Tag: Maroc

  • Maroc : Quand Ahmed Benchemsi prédisait « une chute » de la Monarchie marocaine (journal US)

    From: Fouzi Azzam
    Date: Fri, 14 Oct 2011 12:50:32 -0700 (PDT)
    To: alaoui
    USA-Maroc-réformes
    Ahmed Benchemsi prédit « une chute » de la Monarchie marocaine (journal US)
    (Note d’information)-.
    Washington, 14 oct (MAP)- Le journaliste marocain Ahmed Reda Benchemsi, installé aux Etats-Unis , a prédit une « chute » de la Monarchie marocaine, indique, vendredi, le journal américain « The Stanford daily ».
    Ahmed Benchemsi, chercheur visiteur pour le Programme sur la réforme arabe et la démocratie à l’Institut Freeman Spogli relevant du Centre des Etudes internationales sur la Démocratie, le développement et la primauté du droit (CDDRL), a fait cette conclusion lors d’une conférence-débat qu’il a animée, jeudi, sous le thème « L’illusion de la démocratie: Comment la monarchie absolue du Maroc a géré le printemps arabe « .
    Tags : Maroc, Makhzen, monarchie, constitution, printemps arabe, mouvement 20 Février,
  • Maroc : Les invisibles et les oubliées

    Une enquête, des femmes en situation précaire, des enfants mariées selon la coutume ou par contrat, des femmes livrées aux familles des époux, « Elles y sont exploitées, martyrisées, violées… », le mariage de mineures permis par la Moudawana – Code du statut personnel marocain, les personnes prostituées considérées comme des criminelles et des débauchées (mais pas leurs « honorables » clients), l’abandon scolaire, « la scolarisation des filles n’est toujours pas un acquis dans ce Maroc de 2015 »…
    Sommaire :
    1.- Les ouvrières clandestines de Mibladen
    2.- Les torturées de Ksar Sountate
    3.- La double peine des femmes Ninja de Berkane
    4.- Les femmes prêtées de Kalaat Sraghna
    5.- Les sans-papiers de l’Atlas
    6.- Les barmettate de Casablanca
    7.- Violences envers les femmes : tour d’horizon
    8.- Victimes de la traite dans le Golfe
  • Révélation: Moustapha Niasse échangeait avec un agent secret étranger lors de la Présidentielle 2012

    Le Sénégal et le Maroc sont liés par des relations d’amitié et de coopération qui datent des années d’indépendance, saluées de part et d’autre. Les deux pays ne ratent jamais l’occasion de réitérer l’excellence du partenariat fécond qui alimente leurs relations bilatérales. Mais De Gaulle avait appris au monde que «les pays n’ont pas d’ami, ils n’ont que des intérêts». Et le Maroc ne semble pas déroger à cette règle. En effet, des informations publiées par le site d’informations moroccomail.fr laissent entendre que Rabat s’est immiscé dans le déroulement de l’élection présidentielle sénégalaise de 2012.
    Dans sa publication, le média pro République arabe sahraouie démocratique (Rasd) fait état d’un échange par courrier confidentiel entre l’actuel président de l’Assemblée nationale du Sénégal Moustapha Niasse et l’ex-agent des services secrets marocains, Abdelmalek Alaoui. Selon moroccomail.fr, un courrier confidentiel des services secrets marocains, la DGED (la Direction Générale des Études et de la Documentation est un service de renseignements et de contre-espionnage au Maroc), révèle que Moustapha Niasse, alors candidat, échangeait avec Abdelmalek Alaoui des informations sur le déroulement de l’élection présidentielle de 2012 au Sénégal. A l’époque, écrit le site, Abdelmalek Alaoui présidait une société de conseil qui assurait la veille médiatique à la DGED. Dans la discussion que le moroccomail.fr n’a pas hésité à mettre en ligne, Moustapha Niasse qui écrivait sous le mail ‘’moustapha…@….com, envoyait à Abdelmalek Alaoui à l’adresse a.alaoui@global-intel.com, le lundi 27 février 2012 à 11:39, un mail avec comme objet «point de la situation».
    Tags : Maroc, Sénégal, Sahara Occidental, Mooustapha Niasse, 
  • Algérie : Tebboune dévoile l’origine du conflit avec le Maroc

    Algérie/Maroc – Le président Tebboune s’est prononcé sur les relations algéro-marocaines, en évoquant les relations conflictuelles entre les deux pays.

