Tag: Maroc

  • Le Caire signe la fin de carrière pour le marocain Saad Lamjarred

    Si au Maroc, il est addulé, le chanteur Saad Lamjarred vient de découvrir une réalité très amère en Egypte : il est poursuivi par le fantôme des accusations de viol contre des jeunes françaises.

    Le chanteur marocain du chaabi a dû annuler un concert prévu au Caire suite à une campagne hostile organisée sur les réseaux sociaux avec pour thème les accusations de viol qui le hantent, malgré qu’il les nie en bloc.

    Le concert a été annoncé par le théâtre Cairo Show dont l’affiche a suscité une violente réaction de la part du public égyptien qui refuse un événement dont l’acteur est poursuivi par la justice française pour des faits présumés de viol.

    Pour rappel, Saad Lamjarred a été arrêté une première fois à New York en 2010. Libéré sous caution, il a réussi à quitter les Etats-Unis.

    En 2016, il est arrêté par la police française. Une jeune française de 20 ans l’a accusé d’agression physique et viol dans un des hôtels parisiens. En quête de publicité et de buzz, le roi Mohammed VI du Maroc a décidé de prendre en charge ses frais de justice. L’avocat engagé n’est ni plus ni moins que Erid Dupont Moretti, l’actuel ministre français de la justice, qui a gagné la réputation de remporter tous ses procès.

    En 2018, Lamjarred a été interpellé une troisième fois, dans le sud de la France, accusé d’avoir violé une femme dans un hôtel de Saint-Tropez. Suite à cette accusation, des organisations de la société civile marocaine ont lancé un appel pour que ses chansons soient interdites dans les stations de radio marocaines.

    L’épisode du Caire, signe-t-il la fin de la carrière artisitique du célèbre chanteur marocain? Fort probable.

    Tags : Maroc, Saad Lamjarred, chanteur, chaabi, Le Caire, concert, viol,

  • Magazine Gala : Violente attaque contre le roi du Maroc

    Décidément, l’achat par le roi du Maroc d’un palais au pied de la Tour Eiffel a eu des effets colatéraux imprévus. Si, avec cette initiative, Mohammed VI a voulu prouver sa proximité avec l’Elysée, la presse française et internationale ainsi que l’opinion publique marocaine ne le voient pas de cet oeil. En effet, ce qui a été relevé, c’est surtout le goût du souverain marocain pour le luxe.

    Le magazine people Gala revient sur toutes “les folies du monarque” depuis le célèbre épisode de la voiture de James Bond (Aston Martin) dont la réparation a poussé le roi Mohammed VI a mobiliser un avion C-130 pour la transporter jusqu’au Royaume Uni. S’agissant de voitures de luxe, M6 ne lésine pas dans les moyens. Pour preuve, les 600 voitures du garage royal.

    Rappellant le classement du roi du Maroc en tant que 2cinquième monarque le plus riche du monde”, Gala affirme que “sa fortune colossale lui permet de dépenser sans compter et de faire de nombreuses folies” sans oublier d’indiquer que cela “n’est pas au goût de ses sujets”, notamment en cette période de pandémie qui constitue une dure épreuve pour la majorité des citoyens marocains qui se trouvent privées des moyens de subsistance les plus élémentaires.

    Concernat la “dernière trouvaille” du monarque, le palais qui appartenait à un prince saoudien, la revue française indique qu’il s’agit d’un pied-à-terre à Paris de plus de 80 millions d’euros composé d’un jardin, d’une terrasse, d’une piscine couverte et de bien d’autres infrastructures en plein cœur du 7e arrondissement de Paris.

    Gala revient aussi sur d’autres dépenses faramineuses dont l’achat d’un jet privé Gulfstream offert en cadeau à son fils Moulay El Hassan, le prince héritier, l’acquisition d’un yacht au prix de 60 millions d’euros…

    Le magazine des coeurs français a oublié de mentionner la montre du roi acheté à 1 million 2002 dollars, les 5 millions dépensés en une semaine de vacances dans les îles grècques, le collier d’or offerte à la ministre israélienne Tzipi Livni par la princesse Lalla Salma, épouse du roi disparue depuis 2017.

