Tag: Lalla Salma

  • Maroc : « Lalla Salma, une sorte de Meghan Markle maghrébine » (journal italien)

    Sous le titre de « le Maroc des mystères : qu’est-il arrivé à la cour de Mohammed VI », se demande le journal Dagospia.com en quête de réponse sur le sort de la princesse Lalla Salma qu’il qualifie de « sorte de Meghan Markle maghrébine ».

    Pour le média italien, les scandales du palais se multiplient. Le dernier en date, une histoire de vol de bijoux appartenant au roi du Maroc. « Les bijoux du roi dont une montre Patek Philippe qui coûte 1,2 millions, incrusté de 893 diamants », précise-t-il. « La date du vol n’est pas précisée, la liste des biens volés n’est pas précisée: la presse nationale en parle peu et ce qui se passe au palais – dans les 12 palais du roi Mohammed, cinquième homme le plus riche d’Afrique – reste au palais », a-t-il ajouté.

    Pour le média italien, « il arrive souvent qu’un mystère en rouvre un autre: et ainsi, alerté dès le début du procès des voleurs de la cour – 25 accusés, dont une dame et divers bijoutiers – la presse internationale a repris la question de la princesse consort Lalla Salma, qui n’a pas été vue en public depuis décembre 2017 ».

    D’après Dagospia, le site Afrik.com, «rapporte des rumeurs dans l’entourage du roi sur le “chaos” dans lequel l’absence de Lalla aurait précipité le ménage du palais. Et précisément parmi les «connaissances équivoques» que le roi fréquente en son absence, il y aurait à chercher les «taupes» qui ouvraient la porte aux vulgaires voleurs de rue ».

    Pour lui, « la richesse de Mohammed, roi d’un pays pauvre, les soupçons sur la fin de son mariage, ses voyages fréquents à l’étranger ne font pas bon ménage à l’image du “roi des pauvres” qu’il veut véhiculer auprès de ses sujets ».

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma, diamants, bijoux, Pattek Philippe, montres, palais royal,

  • Le lien entre l’affaire de la princesse Haya et le divorce de Lala Salma vole la vedette à l’histoire de “son évasion”

    Décidémment, la princesse Lalla Salma a décidé d’occuper la une de la presse pour de bon. Sous le titre de « Le lien entre l’affaire de la princesse Haya et le divorce de Lala Salma vole la vedette à l’histoire de «son évasion », le site British Royal Re-Marry Couples reprend l’histoire de la disparition de la prince marocaine Lalla Salma. Voici le texte intégral de la publication :

    La confirmation du divorce de Lalla Salma vole la vedette à l’histoire de «son évasion»: la confirmation implicite du divorce de la Princesse Lalla Salma du roi Mohammed VI a davantage attiré l’attention des pionniers des médias sociaux que les rumeurs de son évasion.

    Cependant, certains d’entre eux considèrent que la vie privée de la famille royale au Maroc est une affaire interne qui devrait être respectée car son mariage avec le roi du Maroc, Mohammed VI en 2002, la Princesse Lalla Salma a attiré l’attention dans divers forums, que ce soit au niveau local ou international, à une époque où les épouses des rois marocains à travers l’histoire ont été absentes de la scène publique.

    C’est pourquoi son absence, qui a retenu l’attention de tous, s’est également produite à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc, car elle a soulevé de nombreuses questions et laissé la porte ouverte à un flux de rumeurs qui n’a pas encore pris fin.

    À cet égard, certains journaux internationaux, y compris des journaux espagnols, ont continué à parler de la nouvelle du divorce de la princesse avec le roi Mohammed VI, mais la nouvelle est restée sans confirmation officielle, pour montrer début 2018 une photo du roi Mohammed VI après avoir subi une opération cardiaque à Paris, et dans la photo apparassaient tous les membres de la famille royale composée de ses frères et enfants, à l’exception de sa femme Lalla Salma, ce qui a alimenté les rumeurs et soulevé la question auprès de ses partisans sur de l’absence de la princesse. Les informations sur le divorce de la princesse du roi du Maroc sont restées dans la presse internationale et les médias sociaux sans commentaire de la part du palais royal, tandis que les journalistes et certains sites Web ont parlé de l’absence soudaine de Lalla Salma lors de certaines activités telles que la lutte contre le cancer, ainsi comme son apparition publique avec sa fille la princesse Khadija dans la place Jamaa El Fna à Marrakech. Après sa dernière apparition officielle en 2017, comme indiqué par le site «Hespress» qui cite «Al-Ayyam».