    Durant son entretien avec la chaîne de télévision RT (Russia Today), ce 19 février, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a révélé la genèse du conflit entre l’Algérie et le Maroc, évoquant notamment la fermeture des frontières entre les deux pays voisins.

    « Les Algériens ont un sympathie particulière et une affection sincère pour les frères marocains. Lors de la victoire de l’Algérie à la CAN 2019, les deux peuples ont célébré dans la communion cet événement dans plusieurs villes marocaines. », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Concernant la question des frontières, leur fermeture a été une réaction doublement douloureuse comme réponse aux actions de la partie marocaine. Il y a d’ailleurs eu une rencontre [en 1987] entre le président algérien Chadli Bendjedid, président de l’Algérie, Hassan II, roi du Maroc, et en présence du roi Fahd d’Arabie Saoudite, où Chadli avait mis en garde contre une nouvelle fermeture des frontières. »

    Tebboune poursuit, en reprochant au Maroc d’avoir accusé les algériens de terroristes et d’avoir planté un couteau dans le dos, d’un pays frère, alors que ce dernier passait par une période extrêmement difficile. « L’Algérie a été accusée [par le Maroc] de terrorisme alors qu’un pays européen considérait tous les algériens comme de terroristes. Un pays frère n’est pas censé nous porter un tel coup. Sans parler de la fermeture [des frontières] et l’imposition d’un visa pour les ressortissants algériens. Nous avons eu une réaction naturelle face à cet incident. », explique-t-il.

    « Il est difficile d’être sur la même longueur d’ondes lorsque des anciennes rancœurs sont ravivés par des manœuvres, des complots, des collusions avec des ennemis et des liaisons mal-intentionnées. », confie le président avant de conclure : « Nous gardons espoir, et si Dieu le veut, les problèmes seront résolus. »

    Dzair daily, 22 fév 2020

    Tags : Algérie, Maroc, frontières, Maghreb,

  • Le lobby du Maroc à Bruxelles

    A Bruxelles, les associations marocaines se comptent par dizaines. Celle qui a été créé exclusivement pour des activités liées au Sahara occidental est l’AMOME, dont la secrétaire nationale est Mme Latifa Aït-Baala, juriste et femme politique maroco-franco-belge. Depuis juin 2019 elle est membre du Parlement (régional) bruxellois pour le Mouvement réformateur (MR).

    Candidate à plusieurs reprises par la suite à diverses élections belges et françaises, elle a été appelée à siéger en tant que première suppléante après les élections régionales bruxelloises de 2019, à la suite de la démission pour cause de cumul du bourgmestre franco-belge d’Uccle, Boris Dilliès.

    Selon le site Suffrage Universel, « outre ses activités politiques belgo-belges, elle est connue pour son rôle actif dans le lobbying (la propagande) aux niveaux belge, européen et international en faveur de la cause de la “marocanité du Sahara”, notamment en tant que porte-parole depuis 2006 de la “Coordination belgo-marocaine pour le Sahara marocain” et secrétaire nationale de l’”Alliance Mondiale des Marocains de l’Etranger” (AMOME), une organisation de propagande pour la thèse du “Sahara marocain” qui organise notamment les commémorations annuelles de la “marche verte”.

    A noter que la branche belge de cette association a son siège 52 rue des Alliés à Forest (pas loin du consulat général du Maroc), chez la Federatie Marokkaanse Democratische Organisaties, une structure faîtière d’associations locales principalement marocaines en Flandre et à Bruxelles (“federatie van allochtone zelforganisaties”) qui inclut l’Union des associations d’origine marocaine (UAM) de l’amicaliste Mohammed Zennoun. La FMDO est grassement subsidiée par le gouvernement flamand au titre de l’”intégration” mais est en réalité devenue la structure d’appui belge de l’AMOME et des comités pro-Sahara marocain. Les responsables belges de l’AMOME sont notamment Abdelaziz Saret, Latifa Aït-Baala (secrétaire des députés fédéraux MR Ducarme père et fils, ex-secrétaire de l’eurodéputée verte française Alima Boumediène-Thierry), Ahmed El Karrouti, Jadir Ben Allel (de la section arabe de la CSC) et Mohamed Sebbahi (ancien permanent d’Agalev, puis de la FMDO).

