Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, samedi matin, un appel téléphonique de son homologue français, Emmanuel Macron, qui a pris des nouvelles de son état de santé et l’a informé, par la même occasion, que le rapport sur le dossier de la Mémoire, confié à l’historien Benjamin Stora, sera fin prêt en janvier prochain, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République.
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Algérie-France : Le Président Tebboune reçoit un appel de d’Emmanuel Macron
“Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, samedi matin, un appel téléphonique du président de la République française, M. Emmanuel Macron, qui a pris des nouvelles de son état de santé”, précise le communiqué, ajoutant que “le Président Tebboune a remercié chaleureusement son homologue français pour l’intérêt qu’il lui a témoigné depuis son transfert médical en Allemagne, et lui a souhaité à son tour un prompt rétablissement”.Lors de cet entretien téléphonique, M. Macron a informé le Président Tebboune que le rapport sur le dossier de la Mémoire, confié à M. Benjamin Stora, sera fin prêt en janvier prochain, souligne la même source .Les deux chefs d’Etat ont convenu de reprendre contact, début 2021, pour aborder nombre de dossiers et de questions d’intérêts commun, notamment les questions régionales et la situation en Libye, au Mali et au Sahara occidental, conclut le communiqué la Présidence de la République.Le président Tebboune est toujours en convalescence en Allemagne. Il était apparu dimanche dernier pour la première fois depuis son transfert médicalisé en Allemagne le 28 octobre dans un message vidéo. Le chef de l’Etat a fait savoir qu’il était sur la voie de guérison et qu’il rentrera au pays d’ici trois semaines au plus tard.Pour sa part le président français, en isolement pour 7 jours suite à sa contamination au Covid-19 a rassuré avant-hier dans une vidéo sur son état de santé en postant une vidéo sur les réseaux sociaux. Pour sa part la présidence française a indiqué hier dans un bref communiqué que l’état de santé d’Emmanuel Macron était « stable » et que ses examens sont « rassurants ».En novembre dernier, le président français Emmanuel Macron, a couvert de louanges son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune dans un entretien à Jeune Afrique. «Je vous le dis franchement: je ferai tout ce qui est en mon possible pour aider le président Tebboune dans cette période de transition. Il est courageux», a déclaré le chef de l’Etat français répondant à une question sur la situation politique en Algérie qui a connu une révolution citoyenne pacifique. Laissant entendre que le changement est un long processus qui nécessite de la persévérance et du courage politique Emmanuel Macron a affirmé qu’«on ne change pas un pays, des institutions et des structures du pouvoir en quelques mois». «Je ne suis jamais dans l’invective ni dans la posture du donneur de leçons. L’Algérie est un grand pays. L’Afrique ne peut pas réussir sans que l’Algérie réussisse», a déclaré le président français.Le Jeune indépendant, 20 déc 2020Tags : #Algérie, #France #Marcon #Tebboune #Mémoire #BenjaminStora #Colonisation -
France : Pas de trêve pour Macron
Les Français recourent à nouveau à des mobilisations massives pour tenter d’arrêter les hausses d’impôts ou rejeter les réformes législatives.
Des protestations des « gilets jaunes »’ aux récentes manifestations contre la loi globale sur la sécurité, en passant par les grèves des transports et les mobilisations contre la réforme des retraites, la rue n’a pas donné de répit au président français, Emmanuel Macron, dans les trois ans et sept mois qu’il a passés à l’Elysée.
À l’automne 2018 et une bonne partie de 2019, le mouvement des « gilets jaunes »’ a mis le gouvernement en échec avec ses manifestations, pour la plupart très violentes. Ce mouvement social sans structure, sans idéologie claire et sans dirigeants, organisé à travers les réseaux sociaux, est né dans les ronds-points de la France rurale, s’est répandu dans tout le pays et a mis le feu aux Champs-Elysées à Paris avec ses concentrations.