    Récemment, un avocat de la famille royale, Eric Duppont Moretti, a publié un communiqué publié par le magazine français «Gala» le samedi 20 juillet 2019, et a suscité une nouvelle controverse sur la disparition de la princesse marocaine. Le texte de la déclaration, selon le journal français, a déclaré que le roi Mohammed VI et son ex-femme, la princesse Lalla Salma, démentent les informations qui circulent sur les conflits familiaux profonds concernant la fuite récente du Maroc, accompagné du prince héritier El Hassan.

    Les nouvelles de la princesse Lalla Salma voyageant sans sa fille, la princesse Khadija, en Grèce, depuis le début du mois de juillet pour les vacances d’été, ont fortement favorisé la rumeur de l’évasion de Lalla Salma. Une déclaration d’un avocat au nom du roi et son ex-épouse a confirmé que «les rumeurs selon lesquelles la princesse Salma s’est échappée ou que leurs deux fils ont été kidnappés et qui circulent depuis juillet sont de fausses nouvelles». L’adjectif «ex-femme» qui a été attribué à la princesse Lalla Salma, et qui a été répété dans la déclaration lue par l’avocat, a été la chose qui a attiré l’attention des pionniers des sites de réseaux sociaux, qui ont considéré le communiqué comme une confirmation officielle de la nouvelle du divorce du roi et de la princesse, dont a longtemps parlé la presse en lui donnant de nombreux décors.

    D’autres disent que le fait d’entrer dans la vie privée du roi l’offense, tout comme la question n’a pas d’importance pour le peuple, autant que les réalisations que le roi offre pour préserver la dignité de son peuple comme l’a écrit Saeed Al-Salmi, dans un commentaire dans sa page personnelle sur Facebook ».

    «Quand certains médias dépassent toutes les limites! », écrit Najwa d’Irak commentant les rumeurs concernant le roi et sa femme, la princesse Lalla Salma, sur sa page personnelle, en référence à la nécessité de respecter la vie privée de la famille royale.

    D’autre part, l’avocat Eric Duppont Moretti a également appelé dans le communiqué publié à respecter la vie privée de la famille royale marocaine et à rejeter la comparaison, effectuée par certains médias, qui font le lien entre la princesse Lalla Salma et le cas d’une autre princesse en allusion à la princesse Haya Al-Hussein et à la question de son évasion des Émirats arabes unis.

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=W3o-WW0yA8o&w=560&h=315]
  • Maroc : Nées le jour du mariage de Lalla Salma, des milliers de filles portent son prénom

    Le jour de son mariage, le roi du Maroc a organisé à ses frais, le mariage de milliers de couples marocains. Ces couples gardent le souvenir de leurs noces synchronisés avec un événement royal de grande importance.

    Mais il y a aussi les filles qui sont nées ce 22 mars 2002. Elles se comptent par milliers, elles ont aujourd’hui 17 ans et elles portent le prénom de Salma. Leurs mères leur ont donné ce prénom en guise de respect et considération envers celle qui est devenue la première dame du Maroc et la première épouse du souverain marocain à s’afficher en public et à mener des activités de la royauté moderne. C’est aussi une façon de leur souhaiter la même chance que celle de la princesse marocaine.

