Tag: Islam

  • France: La prison attend l’imam Iquioussen au Maroc

    Maroc, France, Hassan Iquioussen, Islam, séparatisme, expulsion,

    L’imam marocain Hassan Iquioussen qui doit être expulsé vers le Maroc est toujours en fuite ce mercredi 31 août au matin.

    Le Conseil d’Etat français a donné son feu vert a l’expulsion de l’imam marocain, dont le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin avait fait ces dernières semaines un symbole de la lutte du gouvernement contre les « discours séparatistes ».

    L’imam Hassan Iquioussen est en fuite et a été inscrit au fichier des personnes recherchées, a rapporté mardi 30 août 2022, tard dans la soirée, une source proche du dossier a l’Agence France-Presse.

    Plus tôt dans la journée, le Conseil d’Etat avait donné son feu vert a l’expulsion de l’imam marocain. Après la décision du Conseil d’Etat, la police s’est rendue dans l’après-midi au domicile du prédicateur afin de l’interpeller pour l’expulser vers le Maroc, mais, ils ne l’ont pas trouvé.

    Hassan Iquioussen pourrait se trouver en Belgique, a rapporté Ouest France citant une source de l’AFP.

    Dans un tweet publié juste avant le communiqué du Conseil d’Etat, le ministre de l’Intérieur a qualifié cette décision de « grande victoire pour la République ».

    Sur Twitter, l’avocate de l’imam a estimé que la décision du Conseil d’Etat symbolisait « un Etat de droit affaibli » et a déploré « un contexte alarmant de pression de l’exécutif sur le judiciaire ». « Le combat judiciaire continue, le tribunal administratif de Paris sera amené a se pencher sur le fond du dossier prochainement et Hassan Iquioussen étudie la possibilité de saisir de nouveau la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH)», a-t-elle ajouté.

    Selon un intervenant sur la chaîne française LCI, lquioussen ne veut pas être expulsé au Maroc parce qu’il redoute la prison en raison de ses écrits critiques sur le régime marocain.

    #Maroc #France #Iquioussen #Islam #Séparatisme

  • Le Maroc, un danger pour l’Islam en Europe ?

    Le Maroc, un danger pour l’Islam en Europe ? -Mohamed Toujgani, Smmy Mahdi, terrorisme, antisémitisme, Israël, Gaza, Palestine,

    Considéré comme «une menace à la sécurité nationale», notamment pour avoir appelé à «brûler des Juifs», un imam marocain, certainement le plus célèbre des prédicateurs au sein de la communauté musulmane, s’est vu retirer son droit au séjour en Belgique.

    C’est le secrétaire d’État belge à l’Asile et la Migration, Sammy Mahdi, qui l’a confirmé devant les députés. «L’imam, Mohamed Toujgani était probablement le prédicateur le plus influent de Belgique, l’interdiction de séjour, pour «extrémisme» et «ingérence», porte sur une durée de dix ans», a-t-il dit.

    Il a appelé à brûler les Juifs

    Toujgani prêchait jusqu’à l’an dernier à la mosquée Al-Khalil à Molenbeek, l’un des plus grands lieux de culte musulman de Belgique. Le prédicateur «était contesté depuis un certain temps. En 2009, il avait déjà appelé à brûler des Juifs», selon le communiqué des services de Mahdi Sammy. L’Imam Toujgani s’était excusé pour ces propos, évoquant «un dérapage» lié à «la guerre» menée par Israël contre les Palestiniens dans la bande de Gaza. Toujgani, considéré comme un religieux influent, responsable de la Ligue des imams marocains de Belgique, était surveillé par la Sûreté de l’État, le service de renseignement civil belge.

    Formation d’enfants et d’adolescents

    La mosquée Al-Khalil, située dans la commune bruxelloise de Molenbeek, se présente comme «la plus grande institution musulmane de Belgique», comptant également des centres de formation et une école en langue arabe accueillant 500 enfants et adolescents. Sammy Mahdi a expliqué avoir décidé l’interdiction de séjour il y a trois mois. «Nous ne tolérons pas ceux qui divisent et menacent notre sécurité nationale», a insisté le secrétaire d’État devant la Chambre des représentants.

    Pegasus, CFCM, Toujgani…

    Cette affaire survient après les fameuses affaires Pegasus et le CFCM. Le Conseil français du Culte musulman (CFCM), dirigé par le controversé Mohammed Moussaoui est tombé en disgrâce auprès de l’Elysée après le scandale d’espionnage révélé par le journal français le Point qui l’accuse «d’influencer la pratique de l’islam en France à travers son rôle présumé d’agent traitant du président du CFCM.» La participation effective de ce dernier, dont l’appartenance aux services secrets marocains ne laisse aucun doute. Moussa Darmanin a, depuis, annoncé que le CFCM «n’était plus l’interlocuteur des musulmans de France auprès du gouvernement», une décision dure qui a ébranlé l’institution et même le palais royal à Rabat. Ces deux affaires, témoignent, si besoin est de la dangerosité que représentent les prédicateurs marocains sur l’Islam en Europe de manière particulière et la religion Islam de manière générale.

    R. N.

    L’Algérie aujourd’hui, 16/01/2021

  • Le Maroc cherche à infiltrer les institutions françaises

    Le Maroc cherche à infiltrer les institutions françaises – Algérie, CFCM, Conseil français du culte musulman, espionnage,

    Les activités d’infiltration au sein d’institutions françaises menées par les services de renseignement marocains, sont confirmées par l’hebdomadaire Le Point qui cite le cas du Conseil français du culte musulman (CFCM), dirigé par Mohammed Moussaoui. D’après Le Point, un réseau lié aux services de renseignement du Makhzen vise à asseoir l’influence du Maroc sur de nombreuses mosquées françaises.