    Au Maroc, c’est un secret de polichinelle : la famille royale dépense sans compter. Tant pis pour l’image de “roi des pauvres”!

    Tags : Maroc, Mohammed VI, palais, Paris, luxe, dépenses,


  • La piste marocaine dans l’égorgement du professeur Samuel Paty

    Abdelhakim Sefrioui, un agitateur marocain se trouve en garde-à-vue. La police tente de trouver des liens avec l’assassinat du professeur Samuel Paty, professeur d’histoire égorgé vendredi par un jeune âgé de 18 ans originaire de la Tchetchénie.

    Deux jours après l’initiative de Samuel Paty de montrer les caricatures de Charlie Hebdo, Sefrioui, accompagné de nombreux autres pyromanes, s’est présenté à l’école pour demander à la direction du lycée “la suspension immédiate de ce voyou […] avec la ferme intention de mobiliser devant l’école. »

    Dans une vidéo diffusée le 8 octobre, Sefrioui se présente comme membre d’un certain “Conseil des Imams de France” dont la légalité, selon BFMTV, est mise en doute. D’après Dhaou Meskine, le secrétaire général de cette prétendue entité a désavoué l’attitude de Sefrioui. “Personne n’a été autorisé à parler de cette tragédie ou dans n’importe quelle autre affaire au nom du Conseil des Imams, nous nous désolidarisons de tout ce qui a été dit en notre nom”, a -t-il déclaré.

    Abdelhakim n’est pas méconnu auprès des services de la lutte antiterroriste. En 2004, il a participé à des actions en vue de revendiquer «la liberté des femmes de porter le voile». Ses premières collisions avec le terrorisme en France remontent à l’année 2010 lorsqu’il militait dans l’organisation Forsane Alizza (« Les Cavaliers de la fierté »), un groupuscule radical islamiste, créé en août 2010 à Nantes, en France, par Mohamed Achamlane et dissout le 1er mars 2012 à la demande du ministre de l’intérieur Claude Guéant, qui considérait cette organisation comme incitant à la « lutte armée ».

    Ses relations aussi avec Rabat ont été révélées par le quotidien français Le Point. Sa participation répétitive dans des actes de violence liées à la défense de l’Islam lui ont valu une procédure de déchéance de la nationalité française. La procédure entamée par le chef des renseignements généraux a été empêché en raison de “la bienveillance dont il jouissait auprès des autorités marocaines”, précise Le Point.

    Ses agissements dévoilent une collision avec l’agenda du Maroc visant à mettre la main sur les principales mosquées de la France. A la tète de son “Collectif Cheikh Yassine” (du nom du fondateur du Hamas, tué par l’armée israélienne en 2004), il organise durant des mois des manifestations devant la mosquée de Drancy, où officie le tunisien Hassen Chalghoumi, imam de cette mosquée qui finira par s’en aller, victime de ces tensions.

    Dans ce contexte, sa fondation s’en est pris aussi à l’imam Dalil Boubakeur en raison de son origine algérienne. L’ancien recteur de la Mosquée de Paris a été victime de nombreux actes d’intimidation dirigés par Sefrioui en personne. C’est dire si la déstabilisation de Chalghoumi n’est pas un incident isolé mais bien une opération destinée à contrôler l’Islam de France tel que souhaité par Rabat.

    Selon des informations rapportées par Le Parisiem qui cite le journal Libération, les autorités françaises auraient “sérieusement envisagé” en 2014 “la dissolution de ce collectif”. « Cheikh Yassine, composé d’une trentaine de « frères » issus de la région parisienne, animerait, seul, le site de l’association cultuelle Ansar-al Haqq, une plateforme œuvrant au recrutement pour le djihad », pouvait-on lire alors, ajoute la même source.