Les « gilets jaunes » – baptisés ainsi parce que les manifestants protestaient avec ces vêtements fluorescents qu’il est obligatoire de porter à l’intérieur de la voiture et à porter en cas d’accident de la circulation – incarnaient l’épuisement des classes moyennes appauvries face aux mesures imposées par les élites de Paris. Ils ont rassemblé 287000 personnes dans toute la France le 17 novembre 2018, date de la première grande manifestation contre la hausse des prix des carburants.
Macron, soumis semaine après semaine à la pression de la rue, a fini par céder aux «gilets jaunes» et suspendu la hausse de la taxe sur le carburant. Cependant, le mouvement a continué, avec plus ou moins d’intensité, avec ses protestations jusqu’à ce qu’il s’essouffle.
Un an après cette révolte, les rues ont de nouveau défié Macron avec des grèves dans les transports publics et des manifestations contre la réforme des retraites à travers le pays. Les syndicats se sont mobilisés. Plus de 800000 personnes ont réclamé le 5 décembre 2019 le retrait de la modification controversée des conditions de retraite.
Lors de cette mobilisation, la France a battu son record avec 51 jours consécutifs de grève dans les transports publics, la plus longue grève depuis mai 68.
Macron a été contraint par la crise sanitaire du Covid-19 de reporter sine die la réforme des retraites, approuvée en mars en première lecture par l’Assemblée nationale treize jours avant le premier verrouillage du coronavirus, mais le projet n’est pas enterré .
Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a déclaré il y a quelques jours que c’était “une priorité absolue”. Mais Macron ne le remettra pas sur la table tant que la crise sanitaire ne sera pas terminée, selon la chaîne de télévision BFMTV. Reste à savoir s’il pourra le passer avant les élections présidentielles de 2022 ou s’il sortira à nouveau dans la rue et sera contraint de le retirer.
Réforme des retraitesLe gouvernement veut mettre fin au système de retraite complexe en France, en fusionnant les 42 régimes actuels en un seul. Il vise à établir un système universel dans lequel, pour chaque euro coté, vous avez droit à la même pension.
Macron cherche ainsi à mettre fin aux régimes particuliers qui permettent, par exemple, aux travailleurs de la compagnie ferroviaire SNCF et du métro parisien, de prendre leur retraite plus tôt ou dans de meilleures conditions que les autres travailleurs français. Pour cette raison, ces salariés sont ceux qui se sont le plus mobilisés l’an dernier contre la réforme.
Les citoyens sont retournés dans la rue cet automne pour protester cette fois contre le projet de loi sur la sécurité mondiale. La «marche des libertés» a mobilisé le 28 novembre dans toute la France 500 000 personnes, selon les organisateurs, soit 133 000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur. Il y a eu de violents affrontements entre la police et les manifestants.
Ses organisateurs demandent le retrait du projet de loi, notamment l’article 24, qui prévoit de limiter la diffusion d’images de policiers et de gendarmes dans l’exercice de leurs fonctions. Ses détracteurs estiment qu’il favorisera l’impunité et limitera la liberté de la presse.
Le texte sera examiné en janvier par le Sénat. Les partis qui composent la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale ont proposé de réécrire l’article 24 à son retour à la chambre basse, compte tenu du rejet qu’il a suscité dans une grande partie de la société française.
La violence obscurcit la manifestation contre la loi sur la sécurité mondiale
Les Français sont revenus dans la rue hier pour protester dans 90 villes contre le projet de loi sur la sécurité mondiale, une norme qui, selon eux, favorisera l’impunité de la police et limitera la liberté de la presse.
A Paris, la violence a assombri la manifestation, avec des affrontements entre la police et les manifestants les plus radicaux. Selon la chaîne de télévision BFMTV, entre 400 et 500 personnes violentes se sont infiltrées dans la manifestation parisienne pour la faire exploser. Les «black blocs» ont tiré des projectiles sur les agents de sécurité, dressé des barricades et provoqué des destructions le long de l’avenue Gambetta: incendies de voitures et de motos, brisant du mobilier urbain et brisant des vitrines. Ils ont également organisé des altercations sur la Plaza de la República. Les forces de l’ordre ont répondu par des accusations de police et ont tiré des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les manifestants les plus violents. Enfin, une trentaine de personnes ont été arrêtées dans la capitale.
