. L’affaire El Guerguerate a révélé qu’il n’est pas le seul. Seul bémol, maintenant que l’affaire Guerguerate est finie, ils seront contraints de se dêmeler pour trouver un sujet susceptible de leur apporter l’occasion de s’en prendre au peuple sahraoui.

    S’il y a quelques jours, la HAPA a organisé un séminaire pour lutter contre les “fake news”, elle se retrouve, désormais, dans le besoin d’un autre séminaire pour lutter contre l’argent marocain qui fait des ravages dans la presse mauritanienne.

    Tags : Mauritanie, médias, Maroc, corruption, soudoiement, pots-de-vin, El Guerguerate,

  • Algérie : Echoroukonline remporte le prix de la presse électronique

    Le prix du Président de la République du journaliste professionnel a été attribué, dans sa sixième édition, mercredi soir à Alger à, exerçant dans différentes catégories de médias.

    Concernant les médias électroniques, les confrères Houssam Eddine Fodhil , dayaa Eddine Bourezk et Mahdi Ferrah d’Echourouk Online se sont vu octroyer le premier prix pour son thème « numérisation du secteur de la santé….prémices de l’Algérie nouvelle », alors que le deuxième a été octroyé à Abdelkader Chems Eddine Houari de l’APS, le troisième est revenu à Ahmed Laalaoui d’El Watan Press.

    La cérémonie de distinction s’est déroulée au Centre international des conférences (CIC), en présence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, du président du Conseil constitutionnel, Kamel Fenniche et de plusieurs membres du gouvernement et de hauts responsables, ainsi que nombre de journalistes.

    Rachel Hamdi

    Echourouk online, 23 oct 2020

    Tags : Algérie, information, médias, presse électronique, Echourouk Online,

  • Maroc : Stratégique médiatique visant l’Espagne

    I-Constat (raisons de l’échec):

    *Le Maroc souffre d’un grand déficit d’image dans les médias espagnols aussi bien nationaux que régionaux. Avec une forte concentration des opinions à connotation péjorative dans les médias madrilènes.

    *Le Maroc est constamment absent des médias, sauf en ce quand il s’agit de sujets anxiogènes pour la population espagnole.

    *Contrairement à la France, l’Espagne dispose d’une société civile très active et très politisée, ainsi que d’une opinion publique assez puissante prise en compte par l’élite politique.

    *Il n’existe pas une seule Espagne, mais plusieurs « Espagne ». Dans son approche espagnole, le Maroc ne pense qu’à Madrid. La seule fois qu’il est passé par la Catalogne cela s’est par une certaine réussite (relations très fructueuses tant avec Parti Socialiste Catalan-opposition- qu’avec Convergencia Unida-au pouvoir-.

    *Plusieurs personnalités marocaines disposent de relais assez importants en Espagne. Cela reste du ressort du personnel et n’est que rarement institutionnalisé.

    II-Scénarios :

    *Les régions espagnoles revêtent une importance toute particulière dans l’échafaudage institutionnel de l’Etat. Dans chaque région existe une vie politique et médiatique très active d’où l’intérêt de contourner dans un premier temps Madrid et de passer par les capitales régionales.

    *Les autonomies « historiques » qui sont la Catalogne, la Galice et le Pays basque ont une vie politique et médiatique assez particulière. Elles sont plus sensibles aux thématiques comme la régionalisation, la coexistence des langues officielles, le droit des minorités, les libertés syndicales et l’autonomie de la société civile.

    * D’autres autonomies comme la Communauté Valencienne, Aragon et Castilla-La-manche sont également très importantes et peuvent être faciles à appréhender. L’influence des élites madrilènes, même si elle y est encore forte, peut être circonscrite au niveau des médias.

    *L’Espagne à des attaches historiques et sentimentales très fortes avec l’Amérique Latine. Plusieurs journaux et sites web d’Amérique Latine sont suivis de près par les Espagnoles.

    III-Stratégie : 

    *Contourner les télévisions centrales de Madrid en plaçant des sujets pro Maroc dans les télévisons régionales très regardées en Espagne (Exemple avec la télévision Basque). Ces télévisions ne disposent pas de beaucoup de moyen pour couvrir l’actualité internationale. Créer une agence « Low Coast » afin de proposer et de vendre des sujets « Maroc ». Cela peut être valable pour certains pays d’Amérique Latine (Colombie, Chili, Equateur, Argentine).

    *Desserrer l’étau du quatuor (El Pais, El Mundo, ABC et Public) passe nécessairement par une action vers la presse régionale qui ne couvre le Maroc qu’à travers l’agence EFE –Exception la Catalogne).

