Tag: jeunesse

  • Donner une voix aux jeunes: nouveau projet médiatique financé par l’UE au Maroc

    Le mois dernier, l’ONG marocaine «Les Citoyens» a lancé son projet intitulé «Parole aux Jeunes». Près de 100 jeunes hommes et femmes de différentes régions du Maroc ont participé à l’événement de lancement à Casablanca.

    L’objectif du projet est de former les jeunes à l’utilisation des nouveaux médias pour créer leur propre contenu et exprimer leurs préoccupations. «Nous ne sommes pas représentés dans les médias traditionnels et nous espérons que ce projet fournira une plate-forme pour exprimer ce que nous ressentons», déclare Rasheed, étudiant en médecine de 3e année à Rabat.

    Financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand des Affaires étrangères, ce projet sera réalisé dans les 12 prochains mois.

    Le jeudi 28 novembre 2019, près de 100 jeunes hommes et femmes de différentes régions du Maroc ont participé à l’événement de lancement du projet de l’ONG marocaine «Les Citoyens» à Casablanca. La jeune association dynamique a lancé son projet intitulé «Parole aux Jeunes» qui peut se traduire par «Donner une voix aux jeunes». Financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand des Affaires étrangères et soutenu par la Deutsche Welle Akademie, Al Khatt et AL-JANA, ce projet sera réalisé dans les 12 prochains mois.

    Lors de l’événement de lancement, les participants ont découvert les détails du projet qui atteindra jouer à l’habillage vers plusieurs destinations au Maroc. L’objectif est de former les jeunes à l’utilisation des nouveaux médias pour créer leur propre contenu et exprimer leurs préoccupations. «Nous ne sommes pas représentés dans les médias traditionnels et nous espérons que ce projet fournira une plate-forme pour exprimer ce que nous ressentons», déclare Rasheed, étudiant en médecine de 3e année à Rabat.

    Le public a écouté avec passion les discours tenus par d’éminents journalistes invités à partager leurs expériences avec les jeunes. La journaliste Iman Agutan, qui travaille pour le radiodiffuseur public Medi-1 TV, a promis de se porter volontaire dans ce projet et de fournir son expérience en tant que formatrice sur les techniques de présentation. «Les médias ne sont pas un travail. c’est un devoir », dit-elle. Elle a également promis d’ouvrir son nouveau programme télévisé aux bénéficiaires du projet «Parole aux Jeunes».


    L’une des forces du projet est qu’il touche les zones rurales et inclut des jeunes qui souvent ne bénéficient pas de ces initiatives. Venu lui-même d’une petite ville, le journaliste Redouan Remadani a partagé son expérience personnelle marquée par des difficultés au début. «Mes rêves ne se sont pas étendus au-delà de la zone de la petite ville où je vivais», a-t-il déclaré.

    «Les Citoyens» lance un appel à candidatures pour former des jeunes talentueux à s’exprimer et à créer du contenu qui répondra aux besoins et aux ambitions des jeunes. Les jeunes sélectionnés seront soutenus par des subventions financières et des formations sur l’information et l’alphabétisation médiatiques, un sujet que la DW Akademie a développé avec différents partenaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

    EU neighbiours South, 28 déc 2020

    Tags : #Maroc #UE #Jeunesse #LesCitoyens

  • Quand nos filles sortent le soir

    Il est désormais fréquent de voir des mineurs, garçons et filles, accéder aux boites de nuit, Pubs et autres, sans aucun contrôle d’identité. Ce qui se passe à l’intérieur est encore plus inquiétant…

    Est-on en train de vivre un chamboulement de mentalité ou est-ce seulement une phase de folie passagère, où parents, enfants et entourage participent de manière active ? Il y a quelques années, voir des mineurs faire la queue, à une heure tardive devant une boite de nuit était un phénomène très rare, voire exceptionnel. Aujourd’hui, c’est toute une autre réalité qui défile devant nos regards impuissants.

    Voir de jeunes fillettes de moins de 18 ans s’agrippant aux bras d’adolescents de la même tranche d’âge, cigarette au bec, en train d’échanger des salamalecs avec les videurs, reconnaissant là, des clients réguliers, est un spectacle des plus courants. Excusez l’expression, ces jeunettes là, ne sont nullement des prostituées. Elles font partie de celles qu’on appelle dans notre langage “filles de familles”, rebelles préférant passer leurs samedis soirs dans la chaleur nocturne et bruyante des Pubs, où des boites de nuits plutôt que de subir la barbante soirée télé-famille.