    Un agent secret du Makhzen a été repéré et est soupçonné d’avoir tenté d’influencer la pratique de l’islam en France à travers son rôle présumé d’ »agent traitant » du président du CFCM. Selon le média, il s’agit de Mohamed B, fiché « S03″ (c’est à dire mis sous surveillance discrète par les renseignements français), résidant en France depuis 2010, et qui fait objet d’un mandat d’arrêt depuis mars 2018 pour « corruption d’agents publics en France ». Il a tenté d’infiltrer plusieurs organisations islamiques françaises pour le compte des services de renseignement marocains. Il aurait réussi à transmettre illégalement des documents officiels français dont certains seraient classés «confidentiel défense», indique l’hebdomadaire.

    Mohamed B., qui a disparu de la circulation, est un agent de la Direction générale des études et de la documentation (DGED). Le Point souligne que les quittances de loyer de l’appartement parisien occupé par Mohammed Moussaoui seraient directement adressées à un certain Samir X., attaché à l’ambassade du Maroc en France, mais qui en réalité serait le numéro 3 de la DGED à Paris. Le Point fait observer que « ces relations et cette tentative d’ingérence du Maroc sont susceptibles d’inquiéter fortement au sommet de l’Etat, alors que le ministre de l’Intérieur français Gérald Darmanin ambitionne de réformer en profondeur la gouvernance du culte musulman en France ».

    La France, alliée traditionnelle et même pays protecteur du Maroc, est visée pour la deuxième fois, ainsi, en quelques mois, par une activité d’espionnage menée par les services de renseignement du Makhzen. En juillet dernier, l’opération d’espionnage à grande échelle via le logiciel Pegasus, en coopération avec l’entité sioniste, a été révélée par les médias. Une trentaine de journalistes et de patrons de médias français ont été espionnés par les services marocains. Le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal avait alors dénoncé des « faits extrêmement choquants ». Des faits choquants, sans doute, mais pas surprenants.

    Les coups tordus menés conjointement par les services de renseignement de l’entité sioniste et ceux du Makhzen datent de bien avant le 24 novembre et la signature de leur accord-cadre de coopération sécuritaire. Le quotidien américain, le New York Times, avait révélé, dans son édition du 11 décembre 2020, que le Maroc et Israël ont collaboré étroitement mais secrètement, durant 60 ans, sur les questions militaires et de renseignements et les assassinats. La preuve avancée par le quotidien américain: en 1965, lorsque les dirigeants arabes et les commandants militaires se sont rencontrés à Casablanca, le Maroc a permis au service de renseignement israélien de mettre sur écoute leurs salles de réunion et suites privées. L’entité sioniste se servira des informations collectées dans la préparation de sa guerre d’agression en juin 1967.

    Il est également maintenant établi que des agents secrets de l’entité sioniste ont participé avec leurs collègues du Makhzen, à Paris, en 1965 déjà, à l’opération d’enlèvement suivi de l’assassinat de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka. Le 24 novembre 2021, l’accord-cadre de coopération sécuritaire entre l’entité sioniste et le Makhzen n’a fait qu’officialiser la coopération entre les deux services qui était un secret de Polichinelle. Les dispositions de cet accord n’ont pas été révélées mais il n’y a aucun doute sur le rôle de sous-traitant confié au Makhzen par l’entité sioniste. Et, aucun doute, également, sur le pays voisin ciblé, l’Algérie.
    M’hamed Rebah

    Le Courrier d’Algérie, 04/12/2021

    #Maroc #France #CFCM #Conseil_français_culte_musulman #Espionnage #Mohamed_Moussaoui #Algérie

  • La Trumpisation de la France

    La Trumpisation de la France. Selon un nouveau sondage, Éric Zemmour obtiendrait 17 % des voix s’il se présentait à la prochaine élection présidentielle.

    Selon un nouveau sondage qui a provoqué une onde de choc en France, Éric Zemmour, essayiste d’extrême-droite et présentateur de télévision, obtiendrait 17 % des voix s’il se présentait à la prochaine élection présidentielle. Cela le place en deuxième position, devant Marine Le Pen du Rassemblement national d’extrême droite.

    Connu depuis le début des années 2000 pour ses apparitions télévisées populaires et sa chronique régulière dans le journal conservateur Le Figaro, M. Zemmour est devenu un acteur important dans un jeu politique qu’il espère déstabiliser – bien qu’il reste vague quant à sa propre candidature éventuelle à la présidence. Son mégaphone politique est CNews, une chaîne de télévision influente soutenue par le milliardaire Vincent Bolloré, l’un des principaux propriétaires du groupe Vivendi. Bien que ses programmes les mieux notés n’attirent généralement pas plus de 800 000 téléspectateurs, CNews a doublé son audience en quatre ans, ce qui la place en deuxième position parmi les quatre chaînes d’information en continu de France.

    Le modèle économique de l’entreprise combine la couverture de l’actualité avec des commentaires et des débats qui simplifient des questions complexes, avec souvent des positions extrêmes. La clé du succès récent de CNews et de Zemmour est qu’ils ont bien appris une leçon de Donald Trump : soyez extrêmes et provocateurs. Le dernier coup d’éclat de Zemmour, par exemple, a été d’appeler à l’interdiction des noms “étrangers” comme Mohammed.

    Alors que l’extrême droite française fait une fixation depuis 30 ans sur l’islam, l’immigration, les échecs scolaires et le prétendu déclin de la civilisation française, la rhétorique extrémiste de Zemmour a mis ces questions au premier plan. “Extrémiste” n’est pas un euphémisme : ces dernières années, Zemmour a été condamné à deux reprises pour discours de haine et incitation à la violence raciale.