    Ainsi donc, se précise la piste marocaine dont les traces se trouvent derrière tous les attentats commis en Europe depuis 2004. Une réalité que les responsables français tentent de dissimuler au peuple français pour des raisons géo-politiques.

    tags : France, Maroc, Islam, Abdelhakin Sefrioui, terrorisme, Samuel Paty, caricatures, Charlie Hebdo,

  • Algérie : La visite de Le Drian écourtée

    Malgré la rude concurrence des puissances émergentes, Paris veut garder la haute main dans cette région du nord de l’Afrique. Jean-Yves Le Drian est venu à Alger solliciter le soutien d’Alger qui condamne pourtant les interventions militaires comme moyen de règlement des conflits.

    Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian était invité pour un séjour de deux jours à Alger, les jeudi 15 et vendredi 16 octobre courant. À l’invitation de Sabri Boukadoum. Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, « cette visite permettra de faire le point sur les avancées enregistrées, de part et d’autre, dans la coopération bilatérale ».

    Elle donnera également lieu à un échange de vues sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment la situation au Sahara Occidental, le dossier malien et la situation dans la région du Sahel ainsi que la crise en Libye, dont le règlement sera au centre des discussions entre les deux parties », souligne le communiqué.

    L’éminence grise du Quai d’Orsay, accompagnée d’une forte délégation, n’est pas venue à Alger avec sous le bras des accords économiques ou la relance d’autres actuellement en souffrance, comme le projet de construction automobile Peugeot ou la question de la fermeture de l’usine de montage Renault.

    Au demeurant, il se contentera de revenir sur le nombre des entreprises françaises implantées en Algérie et leur « contribution à l’emploi et à la prospérité de l’économie algérienne », donc à défaut d’une annonce qui pèsera dans le futur sur les rapports entre les deux pays, longtemps dans l’ornière de l’attentisme.

    Le diplomate français, à son arrivée à l’aéroport d’Alger, sera accueilli tout juste par un cadre du ministère des Affaires étrangères. Il déclarera, néanmoins : « Je suis venu à Alger marquer la solidité des liens d’amitié entre nos deux pays », car pour la France, l’Algérie est un partenaire incontournable et de premier plan dans le règlement des crises régionales, dira-t-il. C’est la troisième visite qu’effectue à Alger Jean-Yves Le Drian et sera reçu par le Président Abdelmadjid Tebboune, ainsi que le Premier ministre Abdelaziz Djerad.

    Cette escale, qui devait durer deux jours vu l’acuité des questions à l’ordre du jour, sera écourtée d’une journée, la partie algérienne exprimant de la sorte son courroux, quand bien même on n’en sait pas plus sur les raisons des divergences de vues. Si le premier diplomate français a esquivé la conférence de presse qu’il devait tenir en janvier dernier au siège du ministère des Affaires étrangères, pour cette fois-ci, il se contentera d’une déclaration lue à sa sortie de la présidence de la République.

    Il évoquera notamment le Hirak dont seuls les Algériens sauront traduire les revendications, une clarification qu’il tenait à faire, sachant que ce fut une pomme de discorde entre Alger et Paris suite aux déclarations du Président Emmanuel Macron quant à la légitimité du scrutin présidentiel qui n’ont pas été du tout du goût du nouveau locataire du palais d’El-Mouradia, et n’a pas manqué de l’exprimer publiquement, haut et fort. Un épisode qui poussera Jean-Yves Le Drian à tenter de réparer les dégâts pour aboutir à une réconciliation entre les deux chefs d’État, à la faveur du Congrès de Berlin sur la crise libyenne.