    Selon une dépêche de l’agence de presse officiel au Maroc datée de 2013, “depuis des années, c’est avec les libéraux du MR qui siègent au Parlement européen que Latifa Ait Baala mène, assure-t-elle, le combat pour déjouer les manœuvres des adversaires politiques et du lobby ‘pro-polisario’”, “Il n’est, justement, pas rare de la voir porter la voix du Maroc aux travaux de la Commission des droits de l’Homme, du Conseil des droits de l’Homme et de la IV-ème Commission à New York”.

    Ses relations avec les services secrets marocains ont été dévoilés en 2014 par le hacker Chris Coleman. Ainsi, nous avons appris que la DGED a financé un film intitulé Polisario, l’identité d’un Front réalisé par Hassan El Bouharrouti, caméraman qui se dit journaliste connu pour ses interventions houleuses à Bruxelles en vue de perturber les activités de solidarité avec la lutte du peuple du Sahara Occidental.

    Ambitieuse à l’instar de ses sponsors, Ait Baala rêvait de pousser l’Union Européenne à inclure le Front Polisario dans la liste des mouvements terroristes. Pour son entreprise macabre, elle a tenté de pousser Louis Michel, président du MR à l’époque. Mais elle a échoué. Michel a reçu dans son bureau un dossier complet sur ses accointances avec le services secrets marocains.

    Parmi les baltajias mobilisés par la prétendue association, il y avait aussi :

    -Ahmed El Karrouti, amicaliste bien connu (3ème au fond à partir de la gauche).

    – Le conseiller communal Ecolo de Saint-Josse Ahmed Mouhssine

    -Radouane Bouhlal, ancien président du Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie (Mrax), limogé à cause de sa mauvaise gestion.

    -Nordine Saïdi, porte-parole du petit parti d’extrême gauche bruxellois Egalité critiqué pour ses attaques contre tous ceux qui osent critiquer l’Islam.

    Tags : Maroc, Belgique, Lobby, AMOME, Latifa Aït Baala, Front Polisario, Sahara Occidental, DGED,

  • La Belgique ne veut plus d’imames étrangers

    A l’instar de la France, la Belgique, une autre victime du terrorisme, ne veut plus d’imames provenant du Maroc, de l’Algérie ou de la Turquie.

    Selon le media 7sur7, qui cite Le Soir, l’Université Catholique de Louvain propose de donner des cours de formation religieuse aux francophones qui désirent devenir imams. À cette occasion, deux certificats d’enseignement supérieur seront créés.

    D’après la même source, « le premier certificat, intitulé “Islam et vivre-ensemble”, présentera 12 cours recouvrant des matières touchant à la géopolitique, aux institutions européennes et aux discours religieux sur internet. “Religions et sociétés” est le nom du second certificat regroupant 11 matières qui toucheront davantage aux sciences humaines via notamment des cours de psychologie sociale, d’histoire religieuse de l’Europe et de citoyenneté. L’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (Ares), instance agréant tous les programmes de formation universitaire en Belgique francophone, a déjà validé ces deux attestations en mai 2019.
    Les deux modules porteront chacun sur un total de 20 crédits dispensés sur un an. La formation théologique sera donnée à l’Académie de formation et de recherches en études islamiques (Afor) créée par l’Exécutif des musulmans (EMB). L’enseignement à l’Afor pourra s’effectuer en parallèle de celles disponibles à la KUL et l’UCL pour une durée minimale de quatre ans (et non six comme annoncé par la presse flamande).

    En 2917, la Belgique a été secouée par des attentats commis par des terroristes marocains. C’est la raison pour laquelle, elle ne veut plus d’imames étrangers : A cet égard, les autorités religieuses belges ont exprimé leur rejet de voir des imams du Maroc, de l’Algérie ou de la Turquie débarque en Belgique pour accomplir une mission qui peut être exécutée par des natifs belges.