    *Dans cette stratégie, la presse écrite d’Amérique Latine forte d’une tradition très ancienne peut être utile. Elle serait intéressante dans la mesure où si on y incruste des articles « Maroc », les moteurs de recherche en espagnol vont les reprendre.

    *On pourrait également contourner l’école des maghrebologues-Bernabé Garcia- (terme usité en Espagne pour désigner les spécialistes du Maghreb) à travers des relations avec des instituts de recherche en Espagne et en Amérique Latine (IGADI, IEMED, CEDOP, Alternativas, Colegio de La Frontera Norte, etc.).

    IV-Actions urgentes :

    *La constitution d’une Ligue des journalistes américo-hispano-arabe (Libertad de Exprecion Internacional) qui aura pour présidente d’honneur Rosalía Arteaga. Cette journaliste anti-Chavez a été présidente 4 jours de l’Equateur et dispose d’un vaste réseau de relations dans toute l’Amérique Latine. Libertad de Exprecion Internacional sera présidé par le Colombien Alberto Abello (monarchiste convaincu) et qui aura comme vice président et secrétaire général des Marocains. Cette association permettra d’avoir des relations suivies avec les journalistes d’Amérique Latine. Elle tentera de l’inscrire auprès de l’ONU et publiera un rapport annuel sur la liberté d’expression dans les pays arabes, en Amérique latine et en Espagne. La date idéale serait vers la fin août ou début septembre.

    *Organisation de débat-rencontre sur le Maroc à travers Correodiplomatico.com aussi bien à Madrid et à Barcelone, mais aussi à Bogota, Buenos-Aires et Mexico.

    CV :
    -Alberto Abello est Editeur général d’El Nuevo Siglo, journal d’analyse politique de la Colombie. Il collabore avec d’autres médias et il a une émission dans une radio de Bogotá. Il a également écrit quelques livres sur l’histoire de la Colombie, l’Amérique Latine, les relations avec l’Espagne.

    Une vidéo de lui pendant le World Economic Forum
    http://sciencestage.com/v/38221/alberto-abello-davos-debates-in-latin-america-2010-(spanish).html

    Rosalía Arteaga écrit régulièrement pour des journaux comme El Mercurio, El Tiempo, El Austral de Cuenca, El Universo, El Expreso de Guayaquil, La Hora de Quito, Ecuadornews (New York)… elle est aussi directrice de deux revues Edu@news et Verd. C’est la seule femme de l’Amérique Latine qui a été membre du Conseil Editorial de l’Encyclopédie Britannique.

    Tags : Maroc, Espagne, médias, presse espagnole,

  • Argumentaire et éléments de réponse aux campagnes anti–marocaines (Presse et ouvrages)

    Bonjour,
    Ci joint argumentaire thématique demandé.
    Concernant actions de ce jour, merci de transmettre à qui de droit :

    1 article à paraître dans goud.ma (arabe) : thème « collusion des intérêts anti-marocains »

    1 article à paraître dans Correo Diplomatico (espagnol) : idem

    1 article à paraître dans labass.net : idem
    Concernant tableau de médiatisation, je le terminerais ce soir , mais voici possibilités globales :

    1 tribune dans les echos (à confirmer)

    1 tribune dans la tribune (à confirmer aussi)

    1 tribune dans le nouvel obs

    1 tribune dans atlantico

    A ceci il faut ajouter la palette de journaux électroniques, de sites, de compte FB et Twitter etc

    Reste à régler la question des signatures. Je suis preneur. Sous la main j’en ai quelques un dont MHE,

    Argumentaire et éléments de réponse Aux campagnes anti–marocaines (Presse et ouvrages)

    Modus Operandi général de la production de connaissance positive

    Il est important, pour que la production de connaissance positive puisse être efficace, d’adopter un ton neutre dans le traitement des articles, afin de renforcer la puissance du message.

    D’autre part, il est suggéré, dans les articles paraissant à l’international, d’utiliser de la sémantique utilisée habituellement par les contempteurs incluant les termes : « Palais », « Makhzen », « Cour » « Royaume Chérifien » ou encore « serviteurs du trônes ».

    Cette sémantique est de nature à attirer le lecteur-notamment occidental- vers le produit. Il sera ainsi plus aisé de lui « injecter » le contenu positif dans le message.

    A cet égard, il faut insister sur la neutralité apparente de ce dernier.

    Par exemple, le programme autoroutier de ces dix dernières années peut être qualifié de chantier « ambitieux » mais pas de chantier « gigantesque ». De même, il faut utiliser certains clichés, qui constituent autant de points d’entrée pour le lecteur, en reprenant du contenu narratif qui renvoie à l’imagerie nationale.