    Il y a lieu d’imaginer le déception de ces jeunes filles en sachant que celle qui porte leur prénom a disparu de la scène d’une manière pour le moins bizarre. Personne ne l’a vue ni entendue depuis ce fameux jour de décembre 2017 où elle s’est présentée avec une nouvelle coiffure au Musée Mohammed VI d’Art Moderne. Celles parmi elles qui sont superstitieuses vont probablement chercher à changer de prénom par crainte de subir le même sort que Lalla Salma.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma, mariage royal, divorce, disparition,

  • Quand le roi du Maroc reconnaît avoir divorcé de Lalla Salma

    Divorce royal: Mohammed VI et Lalla Salma du Maroc brisent le silence

    Rarement la vie privée de la famille royale marocaine aura autant fait couler d’encre. Depuis presque 2 ans, la princesse Lalla Salma n’apparaît plus aux côtés de son mari, le roi Mohammed VI, lors de ses sorties officielles, mais plus encore, ce qui inquiète l’opinion publique, ce sont les folles rumeurs relayés par nombres de médias.

    Dans cet océan de désinformation, et faisant écho au déplacement en Grèce de la Princesse Lalla Salma, plusieurs médias étrangers s’étaient en effet saisis de l’occasion pour propager des informations visiblement non vérifiées et ne se référant pas à de sources officielles.

    Dans le même temps, Le360.ma titrait “Quand le magazine Gala fantasme sur les vacances des enfants du roi,” citant des sources qui affirment que les vacances de Lalla Salma et Moulay El Hassan “se déroulent dans une très bonne ambiance familiale, empreinte de loisirs et de découvertes de la culture hellénique” allant même jusqu’à attribuer les rumeurs à “des sites, à la solde de la junte militaire algérienne”. Mais dans la soirée du 20 juillet, le Palais établit un précédent en faisant intervenir son avocat. Une première.

    Le Roi Mohammed 6 et Lalla Salma, parents de deux adolescents, Moulay El Hassan, 16 ans, et Lalla Khadija, 12 ans ne sont pas contents et ils le font savoir à travers l’ambassadeur du Maroc à Paris Chakib Benmoussa et leur avocat Maître Éric Dupond-Moretti. En cause : Des rumeurs malveillantes et amplifiées qui visent le Roi, la Princesse et leurs enfants. Le Roi Mohammed VI et la Princesse Lalla Salma, ont démenti toutes les rumeurs qui circulaient à propos de leurs altesses, en particulier celles qui faisaient croire que Lalla Salma serait interdite de voyager avec ses deux enfants Moulay El Hassan et Lalla Khadija.

    Faisant écho au déplacement en Grèce de la Princesse Lalla Salma, plusieurs médias étrangers s’étaient en effet saisis de l’occasion pour propager des informations visiblement non vérifiées et ne se référant pas à de sources officielles.

    Le Palais qui n’a pas pour habitude de commenter les rumeurs ni de communiquer sur des suppositions s’est finalement résolu cette fois-ci à diffuser une mise au point tout en mettant en garde à demi mot ces médias lesquels seraient passibles de poursuite pour diffamation. Sorti de son silence, l’ambassadeur du Maroc à Paris, Chakib Benmoussa, avait d’abord fait savoir que la Princesse Lalla Salma n’était pas encore rentrée de son voyage en Grèce et qu’elle se trouvait avec ses deux enfants Moulay El Hassan et Lalla Khadija, et ce, contrairement à ce qui a été dit jusqu’à maintenant dans toute la presse. (On la disait en effet voyageant seule avec son fils le Prince Moulay El Hassan).

    Sont épinglés pour ces mauvaises rumeurs plusieurs sites étrangers dont certains médias français qui ont repris ces rumeurs sans les vérifier, une entorse s’il en est, à la déontologie journalistique qui rend compte d’un traitement peu sérieux et très léger de l’information. Éric Dupond-Moretti s’est adressé en particulier à Gala en lui faisant savoir que le Roi Mohammed VI du Maroc et la Princesse Lalla Salma sont « scandalisés » par les rumeurs qui les visent.

    Ces rumeurs sont, dit-il, d’ailleurs « fermement et formellement démenties » et par le Roi et par la Princesse. S’agissant du parallèle établi avec Haya de Jordanie, pour Maître Dupond-Moretti cela « ne repose sur rien d’autre que le fait qu’il s’agit de deux princesses. »

    L’avocat français tout en appelant au respect de la famille royale marocaine, note que ces rumeurs relèvent de la diffamation.

    Cette mise au point a révélé que le palais royal reconnaît que Mohammed VI et Lalla Salma ont divorcé et que cette dernière garde son statut de princesse.