    Le président de l’Afor Salah Echallaoui se dit satisfait de voir aboutir ce dossier lancé en 2016 : “Cela s’inscrit dans notre volonté de mettre en œuvre un islam de Belgique. Notre souhait est de ne plus faire appel à des imams de l’étranger. Et si nous devons encore le faire à l’avenir, nous pourrons exiger une équivalence de diplôme voire une formation complémentaire”.

    “C’est un peu un rêve qui devient réalité”, se réjouit l’imam Franck Hensch. Dans une interview accordée à L’Avenir, le verviétois raconte : “J’ai vu beaucoup de jeunes intéressés par le cursus mais qui avaient peur […] d’avoir un diplôme qui ne soit pas reconnu en Belgique. Ici, le côté universitaire du cursus est d’autant plus important qu’il répond à toutes les exigences de nos universités”. Le dirigeant musulman voit la collaboration de l’EMB avec le gouvernement fédéral comme une “très bonne nouvelle” et une “forme de reconnaissance de la communauté musulmane d’aujourd’hui”.

    Plusieurs observateurs dénoncent l’instrumentalisation par le Maroc de la menace terroriste pour imposer ses choix dans le conflit du Sahara Occidental. Pour eux, non sans raison tous les attentats perpétrés dans les dernières années ont exécutés par des ressortissants appartenant à un pays imposé par la France en vue de défendre sa politique françafricaine.

    Tags : Belgique, Maroc, Algérie, Turquie, terrorisme,

  • Déclaration de presse de Mr Oubbi Bouchraya, membre du Secrétariat National du F.Polisario chargé de l’Europe et l’Union Européenne

    Dans sa réponse à une question parlementaire et au nom de la Commission Européenne datée ce 18 fév 2020, Mr. Josep Borrell, chef de file de la diplomatie européenne et vice-président de la Commission, persiste et signe dans ses efforts d’offrir au Maroc ce qui n¡’appartient qu’à Dieu et à César ! Tout en rappelant le soutien de l’UE aux efforts de l’ONU pour régler la question du Sahara Occidental. Le chef de la diplomatie européenne termine sa réponse par un nouveau dérapage en affirmant que « l’accès et les conditions d’entrée dans un territoire non autonome tel que le Sahara Occidental sont déterminées par les autorités administrantes du territoire ». Ce paragraphe contient deux affirmations erronées, contraires au droit international et européen et trahit les obligations de l’UE en matière des droits de l’homme.

    1. Ancien ministre espagnol, Monsieur Borrell connaît pourtant le sujet et le droit tant international qu’européen. C’est l’Espagne, selon l’ONU, qui demeure toujours la puissance administrante du Sahara Occidental avec une responsabilité particulière quant à la décolonisation du territoire et l’autodétermination de son peuple. Le Maroc n’a autre statut qu’une puissance militaire occupante du territoire longtemps affirmé par l’G de l’ONU et réaffirmé récemment par les arrêts de la CJUE en 2016 et 2018. Le Maroc ne peut même pas prétendre au statut d’une puissance administrante de facto, prétention contredite par l’avocat de la Cour de Justice européenne en janvier 2018, rappelant qu’une telle notion n’existe pas dans le droit international. Le Maroc occupe le Sahara Occidental et son statut est celui d’une puissance d’occupation, devant respecter la Ivème Convention de Genève.

    2. Avec ces déclarations, Mr Borrell encourage de fit l’expulsion des citoyens, élus et journalistes, dont de nombreux Européens et Espagnols, chassés régulièrement du Sahara Occidental par les autorités marocaines au nom de possibles contacts avec des Sahraouis qui osent exprimer publiquement leur volonté de s’autodéterminer. Droit reconnu par l’ONU depuis plus de 60 ans et toujours interdit d’expression publique sous occupation marocaine.

    3. Mr. Borrell contredit les décisions prises par l’Union Européenne avec les « accords d’extension », c’est justement parce que le Maroc n’a aucune statut, et surtout pas celui de puissance administrante, lui permettant d’exploiter les ressources du territoire du Sahara Occidental.

    La volonté partout affirmée d’œuvrer en faveur de la paix et suivant les règles du droit international, devrait plutôt inviter son Haut Représentant à modérer ses choquantes amitiés marocaines et l’engager à formuler pour l’UE une position équilibrée qui lui donne les moyens de peser pour le règlement politique du conflit du Sahara Occidental aux résolutions de l’ONU et en suivant l’esprit des différentes arrêts et recommandations de la CJUE en ce domaine.

