Jamais auparavant le Maroc n’a montré un double profil. Mohammed VI apparaît comme un monarque constitutionnel et depuis environ deux ans a confié le gouvernement à Saadeddine El Othmani du Parti Justice et Développement, vainqueur des dernières élections. Ces dernières années, le pays a poursuivi sa marche vers l’Europe, atteignant également la demande d’adhésion évidemment rejetée pour les règles d’entrée en vigueur mais obtenant des consultations périodiques avec Bruxelles qui en font le pays voisin le plus proche des valeurs sur laquelle est fondée l’Union européenne. De grands progrès en termes de droits civils et d’égalité religieuse si l’on pense que le Maroc est le seul pays arabe (récemment approché par la Tunisie avec sa nouvelle Constitution) dans lequel la religion juive compte les mêmes droits que les autres et est librement pratiquée . Le seul bémol, si cet épisode très grave peut être appelé ainsi, a été la projection, il y a quelques années, par une importante chaîne de télévision nationale, d’un programme dans lequel les femmes marocaines ont été enseignées comment maquiller les coups et les mauvais traitements subis par les hommes. Programme interrompu et retiré dans le deuxième épisode avec les excuses du diffuseur.
Le Maroc a connu une croissance économique de 2,3% en 2019, un peu moins que l’année précédente qui était de 3%. Descente principalement due à une production agricole insatisfaisante due à des conditions climatiques défavorables, mais avec de bons résultats dans le secteur de la pêche et dans le secteur du tourisme, véritable force motrice de l’économie. En outre, ces dernières années, d’importantes réformes ont été menées, comme celle de la régionalisation qui a contribué à donner une impulsion et une vitalité aux institutions locales. Mais tout ce qui brille n’est pas or.
Outre la propagation du coronavirus qui en fait l’un des pays les plus exposés du continent africain, c’est d’un point de vue social que l’état actuel des choses présente des aspects inquiétants et désormais non épisodiques. Ce ne sont pas tant les opposants politiques et les journalistes que les jeunes gens ordinaires qui remplissent les médias sociaux de vidéos contenant des critiques des institutions et un monarque qui a perdu une grande partie de la popularité du passé et qui est accusé d’avoir trahi les promesses faites. Et comme au Maroc il existe une loi qui interdit toute critique de la monarchie, les plaintes en ce sens ont afflué depuis longtemps et les premières peines importantes ont été enregistrées. Bien que des tentatives soient faites pour imposer le silence et que de nombreux jeunes ne soient pas annoncés, ils ont été poursuivis et certains sont emprisonnés pour des délits purement idéologiques. Le Maroc est sorti pratiquement exempt des “printemps arabes” mais ce mécontentement exprimé par les jeunes et soutenu par la société civile laisse ouverte un point d’interrogation sur l’avenir du pays qui ne laisse pas indifférent l’Union européenne.
1-1 Le Maroc aux regards des opérateurs américains
1-1-1 Genèse sur les relations du Maroc avec les Etats-Unis
Ray Maxwell note que « Les relations entre les Etats Unis et le Maroc sont solides et séculaires, et tout laisse à penser qu’elles continueront de se raffermir davantage dans le futur » (1) , Lors de sa visite au Maroc, il a entretenu des divers discussion notamment avec le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Saâd Dine El Otmani, le ministre de l’économie et des finances, Nizar Baraka, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, cette visite du responsable américain s’inscrivait dans le cadre du partenariat stratégique et des consultations régulières menées par les responsables des deux pays afin d’échanger les points de vue sur un nombre de questions d’intérêt commun. Quand à l’économie, les opérateurs économiques américains visent la mise en place de trois actions principales pouvant attirer davantage l’investisseur américain(2) :
1) Instaurer un système légal et régulateur basé sur l’Etat de droit : favoriser des projets de financement comportant l’attribution légale des droits, des risques et des obligations incorporées dans les contrats.
2) Mettre en place un système financier ouvert qui favorise la désintermédiation bancaire et qui facilite l’accès des intervenants potentiels à la place financière locale.
3) Offrir un traitement égal des entités étrangères : réformer les lois régissant l’investissement international, la liberté des transferts, des capitaux et l’accès aux finances internes.
4) Favoriser un climat des affaires sains, La corruption et le risque concomitant aux prêts, aux coûts importants, sont tous des entraves à l’investissement étranger américain au territoire économique marocain.
1.1.2 La conclusion de l’accord de libre échange avec les Etats-Unis
L’accord de libre échange signé avec les Etats-Unis entrée en vigueur le 1èr janvier 2006, il couvre tous les secteurs de l’activité économique et à vocation à développer l’ensemble des échanges entre les deux pays. Il porte en effet sur le commerce des biens (produits agricoles et de la pêche, produits industriels, dont les textiles et vêtements) et le commerce des services (tourisme, services financiers, télécommunications,). Il porte également sur les aspects liés à la protection de la propriété intellectuelle, les marchés publics ainsi que sur les questions à caractère social et environnemental. Les dispositions de l’Accord Maroc / Etats-Unis couvrent, en 22 chapitres, un large éventail de domaines :
• Les dispositions de démantèlement tarifaire, les mesures sectorielles spécifiques, le traitement des obstacles au libre échange, les mesures de garantie d’accès au marché et de sécurité des investissements des opérateurs des pays respectifs, et enfin les règles d’administration et de gestion de l’accord ;
Concernant le démantèlement tarifaire, l’accord prévoit un calendrier de démantèlement dissymétrique sur 20 ans ;
• L’accord prévoit un traitement asymétrique en faveur du Maroc pour tous les produits, à l’exception des textiles. Ainsi l’accord prévoit un démantèlement des droits de douane selon le schéma suivant :
-Pour les produits industriels, hors textile : les droits de douane ont été immédiatement éliminés pour la quasi intégralité de ces produits dès l’entrée en vigueur de l’accord, le reste étant éliminé sur une période maximale de 9 ans.
– Pour les produits textiles et vêtements : les droits de douane sont éliminés sur une période maximale de 6 ans.
– Pour les produits agricoles et agroindustriels : les droits de douane sont éliminés sur une période maximale de 18 ans.
Concernant les principaux objectifs attendus de l’accord, on peut les résumer dans les points suivants :
• libéraliser les échanges de biens et de services et faciliter les investissements entre les 2 pays ;
• Le Maroc, souhaitait avant tout faciliter l’accès au marché américain pour ses secteurs clés, dont le textile, le cuir, l’agroalimentaire et les produits de la pêche, en second lieu attirer les investissements américains et enfin faciliter le transfert de technologies ;
• les Etats-Unis souhaitaient l’ouverture des marchés agricoles protégés, tels que celui des céréales, le renforcement de la compétitivité des produits américains vis-à-vis des produits européens.
• Attirer au Maroc les investissements étrangers, vecteurs de modernisation de l’industrie marocaine et de l’emploi : l’accord représente un formidable moyen d’attirer les investissements directs étrangers au Maroc, vecteurs de modernisation de l’industrie marocaine par les transferts de technologies/ savoir-faire et de développement de l’économie par la création d’emplois.
• Faciliter l’accès au marché américain pour les entreprises marocaines, les États-Unis demeurent un partenaire incontournable et un marché de premier plan pour toute économie qui s’internationalise. Cet accès facilité représente, pour les sociétés qui sauront développer leurs exportations, une opportunité pour :
• Augmenter leurs ventes et leurs bénéfices ;
• Optimiser l’utilisation de leurs capacités de production excédentaires ;
• Accroître leur compétitivité;
• L’accord prévoit un traitement asymétrique en faveur du Maroc pour tous les produits, à l’exception des textiles. Ainsi l’accord prévoit un démantèlement des droits de douane selon le schéma suivant :
– Pour les produits industriels, hors textile : les droits de douane ont été immédiatement éliminés pour la quasi intégralité de ces produits dès l’entrée en vigueur de l’accord, le reste étant éliminé sur une période maximale de 9 ans.
– Pour les produits textiles et vêtements : les droits de douane sont éliminés sur une période maximale de 6 ans.
– Pour les produits agricoles et agroindustriels : les droits de douane sont éliminés sur une période maximale de 18 ans.
Concernant les principaux objectifs attendus de l’accord, on peut les résumer dans les points suivants :
• libéraliser les échanges de biens et de services et faciliter les investissements entre les 2 pays ;
• Le Maroc, souhaitait avant tout faciliter l’accès au marché américain pour ses secteurs clés, dont le textile, le cuir, l’agroalimentaire et les produits de la pêche, en second lieu attirer les investissements américains et enfin faciliter le transfert de technologies ;
• les Etats-Unis souhaitaient l’ouverture des marchés agricoles protégés, tels que celui des céréales, le renforcement de la compétitivité des produits américains vis-à-vis des produits européens.
• Attirer au Maroc les investissements étrangers, vecteurs de modernisation de l’industrie marocaine et de l’emploi : l’accord représente un formidable moyen d’attirer les investissements directs étrangers au Maroc, vecteurs de modernisation de l’industrie marocaine par les transferts de technologies/ savoir-faire et de développement de l’économie par la création d’emplois.
• Faciliter l’accès au marché américain pour les entreprises marocaines, les États-Unis demeurent un partenaire incontournable et un marché de premier plan pour toute économie qui s’internationalise. Cet accès facilité représente, pour les sociétés qui sauront développer leurs exportations, une opportunité pour :
• Augmenter leurs ventes et leurs bénéfices ;
• Optimiser l’utilisation de leurs capacités de production excédentaires ;
• Accroître leur compétitivité;
a-1) Echanges commerciaux avant la conclusion de l’accord de libre échange
Répartitions par origine des importations des biens et services
Les échanges commerciaux avec les Etats-Unis ne représentaient que 4% de volume des échanges du Maroc avec le reste du monde, une proportion qui ne reflète guerre les ambitions commerciales des deux parties en comparaison bien évidemment par d’autres partenaires commerciaux. L’initiative de la conclusion de l’accord était pour objectif l’encouragement des échanges à la base des intérêts économiques communs.
Le volume des importations avant la conclusion de l’accord de libre échange n’a pas dépassé les 580 millions de dollars, ainsi que les produits de l’échange ne concernaient que les produits chimiques, plastiques, Médicaments, équipement médicaux, tissu en coton, les biens d’équipement médicaux, les produits des technologies de l’information, le papier et le carton.
Pour les exportations marocaines en provenance des Etats-Unis, elles ne dépassaient pas les 276 millions de dollars entre 2001-2005, et ne concernent que le Phosphate, les conserves, les vêtements confectionnés, les engrais, les agrumes, articles en cuir, appareillage électrique, les pièces automobiles.
La balance commerciale entre le Maroc et les Etats-Unis était déficitaire et déséquilibré entre les deux Etats, ainsi que les échanges commerciaux étaient limitées et n’ont pas multipliés et ce, avant la conclusion de l’accord de libre échange entré en vigueur en 2006.
Selon le ministère du Commerce extérieur, la part des Etats-Unis dans les échanges commerciaux varie très légèrement sur la période 2001-2005. Elle oscille pour les importations et les exportations entre 3% et 4%. Ce qui est très peu.
En 2005, le Maroc a importé pour une valeur de 6 milliards de DH et exporté pour 2,5 milliards de DH, soit 2,5 fois moins que la valeur des importations, avec un taux de couverture de 41%. Loin derrière la France et l’Espagne, principaux partenaires du Royaume, les Etats-Unis sont par ordre d’importance le 7ème fournisseur du pays et le 8ème client durant la période 2001-2005.
a-2) Echanges commerciaux après la conclusion de l’accord de libre échange
L’Accord de Libre Echange a permis au Maroc et aux USA d’éliminer les droits de douane sur plus de 95 pc des biens échangés et d’augmenter à une certaine cadence leurs échanges commerciaux, mais ses résultats demeurent en deçà des aspirations des opérateurs marocains et américains compte tenu des réelles potentialités des deux pays.
Les échanges commerciaux entre les deux pays se sont chiffrés en 2011 à 3,79 milliards de dollars. Quelque 120 entreprises américaines opèrent actuellement au Maroc, où elles ont investi près de 2,2 milliards de dollars et créé plus de 100.000 emplois directs et indirects.
Pour accélérer la cadence des échanges et des investissements dans le cadre de l’ALE, les Etats-Unis s’engagent à débloquer la somme de 1,5 million de dollars en termes d’assistance pour stimuler les investissements privés américains dans le marché marocain, promouvoir le développement économique local et renforcer le cadre légal et réglementaire, indique-t-on de source proche du Département d’Etat.
Les échanges commerciaux ont connu une diversification accrue entre les deux pays âpres la mise en œuvre de l’ALE Maroc-Etats-Unis, les opérateurs des deux pays ont essayé de multiplier leurs produits en provenance des deux pays en profitant mutuellement deux avantages, le premier est lié à l’accès libre à la quasi-totalité des produits industriels marocains sur le marché américain, et le deuxième est lié aux préférences importante pour les produits dont lesquels le Maroc dispose un fort potentiel.
IMPORTATIONS EN PROVENANCE DES ETATS-UNIS
Les échanges commerciaux ont connu une diversification accrue entre les deux pays âpres la mise en œuvre de l’ALE Maroc-Etats-Unis, les operateurs des deux pays ont essayé de multiplier leurs produits en provenance des deux pays en profitant mutuellement deux avantages, le premier est lié à l’accès libre à la quasi-totalité des produits industriels marocains sur le marché américain, et le deuxième est lié aux préférences importante pour les produits dont lesquels le Maroc dispose un fort potentiel.
Principaux produits importés des Etats Unis
L’impact de l’ALE sur les recettes douanières
Il s’agit particulièrement de se positionner par apport à 2015et d’adopter un démantellement tarifaire totale des droits d’importations sur les acquisitions en provenance des Etats –Unis d’Amérique avec lequel le Maroc à signé un accord de libre échange.
La simulation consiste à modifier les taux nominaux des droits d’importation générés au niveau de la calibration du modèle. La configuration des démantèlements simulés est schématisée comme suit1:
Si l’U.E représente notre principal partenaire commercial, avec plus de 70% de nos échanges commerciaux, les parts des autres pays avec lesquels le Maroc a conclu des accords de libre-échange (les pays arabes, les USA et la Turquie) demeurent faibles et ne dépassent guère 5% de nos échanges.
De même, le démantèlement des droits de douane constitue un manque à gagner fiscal pour le budget de l’Etat, ce qui pourrait contribuer à l’aggravation du déficit budgétaire et la réduction des capacités d’investissement de l’Etat en infrastructures.