«Stop à la loi sur la sécurité mondiale», «Sécurité mondiale = insécurité totale», «Impunité policière» et «Macron laisse la reconnaissance faciale aux Chinois», lisent certaines des banderoles portées par les manifestants à Paris. La marche exigeait la démission du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et du préfet de la police parisienne, Didier Lallement, en plus du retrait total du projet de loi, et pas seulement de l’article 24 controversé.
«C’est une loi qui restreint vraiment nos libertés. Nous n’allons pas pouvoir enregistrer les forces de l’ordre ou diffuser les images », a expliqué Tiphaine, qui portait une banderole qui disait« Impunité, fraternité, état policier ». Cette jeune femme considère qu’il est important que les journalistes et les citoyens puissent enregistrer les policiers afin de documenter les violences policières.El Norte de Castilla, 5 déc 2020
Tags : France, gilets jaunes, sécurité globale, impôts, Macron,
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Finalement, Emmanuel Macron est un chic type
FINALEMENT, EMMANUEL MACRON EST UN CHIC TYPE
Donc, si je comprends bien, selon Macron, l’idée générale est de continuer sur la même lignée générale, la gueule masquée jusqu’à perpète, de se faire vacciner contre la connerie sous peine d’être exclus des espaces publics, de ne plus pouvoir voyager, etc., d’être fliqués par des cartes biométriques pour circuler librement, mais attention, hein, rien n’est obligatoire, il n’y aura pas de discriminations…Et puis, le nucléaire, c’est bon pour la planète, il paraît même que ça purifie les nappes phréatiques et guérit les cancers, on continue sur la même lignée, c’est bien, on est les rois du monde.
Et puis, on est pas une dictature, c’est sûr, il y a pire ailleurs, il suffit de jeter un coup d’œil du côté de la Turquie, ils ont bon dos, les Turcs…
Et puis, la violence est modérée dans nos rues, tout le monde s’adore librement, sans se dénoncer ou se mettre sur la trogne…
Et puis, la musique, le cinéma et la littérature, c’est mauvais pour nos mœurs, ça ne rapporte rien au PIB, il faudrait passer un coup de balai sur la scène de ces inutiles saltimbanques qui ne servent pas nos banques.
Et puis, le macronavirus est tombé du ciel par hasard sans nulle intervention humaine, c’est encore la faute au bon Dieu. Et puis, il paraît que masquer des enfants de six ans à l’école, c’est bon pour leur développement mental et leurs voies respiratoires…
Et puis, l’opinion publique est d’accord avec ça… Et puis, le monde hyperconnecté virtuellement, déconnecté réellement, c’est le futur, c’est comme ça, il faut faire avec…
Et puis, on est tous des cons. Quand allons-nous mettre un terme au règne de cet ignoble connard ? Cessons ces manifs où les flics et les excités se tabassent allègrement, et rassemblons-nous tous, main dans la main, devant les portes de l’Élysée et délogeons ensemble, Macron…
Arnaud Delporte-FontaineSource : Le système A, 5 déc 2020
Tags : France, Macron, climat, coronavirus, covid19, énergie,
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Plus Macron est incohérent, plus sa cote monte
La cote de popularité de Macron en hausse, loin derrière Merkel
Un récent sondage crédite le président de la République de 3 points supplémentaires en novembre. Il reste néanmoins sous la barre des 50 % d’opinions positives, selon le dernier baromètre Harris Interactive Epoka, publié par LCI vendredi. Il s’en faut même de beaucoup, quelque dix points !