    D’aucuns penseront que la mentalité de la famille marocaine a subi une mutation quasi-totale pour permettre aux jeunettes de sortir le soir. Ce n’est pas le cas. Nos familles sont bel et bien les mêmes, y compris les plus libérales, avec la crédulité en prime. Si les mineures arrivent donc à échapper certains soirs à la vigilance de l’autorité familiale, ce n’est qu’en prétextant passer la nuit chez une amie. Des fois (souvent), ça prend une allure abracadabrante. Souha passe la nuit chez Nadia, qui doit préparer ses examens chez Amina, qui elle-même a réussi à faire gober à sa maman que Souha fête son anniversaire et qu’elle compte dormir chez elle. Un processus complexe, minutieusement comploté, mais qui, s’il se termine mal, fait beaucoup de dégâts.

    La famille écartée, reste l’entrée en boite de nuit ou au Pub. Pour celles qu’on a interrogées, l’entrée ne pose pas vraiment de problème pour les filles. Les videurs sont plutôt selectés au niveau des jeunots. Réputés pour être des flambeurs nerveux au bout du second verre, pour entrer sans trop de “s’il vous plait”, il faut qu’ils soient des réguliers ou bien friqués pour soudoyer l’acolyte en lui serrant la main d’une poignée bien généreuse. D’ailleurs, même si les filles n’ont généralement pas de problème d’entrée, elles ne se ménagent pas pour paraître plus âgées. Tout y passe, fard, rouge à lèvres, talons hauts… Les videurs n’y voient que du feu. Ne nions pas qu’ils se doutent de l’entourloupe, mais, les jeunettes, ça ne peut que pimenter la soirée.

    A l’intérieur, c’est une toute autre paire de manches. Oubliez les fillettes qui attendent gentiment leurs parents à la porte du lycée à midi. Vous ne les reconnaîtriez plus ! Attablées entre potes, nos mineures savourent leurs boissons alcoolisées (ne soyez pas étonnés si je vous dis que la boisson la plus consommée est le vin ), à esquisser des petits bonjours aux copains de classe qui viennent de faire leur entrée, ou à éviter le regard séducteur d’un jeune cadre visiblement stressé. Ne vous leurrez pas. L’alcool est bel est bien servi à nos mineures, et sans le moindre scrupule, sourire en prime. La danse fait aussi partie du menu et vous en avez pour tous les goûts. ça va du tendrement sensuel au carrément “exhibitionniste”. En leur posant la question : pourquoi dansez-vous ainsi ? Les réponses les plus fréquentes sont “ c’est pas ton problème ” ou au mieux : “ je danse pour moi et pas pour quelqu’un d’autre ”. De quoi faire glacer de peur et d’anxiété les futurs parents.

    Les soirées se passent, toutefois, sans incident majeur, et dans le cas où une bagarre dégénère, les videurs interviennent illico presto pour “ jeter” dehors le trouble-fête (au cas ou ça peut réconforter les parents, mais j’en doute). A trois heures du matin, l’heure est au retour. Et pour la majorité des fillettes ce n’est pas chez elles qu’elles vont terminer la soirée. Je n’en dis pas plus, histoire de ne pas remuer le couteau dans la plaie…

    La Gazette du Maroc, 30 jui 2007

    Tags : Maroc, jeunesse, boîtes de nuits, danser, week-end,

  • Maroc : Campagne de répression contre les utilisateurs de réseaux sociaux

    L’Organisation Human Rights Watch (HRW) et l’Association marocaine des Droits humains (AMDH) ont dénoncé la campagne de répression menée par les autorités marocaines contre les utilisateurs de réseaux sociaux, tout en appelant à la libération immédiate et l’abandon des poursuites contre les personnes concernées.

    Depuis septembre 2019, les autorités marocaines ont arrêté et poursuivi au moins 10 activistes, artistes ou autres citoyens qui n’ont fait qu’exprimer pacifiquement des opinions critiques sur Facebook, YouTube ou via des chansons de rap, ont alerté dans un communiqué conjoint, HRW et l’AMDH. « Ces personnes n’ont fait qu’exercer leur droit à la liberté d’expression, les autorités devraient les libérer immédiatement et abandonner les poursuites contre elles ». Les concernés sont accusés de « manque de respect dû au Roi », « offense aux institutions de l’État » et « outrage envers des fonctionnaires publics ».

    Aucun n’a été poursuivi en vertu du code de la presse et de l’édition, qui couvre les délits liés à toutes formes de discours public, tous le sont en vertu du droit pénal qui, contrairement au code de la presse et de l’édition, prévoit des peines de prison, soulignent les ONG.

