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  • Maroc : De l’oseille pour Jeune Afrique

    Selon une facture obtenue par Maroc Leaks, le Makhzen a payé, pour la période 2010-2011, lze montant de 700.000 euros au magazine Jeune Afrique. De quoi répondre à la fameuse question « qui finance les publications de François Soudan »?.

    En 2005, le Journal Hebdomadaire a enquêté sur les liens occultes existant entre le régime marocain et Jeune Afrique. Voici le texte intégral de leur enquête :

    Le régime du maroc finance le groupe jeune Afrique
    Maroc: De l’oseille pour « jeune afrique »

    Le Journal Hebdo, 04-10-2005

    Comment le régime « finance » le groupe de Béchir Ben Yahmed pour soigner son image.

    Quelle est la vraie nature des liens que tisse le Maroc avec le groupe Jeune Afrique ? Un coin du voile est désormais levé sur la face cachée des relations, entre le royaume et le groupe de presse Jeune Afrique. Les documents que le Journal Hebdomadaire s’est procuré attestent d’une relation plus catholique. Les accusations n’ont jamais manqué. Voyons plutôt. Selon les données figurant sur l’échéancier de paiement que le Journal s’est procuré, le Maroc s’est engagé à verser 994.000 euros à DIFCOM, agence de communication et régie publicitaire appartenant au groupe Jeune Afrique. Cet échéancier d’encaissement stipule que le Maroc doit s’acquitter de ce montant en trois tranches ou versements, étalés sur un an. Toutefois, les modes de règlement n’ont pas été précisés…
    Qu’a obtenu le régime marocain en contrepartie de ces 994.000 euros ? DIFCOM s’est-elle engagée à assurer la publication d’une série d’articles positifs sur le Maroc ? La constellation Jeune Afrique mettait-elle à la disposition du royaume son réseau « France-Afrique » ? Pourquoi payer autant d’argent à ce groupe pour qu’il soigne l’image du Roi du Maroc ? Les échéanciers de DIFCOM attestent qu’en 2002 et 2003, les présidents de pays comme la Mauritanie, le Gabon, le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Togo, ou le Rwanda ont assuré au groupe Jeune Afrique une manne de plusieurs millions d’euros. Pourquoi le Maroc recourrait-il à ce qui semble bien être des stratagèmes de républiques bananière pour soigner son image ? A noter que l’Algérie passe aussi à la caisse pour un montant quasi égal à celui versé par le Maroc (950.000 euros). Preuve, sans doute, des talents de négociateurs des dirigeants de JAI qui savent tirer le maximum des rivalités régionales sur le continent africain.

    Les visites du « Grand blond »

    Les articles de JAI consacrés au royaume et au roi du Maroc, en 2003 par exemple, se passent de tout commentaire (voir P. 32).
    Les visites de François Soudan, le directeur de la rédaction de JAI, au Maroc se suivent et se ressemblent. Elles sont régulières. Le « grand blond normand », comme l’appellent familièrement ses amis, est royalement accueilli. Logé dans les meilleurs palaces, François Soudan dispose, pendant tout son séjour au Maroc, d’une voiture et d’un chauffeur 24h/24. Ce traitement VIP dont bénéficie le directeur de la rédaction de JAI au royaume fait vraisemblablement partie de ce fameux « contrat de communication ». En tout cas, François Soudan multiplie les « missions spéciales » au Maroc. Il est reçu et briefé par tous les hommes forts du pouvoir comme Fouad Ali El Himma, Hamidou Laânigri, Meziane Belfkih et André Azoulay. Au Maroc et ailleurs, les accusations pointent constamment du doigt le groupe Jeune Afrique. Un article du Canard Enchaîné, daté du 8 juin 1994 considère J.A.I. comme le « spécialiste des dossiers de pub politique ». Et enchaîne, à propos d’une commande encensant l’ex-dictateur du Togo : « A croire que cirer les pompes du général Eyadema, un peu massacreur sur les bords, ne gêne en rien les dirigeants de Jeune Afrique. Des récidivistes, d’ailleurs ». Pour développer et rentabiliser ses « marchés » sur le continent noir, Béchir Ben Yahmed profitait de son amitié avec un certain Jacques Foccart, le monsieur Afrique de la France. Ce dernier, pour mener à bien sa diplomatie parallèle, mettait le patron de Jeune Afrique sur des sujets « porteurs ». Cette amitié avec l’homme qui joua un rôle de premier plan dans le maintien de la dépendance des pays africains en dit long sur l’action émancipatrice du groupe Jeune Afrique, véritable machine à sous ! Les sommes versées par le Maroc pour s’adjuger les faveurs éditoriales de JAI est une pratique qui ne date pas seulement du nouveau règne. Hassan II a souvent eu du mal à gérer BBY.

