Tag: Maroc

  • France: l’expulsion d’étrangers en situation irrégulière est loin d’être acquise

    Après l’annonce des autorités françaises d’expulsion d’étrangers fichés pour radicalisation vers leurs pays d’origine, la décision semble d’ores et déjà se heurter à de multiples obstacles d’ordre juridique,politique et technique.

    Pour cause, il y a parmi les personnes concernées par cette décision celles qui présentent des motifs légitimes, entre autres les liens familiaux et la guerre qui ronge certains pays.

    « Sur les 231 personnes (dont 180 prisonniers qui doivent d’abord purger leur peine) pour lesquelles une mesure a été engagée mais qui ne s’est pas concrétisée par une expulsion, 50 personnes “présentent un motif légitime” qui justifie qu’elles restent à ce stade en France », a indiqué le ministre français de l’Intérieur.

    Selon celui-ci, il ne peut pas y avoir d’expulsion de personnes originaires de pays en situation de guerre en vertu des conventions internationales signées par la France, indiquant qu’« il est difficile d’expulser vers la Libye ».

    Parmi les étrangers susceptibles d’être expulsés, certains peuvent en effet faire valoir des liens familiaux en France, par exemple s’ils sont parents d’enfants français ou sont conjoints de Français.

    A cela s’ajoute, estime le site français Vie publique, le refus de certains pays de coopérer avec les autorités hexagonales.

    «Lorsque les personnes à renvoyer ne disposent pas d’un titre d’identité, l’État doit obtenir l’accord du pays d’origine, à travers l’émission d’un laissez-passer consulaire. Or, l’obtention de ce document, de surcroît dans des délais suffisants (c’est-à-dire avant la fin de la durée de rétention), n’est pas toujours évidente. D’autant plus que ces pays n’ont pas nécessairement intérêt à coopérer », a indiqué le site Vie publique.

    « Le ministère de l’Intérieur reconnaît que les autorités russes, dont sont originaires les Tchétchènes, ne « sont pas enthousiastes » à l’idée de « voir revenir chez eux des délinquants, voire des fondamentalistes », a rapporté la presse française.

    Le tueur du prof d’histoire-géographie le 16 octobre dernier est un jeune de 18 ans d’origine tchétchène.

    Selon Beauvau, Gérald Darmanin tenterait de convaincre les officiels algériens à l’occasion de sa visite de deux jours, le 25 octobre prochain, d’accueillir les ressortissants algériens en situation irrégulière en France.

    Rappelons que Gérald Darmanin avait annoncé l’expulsion de quelque 230 personnes fichées pour radicalisation à caractère terroriste vers l’Algérie, la Tunisie et le Maroc.

    Echourouk Online, 20 oct 2020

    Tags : France, migration, expulsion, rapatriement, Maroc, Algérie, Tunisie,

  • ONU : Le faux message d’Antonio Guterres

    A l’occasion du 75ème anniversaire des Nations Unies, son secrétaire général a envoyé un message il rappelle les grandes lignes d’action de l’organisation mondiale. Un message qui affiche, sans aucune ambigüité, la politique des deux poids deux messures qui caractérise son action au Sahara Occidental, où il n’hésite pas à afficher son allégeance auz diktats de la France sur ce conflit.

    Il a parlé de dignité humaine, des droits de l’homme, de droit international… des sacrés qui, en vue de contenter ses maîtres de Paris, il a allégrement ignorés lorsqu’il s’agit du Sahara Occidental, où un peuple est martyrisé au nom de la géopolitique et les intérêts économiques d’une puissance colonialiste qui n’hésite pas à faire recours au terrorisme pour défendre ses intérêts.

    Il a appelé à “mettre fin aux souffrances humaines de la pauvreté, des inégalités, de la faim et de la haine – et lutter contre la discrimination fondée sur la race, la religion, le sexe ou toute autre distinction”, alors qu’il se tait sur les violations des droits de l’homme quotidiennes commises par le Maroc dans le territoire sahraoui.

    Au Sahara Occidental, la France veut prolonger le statu quo. Guterres y veille au point de conduire la situation au pourrissement. A El Guergarat, il paye le prix de son attitude. Les sahraouis l’ont mis devant le fait accompli.

    Quelle que soit l’image de Guterres au monde, pour les sahraouis, il incarne la trahison aux principes qu’il prétend défendre et s’est accomodé du costume de fidèle serviteur de la France.

    Tags : Sahara Occidental, ONU, MINURSO, Nations Unies, Front Polisario, Maroc, Antonio Guterres,

  • Maroc: Sur Twitter, un hashtag appelle au boycott des produits français

    Selon le site Middle East Monitor, les marocains ont adhéré à la campagne de boycott des produits français suite à la publications de caricatures illustrant le prophète Muhammad sur les murs d’immeubles français.