    Yasmine Derbal

    L’Echo d’Algérie, 25 jui 2019

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma, divorce, disparition,

  • L’article sur la princesse Lalla Salma du Maroc continue à la tête des publications francophones en Belgique

    La princesse Lalla Salma du Maroc refuse de descendre du haut des listes des articles les plus lus dans la presse francophone belge.

    On ne sait plus si elle est toujours mariée au roi Mohammed VI puisque le palais royal continue de garder le silence sur l’affaire.

    Par contre, ce qu’on connaît et dont tout le monde parle est son élégance, sa grâce, son style et sa finesse avec lesquels elle s toujours su éblouir ceux qui l’entourent avec ses looks flamboyants et magnifiques.

    Qu’elle soit habillée en tenue traditionnelle ou moderne, la « princesse fantôme », comme on l’appelle à cause de sa soudaine disparition et ses apparitions jamais confirmées, a toujours été une icône de mode au point d’être un modèle pour une grande partie de femmes.

    Grâce à ses nombreuses qualités, Lalla Salma a honoré le caftan marocain là où elle l’a porté. Porté par l’ex-épouse du roi du Maroc, le caftan est une valeur sûre lorsqu’il a la chance d’avoir un modèle si charmant.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma, disparition, princesse fantôme, princesse, caftan, élégance, grâce,

  • Belgique : l’article sur Lalla Salma fait des ravages

    Qui a dit la princesse Lalla Salma n’était pas populaire au Maroc? Les statistiques de l’article de la DH ont prouvé le contraire. Les nouvelles de la princesse fantôme sont très convoitées par les internautes marocains et étrangers.

    En effet, le premier jour de la publication de l’article ” Où est passée l’épouse du roi du Maroc? Les marocains s’inquiètent” au sujet de la disparition de la princesse Lalla Salma, est resté en tête de tous les articles de la Dernière Heure!.

    Le deuxième jour, il faisait déjà une tâche d’huile. Il était en tête de tous les articles de la presse francophone belge.

    Pour la communauté marocaine en Belgique, l’ancienne première dame du Maroc risque de connaître le même sort que Lady Diana !

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma, Lady Di,

  • Maroc : étalage de luxe royal en mer pendant que les Marocains émigrent en masse

    La diffusion de chiffres, en général tenus secrets, sur l’augmentation de l’émigration clandestine marocaine vers l’Espagne rappelle une douloureuse réalité qui contraste avec les vacances de la famille royale en Méditerranée, entre yacht et voilier

    Ignacio Cembrero

    Ils étaient à peu près une centaine de convives, le dimanche 14 juillet, à bord du Badis 1, le nouveau bateau du roi Mohammed VI, qui avait jeté l’ancre face à la résidence royale de M’diq, sur la côte nord du Maroc, pas loin de Tétouan.

    Le souverain âgé de 55 ans avait invité le gratin de Casablanca et de Rabat à venir assister, pieds nus pour que leurs semelles noires ne salissent pas le pont, à l’inauguration de ce voilier de 70 mètres de longueur, parmi les dix plus grands du monde.

    En fait, ces hôtes de marque ont dû se rendre deux fois à M’diq. D’abord le samedi, le jour fixé pour l’invitation. Une fois sur place, on leur a indiqué, sans autre explication, qu’elle était repoussée de 24 heures. Ils sont donc revenus, vêtus de leurs plus beaux costumes, le lendemain.

    Cette fois, le roi était bien là pour les accueillir, accompagné de ses trois fidèles amis depuis quatorze mois, les frères Azaitar, trois boxeurs allemands d’origine marocaine avec qui il passe le plus clair de son temps.

    Mohammed VI possédait déjà une vielle goélette retapée, El Boughaz 1, longue de 62 mètres, mais pour le vingtième anniversaire de sa montée sur le trône, il s’est offert un autre voilier encore plus long et bien plus moderne.

    Combien l’a-t-il payé ? L’hebdomadaire Tel Quel de Casablanca signale que son ancien propriétaire, le milliardaire américain Bill Duker, l’avait mis en vente pour 88 millions d’euros. On ne saura cependant pas son prix de vente car le palais royal ne communique pas sur ce sujet.