    Une vieille histoire

    Tantôt, il profite de ses écrits panégyriques, tantôt, il subit ses foudres « éditoriales ». Cela dépend-il de la générosité du palais royal ? Il y eut des hauts et des bas. Irrité par la méchanceté de BBY qui n’hésite pas à l’attaquer personnellement dans ses éditos, Hassan II décide d’interdire la diffusion de Jeune Afrique au Maroc pendant toute une décennie, entre 1965 et 1975. Mais, pendant toute cette période, Ben Yahmed profite du soutien inconditionnel de l’Algérie de Houari Boumediene. « Béchir a eu tout ce qu’il voulait d’Alger. Jeune Afrique était ouvertement pro-algérien et catégoriquement anti-marocain », explique un ancien journaliste rescapé de la boîte, qui coule sa retraite à Paris. « L’anti-marocanisme » de Jeune Afrique est alors essentiellement décliné par des enquêtes accusant l’implication des barbouzes du roi dans l’enlèvement de Medhi Ben Barka, et des articles soutenant les deux putschs avortés contre Hassan II, en 1971 et 1972. Des papiers qui portent la signature de Younes Berri, qui n’est autre que l’ancien opposant socialiste exilé à Paris, Hamid Barrada. Toutefois, grâce aux bons offices de Houphouët Boigny, ancien président de la Côte d’Ivoire, et un lobby pro-marocain mené par Serge Guetta, un financier parisien, ami de Ben Yahmed et André Azoulay, alors directeur commercial du groupe français Scoa, les relations entre Rabat et Jeune Afrique reprennent de plus belle. Profitant d’un incident avec l’Algérie, Ben Yahmed ferme, sans hésiter, son bureau à Alger en février 1975, tourne le dos à Houari Boumediene et entame une nouvelle page avec le Maroc. Désormais, BBY compte sur ses appuis dans l’entourage du Roi « C’était Mohamed Cherkaoui, alors ambassadeur du roi dans l’Hexagone et son beau-frère qui était l’émissaire de Hassan II auprès de Jeune Afrique », nous révèle cet ancien collaborateur de Jeune Afrique. A quelques mois de la Marche verte, Jeune Afrique lâche Alger et épouse, corps et âme, la thèse de Hassan II, conseillé par Ahmed Réda Guédira. L’hebdo va d’ailleurs jouer un grand rôle dans la médiatisation de sa version du dossier Sahara auprès d’une grande partie de l’Afrique francophone. A la manière d’un attaché de presse… Boumediene fulmine, il se sent trahi. Lui qui comptait beaucoup sur Ben Yahmed et son canard dans sa campagne de propagande en faveur de la RASD. Au sein même de la rédaction de la rue d’Auteuil, trois journalistes défendent, depuis quelques années déjà, la cause marocaine. Il s’agit de l’Algérien Hamza Kaidi, du Tunisien Abdelaziz Dahmani et du Marocain Mohamed Selhami. Ce trio dispose d’un bon carnet d’adresses au royaume. Leurs rapports avec les décideurs marocains sont plus qu’excellents. Ce qui arrange inévitablement les affaires de Ben Yahmed. Ce dernier accueille, les bras ouverts le général Ahmed Dlimi, un de ses contacts marocains les plus privilégiés, à chacun de ses passages à Paris. « Avec Dlimi, Ben Yahmed finissait toujours par avoir ce qu’il voulait du Maroc », nous explique-t-on. La lune de miel entre Rabat et Jeune Afrique ne va pas pour autant être affectée par la mort subite de l’ex-patron du CAB1. Et puis, en pleine guerre du Sahara, Hassan II a toujours besoin des « précieux services » du magazine des « présidents africains ». Driss Basri, ministre de l’Intérieur et de l’Information, l’a d’ailleurs très bien compris. Il répond favorablement à toutes les sollicitations et les démarches de François Soudan, désormais le journaliste attitré et l’émissaire officiel de Ben Yahmed au Maroc.

    Opération séduction à 1 million

    « Pendant plusieurs années, nous avons financièrement soutenu Jeune Afrique. Et l’on n’a pas lésiné sur les moyens pour satisfaire leurs doléances qui étaient récurrentes », reconnaît D.Basri. Ce dernier confie ainsi à Othmane Bouabid, son chef de Cabinet, la gestion du « dossier Jeune Afrique ». Le soutien financier auquel fait allusion l’ancien ministre de l’Intérieur se répartit globalement en éditions spéciales et autre manne publicitaire des annonceurs institutionnels publics marocains, voire même privés. Après son retrait spectaculaire de l’OUA, en 1984, Hassan II ne peut pas se permettre pour autant le luxe de la politique de la chaise vide. Il a compris que la bataille du Sahara se joue aussi dans les médias. C’est ainsi qu’à l’occasion de l’assemblée générale des Nations Unies à New York, en 1985, le Maroc commande à Jeune Afrique une édition spéciale de cent mille exemplaires consacrée au dossier du Sahara, en trois langues. Mais en raison d’un problème technique, la photo de Hassan II en couverture de cette édition a été déformée. Les Marocains ont demandé et obtenu son ramassage. Trois semaines plus tard, Béchir Ben Yahmed exige et finit tout de même par être payé malgré son édition ratée. L’opération aurait coûté la bagatelle de 1 million de francs français.