Dans le but de mesurer ces différents effets interactifs, seuls les modèles calculables d’équilibre général sont mieux appropriés à effectuer une telle analyse.
La suppression des droits de douane sur les importations en provenance des partenaires commerciaux du Maroc affecte en premier lieu les recettes douanières qui subiraient une baisse de 40%, cette baisse s’explique par l’importance des échanges du Maroc avec les principaux partenaires avec lesquels un libre-échange de marchandises est prévu notamment l’UE. Le deuxième effet direct de l’application des accords de libre-échange est la baisse des prix à l’importation des biens en provenance des pays concernés. Ces baisses sont généralement autant importantes que la protection fut grande à l’année de base.
L’impact de l’accord sur l’attractivité des IDE dans le territoire national
Les accords de libre échange visent l’amélioration de l’attractivité des investisseurs étrangers en vue de faire du Maroc une plate-forme de production et d’exportation ce qui pourrait contribuer à la création des emplois et des distributions des revenus supplémentaires en vue d’améliorer le bien-être des consommateurs ainsi que la contribution à la réduction du déficit structurel de la balance commerciale.
Pour l’ALE Etats-Unis Maroc, quelques 120 entreprises américaines opèrent actuellement au Maroc, où elles ont investi près de 2,2 milliards de dollars et créé plus de 100.000 emplois directs et indirects.
Le volume de flux de l’investissement américain au territoire national apparaît faible par rapport aux IDE provenant des autres pays, l’accord n’a pas bien servi l’opérateur américain pour venir s’installer au Maroc.
En dépit d’une conjoncture régionale difficile et de la crise économique, notamment au niveau des principaux pays émetteurs d’investissements directs étrangers américains vers le Maroc, les flux des investissements directs étrangers (IDE) vers le Royaume ont mieux résisté en 2011 que dans la plupart des autres pays.
L’impact de l’accord sur les entreprises nationales naissantes
La conclusion de l’accord comportait des risques divers, notamment la fragilisation des branches de production non compétitives par l’accroissement de la concurrence des produits importés et partant des pertes d’emplois et l’aggravation de chômage et de la pauvreté, surtout en milieu rural.
Vue le nombre réduit des firmes américaines implantées dans le territoire nationale, nos en entreprises constituées essentiellement des PME et PMI, de TPE et TPI n’ont pas été infectées soit au niveau des parts de marché ou au niveau de leur compétitivité.
Bilan de l’ALE Maroc-Etats-Unis
L’accord a principalement donné lieu à l’augmentation des importations en provenance des Etats-Unis (céréales, combustibles, machines), qui ont presque triplé depuis 2005.
Le Maroc a pu augmenter ses exportations de phosphates (en profitant notamment de la hausse des cours mondiaux) et de machines électriques vers les États-Unis mais globalement le différentiel commercial avec les États-Unis a relativement augmenté.
Un développement des exportations plus rapide côté américain et une exploitation modeste de l’accord coté marocain.
Les cent vingt entreprises ouvertes par des Américains au Maroc ont créé plus de 100000 emplois au niveau national depuis l’ALE.
les importations américaines de biens en provenance du Maroc ont atteint 1 milliard de dollars. Les investissements étrangers directs des États-Unis au Maroc étaient de 350 millions de dollars en 2011, a dit l’USTR (le représentant des Etats-Unis de Commerce Extérieur).
Retombées de l’Accord
On constate que cet ALE n’a pas abouti à une hausse des exportations vers les Etats-Unis
au niveau espéré par notre pays. Ce qui pourrait être expliqué par 4 types de difficultés :
En premier lieu, des difficultés structurelles. Le Maroc pâtit en effet, d’une faible compétitivité prix due à un taux de change Dirham / Dollar défavorable, d’une faible productivité et des coûts élevés des facteurs de production. Par ailleurs, la structure de l’appareil productif marocain ne permet pas de servir des commandes de taille importante et les faiblesses logistiques constituent un frein supplémentaire aux exportations vers les Etats-Unis.
En second lieu, les entreprises marocaines ne connaissent pas suffisamment le marché américain par manque de veille commerciale sur ce marché. Elles ne maîtrisent pas non plus suffisamment les normes techniques, sanitaires et phytosanitaires applicables aux Etats-Unis.
Le Maroc fait également face à un déficit d’image et de promotion des produits marocains aux Etats-Unis, tant auprès des décideurs que des consommateurs. Les moyens de promotion alloués se révèlent d’ailleurs insuffisants pour le marché américain.
Et en dernier lieu, des écarts culturels, aussi bien la barrière de la langue que la culture commerciale et la conduite des affaires.
Or les opérateurs économiques nationaux déclarent que l’écart en faveur des États-Unis,
s’explique par certaines entraves à l’exportation rencontrées par les opérateurs marocains,
notamment :
Risque de taux de change (sensibilité des exportations au cours du dollar américain).
Qualité et production marocaines encore méconnues aux États-Unis.
Problèmes logistiques : absence de ligne maritime vers les États-Unis et délais encore relativement longs pour la livraison des produits.
Normes techniques et sanitaires amé- ricaines parfois contraignantes.
1-1-4 Les extensions de l’Accord
Le 5 Décembre 2012, Le ministre de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelkader Amara, a coprésidé, mercredi à Washington, la 3è réunion du Comité conjoint de l’Accord de libre échange (ALE) Maroc-USA, dont les travaux ont abordé les moyens de dynamiser cet accord et promouvoir davantage les exportations marocaines et les investissements américains dans le Royaume.
Les accords ont été conclus lors de la troisième réunion du comité conjoint dans le cadre de l’Accord de libre échange (ALE) entre les États-Unis et le Maroc, qui est entré en vigueur le 1er janvier 2006.
Les textes des accords inclut également de nouveaux engagements qui reflètent certaines innovations et pratiques nouvelles développées après la signature de l’ALE en 2004, comme la soumission préalables d’informations avant l’arrivée des biens exportés et le payement électronique des droits douaniers, taxes et autres frais pour expédier le transit douanier des biens exportés.
La réunion était une occasion d’évoquer plusieurs points qui continuent d’entraver le commerce bilatéral et de revenir sur la question du déficit de la balance commerciale entre les Etats-Unis et le Maroc, étant donné que les exportations marocaines vers le marché US se limitent actuellement à quelque 900 millions de dollars, contre 3,5 milliards pour les exportations américaines.
La partie marocaine a fixé deux objectifs à atteindre d’ici 2016, qui marquera le 10ème anniversaire de l’entrée en vigueur de l’ALE, à savoir l’augmentation des investissements américains au Maroc de 130 millions de dollars actuellement à un milliard de dollars, et la promotion des exportations marocaines vers le marché US pour atteindre 3 milliards de dollars à l’horizon 2016.
1. Le sous-secrétaire d’Etat adjoint américain chargé du Maghreb, Ray Maxwell, 07/02/2012 (MAP)
2. M. Robert Mallet, ancien secrétaire-adjoint au Département américain de Commerce
3. Les modèles calculables d’équilibre général sont devenus, au cours des dernières années, des outils importants et incontournables d’analyses des politiques économiques de développement. Ils sont de plus en plus utilisés pour évaluer et quantifier les effets de diverses politiques économiques de commerce extérieur, d’intégration économique régionale, de commerce intérieur, de réformes fiscales et de taxation, de politiques environnementales entres autres.
4. Nation la Plus Favorisée
5. Impacts des accords de libre échange (modèle calculable d’équilibre générale), rapport réalisé par le ministère de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, département de commerce extérieur, page 27, février 2009.
Il est alimenté par les femmes comme par les hommes et pas seulement occidentaux. Tourisme sexuel? Ces mots sont bien souvent empreints d’un étrange exotisme. Comme si l’indicible, les actes les plus odieux, se passait à des dizaines de milliers de kilomètres sur des palanquins, dans de vaporeuses fumées d’opium. Ce tourisme d’un genre bien particulier se développe massivement à deux pas de chez nous, de l’autre côté de la Méditerranée. Deux à trois heures d’avion et le tour est joué.
Un jour à Cotonou, je me suis retrouvé assis dans l’aéroport à côté d’un tatoueur volubile qui faisait le tour du monde du sexe tarifé. Le tour du monde des pays pauvres s’entend. Il m’a expliqué, sans que je lui pose la moindre question, qu’en dix jours il «s’était fait» une vingtaine de filles. Celui qui se présentait comme un «chasseur de gazelles» était très «content du rapport qualité/prix offert par les Béninoises». Même si l’une des filles s’était révélée un peu décevante. Il était «globalement satisfait de la qualité de la marchandise» et allait recommander la destination à ses amis. Totalement désinhibé, il aurait très bien pu répondre aux questions du magazine 60 millions de consommateurs. Dans un bar de Cotonou, une serveuse gagne 15 euros par mois, dans ces conditions le touriste européen n’a pas de mal à se faire à grande vitesse de nouvelles amitiés.
Du Maghreb à l’Afrique de l’ouest, le tourisme sexuel s’est complètement banalisé, d’autant plus vite que l’impunité est grande. Il n’est pas l’apanage des Occidentaux. Les ressortissants des pays du Golfe font eux aussi leur «shopping» en Tunisie, au Maroc et au Sénégal. «Il faudrait être hypocrite pour affirmer ne s’être jamais trouvé dans un restaurant à la mode où celui ou celle venu(e) du Nord offre un généreux repas à un gamin du coin…mais chut silence! Nous sommes priés de détourner les yeux et de n’en parler qu’à l’abri des murs. Quant à Marrakech…Les récits qui courent au Maroc sur les avanies que subissent des mineurs derrière les murs de certains riads cossus sont épouvantables» souligne Le quotidien d’Oran.
Au Sénégal, le tourisme sexuel est devenu une source essentielle d’argent. Dans une station balnéaire telle que Saly (à 80 kilomètres de Dakar), il est très visible. Présente elle aussi, la pédophilie se pratique beaucoup plus discrètement. La justice sénégalaise a arrêté plusieurs pédophiles occidentaux. Dans la Gambie voisine où l’Etat de droit est totalement absent, les pédophiles opèrent bien davantage à leur aise. Selon un rapport de l’Unicef, «la Gambie est une cible de choix pour les pédophiles. Ils cherchent une destination discrète pour commettre leurs crimes en toute impunité». Ce petit pays est d’autant plus attrayant pour eux que ce qui s’y passe est très peu médiatisé.
Une autre étude de l’Unicef montre que 70% des Gambiens qui travaillent dans le tourisme considèrent que le sexe est l’une des principales motivations des étrangers qui viennent dans le pays et que les jeunes Gambiens «trouvent très chic d’être vus avec des Blancs». Près de 100 000 touristes débarquent chaque année dans ce pays d’un million d’habitants. Il s’agit essentiellement de Britanniques, de Suédois, de Norvégiens, de Danois, de Finlandais, de Néerlandais et d’Allemands.
«Dans les hôtels pour touristes de Gambie, à l’heure du petit-déjeuner, on est frappé de voir le nombre de vacanciers célibataires. Des hommes et des femmes, blancs, la cinquantaine ou la soixantaine, assis tout seuls devant leur bol de céréales», rapporte The Guardian. «On se demande qui, ils ont laissé derrière eux. L’après-midi, on comprend mieux ce qu’ils attendent en retrouvant les mêmes messieurs autour de la piscine, faisant appliquer de la crème solaire sur leur dos cramoisi par des adolescentes gambiennes habillées en danseuses, l’air tout droit sorties d’un clip de la chanteuse Beyoncé. Quant aux Européennes – que l’on appelle ici des «Marie-Claire» elles sont entourées de trois ou quatre jeunes hommes à dreadlocks. C’est pourquoi une partie de la jeunesse gambienne attend avec impatience les jeudis et les vendredis, jours où les avions partis de Gattwick déversent leur contingent de vacanciers sur la «smiling coast»
La violence symbolique du tourisme sexuel
Plus que l’âge des «proies», ce qui choque le plus les populations locales c’est la violence symbolique de cette transaction. «Cela montre que l’argent permet de tout acheter dans l’impunité la plus totale» s’emporte Abdou, un habitant de Saly. Certains gigolos ont fait des fortunes considérables grâce aux Européennes. Ils exhibent fièrement les signes extérieurs de leur richesse. «J’ai trois maisons. La première, c’est une Allemande qui me l’a offerte. La seconde, c’est une Britannique. La troisième, c’est une Suissesse» me déclarait fièrement l’un d’entre eux. Guère difficiles à rencontrer, ils déambulent sur les plages en short et torse nu. Quand ils ne font pas des pompes, ils passent de la pommade-de la crème solaire sur le dos des Européennes. Leur succès économique fait grincer bien des dents.
Depuis que le business du sexe a pris son essor à Saly, le prix de l’immobilier s’est envolé. Du coup, les autres habitants de la région ont de plus en plus de mal à se loger, notamment les pêcheurs. Traditionnellement, cette région côtière vivait de la pêche, or les eaux de la région sont de moins en moins poissonneuses. Du coup, les «hommes de la mer» ont de plus en plus de mal à faire vivre leurs familles, malgré les risques qu’ils prennent. L’étalage de l’argent facile des gigolos les irrite d’autant plus.
Dans les boîtes de nuit de la région, les chasseurs de sexe se croient tout permis. Même si une fille est déjà accompagnée, ils lui font des propositions. Si son entourage se révolte, ils deviennent agressifs, sûrs de leur bon droit. Allant jusqu’à dire qu’ils peuvent tout se permettre parce qu’ils travaillent pour des ambassades occidentales. Même si c’est le plus souvent totalement faux. Un argument révélateur d’un état d’esprit et d’un sentiment de toute puissance. «A cause du tourisme sexuel, la haine des Occidentaux gagne du terrain. Des campagnes de presse de plus en plus violentes se développent» souligne Aïcha, une habitante de Saly. En terre musulmane, l’étalage de sexe tarifé choque les populations et fait le jeu des islamistes les plus radicaux. Cette arrogance est d’autant plus dangereuse que nombre d’occidentaux ont décidé de vivre une grande partie de l’année dans ces «paradis ensoleillés». Au Maroc, en Tunisie et au Sénégal, des dizaines de milliers de Français ont pris leur retraite. Il serait regrettable qu’ils fassent les frais des ressentiments populaires.
«Le pire, dans l’affaire, avertit l’écrivain algérien Akram Belkaïd, c’est que les peuples notent et enregistrent en silence. Fausse résignation qui, un jour, pourrait se transformer en vengeance physique».