    Zemmour insiste sur les mêmes sujets incendiaires dans son nouveau livre, La France n’a pas dit son dernier mot. En faisant l’amalgame entre l’islam et l’islamisme, il espère stigmatiser l’ensemble de la religion et attiser l’opposition à l’immigration. Il affirme que les immigrants musulmans vont “envahir” et submerger les habitants natifs de l’Europe, et que “l’islamisation des rues des villes” par les nouveaux “colonisateurs” menace la survie de la nation française. “Aucune petite ville, aucun petit village de France n’est à l’abri de groupes sauvages de gangs tchétchènes, kosovars, maghrébins ou africains qui volent, violent, pillent, torturent et tuent”, écrit-il.

    Il n’est pas surprenant que Zemmour déforme l’histoire de manière flagrante. Le régime de Vichy, allié des nazis, a, selon lui, “protégé les Juifs français” pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa misogynie et son homophobie agressives sont également de rigueur.

    Zemmour souhaite que ces thèmes soient au centre du débat lors de l’élection présidentielle du printemps prochain. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a déjà décidé de le traiter comme un candidat, en contrôlant son temps d’antenne afin qu’il ne puisse pas prétendre à plus que les autres candidats.

    Le phénomène Zemmour inquiète les partis politiques français de tout le spectre politique, mais pas pour les mêmes raisons. Il concerne Le Pen parce qu’elle espère être la candidate représentant l’extrême droite. Traditionnellement, le vote protestataire en France est divisé entre les populistes et les abstentionnistes, et au moins jusqu’à l’élection de 2017, cette tendance favorisait principalement son parti.

    Pour se présenter comme une candidate légitime à l’élection présidentielle de 2017, Mme Le Pen a modéré le message du parti et s’est distancée de son père (le fondateur et ancien dirigeant du parti) et de sa rhétorique réactionnaire, raciste et antisémite. L’année suivante, elle a même changé le nom du parti. Mais la modération n’a pas été bien accueillie par une grande partie de sa base, dont une part importante a fui vers Zemmour. Un sondage publié le 28 septembre indique que le soutien à Le Pen se situe autour de 16 %, contre 28 % au premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

    Zemmour inquiète également le parti traditionnel de centre-droit, Les Républicains. Alors que de nombreux conservateurs français seraient gênés de voter pour le Rassemblement national à la lumière de son passé antisémite, ils pourraient considérer Zemmour, un juif sépharade, comme un porte-parole acceptable de la position de la droite contemporaine sur l’immigration.

    Plus trompeur encore, Zemmour s’est également posé en champion du gaullisme, reprenant trois des thèmes favoris de Charles de Gaulle : l’indépendance nationale, la politique sociale et l’idée d’une France chrétienne. En jouant sur les frontières fluides entre la droite et l’extrême droite, il prend des voix aux Républicains que Le Pen n’aurait jamais pu espérer gagner.

    Mais si une candidature de Zemmour pourrait nuire à la droite, elle pourrait aussi la servir. Si Zemmour fait reculer Le Pen, un autre candidat de droite, tel que Xavier Bertrand, actuellement favori des sondages, pourrait l’emporter en tant que challenger du président Emmanuel Macron au second tour de l’élection. Macron aurait beaucoup plus à craindre dans un second tour contre Bertrand, un candidat qui pourrait revendiquer un large soutien, y compris de la part des électeurs de gauche et centristes qui veulent à tout prix empêcher un second mandat de Macron.

    Macron pourrait également souffrir de l’effet négatif que les thèmes d’extrême droite auront sur l’ensemble du débat. Il voudra mettre en avant ses réalisations économiques et sociales, ses mesures en matière d’éducation et ses convictions pro-européennes. Mais cela ne sera pas facile lorsqu’il fera campagne contre un adversaire qui n’a que ” l’islam ” et ” l’immigration ” à la bouche.

    Reste à savoir si Zemmour se présentera. Certains analystes doutent qu’il puisse réunir les soutiens nécessaires d’au moins 500 maires. Mais les 17 % d’électeurs français qui soutiennent sa candidature ne peuvent être ignorés. Une part importante de l’opinion publique est clairement désabusée par les élites politiques actuelles.

    Quelle que soit la décision de Zemmour, il a, avec CNews et d’autres médias de droite, modifié le débat, obligeant tous les candidats à se concentrer sur l’immigration et la criminalité. Macron, lui aussi, a dû s’adapter, comme en témoigne sa décision d’imposer des restrictions strictes aux autorisations de visa pour les ressortissants marocains, algériens et tunisiens. Sans être encore candidat, Zemmour est déjà une force dans l’élection de l’année prochaine.

    Bénédicte Berner, politologue qui a donné des conférences sur les médias et la démocratie à l’Université de Harvard et à Sciences Po.

    Project Syndicate, 20-Oct-2021

  • La France déchirée?

    France, extrême droite, dette publique, crise politique, crise sociale, gilets jaunes, Islam,

    Entre le plan Macronien pour sauver l’hexagone, et celui annoncé du trublion «judéo-berbère» Zemmour pour purifier la Gaule, la vieille France prend l’eau de toutes parts. Le tsunami covidien, l’islamisme conquérant, les gilets jaunes, les gilets verts, une dette publique abyssale, une économie en berne, les rebuffades de plus en plus évidentes de la France-Afrique, et aujourd’hui encore la connivence américano-australienne pour faire capoter le marché français de cinquante milliards de dollars conclu avec les australiens pour la livraison de sous-marins, et, qui n’est pas sans rappeler l’implication de France dans l’affaire El-paso pour empêcher notre pays de fournir la côte Est des Etats-Unis en gaz Algérien.