    « De plus en plus de Marocains utilisent les réseaux sociaux pour exprimer des opinions politiques audacieuses, notamment au sujet du roi, et c’est leur droit le plus absolu », a déclaré Ahmed Benchemsi, directeur de la communication pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Human Rights Watch, expliquant que « face à l’autocensure qui s’érode, les autorités répriment frénétiquement dans le but de rétablir les lignes rouges ».

    Parmi ces hommes, des étudiants, des artistes, des journalistes, des citoyens et de simples utilisateurs des réseaux sociaux, arrêtés et inculpés pour leurs critiques non violentes des autorités marocaines.

    Certains ont contrasté la richesse et le mode de vie luxueux du roi Mohammed VI avec ce qu’ils perçoivent, comme l’incapacité de l’État à garantir les droits fondamentaux des Marocains et à leur offrir des opportunités économiques.

    D’autres ont encouragé leurs concitoyens à manifester pacifiquement contre les injustices socio-économiques. En partenariat avec l’Association marocaine des Droits Humains, Human Rights Watch a publié, le 5 février, un répertoire en ligne des Marocains récemment emprisonnés ou inculpés en violation de leur droit à l’expression libre et pacifique.

    Ce répertoire sera mis à jour à mesure que de nouveaux cas seront documentés. « Les autorités marocaines ont longtemps pris prétexte de délits de droit commun pour punir les voix dissonantes, renonçant aujourd’hui à ce cache-sexe, elles attaquent frontalement la liberté de parole », a souligné Ahmed Benchemsi.

    Mokhtar B.

    Le Courrier d’Algérie, 8 fév 2020

    Tags : Maroc, Ahmed Benchemsi, presse, facebook, réseaux sociaux, jeunesse, révolte, répression,

  • Algérie : Emploi, quelle stratégie?

    Si l’Algérie a réalisé de nombreuses avancées sur les plans économique et social, il n’en demeure pas moins que la crise actuelle a eu un impact négatif sur l’emploi. Quelle stratégie de l’emploi pour faire face au défi de taille que constitue le chômage ? Sans doute, pour le gouvernement actuel, il s’agit d’un des plus importants défis à relever.

    Le marché du travail est soumis à des déséquilibres et des pressions croissants, sur fond de montée de l’activité sous des statuts précaires, d’ascension du secteur informel ainsi que d’accroissement du chômage avec comme corollaire la montée de la pauvreté.

    Même si les disparités selon le genre sont structurelles et antérieures à la crise, les jeunes et les femmes sont les premières victimes de cette fragilisation. Des centaines de milliers de jeunes et de femmes ne sont actuellement ni au travail, ni à l’école, ni en formation mais également de jeunes entrepreneurs en herbe, sont en attente de véritables débouchés.

    Aussi, le dossier de l’emploi est au cœur des problèmes économiques nécessitant une prise en charge rapide et efficace, notamment en matière de formation pour des jeunes peu qualifiés et de soutien aux jeunes entrepreneurs à la recherche de débouchés économiques.

    La formation permettra de renforcer les compétences des jeunes à la recherche d’emploi dans un environnement favorable. Le secteur privé et les autorités publiques sont appelés, aujourd’hui plus que jamais, d’impartir aux jeunes les compétences et les informations dont ils ont besoin pour accéder à ces débouchés et maximiser les opportunités. Il s’agit surtout de stimuler la création d’emplois dans un environnement entrepreneurial et soutenir les possibilités de création d’entreprises par des jeunes dans les filières à fort potentiel.

    D’après les spécialistes, les politiques macro-économiques à venir, vont modifier profondément les structures de l’économie algérienne. Les mutations toucheront le marché du travail et, au sein de celui-ci, le rôle et la place des femmes et des jeunes. Année économiquement difficile, 2020 le sera véritablement, notamment sur le marché du travail.

    Seule une diversification accrue de l’économie par des investissements importants, notamment dans le secteur du BTPH, permettront de pallier le problème du chômage. De tous temps, les chiffres décevants de l’emploi, traduisent en réalité une très faible diversification de l’économie.

    Le sous-emploi et la faible participation des femmes et des jeunes au marché du travail, traduisent aussi la gravité de la situation. A vrai dire, la reprise économique devrait d’abord se traduire par des créations d’emplois.

    Jeunesse d’Algérie

    Tags : Algérie, jeunesse, emploi, travail,