    Ainsi, par exemple, une phrase telle que : « les éperons d’or des chevaux de la garde royale scintillent au soleil, immobiles devant « Dar El Makhzen », le palais du souverain chérifien » peut être utilisée, bien que peu courante dans la presse marocaine.

    Cette imagerie, bien qu’à priori empesée, est nécessaire afin de procéder à l’installation de l’imaginaire du lecteur, habitué à avoir ce type de descriptions de la part des journalistes estrangers .

    Argumentaire général

    Ainsi, l’argumentaire susceptible de faire contrepoids à l’ouvrage et à la campagne de presse qui l’accompagne doit être résolument axé sur le bilan politique et économique du Maroc et sur le gain en stabilité politique et sociale dans un contexte régional et arabe tourmenté. Il faut donc revenir et insister –de manière systématique- sur les points suivants :

    • Réformes politiques et sociales, menées parfois au forceps, en insistant sur l’exemple de la Moudawana, qui a permis de soustraire à la tradition de précieux droits en faveur des femmes ;

    • La page tournée des abus des droits de l’homme, la normalisation de la vie politique, les grands chantiers structurants… Autant d’exemples d’une action volontariste pour rattraper les retards et combler les déficits cumulés de plusieurs décennies ;

    • Dans cet argumentaire, il s’agirait de focaliser sur les côtés modernistes du souverain, sur sa réactivité positive face aux demandes de réformes politiques et démocratiques ;

    • L’on doit également insister sur la popularité du souverain. La sympathie sincère que lui vouent les marocains comme principal argument ayant empêché les gens de descendre dans la rue dans le sillage du Mouvement du 20 février ;

    • L’actualité des révoltes et des changements violents qui ont lieu dans le monde arabe pourrait être utilisée avantageusement afin de souligner la stabilité et la résilience politique et sociale du Maroc ;

    Pour crédibiliser les articles, il est également conseiller de concéder, au début de l’écrit, des points négatifs, notamment en parlant de « clientélisme de la classe politique » et de l’indispensable combat contre la corruption »

    Angles d’attaque du contenu narratif de l’ouvrage « Le roi Prédateur »

    Sur la « Prédation économique », le roi « citoyen investisseur »

    ONA

    Il faut rappeler l’historique de l’ONA, qui était une entreprise à capitaux français qui s’est retrouvée en grande difficulté à un moment de son histoire. La société a été fondée par le français Jean Epinat et par le Pacha El Glaoui (soutenu par les français pour exiler le roi légitime du Maroc, Mohammed V). Il faut insister sur le fait qu’aucun capitaine d’industrie marocain n’était en position de la reprendre à l’indépendance, notamment du fait de la taille réduite du secteur privé marocain.

    Il y a également une dimension de « sécurité alimentaire » dans le fait que l’ONA aie investi, au début des années 80, dans l’huile, le sucre, le lait et ses dérivés. Ceci procédait de la volonté du roi de ne pas laisser ces pans stratégiques être pris en otage par des intérêts étrangers, alors que le Maroc se dirigeait vers un ajustement structurel dicté par le FMI. Ces secteurs ont d’ailleurs été abandonnés récemment lors du désengagement progressif de la famille royale de l’économie marocaine, avec la vente d’une grande partie du capital de Lesieur et une rotation d’actionnariat vers la SNI.

    Dimension de leadership et témoignage d’excellence

    Les sociétés dans lesquelles le souverain est actionnaire sont toutes leaders dans leur secteur en termes de responsabilité sociale et environnementale (RSE). Ceci procède d’une volonté de créer des « locomotives économiques » qui adopteraient les standards les plus élevés en termes de gestion des ressources humaines, de captation et fixation des talents qui risqueraient autrement d’émigrer.

    De surcroît, des fondations caritatives ou à but culturel ont été systématiquement arrimées à ces entreprises qui se situent dans le giron royal, afin de permettre un investissement important dans la recherche, se substituant ainsi à l’Etat (dattes pour l’agroalimentaire ou ophtalmologie pour le volet social).

    Là aussi, les entreprises ayant pour actionnaire le roi ont pallié à un manque important dans le secteur, générant une dynamique qui a engendré des répliques chez les autre opérateurs privés.

    Sur le volet culturelle, la Fondation ONA est considérée comme le vaisseau amiral d’une stratégie culturelle impulsée par le roi, allant de la préservation des kasbah, à la restauration du patrimoine oral et écrit, en passant par la promotion de nouveaux courants picturaux grâce aux « Villas des arts », véritables poumons culturels.