    Tous ces revers, sont-ils en train d’achever l’empire en déclin. Le salut, cette fois-ci, ne viendrait pas du général De Gaulle mais du patriarche Macron ou peut-être du judéo-algéro-pieds noir Eric Zemmour, pour sauver la république du naufrage.

    Le citoyen secoureur Macron a pensé le sauvetage de la nation en la mettant sur pilotis. Cinq piliers de la république qui garderont le pays à flots en attendant l’éclaircie. Seront-ils aussi solides que les cinq piliers de l’islam pour sauver la France laïque ?

    C’est, d’après le sauveteur, surtout la lame de fond islamiste qui menace d’envoyer le bateau France par le fond. L’heure est grave, le séparatisme , ce grand remplacement d’après la théorie zemmourienne aura raison de l’état nation, si rien n’est entrepris en urgence pour reconquérir les territoires perdus de l’empire. Séparatisme islamiste qui d’après le président français, comme d’après le «crédirentier» du décret Crémeux est un projet conscient, théorisé et qui se concrétise par la constitution d’une contre-société. Le problème serait l’idéologie qui affirme que ses lois sont supérieures à celle de la république, d’après le président français.

    Mais alors, en quoi consiste la stratégie du sauvetage?

    D’abord commencer par poser des actes, explique Emanuel Macron, une démarche qui rappelle le fameux «patriot act « d’outre Atlantique.

    Après onze minutes d’un cours magistral sur les raisons historiques qui ont fait le lit à l’islamisme en France, Macron conclut, lors d’un discours :»nous avons nous-mêmes construit notre propre séparatisme, avec une politique de peuplement infructueuse qui a conduit à la ghétorisation des quartiers». Un aveu polémique par excellence qui provoquera l’ire de l’extrême droite.

    Le président français reconnaît explicitement que le projet islamiste radical en France s’est construit sur la lâcheté des pouvoirs publics.

    Alors, là panacée d’après Emmanuel Macron consiste à mettre en œuvre sa stratégie en cinq actes. Le plus révélateur d’une fin de cycle républicain, est celui qui consiste en l’urgence à promulguer des textes de lois qui mettront fin aux carences républicaines. L’obligation de neutralité sera applicable aux agents publics, précisera t-il.

    Lorsque la loi de 1905 a été votée, l’islam n’était pas aussi présent dans notre société, rappelle le président. Il faudra donc, et c’est le quatrième acte, structurer l’islam. Fonder un organisation pour accompagner l’islam des lumières et le libérer des influence étrangères, Turquie, Maroc, Algérie, ce que Macron appelle l’islam consulaire, l’islam postcolonial en lien avec l’étranger.

    Revoir la loi de 1901 sur le financement des fondations, les «mosquées associatives doivent disparaître, comme il faudra contrôler les origines du financement des associations cultuelles qui baigne dans l’opacité. Il est temps d’après le président d’encadrer l’islam de France par un retour à la loi de 1905.

    Former une génération d’imams, car l’islam existe bel et bien en france, pour ceux qui ne veulent pas le voir ou en entendre parler. Et surtout favoriser l’émergence d’un clergé musulman.

    Travailler avec le cfcm, labelliser, certifier les imams. Un clergé «éclairé» qui reconnaîtrait le droit au blasphème, et ferait une place à la femme pour exercer la fonction d’imama. Reconnaitre l’islam comme civilisation, et pourquoi pas susciter l’émergence d’un nouveau chiisme au sein de la communauté musulmane française.

    Créer un Institut scientifique d’islamologie, Ibn KHALDOUN y sera enseigné. Enseigner également d’avantage la langue arabe, sortir de l’hypocrisie, macron franchit le rubicon, la campagne des prochaines présidentielles est déclarée ouverte.

    Le cinquième acte fera reconquérir la république et la fera aimer. Donnera un avenir à ses enfants qui ne l’aiment pas, à l’école par le dédoublement des classes, la multiplication des apprenants, des cités éducatives, bibliothèques, etc. Prendre des initiatives pour faire revenir la république, promouvoir la justice de proximité. Se battre contre les inégalités. Le programme «maison France» de Borlow, tant décrié, revient. Un véritable travail de proximité pour assurer la présence républicaine. Garantir des promesses d’émancipation.

    Zemmour, lui, ne l’entend pas de cette oreille, et, s’insurge contre toute forme l’islamo-gauchisme. Pour lui la solution doit être radicale, comme le fût celle qui a faillit avoir raison de sa propre souche. «Erik», choisit l’équation simple, 380 000 africains et Nord-africains entre ceux qui doivent quitter l’hexagone et ceux qu’on empêche d’y entrer sera la comptabilité annuelle du projet Zemmourien. Durant son quinquennat le faux viking veillerait à réformer la nomenclature des prénoms autorisés, plus de Mohamed ni de khadidja, les Kevin et giacomo seront tolérés s’ils sont les descendants de Puccini ou Belmondo. Zemmour choisit le Maurassisme, ce nationalisme intégral, dont l’auteur Charles Mauras avait pourtant dit que « l’on ne choisissait pas plus sa patrie, la terre de ses pères, que l’on ne choisit son père et sa mère.»

    D’autre part, le clash identitaire Zemmour vole la vedette à l’héritière du souverainisme rassembleur, incarné par la blonde Marine, de quoi accentuer le strabisme de pas mal d’électeurs.

    La France aurait-elle peur d’une partie de ses enfants longtemps ostracisés pour enfin revenir à de meilleurs sentiments?