    Bruxelles, le 20 février 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Josep Borrell, Union Européenne, territoire non autonome, puissance administrante, 

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  • Analyse du Mouvement du 20 février au Maroc

    « Mouvement du 20 février » Premier essai pour un encadrement idéologique et politique
    L’apparition du mouvement du 20 février est le résultat objectif des développements de la lutte des classes dans notre pays. Ce mouvement est le produit des contradictions de classe qui régissent le développement de la société marocaine à l’instant présent, et ce sont deux principaux facteurs qui ont contribués de façon directe à l’émergence de cet instant historique :
    L’intensité des contradictions de classe entre le peuple et la coalition de classe dominante après l’offensive de celle-ci contre les classes laborieuses au niveau économique, politique, et idéologique, d’une part ; et la résistance populaire caractérisé par son amplitude de classe et géographique pendant cette dernière décennie d’autre part. Cette même attaque est le reflet de la crise des régimes néo colonialistes, et parmi eux le régime établi au Maroc. Cette même crise n’est que le résultat direct de la crise suffocante où s’embourbe l’impérialisme international.
    La forte influence des deux glorieux soulèvements du peuple tunisien et égyptien produite sur la conscience des militant(e)s et l’ensemble des masses, ce qui a aidé au développement d’une humeur (disposition) militante avancée a contribué de façon directe au lancement de cette dynamique combative au Maroc.
    Ce mouvement 20 février comme mouvement émergé du cœur des contradictions de classe dans notre pays et comme résultat d’un certain niveau d’aiguisement des contradictions de classe, ce mouvement est transpercé objectivement par les intérêts de toute les classes qui subissent la domination de la coalition de classe dominante formée essentiellement par la bourgeoisie bureaucratique et compradore et les propriétaires fonciers.
    Si nous nous basons sur la réalité concrète de ce jeune mouvement, nous pouvons montrer la forme et le contenu de la présence de ces classes au sein du mouvement à condition de se conformer à la méthode de l’analyse scientifique. D’ailleurs la tâche assumée par cet article est d’essayer de montrer les formes et le contenu de la présence de ces classes au sein du Mouvement 20 février.
    Vu les développements et les regroupements au sein du mouvement 20 février, nous pouvons observer la présence de la bourgeoisie « monopolistique », cette bourgeoisie qui s’est développée à la marge de la bourgeoisie compradore et bureaucratique, elle a une expansion économique dans divers domaines, tel que l’immobilier, la confection, l’industrie agro-alimentaire… Le développement économique de cette classe s’est heurté aux intérêts de la bourgeoisie compradore et bureaucratique puisque cette dernière domine l’appareil de l’Etat et le secteur « publique » qui l’exploite, non seulement pour l’accumulation de son capital, mais aussi pour affaiblir ses concurrents. Ce qui a crée de nombreuses difficultés pour cette classe qui scandent les slogans de la bourgeoisie libérale comme « la concurrence loyale », et « non au cumul de la richesse et du pouvoir », « laisser faire, laisser passer » dans une offensive directe contre tous ce que représente les institutions économiques de « la famille royale » et ses proches. Cette classe, qui représente la bourgeoisie libérale au sein du mouvement, est une classe présente et active dans le mouvement du 20 février, elle lutte pour ses intérêts et répandent son idéologie et sa culture. La revendication « d’une monarchie parlementaire » est son slogan politique officiel au sein du mouvement ; et c’est ce slogan qui représente pour elle l’horizon du mouvement et son but final.
    Quant aux porte paroles et représentants de cette classe au sein du mouvement du 20 février sont quelques groupes financés directement par quelques grands capitalistes comme Miloud Chaabi, Karim Tazi, Samir Abdelmoula, Ayouch…et aussi l’USFP et quelques courants au sein du PSU (Parti Socialiste Unifié) et le parti d’avant-garde.
    Tags : maroc, Mouvement 20 février, lutte, despotisme, corruption, nepotisme, Hirak, Rif,
  • L’élitisme “à la française” a bien protégé la pédophilie

    Selon un témoignage réel que je recueillis de vive voix il y a une vingtaine d’année d’une estimable personne, en lien avec la Direction d la Protection de la Jeunesse, Ministère de la Justice, la pédophilie était…fort bien vue dans le microcosme local. “On ne peut pas faire grand chose côté Justice, me disait ce professionnel découragé, les protections de la pédophilie sont très puissantes à Paris. C’est difficile”

    La personne était écoeurée des affaires judiciaires étouffées tel le scandale public de Jack Lang au Maroc, entre beaucoup d’autres dossiers dont ce pro avait connaissance et bien évidemment ne partageait pas, secret professionnel oblige.

