Tag: Guinée-Bissau

  • Maroc : Courriers confidentiels sur la Guinée-Bissau

    Tags : Guinée-Bissau, Maroc, Marocleaks, Sahara Occidental, RASD, Union Africaine,

    Septembre 2012 – Le Ministère marocaines des affaires étrangères a élaboré une fiche sur la Guinée-Bissau où il détaille les relations bilatérales entre les deux pays. Il y a lieu de relever le manque de véritables échanges économiques et de projets de coopération. On y trouve la signature d’accords et de conventions purement symboliques. Ce qui laisse présager que le secret du ralliement des responsables guinéens aux positions marocaines est à chercher dans le traitement qu’ils ont reçu lors de leurs visites au Maroc.

    Le 21 mai 2013, la Guinée rejoint la dénommée “déclaration du Sénégal” visant à empêcher l’Union Africaine de débattre sur le Sahara Occidental

    23 mai 2013 : La Guinée rejoint la dénommée “déclaration du Sénégal” visant à empêcher l’Union Africaine de débattre sur le Sahara Occidental

    8 juillet 2014 : A l’occasion de l’investiture du président José Mario Vaz, le roi du Maroc a ordonné la prise en charge de l’édification d’un grand Chapiteau pour assurer le déjeuner officiel et le cocktail de la soirée offerts aux invités de marque. L’exécution fut assurée par le traiteur Rahhal. « J’ai appris également, rapporte l’ambassadeur Taleb Barrada dans cette note, que le Royaume a fait un don de 15 véhicules qui sont en cours d’être acheminés ». « Auparavant, ajoute-t-il, j’ai été longuement reçu la veille, en sa résidence, par le Président José Mario Vaz, à qui j’ai remis la lettre de réponse de Sa Majesté le Roi assurant le Président de la volonté royale d’accéder à la requête d’inclure la Guinée-Bissau, tout en mettant en exergue lors du Sommet de l’Union Africaine dans un prochain périple de Sa Majesté le Roi ».

    Dans une autre notre datée du 18 juillet 2014, Barrada informe d’une “lettre de remerciements adressée au Ministre par l’ancien MAE de la Guinée-Bissau suite à l’appui accordé par Sa Majesté le Roi lors de la cérémonie d’investiture du nouveau président. Il a indiqué que « l’appui de votre pays a été la base de la réussite de cet événement historique”.

    Note du 16 juillet 2014 : Envoyée par l’Ambassade du Maroc à Dakar informant que « Cipriamo Cassama a adressé en juillet 2014 une lettre à Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des Représentants du Maroc dans laquelle il sollicite un soutien financier de la Chambre « d’au moins 600 millions de Francs CFA (soit 916.000 euros) et ce pour couvrir une partie des besoins en budget de fonctionnement et de remise en marche des services de son Institution, qui s’élèvent à 2 Milliard 500 millions de Francs CFA (soit 3816793 Euros) ».

    Le 11 août 2014, le Dr Bacio DJA, Ministre de la Présidence, du Conseil des Ministres et des Affaires Parlementaires (Porte-parole du Gouvernement), Commissaire National Chargé des Affaires du Pèlerinage, de la République de Guinée Bissau a adressé une lettre demandant près d’un million d’euros pour payer les frais de pèlerinage pour 1000 personnes.

    Traduction de la lettre :

    Objet : Demande de bourses d’études pour les migrants

    Bissau, 11 août 2014

    Excellence,

    Tout d’abord, je veux implorer notre Tout-Puissant de nous aider et de nous pardonner, je voudrais Vous remercier pour tout ce qui est fait par Vous au service de l’Islam.

