Tag: libre échange

  • Entrée en vigueur de l’accord de libre échange continentale africaine

    La Mauritanie est l’un des premiers pays africains à ratifier l’Accord d’’établissement et de mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC), qui entre en vigueur à partir d’aujourd’hui, vendredi 1er janvier 2021.

    À ce jour, 34 pays africains sur 55 pays membres de l’Union africaine ont ratifié cet accord. En vertu de cet accord, un marché de 1,2 milliard de consommateurs sera créé, formant la plus grande zone franche au monde, ce qui aidera les économies africaines à se remettre plus rapidement de l’impact de la pandémie Covid-19, qui a conduit à une récession sans précédent a eu des répercussions sérieuses sur les économies du continent.

    L’adhésion de la Mauritanie s’inscrit dans la perspective des efforts nationaux visant à assurer la mise en œuvre effective de l’accord dont on attend les plus grands bénéfices pour l’économie mauritanienne.

    Dans le cadre de la ratification de la stratégie nationale pour entrer dans la zone de libre-échange africaine, la Mauritanie a signé et ratifié une série d’autres accords de libre-échange.

    Ce nouveau marché commun africain, dont l’accord est entré en vigueur aujourd’hui, est considéré comme l’un des espaces les plus importants et les plus vastes de libre-échange et qui permettra d’augmenter la capacité concurrentielle de notre économie nationale, au regard de la position géographique de notre pays.

    AMI, 1 jan 2021

    Tags : Mauritanie, Afrique, ZLECA, libre échange, commerce, Union Africaine, UA,

  • ZLECAF: Le choix stratégique de l’Algérie

    DJERAD A DÉFENDU LA VISION ALGÉRIENNE DE LA ZLECAF:
    Le choix stratégique de l’Algérie

    La vision algérienne s’appuie sur «des projets qui profiteront, inéluctablement, à la Zlecaf, en ce sens qu’ils garantiront le soutien logistique indispensable, notamment à travers la Transsaharienne Alger – Lagos (Nigéria), le Gazoduc entre l’Algérie et le Nigéria, la liaison fibre optique Alger-Abuja et le port de Cherchell, en tant que hub de fret maritime».

    La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) sera opérationnelle dans les toutes prochaines semaines. En effet, dès janvier prochain, les barrières douanières interafricaines vont tomber, favorisant de fait des échanges commerciaux plus intenses que ce qui est enregistré à ce jour. La 13e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA) tenus en visioconférence a planché sur le thème et le représentant de l’Algérie, le Premier ministre Abdelaziz Djerad, a mis en exergue le caractère stratégique de la Zlecaf pour l’Algérie.
    «Pour l’Algérie, la Zlecaf est un choix stratégique, exigeant une conjugaison des efforts pour aller de l’avant dans la concrétisation des objectifs de développement de notre continent et de nos pays, et la consolidation de la paix et de la sécurité, étroitement liée aux progrès du développement économique», a-t-il souligné dans son allocution.

    Enumérant quelques difficultés de terrain et appelant à faire l’effort de les dépasser, M.Djerad a souligné «l’adhésion de l’Algérie au consensus enregistré au niveau des instances de négociation, concernant les questions en suspens en lien avec les règles d’origine». Pour le Premier ministre, qui révèle la finalisation «des offres tarifaires du commerce des biens et des services et des offres préliminaires des secteurs prioritaires pour le commerce de services algérien», l’important pour l’heure tient dans la conviction qu’affiche l’Etat algérien quant à «la complémentarité économique africaine». Et de rappeler que «l’Algérie a été parmi les premiers pays à ratifier l’accord de création de la Zlecaf, lors de la 10e session extraordinaire du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement en mars 2018, et a pris part, régulièrement et efficacement, depuis le lancement des négociations en 2016, à toutes les réunions des instances de négociation et à tous les niveaux». Cela étant et tenant compte de l’engagement sans faille de l’Algérie dans l’effort d’intégration économique africaine, M Djerad a mis en exergue «la vision de l’Algérie tendant à conférer aux infrastructures nationales et projets structurants régionaux, un caractère complémentaire et intégré». L’on aura déduit de son propos que ladite vision s’appuie sur «des projets qui profiteront, inéluctablement, à la Zlecaf, en ce sens qu’ils garantiront le soutien logistique indispensable, notamment à travers la Transsaharienne Alger – Lagos (Nigéria), le Gazoduc entre l’Algérie et le Nigéria, la liaison fibre optique Alger-Abuja et le port de Cherchell, en tant que hub de fret maritime».