    Sur la Banque

    Sans la volonté royale, Attijariwafabank (AWB) ne se serait certainement pas projetée vers le contient africain, permettant ainsi une complémentarité entre l’action politique et sa traduction sur le plan économique et financier. AWB est ainsi l’un des tous premiers « champions nationaux » sur le continent, avec une stratégie d’enracinement et de partenariat sud-sud novateur.

    La fusion avec la Wafabank procédait de la volonté d’atteindre la « taille critique » qui permettrait à la banque commerciale du Maroc (BCM) d’appréhender ses objectifs africains avec ambition, en consolidant sa présence locale à travers l’élargissement de son réseau.

    Le roi investisseur-citoyen

    Contrairement à d’autres régimes monarchiques, les entreprises ayant pour actionnaire le roi du Maroc sont soumises au même titre que toutes les autres à l’impôt, et constituent de fait l’un des contributeurs importants au budget général de l’Etat. Il faut ici ajouter les contributions de ces entreprises au rayonnement culturel et patrimonial du Maroc, à travers le sponsoring de nombre d’événements et la participation massive au financement des fondations d’utilité publiques : environnement (FM6E), réinsertion des détenus, et solidarité (Fondation Mohammed V).

    Un désengagement progressif

    Le pays arrivant à maturité économique, la holding ayant le roi comme actionnaire a opéré un virage stratégique en 2011 visant à faire d’elle un partenaire silencieux (« silent partner ») dans chacune des affaires dans lesquelles elle est engagée, avec une réduction très conséquente de ses participations, ainsi qu’une réorientation de ses activités visant un désengagement progressif de certains secteurs économiques. Parmi ces derniers, l’agroalimentaire et la distribution sont les premiers visés par ce désengagement progressif.

    1. les relations avec la presse

    Souvent décrites comme tendues, le relations avec la presse ont été empreintes d’une ouverture maîtrisée au fil des années, qui a fait de la presse marocaine l’une des plus libres du monde arabe. Elle garde néanmoins ses spécificités. Les acteurs du secteur sont très éclatés et il n’existe pas de grand groupe à l’échelle marocaine qui puisse se prévaloir d’un quelconque leadership.

    Cet éclatement a favorisé la radicalisation du ton des publications-notamment arabophones- qui ont peu à peu glissé sur le terrain des attaques personnelles, voire de la diffamation. En l’absence d’une législation véritablement efficace qui protégerait les diffamés (les protagonistes n’ont jamais pu s’entendre avec le parlement sur la refonte du code de la presse) cette fuite en avant s’est intensifiée, et a eu pour conséquences quelques procès qui ont débouché sur des interdictions de journaux, ce qui a eu un certain retentissement.

    Néanmoins, le chiffre de ces derniers reste très réduit, et l’on ne compte que 3 journaux (sur plus d’une quarantaine de publications) interdits en treize ans : « Le journal Hebdomadaire », qui est reparu moins de deux mois plus tard, « Demain » qui a disparu après la condamnation de son rédacteur en chef Ali Lamrabet à une interdiction d’exercer, et « Tel Quel » qui a vu un de ses numéros interdit en 2009.

    Tags : Maroc, presse, médias, propagande,

  • Mauritanie : Sahara Media, une création de la DGED marocaine

    Dans un article paru le 22 avril 2013, le magazine Jeune Afrique exprimait son étonnement face aux agissements de deux sites mauritaniens : L’Agence Nouakchott d’information (ANI) et Sahara Media. Alors que les attentats terroristes et les enlèvements d’étrangers faisaient rage dans la région, les deux sites jouissaient de scoops qui avaient immédiatement suscité les soupçons sur l’origine de ces communiqués dont ils étaient les premiers destinataires. Selon The New York Times, ils sont devenus des chasseurs de scoops.

    Un an plus tard, en octobre 2014 plus précisément, un mystérieux hacker qui sévissait sous le pseudonyme de Chri Coleman apportait les réponses aux doutes et interrogations qui restaient suspendues dans les airs.

    Grâce aux correspondances confidentielles des services secrets marocains, nous avons appris que le directeur de Sahara Media, Abdallahi Ould Mohamedy, était en contact permanent avec Mourad El Ghoul, le chef de cabinet de Yassine Mansouri, directeur général de la DGED (Direction Générale d’Etude et Documentation), les services de renseignement extérieur du Royaume du Maroc. Il faisait partie des « relais médiatiques », selon le lexique utilisé par la DGED.

    Le Maroc a créé plusieurs agences de presse en Afrique en vue de relayer sa propagande médiatique sur le Sahara Occidental et l’Algérie. Parmi ces agences, l’Agence de Presse Africaine (APA) dont Ould Mohamedy était l’administrateur, selon les révélations de Coleman.