    Un yacht qui se loue jusqu’à 600 000 euros la semaine

    Pendant que Mohammed VI recevait ses invités à bord, son fils, le prince héritier, Moulay Hassan (16 ans), sa fille, Lalla Khadija (12 ans), et son ex-femme, Lalla Salma (41 ans), étaient eux aussi en vacances à l’autre bout de la Méditerranée, en mer Égée, d’après la presse grecque.

    De l’île de Skiathos, ils ont appareillé le 7 juillet pour une croisière de dix jours à bord du Serenity, un yacht de luxe dont la location coûte entre 550 000 et 600 000 euros la semaine, un chiffre donné également par la presse grecque et repris par certains médias marocains.

    Cet étalage de luxe maritime a coïncidé avec la divulgation de chiffres, en général tenus secrets, sur la montée en puissance de l’émigration clandestine marocaine par mer vers l’Espagne.

    Au cours de l’année 2018, les Marocains ont représenté un peu moins de 22 % des 57 498 harragas (sans papiers) arrivés à bord de 2 109 rafiots sur les côtes espagnoles.

    Au cours du premier semestre 2019, le nombre total d’immigrés irréguliers a certes baissé (- 27 %), mais la proportion de Marocains a grimpé jusqu’à 29,9 %. Au moins de mai, ils ont même atteint un pourcentage record (48,08 %).

    Ces statistiques ne figurent pas sur le site du ministère de l’Intérieur espagnol, qui se refuse à donner un décompte des arrivées par nationalité pour ne pas froisser les autorités à Rabat en pointant du doigt l’épidémie migratoire dont souffre le Maroc.

    Mais Madrid communique les données qu’elle recueille à des organismes comme Frontex (l’agence européenne chargée de la surveillance des frontières) qui, à son tour, les transmet à la Commission européenne. Ils figurent donc dans un rapport du Service européen pour l’action extérieure daté du 9 juillet.

    Ces statistiques ne prennent en compte qu’une partie du phénomène migratoire marocain. Quand les immigrés subsahariens posent le pied sur les plages andalouses, ils cherchent à se faire prendre, sachant qu’ils vont être logés et nourris pendant près de deux mois et que leurs chances de se faire expulser sont minimes.

    Il en va tout autrement des Marocains et des Algériens dont 36 % et 32 % des harragas appréhendés à leur arrivée ont été rapatriés en 2018. Une fois débarqués, ils cherchent donc à tout prix à passer entre les mailles du filet des forces de sécurité espagnoles. Combien sont-ils à y parvenir ?

    À ceux-là s’ajoutent ceux qui rentrent légalement en Espagne mais qui y restent de façon irrégulière une fois leurs économies expirées.

    À peu près 17 % des 15 000 saisonnières marocaines embauchées en 2017 pour la cueillette des fraises dans la province de Huelva (sud-ouest) ne sont pas rentrées au pays, selon une enquête de l’agence de presse espagnole EFE. Revenir chez soi était pourtant une condition indispensable pour toucher une partie du salaire qui leur est retenu jusqu’à leur retour.

    L’Espagne est certes la principale porte d’entrée des Marocains en Europe, mais elle n’est pas la seule. « Les émigrés marocains arrivant en Libye confirment que la route aérienne du Maroc vers l’Algérie et, ensuite, vers la Libye, en traversant la frontière terrestre, reste active », signale le rapport européen. Pour les clandestins qui veulent rejoindre l’Europe, la Libye est cependant devenue un cul de sac.

    Un changement politique rapide dans leur pays

    Il n’y a rien d’étonnant à ce que les Marocains soient de plus en plus nombreux à quitter le royaume. Le baromètre du monde arabe publié par la BBC fin juin indique que 44 % d’entre eux souhaitent émigrer – 17 % de plus qu’il y a trois ans – mais ce pourcentage grimpe jusqu’à 70 % quand la question est posée aux moins de 30 ans. Les Marocains étaient aussi, parmi les Arabes, ceux qui souhaitaient en plus grand nombre (49 %) un changement politique rapide dans leur pays.