Sous le titre de “Fiches de Présentation des pays des Caraïbes”, le Département des affaires américaines du MAE marocain, fait le bilan du lobbying marocain auprès des pays des Caraïbes. Un document intéressant apporté par le site Maroc Leaks pour comprendre les axes de la diplomatie économique du Maroc pour amener certains pays à retirer leur reconnaissance de la RASD.
Antigua et Barbuda (Saint John’s (Antigua)
Position vis-à-vis de la RASD :
-Reconnaissance le 28/02/1987, Retrait le 12/02/2010
-Relations diplomatiques : établies le 3 juillet 2007 Situation Politique :
-Reconnaissance survenue alors que le parti actuel était au pouvoir
-Feuille de route signée en Février 2013
Actions Réalisées :
– Au titre de l’année 2011, une aide a été attribuée à Antigua et Barbuda sous forme de 75 tonnes de fertilisants et une enveloppe de l’ordre de 120,000 $US pour le financement de projets dans le secteur de la santé, ainsi qu’une aide de 250.000 US$ au titre de l’exercice 2010 et de 350.000 US$ au titre de l’exercice 2011.
– Antigua et Barbuda bénéficie également de bourses d’étude annuelles en faveur de 20 étudiants
Demandes :
– Renforcer la coopération actuelle par la réalisation de l’un des 2 propositions faites par M. Spencer lors de sa visite au Maroc :
– Encourager l’OCP à envisager Antigua et Barbuda comme port de transbordements des fertilisants marocains à destination de l’Amérique Latine,
– Encourager la RAM à programmer Antigua et Barbuda comme escale de son vol à destination du Brésil.
Commonwealth des Bahamas (Nassau)
Etats des lieux de la reconnaissance de la RASD :
– N’ont jamais reconnu
– Relations diplomatiques : établies le 8 janvier 1999
– Prochaine élections : Mai 2017
– N’ a pas signé de feuille de route
Remarques :
– Cette Direction ne dispose pas d’informations sur de possibles actions de coopérations éventuellement lancées dans le cadre de la feuiile de route
– A noter que le Ministre des Affaires Etrangères et de l’Immigration des Bahamas, M. Frederick A. Mitchell, du 12 au 14 décembre 2012, a pris part à la réunion avec les pays caribéens que ce Département a organisé le 12 décembre 2014.
Barbade (Bridgetown)
Position vis-à-vis de la RASD» :
-Reconnaissance le 27/02/1988, Gel le 11 février 2013
-Relations diplomatiques : établies le 17 avril 2013
-Prochaine élections : Février 2018
-Fuille de route signée en Février 2013
Belize (Belmopan)
Position vis-à-vis de la RASD :
-Reconnaissance le 19 novembre 1986
-Relations diplomatiques : établies le 3 mai 2001
Situation Politique :
– Reconnaissance survenue alors que le parti actuel était au pouvoir
– Prochaine élections : 2017
– N’ a pas Signé de feuille de route
Commonwealth de la Dominique (Roseau)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 01/09/1979 / Retrait le 20/04/1989, Reconnaissance le 21/07/1998 / Retrait le 22 / 07/2010
– Relations diplomatiques : établies le 23 juin 2010
– Prochaine élections : prévues en Décembre 2014 (date non confirmée)
– Feuille de route signée en Février 2013
Actions réalisées :
– Le Maroc a consacré une enveloppe financière de 500 000$ à sa coopération avec la Dominique portant sur les domaines ci-après :
– Financement partiel d’un programme pour le développement de la femme;
– Financement d’un petit projet de pêche ;
– Financement d’un petit projet touristique.
– Dans le cadre de l’aide financière accordée par le Maroc à la Dominique au niveau touristique, le Directeur de l’AMCI, M. Youssef Imani, a participé, le 29 septembre 2011, à la cérémonie marquant le lancement des travaux de construction d’un établissement hôtelier financé par cette même Agence à Portsmouth ;
– La Dominique a également bénéficié d’une aide sous forme d’un lot de 200 tonnes de fertilisants au titre de l’année 2010-2011.
– La Dominique bénéficie de 15 bourses annuelles au profit des étudiants.
– Le Maroc a consacré une enveloppe de 15.000$ pour l’acquisition de jouets de Noël, en novembre 2010 ;
Il a également apporté une aide financière de 300.000$, suite aux inondations que le pays a connues en octobre 2010.
Demandes : Besoins de fertilisants
Remarques :
– Les relations entre le Maroc et la Dominique ont connu une évolution positive depuis 2010, marquée par un soutien mutuel entre les deux pays à des niveaux divers.
-La Dominique est le principal allié du Maroc dans la région caribéenne et apporte un appui solide pour la promotion de Notre Cause Nationale ;
Grenade (Saint George’s)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 24/08/1979, Retrait le 11/08/2010
– Relations diplomatiques : établies le 11 août 2010
– Prochaine élections : 2018 – Feuille de route signée en Février 2013
Actions réalisées :
– La Grenade bénéficie des aides dans les secteurs suivants :
– Agriculture : un don d’un lot de 180 tonnes de fertilisants en 2011 ;
– Coopération Financière : Une somme de 1000.000Ec$, a été transférée le 21 décembre 2010 ;
– Appui financier : Une enveloppe de 200.000US$ a été remise en novembre 2010 ;
– Education : Les étudiants bénéficient de 10 bourses annuelles.
Demandes :
– Etudiants ayant des difficultés financières
– Prélèvements destinés aux payements de leur couverture médicale.
– Les relations entre le Maroc et la Grenade se sont améliorées depuis l’été 2010 ;
– Lors d’une rencontre avec des responsables marocains en juillet 2011, l’ex Ministre des Affaires Etrangères M. Karl Hood a admis avoir reçu une délégation de la pseudo «RASD» dans son bureau, précisant qu’elle se serait présentée à son département sans rendez-vous préalable. «Nous sommes conscients de nos intérêts. La Grenade demeurera aux cotés du Maroc» a-t-il précisé.
Guyana (Georgetown)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 01 septembre 1979
– Relations diplomatiques : établies le 14 décembre 2014
– Prochaine élections : 2016
– N’a pas Signé de feuille de route
Haiti (Port-au-Prince)
– Séisme : Sur Hautes Instructions Royales, aide d’une valeur d’un million de dollars, composée de produits médicaux et pharmaceutiques.
– Choléra : le Maroc a envoyé, Sur Hautes Instructions Royales, un avion cargo transportant une cargaison de médicaments au profit des malades haïtiens affectés par cette maladie.
– Notre pays octroie, depuis l’année scolaire 2010-2011,
– 15 bourses au profit d’étudiants haïtiens,
– Des inspecteurs des Douanes haïtiens ont suivis des formations au Maroc, depuis 2005.
– Relations diplomatiques : établies le 29 janvier 2008
– Prochaine élections : Décembre 2016
Sainte Lucie (Castries)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Réitéré la non reconnaissance le 9/08/2010
– Relations diplomatiques : établies le 9 mars 1988
– Prochaine élections : Novembre 2016
– Signature de la feuille de route : Février 2013
Actions Réalisées :
– Aide pour contribuer à la restructuration du secteur agricole après l’ouragan qui l’a dévastée en 2010 ;
– Aide financière d’un montant de 300.000 US$ pour le financement d’un projet social et éducatif dans les communes rurales de ce pays. Une enveloppe d’un montant de 100.000US$ a été transférée en 2011, comme appui pour les élections ;
– Lot de 200 tonnes de fertilisants en 2011 ;
– Le Maroc octroie 15 bourses annuelles aux étudiants de Sainte Lucie, Mais elles n’ont pas encore été utilisées jusqu’à présent. M. le Ministre a proposé de les convertir en bourses de stage.
Demandes : Octroi de 20 bourses d’études
– Lancement de la 2ème tranche des dons d’engrais
– Cartes de fertilité
– Echanges Culturels
– Formations dans le domaine touristique
– Faire bénéficier Sainte Lucie de l’expérience du Maroc en matière d’énergie renouvelable
– Concrétiser la coopération en matière d’énergie, programmer des visites d’experts
Saint Christophe et Nièvés
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 25/02/1987, Retrait le 12/ 08/ 2010
– Reconnaissance le 25/02/1987, Retrait le 12/ 08/ 2010
– Relations diplomatiques : établies le 2 octobre 2007
– Prochaine élections : Janvier 2015
– Signature de la feuille de route : Février 2013
Demandes :
– Mise en œuvre de la feuille de route
– Formation Professionnelle ==> En attente des dates et du programme)
– Bourses d’études
– Besoins en fertilisants
Saint Vincent et les Grenadines (Kingstown)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Réitéré la non reconnaissance le 15/02/2002
– Relations diplomatiques : établies le 10 août 1988
– Prochaine élections : Décembre 2015
– Signature de la feuille de route : Février 2013
Actions Réalisées :
– Développement agricole : une mission plurisectorielle réunissant l’AMCI, l’INRA et la Fondation OCP, s’était rendue aux Caraïbes et avait invité le Directeur de l’Agriculture de Saint Vincent et les Grenadines à participer aux réunions tenues à Roseau en Dominique avec cinq autres pays de la Région pour achever les études requises pour la finalisation des cartes de fertilités.
– Envoi de 7 conteneurs de 20 pieds transportant 160 tonnes métriques d’engrais chimiques au titre de la saison 2013.
Demandes :
– Besoins en fertilisants (livraison de la 2eme tranche d’engrais)
– 60 bourses pour la période 2013/2015 – Des engagements quand à la promotion de certains projets de développements (aéroport international, infrastructure touristique/ construction d’un hôtel)
– Le transfert d’un (01) million de dollars au budget de Saint Vincent et les Grenadines eu titre de l’exercice 2014
– Aide financière (aucun décaissement n’a été effectue à ce jour malgré les nombreuses relances)
– L’échange d’experts et la coopération technique dans divers domaines.
Remarques :
– Pour la mise en œuvre de la saison 2014, selon l’AMCI, cette dernière aurait transmis à notre Ambassade à Castries, un dossier technique à faire parvenir au Ministère de l’Agriculture de Saint Vincent et les Grenadines pour préciser les besoins détaillés en engrais accompagnés des formules chimiques.
– Formation professionnelle : un projet d’accord a été proposé par l’OFPPT, et transmis par l’AMCI aux autorités concernées de Saint Vincent et les Grenadines par le biais de notre Ambassade à Saint Domingue. Ce projet est resté à ce jour en instance de réalisation malgré les nombreuses relances.
Suriname (Paramaribo)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 21 août 1982
– Relations diplomatiques : établies le 28 juillet 2004
– Prochaine élections : 2015
– N’ a pas Signé de feuille de route
Trinité & Tobago (Port d’Espagne)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 01 novembre 1986
– Relations diplomatiques : établies le 11 septembre 1988
– Prochaine élections : 2015
– N’ a pas Signé de feuille de route
Tags : Maroc, RASD, Sahara Occidental, Pays des Caraïbes, caribéens,
Le royaume, qui voit débarquer depuis le tsunami en Asie d’anciens habitués de la Thaïlande, veut éviter des scandales publics. Un Français a été condamné dans une affaire de pédophilie
A une journaliste marocaine qui voulait enquêter sur le sujet, la police a conseillé de changer de sujet. La réputation de Marrakech était en jeu. La réputation de la ville risquait d’être éclaboussée par une affaire de pédophilie embarrassante. Le silence l’a donc emporté. Hormis quelques lignes dans de rares journaux, la presse s’est tue.
Pourtant, un homme est mort, probablement assassiné au mois de mai, deux autres sont sous les verrous, et des dizaines d’adolescents victimes de sévices sexuels ont été placés dans des établissements spécialisés.
Tout a commencé par une dénonciation à la police. Un jeune homme d’une vingtaine d’années, Imad Aït Bich, est venu raconter à la mi-mars comment un Français, Hervé L. G., agent immobilier installé à Marrakech depuis plusieurs années, attirait à son domicile des enfants d’une quinzaine d’années à qui il faisait jouer des scènes érotiques devant une caméra. C’est un certain Moustapha qui jouait les rabatteurs. Pour attirer les adolescents, tous issus du même quartier populaire, il leur offrait de menus cadeaux, un peu d’argent ou quelques friandises. Une fois gagnée leur confiance, il les amenait au domicile d’Hervé.
En avril, pendant près de deux semaines, des policiers ont surveillé le domicile du Français. Ils ont recueilli les premiers témoignages, puis sont intervenus, en flagrant délit : un garçon est chez Hervé et la caméra tourne.
La police saisit à son domicile des dizaines de milliers de photos et de courts films enregistrés sur un ordinateur. On y voit la cinquantaine d’enfants recrutés à Marrakech, mais pas seulement. A la grande surprise des enquêteurs, les séquences mettent aussi en scène des adolescents d’origine asiatique et africaine. D’où viennent les images ? L’enquête n’a pas encore permis de l’établir.
La justice a été aussi rapide que clémente à l’encontre du Français, condamné à quatre ans de prison tandis que son complice écopait de deux ans. “Ce n’est pas cher payé” , convient un enquêteur. Il est vrai qu’Hervé qui a fait appel de la décision a reconnu les faits tout en affirmant qu’il agissait seul, qu’il n’appartenait à aucun réseau organisé et que ses photos ne circulaient pas sur Internet.
Est-ce vrai ? Un témoignage le contredit. Celui d’Imad, un jeune homme de 23 ans qui a alerté la police et fourni les coordonnées des victimes. Pour reprendre l’expression d’un policier, Imad, fines lunettes et regard intelligent, était “un homme de la nuit” . Il avait fait de la prison pour escroquerie. Il connaissait bien le Français et son associé. En même temps qu’il se tournait vers la police, Imad avait contacté Le Monde et fourni par écrit des renseignements détaillés. A l’en croire, Hervé était le chef d’un réseau de pédophilie auquel appartenaient des personnalités locales et des Européens installés à Marrakech. Il avait établi une liste de neuf noms.
Que vaut son témoignage ? On ne le saura jamais. Le dimanche 22 mai, au terme d’une course poursuite dans la médina, Imad, talonné par quatre hommes qui le surveillaient, a été retrouvé pendu dans un hangar désaffecté. Pendu ou étranglé ? Un mois après le drame, la police n’a toujours pas transmis les conclusions de l’autopsie à son père, un enseignant. “Il y a eu une chasse à l’homme et mon fils a été poussé au suicide” , clame Aziz. “Imad a sans doute payé parce qu’il nous avait mis sur l’affaire de pédophilie” , ajoute un policier de Marrakech sous le couvert de l’anonymat.