    Mais Hassan II en a ras-le-bol. La chute du mur de Berlin, le cessez-le-feu avec le Polisario en 1991 et le plan de référendum proposé par l’ONU, finissent par convaincre Hassan II de la caducité de son « partenariat » avec Jeune Afrique. « Nous avons alors décidé d’arrêter notre collaboration pour des considérations mutuelles, en 1993 » (sic !), dira D.Basri. Ce dernier avoue même avoir personnellement donné quelque temps après l’ordre d’interdire la distribution de Jeune Afrique au Maroc, et ce à maintes reprises. Malgré ce « divorce », Jeune Afrique a continué à souffler le chaud et le froid sur Hassan II, depuis sa maladie jusqu’à son décès, et même après ! Dans Jeune Afrique n°2012, du 30 juillet au 9 août 1999, qui contient un spécial sur la mort de Hassan II, Béchir Ben Yahmed fait d’une pierre deux coups. Il instruit un procès de Hassan II à titre posthume et envoie des messages codés à son successeur. Messages que son entourage aurait finir par recevoir cinq sur cinq !

    Le trône « Peopolisé »

    Cette évolution est intéressante car elle souligne une régression notable dans la gestion de l’image du nouveau règne. Déjà, Hassan II avait pu se passer des services d’une presse « commerciale » puisque les réformes entamées durant les dernières années de son règne se « vendaient toutes seules ». La presse économique internationale a, la première, souligné les réformes économiques du Royaume avec, notamment, un programme de privatisation et de réforme des marchés financiers qui a suscité les commentaires favorables des quotidiens d’affaires les plus crédibles. Le Financial Times consacre ainsi, dès 1994, un supplément, à la tonalité positive, sur l’économie marocaine. Avec l’alternance et la nomination d’Abderrahman Youssoufi à la tête du gouvernement, Hassan II réalise une formidable opération de marketing politique. La très anti-monarchiste « l’Huma » titre un de ces articles sur le royaume en avril 1999, c’est-à-dire 4 mois avant le décès de Hassan II : « Le printemps marocain ». L’avènement du règne de Mohammed VI est accueilli avec encore plus d’enthousiasme. Le Wall Street Journal se fend d’un article, à la limite du dithyrambe, pour saluer l’arrivée du nouveau roi. Time Magazine publie la première interview du successeur de Hassan II avec reportage photo à l’appui. Avec les premiers errements, et notamment les dérapages sécuritaires, l’image du régime s’étiole. Les architectes de la communication de la monarchie réagissent par la « peopolisation » de la famille royale avec l’octroi d’un accès privilégié aux reporters de Paris Match. L’autre réaction, nous le savons aujourd’hui, est le retour des bonnes vieilles méthodes avec ce cher JAI. L’année 2003 est symptomatique de ce revirement. Pourquoi ? D’abord parce que c’est l’année, avec 2002, où l’existence d’un contrat de communication entre le Maroc et Difcom est prouvée. Mais aussi parce que 2003 est l’année où, depuis l’accession de Mohammed VI au trône, le pouvoir a le plus eu besoin de « communiquer » avec la communauté internationale et avec les Marocains.

    Flash-back. 2003 est sans conteste l’« annus horribilis » pour le Maroc. Tout d’abord avec les attentats de Casablanca le 16 mai qui traumatisent l’opinion et relancent le débat sur la place des islamistes en politique. Mais aussi avec l’encaissement d’un sérieux revers diplomatique lorsque Washington avalise le plan Baker II rejeté par un Maroc sommé de faire une contre-proposition. A cela s’ajoutent des éléments de politique intérieure déstabilisants pour le régime : le sempiternel débat sur la sacralité du roi dans une hypothétique réforme de la Constitution, des rumeurs portant sur des irrégularités lors du scrutin de septembre 2002, la montée du PJD et d’Al Adl wal Ihsane… Sans oublier un durcissement à l’encontre de la presse indépendante comme en témoigne l’affaire Ali Lmrabet.