    Dans la foulée de cette prédisposition à l’endroit des autorités du pays, dans sa déclaration, il exprimera le soutien au référendum du 1er novembre sur la révision de la Constitution chère au Président Tebboune. Mais au-delà des déclarations de bonnes intentions, dans le fond diplomatique, l’on reproche à Paris son jeu trouble tant dans ses relations de deux poids deux mesures avec les pays du Maghreb, avec une forte propension à s’aligner sur les positions marocaines, en particulier sur la question du Sahara Occidental, question inscrite dans l’agenda de cette nouvelle rencontre d’Alger.

    Cette préférence, estime-t-on, ne saurait cacher des soubassements politiques. Il est donc juste de revendiquer des rapports exempts de toute discrimination. L’embellie que semblait dessiner la restitution des restes mortuaires de premiers résistants algériens à la colonisation devait aller dans le sens du travail de mémoire, loin des passions et dans le cadre de la vérité historique. Si cette question a été rappelée dans la déclaration de l’hôte français, il est clair que pour Alger, il faut aller vers des « excuses officielles » de l’État français afin de refermer, une fois pour toutes, les querelles de mémoires qui pèsent de tout leur poids pour des relations apaisées entre l’Algérie et la France. Cette reconnaissance a toute son importance, s’il faut considérer les rapports entre les deux pays sur un pied d’égalité et de respect de la souveraineté. Or, c’est loin d’être le cas.

    La France a à son actif plusieurs points de litiges avec son voisin de la rive sud de la Méditerranée qui ne facilitent guère le règlement de contentieux qui tendent plutôt à prendre le dessus sur les bonnes intentions d’Alger. Parce que Paris entend, sur nombre de questions, garder la main haute. À commencer par le Mali et le Sahel où les autorités françaises successives prennent un malin plaisir à saborder les efforts d’Alger à établir la paix et réussir à rapprocher les positions des belligérants qui ont fini par signer les Accords d’Alger de 2016.

    L’ingérence militaire de la France au Mali a débouché sur la grave crise en cours et la radicalisation des groupes armés qui sèment la mort dans l’un des pays les plus pauvres du monde. Idem en Libye, devenue un pot-pourri des ingérences étrangères et de trafiquants d’armes, un tremplin de l’immigration clandestine, cauchemar de l’Europe. S’il va de soi que l’Élysée veut sauvegarder ses intérêts économiques dans la région qu’il considère comme zone d’influence exclusive, l’évidence montre que les rapports de force ne sont plus en sa faveur.

    Paris est en perte de vitesse dans de plusieurs de ses anciens bastions, que ce soit au Mali ou en Syrie, sans oublier le Sahel. Les aventures militaires sont fermement dénoncées par Alger qui n’a de cesse d’appeler au règlement des crises politiques par le dialogue.

    À Alger, Jean-Yves Le Drian rejoint les thèses algériennes, et tout en reconnaissant son rôle, ne cherche pas moins son soutien ! Sans aucune contrepartie. La réponse d’Alger est cinglante, l’Algérie ne veut pas d’un rôle de sous-traitant au service de la France. La visite de travail est alors réduite à une seule journée, Le Drian est rentré dans son pays hier vendredi matin.

    Brahim Taouchichet

    Le Soir d’Algérie, 17 oct 2020

    Tags : Algérie, France, Jean-Yves Le Drian, mémoire, colonisation, Sahara Occidental, Maroc,

  • Maroc : L’état de santé de Mohamed VI en question

    L’absence prolongée du roi du Maroc pose à nouveau la question sur son état de santé. À la mi-juin dernière, Mohamed VI a subi une lourde opération chirurgicale au cœur. Depuis lors, hormis une vidéo montrant les images supposées êtres celles du roi en villégiature marine, sur les côtes de Ceuta, « Sa Majesté » a raté tous les rendez-vous officiels, dont les prérogatives royales lui confèrent pourtant d’être présent.

    C’est le cas par exemple de la rentrée parlementaire marocaine, ouverte le 9 octobre dernier. À l’occasion, le roi a brillé par son absence sous prétexte de la crise sanitaire qui l’aurait contraint à procéder par visioconférence à l’ouverture de la session du parlement. Or, il ne s’agit là que d’une énième absence d’une longue série qui tient en haleine le peuple marocain.