    Tout d’abord, je voudrais souligner ici, le sens et la valeur du Pèlerinage que le peuple de Guinée-Bissau réserve, comme un moyen de consolider les liens avec le monde islamique. Ceci en tenant compte du fait que le pourcentage des musulmans guinéens a augmenté considérablement, de 12% à 60% dans les années soixante, malgré cette augmentation, au fil du temps ils n’ont jamais réussi à organiser le déplacement d’une caravane de musulmans de Bissau directement vers la Terre Sainte (Djedda), tout cela par manque de moyens financiers et de faibles revenus de mes compatriotes.

    Selon les données mondiales, c’est l’un des pays les plus pauvres de la planète, c’est très triste à dire mais c’est en fait une réalité que l’on ne peut même pas imaginer. De plus, ils n’ont jamais réussi à atteindre le nombre de personnes nécessaires pour justifier le vol, et cette pratique s’est répétée à plusieurs reprises, ce qui a provoqué le découragement des organisateurs, qui ont abandonné l’ornithologie, et de leur propre initiative, ils préfèrent se rendre en République du Sénégal et en Gambie pour rejoindre les pérégrins de ces pays.

    Compte tenu de ce qui précède, c’est dans cette perspective que j’adresse à Votre Excellence, au nom du peuple de Guinée-Bissau et de la communauté musulmane en particulier, des demandes de bourses de pèlerinage pour 100 personnes à raison de 5000 dollars (cinq mille dollars) pour chacune d’entre elles.

    Dans l’attente d’une réponse favorable, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.

    Le 1er Septembre 2014, dans une lettre adressée à son homologue marocain, le ministre guinéen des affaires étrangères “exprime le souhait de voir le Maroc prendre en charge, à l’instar des années précédentes, la participation de la délégation de la Guinée-Bissau à la 69ème Assemblée Générale de l’ONU, composée de cinq responsables, dont le coût est estimé à 46964 USD, et ce, compte tenu des difficultés budgétaires que rencontrent les nouvelles autorités de Bissau.

    Source : Maroc-leaks, 12/12/2022

    #Maroc #Guinée_Bissau #Union_Africaine #RASD #Sahara_Occidental #Marocleaks

  • J’veux devenir marocain !

    Maroc, France, Pegasus, espionnage, football, Guinée-Bissau, intoxication, #Maroc, #Pegaus, #Guinéé_Bissau,

    J’aimerais être marocain ! Si ! Si ! Oh ! Ne pensez pas que c’est une phrase lancée comme ça, à la légère, sans réfléchir. J’ai réfléchi ! Oui, Môssieur ! J’ai réfléchi, et j’en suis arrivé à cette conclusion : finalement, j’aimerais être marocain ! C’est top d’être marocain. Ne me dites pas le contraire, c’est le pied intégral. J’ai des exemples. Quand vous êtes marocain, vous pouvez espionner la terre entière, mettre sous écoute les plus grands dirigeants de cette planète, lorsque l’info sort, devient publique, ça s’agite un peu, ça grogne dans le poulailler cinq minutes, puis… rien ! Le soufflet retombe. Tout le monde sait que vous avez écouté tout le monde, mais tout le monde range votre dossier au fond d’un tiroir et on passe à autre chose ! C’est pas génial, ça ?

    Un autre exemple, là, tout de suite. En tant que Marocain, vous pouvez recevoir chez vous une équipe de foot pour un match officiel, lui mettre plein de saloperies dans sa bouffe ; en clair, l’empoisonner au risque de décimer toute l’équipe, et hop ! Un p’tit coup de laxatifs, de pansements gastriques et de sérum pour retaper le tout et… rien ! Tout le monde range votre tentative d’empoisonnement dans une fiole cachetée au fond d’un grimoire lui-même dissimulé dans une douve du Palais et le foot continue.

    Vous voulez un autre exemple ? J’en ai ! J’en ai tout un tas ! Quand vous êtes marocain, vous pouvez torturer des détenus rifains, les affamer en cellule, mais c’est votre voisin que l’on accusera de porter atteinte aux droits de l’Homme ! Non, moi je vous le dis, être marocain, ça vaut le coup !