    Aux Zemmour, Sifaoui, Finkielkraut, Ménard et autres Houellebecq, Sansal et même quelques-uns de nos petits blancs: et si un jour la France décidait de choisir le chemin vers la diversité assumée?

    Abdelkader Benmazouz

    Le Quotidien d’Oran,

  • La France déchirée?

    France, extrême droite, dette publique, crise politique, crise sociale, gilets jaunes, Islam,

    Entre le plan Macronien pour sauver l’hexagone, et celui annoncé du trublion «judéo-berbère» Zemmour pour purifier la Gaule, la vieille France prend l’eau de toutes parts. Le tsunami covidien, l’islamisme conquérant, les gilets jaunes, les gilets verts, une dette publique abyssale, une économie en berne, les rebuffades de plus en plus évidentes de la France-Afrique, et aujourd’hui encore la connivence américano-australienne pour faire capoter le marché français de cinquante milliards de dollars conclu avec les australiens pour la livraison de sous-marins, et, qui n’est pas sans rappeler l’implication de France dans l’affaire El-paso pour empêcher notre pays de fournir la côte Est des Etats-Unis en gaz Algérien.

    Tous ces revers, sont-ils en train d’achever l’empire en déclin. Le salut, cette fois-ci, ne viendrait pas du général De Gaulle mais du patriarche Macron ou peut-être du judéo-algéro-pieds noir Eric Zemmour, pour sauver la république du naufrage.

    Le citoyen secoureur Macron a pensé le sauvetage de la nation en la mettant sur pilotis. Cinq piliers de la république qui garderont le pays à flots en attendant l’éclaircie. Seront-ils aussi solides que les cinq piliers de l’islam pour sauver la France laïque ?

    C’est, d’après le sauveteur, surtout la lame de fond islamiste qui menace d’envoyer le bateau France par le fond. L’heure est grave, le séparatisme , ce grand remplacement d’après la théorie zemmourienne aura raison de l’état nation, si rien n’est entrepris en urgence pour reconquérir les territoires perdus de l’empire. Séparatisme islamiste qui d’après le président français, comme d’après le «crédirentier» du décret Crémeux est un projet conscient, théorisé et qui se concrétise par la constitution d’une contre-société. Le problème serait l’idéologie qui affirme que ses lois sont supérieures à celle de la république, d’après le président français.

    Mais alors, en quoi consiste la stratégie du sauvetage?

    D’abord commencer par poser des actes, explique Emanuel Macron, une démarche qui rappelle le fameux «patriot act « d’outre Atlantique.

    Après onze minutes d’un cours magistral sur les raisons historiques qui ont fait le lit à l’islamisme en France, Macron conclut, lors d’un discours :»nous avons nous-mêmes construit notre propre séparatisme, avec une politique de peuplement infructueuse qui a conduit à la ghétorisation des quartiers». Un aveu polémique par excellence qui provoquera l’ire de l’extrême droite.

    Le président français reconnaît explicitement que le projet islamiste radical en France s’est construit sur la lâcheté des pouvoirs publics.

    Alors, là panacée d’après Emmanuel Macron consiste à mettre en œuvre sa stratégie en cinq actes. Le plus révélateur d’une fin de cycle républicain, est celui qui consiste en l’urgence à promulguer des textes de lois qui mettront fin aux carences républicaines. L’obligation de neutralité sera applicable aux agents publics, précisera t-il.

    Lorsque la loi de 1905 a été votée, l’islam n’était pas aussi présent dans notre société, rappelle le président. Il faudra donc, et c’est le quatrième acte, structurer l’islam. Fonder un organisation pour accompagner l’islam des lumières et le libérer des influence étrangères, Turquie, Maroc, Algérie, ce que Macron appelle l’islam consulaire, l’islam postcolonial en lien avec l’étranger.

    Revoir la loi de 1901 sur le financement des fondations, les «mosquées associatives doivent disparaître, comme il faudra contrôler les origines du financement des associations cultuelles qui baigne dans l’opacité. Il est temps d’après le président d’encadrer l’islam de France par un retour à la loi de 1905.

    Former une génération d’imams, car l’islam existe bel et bien en france, pour ceux qui ne veulent pas le voir ou en entendre parler. Et surtout favoriser l’émergence d’un clergé musulman.

    Travailler avec le cfcm, labelliser, certifier les imams. Un clergé «éclairé» qui reconnaîtrait le droit au blasphème, et ferait une place à la femme pour exercer la fonction d’imama. Reconnaitre l’islam comme civilisation, et pourquoi pas susciter l’émergence d’un nouveau chiisme au sein de la communauté musulmane française.

    Créer un Institut scientifique d’islamologie, Ibn KHALDOUN y sera enseigné. Enseigner également d’avantage la langue arabe, sortir de l’hypocrisie, macron franchit le rubicon, la campagne des prochaines présidentielles est déclarée ouverte.

    Le cinquième acte fera reconquérir la république et la fera aimer. Donnera un avenir à ses enfants qui ne l’aiment pas, à l’école par le dédoublement des classes, la multiplication des apprenants, des cités éducatives, bibliothèques, etc. Prendre des initiatives pour faire revenir la république, promouvoir la justice de proximité. Se battre contre les inégalités. Le programme «maison France» de Borlow, tant décrié, revient. Un véritable travail de proximité pour assurer la présence républicaine. Garantir des promesses d’émancipation.