    La pédophilie touche traditionnellement des milieux liés à l’enfance tels l’Education Nationale, l’Eglise. Les délinquants “puisent ” dans le vivier mais en cachette.

    Ce qui choque ici et ce que démontre l’affaire Matzneff est cette accointance, tolérance pour l’intolérable. On cite donc les nombreuses affaires françaises dans des milieux qui valorisaient cette “utilisation” (illégale) de mineurs: Hamilton, le couple Bergé-Yves Saint-Laurent et leur Villa Majorelle, les années Mitterrand, les soixante huitards type Cohen-Bendit, l’affaire étouffée du Coral et des pontes de la mitterrandie, Jack Lang cité ici aussi pour Coral. Idem Matzneff !!

    DERIVE SOIXANTE HUITARDE et LES PSYCHANALYSTES

    Des lieux de vie animés par les mouvements d’antipsychiatrie des années 70 sont concernés (Affaire Père Jaouen) . Dolto, Foucault pris dans le même panier. La psychanalyste Dolto avait signé une pétition pour libérer des pédophiles notoires et racontait souvent n’importe quoi (dont les propos de 1979). Elisabeth Roudinesco analyse aujourd’hui ici les accointances théoriques des praticiens avec la pédophilie, une véritable dérive idéologique: Comment réagissez-vous à la polémique autour de certains textes de Françoise Dolto publiés dans le Canard enchaîné en janvier ?Françoise Dolto tenait souvent des propos insensés, notamment quand elle a commencé à être célèbre et qu’elle répondait n’importe quoi à n’importe qui. Dans toutes les citations bien connues, recueillies depuis des lustres sur Internet, c’est toujours la même litanie : elle prend les enfants pour des adultes parce qu’elle leur reconnaît, à juste tire, un statut de sujet, confond l’inconscient avec le conscient et accumule des cas particuliers tirés de sa clinique, comme si elle s’adressait à un cercle d’initiés : les femmes battues désirent «inconsciemment» être battues, les enfants aiment séduire «inconsciemment» les adultes, notamment leurs pères, etc.

    L’enfant version Dolto serait une personne et donc maître de son corps? Belle aubaine pour les pédophiles ! “L’enfant qui chercherait à le séduire Lui le bel adulte “est effectivement un leitmotiv du discours de justification chez Matzneff. Voici le parfait signe de la perversion. Le délinquant se dit tellement séduisant que même un enfant le désire !

    Matzneff – mêlé depuis longtemps à de véritables affaires judiciaires de pédophilie- qui “consomme” de jeunes garçons en Asie et s’en vante dans ses écrits passe pourtant sa vie sans être inquiété par la Justice. Un peu questionné mais protégé. Il continue à publier ses livres chez Gallimard, (éditeur de pédophilie dans le texte) émaillant même ô perversion, ses écrits de messages codés à ses victimes !

    Denise Bombardier avait dit elle clairement son fait à G. pédophile de salon sur le plateau d’Apostrophes il y a plusieurs années sans trouver le soutien de Bernard Pivot. La québécoise se prit même une bordée d’injures du microcosme parisien (Philippe Sollers etc.)

    Jusqu’au livre d’une femme courageuse paru en janvier : Vanessa Springora.

    VANESSA SPINGORA EMPLOIE LA METHODE DU “PREDATEUR G”: PAR UN LIVRE, …COMME FLAVIE FLAMENT!

    La France est incroyable de “détours”. Deux femmes victimes vont faire bouger les lignes. Comment ?? En employant la méthode des pédophiles artistiques soutenus par le microcosme parisien: écrire des livres ! Et c’est seulement à ce moment là que leurs “fictions” ramènent au réel du scandale.