DES DIZAINES D’ENFANTS
D’Imad, son père a conservé le journal qu’il tenait en prison un an auparavant. A la date du 20 septembre 2004, Imad écrivait : “J’ai rien fait de beau (…) et je me retrouve avec un tas de problèmes sur le dos mais, inch Allah, je vais tâcher de mettre au point un programme strict pour sauver ma vie.”
Pour exceptionnelle que soit l’affaire, le détournement de dizaines de mineurs par un étranger n’étonne pas vraiment les habitants de Marrakech. Le tourisme sexuel se développe rapidement dans la ville ocre.
Le tsunami de 2004 en Asie n’a fait qu’accélérer le phénomène : Marrakech a vu débarquer des habitués de la Thaïlande. “La police surveille les riads dans la vieille ville, mais elle ignore ce qui se passe dans les villas de la palmeraie louées une fortune” , lance une Française, Michèle, qui travaille dans une agence immobilière, très exigeante sur la qualité des locataires, insiste-t-elle. Les responsables municipaux sont conscients du phénomène. Le maire de la ville, Omar Jazouli, affirmait ainsi début mai : “Nous ne voulons pas que la ville devienne un rendez-vous de la débauche (…), qu’elle soit étiquetée comme une plaque tournante de la dépravation.”
Le tourisme sexuel n’est pas l’apanage de Marrakech. Une autre affaire, de bien moindre ampleur puisqu’elle implique des femmes adultes, a éclaté ces dernières semaines à Agadir. Tout est parti de cédéroms de photos pornographiques vendus dans des boutiques de la cité balnéaire. Les dizaines de filles qui posaient étaient des habitantes d’Agadir. Elles ont déclaré à la police avoir été abusées par un Belge familier de la ville, qui leur promettait mariage et vie meilleure en Europe.
Diffusées sur un site Internet, les photos, prises entre 2001 et 2004, ont été récupérées par des tiers avant d’être vendues sous le manteau. Le code pénal marocain réprimant la pornographie, même à caractère privé, douze femmes ont d’ores et déjà été condamnées à des peines de prison (jusqu’à un an). D’autres sont en fuite. D’autres encore attendent d’être fixées sur leur sort.
Par Jean-Pierre Tuquoi (avec Jean-Pierre Stroobants à Bruxelles)
Aujourd’hui, le Maroc comme d’autres pays vit une situation inédite, rythmée par le COVID-19. La situation que vivent le Maroc et le monde entier est d’une gravité sans précèdent. D’autant plus que la Maroc connait la défaillance de son système de santé depuis des années.
Si la décision radicale de fermer les frontières terrestres et aériennes avec une trentaine de pays permet d’atténuer la propagation du virus, il serait nécessaire d’instaurer une mobilisation totale de nous tous, société civile, institutions, secteur public, secteur privé, associations et individus pour préserver la santé et la vie de nos concitoyens.
L’ASDHOM salue la mobilisation de la société civile, des journalistes et des acteurs associatifs qui sensibilisent la population au respect des mesures préventives adéquates pour limiter la propagation du virus afin de sauver des vies.
Au vu de la situation que traverse notre pays, l’ASDHOM alerte l’opinion nationale et internationale sur le risque sanitaire élevé au sein des prisons et son impact sur la situation des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc.
La répétition des grèves de la faim, souvent longues et dont la derrière vient à peine de se terminer, entamées par les prisonniers politiques, a fait que leur état de santé se trouve fragilisé et ils courent donc un haut risque si le virus venait à se propager à l’intérieur des prisons. L’engorgement et la promiscuité étant des facteurs aggravants.
L’ASDHOM, qui a toujours demandé la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion dont font partie les prisonniers du Hirak du Rif, considère que le moment difficile que traverse aujourd’hui l’humanité toute entière et le Maroc en particulier, peut être celui d’une détente démocratique qui met fin aux violations des droits humains et ouvre la voie à un État démocratique et respectueux des libertés.
La situation actuelle confirme que les revendications du Hirak du Rif pour un hôpital, des écoles et des infrastructures étaient tout-à-fait légitimes.
Face à ce défi sanitaire, le Maroc a besoin de la contribution de toutes les régions pour y faire face. Et la région du Rif constitue notamment une composante importante dans cet effort.
Les prisonniers du Hirak du Rif, qui ont montré une grande capacité d’encadrement peuvent jouer un rôle important dans l’effort national pour faire face à la vague épidémique qui risque de frapper le Maroc durant les semaines à venir.
Pour toutes ces raisons, l’ASDHOM demande la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion pour que le Maroc tout entier se mette debout afin de vaincre la pandémie et contribuer ensemble à la construction d’un nouveau pays des solidarités, des libertés et de démocratie.
L’ASDHOM se joint aux recommandations de toutes les organisations de défense des droits humains au Maroc et notamment celles de l’Observatoire marocain des prisons pour que les autorités marocaines fassent preuve d’intelligence et de sérieux dans le traitement de ce dossier sans oublier un geste d’humanité envers nos frères et sœurs subsaharien-ne-s sur le sol marocain.
Une nouvelle campagne de désinformation haineuse a déclenchée au Maroc où des médias instrumentalisés annoncent cette fois l’entrée de l’Algérie dans «une crise économique et financière sans précédant» qui met le pays au bord de la «crise cardiaque».
Dans une diatribe où s’alignent des chiffres et des «décryptages» d’une rare médiocrité, ces médias tentent «d’analyser» l’impact de la chute du prix du pétrole et ces répercussions sur l’équilibre budgétaire et commercial de l’Algérie «littéralement au bord du gouffre».
Une terminologie haineuse révélatrice des sentiments insensés que nourrit le Maroc à l’encontre de notre pays ponctue un «décryptage» d’apprenti sorcier qui prédit un risque «d’effondrement dans une situation où le pays doit aussi faire face au défi sanitaire que pose l’épidémie du Coronavirus».
Cette situation sanitaire mondiale et la chute du pris du baril de pétrole affecte pourtant tout autant ce voisin versé dans la désinformation et l’art de la diversion. Acculé par les tensions sociales et une population rifaine de plus en plus impatiente, le royaume verse régulièrement dans la mise en place de scénarios qui n’ont d’autres buts que de détourner son opinion des problèmes internes auxquels ils sont confrontés.
Ce nouveau scénario intervient quelques semaines après le rappel de l’ambassadeur d’Algérie en Côte d’Ivoire pour consultations suite à l’ouverture, par ce pays, d’un consulat à El-Ayoun, ville du Sahara Occidental sous occupation marocaine.
L’Algérie avait alors considéré cet acte comme un «mépris des principes et des objectifs consacrés par l’acte constitutif de l’Union africaine, notamment l’impératif d’unité et de solidarité entre les peuples d’Afrique et la défense de l’intégrité territoriale et l’indépendance des pays membres de l’Union».
Le Maroc semble enfin s’impatienter de l’indifférence dont fait preuve l’Algérie face à ses appels du pied pour la réouverture des frontières. Ses espoirs se sont envolés suite à la déclaration de Abdelmadjid Tebboune qui avant même d’être élu expliquait : «les frontières n’ont pas été fermées en raison du conflit du Sahara Occidental, il faut arrêter de déformer la réalité, cette réouverture est tout à fait possible, un jour ou l’autre, à condition que les autorités marocaines, et non pas le peuple, présentent des excuses au peuple algérien».
Le Maroc considère les Néerlandais et les Belges bloqués comme ses propres sujets
Selon le site Arif News, un nombre inconnu de Belges et de Néerlandais ayant la double nationalité sont coincés au Maroc depuis plusieurs jours dans l’attente de pouvoir rejoindre leurs pays de résidence.
Si jusqu’à présent, ces personnes n’ont pas été informées de la véritable raison pour laquelle elles ne sont pas rapatriées, l’explication l’a donnée le ministre belge des Affaires étrangères, Philippe Goffin dans une déclaration faite à la télévision belge (voir vidéo). Selon lui, si le Maroc refuse de les rapatrier c’est parce que le Maroc considère les Belges bloqués ayant la double nationalité comme ses propres ressortissants. “Il y a des personnes qui ont la double nationalité, ils sont à la fois marocains et belges, et le Maroc considère, quand on a la double nationalité et qu’on est sur le sol marocain, on est marocain. Donc, ils ont une gestion qui leur appartient de leurs nationaux”, a-t-il précisé.
D’après la même source, les mêmes raisons ont été invoquées par un message publié par l’ambassade des Pays-Bas au Maroc et où elle indique le Maroc ne permet plus à ses ressortissants de partir et cela s’applique également aux Européens à double nationalité. Le message a été supprimé ultérieurement et l’ambassade dément son existence.
Arif News rappellent que « les personnes âgées, les plus exposées au Maroc où les soins de santé sont désastreux, risquent de devenir victimes d’un jeu politique entre le régime marocain et certains pays européens ». S’agiterait-il d’une vengeance du Makhzen ?
Tags : Maroc, Belgique, Pays Bas, binationaux, double nationalité, coronavirus,
Note à l’attention de Monsieur le Ministre Délégué
Objet : Compte-rendu de la visite de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay.
J’ai l’honneur de vous faire part, ci-après, des résultats de la visite de travail réalisée au Paraguay par M. Youssef Amrani, Ministre Délégué aux Affaires et à la Coopération, le 11 juin 2013, et des principaux points abordés à cette occasion avec le Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes, de même qu’avec Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale :
Cette visite, qui s’est déroulée dans un contexte post-électoral et de préparation de la transition gouvernementale, suite à la victoire de M. Horacio Cartes, candidat du parti de droite « Colorado », aux élections présidentielles du 21 avril dernier, visait à initier des contacts avec les autorités entrantes et les membres de l’équipe de transition en question, avant la date de la cérémonie d’investiture du Président élu, fixée au 15 août 2013, ce, afin de les sensibiliser sur l’inopportunité de la décision qui avait été prise par le Paraguay de rétablir ses relations diplomatiques avec la pseudo « RASD », en août 2011, et de les amener à envisager un changement dans la position de ce pays concernant notre Cause Nationale.
Aussi, une rencontre est intervenue avec le Président paraguayen élu, le 11 juin 2013, à 10H00, au siège de sa résidence privée, laquelle s’est déroulée dans une ambiance très cordiale. Cette rencontre a été précédée par des entretiens avec Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale et proche collaboratrice de M. Horacio Cartes.
1/ Rencontre avec le Président paraguayen élu :
Monsieur le Ministre Délégué a tout d’abord transmis à M. Horacio Cartes, les Félicitations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, suite à son élection en tant que nouveau Président de la République du Paraguay.
Il a, par la suite, exposé au Président élu l’état actuel des relations entre le Maroc et le Paraguay et les obstacles qui se sont dressés depuis la reconnaissance de la pseudo « RASD » par ce pays avec la paralysie de la dynamique bilatérale positive initialement engagée et souhaitée par le Maroc.
Le Président élu a ainsi été largement sensibilisé sur l’importance que revêt une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara afin de pouvoir reprendre une telle dynamique. Ayant prêté une attention particulière aux explications de Monsieur le Ministre Délégué, le Président élu a laissé percevoir sa prédisposition pour aller de l’avant, en précisant que « chaque problème a une solution », allusion faite à la question du Sahara et à l’éventualité d’un changement de la position du Paraguay en l’objet.
Il a ainsi ajouté qu’il envisage de se pencher sur ce dossier en concertation avec Mme Leila Rachid et qu’une solution sera trouvée à ce sujet, livrant de cette manière des assurances quant à un prochain changement de position du Paraguay sur la question du Sahara. Il a, par ailleurs, souhaité l’ouverture d’une Ambassade du Royaume du Maroc au Paraguay.
Cette rencontre a permis de relever que le Président élu est un homme à l’écoute, un Président manager ayant pour souci majeur le développement des relations de son pays avec tous ses partenaires, notamment sur le plan économique et commercial.
D’ailleurs, Monsieur le Ministre Délégué a souligné qu’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara sera accompagnée par une relance de la dynamique initialement engagée avec le Paraguay sur les plans économiques et commerciaux avec, entre autres, la reprise de l’importation de viandes par le Maroc au profit de l’Administration de la Défense Nationale, l’établissement d’une coopération fructueuse en matière de phosphates de même que l’octroi de bourses d’études par le Maroc.
2/ Entretiens avec Mme Leila Rachid :
En réitérant toute l’estime, l’admiration et la profonde amitié qu’elle voue au Maroc, Mme Leila Rachid a tenu à exprimer tout son soutien en faveur de notre pays, en soulignant qu’elle ne ménagera aucun effort afin que les relations entre le Maroc et le Paraguay puissent reprendre la dynamique positive qu’elles avaient enregistrées dans le passé, avant la reconnaissance par le Paraguay de la pseudo « RASD » en août 2011. Elle s’est ainsi engagée à intervenir personnellement auprès du Président paraguayen élu afin qu’il donne ses instructions pour que la position du Paraguay sur la question du Sahara soit revue, de manière à ce qu’elle puisse être conforme à la légalité internationale.
Elle a précisé à cet égard que dès l’investiture du Président élu, elle ne sera pas nommé au poste de Ministre des Relations Extérieures, pour lequel elle était initialement pressentie, mais qu’elle assumera la fonction de Conseillère politique et diplomatique du Président, devenant ainsi sa collaboratrice directe, et que c’est en cette qualité qu’elle mènera les démarches en faveur d’une reprise de la dynamique en question.
Aussi, et ayant insisté auprès d’elle sur le souhait du Maroc que les séparatistes ne puissent pas être invités à la cérémonie d’investiture du Président élu, Mme Leila Rachid a indiqué qu’elle allait tenter dès à présent, auprès de l’actuel Ministre des Relations Extérieures, de susciter un changement dans la position du Paraguay sur la question du Sahara, pour éviter une telle participation et d’obtenir, dans la mesure du possible, un retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay avant la cérémonie d’investiture.
Manifestant ainsi un signal positif à l’endroit de notre pays et marquant une véritable prédisposition pour une reprise de la dynamique initialement engagée entre le Maroc et le Paraguay, Mme Leila Rachid a indiqué que, dans une première étape, elle tenterait de susciter ce retrait le plus rapidement, si possible avant la cérémonie d’investiture, en intervenant directement auprès de l’actuel Ministre paraguayen des Relations Extérieures.
Elle a précisé que, dans une seconde étape, si ce retrait ne se concrétisait pas avant la cérémonie en question, il devrait en revanche, intervenir dès l’installation des nouvelles autorités paraguayennes, à compter du 15 août prochain.