Mieux que Sarkozy et Hollande ?La popularité du président de la République s’établit à 41 % d’opinions positives, soit un gain de six points depuis le mois… d’avril et le premier pic de la crise sanitaire. « Les Français ont le sentiment, que malgré les difficultés, Emmanuel Macron tient la barre et suit sa feuille de route, analyse Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique et opinion d’Harris Interactive. Ils ne sont pas d’accord sur tout, ils restent critiques, mais ils ont la perception qu’il remplit sa mission de président, qu’il pilote la maison France, et ça les rassure. »
Autre point à souligner : à ce stade actuel du mandat, Macron s’en tire mieux que ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande. Seul bémol : le sondage a été réalisé juste avant cette semaine marquée par les affaires de violences policières…
Angela Merkel, chancelière depuis 15 ans, est populaire auprès de 7 Allemands sur 10La popularité de la sexa met une claque au quadra
Plus populaire que jamais, à son cinquième mandat, la chancelière Angela Merkel fête dimanche sa quinzième année à la tête de l’Allemagne. Sa bonne gestion de la crise sanitaire lui vaut une popularité que bien des dirigeants lui envient. A commencer par le petit prétentieux français.
Qu’elle semble loin cette année 2019, quand la dirigeante allemande, à la tête d’une grande coalition a surmonté la crise du mouvement des jeunes pour le climat et la popularité d’Angela Merkel est actuellement sans nuage. Sa gestion de l’épidémie en Allemagne a remis au centre du jeu « l’inoxydable » chancelière.
Popularité au zénithLa presse française ménage l’égo du p’tit gars, occultant la différence écrasante de popularités pour vanter ses misérables 41%.
Des voix s’élèvent même en Allemagne pour réclamer un cinquième mandat, ce que la chancelière a totalement écarté. En septembre prochain, au moment de sa retraite politique, la première femme à diriger l’Allemagne aura égalé le record de longévité de Helmut Kohl avec seize années au pouvoir.
Face au Covid-19, décrit par la chancelière .comme le « plus grand défi » de l’Allemagne depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, Angela Merkel, scientifique de formation, a réalisé un quasi sans-faute privilégiant pédagogie et démonstrations rationnelles aux postures lyriques.Moins de cas de Covid-19 et moins de morts que ses voisins européens.
Macron se rêve leader du monde libre, mais c’est elle: après le séisme Donald Trump et le Brexit, en pleine pandémie, media et politiques proclament Merkel au zenith dans un contexte de montée des populismes.
Barack Obama, un des quatre présidents américains qu’elle aura connus depuis 2005, la décrit dans ses Mémoires comme une dirigeante « fiable, honnête, intellectuellement précise », une « belle personne ». Qui, hors notre presse à plat ventre, peut-il en dire ne serait-ce que moitié moins de Macron, avec 60% d’insatisfaits ?Source : Pas si dupes, 30 nov 2020
Source : France, Macron, Angela Merkel, François Hollande, Nicolas Sarkozy, popularité,
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France : Droiture et bonne foi
par Abdou BENABBOU
Le brûlant débat actuel en France sur l’interdiction de filmer les policiers et les restrictions imposées à la presse filmée a une puissance interpellatrice à laquelle les observateurs algériens ne pourraient échapper. Il est patent de remarquer qu’à travers le monde entier les réseaux sociaux ont outrepassé le cercle restreint de l’activité politique. Le périmètre sans limite qu’ils offrent à l’activisme et au militantisme est en train de démontrer que l’ampleur qu’ils prennent les a installés dans un vaste terreau où la mouvance, la gouvernance et la gestion humaines dans leurs différents aspects ne sont pas à l’abri des mises à nu. Les statures qu’ils endossent aujourd’hui vont au-delà de celles des structures politiques classiques et l’ensemble des pouvoirs ont bien raison de se méfier de cette nouvelle force car, à bien des égards, elle se dresse comme un garde-fou contre les dépassements et peut aller jusqu’à contrarier les raisons d’Etat.
Elle est en voie d’imposer la bonne mesure du geste et d’encadrer la décision. Les acteurs de dépassements et de mauvais gestes ont de plus en plus conscience qu’une vraie épée de Damoclès plane sur leurs têtes.