    La campagne a débuté sur les réseaux sociaux avec le hachtag #BoycottFrenchProducts “en réponse aux caricatures et à la suite des déclarations du président français Emmanuel Macron, qui ont suscité l’émoi des musulmans du monde entier”.

    Sur Twitter et Facebook, les photos de profil des utilisateurs ont été changés par “la bannière «Muhammad le messager d’Allah», en rejet des déclarations des responsables français”, indique MEMO.

    Rania Lamlahi a tweeté: «En tant que Marocaine, je n’accepte pas la façon dont le président français se comporte envers l’Islam, alors je soutiens la campagne de boycott des produits français.»

    À son tour, l’activiste Siham Sark a critiqué dans un tweet la façon dont Macron a traité la question des caricatures offensives: «Malgré son allégation selon laquelle la France est un pays qui garantit les libertés.»

    Quant à Jalal Aouita, il a posté sur Facebook: «Il n’y a pas de différence entre la France d’autrefois et la France d’aujourd’hui sauf pour les tendances maquillage et les veilleuses de Paris. La même haine, la même discrimination, la même intimidation, les mêmes mentalités.

    Aouita a ajouté: «J’ai volontairement publié les caricatures pour que tout le monde prenne conscience de la rancune des décideurs français contre l’islam.»

    Dans un post Facebook, le consultant de la municipalité de Rabat, Hisham El-Harch, a déclaré: «C’est un triste jour dans l’histoire des musulmans, un triste jour dans le vrai sens du terme. La France est-elle devenue folle?

    El-Harch a ajouté: “Les caricatures publiées par le magazine français Charlie Hebdo visant le Messager d’Allah sont affichées sur les murs de certains hôtels de Toulouse et Montpellier en France, après que le président français a annoncé qu’il n’interdirait pas ces publications abusives.”

    La France a récemment été témoin d’une polémique sur les déclarations de politiciens français visant l’Islam et les musulmans, suite à la décapitation d’un enseignant le 16 octobre.

    “Ces derniers jours, les raids contre les organisations de la société civile islamique en France se sont multipliés suite à l’attaque. Mercredi, Macron a annoncé dans un communiqué de presse que son pays n’interdirait pas les caricatures insultant le prophète Mahomet et l’islam”, conclue la mème source.

    Tags : Maroc, France, caricatures, Samuel Paty, prophète, Islam, Islamisme, terrorisme, amalgame, islamophobie, Charlie Hebdo,

  • Maroc : La nouvelle gifle de Donald Trump

    Après chaque élection présidentielle, il est devenu coutume que le roi du Maroc sollicite l’audience du nouveau locataire de l’Ellysée et la Maison Blanche. Pour deux raisons: d’un côté sonder la position du nouveau président par rapport au conflit du Sahara Occidental et de l’autre, présenter son allégeance et réaffirmer sa fidélité à son allié.

    Cependant, Mohammed VI n’a pas réussi à se faire accueillir par Donald Trump en raison de son soutien financier à la campagne électorale de Hillary Clinton. Dans ce but, le roi du Maroc a passé une semaine à La Havane pendant que ses contacts américains essayaient de lui décrocher une rencontre avec le président américain.

    Le deuxième camouffler de Trump est liée à la rumeur répandue par les services secrets maroco-israéliens invitant le président américain à reconnaître la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental en échange de l’établissement de relations officielles entre Rabat et Tel Aviv.

    Après sa tournée au Moyen Orient, le sous-secrétaire américain aux Affaires du Proche-Orient, David Schenker a organisé une conférence de presse où il a déclaré avoir rencontré, au Maroc, le ministre des Affaires étrangères Bourita “pour discuter des possibilités d’accroître la coopération en matière d’économie et de sécurité et de promouvoir davantage le partenariat stratégique entre les États-Unis et le Maroc”. Parmi les questions posées par les journalistes présents, une tournait autour de la “la possibilité que les États-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental si le Maroc décidait de normaliser les relations avec Israël. Est-ce quelque chose qui est sur la table actuellement?”.

    Schenker a déclaré qu’il ne va “parler du genre de discussions diplomatiques avec ces pays, mais ce n’est pas une question qui est sur la table en ce moment. Je sais donc qu’il y a eu, à ce sujet, plusieurs rapports plus tôt cette année, l’an dernier, mais ce n’est pas quelque chose qui est actuellement sur la table”.