    Dès lors, on devine les tentations du régime : rebondir sur les attentats de Casablanca pour positionner le roi au sein d’une nouvelle donne alors qu’il entre dans sa 4è année de règne et prête le flan à un vrai premier bilan. Et, pourquoi pas, au passage, en profiter pour affaiblir les islamistes, grand défi à la monarchie pour les années à venir et cette presse dite « indépendante » qui stigmatise chaque faux pas ? Résultat : ballottée au rythme de l’actualité, l’image du royaume se ternit au point que de réelles avancées comme la réforme de la Moudawana ne suffisent plus à redorer son blason. D’où la tentation d’emprunter des chemins de traverse…

    Tags : #Maroc #MonarchieAlaouite #JeuneAfrique #FrançoiaSoudan #BéchirBenyahmed #Françafrique

  • Un “contrat de communication” de 700.000 euros lie le Maroc au magazine Jeune Afrique (Facture)

    Jeune Afrique a souvent été qualifié de « caisse de résonance de la FrançAfrique », « journal corrompu », « bras armé de la Françafrique », « sac à merde »… Ses accointances avec les régimes dictatoriaux africains qui s’obstinent à pérenniser leur rôle de négriers de la France n’est plus à prouver. Ceux-ci payent cher pour rester au pouvoir.

    Parmi les régimes qui font recours aux services de Jeune Afrique se trouve la monarchie médiévale du Maroc. Voici une facture trouvée parmi les documents confidentiels des services secrets marocains:

    ’’JEUNE AFRIQUE’’ OU ’’FRANÇAFRIQUE’’

    Par Mountaga Fané Kantéka

    Toujours dans son petit mais explosif livre, ’’FRANCE-AFRIQUE / LE CRIME CONTINUE ’’(tahin party, 2000), l’auteur français FRANÇOIS XAVIER VERSCHAVE précise :
    « Ce que j’ai appelé la ‘’FRANÇAFRIQUE’’, c’est ce SYSTÈME DE CONNIVENCES entre des potentats africains et le conglomérat de leurs parrains français, politiques, militaires et financiers. »

    Ce système de « CONNIVENCES FRANCO-AFRICAINES » au détriment des peuples africains a été sournoisement conçu pour FAIRE ÉCHEC au mouvement de DÉCOLONISATION imposé à la France, après la 2e guerre mondiale, par les deux grandes puissances de l’époque : les ÉTATS-UNIS et l’ex URSS. Et c’est pour maintenir en vie ce système de connivences que ’’JEUNE AFRIQUE’’ existe. Si bien que, ’’FRANCE-AFRIQUE’’ ou ’’FRANÇAFRIQUE’’, sans jeu de mots, serait un nom beaucoup plus approprié à ce canard dont le proprio « arabe exilé en France » Béchir Ben Yahmed se fait du beurre et des peanuts sur le dos des Nègres d’Afrique.

    Pour mieux comprendre la situation, un bref historique s’impose.

    LES DÉBUTS DE LA ’’FRANÇAFRIQUE’’

    Pressé par ses alliés américains et soviétiques, à se défaire des mamelles qui nourrissent son pays depuis des décennies, le président français de l’époque, le GÉNÉRAL DE GAULLE, décida en désespoir de cause, de monter, en 1958, une stratégie en vue de la « CONFISCATION DES INDÉPENDANCES AFRICAINES ». Pour cela, le mythique Général français alla tirer de son tiroir un sinistre individu du nom de JACQUES FOCCART. Un Oiseau de proie entièrement dévoué aux affaires suspectes de la République, « ayant une disponibilité totale, sans domaine réservé à l’intimité, aux enfants, à une vie de famille » (comme le décrivent les journalistes français ANTOINE GLASER et l’énigmatique STEPHEN SMITH dans leur ouvrage intitulé ’’CES MESSIEURS AFRIQUE / DES RÉSEAUX AUX LOBBIES’’). Un lugubre personnage qui était pour De Gaulle « l’homme de l’ombre, mais surtout l’estafier, le valet d’armes portant le manteau et la lance du chevalier, lui mettant le pied à l’étrier », travaillant pour le « chef historique et sa »mission » — la grandeur de la France et son rang dans le monde — en se servant de l’État comme ‘’État-moyen’’ », comme le rappellent encore les deux journalistes français.

    C’est à ce LAQUAIS DU GAULLISME — JACQUES FOCCART —, mort sans laisser d’héritier, que fut confiée la SALE MISSION de maintenir coûte que coûte l’Afrique sous le giron de l’Empire colonial français. À l’époque, il dirigeait les SERVICES SECRETS FRANÇAIS, supervisait les nominations aux principaux postes du parti gaulliste et de l’État et assurait aussi le financement du parti du Général. Vis à vis de l’Afrique, il devait atteindre les TROIS OBJECTIFS ainsi énumérés par Verschave :