    Ses sujets, pour mieux dire, auxquels le roi n’accorde d’intérêt que lorsqu’il s’agit d’imposer un plan d’austérité, pour ne rappeler que son discours du mois d’août passé, le dernier d’ailleurs depuis son éclipse prolongée.

    Le pire, c’est qu’à cette seule, l’état de santé dégradé du roi peut expliquer, le pouvoir sécuritaire incarné par le Makhzen a doublé de répression contre le peuple. Il n’y a qu’à considérer la gestion sécuritaire à outrance de la crise sanitaire, caractérisé par le prolongement de l’état d’urgence dans le pays, pour comprendre la débandade dans la gestion des affaires politiques.

    Une hégémonie du Makhzen qui fait que le ministre de l’Intérieur règne en maitre absolu, à tel titre que les décisions du gouvernement s’agissant de la crise sanitaire sont remises en cause. Un état de fait, accentué faut-il le relever de l’absence du roi et dont le « vide royal » a laissé place à des frictions et des tensions à l’intérieur de l’appareil du pouvoir marocain.

    Donc, à vouloir cacher la maladie du roi, le pouvoir alaouite fait face à ses propres contradictions quant au prétexte farfelu de crise sanitaire. Par exemple, comment prétendre ne pas ouvrir la session du parlement alors que les écoles sont autorisées à reprendre les cours ? C’est dire la panique dans laquelle s’est retrouvé l’entourage du roi qui, à son absence prolongée qui attise l’inquiétude des Marocains quant à une situation sociale explosive, s’ajoute la crise sanitaire du Covid-19, dont les cas se comptent par milliers au quotidien.

    Farouk Bellili

    Le Courrier d’Algérie, 17 oct 2020

    Tags : Maroc, Mohammed VI, coronavirus, covid 19,

  • Terrorisme : La France et la Belgique protègent le véritable commanditeur du terrorisme en Europe


    Lors des attentats commis en Belgique en 2015, la commune de Molenbeek a été pointée du doigt et qualifiée de tous les mots par la presse française: “siège social du djihadisme européen”, “plaque tournante des réseaux djihadistes”, “berceau des terroristes”, etc. On dirait que cette presse tente de dissimuler une vérité frappante : L’origine marocaine de l’écrasante majorité des auteurs des attentats terroristes qui ont frappé la France et la Belgique en 2015 et l’Espagne en 2004 et 2017.

    Selon l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM), 632 foreign terrorist fighters (FTF) qui ont rallié les rangs de Daech au Proche Orient provenaient de la Belgique dont les personnes belges d’origine marocaine sont sensiblement surreprésentées, puisque celles-ci couvriraient environ 80 % de l’effectif total. Cette « spécificité marocaine », étant donné sa proportion stupéfiante, a logiquement déclenché une vague d’interrogations que les autorités des deux pays ont essayé de faire passer en silence. En vue de couvrir leur protégé, autant Paris que Bruxelles ont préféré avancer l’argument des représailles de Daech contre ces pays en raison de leurs participation dans la force de l’OTAN mobilisée contre l’organisation terroriste en Irak et en Syrie.

    En réponse aux attaques de Bruxelles, le gouvernement belge a demandé le déploiement à la commune de Molenbeek d’agents du renseignement du Maroc, le plus grand fournisseur de FTF et unique nationalité d’origine des terroristes se trouvant derrière les massacres du Bataclan, de Charlie Hebdo et de Bruxelles.

    Pourtant, la sécurité belge sont conscients des agissements des services de renseignements marocains en Belgique, notamment depuis l’arrestation en 2008 du citoyen belgo-marocain Adelkader Belliraj, un collaborateur des services de police belges à qui le Makhzen a voulu coller l’étiquette de terroriste dans le but de s’imposer comme interlocuteur indispensable dans la lutte anti-terroriste et encaisser, ainsi, les dividendes de ce statut en matière de coopération économique et de reconnaissance de son occupation du territoire du Sahara Occidental si riche en ressources naturelles.