    Ainsi, le diplomate américain a pulvérisé le rêve marocain de voir Donald Trump reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara Occidental en échange des relations officielles avec l’Etat hébreu.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, Etats-Unis, Israël, normalisation,

  • Vidéo : Les vérités d’un ancien officier des FAR sur le Sahara Occidental

    IL DÉFEND LE DROIT DES SAHRAOUIS À L’INDÉPENDANCE ET DÉCLARE LA SUPRÉMATIE DE L’ANP SUR SON HOMOLOGUE DE L’OUEST : Les vérités acerbes d’un ancien officier de l’Armée royale

    La question du Sahara occidental et son droit absolu à l’indépendance et à l’autodétermination, les errements du régime marocain qui continue à fuir ses responsabilités face à la dernière colonie d’Afrique, une Armée royale ce colosse aux pieds d’argile…, un ancien officier des forces aériennes marocaines a touché du doigt ce qui fera indubitablement très mal au royaume chérifien.

    Ainsi, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Mustapha Adib, cet ancien capitaine qui a visiblement gros sur le cœur, a craché crûment ses vérités en face du roi Mohammed VI et son régime qu’il accable et l’accuse de fourberie et d’imposture. Pas que, puisque l’ancien militaire n’a pas tari d’éloge l’Algérie, ses positions sur les cause justes comme le Sahara occidental, ainsi que son Armée nationale populaire dont il déclare-qui mieux qu’un officier pour le dire ?- sa supériorité sur l’Armée royale. C’est le cas de le dire, en effet, que la défense des peuples opprimés et leur droit à l’indépendance n’est pas un vain mot en Algérie.

    C’est ce que justement explique cet ancien militaire, également militant des droits de l’Homme, à travers « la Constitution algérienne qui a consacré le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. » Ce qui n’est pas le cas « chez nous (Maroc) dont on ne trouve pas ce principe dans notre Constitution qui est impopulaire. Si l’État (marocain) se respecte, il aurait déclaré être aux côtés des peuples qui aspirent au droit d’indépendance ». Et ce n’est pas seulement le Sahara occidental, car l’Algérie a de tout temps défendu les causes justes, comme l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud, dont l’Algérie et son peuple ont soutenu la décolonisation dans ce pays, rappelle-t-il à « Sa Majesté » dans des propos qui font honneur au voisin de l’est autant qu’il accable davantage le régime chérifien. « Choukran (merci) à l’Algérie et son peuple de soutenir, et même de dépenser de l’argent, au profit de l’autodétermination du Sahara occidental.

    « Le moral du soldat marocain au-dessus de zéro »

    Sur un autre registre, cet ancien officier qui sait de quoi il parle lui qui semble très introduit dans la Défense royale, parle de la position de l’armée marocaine par rapport à sa « rivale » algérienne. Là encore, l’avis du militaire démontre une réalité à l’opposé de ce que veut faire croire le Makhzen au service de la propagande militaire dans la région. Pour Mustapha Adib, contrairement à ce qui est supposé être une « puissance régionale », les troupes de l’Armée royale se placent en bas du tableau et largement « à la portée » de son homologue de l’est, l’ANP à savoir. En sus, « le moral des troupes de l’Armée royale est au plus bas», a-t-il précisé.

    Se voulant de preuve à l’appui à ce constat, autrement pour démontrer la suprématie de l’ANP, cet ancien officier parle d’une supériorité en matière d’armement, le facteur humain, le moral du groupe et son engagement sur le terrain. « Le moral du soldat marocain ? Il est au-dessus de zéro, contrairement à celui de son homologue algérien qui est au plus haut de son niveau. Qu’on ne se voile pas la face », témoigne-t-il à tel enseigne que l’on croirait à un militaire algérien qui parlait. « Qu’on soit réaliste, Dieu seul sait qui sera le perdant si, ce que je ne souhaite pas, un conflit armé nous oppose à l’Algérie. L’Armée royale sera anéantie », a-t-il livré ses vérités qui ne vont certainement pas plaire à ses anciens supérieurs et encore moins au régime marocain.

    Plus que ça, Mustapha Adib affirme l’écart considérable entre la condition et les dispositions militaires du soldat marocain et son vis-à-vis algérien. « Le soldat algérien est bien nourri et largement mieux formé, alors que le marocain, lui ? Ses souliers sont usés et sa nourriture est pourrie », dira-t-il encore. Au-delà des peuples marocain et algérien, dont il a affirmé les liens de fraternité qui ne sont pas à démontrer, ce militaire sort l’artillerie lourde et tire à bout portant sur Mohammed VI qu’il accuse de mensonges à l’égard de l’Algérie à travers sa machine de propagande médiatique.