    • GARDER un CORTÈGE D’ÉTATS-CLIENTS (africains) pour permettre à la France de conserver son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.
    • Assurer à la France l’ACCÈS AUX MATIÈRES PREMIÈRES STRATÉGIQUES AFRICAINES, comme l’Uranium pour la fabrication de la BOMBE ATOMIQUE, le pétrole et les cultures de rente (cacao, banane, café).
    • DÉTOURNER ces rentes pour FINANCER DES PARTIS POLITIQUES français siégeant au gouvernement

    C’est ainsi que les « anciennes colonies françaises » de l’AFRIQUE SUBSAHARIENNE passèrent de l’illusion d’indépendance aux supplices du néocolonialisme. À l’exception de la GUINÉE-CONAKRY du digne leader AHMED SÉKOU TOURÉ qui avait été le seul à opposer un catégorique « NON! » à la première tentative de récupération française empruntant le trompeur nom de « COMMUNAUTÉ FRANÇAISE ». Ainsi furent sabordés tous les efforts d’émancipation et de libération de ces « nouveaux pays » africains, comme on le verra brièvement dans un chapitre approprié…

    L’ENTRÉE EN JEU DE ’’JEUNE AFRIQUE’’

    « HASARD » ou NÉCESSITÉ, un curieux phénomène veut que la mise sur pied de cette politique de CONFISCATION de l’INDÉPENDANCE NÉGRO-AFRICAINE coïncide étrangement avec la naissance du journal ’’JEUNE AFRIQUE’’, fondé le 17 Octobre 1960 à Paris par le Tunisien BÉCHIR BEN YAHMED.

    Commençons d’abord par relever la PÉJORATIVE APPELLATION « JEUNE AFRIQUE » qui sous-entend ce SINISTRE PATERNALISME dont le colon français n’arrivera jamais à se défaire, voulant toujours faire croire que l’Afrique — vieille de plusieurs millénaires et berceau de l’Humanité et de la civilisation — n’a existé qu’avec sa venue. Lui qui n’a qu’une histoire d’à peine quelques siècles. Lui qui n’a commencé à exister qu’avec son contact avec l’Afrique.

    Ensuite, sans rentrer dans les détails quant à la non-existence du « HASARD » — surtout en matière de politique — , disons que la création de ce canard néocolonialiste relève de tout, sauf du « HASARD ». C’est encore VERSCHAVE qui lève le voile sur ce point : « Vous savez que le JOURNAL FRANCO-AFRICAIN JEUNE AFRIQUE est devenu le LÉGATAIRE UNIVERSEL des œuvres de JACQUES FOCCART! Dans ses MÉMOIRES, celui-ci explique que, depuis 1983, il mangeait tous les mois avec BÉCHIR BEN YAHMED, le patron de Jeune Afrique. Ce »MARIAGE » est le plus ancien et le plus connu… » (sic)

    Que peut-on rajouter à cette CONFESSION NON ÉQUIVOQUE? Sinon rappeler que ce « mariage » entre le FAUCON FOCCART et le VAUTOUR BEN YAHMED, cette UNION INCESTUEUSE entre le PRÉDATEUR et le CHAROGNARD – l’un abattant la victime pour se sustenter de sa chair fraîche, l’autre se repaissant des miettes de sa charogne – remonte bien plus longtemps que ce que le premier affirme dans ses mémoires, c’est à dire, à l’origine même de la ’’FRANÇAFRIQUE’’, de 1958 à 1960.
    Et bien plus loin encore quand on remonte à l’ORIGINE MÊME DU MAL, si l’on sait que bien longtemps avant la colonisation, ce sont les ESCLAVAGISTES ARABES ET ARABO-BERBÈRES qui servirent de RELAIS aux premiers esclavagistes occidentaux pour l’IMPLANTATION de la TRAITE ATLANTIQUE qui paracheva la chute de l’Afrique noire, en facilitant grandement sa CAPTURE par les colons aidés de leurs NÈGRES RENÉGATS…

    S’il faut appeler le chat par son nom, cela fait plusieurs siècles que ces deux peuples de LEUCODERMES – tous deux ayant une ORIGINE INDO-EUROPÉENNE – se sont mis ensemble pour FOURRER LES NÈGRES d’Afrique! Pour dire les choses encore plus clairement, le RACISME MAGHRÉBIN à l’égard des Noirs est encore PLUS VIRULENT et PLUS HYPOCRITE que celui des Français. Ces Maghrébins qui désignent les NOIRS avec le méprisant qualificatif de « KAHELOUCH ».