    Ali Aarrass, une autre victime des conspirations des autorités marocaines, vient d’arriver en Belgique. Il a passé 12 ans dans les prisons marocaines malgré qu’il a été innocenté par un juge espagnol. Espérons que les autorités belges saisiront l’occasion pour réviser leurs positions par rapport à un Etat dont les activités terroristes ne sont plus un secret pour personne.

    Tags : France, Belgique, Maroc, terrorisme, terroristes, Bataclan, Charlie Hebdo, Molenbeek, Sahara Occidental,

  • Maroc : Guerre du Rif, guerre chimique et de la civilisation contre la barbarie

    Les investigations et les affirmations sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie ont amené As’ad AbuKhali, alias Angry Arab, à s’interroger sur l’emploi de telles armes pendant la guerre du Rif dans les années 1920. Angry Arab avait en effet entendu parler d’une telle utilisation d’armes chimiques, mais manquait d’éléments à ce sujet.

    Un de ses lecteurs, sans doute Marocain, a bien voulu combler cette lacune et apporter des précisions très intéressantes ainsi qu’un renvoi à un travail universitaire sur cette question.

    Comme beaucoup d’entre nous, Angry Arab était en effet perplexe voire outré par la posture moralisatrice de gouvernements occidentaux qui restent pour l’instant les plus grands utilisateurs d’armes chimiques comme on a pu le constater entre autres à Gaza en 2008 – 2009 et au Vietnam dans les années 1960-1970.

    Ce post est en passant l’occasion de rappeler le rôle considérable dans l’histoire du nationalisme maghrébin et algérien de l’émir Mohamed ben Abdelkrim El Khattabi, dit Abdelkrim, le fondateur de la république du Rif en 1922. Ce même Abdelkrim qui animera bien des années plus tard le Comité de Libération du Maghreb Arabe au Caire qui sera le lieu de convergence des nationalistes Nord-Africains.

    Sur la guerre chimique dans le Rif marocain

    Angry Arab, 1er octobre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

    De Mohamed: «J’ai lu avec intérêt votre post sur l’utilisation d’armes chimiques par l’Espagne dans le Rif marocain (région berbérophone marocaine bordée par la Méditerranée) pendant la guerre du Rif de 1921 à 1926. C’est quelque chose d’important parce que le bombardement aérien à l’arme chimique de populations civiles dans le Rif marcoain a été le premier dans l’histoire.

    Comme vous le savez, les gaz toxiques avaient été utilisés auparavant à Ypres en Belgique pendant la première guerre mondiale et en Irak (1919) quand l’infâme Winston Churchill avait déclaré «Je ne comprends pas la sensiblerie par rapport à l’utilisation du gaz contre des tribus non civilisées» Mais dans ces utilisations précédentes, c’étaient des bombardements d’artillerie, pas d’aviation. L’Espagne n’a pas encore reconnu ce fait historique qui a été établi par l’historien Britannique Sebastian Balfour dans son livre ‘Etreinte mortelle: le Maroc et la route vers le guerre civile espagnole’ (chapitre V) et par l’historienne Espagnole Maria Rosa de Madariaga dans plusieurs ouvrages traitant de l’histoire du colonialisme espagnol dans la Maroc du nord (voir par exemple son long article ici). De fait, une pétition lancée par le parti catalan de la «Gauche Républicaine» pour soulever cette question au parlement avait été rejetée par la commission constitutionnelle du parlement en 2007.

    Les premiers types de gaz employés dans le Rif furent le phosgène, le sisphogène et la chloropicrine qui avaient été fournis aux Espagnols par la France. Mais par la suite, la guerre chimique connut une escalade (en particulier à cause des défaites répétées contre le mouvement de résistance) avec l’utilisation de gaz moutarde fourni indirectement par l’Allemagne via le chimiste Hugo Stoltzenberg.