    Au sujet d’ailleurs des manifestations organisées au pied du mur de la honte et à Guerguerat, Adib met au défi le Roi en personne. Autrement si Mohammed VI « oserait » sortir son armée contre les Sahraouis. Se sachant qu’il s’agit que du « bla bla », cet ancien capitaine de l’Armée royale démontre ce qu’il laisse entendre comme une lâcheté face à un peuple dont il a spolié les richesses et opprimé son peuple.

    Farid Guellil

    Le Courrier d’Algérie, 24 oct 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Mustapha Adib, armée marocaine, autodétermination,

  • La concurrence Algérie-Maroc expose le caractère fermé de l’influence au sein de l’UA


    Selon des rapports de presse spécialisés, l’Algérie n’a nommé aucun candidat à des postes clés au sein de l’Union africaine. Sept postes sont ouverts au changement, dont le plus important est celui de Commissaire du Département Paix et Sécurité (PSD), que l’Algérie occupe depuis 2008. Il a d’abord été occupé par Ramtane Lamamra puis Smail Chergui, l’ancien ambassadeur d’Algérie à Moscou .

    Le site d’information français Africa Intelligence suit de près cette question et a déclaré que l’Algérie avait apparemment tardé à désigner un candidat pour succéder à Chergui pour deux raisons: le mécontentement de nombreux États membres de l’Union africaine face à la domination algérienne sur le poste; et les divergences entre le Premier ministre Abdelaziz Djerad et le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum qui ont empêché tout accord sur un candidat spécifique. La situation a été exacerbée par l’incapacité du président algérien Abdelmajid Tebboune à intervenir.

    Bien que la première raison puisse être quelque peu acceptable, il est difficile de croire qu’une question d’une telle sensibilité et d’une telle importance ait été laissée entre les mains d’un premier ministre aux pouvoirs constitutionnels limités et d’un ministre des Affaires étrangères, indépendamment de sa compétence. De telles choses sont généralement gérées par le président de la République, et dans de nombreux cas, elles sont gérées par ce que feu Abdelhamid Mehri a appelé «l’autorité réelle».

    L’Algérie a non seulement renoncé au poste de commissaire du PSD, mais n’a pas non plus proposé de candidats à l’un des six autres postes. Dans ce vide algérien est entré le Maroc qui a présenté des candidats à tous les postes. Cependant, aucun des candidats marocains n’a aucune chance d’être nommé, à l’exception d’un seul; Mohamed Sadiki est candidat au poste de commissaire à l’agriculture et au développement rural.

    Il n’est pas certain que l’Algérie ait travaillé dans les coulisses pour bloquer les candidats marocains, mais Rabat estime que c’est le cas et en est bouleversé. Ce qui est certain, selon Africa Intelligence, c’est que l’Algérie a les yeux rivés sur le Secrétariat général du PDF, qui est un rôle puissant pour lequel Alger est susceptible de nommer Abdelkader Araoua.

    Il semble que l’une des raisons de l ’« échec »marocain soit le manque relatif d’expérience de Rabat dans les batailles diplomatiques en coulisses par rapport à l’Algérie. Cependant, Africa Intelligence estime que cela est dû au fait que «la campagne marocaine n’a pas été menée par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita mais par Yassine Mansouri, chef du service de renseignement extérieur de la DGED». Ironiquement, les dossiers des candidats marocains ont été transférés au Bureau du conseiller juridique de l’Union africaine, dirigé par Lamine Baali, représentant de la République arabe sahraouie démocratique.

    Indépendamment des détails, remporter des postes clés offre aux pays et aux gouvernements le type d’influence et de pouvoir que la diplomatie traditionnelle ne peut pas. Avec les guerres et les crises qui dominent le continent africain, le commissaire PSD restera le rôle le plus fort et le plus important. La tourmente met les commissaires de l’UA, en particulier le chef du PSD, en contact avec les dirigeants mondiaux, et les impose comme négociateurs directs avec les pays et organisations intéressés par l’Afrique aux niveaux régional et international.

    L’Afrique n’est plus cet espace négligé sur les cartes des préoccupations internationales. Son énorme richesse naturelle; sa capacité de grand marché de consommation; sa prédisposition constante aux guerres et aux crises; et la croissance du terrorisme international sont autant de facteurs qui en font le centre de l’attention internationale des anciennes puissances coloniales, de l’Union européenne et des États-Unis. Dernièrement, il est également d’un grand intérêt pour les puissances montantes de la Chine, de la Russie, de la Turquie et de l’Inde.