    Quoi, le baisemain ? Oui, bon, ils ont ce satané baisemain. Je vous fais tout de même remarquer que, de par le monde bien-pensant, les grands défenseurs de la démocratie et les adversaires acharnés des monarchies autocratiques et despotiques qualifient pourtant ce baisemain marocain de « signe d’une civilisation ancestrale » !

    Et puis, de toutes les façons, on s’habitue, vous savez. On finit par s’habituer. Demandez à ceux des nôtres qui sont devenus marocains et dont les lèvres sont encore toutes humides !

    Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

    Hakim Laâlam

    Le Soir d’Algérie, 12/10/2021

  • Guinée Bissau: Le Secrétaire général prend acte de la décision de la CEDEAO de reconnaître Úmaro Sissoco Embaló le vainqueur de l’élection présidentielle de décembre 2019

    La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:  
    Le Secrétaire général prend acte de la décision prise par l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le 22 avril de reconnaître Úmaro Sissoco Embaló le vainqueur de l’élection présidentielle de décembre 2019 en Guinée-Bissau. 
    Le Secrétaire général encourage tous les acteurs bissau-guinéens à travailler de manière inclusive et constructive à la mise en œuvre des décisions pertinentes de la CEDEAO, en particulier en ce qui concerne la nomination d’un premier ministre et la formation d’un nouveau gouvernement, en pleine conformité avec la Constitution, et en tenant compte des résultats des élections législatives de mars 2019. 
    Le Secrétaire général réitère l’engagement des Nations Unies à continuer d’accompagner les Bissau-Guinéens dans leurs efforts pour consolider la paix, la démocratie et le développement durable.
    Tags : GUINÉE-BISSAU, CEDEAO, Úmaro Sissoco Embaló, ONU, 
  • L’ONU souligne les défis du processus post-électoral en Guinée-Bissau

    Devant le Conseil de sécurité, la Représentante spéciale de l’ONU, Rosine Sori-Coulibaly a regretté vendredi la « profonde méfiance » des hommes politiques bissau-guinéens, les divisions au sein du pouvoir exécutif et les changements d’alliances politiques au sein du parlement.

    « En conséquence, le processus juridique relatif au résultat des élections n’a pas encore été résolu, afin de permettre le tout premier transfert pacifique de pouvoir à un chef d’État démocratiquement élu dans le pays », a déclaré Mme Sori-Coulibaly.

    « Cependant, étant donné la profonde méfiance entre les deux camps politiques, les divisions au sein de l’exécutif et les alliances politiques changeantes au sein du Parlement, la prestation de serment du futur président ne permettra probablement pas d’apporter la stabilité », a-t-elle ajouté.

    La cheffe du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau, UNIOGBIS, a rappelé que le résultat du premier et du second tour des élections présidentielles, tenues le 24 novembre et le 29 décembre 2019, a été porté devant les tribunaux après que le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), a contesté la victoire attribuée au candidat adverse, Umaro Sissoco Embaló.

    Le recours adressé à la Cour suprême de justice demande l’annulation du moyen pour des raisons de légalité et de crédibilité.

    La Commission électorale nationale a confirmé le résultat, mais la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a demandé que les données électorales nationales soient vérifiées pour mettre fin à la situation post-électorale.

    Pourla Représentante de la Guinée-Bissau, il faut un engagement continu du Conseil de sécurité et de la communauté internationale.

    « Le peuple de Guinée-Bissau mérite une clôture claire et positive de ce processus afin qu’il puisse voir la lumière de l’espoir pour l’avenir de ses enfants », a fait valoir Maria Antonieta Pinto Lopes D’Ava, la chargée d’affaires de la mission permanente de la Guinée-Bissau aux Nations Unies. « Nous sommes convaincus que seules des élections libres, équitables et transparentes nous permettront de renforcer l’État de droit démocratique dans notre pays, où la volonté souveraine du peuple peut prévaloir », a-t-elle ajouté.