    Les atouts de l’Algérie sont ceux de l’Afrique et ils sont immenses. Outre l’infrastructure et la logistique qu’apporte l’Algérie pour connecter l’Afrique au monde occidentale, la Zlecaf est «une opportunité cruciale pour intensifier et développer le commerce interafricain», a affirmé le ministre, notant au passage «une hausse significative, en sus de la consolidation des objectifs de complémentarité et d’intégration continentales à travers le commerce et l’investissement, deux éléments clé pour le soutien de la croissance et du développement économique durable».

    Le Premier ministre sait parfaitement la portée de son propos et avance, pour ce faire, des chiffres édifiants : «Avec un marché de 1,2 milliard de personnes, d’une valeur de 3000 milliards USD et un Produit intérieur de 2,5 milliards USD, les potentialités et les capacités économiques de l’Afrique connaîtront une exploitation optimale grâce aux flux commerciaux intracontinentaux qui devront avoisiner les 52% au lieu du taux actuel, qui ne dépasse pas 16%». M. Djerad a relevé, également, que «le développement du commerce interafricain contribuera au développement des chaînes de valeurs régionales, de l’industrialisation et de la création des opportunités d’emploi », ajoutant que «le démantèlement tarifaire progressif entre les Etats africains, à hauteur de 90% de positions tarifaires sur 5 ans, donnera la priorité aux entreprises africaines afin de répondre aux besoins croissants du marché africain et de profiter de ses avantages». Le projet est gigantesque, mais réalisable.
    Anissa Mesdouf

    Ouest Tribune, 6 déc 2020

    Tags : Afrique, ZLECAF, libre échange, marché africain, commerce,

  • L’Algérie et la Zone de libre-échange continentale africaine : la panacée ?

    Par Mostefa Zeghlache(*)
    Du 3 juin 1991, date de l’adoption à Abuja (Nigeria), par l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), du Traité instituant la Communauté économique africaine (entré en vigueur en 1994), dans le cadre du Plan d’action et de l’Acte final de Lagos, au 7 juillet 2019, date de la mise en œuvre de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), à l’issue du Sommet de l’Union africaine (UA) de Niamey (7 et 8 juillet) , l’Afrique aura mis près de 30 années avant de s’engager , enfin, sur un projet d’intégration régionale longtemps galvaudé par le discours unioniste africain mais qui attend toujours de voir le jour.
    En ratifiant l’accord de la ZLECAf le 15 décembre 2019, l’Algérie a indiqué clairement sa volonté de ne pas rester en marge du processus enclenché en juillet 2019. Cette adhésion est justifiée par le discours officiel algérien qui présente la Zone africaine de libre-échange comme une voie pouvant soutenir la volonté du pays de diversifier l’économie nationale pour sortir de l’impasse de la dépendance aux hydrocarbures comme principale source de financement extérieur.
    La création de la ZLECAf est le résultat d’un long processus intégrationniste africain qui a débuté à Abuja en 1991, du temps de l’OUA.
    La stratégie établie par le Traité d’Abuja visait la mise en place de la Communauté économique africaine (CEA) sur la base d’un processus d’intégration sous-régional impliquant cinq communautés économiques régionales (CER), devenue, plus tard, huit, dont l’Union du Maghreb arabe (UMA). Parmi les nombreux objectifs fixés par le Traité, l’article 4 dispose notamment que la CEA vise à « promouvoir le développement économique, social et culturel ainsi que l’intégration des économies africaines… ».
    La première étape du processus devait s’achever en 1999 et la 6e et dernière en 2028 par la création d’une union économique et monétaire. La mise en œuvre intégrale du Traité ne devait pas excéder l’année 2034. En cours de chemin, les dirigeants africains ont décidé, en janvier 2012, lors de la 18e session de l’UA de créer une Zone de libre-échange. Le processus de négociations a été initié en juin 2015, lors de la 25ème session ordinaire de l’UA à Johannesburg.
    Tags : Algérie, ZLECA, Afrique, Union Africaine, libre échange, 
  • Algérie-UE: La zone de libre-échange attendra

    par M. Aziza

      L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) à Alger, John O’Rourke, a laissé entendre que la création de la zone de libre-échange entre l’UE et l’Algérie à travers un démantèlement total des tarifs douaniers, qui devait initialement avoir lieu à l’horizon 2017 et qui a été repoussée jusqu’à septembre 2020, risque d’être reportée encore fois.