    Juste parce que des….livres sont écrits, la “France qui décide”commence enfin à se regarder dans le miroir !!! Par le miroir de la littérature, ô France des Lumières, ô miroir de la Galerie des Glaces…

    TROIS FEMMES ECRIVENT

    Vanessa Springora prend donc le chasseur à son propre piège : elle couche M. G (pas l’ange Gabriel..) par écrit, dans un roman autobiographique. Le scandale éclate.

    La parole se libère jusque dans le sport avec le livre de Sarah Abitbol contre Monsieur O (Monsieur Ordure!) On se souvient de celle qui a courageusement ouvert le ban Flavie Flament qui dénonca David Hamilton le photographe britannique délétère post 68 des jeunes filles en fleurs.

    Il fallait une sacrée dose de courage de la part de ces femmes marquées à vie. Au risque de leurs relations familiales. Flavie Flament s’est fâchée avec sa mère postérieurement au livre (accusée d’avoir laissé une jeune ado dans les mains du prédateur juste parce qu’il était connu) Idem Vanessa Springora vient de perdre son père suite à la publication du livre.

    NEW-YORK TIMES

    La société française de 2020 (celle des Gilets Jaunes anti-élite et …pas seulement !) n’est plus prête à accepter les dérives dites “parisianistes” (de parisiens souvent montés de leur province. L’un n’empêche pas l’autre!) qui s’accaparant le pouvoir économique, politique, éditorial, médiatique, journaliste, culturel, décidant de leurs propres normes d’acceptabilité en dépit des Lois.

    Quel média a soutenu Denise Bombardier en son temps ? Le traitement médiatique des infos sur les affaires pédophiles tenait du caricatural : depuis les années 70 la presse de gauche soutenait le plus souvent pédophilie. Souvent celle d’extrême-droite dénonçait. Et globalement rien

    En France, certains membres de la “soit-disant” élite se devaient de “consommer” des enfants mineurs filles ou garçons tels des ogres voraces. Ou de dire par la médiation d’un livre ou d’un art combien la pédophilie est sublime (Dolto, Cohen-Bendit et les autres..)

    Ils avaient la capacité d’étouffer les dossiers de pédophilie.OUI L’élite française est au bien banc des accusés ! On apprécie infiniment le titre de l’article de Norimitsu Onishi du New-york Times publié le 11 février 2020 : “Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés”

    Grâce aux victimes courageuses, la parole a enfin trouvé son chemin.

    Sylvie Neidinger

    Source

    Tags : France, Maroc, pédophilie, Matzneff, Jack Lang, Bergé, Yves Saint-Laurent, Villa Majorelle, Coral,

  • SAHARA OCCIDENTAL : L’ONU et l’UA attachées à la légalité internationale

    La République arabe sahraouie démocratique (RASD) et le Front Polisario se sont félicités de la déclaration conjointe rendue publique par l’Union africaine (UA) et l’Organisation des Nations unies (ONU) dans laquelle les deux instances ont réitéré leur attachement à la légalité internationale au Sahara occidental.

    La RASD et le Front Polisario ont affirmé que la déclaration conjointe rendue par les deux organisations « dans les circonstances actuelles et trois décennies après la signature par les deux parties de l’accord de paix UA-ONU en 1991, souligne que le règlement juste, permanent et définitif ne saurait se réaliser sans l’exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, conformément à la légalité internationale qui classe la question du Sahara occidental dans son cadre légal en tant que question de décolonisation ». La RASD et le Front Polisario se sont félicités de la position commune exprimée dans la déclaration rendue publique, par l’UA et l’ONU, après la réunion de leurs commissions de coordination dans le cadre commun visant la promotion de la paix et de la sécurité. Les deux organisations « ont mis en avant leur attachement à la légalité internationale dans le cadre des efforts de la communauté internationale pour la décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique », a souligné la même source. Pour la direction sahraouie, la réaffirmation par les deux organisations de leur attachement à la légalité internationale se veut « un signe fort » au moment où la France, au sein du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Espagne tentent de modifier le statut juridique et légal de la question sahraouie, en complicité flagrante avec l’occupant marocain ».