    L’Union africaine fait entendre sa voix sur les questions qui la concernent. Par exemple, l’UA tente maintenant de présenter un candidat africain pour succéder à l’américaine Stephanie Williams au poste de chef adjoint de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye lorsque ses fonctions prendront fin le mois prochain. Le seul candidat à ce jour est le bulgare Nikolay Mladenov, l’envoyé de l’ONU dans le conflit israélo-palestinien, mais l’UA le rejette malgré le soutien américain et l’absence d’objections européennes.

    À travers le continent, il y a au moins dix pays qui seront témoins d’élections présidentielles ou parlementaires, ou les deux, au cours des six prochains mois. Il s’agit de la Guinée, de la Tanzanie, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Niger, du Libéria, du Bénin, de l’Ouganda, des Seychelles et de la République centrafricaine. Beaucoup de ces élections se dérouleront dans une atmosphère de tension et de rejet populaire des candidats ou de la manière dont les scrutins sont organisés. Les résultats de certains sont déjà rejetés par la population et peuvent conduire à des troubles civils.

    L’Afrique, qui au cours des deux dernières décennies a fait des progrès démocratiques, entre dans une période de rechute, que les dictateurs arabes endurcis envient. Les mêmes dirigeants qui ont conduit les pays africains vers la démocratie se sont transformés en dictateurs qui refusent de quitter leurs positions. À l’exception du Niger, tous les chefs des pays qui doivent tenir des élections sont candidats au maintien en fonction, malgré le rejet populaire et ne remplissant pas les conditions légales et constitutionnelles. En Guinée et en Côte d’Ivoire, par exemple, les présidents démocratiquement élus Alpha Condé et Alassane Ouattara ont falsifié les constitutions pour rester au pouvoir. En Ouganda, le président Yoweri Museveni, 77 ans, s’emploie à remporter un nouveau mandat au poste qu’il occupe depuis 1986.

    Tout cela révèle qu’il est très tentant de concourir pour des postes de direction de l’UA. L’Union compte 55 États membres, mais l’influence et les rôles clés sont limités à une poignée, et il y a une tendance croissante à attirer de nouveaux membres dans le club d’influence et à persuader les autres de démissionner. Cependant, il semble que l’équilibre des pouvoirs entre les membres de ce club soit préservé car chacun a besoin des autres d’une manière ou d’une autre, ou sait que ce sera le cas à l’avenir. La concurrence entre l’Algérie et le Maroc a ainsi mis en évidence le caractère fermé de l’influence au sein de l’Union africaine.

    Traduit de Al Quds Al Arabi, octobre 2020

    Tags : Maroc, Algérie, Union Africaine, Conseil de Paix et Sécurité, Lobbying,

  • Un ex-prisonnier marocain devient le héros du Maroc

    Comment l’ex-prisonnier Karim d’Utrecht est devenu le héros du Maroc

    UTILE AU TEMPS DE LA CORONA

    Dans une jeep pleine de cartables, Karim Boulidam (33 ans) d’Utrecht traverse le Maroc avec son ami Jamal (33 ans). Le duo d’Utrecht distribue environ 150 cartables par jour aux enfants. “Nous rendons ces enfants super heureux, soulageons les parents et aidons l’économie locale.”

    “Attends, je vais mettre la voiture de côté pendant un moment.” Il s’avère qu’il n’est pas si facile de raconter son histoire via un téléphone portable en roulant sur un chemin de terre au Maroc. Depuis Al Hoceima, ville portuaire du nord du Maroc, Karim est en route pour les montagnes de l’Atlas où il espère à nouveau ravir un certain nombre d’enfants avec un cartable. Il avait déjà fait cela dans les montagnes près de la ville côtière, où il était initialement en vacances avec sa famille.

    Ennui

    Au bout d’un mois, l’ennui s’est installé, dit-il. “La plupart des Marocains européens restent chez eux à cause de la couronne, il n’y avait donc pas grand chose à faire.” Karim a décidé de se rendre utile et a acheté 20 cartables dans un magasin local. Avec un ami, il est allé dans les montagnes du Rif, où il a distribué les sacs aux écoliers. Il a posté une vidéo sur Instagram et ce fut un grand succès. «J’ai immédiatement reçu beaucoup de messages de personnes qui voulaient m’aider et donner de l’argent», dit Karim avec enthousiasme.

    24 heures après la diffusion de sa vidéo sur les réseaux sociaux, 60 donateurs s’étaient déjà inscrits. “Au bout de deux jours, j’ai dû appeler de l’aide, car je ne pouvais pas y faire face par moi-même.” Il a fondé la fondation RizQ, qui travaille contre la pauvreté en général, pour rendre disponible un numéro de compte pour les dons. De plus, il était assisté d’un ami, Youssef Amakran, un voyageur du monde qui partage ses expériences via Facebook et Instagram. “Les paiements via Tikkies n’étaient bientôt plus possibles pour moi.” Les dons pour le projet caritatif provenaient principalement des Pays-Bas, mais aussi de Belgique et de France, d’importants dons ont été faits.