    En réponse aux questions des journalistes, en marge d’une rencontre avec la presse algérienne, organisée par la Délégation de l’Union européenne en Algérie, l’ambassadeur M. John O’Rourke, a affirmé que «sauf dans le cas où une décision serait prise, je crois que la zone de libre-échange telle que prévue, ne sera pas mise en place pour ce mois de septembre». Et de préciser qu’«en ce moment, il n’y aucun plan pour la mettre en œuvre, elle ne sera pas en place d’ailleurs en septembre, puisque en ce moment, l’Algérie applique des droits de douanes qui sont toujours en vigueur, il n’y a, à ma connaissance, aucune nouveauté dans ce sens dans la Loi finances 2020, vis-à-vis de ce dossier».

    Mais, dit-il, «nous sommes toujours demandeurs de consultations dans ce sens avec les autorités algériennes». «L’UE est très attentive à ce que décidera le gouvernement algérien quant à l’application effective de l’Accord d’association avec l’Union européenne à l’échéance 2020».

    Interrogé, encore une fois, sur le déséquilibre des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’UE, l’ambassadeur de l’UE a reconnu qu’effectivement l’Accord d’association a prévu des échanges commerciaux qui devaient être accompagnés par des investissements étrangers, ce qui n’était pas le cas. Et de souligner : «il est vrai que les investissements n’étaient pas à la hauteur des attentes de l’Accord d’association». Mais, dit-il, il y a aussi le problème du climat des affaires qui est non seulement posé par les entreprises étrangères mais aussi par les entreprises nationales. «Nous sommes toujours prêts à discuter, ceci dit, l’essentiel relève de la législation et la réglementation algérienne». L’ambassadeur ferme la parenthèse en affirmant que «pour le moment ni l’UE, ni la partie algérienne n’ont demandé à modifier l’Accord d’association puisque cet accord a déjà offert beaucoup de possibilités». Il suffit, estime-t-il, de tirer profit dudit accord. Il a précisé que l’UE en Algérie, compte des centaines d’exemples d’échanges, de partages de savoir et de valeurs entres hommes et femmes, des deux rives de la Méditerranée. Entre associations, institutions, acteurs de la société civile, artistes, artisans et étudiants. Sur la question de la possibilité de récupérer des fonds d’argent transférés illicitement à l’étranger, notamment dans des pays européens, l’ambassadeur de l’UE en Algérie a affirmé que le processus de restitution de ces fonds mal acquis «est très complexe» en citant le cas de la Tunisie après 2011.

    Le ministre-conseiller, chef de la section politique, information et presse à la Délégation de l’Union européenne en Algérie, Stéphane Mechati a affirmé que dans le domaine de la délinquance financière, le crime de blanchiment, financement du terrorisme, fraude fiscale, il y a un sous-comité à l’Union européenne qui s’occupe de cette tâche, dans le cadre la coopération judiciaire. Cette coopération précise-t-il est «basée sur l’assistance technique que nous sommes disposés à transmettre à travers des programmes aux autorités judiciaires de ce pays et d’autres».

    Il explique que dans le domaine de rapatriement des fonds transférés illicitement, il faut un haut degré d’expertise et de formation, c’est pourquoi l’Union Européenne propose des formations à travers ses programmes régionaux pour que le système d’investigation policière et du système judiciaire soient performants. M. Mechati a affirmé, par ailleurs, que l’UE a délivré 384.000 visas aux Algériens. Il s’est dit optimiste pour le renforcement de la coopération entre les deux pays, pour le l’année 2020, en précisant que «nous sommes très attentifs à écouter ce que souhaite l’Algérie pour booster le niveau de partenariat entre l’UE et l’Algérie».

    Par ailleurs, John O’Rourke a mis en exergue le rôle de l’Algérie dans le règlement de la situation en Libye, soulignant notamment «l’habilité et la détermination avec laquelle agit Alger diplomatiquement, en vue de trouver une issue à la crise» dans ce pays. «Nous voyons l’habilité et la détermination avec laquelle agit l’Algérie, diplomatiquement, pour trouver une issue à la crise en Libye et éviter une escalade», a déclaré M. O’Rouke. Abordant, à la même occasion, la position de l’UE par rapport à la situation en Libye, M. O’Rourke a indiqué que «l’UE se rallie derrière la position des Nations-Unies», qui œuvrent pour une solution pacifique et diplomatique. Interrogé, par ailleurs, sur la position de l’UE en ce qui concerne le conflit au Sahara Occidental, l’ambassadeur O’Rourke a souligné que l’UE soutient le processus onusien et les résolutions des Nations unies. «La position de l’Union européenne est tout à fait claire à ce sujet», a-t-il ajouté dans le même contexte.

    Le Quotidien d’Oran, 14 fév 2020

    Tags : Algérie, Union Européenne, UE, libre échange, zone de libre échange, commerce,