Bien de graves entorses ont été dénudées par un simple clic, sans lequel des véritables assassinats perpétrés sous couvert de maintien de l’ordre seraient restés dans la case du secret. Mais plus conséquent que la dénonciation publique des fausses bavures de policiers, c’est la crainte et la prudence que ce clic impose à ceux en charge de responsabilités qui régissent la vie de tous les jours qui apparaîtraient les plus grands des bénéfices. La peur de la vidéo est en passe de devenir une arme fatale contre la nonchalance des administrations et du carriérisme désobligeant. Le spectre de la photo arrachée et étalée devient un outil efficace contre la bureaucratie.
Les pouvoirs en place auraient tort, comme en France, de tout faire pour contrecarrer cet atout qui serait un providentiel argument pour témoigner de leur droiture et de leur bonne foi.
Le reste n’est qu’affaire de morale et de conscience.Tags : France, Macron, violences policières,
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Lorraine : L’ASPS saisit le président Macron au sujet de la situation au Sahara Occidental
ASSOCIATION DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE SAHRAOUI-Lorraine
https://aspslorraine.wordpress.com/
SIRET 80211329000026
Nancy, le19 novembre 2020
Monsieur Le Président de la République,
Le Maroc a, le 13 novembre 2020, violé les accords du 6 septembre 1991 en lançant une opération militaire dans la zone tampon de Guerguerate.En effet, les dits accords qui avaient abouti à la signature d’un cesser le feu, établissaient, entre autre, une zone tampon de 5 km de large de chaque côté du mur construit par le royaume et la création de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental. La MINURSO… Le « R » de MINURSO voulant dire référendum.
D’après nos informations, cette opération militaire a été menée sous les yeux des membres de la MINURSO, censés faire respecter l’accord.
La mission des Nations Unis a, depuis … 29 ans, un but essentiel: mettre en œuvre le référendum d’autodétermination, promis par feu le roi du Maroc, Hassan2.
Chaque année, Monsieur le Président, vous demandez au représentant français siégeant en notre nom au Conseil de Sécurité, de voter la résolution proposée par le Secrétaire Général. La dernière résolution a été votée à la majorité le 30 octobre dernier. Le Secrétaire Général a, dans le texte proposé, écrit qu’il fallait une volonté politique forte « pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».
Ce texte a été voté par votre représentant. Comme ceux des années précédentes, il est écrit « autodétermination du peuple du Sahara occidental » ! Or, pour s’autodéterminer, le peuple sahraoui n’a d’autres solutions que de voter … si toutefois le royaume le permet ! Car si le recensement a été fait et que rien n’empêche la mission de l’ONU, c’est bien le Maroc qui bloque la suite du processus. Ceci bien que l’ONU soit le garant et le protecteur du droit.
La réalité est que la MINURSO a un rôle de « spectateur » passif, qui ne s’acquitte pas de sa mission.
Monsieur le Président, vous avez la possibilité de faire en sorte que la mission renforce son rôle dans ce « territoire non autonome qui reste à décoloniser ».
Tous les observateurs savent que, si la France l’avait voulu, la question aurait été tranchée depuis longtemps … Oui, mais voilà : en forçant les choses, en rompant l’accord, en ouvrant des passages dans la zone tampon, le Maroc a pris la responsabilité d’embraser la région et pris l’énorme risque de déstabiliser la sécurité des pays du Maghreb et, plus généralement du Sahel.
Monsieur le Président, vous avez désormais la responsabilité de la réconciliation des peuples du Maghreb.Chacun sait votre rôle et la densité des relations entre la France et les pays de l’Afrique du Nord. Vous ne pouvez plus édulcorer les résolutions de l’ONU. Vous devez exiger que la composante politique et administrative de la MINURSO, expulsée par le Maroc depuis 4 ans, soit réintégrée afin de mettre en œuvre ce référendum.
La France doit tenir son rang et elle le tiendra en appuyant les engagements de l’ONU.
Nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche et, dans l’attente, veuillez agréer , Monsieur le Président, en l’expression de notre très haute considération.