    L’appel de la CEDEAO

    Devant les Quinze, Kalla Ankourao, Ministre des affaires étrangères et de la coopération du Niger, pays qui préside en 2020 la CEDEAO, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, a déploré l’impasse politique née après les présidentielles.

    « L’impasse politique née après les récentes présidentielles, suscite de plus en plus d’inquiétude », a-t-il déclaré.

    « Désormais un éventuel scénario catastrophe n’est pas à écarter totalement », a-t-il ajouté.

    Pour autant, le chef de la diplomatie nigérienne estime que « la crise bissau-guinéenne revêt une forme institutionnelle plus que violente ». La constitution et la loi électorale en vigueur comportent les germes de malentendus chroniques faisant place à toutes les interprétations partisanes, a-t-il fait remarquer.

    Kalla Ankourao a aussi noté que le Président de la République a fini son mandat légal depuis plus de sept mois et il n’est là que par la volonté de la CEDEAO qui l’a maintenu pour éviter un vide institutionnel.

    Le Ministre a également montré du doigt l’activité de trafic et de stupéfiants, qui constitue l’un des principaux facteurs de déstabilisation des institutions.

    Aussi, en vue d’éviter une nouvelle crise politique à ce pays, le Niger réitère l’appel de la CEDEAO demandant aux différents organes et institutions impliqués dans le processus électoral de contribuer à la normalisation politique et institutionnelle du pays, en finalisant au plus tard le 15 février 2020 leurs travaux.

    « Je lance un appel pressant à ce Conseil, pour que nous œuvrons ensemble afin que la Guinée-Bissau ne retombe pas dans l’instabilité et ne devienne une base arrière des terroristes sévissant au Sahel », a-t-il conclu.

    ONU Info

    Tags : Guinée Bissau, CEDEAO, Rosine Sori-Coulibaly, Umaro Sissoco Embaló, PAIGC,

  • La Guinée Bissau selon le ministère marocain des affaires étrangères (document confidentiel)

    En octobre 2014, un mystérieux hacker a réussi à pirater des comptes de responsables de la diplomatie et des services secrets du Maroc. Parmi les documents confidentiels qu’il a publié sur la toile, un courrier de Moha Tagma, l’ambassadeur du Maroc à Abuja. A l’époque, il était le “monsieur Afrique” du Ministère marocain des affaires étrangères.

    Dans ce courrier, il dresse un portrait très peu flatteur de la Guinée Bissau. Voici son texte:

    ——– Message d’origine ——–
    De : Moha Tagma <m.ouali.tagma@gmail.com>
    Date : 22/10/2013 12:50 (GMT+00:00)
    A : Mohammed sitri <sitri@maec.gov.ma>
    Objet : GUINEE BISSAU</sitri@maec.gov.ma></m.ouali.tagma@gmail.com>

    Guinée Bissau

    La Guinée Bissau, ancienne colonie portugaise, depuis son indépendance le 10 Septembre 1974 connaît une instabilité chronique et une succession de Coups d’Etat et des retours épisodiques a l’ordre constitutionnel qui ne durent guère que quelques années.

    Cette situation assez atypique par rapport a la sous région de la CEDEAO trouve son origine dans la période post- guerre de libération. Les guérilleros du PAIGC, mouvement de libération fondé par Amilcar Cabral, n’ont en réalité jamais déposé les armes même après l’indépendance.

    Le pays est devenue depuis ces dix dernières une plaque tournante pour le trafic de la drogue en provenance de l’Amérique Latine et à destination de l’Europe.

    La Guinée Bissau, qui a une frontière commune avec le Sénégal a également pendant longtemps abrité les indépendantistes Casamançais, région du sud du Sénégal ou un mouvement indépendantiste, le MFDC, a mené des actions armées contre l’armée sénégalaise.