    Karim distribuait des cartables aux enfants. Il y a environ six ans, il a acheté un gros lot aux Pays-Bas qu’il avait expédié au Maroc. Il s’est inspiré de la politicienne Fatima Talbi, décédée l’année dernière, qui collectait chaque année des cartables pour orphelins au Maroc dans le cadre du projet «Chaque enfant un cartable».

    Karim a été touché par cette initiative et, avec Fatima, l’a étendue à d’autres endroits au Maroc. En 2014, il a distribué 8000 cartables à plusieurs amis, en 2015 il y en avait déjà 22000. Et maintenant, en partie par ennui, mais surtout par engagement avec son pays d’origine, Karim choisit de relancer cette campagne.

    Beaucoup de Marocains ont autre chose en tête que d’acheter des cartables pour leurs enfants, dit Karim: «Ils pensent: nous n’avions pas ces sacs avant, pourquoi nos enfants en auraient-ils besoin? Ces fournitures scolaires peuvent également être stockées dans un sac en plastique ou un sac en toile de jute. Et les cartables sont assez chers, ils peuvent les manger pendant deux semaines. “

    Histoire différente

    Pour les enfants, c’est une histoire complètement différente: «S’ils voient que quelqu’un de la classe a un joli sac, ils veulent en avoir un eux-mêmes. Sinon, ils n’ont pas du tout envie d’aller à l’école.

    Karim dépense environ 18 euros par cartable. Par son action, il soutient non seulement les parents et les enfants, mais aussi l’économie locale. Les petits entrepreneurs sont gravement touchés par le fait que les Marocains européens restent à l’écart à cause de la couronne. «Nous avons déjà aidé vingt magasins en cette période de crise. Ils ont dû passer des commandes supplémentaires pour nous », dit Karim.

    Au total, il a maintenant distribué environ 2 500 sacs dans les écoles du Maroc, et il y en aura au moins 2 000 de plus, assure-t-il. Selon l’âge, les cartables sont remplis d’étuis à crayons, stylos, gommes à effacer, crayons, crayons de couleur, peinture, tableaux noirs et craie. Les tout-petits reçoivent un gobelet, une boîte à lunch et un tableau noir, les enfants plus âgés peuvent compter sur des feutres et des ciseaux.

    Bienfaiteurs

    Quelle est la réponse aux deux bienfaiteurs inconnus? “Nous nous rendons toujours visite la veille pour informer les enfants et la direction.” Tôt le lendemain, Karim conduit dans les montagnes avec son compagnon. «Certains enfants sont surpris et un peu méfiants. Ils ne nous connaissent pas non plus, bien sûr. D’autres sautent en l’air, ouvrent immédiatement le sac et se mettent à courir. Que Karim parle leur langue est un gros avantage. «Mais cela ne s’applique pas au sud du Maroc. Heureusement, mon ami connaît cette langue. Et sinon, nous montrons simplement les sacs, alors ils comprendront!

    Sporadiquement, le contact est plus difficile. Dans une mise à jour récente sur Facebook, Karim dit que lui et son ami se sont vu refuser l’entrée dans un village de montagne de l’Atlas. Les villageois méfiants craignaient que des enfants soient enlevés ou violés. Cela s’était déjà produit dans un autre village, ont-ils dit aux deux garçons. Il dit via WhatsApp que le froid est à l’improviste: “Nous avons eu une bonne conversation avec ces gens et maintenant nous sommes heureusement les bienvenus.”

    Chaussures cassées

    Le projet avec les cartables a depuis été élargi. Les gens peuvent également faire un don pour acheter des vêtements et des chaussures d’hiver. «Nous avons vu de nombreux enfants dans les montagnes marcher avec des chaussures cassées, des tongs ou des pieds nus. Même maintenant, les dons affluent, nous avons rapidement atteint 12 000 euros.

    Karim prévoit de travailler sur ce projet au moins jusqu’à la fin du mois d’octobre. Karim tire en grande partie la motivation du projet de son expérience. «Mes parents ont fui le Maroc à cause de la pauvreté. Mon père s’est également promené ici pieds nus. J’aurais pu être un tel enfant moi-même. J’ai eu la chance d’avoir grandi en Europe. Mais je n’oublierai jamais d’où je viens.