Les coprésidents :
Farid BELALSarah BOUKHELIFA
Catherine DAVID
Nb : L’Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui -ASPS Lorraine- s’est fixée 3 buts, entre autre «aider les sahraouis dans l’organisation du référendum dans le cadre du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
contacts : 2, rue des Feyen 54000 NANCY-France-contact.aspslorraine@orange.frTags : Sahara Occidental, Macron, ASPS, Lorraine,
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Algérie : De l’ingérence étrangère
L’adoption par le Parlement européen d’une résolution franchement critique à l’égard de la situation politique en Algérie a provoqué une vague de dénonciations et une grosse polémique, et a fait les choux gras dans les médias. Faut-il s’émouvoir de cette fameuse résolution ? Est-elle vraiment une ingérence étrangère dans nos affaires internes ? Par principe, il n’est jamais bon signe que la situation de notre pays soit le menu d’une quelconque instance ou institution étrangère fut-elle l’Union européenne ou même l’ONU. Ceci pour le principe.
Dans le fond, et indépendamment de la teneur de la résolution du Parlement européen, il faut bien rappeler que l’Algérie est liée à l’UE via l’Accord d’association qui comporte une clause expresse sur le respect des droits de l’homme et les standards démocratiques conformément aux stipulations de l’Accord d’association signé par Bouteflika en 2005. Il faut également préciser que ce parlement représente les peuples d’Europe et non pas les États qui, eux, sont représentés par la Commission européenne, l’instance politique par excellence. Ce qui est moins grave tout de même.
Il faut savoir que le Parlement européen produit régulièrement des résolutions de ce type sur la situation interne dans les pays membres (il l’a fait sur les gilets jaunes en France par exemple) mais aussi sur les pays liés à l’UE à travers les Accords d’association. Il est vrai cependant que la causticité des résolutions dépend de la puissance des lobbys pros ou anti un pays où un autre.
Il est utile de rappeler que même le Maroc a fait l’objet plusieurs fois de résolutions critiques sur ses violations des droits de l’homme au Sahara Occidental. Faut-il alors crier au loup après cette résolution sur l’Algérie ? Il n’est pas vraiment utile et porteur d’autant qu’elle n’est pas contraignante. Mais si des acteurs politiques, des relais associatifs et des médias ont dénoncé le document du PE, on se demande où était tout ce beau monde quand le président français Emanuel Macron s’est permis de mettre carrément les pieds dans le plat en promettant de “faire tout mon possible pour aider le président Tebboune”. En termes d’ingérence, il n’y a pas mieux ou plutôt pire. On a affaire en effet au président de l’ancienne puissance coloniale qui ne veut pas reconnaître ses crimes coloniaux ni s’en excuser, et qui en plus, déclare qu’il va aider notre président.
Là, il s’agit d’une intolérable et cynique ingérence de la part d’un pays avec lequel nous ne partageons aucune position et qui encourage les forces armées du Maroc à faire la guerre au Polisario à nos frontières. La logique et le bon sens auraient dicté que la déclaration de Macron soit dénoncée au moins de la même manière que l’est aujourd’hui celle du Parlement européen, dès lors qu’il est question d’ingérence.
Imane B.L’Est Républicain, 29 nov 2020
Tags : Algérie, Parlement européen, Macron, France, ingérence,
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Gouyette: «Les propos de Macron sur l’Algérie ont été « mal compris»
L’ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette, s’est exprimé, ce mercredi 25 novembre 2020, sur les dernières déclarations du président français, Emmanuel Macron, dans un entretien accordé au magazine Jeune Afrique dans lequel il a déclaré qu’il « ferait tout » pour « aider » le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour que la transition en Algérie réussisse.
Intervenant sur la radio web « Radio M« , le diplomate français a apporté des précisions concernant l’entretien d’Emmanuel Macron à Jeune Afrique. « La façon dont s’est exprimé le président français à propos de l’Algérie n’a pas été vraiment bien comprise », a-t-il dit ne ajoutant que « la perception que nous avons observé ici de ces propos ne correspond pas vraiment à ce qu’il a voulu dire ».