    Le pays est actuellement dirigé par un Président intérimaire, M . Manuel Serifo Nhamadjo après un Coup d’Etat militaire qui a interrompu le processus électoral organisé après le décès du Président Malam Bacai SANHA. Les résultats ayant donné la victoire à l’ex Premier Ministre Carlos Gomes Junior, actuellement en exil au Portugal, ont été contestés par l’ex Parti au pouvoir ( PAIGC).

    Des nouvelles élections sont prévues le 24 Novembre 2013. La CEDEAO, l’Union Européenne et les Nations Unies font pression pour que les élections aient lieu à la date prévue.

    Le financement, soit 20 Millions de Dollars sera assuré par les pays de l’Union Européenne et par la CEDEAO.

    Le Sénégal met cependant un veto à ce que Carlos Gomes Junior puisse se présenter en raison du soutien affiché qu’il apporte au mouvement séparatiste Casamançais.

    Le Portugal et les autres pays lusophones, l’Angola notamment, sont des parties prenantes incontournables dans tout ce qui concerne la Guinée Bissau.

    Tags : Maroc, Guinée Bissau, Angola, Portugal, Casamance, CEDEAO,

  • Ouverture d’un consulat à Laâyoune: Comment le Maroc a piégé la Guinée-Bissau.

    La Guinée-Bissau est forcée d’ouvrir un consulat sur un territoire qui ne compte aucun résident guinéen par le Maroc.

    L’offensive diplomatique marocaine dans la légitimation internationale de la présence de Rabat dans le territoire du Sahara occidental, dont le droit à l’autodétermination est revendiqué par le Front Polisario, a porté quelques fruits, dont celui de la Guinée-Bissau.

    Laâyoune est une ville importante du Sahara occidental. Cette ancienne colonie espagnole est considérée par le Maroc comme sa région sud. Une position qui ne bénéficie pas d’un consensus au sein de la Communauté internationale, étant donné que le Front Polisario réclame l’indépendance de ce territoire depuis 1973 et insiste sur un référendum pour l’autodétermination de la population sahraouie.

    La nouvelle stratégie du Maroc pour légitimer sa présence au Sahara occidental sur le plan international implique la pression qu’il exerce, avec un certain succès, sur certains pays pour ouvrir une représentation diplomatique à Laâyoune, ce qui devient symboliquement une réaffirmation de la reconnaissance de la prétendue souveraineté de Rabat dans ces territoires contestés.

    En 1976, le Front Polisario a proclamé la naissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), qui revendique la souveraineté du Sahara occidental. Parmi les dix premiers pays à reconnaître officiellement la RASD au moment de sa création, on trouve précisément la Guinée-Bissau. Mais en 2010, Bissau revient sur sa reconnaissance de la RASD et défend la souveraineté marocaine sur ce territoire. Un changement de position qui n’était pas libre et qui a ouvert un agenda de négociations sur les contreparties d’un tel revirement diplomatique à Bissau.

    En juillet 2014, le président de l’Assemblée populaire nationale (ANP) guinéenne, Cipriano Cassamá, a écrit à son homologue marocain, Rachid Talbi Alami, pour demander à la Chambre des représentants un soutien de 600 millions de francs CFA (environ 916 000 euros). Selon les explications données par Cassamá, cette somme servirait à couvrir une partie du budget de fonctionnement de son institution, qui s’élève, selon le président de l’ANP, à 2,5 milliards de francs CFA, soit environ 3 186 793 euros.

    Un an plus tard, en mai 2015, le monarque marocain Mohamed VI a entamé une visite officielle de trois jours en Guinée-Bissau. Il s’installe au palais présidentiel où le drapeau marocain est hissé. Dans ses bagages, Mohamed VI transportait également 12 000 tonnes de médicaments à titre de don au pays. Parmi les autres aides opaques, qui continuent de susciter la controverse en Guinée-Bissau, Mohamed VI a décidé en 2018 d’offrir au pays 90 véhicules tout-terrain, pour les députés de l’Assemblée populaire nationale.