    Les Allemands fournirent du gaz moutarde aux Espagnols tout en les aidant à établir des sites de production du gaz. La seule étude à ce jour sur cet épisode particulier reste le livre de Rudibert Kunz et Rolf-Dieter Muller (1990), ‘Giftgas gegen Abd el Krim: Deutschland, Spanien und der Gaskrieg in Spanisch-Marokko, 1922-1927’.
    Des câbles diplomatiques montrent que la France comme la Grande Bretagne connaissaient et soutenaient l’utilisation de gaz moutarde par l’Espagne pendant la guerre (du Rif).

    Quant à la position du régime marocain [par rapport à ces évènements], ses motivations ne sont pas aussi simples que ce qu’en dit votre lecteur de Berlin. La principale raison qui fait que ce sujet est tabou au Maroc est que l’ensemble de l’épisode historique de la résistance dans le nord du Maroc est tabou. Particulièrement sensible est l’appellation de «République du Rif» pour désigner l’entité politique qui est née de la guerre de libération du Rif, appellation qui reflétait la conception par le dirigeant du mouvement d’un Etat moderne inspiré essentiellement par l’idéologie réformiste islamique (Abduh, Kawakibi) et par l’Etat turc de style ataturkien ‘Abdelkrim était fasciné par l’expérience d’Ataturk).

    Sans oublier que sous le protectorat protectorat, Français et Espagnols étaient supposés agir pour protéger le roi. En outre, certains soutiennent que le régime s’abstient de soulever cette question parce qu’il a lui-même employé du napalm dans sa brutale répression de la rébellion du Rif (désobéissance civile en réalité) pendant l’hiver 1958-1959.

    Ces allégations restent cependant encore difficiles à prouver ou à étayer. La campagne (de l’hiver 1958-1959) avait été conduite par le prince héritier Hassan (qui deviendra Hassan II) et son bras droit, le général Oufkir (le même général qui avait pris la tête d’un coup d’état manqué en 1972).

    Plus triste, le récent travestissement politique et journalistique de ce sujet le banalisent franchement au lieu de refléter une intention sérieuse d’affronter un chapitre important de l’histoire du Maroc. La question du gazage de la population civile rifaine est évoqué seulement à des fins politiques, particulièrement dans les moments de tension diplomatique entre le Maroc et l’Espagne. Dans cette démarche, le régime marocain est épaulé par de nombreux acteurs dans la presse politique et du côté des ONG. Même les membres d’une ONG dont la conférence avait été annulée en 2001 (un groupe de poseurs pseudo-gauchistes) sont maintenant sur la ligne du régime. La plupart d’entre eux sont devenus membres du PAM (Parti de l’Authenticité et de la Modernité), un parti lancé il y a quelques années par un haut responsable du ministère de l’intérieur ami du roi. De fait, on appelle ce parti «le parti de l’ami du roi».» En fin de compte, beaucoup ici sont convaincus que le taux de prévalence du cancer incroyablement élevé dans le Rif (le plus élevé du Maroc) est dû à l’utilisation de gaz moutarde dans les années 1920. Il est certain que ce gaz cause le cancer chez des victimes qui y sont exposées directement à des doses suffisantes, mais aucune étude scientifique n’a encore établi de lien entre le gaz moutarde et les descendants des victimes.

    Source : Mounadil Al Djazaïri

    Tags : Maroc, Rif. Hirak, Abdelkrim El Khattabi, guerre chimique,

  • Le Maroc, le dindon de la farce d’Aix-les-Bains

    La Françafrique..la France à Fric !

    Le Maroc ne fait pas exception ,les accords d’Aix-les-Bains sur la prétendue indépendance n’étaient qu’une farce ou le dindon de cette farce était le peuple marocain

    Ces accords consistaient à donner aux prétendus nationalistes Fassi une part du gâteau ainsi qu’une illusoire gestion politique.