    Zemmour, lui, ne l’entend pas de cette oreille, et, s’insurge contre toute forme l’islamo-gauchisme. Pour lui la solution doit être radicale, comme le fût celle qui a faillit avoir raison de sa propre souche. «Erik», choisit l’équation simple, 380 000 africains et Nord-africains entre ceux qui doivent quitter l’hexagone et ceux qu’on empêche d’y entrer sera la comptabilité annuelle du projet Zemmourien. Durant son quinquennat le faux viking veillerait à réformer la nomenclature des prénoms autorisés, plus de Mohamed ni de khadidja, les Kevin et giacomo seront tolérés s’ils sont les descendants de Puccini ou Belmondo. Zemmour choisit le Maurassisme, ce nationalisme intégral, dont l’auteur Charles Mauras avait pourtant dit que « l’on ne choisissait pas plus sa patrie, la terre de ses pères, que l’on ne choisit son père et sa mère.»

    D’autre part, le clash identitaire Zemmour vole la vedette à l’héritière du souverainisme rassembleur, incarné par la blonde Marine, de quoi accentuer le strabisme de pas mal d’électeurs.

    La France aurait-elle peur d’une partie de ses enfants longtemps ostracisés pour enfin revenir à de meilleurs sentiments?

    Aux Zemmour, Sifaoui, Finkielkraut, Ménard et autres Houellebecq, Sansal et même quelques-uns de nos petits blancs: et si un jour la France décidait de choisir le chemin vers la diversité assumée?

    Abdelkader Benmazouz

    Le Quotidien d’Oran,

  • Maroc: 3,5 ans de prison pour une blague sur Facebook

    Un étudiant italien condamné à 3,5 ans de prison au Maroc pour une phrase écrite sur Facebook

    Rome – Une étudiante italienne a été condamnée à trois ans et demi de prison, à purger dans des prisons marocaines, pour une phrase de “blasphème” postée sur Facebook.

    La Farnesina tente également de trouver une solution au cas incroyable d’Ikram Nazih, l’étudiante universitaire originaire de Vimercate, dans la province de Monza et possédant la double nationalité italo-marocaine, qui a été arrêtée dès son atterrissage à Casablanca, au Maroc, pour avoir publié sur Facebook, il y a deux ans, une phrase considérée comme “blasphématoire” pour la religion islamique.

    La jeune femme, qui ne savait pas qu’elle était “recherchée” au Maroc, a été condamnée pour avoir “tourné en dérision le Coran” en transformant le texte d’une sourate du texte sacré musulman en une sorte de “moquerie” de l’interdiction de consommer de l’alcool.

    Une phrase écrite pour s’amuser, certainement sans penser à offenser la religion et, cependant, publiée dans un contexte ironique, d’où il est facile de comprendre que la jeune femme n’avait certainement pas l’intention de manquer de respect, mais plutôt, a grandi dans un environnement laïque et où les religions (toutes) ne constituent pas une “limite insurmontable” et ne sont pas “intouchables”.

    Et c’est précisément sur ce détail, sur l’environnement laïque et sur la volonté de ne pas offenser qui que ce soit, que se base la défense de la jeune femme, qui a également le soutien “bienveillant” de certaines communautés islamiques italiennes qui ont lancé une pétition pour demander aux autorités marocaines de “pardonner” la jeune femme.

    Mais qu’a écrit Ikram Nazih qui était si grave qu’elle a été arrêtée et condamnée à trois ans et demi de prison ?
    Sur son profil Facebook, la jeune fille aurait écrit, en paraphrasant une sourate du Coran : “Nous vous avons en effet donné du whisky, et buvez-le au nom de votre Seigneur, pur et non mélangé à du Pepsi”.

    Une phrase qui, dans l’Occident laïc, prêterait à sourire, mais qui, au Maroc, où la religion d’État est musulmane, a coûté à la jeune fille sa peine.

    La jeune femme a été arrêtée à l’aéroport de Casablanca par la police locale, qui l’a embarquée dès sa descente d’avion et l’a transférée en prison.

    Une étudiante italienne, bien qu’elle ait la double nationalité et soit donc également un sujet du roi du Maroc, a été traînée en prison et pourrait être contrainte d’y rester pendant trois ans et demi à la suite de sa condamnation pour “atteinte à la religion”.

    La jeune fille rendait visite à des proches et n’avait certainement aucune idée du risque qu’elle courait en retournant dans l’un des deux pays dont elle est une citoyenne libre.

    L’affaire, extrêmement délicate, fait désormais appel à la diplomatie et au dense réseau de connexions entre les communautés islamiques italienne et marocaine.

    Liguria oggi, 14/07/2021

    Etiquettes : Italie, Maroc, Ikram Nazih, Islam, Blasphème,

  • France : 11 personnes condamnées pour avoir cyberintimidé un adolescent qui critiquait l’islam

    PARIS (AP) – Un tribunal français a condamné mercredi 11 des 13 personnes accusées d’avoir harcelé et menacé une adolescente qui a sévèrement critiqué l’Islam dans des messages en ligne et a fini par changer d’école et recevoir une protection policière pour préserver sa sécurité.

    Ce verdict est le premier du genre depuis que la France a créé en janvier un nouveau tribunal à Paris chargé de poursuivre les délits en ligne, notamment le harcèlement et la discrimination.

    Le tribunal a condamné les prévenus à des peines de prison avec sursis de quatre à six mois et leur a infligé une amende d’environ 1 770 dollars chacun.

    L’adolescente au centre de cette affaire historique de cyberintimidation, qui n’a été identifiée publiquement que par son prénom, Mila, a déclaré le mois dernier qu’elle avait l’impression d’avoir été “condamnée à mort”.

    S’exprimant après le verdict, elle a déclaré que toutes les victimes devraient se joindre à la lutte contre les abus en ligne et que les harceleurs devraient se voir refuser l’accès aux réseaux de médias sociaux.