    La réaffirmation de la légalité internationale « intervient en contradiction avec le sombre tunnel dans lequel la France tente d’introduire le processus ONU-UA, en utilisant une terminologie extrinsèque aux questions de décolonisation et à la résolution onusienne relative à l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples colonisés, à l’instar de « réalisme », « pragmatisme » ou « entente », qui cachent souvent des visées colonialistes propres à des forces dont les intérêts sont étroitement liés à des mentalités révolues visant à confisquer les droits du peuple sahraoui à l’autodétermination, à l’indépendance et à la souveraineté », a noté le communiqué de la direction politique sahraouie. Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, avait informé le SG de l’ONU, Antonio Guterres, à Addis-Abeba, que « la partie sahraouie appelle l’ONU à œuvrer pour permettre à la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) d’accomplir pleinement sa mission », ajoutant que la partie sahraouie « n’acceptera plus de tergiversations, ni de dépassements de la part de l’occupant marocain qui sévit en toute impunité ».

    L’ONU et l’UA avaient réitéré leur attachement à l’application de la légalité internationale au Sahara occidental dans une déclaration conjointe rendue publique, à l’issue de sa réunion consultative mardi à Addis-Abeba.

    M. Bendib

    SAHARA OCCIDENTAL-PARLEMENT EUROPéEN

    L’intergroupe parlementaire mis en place

    Le nouveau représentant du Front Polisario en France, Mohamed Sidati, s’est félicité de la formation de l’Intergroupe parlementaire européen « Paix pour le peuple sahraoui » y voyant comme une grande réussite pour le peuple sahraoui dans son combat pour la liberté et l’indépendance. Le diplomate sahraoui a affirmé lors d’une conférence de presse tenue après l’annonce officielle, à Strasbourg, de la naissance de ce nouveau groupe de soutien au peuple sahraoui que « cette réussite est extrêmement importante pour la cause sahraouie puisque le groupe s’efforcera de donner de la visibilité à la lutte juridique menée par le Front Polisario pour la liberté et l’indépendance du peuple sahraoui ». Pour le représentant du Front Polisario en France, l’intergroupe parlementaire européen a également le noble objectif de défendre les droits du peuple sahraoui et de confronter toutes les méthodes adoptées par le régime marocain dans le but de saper tout soutien à la cause sahraouie.

    À cet égard, il a salué le soutien exprimé par les membres du groupe qui dépasse la centaine de députés des différentes formations du Parlement européen, et leur volonté de travailler au niveau de cette institution européenne pour assurer le plein respect des droits du peuple sahraoui et de sa souveraineté exclusive sur ses ressources naturelles. L’intergroupe européen « Paix pour le peuple sahraoui » a été annoncé officiellement jeudi à Strasbourg, un bloc de plus d’une centaine de députés de divers partis politiques de tous les pays de l’Union européenne (UE) dans le but de soutenir le peuple sahraoui dans sa lutte légitime pour la liberté et l’indépendance. Le chef de ce groupe interparlementaire européen « Paix pour le peuple sahraoui », député du Parti social-démocrate allemand, Joachim Schuster, a souligné de son côté l’importance de pousser l’Union européenne (UE) à jouer « un rôle positif et pivot » dans la résolution du conflit au Sahara occidental, tel que stipulé dans les résolutions pertinentes des Nations unies et du Conseil de sécurité onusien. Joachim Schuster, élu jeudi à la tête du nouveau groupe de soutien au peuple sahraoui, a également déclaré dans un communiqué que l’Union européenne « est tenue d’assumer ses responsabilités et son engagement à respecter le droit international et européen, d’une part et d’autre part envers le peuple sahraoui et sa lutte juste pour ses droits légitimes, y compris le droit à l’indépendance et à l’autodétermination ». « Nous, en tant que députés au Parlement européen, sommes également tenus d’espérer que les Nations unies nommeront un envoyé personnel du Secrétaire général pour reprendre le processus politique vers une solution juste et équitable au conflit du Sahara occidental (occupé par le Maroc depuis 1975) qui garantisse au peuple sahraoui le droit à l’autodétermination, en impliquant l’Union africaine (UA) dans cette question .’’

    M.B.

    Le Courrier d’Algérie, 16 fév 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, UA, Union Africaine, autodétermination,