    Une autre partie de son passé a également incité Karim à faire quelque chose de bien pour les autres. Dans sa jeunesse, il a été détenu pendant environ quatre ans. Après sa libération, il s’est consacré aux anciens détenus par le biais du magazine Made in Prison et a commencé à enseigner l’éducation dans les écoles pour garder les jeunes sur la bonne voie. «J’ai fait beaucoup de mauvaises choses», dit-il. “J’en ai pris beaucoup et maintenant je veux donner quelque chose en retour.” Le projet avec les cartables s’intègre parfaitement dans sa vision actuelle de la vie. «Faire quelque chose de bien me donne une grande satisfaction et j’obtiens beaucoup de gratitude en retour. Cela approfondit ma vie. Mais je le fais aussi par amour pour le pays et pour mes parents.

    Règles de corona strictes

    Les mesures Corona s’appliquent également au Maroc. «Les règles sont assez strictes ici. La moitié des enfants vont à l’école le matin, l’autre moitié l’après-midi. Ils ne sont pas autorisés à s’asseoir les uns à côté des autres et ils portent tous une casquette en classe. Certaines écoles réagissent même un peu effrayées. «Ils veulent que nous nettoyions les sacs avant de les distribuer. Et cette distance de 1,5 mètre est difficile à maintenir lorsque les enfants viennent à vous. Le strict respect des règles varie d’une école à l’autre. “Dans d’autres endroits, ils ne sont pas difficiles et ils sont un peu plus détendus.”

    Source: AD.NL, 22 oct 2020 (traduction automatique)

    Tags : Maroc, Pays Bas, RME, cartables scolaires, élèves, écoles, pauvreté,

  • Ephémérides : Le jour où le Maroc a livré á la France les leaders du FLN

    Quand les français signaient le premier acte de piratage aérien

    En 1965, le Maroc a livré au Mossad les enregistrements des débats de la Ligue Arabe sur la possibilité d’une attaque contre Israël. Ce n’était pas la première trahison du roi Hassan II aux arabes. Neuf ans auparavant, il livrait à la France l’avion qui transportait les principaux leaders du FLN.

    Cela est arrivé le 22 octobre 1956, à un moment où les pays maghrébins qui étaient indépendants se faisaient du souci en raison de la prolongation de la violence française contre le peuple algérien.

    Ce jour-là, un avion marocain a été mis à disposition de la délegation de responsables algériens pour regagner la Tunisie en vue de participer à une réunion maghrébine à Tunis. Il y avait à bord aussi deux journalistes françaises pour couvrir l’événement. Autour de l’avion rôdaient des éléments des services secrets français venus de l’ambassade de France à Rabat.

    L’équipage est français et le commandant Gaston Grellier reçoit ses instructions en vol. À bord, l’hôtesse Claudine Lambert tente de ne pas éveiller les soupçons des passagers qui sont armés, il s’agit de cinq chefs historiques du FLN, Ahmed Ben Bella, Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed et Mohamed Boudiaf. Une fois l’avion posé, les troupes françaises donnent l’assaut et interpellent Ben Bella et ses compagnons.
    Aprés un retard inexplicable, l’avion fait une escale inattendue aux Iles Baléares. La décision a été prise par le pilote français engagé par l’Etat marocain en vue de réfléchir sur les ordres qu’il vient de recevoir de Paris et qui lui pressaient de changer de cap vers Alger. Il a fini par obéïr en faisant attérrir l’avion à l’aéroport d’Alger. Une fois sur terre, l’équipage complice quitta l’appareil après avoir étteint les lumières intérieures. Aussitôt, un contingent équivalent à l’effectif d’un bataillon prend l’avion royal marocain en assault.

    Dans un ton triomphaliste, les militaires français criaient : « La guerre est finie ! », « Nous avons gagné ! ». L’évidente ambiance de lynchage visant à intimider les passagers algériens a été soudainement interrompue par Aït Ahmed : « Fusillez-nous et finissons-en ! », a-t-il dit.

    Plus tard dans la nuit, les ôtages sont conduits au siège de la DST à Alger où ont débuté les interrogatoires. La réaction des moudjahidines algériens était unanime : « Ce n’est pas l’arrestation de quelques dirigeants ou responsables qui mettra fin à un mouvement d’envergure issu des profondeurs du peuple ». Leurs interlocuteurs cachaient à peine leur arrogance et conviction que l’Algérie restera française jusqu’à la fin des temps.

    Dans les montagnes, villes et villages, le combat faisait rage. Rien nse semble arrêter la guerre de libération malgré les tonnes de tracts déversés par l’aviation militaire proclamant une victoire présumée suite au kidnapping des dirigeants du FLN dont l’arrestation a conduit à des violentes représailles contre les ressortissants français.