    “Je m’attendais à pire et, honnêtement, nous avons gagné et nous gagnerons encore parce que ce que je veux, c’est que, unis, nous n’abandonnerons jamais. Nous continuerons à nous battre”, a déclaré Mila.

    Mila, qui se décrit comme athée, avait 16 ans lorsqu’elle a commencé à publier des vidéos sur Instagram, puis sur TikTok, critiquant sévèrement l’islam et le Coran. Aujourd’hui âgée de 18 ans, elle a témoigné que “je n’aime aucune religion, pas seulement l’islam”.

    “Ce que je veux, c’est que ceux (qui harcèlent) soient considérés comme un fléau et qu’on leur interdise l’accès aux réseaux sociaux(,)… ceux qui font de la cyberintimidation, qui menacent de mort, qui privent de liberté et qui incitent au suicide”, a-t-elle déclaré. “Et je ne veux plus jamais que les victimes soient blâmées”.

    Son avocat, Richard Malka, a déclaré que Mila avait reçu quelque 100 000 messages de menaces, notamment des menaces de mort, des menaces de viol, des messages misogynes et des messages haineux sur son orientation sexuelle.

    Mila a quitté un lycée, puis un autre. Elle est désormais surveillée quotidiennement par la police pour sa sécurité.

    “Les réseaux sociaux, c’est la rue. Quand on croise quelqu’un dans la rue, on ne l’insulte pas, on ne le menace pas, on ne se moque pas de lui”, a déclaré le président du tribunal, Michel Humbert. “Ce que vous ne faites pas dans la rue, ne le faites pas sur les réseaux sociaux”.

    Le procès a soulevé des questions inconfortables sur la liberté d’expression, la liberté de critiquer une religion et le respect des millions de musulmans de France. Mais l’affaire judiciaire était centrée sur la cyberintimidation.

    Les 13 accusés, originaires de toute la France, venaient d’horizons et de religions différents et ne représentaient qu’une poignée de toutes les personnes qui s’en sont pris à Mila par des commentaires en ligne. Les autres n’ont pas pu être retrouvés.

    Juan Branco, l’avocat de l’un des accusés, a dénoncé les prémisses du procès.

    “Les procès symboliques dans lesquels on essaie d’utiliser une personne pour envoyer un message au reste de la société sont très dangereux”, a déclaré M. Branco. Il a déclaré que son client, identifié seulement comme Jordan L., “n’est pas un fanatique, est quelqu’un qui respecte les croyances, (mais) qui n’aime pas ce climat où une partie de la population française est systématiquement attaquée”.

    Selon lui, son client “se révolte contre cela sans participer à quelque chose de plus important et sans même envoyer un message direct à Mila en particulier.”

    Le harcèlement, les menaces et les discours de haine en ligne sont en augmentation depuis la création en 2018 d’une loi criminalisant ces actes. La police a recensé 2 128 infractions de ce type en 2019 et 2 848 l’année dernière, selon la ministre française de la Citoyenneté, Marlene Schiappa.

    “Le pays tout entier doit condamner les agresseurs et cesser de blâmer les victimes”, a déclaré Mme Schiappa dans un communiqué après le verdict de mercredi.

    L’un des 13 prévenus a été acquitté car son message – “Blow it up” – visait le compte Twitter de Mila, et non la jeune femme. Le tribunal a abandonné les poursuites à l’encontre d’un autre accusé en raison de procédures défectueuses.

    Dans le cadre des efforts croissants déployés par la France pour poursuivre et prévenir les abus en ligne, un autre tribunal français a ordonné mardi à Twitter de fournir, dans un délai de deux mois, des informations détaillées sur ses procédures visant à empêcher les utilisateurs d’inciter à la violence ou à la haine raciale ou de commettre d’autres infractions.

    Cette décision fait suite à une action civile intentée par des groupes de lutte contre le racisme et la discrimination à l’égard des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres. Les groupes ont fait valoir que Twitter ne faisait pas assez pour modérer et supprimer les contenus qui violent les lois françaises sur les discours de haine ou d’autres lois. L’avocat du réseau social dans cette affaire, Karim Beylouni, a déclaré mercredi que l’entreprise décidait de faire appel ou non.

    Pendant ce temps, les procureurs de Paris enquêtent sur des posts racistes visant le joueur de football Kylian Mbappé après un coup de pied raté qui a éliminé la France, qui a remporté la Coupe du monde en 2018, du championnat d’Europe de football la semaine dernière.

    Associated Press, 07/07/2021

    Etiquettes : France, Islam, cyberharcèlement,

  • France : 11 personnes condamnées pour avoir cyberintimidé un adolescent qui critiquait l’islam

    PARIS (AP) – Un tribunal français a condamné mercredi 11 des 13 personnes accusées d’avoir harcelé et menacé une adolescente qui a sévèrement critiqué l’Islam dans des messages en ligne et a fini par changer d’école et recevoir une protection policière pour préserver sa sécurité.

    Ce verdict est le premier du genre depuis que la France a créé en janvier un nouveau tribunal à Paris chargé de poursuivre les délits en ligne, notamment le harcèlement et la discrimination.

    Le tribunal a condamné les prévenus à des peines de prison avec sursis de quatre à six mois et leur a infligé une amende d’environ 1 770 dollars chacun.

    L’adolescente au centre de cette affaire historique de cyberintimidation, qui n’a été identifiée publiquement que par son prénom, Mila, a déclaré le mois dernier qu’elle avait l’impression d’avoir été “condamnée à mort”.