Aussi, Mme Leila Rachid a demandé à ce qu’un projet de communiqué relatif à un tel retrait puisse lui être transmis par la partie marocaine.
3/ Rencontre avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni :
Par ailleurs, Monsieur le Ministre Délégué a eu un déjeuner de travail avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni, du parti de droite « Colorado », qui devrait assumer très probablement la prochaine Présidence du Sénat.
Lors des entretiens tenus à cette occasion, M. Castiglioni a fait part de son intention d’intégrer la Commission des Relations Extérieures dudit Sénat, pour le compte de son parti, en s’engageant à soutenir notre pays sur la question du Sahara.
4/ Principales actions définies :
En définitive, l’on retiendra des entretiens de Monsieur le Ministre Délégué la prédisposition des nouvelles autorités paraguayennes pour :
– éviter qu’une invitation soit adressée aux séparatistes pour prendre part à la prochaine cérémonie d’investiture du Président élu, prévue le 15 août 2013 ;
– susciter un retrait rapide de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay, de préférence avec l’actuel Ministre paraguayen des Relations Extérieures ;
– transmettre à la partie paraguayenne un projet de communiqué de retrait de cette reconnaissance ;
– l’ouverture d’une Ambassade du Royaume du Maroc au Paraguay et la relance du partenariat tant politique, qu’économique, commercial et culturel, entre autres.
5/ Remarques conclusives :
Il va sans dire que la visite de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay aura permis de relever que :
– les nouvelles autorités paraguayennes ont été très réceptives de la démarche marocaine, le Président élu, ainsi que Mme Leila Rachid, ayant particulièrement valorisé le déplacement exclusif de Monsieur le Ministre Délégué à Assomption pour relancer les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay ;
– le Président élu, qui est un homme pragmatique et concret, souhaite relancer rapidement la coopération entre nos deux pays, en restant conscient que toute évolution dans ce sens reste tributaire d’un changement de position du Paraguay sur la question du Sahara ;
– la forte proximité entre le Président élu et Mme Leila Rachid, qui est aujourd’hui, sa plus proche collaboratrice et sa dame de confiance, ne manquera pas de susciter une influence positive concernant ce dossier ;
– un projet de communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay sera transmis incessamment à Mme Leila Rachid afin de concrétiser un tel retrait.
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Rabat, le 16 juillet 2013
CONFIDENTIEL/DIFFUSION RESTREINTE
Note à l’attention de Monsieur le Ministre
Objet : Développement des relations entre le Maroc et le Paraguay
– invitation à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu -.
Réf : Ma Note N° 1011 du 18 juin 2013 et N° 1060 du 27/06/2013.
Faisant suite à mes envois, cités en référence, relatifs aux démarches entreprises par notre pays en direction du Paraguay pour l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations bilatérales et une révision de la position de ce pays sur la question du Sahara, j’ai l’honneur de vous faire part, ci-après, des derniers développements en l’objet et de certaines appréciations en prévision de la prochaine cérémonie d’investiture du nouveau Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes Jara, prévue le 15 août 2013 :
1/ Suite à la visite de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay, cette Direction a poursuivi les contacts avec les autorités paraguayennes entrantes, notamment Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale et collaboratrice directe du Président paraguayen élu, en coordination avec notre Consul Honoraire à Assomption, M. Jorge Salomon Jure Vallejos, afin de les sensibiliser sur la nécessité d’éviter l’envoi de quelconque invitation à la pseudo « RASD » pour prendre part à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu, et d’envisager la possibilité d’un retrait, avant cette échéance, de la reconnaissance de cette entité fantoche par le Paraguay ;
2/ Dans ce contexte, un projet de communiqué annonçant le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay, a été préparé par cette Direction et transmis à notre Consul Honoraire pour le remettre à Mme Leila Rachid lors d’une séance de travail qu’il a tenu avec elle le 04 juillet 2013 ;
3/ Lors de cette rencontre, Mme Leila Rachid a indiqué que le communiqué devant annoncer le retrait par le Paraguay de sa reconnaissance de la pseudo « RASD » serait préparé avec le Ministre paraguayen des Relations Extérieures désigné, M. Eladio Loizaga, devant assumer ce portefeuille au sein du prochain Gouvernement. Il est à signaler que M. Eladio Loizaga, a occupé les postes d’Ambassadeur Représentant Permanent du Paraguay auprès des Nations Unies, successivement à Genève, de 1995 à 1998 et à New York, de 2001 à 2009.
4/ La « Commission paraguayenne de Transmission du Pouvoir Présidentiel » a adressé une invitation pour prendre part à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes Jara, qui se déroulera les 14 et 15 août 2013 à Assomption. L’invitation, qui se présente sous forme de note verbale circulaire, a été rédigée de telle manière à ce qu’elle ne soit pas nominative mais de formulation générale pour « respecter la liberté de décision des invités » à ladite cérémonie.
L’invitation adressée à notre pays ainsi que le projet de programme de ladite cérémonie, ont été communiqués à la Direction du Protocole par l’Ambassade de la République du Paraguay à Rabat.
5/ Mme Leila Rachid, qui est Coordonnatrice Générale de la Transmission du pouvoir présidentiel, a sollicité que notre pays puisse confirmer, dans les meilleurs délais possibles, sa participation à la cérémonie d’investiture du Président élu, en précisant que « cela constituera un signal positif pour tous, au moment où il s’agit de continuer à remplir le terrain ayant déjà été gagné dernièrement (par le Maroc) suite à la visite, le 11 juin 2013, de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay » ;
6/ Aussi, il a été demandé à notre Consul Honoraire d’obtenir l’assurance, auprès de la « Commission de Transmission du Pouvoir Présidentiel », que les séparatistes ne seraient pas invités à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu et de recueillir tout élément d’information à ce sujet avant de pouvoir confirmer une participation du Maroc à ladite cérémonie ;
7/ Lors d’une nouvelle rencontre avec notre Consul Honoraire, le 11 juillet 2013, Mme Leila Rachid, a indiqué que « des instructions ont été données pour couper toute relation ou communication » avec la pseudo « RASD » ;
8/ Par ailleurs, Mme Leila Rachid a transmis à notre Consul Honoraire les coordonnées du Ministre paraguayen des Relations Extérieures désigné, M. Eladio Loizaga pour qu’ils puissent se réunir incessamment et préparer le communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay.
Cette Direction, qui reste en contact avec notre Consul Honoraire afin de s’enquérir des prochains développements qui interviendront en l’objet, ne manquera pas de vous tenir informé de tout élément ultérieur à ce sujet.
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Rabat, le 19 août 2013
Note à l’attention de Monsieur le Ministre
Objet : Compte-rendu de la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du nouveau Président paraguayen, tenues à Assomption les 14 et 15 août 2013.
Dr. Saâd Dine El Otmani, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, aux cérémonies d’investiture du Président élu de la République du Paraguay, M. Horacio Manuel Cartes Jara, qui se sont tenues dans la capitale paraguayenne, Assomption, les 14 et 15 août 2013.
M. le Ministre était accompagné par une délégation comprenant M. Larbi Moukhariq, Ambassadeur de Sa Majesté le Roi au Brésil, Mme Farida Loudaya, Directeur des Affaires Américaines au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Badre Rochdi, Chef de la Division de l’Amérique latine à la Direction des Affaires Américaines dudit Ministère, M. Noureddine Ahmed, Chargé d’Etudes au Cabinet de Monsieur le Ministre et M. Jorge Salomon Jure Vallejos, Consul Honoraire du Royaume du Maroc à Assomption.
Outre le Maroc, près d’une centaine de pays ont pris part à ces cérémonies, avec la présence des Chefs d’Etats notamment de l’Argentine, du Brésil, du Chili, du Pérou et de l’Uruguay ainsi que celle du Prince Héritier d’Espagne, Philippe de Bourbon. Etaient également présents le Vice-président de l’Equateur, les Ministres des Relations Extérieures de la Bolivie, de la Colombie et du Panama, le Secrétaire d’Etat américain à l’Energie, le Secrétaire d’Etat portugais aux Affaires Etrangères et à la Coopération, le Commissaire européen au Développement, des autorités parlementaires de l’Allemagne, du Canada, de la Corée et du Japon, et divers autres responsables et Ambassadeurs étrangers.
Parmi les pays arabes, ces cérémonies ont compté avec la participation, outre du Maroc, du Liban, représenté au niveau de son Ministre de la Santé, M. Ali Hassan Khalil, ainsi que de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite, du Bahreïn, de l’Egypte, de la Jordanie, du Qatar et de la Palestine représentés, quant à eux, au niveau d’Ambassadeurs, alors que du côté africain, étaient uniquement présents l’Afrique du Sud, l’Angola et le Nigéria, représentés également au niveau d’Ambassadeurs. Il est à signaler que l’Algérie ne figurait pas initialement sur la liste des participants ayant confirmé leur présence, Alger ayant, selon toute vraisemblance, dépêché, à la dernière minute, son Ambassadeur à Buenos Aires qu’après avoir pris connaissance de la participation du Maroc auxdites cérémonies.
La présence du Maroc à ces cérémonies a été l’occasion de poursuivre le dialogue constructif initié avec les nouvelles autorités paraguayennes suite à la victoire de M. Horacio Manuel Cartes Jara aux élections présidentielles du 21 avril 2013, dans la perspective d’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et d’une reprise de la dynamique positive initialement engagée avec ce pays.
Rencontre avec les autorités paraguayennes sortantes.
M. le Ministre, a pris part, le 14 août, à la réception offerte par le Président sortant de la République du Paraguay, M. Luis Federico Franco Gomez. A cette occasion, Monsieur le Ministre a salué le Président sortant, tout en lui rappelant l’intérêt porté par le Maroc au développement de relations constructives avec l’ensemble du continent latino-américain.
L’ancien Président du Paraguay a, pour sa part, exprimé ses remerciements au Maroc pour sa participation aux cérémonies d’investiture.
Rencontre de M. le Ministre avec le nouveau Président du Paraguay.
Lors de la présentation des salutations protocolaires au nouveau Chef de l’Etat paraguayen par les délégations étrangères, le 15 août 2013, M. le Ministre a transmis à M. Horacio Cartes, les Félicitations et les Vœux de succès de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, à la suite de son élection à la Magistrature Suprême.
M. le Ministre a, par ailleurs, fait part au nouveau Président paraguayen du ferme engagement du Maroc à insuffler une véritable dynamique aux relations bilatérales, tant sur le plan politique qu’économique, culturel et autres.
Le nouveau Président du Paraguay a demandé à M. le Ministre de transmettre ses remerciements à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, pour les Félicitations du Souverain et la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture. Il a exprimé l’intérêt de son pays pour renforcer davantage les relations bilatérales avec le Maroc.
Rencontre avec le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures.
M. le Ministre a été reçu, le 16 août 2013, par le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Eladio Loizaga, avec qui il a abordé les perspectives pouvant se dessiner dans le développement des relations bilatérales, tout en le sensibilisant sur la nécessité d’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara.
M. Loizaga a tout d’abord tenu à exprimer les remerciements de son pays pour la présence du Maroc au niveau du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, en précisant qu’elle témoigne ainsi de tout l’intérêt du Royaume de relancer les relations et la coopération bilatérales.
M. Loizaga a également souligné qu’il a toujours entretenu, et pendant plus de huit années, de très bonnes relations avec ses collègues marocains, lorsqu’il était Représentant Permanent de son pays auprès des Nations Unies à New York, et qu’il préserve une forte amitié avec M. Mohammed Bennouna, actuellement juge auprès de la Cour Internationale de Justice de La Haye et l’ancien Ministre, M. Mohamed Benaissa.
Abordant la question du Sahara, le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures a affirmé être parfaitement conscient de la préoccupation du Maroc et qu’il avait pris note de ce qui s’est produit depuis le rétablissement des relations entre le Paraguay et la pseudo « RASD » en août 2011. Il a ainsi précisé que son pays « allait corriger » cette situation dans les meilleurs délais.
Il a ajouté que l’investiture de M. Horacio Cartes Jara symbolise une nouvelle étape politique et économique au Paraguay et qu’il convient désormais de considérer l’avenir avec beaucoup d’optimisme.
Il a par ailleurs souhaité que la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay puisse se tenir prochainement, en précisant qu’elle permettrait de relancer la coopération bilatérale dans divers secteurs d’intérêt commun et de parvenir à la signature non seulement des accords actuellement en instance mais également de tous autres instruments.
Il a par la suite tenu à réitérer les remerciements et les salutations du Président Horacio Cartes à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, en rappelant que la présence du Maroc aux cérémonies d’investiture a été particulièrement appréciée par le nouveau mandataire paraguayen.
Les deux Ministres ont convenu de tenir une prochaine rencontre en marge des travaux de l’Assemblée Générale des Nations Unies prévus à New York en septembre prochain.
Rencontre avec Mme l’Ambassadeur Leila Rachid Lichi, Conseillère du nouveau Président paraguayen.
M. le Ministre a été reçu, le 16 août 2013, par Mme l’Ambassadeur Leila Rachid, Conseillère du Président de la République pour les questions politiques et diplomatiques, occasion qui lui a permis de lui exprimer ses remerciements pour le soutien qu’elle a toujours manifesté en faveur du Maroc et de notre Cause Nationale.
Dr. Saâd Dine El Otmani a, dans ce cadre, sensibilisé Mme Leila Rachid sur la nécessité d’une révision rapide de la position du Paraguay sur la question du Sahara, en rappelant qu’un tel changement permettrait de relancer les relations bilatérales et d’insuffler une nouvelle dynamique au partenariat tant politique, qu’économique, commercial, culturel, scientifique, technique et dans tous les autres domaines d’intérêt commun.
Mme Leila Rachid a tenu à remercier M. le Ministre pour sa visite au Paraguay et sa participation, en représentation du Souverain, aux cérémonies d’investiture. Elle a exprimé son vif souhait que les relations bilatérales entre les deux pays puissent se développer à nouveau, en assurant qu’elle fera tout son possible pour que le communiqué annonçant la décision du Paraguay de retirer sa reconnaissance de la pseudo « RASD » puisse être adopté le plus rapidement par le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Eladio Loizaga.
En confiant que M. Loizaga connaît bien le dossier, elle a promis que le nécessaire sera fait afin de rectifier la position du Paraguay sur la question du Sahara. Elle a estimé que le processus de négociations suit actuellement son cours au niveau de l’Organisation des Nations Unies et du Conseil de Sécurité et qu’il est tout à fait logique que le Paraguay adopte une position conforme aux résolutions onusiennes.