    Un SONDAGE RÉCENT sur le RACISME AU QUÉBEC, effectué par Léger Marketing, a révélé que CE SONT LES « ARABES » (MAGHRÉBINS) QUI SONT LES PLUS HOSTILES AUX NOIRS. Et nous avons pu le vérifier à plusieurs égards. Sans nous attarder sur les raisons d’une telle OBSESSION, nous avons aussi remarqué cet OPPORTUNISME DÉSESPÉRÉ qui les pousse vers nous QUAND ILS SE SENTENT REJETÉS PAR LES OCCIDENTAUX. Ils SE RABATTENT alors SUR LES NOIRS au nom d’une DOUTEUSE « FRATERNITÉ MUSULMANE ». Un ISLAM qui, du reste, est bien plus scrupuleusement observé en Afrique noire qu’au Maghreb, une religion qui ne s’est IMPOSÉE au Maghreb que par la FORCE DE L’ÉPÉE. Parce que les Maghrébins y étaient les plus hostiles, comme nous l’enseigne l’HISTOIRE DE LA CONQUÊTE MUSULMANE…

    Par ailleurs, nous savons aussi qu’ENTRE EUX-MÊMES, ils se détestent comme CHIENS ET CHATS. Sans compter le MÉPRIS qu’ils inspirent aux LIBANAIS et aux autres AUTHENTIQUES « ARABES DE L’ARABIE » qui, je le rappelle encore, doivent beaucoup aux Noirs pour leur culture, leur langue et leur religion. Pas seulement à cause du Nègre BILAL, mais le contexte sociopolitique même de l’ARABIE HEUREUSE, entièrement façonné par des NOIRS SABÉENS à qui sont venus se mélanger les tribus blanches et nomades JECTANIDES. À bien des égards, les Noirs d’Afrique sont plus proches des Arabes authentiques que les Maghrébins qui, rappelons-le derechef, sont des INDO-EUROPÉENS venus s’installer en Afrique sur des vestiges de cultures nègres. Certains d’entre eux sont assez honnêtes et assez cultivés pour le reconnaître. Ce sont plutôt les plus incultes ou les semi-lettrés qui font du boucan sur du vide, s’identifiant à l’Arabe et à un Islam dont ils ignorent les tenants et les aboutissants…

    Pour en revenir à BÉCHIR BEN YAHMED, ceux qui lisent ’’JEUNE AFRIQUE’’ auront remarqué dans le SOMMAIRE, que ce journal fait une DISTINCTION entre les RUBRIQUES consacrées d’une part à l’ »AFRIQUE SUBSAHARIENNE » et d’autre part au ’’MAGHREB ET MOYEN-ORIENT’’, comme si le Maghreb était un continent à part, faisant corps avec le Moyen-Orient. Cet hallucinant détail témoigne aussi de cet esprit de démarcation reposant sur la différence de couleur. On peut d’ailleurs s’étonner pourquoi jusqu’à présent aucun dirigeant africain (pourvoyeur de fonds) ne s’est révolté contre cet INSOLENT RACISME DÉCLARÉ.
    Tant qu’à faire, pourquoi l’« Arabe » Béchir Ben Yahmed ne change pas le nom de son journal en ’’JEUNE MAGHREB-MOYEN-ORIENT’’ ou ’’JEUNE ARABIE-BERBÉRIE’’ ou ’’ JEUNE JOURNAL FRANCO-ARABO-BERBÈRE’’? S’il est honnête avec lui-même, c’est ce qu’il devrait faire!

    QUELQUES ANECDOTES EN GUISE D’ILLUSTRATIONS D’UNE PUANTE MENTALITÉ

    Multiples sont les expériences douloureuses que les Noirs ont endurées de la part de ce peuple. Je me souviens encore d’une anecdote concernant le célèbre footballeur algérien RABAT MADJER qui, lors d’une COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS, à la suite d’un problème d’arbitrage s’était emporté contre tous les Noirs en proférant des propos du genre : « C’est une Coupe de Nègres! Je me demande même pourquoi on y participe. On devrait plutôt participer à la Coupe d’Europe des Nations. » (je cite de mémoire). C’était dans les années 80 (vers la fin). Pourtant, le NEZ ÉPATÉ et le FACIÈS même de MADJER, l’apparentent plus à un NÈGRE qu’autre chose.

    J’ai été témoin d’une réaction semblable à Montréal, lors du visionnement d’un match de Coupe d’Afrique entre la TUNISIE et le NIGÉRIA dans un BAR MAGHRÉBIN situé sur la rue Jean-Talon (dans le quartier ’’Petit Maghreb’’). À la suite de la victoire tunisienne, un TUNISIEN surexcité se mit à tenir ce discours : « Ce n’est plus un pays africain qu’il nous faut! Qu’ils se mettent tous ensemble ces Africains et on va les battre! » (sic) Estomaqué par une telle énormité, je me contentai de lui demander : « Tu n’es pas un Africain toi? » Pas de réponse! Et que pouvait-il répondre d’ailleurs?