    En vue de les garder en vie, le gouvernement français décide de les faire transférer en France dans un avion menottés et interdits d’aller au toilettes si ce n’est accompagné d’un gendarme. Sur le sol parisien, des marchands les accueillaient dans la rue avec des slogans harneux. Ils étaient excités par les circonstances de l’opération de piratage.

    L’euphorie provoquée par cet acte a vite été déchantée par les protestations des militants anti-colonialistes des partis de gauche. Protestations qui étaient accompagnées par les nombreu succès de la résistance. La réponse coloniale était la répression, la torture, la liquidation physique des militants algériens.

    Entre le congrès de la Soummam en 1956 et la perspective très proche de la constitution du GPRA (gouvernement provisoire de la République algérienne) à Tunis, la lutte en Algérie avait beaucoup progressé malgré les massacres, les tortures, les emprisonnements en masse qui avaient marqué la criminelle répression de la Bataille d’Alger.

    Dans les derniers mois de l’année 1958, De Gaulle transféra ses prisonniers dans une sorte de lieu de résidence pénitentiaire hautement surveillée pour empêcher leur lynchage. C’est à Fort Liédot, à l’autre bout de la petite Ile-d’Aix (département de Charente-Maritime) en plein océan Atlantique, qu’ils ont été conduis.

    Pour Ben Bella, le fait que la présence de l’armée française dans au Maroc permettait de surveiller les faits et gestes des révolutionnaires algériens à la loupe constituait un acte de trahison de la part du roi Mohammed V. Selon Hassanine Haykel, journaliste et conseiller du président égyptien Nasser, Hassan II était derrière cette trahison

    Cet acte de la piraterie aérien relève surtout de la faiblesse de la IVème République (1946-1958). En effet, dès le début de l’année 1956, les militaires français deviennent les véritables décideurs. Ce sont ces mêmes militaires qui décideront, deux ans plus tard, d’achever cette République pour en faire une autre plus dure. Il faudra alors tout le génie du général de Gaulle pour que le pouvoir revienne aux civils.

    Tags : Algérie, Maroc, détournement avion FLN, piratage aérien, France, guerre de libération, colonisation, De Gaulle, OAS,

  • Espagne : les routiers marocains obligés à payer une taxe-diesel

    Les camions qui traversent le territoire espagnols en provenance du Maroc sont harcelés par la gendarmerie espagnole en vue de les contraindre à acheter du diesel en Espagne et non pas au Maroc, où il est moins cher.

    Dans une déclaration accordée à l’agence EFE, Abdelilah Hifid, président de la Fédération marocaine du Transport et Logistique, la gendarmerie espagnole impose une loi qui contraint les camions de transport à ne pas porter plus de 200 litres de diesel dans leurs réservoirs malgré que la capacité de ceux-ci dépasse les 1500 litres.

    Cette mesure oblige les routiers à acheter 1300 litres de carburant en Espagne où le litre coûte actuellement 27 cents plus qu’au Maroc, ce qui suppose un supplément de 350 euros pour chaque camion.

    A Algéciras, des amendes qui oscillent entre 200 et 700 euros sont infligées aux camionneurs marocains qui portent plus de 200 litres dans leurs réservoirs.

    Source : La Vanguardia, 22 oct 2020

    Tags : Maroc, Espagne, camions, routiers, diesel, taxe carburant,

  • Sahara Occidental : Les sahraouis autorisent le passage des mauritaniens par El Guergarate

    Plusieurs médias mauritaniens onr relayé la nouvelle du passage des ressortissants mauritaniens par la brèche d’El Guergarate fermée par des activistes sahraouis depuis mercredi 21 octobre.

    Cités par le site Echourouk Media, les activistes sahraouis ont déclaré avoir permis le passage des mauritaniens en raison de la présence de femmes et d’enfants parmi les transiteurs. Les porteurs de passeports marocains ne bénéficieront pas de cette exception.

    Pour sa part, l’agence Ali3lami indique, derrière l’initiative sahraouie se trouve l’intervention de personnalités de poids de la ville de Nouadhibou. A l’avenir, les sahraouis ne s’opposeront pas au passage des mauritaniens, ajoute la même source.

    Selon des sources sahraouis, en laissant passer les mauritaniens par El Guergarat, les marocains souhaitaient créer un conflit entre Nouakchott et le Front Polisario. Au contraire, l’initiative a permis d’apaiser la tension créée par le conflit entre orpailleurs mauritaniens et sahraouis.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, El Guergarate, Mauritanie,