«Je crois que le président attache une grande importance à la relation avec l’Algérie », a indiqué l’ambassadeur de France qui a ajouté que Macron « considère que nous pouvons refonder cette relation, la relancer sur des bases saines et positives, pour pouvoir faire beaucoup de choses ensemble dans tous les domaines ».
La campagne de boycott es produits français n’a pas eu d’impact»L’ambassadeur de France en Algérie, M. François Gouyette a affirmé que les appels au boycott des produits français qui se sont multiplié après les propos du président Emmanuel Macron sur et le droit de caricaturer le prophète Mohamed (QSSSL), a échoué grâce à sa forte présence sur le marché algérien.
Intervenant sur l’émission « OFFSHORE »,le diplomate français avance avoir constaté que la compagne a fait l’enfeu: «Il ya eu quelques déclarations qui ont été faites,mais en réalité, les observations faites par nos services économiques notamment nos chambres de commerce , il n y a pas eu véritablement d’impact ».
L’ambassadeur affirme qu’il s’agit sans aucun de la qualité des produits français et à leur très grande familiarité auprès des algériens.
«Cela rassure, et c’est une manière d’illustrer la très grande proximité entre nos deux pays. On considère que la France a vis-à-vis de l’Algérie des sentiments de distance ou de condescendance, je veux rappeler sur quoi est fondé notre politique vis-à-vis de l’Algérie: Ni ingérence ni indifférence. Ça n’a jamais été dans l’agenda du président de s’ingérer dans les affaires de l’Algérie qui est un pays souverain dont nous respectons beaucoup l’indépendance ».Echourouk Online, 26 nov 2020
Tags : #France #Algérie #Macron
France, Algérie, Macron,
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Algérie : Les angles de l’ingérence
par Abdelkrim Zerzouri
Si vous êtes étranger, occupant un poste de responsabilité gouvernementale, parlementaire ou quelconque acteur politique, mieux vaut ne prononcer aucun mot d’appréciation de la situation en Algérie. Parce que, tout ce que vous direz sera retenu contre vous. Vous n’échapperiez pas à la levée de boucliers d’une partie des Algériens, ou de l’autre, qui criera à l’ingérence dans les affaires intérieures de leur pays, selon le positionnement de votre appréciation ou déclaration.
Le Président français Emmanuel Macron a fait les frais de cette sensibilité des Algériens après ses déclarations lors d’un entretien accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique’, où il affiche sa parfaite entente avec le Président Tebboune, saluant son « courage » et promettant de « faire tout son possible pour l’aider » dans la « période de transition » que traverse le pays. C’est quasiment toute l’opposition qui s’est levée en un concert de dénonciations, qualifiant cette sortie du président français d’ingérence dans les affaires intérieures du pays, d’une entrée par effraction dans le débat intérieur du pays, de distribution de certificat de légitimité et autre déni au peuple qui revendique ses droits. Certains jugent même que cette intervention du président français remue les douleurs d’un passé commun dont les plaies ne sont pas encore refermées.C’est ce qu’on retiendra de cet entretien, où des questions pas de moindre importance, pourtant, ont été abordées mais reléguées au second plans, dont la restitution du patrimoine africain, la fin du franc CFA, la lutte contre le terrorisme et les relations entre la France et l’Afrique décrite comme une relation d’amour. Une histoire d’amour, forcément, avec ses chagrins, ses instants de bonheur, ses jalousies, ses lunes de miel et ses divorces. Cela n’est pas sans rappeler le tollé général provoqué par la résolution du Parlement européen, voté au mois de novembre 2019, qui demandait aux autorités algériennes de mettre un terme à la répression du Hirak et d’avancer sur le chemin de la démocratie.