    Je me souviens également du traitement méprisant réservé aux Noirs par les HÔTESSES DE L’AIR MAGHRÉBINES, lors des voyages avec ROYAL AIR MAROC, AIR ALGER ou TUNIS AIR. Et aussi la volonté exprimée, un moment, par le Maroc d’adhérer à la COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE.
    Pendant qu’on y est, POURQUOI LES MAGHRÉBINS N’ABANDONNENT-ILS PAS L’AFRIQUE AUX « AFRICAINS » ET RETOURNENT S’INSTALLER EN EUROPE AVEC LEURS « FRÈRES INDO-EUROPÉENS »?

    On ne peut quand même pas prétendre à la fois au BEURRE, à l’ARGENT DU BEURRE et au CUL DE LA CRÉMIÈRE! On pourrait longtemps épiloguer sur la question. Toujours est-il que l’ABSENCE DE LA HONTE chez l’être humain, peut le pousser à bien d’égarements! QUAND ON N’EST PAS COHÉRENT AVEC SOI-MÊME, c’est cela qui amène tous les DÉBOIRES!
    J’ai entendu bien des fois en France, des FRANÇAIS me dire : « ON N’A RIEN CONTRE LES NOIRS! MAIS, LES MAGHRÉBINS, ON NE PEUT PAS LES SENTIR! » (sic) Mais, je n’avais jamais prêté une oreille complaisante à ce genre de propos que je jugeais fallacieux, convaincu que j’étais, à l’époque, que c’est parce que les Maghrébins étaient « moins dociles, plus fiers et plus conscients de leur histoire que les Noirs » qu’ils étaient détestés par les Français, mus par un sentiment de vengeance. Et c’est cet argument que je déployais contre ces Français qui me faisaient ces confidences de toute bonne foi. J’avais même mentionné cet argument de la « fierté maghrébine » dans mon essai intitulé ’’CONSCIENCE NÈGRE ET PROBLÈME NÈGRE ’’ (1995)…

    Mais, aujourd’hui, avec le recul et toutes les expériences accumulées en la matière, je vois le PROBLÈME MAGHRÉBIN sous un nouvel angle. Et je reviendrai certainement un jour sur cette préoccupante question dans un OUVRAGE PLUS ÉTOFFÉ…

    C’est ce même ÉTAT D’ESPRIT – infestant la CONSCIENCE COLLECTIVE MAGHRÉBINE – qui anime la démarche de JEUNE AFRIQUE et de son propriétaire Maghrébin, BÉCHIR BEN YAHMED, à l’égard de l’Afrique et des Africains au sud du Sahara…

    BREF APERÇU SUR LA POLITIQUE DE DÉVASTATION DE LA FRANÇAFRIQUE

    Ce NÉOCOLONIALISME FRANÇAIS, ayant pour nom FRANÇAFRIQUE et pour instrument JEUNE AFRIQUE, depuis un demi-siècle, n’a épargné rien à son pouvoir pour faire passer les « nouveaux pays » de l’Afrique subsaharienne de l’illusion d’indépendances aux supplices de l’INCARCÉRATION. Des supplices empruntant plusieurs techniques dont la promotion d’un certain nombre de minables DIRIGEANTS AFRICAINS au rang des « AMIS DE LA FRANCE », à travers notamment des ÉLECTIONS TRUQUÉES, évoquées avec quelques détails par Verschave.
    Il s’agissait aussi de bloquer toutes les tentatives de fédération des États africains, saborder tous les efforts africains de regroupements pour créer un ÉTAT AFRICAIN FORT, comme en témoigne l’échec de la « FÉDÉRATION DU MALI » autour du Malien MODIBO KÉITA, du Guinéen AHMED SÉKOU TOURÉ et du Sénégalais LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR, le TRAÎTRE et « AMI DE LA FRANCE » qui servit d’instrument au parrain français pour faire avorter cette salutaire initiative. Aux dépens des peuples malien, guinéen et sénégalais. Ce même Senghor – un ASSIMILÉ NOTOIRE – qui a PERSÉCUTÉ son compatriote panafricaniste CHEIKH ANTA DIOP jusque dans sa tombe.

    Il s’agissait aussi d’inciter ces « Amis de la France », comme HOUPHOUET BOIGNY de la Côte d’ivoire (et encore Senghor), à déclarer une guerre sournoise à la Guinée du « rebelle » Sékou Touré, et à faire montre d’un TRIBALISME SAUVAGE, jurant avec l’histoire de la sous-région, faisant notamment dire à HOUPHOUET BOIGNY que « la Côte d’Ivoire ne sera pas la VACHE LAITIÈRE DE L’AFRIQUE » (sic). La Côte d’Ivoire n’a pas été la vache laitière de l’Afrique, mais la vache laitière de la France qui l’a traite jusqu’à la consomption, l’a sucée jusqu’à la moelle, en la mettant à genoux, lui inoculant les germes de la guerre civile qui a failli l’emporter!