    La Guinée-Bissau est maintenant obligée de rembourser Rabat, et pour cette raison elle doit ouvrir un consulat à Laâyoune. Une ville qui n’a pas de résidents bissau-guinéens, et qui ne sera pas non plus un atout diplomatique pour la Guinée-Bissau. Cependant, c’est une autre victoire diplomatique pour le Maroc sur la question controversée du Sahara occidental.

    Source:e-Global.pt

    Bissauactu.com, 9 fév 2020

    Tags : Maroc, Guinée-Bissau, Union Africaine, Sahara Occidental,

  • Guinée Bissau : Les raisons de l’ouverture d’un consulat au Sahara Occidental

    Le président de l’Assemblée Populaire de Guinée-Bissau avait sollicité, le 23 juillet 2014 à travers une lettre à son homologue marocain un soutien financier de la Chambre des Représentants, d’au moins 600 millions de FCFA (soit 916.000 euros).

    Selon le président, ce soutien a permis de couvrir une partie des besoins en budget de fonctionnement et de remise en marche des services de son institution, qui s’élèvent à 2 milliards 500 millions de FCFA (soit 3186793 euros).

    En 2018 le roi du Maroc avait acheté 90 véhicules « 4×4 » à l’assemblée Nationale de Guinée-Bissau. C’est ce soutien qui justifie l’ouverture d’un consulat Sahara Occidental dans un pays où laGuinée-Bissau n’a aucun résidant.

    Source : QNA, 3 fév 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Guinée-Bissau, corruption,

  • Consolidation de la paix : le Conseil de sécurité en visite en Côte d’Ivoire et en Guinée Bissau

    Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a effectué du 14 au 16 février une visite en Côte d’Ivoire et en Guinée Bissau pour faire le point sur la consolidation de la paix dans ces deux pays d’Afrique de l’Ouest.

    En Côte d’Ivoire, la délégation a rencontré le Ministre des affaires étrangères, Marcel Amon Tanoh, et le Vice-Président, Daniel Kablan Duncan. Elle a également participé à une table ronde sur la transition du maintien de la paix vers la consolidation de la paix avec les Coordonnateurs résidents des Nations Unies en Côte d’Ivoire et au Libéria.

    La Côte d’Ivoire est membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU depuis le début de l’année 2018. L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a fermé en juin 2017, après 13 ans de déploiement dans ce pays qui a été plongé dans une instabilité politique et militaire de 1999 à 2011. La fin du mandat de l’ONUCI a été salué comme un succès du maintien de la paix de l’ONU.

    Lors d’une conférence de presse vendredi, le Représentant de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies et membre de la délégation du Conseil, Léon Kacou Adom, a estimé que la visite avait offert l’opportunité d’échanger les expériences et les bonnes pratiques entre les représentants des Etats membres, les autorités ivoiriennes et les experts des équipes pays des Nations Unies en Côte d’Ivoire et au Libéria sur les transitions du maintien à la consolidation de la paix.

    « A l’heure où les opérations de maintien de la paix des Nations Unies sont à la croisée des chemins et dans un contexte marqué par la réforme lancée par M. le Secrétaire général António Guterres, il est tout indiqué que le Conseil de sécurité qui est en charge du maintien de la paix et de la sécurité internationale mette en lumière les expériences réussies en la matière, en l’occurrence en Côte d’Ivoire et au Libéria », a-t-il dit.

    Elections législatives le 10 mars en Guinée Bissau

    La délégation s’est envolée vendredi après-midi pour la Guinée Bissau, la deuxième étape de sa visite en Afrique de l’Ouest. L’objectif de cette visite était le suivi et l’évaluation du processus de sortie de crise dans ce pays.