    Si les autorités marocaines cherchent à endiguer, surtout depuis février, l’émigration des subsahariens vers l’Europe, elles ne montrent pas le même empressement quand il s’agit de leurs propres citoyens. Les statistiques espagnoles le démontrent, mais aussi les témoignages de certains harragas, surtout des Rifains, qui racontent souvent aux officiers de police qui les interrogent à quel point il leur a été facile de partir par la mer.

    Au ministère de l’Intérieur à Rabat, on doit sans doute tenir le raisonnement suivant : moins les jeunes contestataires resteront au Rif, plus la région la plus frondeuse sera tranquille. C’est dans la baie d’Al Hoceima, la capitale du Rif, que le Badis 1 mouille, avec le roi à bord, depuis la nuit du mercredi.

    « Est-ce qu’après le Soudan et l’Algérie, la prochaine révolte aura lieu au Maroc ? », se demandait la BBC en analysant les résultats marocains de son sondage sur le monde arabe. La question est plus que jamais d’actualité après l’étalage de luxe maritime à M’diq et en mer Égée pendant que d’autres Marocains traversent cette même mer sur des barques de fortune.

    Un peu plus de 200 clandestins, en majorité subsahariens mais aussi quelques Marocains, se sont déjà noyés cette année sur le chemin de l’Espagne d’après Frontex.

    La presse marocaine est discrète sur l’ostentation de la famille royale, quand elle ne l’ignore pas complètement. Elle ne traite presque pas non plus le phénomène migratoire. Les réseaux sociaux foisonnent, en revanche, de commentaires scandalisés qui versent parfois dans l’insulte. Les plus prudents comparent simplement le prix supposé du voilier avec certaines parties du budget de la santé publique ou de l’éducation au Maroc.

    L’image de la monarchie en prend encore un coup, comme ce fut le cas lors des longs séjours du roi à l’étranger ou durant l’épisode de la montre à plus d’un million de dollars que le roi afficha à la fin de l’été dernier. Est-ce suffisant pour que le Maroc suive le chemin du Soudan ou de l’Algérie ? Difficile à dire, même si bon nombre de Marocains vivent depuis février les yeux rivés sur ce qui se passe chez leur voisin de l’est.

    Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

    Ignacio Cembrero

    Ignacio Cembrero est un ancien journaliste des quotidiens espagnols El País et El Mundo pour lesquels il a couvert le Maghreb entre 1999 et 2016. Il est aussi l’auteur de plusieurs livres sur les relations entre l’Espagne et le Maroc et sur l’immigration musulmane en Espagne. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @icembrero

    Middle East Eye, Samedi 20 juillet 2019

    Tags : Maroc, migration, Mohammed VI, Lalla Salma, yacht, luxe,

  • Belgique : La princesse Lalla Salma du Maroc dans la DH de ce jeudi !

    La dh.be consacre son édition de ce jeudi une page à la princesse marocaine Lalla Salma.

    Sous le titre de « Où est passée la Princesse, les Belgo-Marocains s’inquiètent », le journal belge revient sur la disparition de celle que fut jusqu’à décembre 2017 la première dame du Maroc.

    Dans le but d’éclairer ses lecteurs, La DH publie une interview avec le journaliste bruxellois d’origine marocaine Khalil Zeguendi, rédacteur en chef du magazine Le Maroxellois.

    Selon M. Zeguendi, les marocains sont réellement inquiets sur le sort de la princesse Lalla Salma qui « occupait l’avant-scène médiatique. « On la voyait constamment aux côtés du Roi lorsqu’ils recevaient les têtes couronnées et les Chefs d’État, précise-t-il. Depuis deux ans, plus aucune photo ou aucun enregistrement ne la montre, si ce n’est des montages avec des photos d’archives. Lalla Salma est devenue un fantôme ».

    On y reviendra sur cette intéressante interview qui relance le sujet de la disparition de la désormais Salma Bennani, de son nom de jeune fille.

    Tags : Maroc, Lalla Salma, Mohammed VI, têtes couronnées, couples royaux, divorce, disparition, Salma Bennani, Khalil Zeguendi,