    En réalité la France s’est taillé la part du lion contre la promesse faite à la Monarchie de veiller à sa perennité et sa securité contre l’opposition des indépendistes et nationalistes sincères représentés par l’UNFP de Ben Barka et le Parti Communiste marocain futur PPS et surtout contre l’Armée de Libération.

    Voilà pourquoi la France et la Monarchie étaient complices dans l’assassinat et la disparition de Mehdi Ben Barka et les assassinats des dirigeants de l’Armée de Liberation, avec l’aide de mercenaires comme Oufkir ou Dlimi.


    Tags : Maroc, Aix-les-Bains, colonisation, protectorat, accords,

  • Maroc : photos de Lalla Hasna au Brésil

    Au Maroc, une femme ne peut se baigner en public, ni porter un maillot de bain à la plage. Si elle le fait, risque de se faire traiter de “qahba” (pute).

    Lalla Hasna, la soeur du roi Mohammed VI en est consciente. C’est la raison pour laquelle elle a choisi d’aller loin en vue de jouir de la liberté de porter un bikini et se baigner en toute liberté. Pour cela, elle a dû se rendre au Brésil. Mais, même à l’autre bout du monde, la princesse marocaine n’a pass échappé aux paparazzis. Voici ses photos à la Mer de Rio de Janeiro où elle a séjourné pour suivre les festivités du célèbre Carnaval brésilien.

    Les photos n’ont pas été bien accueillies au Maroc, où la société est plutôt conservatrice et le roi est considéré comme le “Commandeur des Croyants” et premier défenseur de la religion islamique qui interdit d’exhiber son corps.

    Tags : Maroc, Lalla Hasna, Mohammed VI, Islam, Commandneur des Croyants, Carnaval, Rio de Janeiro, bikini, maillot de bain,

  • Le roi Salmane, boude-t-il le Maroc?

    Selon le site Mondafrique, le roi Salmane d’Arabie Saoudite ne s’est pas rendu à Tanger cet été “en raison des très mauvaises relations entre son pays et le Maroc”. Pour la deuxième année, le souverain saoudien, boude ses vacances à Tanger, une ville qui s’était habitué à ses visites et ses dépenses faramineuses.

    Dans un article signé Nicolas Beau, le site Mondafrique que les relations entre le Maroc et le royaume des Al Saoud ne sont plus aussi chaleureuses qu’auparavant, ce qui a poussé le prince héritier Mohamed Ben Salmane a empêcher son père de se rendre dans son luxueux palais de Tanger.

    Lorsque le roi Salmane se rendait à cette ville du nord du Maroc, il était accompgné d’une impressionnante cour composée de près de 1000 personnes dont la présence fait beaucoup de bien à l’économie et la population de la ville. Elle occupait au moins 800 chambres d’hôtels et permettait aux entrerpises de louer près de 200 voitures de luxe et de mobiliser des centaines d’emplois en plus des sociétés de restauration, livraisons, services, gardes du corps, jardiniers,etc.

    Le journal israélien Haaretz affirme que le roi Salmane bin Abdelaziz Al Saoud a déboursé en un mois pas moins de 100 millions de dollars lors de son séjour très médiatisé dans la ville du détroit. D’après la même source, ce voyage à lui seul pourrait représenter 1,5% des revenus annuels du royaume provenant du tourisme étranger.

    Avant 2015, le roi Salmane passait ses vacances d’été dans sa résidence de Vallauris, su sud de la France, où il avait fait privatiser la plage publique de la Mirandole et qu’il a dû quitter après avoir reçu un accueil mouvementé suite à la polémique suscitée par la décision d’interdire au public l’accès au littoral voisin de la villa royale de Golfe-Juan.

    Tags : Maroc, Tanger, Roi Salmane, Al Saoud, MBS,