    Des élections législatives sont prévues le 10 mars 2019 en Guinée Bissau. Elles doivent être suivies par une élection présidentielle dont la date n’a pas été fixée.

    Lors de sa visite, la délégation a rencontré le Premier ministre, Aristides Gomes, le Représentant spécial adjoint des Nations Unies, David McLachlan-Karr, ainsi que les représentants d’organisations partenaires impliquées dans le processus de consolidation de la paix en Guinée Bissau, a indiqué le Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix des Nations Unies (DPPA) sur son compte Twitter

    La délégation a également rencontré le Président de l’Assemblée nationale, les dirigeants de partis politiques, le Président de la Commission nationale électorale, le Président de la Cour suprême et des représentants de la société civile. Elle a aussi rencontré le Président José Mario Vaz.

    ONU INFO

    Tags: ONU, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Afrique de l’Ouest, missions de paix, casques bleus,

  • Consolidation de la paix : le Conseil de sécurité en visite en Côte d’Ivoire et en Guinée Bissau

    Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a effectué du 14 au 16 février une visite en Côte d’Ivoire et en Guinée Bissau pour faire le point sur la consolidation de la paix dans ces deux pays d’Afrique de l’Ouest.

    En Côte d’Ivoire, la délégation a rencontré le Ministre des affaires étrangères, Marcel Amon Tanoh, et le Vice-Président, Daniel Kablan Duncan. Elle a également participé à une table ronde sur la transition du maintien de la paix vers la consolidation de la paix avec les Coordonnateurs résidents des Nations Unies en Côte d’Ivoire et au Libéria.

    La Côte d’Ivoire est membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU depuis le début de l’année 2018. L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a fermé en juin 2017, après 13 ans de déploiement dans ce pays qui a été plongé dans une instabilité politique et militaire de 1999 à 2011. La fin du mandat de l’ONUCI a été salué comme un succès du maintien de la paix de l’ONU.

    Lors d’une conférence de presse vendredi, le Représentant de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies et membre de la délégation du Conseil, Léon Kacou Adom, a estimé que la visite avait offert l’opportunité d’échanger les expériences et les bonnes pratiques entre les représentants des Etats membres, les autorités ivoiriennes et les experts des équipes pays des Nations Unies en Côte d’Ivoire et au Libéria sur les transitions du maintien à la consolidation de la paix.

    « A l’heure où les opérations de maintien de la paix des Nations Unies sont à la croisée des chemins et dans un contexte marqué par la réforme lancée par M. le Secrétaire général António Guterres, il est tout indiqué que le Conseil de sécurité qui est en charge du maintien de la paix et de la sécurité internationale mette en lumière les expériences réussies en la matière, en l’occurrence en Côte d’Ivoire et au Libéria », a-t-il dit.

    Elections législatives le 10 mars en Guinée Bissau

    La délégation s’est envolée vendredi après-midi pour la Guinée Bissau, la deuxième étape de sa visite en Afrique de l’Ouest. L’objectif de cette visite était le suivi et l’évaluation du processus de sortie de crise dans ce pays.

    Des élections législatives sont prévues le 10 mars 2019 en Guinée Bissau. Elles doivent être suivies par une élection présidentielle dont la date n’a pas été fixée.

    Lors de sa visite, la délégation a rencontré le Premier ministre, Aristides Gomes, le Représentant spécial adjoint des Nations Unies, David McLachlan-Karr, ainsi que les représentants d’organisations partenaires impliquées dans le processus de consolidation de la paix en Guinée Bissau, a indiqué le Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix des Nations Unies (DPPA) sur son compte Twitter

    La délégation a également rencontré le Président de l’Assemblée nationale, les dirigeants de partis politiques, le Président de la Commission nationale électorale, le Président de la Cour suprême et des représentants de la société civile. Elle a aussi rencontré le Président José Mario Vaz.

    ONU INFO

    Tags: ONU, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Afrique de l’Ouest, missions de paix, casques bleus,