    S’exprimant après le verdict, elle a déclaré que toutes les victimes devraient se joindre à la lutte contre les abus en ligne et que les harceleurs devraient se voir refuser l’accès aux réseaux de médias sociaux.

    “Je m’attendais à pire et, honnêtement, nous avons gagné et nous gagnerons encore parce que ce que je veux, c’est que, unis, nous n’abandonnerons jamais. Nous continuerons à nous battre”, a déclaré Mila.

    Mila, qui se décrit comme athée, avait 16 ans lorsqu’elle a commencé à publier des vidéos sur Instagram, puis sur TikTok, critiquant sévèrement l’islam et le Coran. Aujourd’hui âgée de 18 ans, elle a témoigné que “je n’aime aucune religion, pas seulement l’islam”.

    “Ce que je veux, c’est que ceux (qui harcèlent) soient considérés comme un fléau et qu’on leur interdise l’accès aux réseaux sociaux(,)… ceux qui font de la cyberintimidation, qui menacent de mort, qui privent de liberté et qui incitent au suicide”, a-t-elle déclaré. “Et je ne veux plus jamais que les victimes soient blâmées”.

    Son avocat, Richard Malka, a déclaré que Mila avait reçu quelque 100 000 messages de menaces, notamment des menaces de mort, des menaces de viol, des messages misogynes et des messages haineux sur son orientation sexuelle.

    Mila a quitté un lycée, puis un autre. Elle est désormais surveillée quotidiennement par la police pour sa sécurité.

    “Les réseaux sociaux, c’est la rue. Quand on croise quelqu’un dans la rue, on ne l’insulte pas, on ne le menace pas, on ne se moque pas de lui”, a déclaré le président du tribunal, Michel Humbert. “Ce que vous ne faites pas dans la rue, ne le faites pas sur les réseaux sociaux”.

    Le procès a soulevé des questions inconfortables sur la liberté d’expression, la liberté de critiquer une religion et le respect des millions de musulmans de France. Mais l’affaire judiciaire était centrée sur la cyberintimidation.

    Les 13 accusés, originaires de toute la France, venaient d’horizons et de religions différents et ne représentaient qu’une poignée de toutes les personnes qui s’en sont pris à Mila par des commentaires en ligne. Les autres n’ont pas pu être retrouvés.

    Juan Branco, l’avocat de l’un des accusés, a dénoncé les prémisses du procès.

    “Les procès symboliques dans lesquels on essaie d’utiliser une personne pour envoyer un message au reste de la société sont très dangereux”, a déclaré M. Branco. Il a déclaré que son client, identifié seulement comme Jordan L., “n’est pas un fanatique, est quelqu’un qui respecte les croyances, (mais) qui n’aime pas ce climat où une partie de la population française est systématiquement attaquée”.

    Selon lui, son client “se révolte contre cela sans participer à quelque chose de plus important et sans même envoyer un message direct à Mila en particulier.”

    Le harcèlement, les menaces et les discours de haine en ligne sont en augmentation depuis la création en 2018 d’une loi criminalisant ces actes. La police a recensé 2 128 infractions de ce type en 2019 et 2 848 l’année dernière, selon la ministre française de la Citoyenneté, Marlene Schiappa.

    “Le pays tout entier doit condamner les agresseurs et cesser de blâmer les victimes”, a déclaré Mme Schiappa dans un communiqué après le verdict de mercredi.

    L’un des 13 prévenus a été acquitté car son message – “Blow it up” – visait le compte Twitter de Mila, et non la jeune femme. Le tribunal a abandonné les poursuites à l’encontre d’un autre accusé en raison de procédures défectueuses.

    Dans le cadre des efforts croissants déployés par la France pour poursuivre et prévenir les abus en ligne, un autre tribunal français a ordonné mardi à Twitter de fournir, dans un délai de deux mois, des informations détaillées sur ses procédures visant à empêcher les utilisateurs d’inciter à la violence ou à la haine raciale ou de commettre d’autres infractions.

    Cette décision fait suite à une action civile intentée par des groupes de lutte contre le racisme et la discrimination à l’égard des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres. Les groupes ont fait valoir que Twitter ne faisait pas assez pour modérer et supprimer les contenus qui violent les lois françaises sur les discours de haine ou d’autres lois. L’avocat du réseau social dans cette affaire, Karim Beylouni, a déclaré mercredi que l’entreprise décidait de faire appel ou non.

    Pendant ce temps, les procureurs de Paris enquêtent sur des posts racistes visant le joueur de football Kylian Mbappé après un coup de pied raté qui a éliminé la France, qui a remporté la Coupe du monde en 2018, du championnat d’Europe de football la semaine dernière.

    Associated Press, 07/07/2021

    Etiquettes : France, Islam, cyberharcèlement,

  • Maroc : Une femme condamnée à 3 ans de prison pour avoir insulté l’islam

    Une Italienne d’origine marocaine a été condamnée à trois ans et demi de prison et à une amende de 50 000 dirhan (4 700 euros) pour avoir “insulté publiquement l’islam”. C’est ce qu’a annoncé le ministère de la Justice à Rabat.

    La jeune femme de 23 ans avait été arrêtée le 20 juin dernier à l’aéroport de Casablanca après avoir atterri de Marseille, où elle étudie le droit, suite à un mandat d’arrêt émis par la police marocaine.

    Insultes à l’islam

    Selon les médias locaux, la jeune fille a été condamnée pour avoir écrit en 2019 sur Facebook, alors qu’elle vivait à Vimercate (province de Monza et Brianza), une parodie de versets coraniques à la gloire de l’alcool.

    Imolaoggi.it, 30/06/2021

    Etiquettes : Maroc, Islam, religion,