Elle a indiqué ainsi avoir remis au nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures le projet de communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay, pour son adoption le plus tôt possible, sachant que ce projet avait été préparé par notre pays avant de le lui soumettre.
Elle a indiqué que l’adoption de ce communiqué permettra de relancer les actions de coopération qui étaient initialement engagées entre nos deux pays, en souhaitant vivement une reprise de l’importation, par le Maroc, des viandes bovines en provenance du Paraguay, ainsi que la tenue de la seconde session de la Commission Mixte entre nos deux pays, laquelle livrera à la relation bilatérale toute sa substance.
Mme Leila Rachid a enfin estimé que « le Maroc, de par ses similitudes et son positionnement géographique, est si lié au Paraguay qu’il est le seul pays de la région à pouvoir constituer un pont vers le monde arabe et le continent africain, ce qui, sur le plan économique, permettrait d’offrir d’importantes opportunités pour le renforcement des échanges commerciaux.
M. le Ministre a, en outre, adressé une invitation verbale à Mme Leila Rachid pour effectuer une visite au Maroc ; invitation qu’elle a accueillie favorablement, en précisant qu’elle pourrait saisir l’occasion d’une prochaine visite prévue aux Emirats Arabes Unis, en décembre 2013, pour se rendre au Maroc.
Rencontre avec la nouvelle Ministre paraguayenne de la Femme.
Lors d’une rencontre avec la nouvelle Ministre paraguayenne de la Femme, Mme Ana Maria Baiardi, qui est une grande amie de notre pays, Monsieur le Ministre a mis en exergue les avancées réalisées au Maroc en matière de consolidation du processus démocratique et les nombreuses réformes engagées, dans ce cadre, afin de promouvoir davantage les droits de la Femme et la parité entre les genres au sein de la société marocaine.
Mme Ana Maria Baiardi, qui a tenu à rappeler toute l’admiration qu’elle porte au Maroc, a exprimé le vif souhait que son premier déplacement à l’Etranger puisse se réaliser au Maroc.
Monsieur le Ministre a remercié Mme Baiardi pour ses propos et a indiqué qu’une invitation, dans ce sens, pourrait lui être adressée par son homologue marocaine, Mme Bassima Hakkaoui, Ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement Social.
Rencontre avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni Soria.
Monsieur le Ministre s’est entretenu avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni Soria, Président du groupe du parti « Colorado » au pouvoir au Sénat du Paraguay, sur les moyens de renforcer la diplomatie parlementaire et les échanges de visites de délégations parlementaires entre nos deux pays.
Dr. Saâd Dine El Otmani a sensibilisé le sénateur paraguayen sur la nécessité d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre le Maroc et le Paraguay et d’obtenir une révision de la position de ce pays sur la question du Sahara. M. Castiglioni, qui a indiqué avoir connaissance de la situation et du dossier du Sahara, a assuré de tout son soutien en faveur du Maroc.
Les entretiens ont également porté sur la possibilité de favoriser la création de groupes d’amitié parlementaires au niveau des Institutions législatives de nos deux pays.
Rencontre avec des responsables américains.
Monsieur le Ministre a rencontré le Secrétaire d’Etat américain à l’Energie, M. Ernest Moniz et la Représentante américaine adjointe au Commerce, l’Ambassadeur Miriam Sapiro.
M. Ernest Moniz a exprimé le vif souhait de pouvoir réaliser une visite au Maroc afin de s’enquérir de l’expérience marocaine en matière d’énergie solaire et d’examiner les moyens de renforcer la coopération dans ce domaine.
Monsieur le Ministre a suggéré qu’une invitation lui soit adressée à cet effet par M. Fouad Douiri, Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.
Rencontre avec diverses délégations étrangères, notamment latino-américaines.
En marge de sa participation aux cérémonies d’investiture, Dr. Saâd Dine El Otmani, s’est entretenu avec le Prince Héritier d’Espagne, Felipe de Bourbon de même qu’avec les Chefs de délégations de divers pays, notamment les Ministres des Relations Extérieures du Brésil, M. Antonio Patriota, de la Colombie, Mme Maria Angela Holguin et du Pérou, Mme Eda Rivas Franchini, ainsi que le Ministre libanais de la Santé, M. Ali Hassan Khalil.
Appréciations finales.
la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du Président du Paraguay a enregistré un important succès politique et médiatique. Le niveau de la représentation de notre pays a d’ailleurs été hautement apprécié par les autorités gouvernementales paraguayennes entrantes.
Le succès de cette participation est d’autant plus significatif que les autorités paraguayennes entrantes, qui n’ont cessé d’afficher, lors desdits contacts, une volonté manifeste d’ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay, ont honoré leurs engagements à l’égard de notre pays en s’abstenant d’adresser une invitation à la pseudo « RASD », et ce, bien que le Paraguay reconnaisse cette entité fantoche depuis août 2011;
Les nouveaux responsables paraguayens se sont engagés en faveur d’une prochaine révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et l’adoption du communiqué devant annoncer le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par Assomption, tout en étant conscient qu’un tel retrait est seul garant d’une relance des diverses actions de coopération suspendues jusqu’à présent par le Maroc ;
Ils ont ainsi émis le vif souhait du Paraguay de voir le Maroc, dès la relance des relations bilatérales :
– reprendre l’importation de viandes bovines en provenance du Paraguay pour les besoins de l’Administration de la Défense Nationale ;
– octroyer la seconde tranche de l’aide financière accordée pour la construction de dispensaires en zones rurales paraguayennes, d’un montant de 350.000 dollars US, sachant que la première tranche de cette aide, de la même valeur, avait déjà été versée aux autorités paraguayennes ;
– procéder à l’accréditation de l’Ambassadeur du Maroc auprès du Gouvernement paraguayen avec résidence au Brésil ;
La nouvelle équipe gouvernementale a vivement souhaité que ces actions puissent être lancées à l’occasion de la tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay, avant la fin de l’année 2013.
-M. Horacio Cartes Jara, du parti de droite «Colorado », a remporté l’élection présidentielle, du 21 avril 2013, avec 45,98 des voix face à son principal rival du « Parti Libéral Radical Authentique » M. Efrain Alegre qui n’a obtenu que 36,93% des voix. M. Cartes Jara sera investi le 15 août 2013. La victoire de M. Cartes marque ainsi le retour au pouvoir de la droite et du parti historique « Colorado », qui a gouverné le pays pendant prés de 61 ans, avant d’être délogé suite à la victoire électorale de l’ex Président de gauche M. Fernando Lugo en 2008. Richissime homme d’affaires converti en homme politique, M Cartes Jara s’est engagé à accorder la priorité au développement économique, promettant de gérer le pays de la même manière dont il gère ses entreprises, à savoir efficacité et respect de la dignité. Au-delà du programme d’action du Président élu, le scrutin de 21 avril 2013 marque le retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays et met fin à la crise constitutionnelle, provoquée après la destitution par le Parlement, le 22 juin 2012, du Président Fernando Lugo, qui a été remplacé par M. Federico Franco, du Parti libéral radical authentique (PLRA), ancien allié de M. Lugo, jusqu’aux élections du 21 avril 2013. L’Ambassadeur José Félix Fernández Estigarribia avait été nommé Ministre des Relations Extérieures.
Dr. Saâd Dine El Otmani, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, aux cérémonies d’investiture du Président élu de la République du Paraguay, M. Horacio Manuel Cartes Jara, qui se sont tenues dans la capitale paraguayenne, Assomption, les 14 et 15 août 2013. Il est à signaler que l’Algérie ne figurait pas initialement sur la liste des participants ayant confirmé leur présence, Alger ayant, selon toute vraisemblance, dépêché, à la dernière minute, son Ambassadeur à Buenos Aires qu’après avoir pris connaissance de la participation du Maroc auxdites cérémonies.
Sur le plan régional, la décision de la réadmission du Paraguay au Mercosur a été prise lors de la réunion dudit Forum régional, tenue à Montevideo les 11 et 12 juillet 2013, et ce après que le pays ait organisé le 21 avril 2013 des élections présidentielles, marquant ainsi le retour à l’ordre constitutionnel. La réintégration du Paraguay au Mercosur était l’une des priorités de l’action extérieure du Président élu, M Cartes, qui avait annoncé que son équipe entamerait des contacts avec les pays de la région pour mettre un terme à l’isolement imposé au pays. Cependant le retour du Paraguay au Mercosur n’est pas exempt de polémique en raison de l’adhésion du Venezuela à ce bloc économique régional. Le Paraguay s’oppose à l’adhésion du Venezuela, que les autres membres ont accepté, en son absence. Il y a lieu de rappeler qu’outre la suspension du Marché commun sud-américain (Mercosur) suite à la destitution de l’ex Président M Fernando Lugo, le Paraguay a également été suspendu de l’Union des Nations sud-américaines (UNASUR), des Sommets Amérique du sud/Pays arabes (ASPA) et Amérique du Sud –Afrique (ASA).
Concernant notre Cause Nationale, le Paraguay avait établi, en date du 9 février 2000, des relations diplomatiques avec la pseudo « rasd ». Ces relations n’ont pas pu voir le jour, et ont été gelées dès le 28 avril 2000 par Note Verbale DGPB/DAA01/n°117/00, émise par le Ministère paraguayen des Relations Extérieures, qui stipule que « le Gouvernement National a décidé de « geler » les relations initiées, compte tenu du Référendum qui a été demandé sur recommandation du Conseil de Sécurité des Nations Unies, dans le cadre du Plan de Paix qui est en cours d’instauration par ledit Organisme International, jusqu’à ce que les décisions finales soient adoptées par ledit Référendum »
Il convient de rappeler que le Procès-Verbal ayant sanctionné les travaux de la 1ère Session de la Commission Mixte Maroco-Paraguayenne, tenue à Rabat, le 9 mars 2009, précise que : « les deux Ministres ont accueilli, avec satisfaction, la nomination du nouvel Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara, M. Christopher Ross, tout en soulignant leur soutien à son mandat qui consiste à travailler avec les parties et les Etats voisins, sur la base de la résolution 1813 du Conseil de Sécurité, en prenant compte du progrès réalisé jusqu’à présent, en vue de parvenir à une solution politique, négociée, définitive et mutuellement acceptable. Les deux Parties ont souligné les efforts déployés par le Royaume du Maroc dans la recherche d’une solution définitive à ce différend, efforts qualifiés, par le Conseil de Sécurité, de sérieux et crédibles. De même, elles ont réaffirmé leur appui au processus de négociations en cours, et ont demandé aux Etats de la région de coopérer, pleinement, avec l’ONU, et les uns avec les autres, pour aller de l’avant, vers une solution politique et négociée ».
Aussi, M. Héctor Lacognata, ex Ministre paraguayen des Relations Extérieures, avait indiqué, lors de sa rencontre avec M. le Ministre, à l’occasion de sa visite au Maroc, le 26 octobre 2009, que « le Paraguay soutient une solution politique, pacifique et durable pour le règlement de la question du Sahara » soulignant que l’ONU demeure le cadre idoine pour parvenir à la résolution de ce conflit.
M. Lacognata a également fait part de la décision du Gouvernement paraguayen d’ouvrir une Ambassade au Maroc en 2010 souhaitant voir le Maroc ouvrir, sur la base du principe de réciprocité, une Ambassade à Asunción.
Toutefois, le 18 août 2011, un communiqué conjoint a été signé avec le dénommé Haj Ahmed, soi-disant « ministre pour l’Amérique Latine de la pseudo RASD », par lequel les parties « réitèrent la volonté de leurs gouvernements à renforcer les relations bilatérales basées sur le respect mutuel et sur la défense des buts et des principes consacrés par la Charte des Nations Unies, en particulier l’autodétermination des peuples et la paix en tenant compte du Communiqué conjoint sur l’établissement des relations diplomatiques, signé le 09 Février 2000 ».
Suite à cette décision unilatérale hostile à note intégrité territoriale, le Maroc avait pris une série de mesures visant à sensibiliser les autorités paraguayennes sur l’inopportunité de ladite décision qui risquerait de compromettre l’évolution des relations bilatérales.
Le retour du parti conservateur « Colorado » au pouvoir après les élections du 21 avril 2013 a permis de reprendre le dialogue interrompu avec les autorités paraguayennes de droite pour les amener à de meilleurs sentiments à l’égard du Maroc et afin de les sensibiliser sur l’inopportunité de la décision unilatérale prise par l’ex Ministre des Relations Extérieures M. Lara Castro. C’est dans ce contexte que Monsieur le Ministre Délégué a effectué, le 11 juin 2013, une visite de travail au Paraguay au cours de laquelle, Monsieur Youssef Amrani a eu des entretiens avec le Président élu M. Horacio Cartes de même qu’avec Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale et ex Ministre des Relations Extérieures. Ce déplacement visait à initier des contacts avec les nouvelles autorités entrantes, avant la cérémonie d’investiture du Président élu, prévue le 15 août 2013, afin de les amener à envisager un changement dans la position de ce pays concernant notre Cause Nationale.
C’est dans ce cadre, que notre Consul Honoraire à Asunción M. Jorge Salomon Jure Vallejos a entrepris des démarches auprès de Mme Leila Rachid, Présidente de la Commission de Transmission du Pouvoir Présidentiel et M. Eladio Loizaga Ministre des Relations Extérieures désigné pour les amener à l’adoption d’une position favorable à Notre Cause Nationale et les convaincre d’éviter l’envoi d’une invitation aux séparatistes pour assister à la cérémonie d’investiture du Président élu.
Il faut signaler que Mme Leila Rachid, membre de l’équipe chargée de la transition gouvernementale, ancienne Ministre des Relations Extérieures (2003-2008), est une grande amie du Maroc. Mme Rachid a exprimé à maintes reprises son admiration et sa profonde amitié à l’égard du Maroc, et son soutien en faveur de notre intégrité territoriale. Ainsi et lors de la visite de l’ex Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaissa en janvier 2006 au Paraguay, Mme Rachid avait fait part de « sa considération pour les efforts le déployés par le Maroc » dans le cadre des Nations Unies « pour parvenir à une solution politique du différend ». De même Mme Rachid avait montré son admiration pour la politique menée par Sa Majesté le Roi, Que Dieu L’assiste, qui « vise à faire du Maroc un Royaume moderne et développé ». Mme Rachid avait par ailleurs défendu fortement l’ouverture de l’Ambassade du Paraguay à Rabat. Les deux parties avaient signé au terme de cette visite un Communiqué conjoint, à l’occasion de la réunion du mécanisme des consultations politiques.