    Sachant qu’Abdallahi Ould Mohamedi, était un ancien correspondant de l’agence marocaine de presse MAP et qu’il dispose de bureaux à Dakar et à Casablanca et possède un studio de télévision ultramoderne à Nouakchott, il y a lieu de demander si Sahara Media n’est une créature de la DGED marocaine. Les indices qui poussent à cette déduction sont nombreux :

    -Selon le site mauritanien Al Bayane, entre 1986 et 2003, il travailla pour le quotidien arabophone édité à Londres, Al Sharq Al Awsat, dont les accointances avec le Maroc ont été dévoilées par Hicham Al Mandari, opposant marocain (ayant un lien de parenté avec le roi Mohammed VI) mystérieusement assassiné en 2004 en Espagne.

    -L’origine des matériaux avec lesquels il a fondé sa société

    – Son poste en tant qu’administrateur d’une agence marocaine basée à Dakar et dont le directeur est un marocain.

    – La fluidité des correspondances avec Mourad El Ghoul

    – Les séjours en Espagne et les Etats-Unis aux frais de la DGED dans le cadre d’une campagne médiatique contre le Front Polisario et l’Algérie.

    – Sahara Media a fait preuve de porte-parole du MUJAO, un mouvement terroriste créé par les marocains et dont les cibles sont uniquement algériennes et sahraouies.

    – Abdallahi, ajoute Al Bayane, peut être considéré comme l’un des espions les plus efficaces grâce à Sahara Média, entreprise financée par le Maroc et dont les employés ont profité de stages de formation au Maroc et dans les territoires occupés du Sahara Occidental. L’une des missions de cette pseudo agence sera la surveillance de près de tous les mouvemments du Front Polisario dans le nord de la Mauritanie, promouvoir les soi-disant opposants du Polisario, à l’instar du dénommé Parti Khat Chahid et Mustafa Sidi Mouloud, et lier le mouvement sahraoui à la mouvance terroriste et le trafic des drogues.

    Il y a lieu de rappeler que de nombreux observateurs, ont fait des remarques à propos du silence de la presse mauritanienne sur  tout ce qui a été dit sur Sahara Media. Mais c’est connu, en Mauritanie, il suffit de distribuer quelques milliers d’ouguiyas pour faire taire les voix les plus critiques.

    Tags : Mauritanie, Sahara Media, presse, terrorisme, Abdellahi Ould Mohamedy, ANI, médias, Maroc, lobbying,

  • Média américains: deux poids deux mesures sur Hong Kong

    Les médias américains manient le deux poids deux mesures dans leurs reportages sur Hong Kong, selon un quotidien suisse

    GENEVE, 5 janvier (Xinhua) — Les médias américains manient le deux poids deux mesures dans leurs reportages sur Hong Kong, selon un article publié récemment par un quotidien suisse.

    Les médias occidentaux qui n’ont pas de correspondants à Hong Kong ont tendance à user de “demi-vérités”, par exemple des extraits vidéo de quelques secondes qui sont tronqués ou remontés, comme base pour leurs reportages, a dénoncé Matthias Müller, l’auteur de l’article, qui rapporte depuis Beijing pour le quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung (NZZ).

    Il a observé qu’une étude récemment menée par le groupe américain de surveillance des médias Fairness and Accuracy in Reporting (FAIR) a comparé les reportages et le choix des mots du New York Times (NYT) et de CNN sur les manifestations au Chili, en Equateur, à Haïti et à Hong Kong en Chine.

    FAIR est parvenu à la conclusion sans surprise que le nombre de reportages effectués par ces deux médias américains sur Hong Kong est beaucoup plus important que ceux consacrés aux manifestations dans les pays d’Amérique latine, bien qu’il y ait eu dans ces pays-là beaucoup plus d’arrestations, de blessures et de décès au cours des dernières semaines.

    C’est “une indication de la distorsion de leurs reportages”, précise le journal.

    “La question reste de savoir pourquoi ces deux médias américains (le NYT et CNN) continuent de glorifier les ‘manifestants pro-démocratie’ en dépit des preuves d’une violence excessive”, interroge le journal, ajoutant qu’ils n’ont pourtant pas hésité à étiqueter les manifestants violents au Chili et en Equateur comme “émeutiers”, “pyromanes” ou “pillards”.

    Ainsi, le NYT et CNN se rendent un mauvais service, à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres médias occidentaux, avec leurs reportages orientés. Il devrait être de leur devoir de rapporter les événements de manière objective et critique sur la base des faits, conclut le journal.

    Xinhua

    Tags : Hong Kong, Etats-Unis, médias, presse,