La résolution en question, qui avait été introduite à l’initiative de l’eurodéputé français Raphael Glucksmann, avait suscité une cascade de critiques et de dénonciations en Algérie, des partis du pouvoir et des deux Chambres du Parlement, qui ont condamné une « ingérence flagrante dans les affaires internes du pays ». Une autre face du lynchage médiatique de celui qui oserait s’ingérer dans les affaires internes du pays. Est-ce qu’on ne fait pas trop en dépensant vainement plein d’énergie ? Le refus de l’ingérence étrangère serait une réaction, somme toute, logique si elle ne divisait pas tant le pays sur le plan interne. C’est une marque de grande faiblesse du front interne que de se taire devant une ingérence et dénoncer une autre, quand elle arrange ses petites affaires politiques. Et, il faudrait encore s’attendre, dans les prochains jours, à une autre avalanche de critiques à l’issue de l’organisation par le Parlement européen, ce jeudi 26 novembre, d’un débat en plénière portant sur « la détérioration de la situation des droits de l’Homme en Algérie », qui sera sanctionné par un vote en plénière.
N’est-il pas temps de régler les violons sur une même note quand il s’agit de réagir aux ingérences étrangères ? Sinon, on ne serait pas plus avancé que des pays qui vivent de terribles épreuves en se blottissant sous les bras « protectrices » d’une ingérence ou d’une autre, selon les penchants des mains tendues. Ne sait-on pas que de la sorte, on ne changerait rien à l’estime réciproque entre les présidents algérien et français, on ne changerait pas sa volonté au président français de se rapprocher de l’Algérie dans ce qui porte intérêt à son pays, et qu’on ne ferait pas changer le vote du Parlement européen sur les libertés fondamentales, les droits de l’Homme en Algérie, sans nous changer nous-mêmes ?
Le Quotidien d’Oran, 26 nov 2020
Tags #Algérie #France #Ingérence #Macron
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Le roi du Maroc boude la France depuis près de deux ans
Depuis près de deux ans, la ville de Betz attend de renouer avec la “générosité” du roi du Maroc. En effet, c’est la première fois que les habitants de cette ville constatent une si longue absence de Mohammed VI. A cela s’ajoute que leurs enfants n’ont pas pu profiter des habituelles vacances au Maroc au frais du souverain chérifien. La population de cette localité de la banlieue parisienne se pose des questions sur cette absence remarquée de celui qui s’est fait remarquer par ses gestes d’amitié et affection envers elle.
Pour ceux qui connaissent le Maroc, il n’y a qu’une seule explication à cela : Les relations entre Rabat et Paris ne sont pas au beau fixe. Les signes révélateurs de la tension traversée par les relations bilatérales entre les deux pays:
-Au mois de septembre 2019, le roi du Maroc n’a pas daigné assister aux obsèques funéraires du président Jacques Chirac.
-A deux reprises, Paris annule une visite annoncée du président Emmanuel Macron au Maroc.
-La médiatisation par la France du procès du policiers français recruté par les services secrets marocains auxquels il transmettait une copie des fiches “S”.
-Le refus de Rabat de rapatrier les dénommés MENA (mineurs non accompagnés) dont le sujet a fait beaucoup de bruit en France.
-En plein confinement, le royaume n’a pas répondu à l’appel du président Emmanuel Macron visant à faciliter le rapatriement de ressortissants français coincés dans le royaume à cause de l’état d’urgence sanitaire.
-L’empressement des autorités marocaines à condamner la publication des caricatures du prophète Mouhammad
-La ligne éditoriale très critiques de certains médias proches du palais
Selon des connaisseurs du dossier, Paris ne voit pas d’un bon oeil que le nom du Maroc soit mêlé aux attentats terroristes commis en Europe depuis 2004 et le rapport très critiques des experts de l’ONU sur le Sahel qui dénonce la collision des autorités marocaines avec les réseaux de trafic de drogues au Mali, et dans la région du Sahel en général. Non sans raison, le président français a cité le Maroc parmi les pays qui font le lit de l’islamisme radical et le conseil municipal de la ville d’Angers s’est opposée à la cession au Maroc d’une grande mosquée en construction.
Tags : Maroc, France, Macron, Mohammed VI, Angers, Betz, Islam, caricatures,