Pour sa part, M. Eladio Loizaga, Ministre des Relations Extérieures se dit surpris quant à la décision prise par M Lara Castro, affirmant connaître la situation et la position du Royaume concernant la question du Sahara. M. Loizaga a affirmé que sa position relative à la question du Sahara est totalement différente de celle de ces prédécesseurs. Aussi, un retrait de la reconnaissance serait prévu et ce dés l’installation du nouveau gouvernement. C’est dans ce sens qu’un projet de communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay a été communiqué par notre pays à Mme l’Ambassadeur Leila Rachid, à travers notre Consul Honoraire au Paraguay.
La participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du Président Horacio Cartes le 15 août 2013 a permis de poursuivre le dialogue constructif initié avec les nouvelles autorités paraguayennes, dans la perspective d’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et d’une reprise de la dynamique positive initialement engagée avec ce pays.
A cette occasion, le Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Eladio Loizaga a affirmé être parfaitement conscient de la préoccupation du Maroc et qu’il avait pris note de ce qui s’est produit depuis le rétablissement des relations entre le Paraguay et la pseudo « RASD » en août 2011. Il a ainsi précisé que son pays « allait corriger » cette situation dans les meilleurs délais.
A signaler que les autorités paraguayennes entrantes, qui n’ont cessé d’afficher une volonté manifeste d’ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay, ont honoré leurs engagements à l’égard de notre pays en s’abstenant d’adresser une invitation à la pseudo « RASD » pour prendre part aux cérémonies d’investiture du président Cartes, et ce, bien que le Paraguay reconnaisse cette entité fantoche depuis août 2011.
Les nouveaux responsables paraguayens se sont engagés en faveur d’une prochaine révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et l’adoption du communiqué devant annoncer le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par Assomption, tout en étant conscient qu’un tel retrait est seul garant d’une relance des diverses actions de coopération suspendues jusqu’à présent par le Maroc.
Ils ont ainsi émis le vif souhait du Paraguay de voir le Maroc, dès la relance des relations bilatérales :
– reprendre l’importation de viandes bovines en provenance du Paraguay pour les besoins de l’Administration de la Défense Nationale ;
– octroyer la seconde tranche de l’aide financière accordée pour la construction de dispensaires en zones rurales paraguayennes, d’un montant de 350.000 dollars US, sachant que la première tranche de cette aide, de la même valeur, avait déjà été versée aux autorités paraguayennes ;
– procéder à l’accréditation de l’Ambassadeur du Maroc auprès du Gouvernement paraguayen avec résidence au Brésil ;
– La nouvelle équipe gouvernementale a vivement souhaité que ces actions puissent être lancées à l’occasion de la tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay, avant la fin de l’année 2013.
– Sur le plan parlementaire, une délégation comprenant deux membres de la Chambre des Conseillers (groupe alliance socialiste) a effectué une visite au Paraguay, les 14 et 19 avril 2012. Durant cette visite la délégation parlementaire avait eu des réunions avec l’ex Président de la République M Fernando Lugo, avec le Ministre de l’Intérieur M. Carlos Fillosola, avec le Président du Sénat M. Jorge Oviedo Matto, ainsi qu’avec le Secrétaire de la Présidence M. Miguel Angel Lopez Prito.
– Concernant le volet multilatéral, le Paraguay a confirmé son soutien à la candidature du Maroc au Conseil des Droits de l’Homme pour la Période 2014-2016, dans une note adressée à notre Mission Permanente à Genève par la Mission du Paraguay, soulignant l’accord de son Gouvernement à l’arrangement de soutien réciproque entre ladite candidature du Maroc et celle du Paraguay au Conseil Exécutif de l’UNESCO pour la période 2014-2017.
– S’agissant du partenariat économique, et lors de la tenue à Rabat, le 9 mars 2009, des travaux de la 1ère Session de la Commission Mixte Maroco-Paraguayenne, les deux délégations ont procédé à l’examen de plusieurs volets de la coopération technique, notamment, dans les domaines de l’Agriculture (génie rural, production végétale, associations et organisations professionnelles agricoles, et élevage) ; de l’Equipement et du Transport ; de la Formation Professionnelle ; de l’Habitat social, et du Tourisme.
– Dans le même sillage, le Maroc, par le biais de l’Agence Marocaine de la Coopération Internationale (AMCI), s’est engagé à contribuer au développement d’infrastructures sanitaires (dispensaires) dans les zones rurales du Paraguay, avec un montant de 700.000 dollars, et ce, pour une période de 2 ans.
– En effet, l’Ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Brasilia a procédé, le 27 octobre 2010, avec M. Héctor Lacognata à la signature et à l’échange de lettres officialisant l’octroi par notre pays de 700.000$, destinés au financement de la construction de deux dispensaires en milieu rural. Une première tranche de 350.000 dollars US avait été versée au Gouvernement paraguayen, mais la deuxième tranche de cette aide, du même montant, a été gelée suite à la décision unilatérale de M. Lara Casto.
– Cette décision avait également engendré la suspension par le Maroc de l’importation de viandes en provenance du Paraguay.
– Il y a lieu de rappeler, par ailleurs, l’intérêt du Maroc à développer la coopération avec le Paraguay en matière d’exportation des produits agro-industriels et phosphatés. Le Paraguay serait, également, intéressé par le développement de la coopération dans le domaine énergétique et de l’environnement, notamment la gestion de l’eau et de l’énergie des grands barrages d’Itaipu et de Yacyreta.
– Il est à signaler qu’en réponse à la Lettre Royale de Félicitations adressée par le Souverain, le 23 avril 2013, au Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes Jara, suite à sa victoire à la présidentielle, celui-ci a adressé une lettre de remerciements à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste.
– Dans sa lettre de remerciements, M. Horacio Cartes assure à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, qu’il « se félicite de l’invitation pour l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay » et qu’il « a la ferme conviction qu’il ne ménagera aucun effort pour parvenir à ce noble objectif ».
– PARAGUAY / ELEMENTS DE LANGAGE
SEPTEMBRE 2013
PARTENARIAT POLITIQUE :
A/ CAUSE NATIONALE
– Se féliciter des contacts maintenus avec les nouvelles autorités paraguayennes, notamment le Président paraguayen, M. Horacio Cartes Jara, M. Eladio Loizaga, Ministre des Relations Extérieures et Mme l’Ambassadeur Leila Rachid, Ministre Conseillère du Président, pour une reprise de la dynamique initialement engagée avec le Paraguay et un changement dans la position de ce pays sur la question du Sahara, particulièrement depuis la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du Président Cartes le 15 août 2013 tout en les remerciant à nouveau de pas avoir invité les séparatistes auxdites cérémonies ;
– Se féliciter de la décision du Président paraguayen d’ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales avec le Maroc tel qu’il a exprimé dans la lettre de remerciements qu’il a adressée à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, en réponse à la Lettre Royale de Félicitations que le Souverain avait adressée à M. Horacio Cartes Jara suite à sa victoire aux élections présidentielles du 21 avril 2013 ;
– Réitérer aux autorités paraguayennes la ferme volonté du Royaume du Maroc de reprendre la dynamique initialement engagée avec ce pays, et de voir le Paraguay retirer sa reconnaissance de la pseudo « RASD » par l’adoption d’un communiqué officiel en l’objet, sachant qu’un projet dudit communiqué avait été remis par notre pays à la partie paraguayenne. (A cet égard, M. Eladio Loizaga et Mme Leila Rachid ont exprimé leur entière disposition à œuvrer dans ce sens) ;
– Remercier, dans ce contexte, la position d’appui exprimée par les nouvelles autorités gouvernementales paraguayennes au Maroc sur la question du Sahara et pour leur disposition à ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales entre les deux pays en procédant au retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD »;
– Souligner qu’une telle décision de retrait de la reconnaissance permettra de lever les obstacles qui ont affecté les relations bilatérales depuis 2011, suite à l’adoption du communiqué conjoint entre l’ancien Ministre Jorge Lara Castro et le séparatiste Haj Ahmed, soi-disant Ministre de la pseudo « RASD » pour l’Amérique latine, à savoir :
Le projet d’ouverture d’une Ambassade du Maroc à Assomption sur la base du principe de réciprocité (pour mémoire, le Liban est le seul pays arabe qui dispose actuellement d’une Ambassade à Asunción) ; ce projet ayant été paralysé, ou dans un premier temps, l’accréditation de l’Ambassadeur du Maroc auprès du Gouvernement paraguayen avec résidence au Brésil.
L’importation de viandes en provenance du Paraguay qui avait été suspendue.
L’octroi par le Maroc de la seconde tranche de l’aide financière d’un montant de 700.000 dollars US pour le financement d’infrastructures sanitaires (dispensaires) dans les zones rurales du Paraguay, sachant que la première tranche de cette aide, d’un montant de 350.000 dollars US avait été accordée à la partie paraguayenne après échange de lettre entre les deux pays mais que la remise de la seconde tranche d’un même montant avait été suspendue.
L’octroi de bourses d’études au profit d’étudiants paraguayens pour poursuivre leurs études au Maroc, lequel se trouve jusqu’à présent paralysé.
La tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay, avant la fin de l’année 2013.
– Rappeler, par ailleurs, que M. Hamed Franco, ex Ministre paraguayen des Relations Extérieures, avait annoncé, lors de sa visite au Maroc en qualité de Ministre Conseiller Diplomatique du Président paraguayen, le 19 juillet 2009, le souhait du Paraguay de procéder à la nomination de Consuls Honoraires au Maroc notamment à Tanger, à Casablanca et à Laâyoune.
B/ PROCESSUS DE DEMOCRATISATION ET COOPERATION
– Informer les nouvelles autorités paraguayenne sur les avancées réalisées par le Maroc en matière de consolidation du processus démocratique et sur les nombreuses réformes politiques et sociales lancées dans ce cadre par le Souverain, dont la réforme de la Constitution, la création du Conseil National des Droits de l’Homme ou encore l’Institut du Médiateur tout en revenant sur le projet de Régionalisation Avancée ;
– Rappeler dans ce contexte les nombreuses opportunités qui s’offrent aux deux pays pour le partage d’expériences et la mise en œuvre de programmes de coopération communs, notamment en matière sociale (lutte contre la pauvreté, habitat salubre, villes satellites, lutte contre la corruption, lutte contre le trafic de drogue, etc.).
C/ CADRE JURIDIQUE DE LA COOPERATION
– Souligner la volonté du Maroc de fixer, dès l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations bilatérales, une date pour la tenue, à Asunción, de la deuxième Session de la Commission Mixte de coopération maroco-paraguayenne, sachant que la première session de cette Commission a tenu ses travaux à Rabat, le 9 Mars 2009;
– Exprimer la ferme volonté du Royaume du Maroc de mettre à nouveau en application le mécanisme des Consultations Politiques, prévu par le Mémorandum d’Entente instituant lesdites consultations et signé entre les deux pays en 1999, qui prévoyait des rencontres périodiques et régulières entre les responsables marocains et leurs homologues paraguayens ;
– Manifester le souhait du Maroc d’élargir le cadre juridique de la coopération, en réactivant les projets d’accords en instance et en adoptant de nouveaux instruments ;
II- PARTENARIAT EN MATIERE ECONOMIQUE:
– Rappeler que dans le cadre de la mise en œuvre des conclusions des travaux de la première Commission mixte maroco-paraguayenne tenue au Maroc en mars 2009, il avait été convenu de :
– l’organisation d’une mission commerciale au Maroc ou au Paraguay pour une mise en relations effective entre les opérateurs et Hommes d’affaires des deux pays, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord signé, en 2000, entre le Centre Marocain de Promotion des Exportations et Pro-Paraguay, devenu REDIEX ;
– l’organisation d’une mission technique afin d’initier une coopération maroco-paraguayenne dans le domaine de l’agriculture, du développement rural et de l’élevage (génie rural, production végétale, associations et organisations professionnelles agricoles) ; de l’Equipement et du Transport, de la Formation Professionnelle, de l’Habitat Social et du Tourisme ;
– l’établissement d’une coopération dans le domaine énergétique et de l’environnement (la gestion de l’eau et de l’énergie des grands barrages d’Itaipu et de Yacyreta, intéresse, particulièrement, le Paraguay) de même qu’en matière de phosphates.
III- COOPERATION UNIVERSITAIRE ET ACADEMIQUE :
– Souligner la disposition du Maroc à octroyer des bourses d’études au profit d’étudiants paraguayens. Il est à rappeler que l’ancien Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Héctor Lacognata a, lors de sa visite au Maroc en octobre 2009, émis le souhait d’utiliser les bourses offertes (bourses au titre de l’année académique 2009-2010) par le Maroc pour des formations de courtes durées (une année) en espagnol au profit de 5 lauréats d’écoles de journalisme paraguayennes. La possibilité d’une prise en charge des frais de transports (billet d’avion) et de séjour pourrait également être examinée par notre pays ;
– Exprimer la disposition du Maroc à parvenir à la signature d’un Accord entre les Académies Diplomatiques des deux pays et la possibilité d’instaurer des stages de formation au profit de jeunes fonctionnaires des Ministères des Affaires Etrangères des deux pays (Pour rappel la délégation paraguayenne avait évoqué cette question, lors de la tenue à Rabat de la 1ère Commission Mixte) ;
– Rappeler que le Maroc reste engagé à faciliter aux autorités paraguayennes le recrutement, pour le compte de l’Université Nationale du Paraguay, d’un professeur de langue arabe ayant également une parfaite maîtrise de la langue espagnole, selon le souhait antérieurement exprimé par la partie paraguayenne, sachant que M. Lacognata avait émis le souhait, lors de sa visite au Maroc, de pouvoir recruter des professeurs de langue arabe d’écoles primaires.
IV- PRINCIPAUX ACCORD EN INSTANCES :
– Relancer le projet d’accord, sur la promotion et la protection réciproque des investissements, (toujours à l’étude par le Paraguay) ;
– Finaliser le projet d’accord en matière sanitaire et vétérinaire entre les deux pays. Le Paraguay souhaite conclure cet accord, afin de lui permettre d’exporter la viande bovine au Maroc (ledit projet est toujours à l’étude par le Maroc). Il y a lieu de rappeler qu’une lettre avait été adressée à Monsieur le Ministre Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de l’Administration de la Défense pour suspendre toute importation de viandes en provenance du Paraguay pour les besoins de ce Département.
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PROJET DE COMMUNIQUE DU MINISTERE DES RELATIONS EXTERIEURES DE LA REPUBLIQUE DU PARAGUAY SUR LA DECISION DU GOUVERNEMENT NATIONAL DE RETIRER SA RECONNAISSANCE DE LA REPUBLIQUE ARABE SAHRAOUIE DEMOCRATIQUE
Le Gouvernement de la République du Paraguay a décidé de retirer sa reconnaissance de la « République Arabe Sahraouie Démocratique » et de rompre toute relation avec cette entité.
Cette décision fait suite à une réévaluation du communiqué conjoint sur l’Etablissement de Relations Diplomatiques entre la République du Paraguay et la « République Arabe Sahraouie Démocratique », signé dans la ville d’Assomption, le 18 août 2011.
Elle vise à favoriser le processus de règlement de cette question par le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies et d’appuyer les efforts déployés par le Secrétaire Général de ladite Organisation et Son Envoyé Personnel pour aboutir à une solution politique, définitive et mutuellement acceptable entre les parties.
De même, le Gouvernement de la République du Paraguay encourage les parties à poursuivre les négociations de bonne foi pour préserver la dynamique suscitée par la proposition marocaine d’octroyer un Statut de large autonomie pour la région du Sahara et parvenir à une solution basée sur le réalisme et l’esprit de compromis conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies.
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PROYECTO DE COMUNICADO DEL MINISTERIO DE RELACIONES EXTERIORES DE LA REPUBLICA DEL PARAGUAY SOBRE LA DECISION DEL GOBIERNO NACIONAL DE RETIRAR SU RECONOCIMIENTO DE LA REPUBLICA ARABE SAHARAUI DEMOCRATICA
El Gobierno de la República del Paraguay ha decidido retirar su reconocimiento de la “Republica Árabe Saharaui Democrática” y romper cualquier relación con esta entidad.
Esta decisión interviene tras una reevaluación del comunicado conjunto sobre el Establecimiento de Relaciones Diplomáticas entre la República del Paraguay y la “República Árabe Saharaui Democrática”, firmado en la ciudad de Asunción, el día 18 de agosto de 2011.
Tiende a favorecer el proceso de reglamento de dicha cuestión por el Consejo de Seguridad de la Organización de las Naciones Unidas y apoyar los esfuerzos desplegados por el Secretario General de dicha Organización y Su Enviado Personal para lograr una solución política, definitiva y mutualmente aceptable entre las partes.
Asimismo, el Gobierno de la República del Paraguay alenta a las partes a continuar las negociaciones de buena fe, para preservar la dinámica suscitada por la propuesta marroquí de otorgar un Estatuto de amplia autonomía para la región del Sahara y lograr una solución política basada sobre el realismo y el espíritu de compromiso conforme a las recientes resoluciones pertinentes del Consejo de Seguridad de la Organización de las Naciones Unidas.
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MESURES PRISES À L’ ENCONTRE PARAGUAY SUITE A LA DECISION DE CE PAYS DE REPRENDRE LES RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC LA PSEUDO « RASD ».
Surseoir à l’ouverture d’une Ambassade du Royaume du Maroc au Paraguay ;
Suspension du soutien financier accordé à l’Ambassade du Paraguay à Rabat (couverture d’une partie du loyer), ce, à compter du 1er janvier 2012 ;
Décision du Ministère Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de l’Administration de la Défense Nationale, à l’initiative du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, de suspendre toute importation de viandes en provenance du Paraguay pour les besoins du Département de la Défense Nationale.
Suspension de la deuxième partie (350.000 dollars US) du financement de dispensaires dans des zones rurales paraguayennes initialement engagé par le Maroc au Paraguay, dans le cadre de la coopération au développement (*).
Suspension de l’octroi de bourses d’études au profit des étudiants paraguayens.
– Souligner l’engagement permanent du Maroc en faveur du renforcement des relations avec l’ensemble des pays du continent américain et des caraïbes, qui représentent une région prioritaire, particulièrement avec le Salvador, en rappelant la dynamique qui s’est engagée entre nos deux pays, suite à la signature d’un communiqué conjoint entre le Maroc et le Salvador, à New York, en septembre 2013, lequel avait fixé plusieurs axes pour la coopération entre nos deux pays ;
– Se féliciter de la coordination assurée entre le Maroc et le Salvador dans le cadre de la coopération multilatérale et interrégionale et des contacts maintenus par nos deux pays, au sein des principaux organes internationaux et des processus interrégionaux, notamment au sein du Système d’Intégration Centre-américain (SICA), dont le Maroc est membre observateur extrarégional ;
– Soulever la candidature de M. Mohamed Bennouna à la Cour Internationale de Justice, en réitérant la demande d’appui du Salvador à cette candidature;
– Souligner que l’importante coopération multilatérale entre nos deux pays constitue un cadre idoine pour avancer vers l’établissement d’un réel partenariat entre nos pays et rappeler, dans ce cadre, les nombreuses possibilités de coopération fructueuses qui s’offrent à nos deux pays dans divers secteurs de coopération d’intérêt commun, notamment sur le plan économique et commercial, mettant en exergue l’existence d’un important cadre juridique, comprenant un accord sur la promotion et la protection des investissements et un accord commercial ;
– Exprimer le souhait du Maroc de pouvoir reprendre, dans ce cadre, l’agenda de travail établi entre nos deux pays, sur la base du communiqué conjoint précité, en rappelant les priorités arrêtés par les deux parties, dans les domaines de l’agriculture ; la pêche et l’aquaculture ; l’énergie ; l’environnement ; l’eau et l’assainissement ; entre autres, d’importance mutuelle.;
– Souligner également les nombreuses actions à mener sur le plan culturel, pour favoriser l’échange éducatif et le rapprochement entre les deux pays, eu égard au patrimoine historique commun que partagent nos deux pays et aux affinités linguistiques ( 6 millions d’hispanophones au Maroc) ;
– Exprimer, dans ce cadre, le souhait du Maroc d’éviter les blocages pouvant entraver la mise en place d’un partenariat constructif, permettant le lancement d’actions concrètes de coopération, soulignant les préoccupations du Maroc, quant à la reprise des contacts par le Salvador avec la pseudo « rasd » ;
Sensibiliser, dans ce cadre, les responsables salvadoriens sur les avancées considérables observées sur la question du Sahara, en informant qu’outre les pays qui n’ont jamais reconnu la pseudo « rasd » dont l’Argentine, le Brésil ou encore le Chili, la tendance actuelle en Amérique latine et aux Caraïbes, particulièrement depuis les années 2000, est au retrait de reconnaissances de la pseudo « rasd », à l’instar de ce qui a été fait par 15 pays de la région, à savoir le Honduras (janvier 2000), le Costa Rica (avril 2000), la Colombie (décembre 2000), la République Dominicaine (avril 2002), le Guatemala (juillet 2002), le Panama (20 novembre 2013) et le Paraguay (03 janvier 2014), en plus de plusieurs pays caribéens en 2010, tels Antigua et Barbuda, la Dominique, Grenade, Sainte Lucie, et Saint Kitts et Nevis, puis en 2013, tels la Barbade, Haïti, et Saint Vincent et les Grenadines .
NOTE DE CADRAGE POLITIQUE MAROC / PARAGUAY Septembre 2014
La République du Paraguay a suspendu, le 03 janvier 2014, sa reconnaissance de la pseudo « RASD », ouvrant ainsi une nouvelle page dans les relations bilatérales avec le Maroc et la voie à une reprise de la dynamique autrefois engagée entre nos deux pays.
Sur le plan interne, M. Horacio Cartes Jara, du parti de droite «Colorado », a remporté l’élection présidentielle, du 21 avril 2013, avec 45,98 des voix face à son principal rival du « Parti Libéral Radical Authentique » de gauche, M. Efrain Alegre qui n’a obtenu que 36,93% des voix. M. Cartes Jara a été investi le 15 août 2013. La victoire de M. Cartes a marqué ainsi le retour au pouvoir de la droite et du parti historique « Colorado », qui a gouverné le pays pendant près de 61 ans, avant d’être délogé suite à la victoire électorale de l’ex Président de gauche M. Fernando Lugo en 2008. Richissime homme d’affaires converti en homme politique, M Cartes Jara s’est engagé à accorder la priorité au développement économique, promettant de gérer le pays de la même manière dont il gère ses entreprises, avec efficacité et respect de la dignité. Toutefois, et selon un sondage publié en août 2014, 54% des Paraguayens désapprouveraient la gestion du Président Cartes.
Sur le plan régional, la décision de la réadmission du Paraguay au Mercosur a été prise lors de la réunion de ce regroupement régional, tenue à Montevideo les 11 et 12 juillet 2013, et ce après que le pays ait organisé le 21 avril 2013 des élections présidentielles. La réintégration du Paraguay au Mercosur était l’une des priorités de l’action extérieure du Président élu, M. Cartes, qui avait annoncé que son équipe entamerait des contacts avec les pays de la région pour mettre un terme à l’isolement imposé au pays. Cependant le retour du Paraguay au Mercosur n’était pas exempt de polémique en raison de l’adhésion du Venezuela à ce bloc économique régional. Le Paraguay s’opposait à l’adhésion du Venezuela, que les autres membres avaient accepté, en son absence.
S’agissant des relations bilatérales, le retour du parti conservateur de droite «Colorado» au pouvoir après les élections du 21 avril 2013 a permis de reprendre le dialogue interrompu avec les autorités paraguayennes pour les amener à un retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD ».
Suite à cette décision, des lettres de remerciements pour le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » et d’invitation pour effectuer des visites dans notre pays, ont été adressées par Monsieur le Ministre à son homologue paraguayen M. Eladio Loizaga et à la Conseillère du Président de la République, Mme Leila Rachid.
Il y a lieu de rappeler dans ce sens que le Paraguay avait émis le souhait de voir le Maroc, dès la relance des relations bilatérales :
– reprendre l’importation de viandes bovines en provenance du Paraguay pour les besoins de l’Administration de la Défense Nationale ;
– octroyer la seconde tranche de l’aide financière accordée pour la construction de dispensaires en zones rurales paraguayennes, d’un montant de 350.000 dollars US, sachant que la première tranche de cette aide, de la même valeur, avait déjà été versée aux autorités paraguayennes.
– Ouvrir une Ambassade auprès du Paraguay.
La nouvelle équipe gouvernementale a vivement souhaité que ces actions puissent être lancées à l’occasion de la tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay devant se tenir à Assomption, à une date à convenir avec les autorités de ce pays.
Sur le plan parlementaire, une délégation comprenant deux membres de la Chambre des Conseillers (groupe alliance socialiste) a effectué une visite au Paraguay, les 14 et 19 avril 2012. Durant cette visite la délégation parlementaire avait eu des réunions avec l’ex Président de la République M. Fernando Lugo, avec le Ministre de l’Intérieur M. Carlos Fillosola, avec le Président du Sénat M. Jorge Oviedo Matto, ainsi qu’avec le Secrétaire de la Présidence M. Miguel Angel Lopez Prito.
En outre, une délégation marocaine conduite par M. Ilias Omari (PAM) a effectué une visite au Paraguay, en décembre 2013, à l’occasion de laquelle elle a eu une rencontre avec le Président du Congrès, M Julio César Velázquez, qui a réalisé, par la suite, une visite au Maroc, du 29 avril au 02 mai 2014, et s’est entretenu, à cette occasion, avec Madame Mbarka Bouaida, Ministre Déléguée aux Affaires Etrangères et à la Coopération..
Concernant le volet multilatéral, le Paraguay a confirmé son soutien à la candidature du Maroc au Conseil des Droits de l’Homme pour la Période 2014-2016, dans une note adressée à notre Mission Permanente à Genève par la Mission du Paraguay, soulignant l’accord de son Gouvernement à l’arrangement de soutien réciproque entre ladite candidature du Maroc et celle du Paraguay au Conseil Exécutif de l’UNESCO pour la période 2014-2017.
S’agissant du partenariat économique, et lors de la tenue à Rabat, le 9 mars 2009, des travaux de la 1ère Session de la Commission Mixte maroco-paraguayenne, les deux délégations ont procédé à l’examen de plusieurs volets de la coopération technique, notamment, dans les domaines de l’Agriculture (génie rural, production végétale, associations et organisations professionnelles agricoles, et élevage); de l’Equipement et du Transport; de la Formation Professionnelle; de l’Habitat social, et du Tourisme.
Il y a lieu de rappeler, par ailleurs, l’intérêt du Maroc à développer la coopération avec le Paraguay en matière d’exportation des produits agro-industriels et phosphatés. Le Paraguay serait, également, intéressé par le développement de la coopération dans le domaine énergétique et de l’environnement, notamment la gestion de l’eau et de l’énergie des grands barrages d’Itaipu et de Yacyreta.
Régulièrement notre site www.ecrirepourlesliberer.com s’efforce de recueillir de nouvelles informations sur les prisonniers politiques sahraouis et de mobiliser pour les défendre et obtenir leur libération. Leurs conditions d’emprisonnement se dégradent comme se dégradent leurs possibilités de communiquer entre eux et avec leurs proches.
Aussi il nous semble très important que le Président de la RASD Brahim Ghali, très attentif depuis une dizaine de jours avec les responsables santé à protéger les réfugiés de l’épidémie, s’inquiète de la situation d’autres citoyens sahraouis également précieux : les prisonniers politiques enfermés pour de longues années dans les prisons marocaines, condamnés pour certains jusqu’à perpétuité à l’issue de procès à charge. Il en appelle au Secrétaire Général des Nations Unies afin qu’il intervienne vigoureusement auprès des autorités marocaines et obtienne leur libération. Tous ces hommes et cette femme ne sont-ils pas en prison pour avoir simplement défendu publiquement l’autodétermination, au fronton des résolutions de l’ONU depuis 1966 ?
Nous saluons aussi l’engagement de l’ASDHOM, association marocaine de défense des droits de l’homme qui appelle à la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc, en insistant sur la situation des militants rifains.
Ces libérations, simples gestes de stricte justice, mettraient mieux à l’abri de l’épidémie ces prisonniers dont une majorité est de santé précaire, représenteraient de la part des autorités marocaines un geste honorable à forte résonance internationale, et seraient en même temps une manière de mettre les prisonniers de droit commun dans des conditions de plus grande sécurité sanitaire en leur laissant de fait davantage d’espace dans ces prisons que l’on sait surpeuplées.