    À cela, il faut ajouter les COUPS D’ÉTAT et / ou les ASSASSINATS POLITIQUES dirigés contre des Chefs d’États africains (dont l’inoubliable THOMAS SANKARA du Burkina Faso) hostiles à l’ingérence française, des GUERRES CIVILES pour déstabiliser des régimes réfracteurs. Bref tout un lot de faits répréhensibles que je n’ai ni la patience ni le stoïcisme d’énumérer dans leur totalité, de peur de sombrer dans la folie, sous le poids de la douleur. DOULEUR MORTELLE! Des forfaits assimilables au CRIME CONTRE L’HUMANITÉ dont la France et ses complices devront répondre tôt ou tard. Exactement comme des NAZIS ont eu à répondre de leurs crimes pour la SHOAH. J’y reviendrai dans un ARTICLE À PART quand je serai dans une meilleure disposition d’esprit…

    PS : compte tenu de la longueur inopinée de cet article, j’ai décidé de le scinder et de traiter le comportement de JEUNE AFRIQUE face au MALHEUR GABONAIS dans un 3e volet qui jettera un peu plus de lumière sur la façon de procéder de « l’intellectuel arabe » Ben Yahmed. Un homme à neutraliser à tout prix!

    MOUNTAGA FANÉ KANTÉKA

    Tags : Maroc, Afrique, Jeune Afrique, Françafrique, Bachir Ben Yahmed,

  • Charte pour une autre politique africaine de la France.

    Nous, Citoyens français et Africains vivant en France, attachés au respect de l’égale dignité de tous les peuples, tenons à interpeller les différents candidats à l’élection présidentielle française au sujet de nos rapports avec le continent africain. Notre objectif à travers cette Charte est d’ouvrir un débat public sur autre politique africaine de la France et de placer chacun — candidats et électeurs — devant ses responsabilités. Cette Charte sera soumise aux différents candidats et en tant qu’électeurs notre choix — au moment de déposer notre bulletin dans l’urne — sera guidé par les réponses apportées par les uns et les autres aux engagements affirmés dans cette Charte.

    Candidat à la Présidence de la République Française,

    conscient que la Françafrique se situe aux antipodes des valeurs affichées par la France,

    qu’elle a alimenté et entretenue la corruption, les régimes dictatoriaux ainsi que des guerres fratricides en Afrique;

    JE M’ENGAGE :

    1. A reformer en profondeur la politique africaine de la France afin de mettre un terme à la Françafrique

    2. A œuvrer pour la mise en place d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique africaine de la France

    3. A clarifier les prérogatives des différents acteurs impliqués dans les enjeux africains et à mettre un terme au fonctionnement des réseaux opaques et parallèles

    4. A soumettre la coopération militaire française au contrôle parlementaire

    5. A sortir les relations économiques franco-africaines de toute logique de patrimonialisation

    6. A soumettre les entreprises françaises intervenant en Afrique au respect des normes sociales et environnementales

    7. A œuvrer à l’instauration de règles commerciales et économiques internationales transparentes et équitables

    8. A respecter le droit international, la souveraineté des États africains et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

    9. A mettre en œuvre une politique migratoire respectueuse des droits de l’homme

    Signataires à l’initiative de la Charte

    Denis Pryen, éditeur ; David Gakunzi, écrivain ; Calixte Baniafouna, écrivain ; Arsène Bikoue, chercheur ; Stéphane Hessel, ambassadeur ; Dieudonné Gnammankou, historien; Armelle Riché, Harmattan ; Balufu Kanyinda, cinéaste ; Pierre Eboundit, pharmacien ; Michel Galy, politologue ; Albert Bourgi, Professeur des universités en droit public; Félix Atchadé, médecin ; Sophie Gondolle, enseignante ; Augusta Epanya, écrivain ; Thuy Tiên Ho, cinéaste ; Dominique Bangoura, enseignante ; Paul Sankara, documentaliste ; Dominique Nitoumbi, conseiller municipal — Portet-sur-Garonne; Diogène Senny, entrepreneur-formateur ; Isabelle Zenatti, sociologue ; Doudou Sidibé, enseignant ; Roger Gballou, écrivain ; Muepu Mwamba, écrivain ; Graziella Ruet, actrice ; Mathurin Mingni, président de l’Afda ; Ndendi Ekwalla, économiste urbain; Guy-Charles Tafeb, formateur ; Fréderic Poha , AMCF — jeunesse ; Dédé Oupoh, AMCF — jeunesse ; Obambe Gakosso, journaliste ; Alexis Zahoua, UNG ; Joanes Louis, doctorant ; Mohamed Camara, éditeur ; Amédée Akpane, directeur de projet ; Alain Toussaint, spécialiste communication politique Pamela Kazekare, journaliste; Popo Murigande, musicien ; Mavinga Tsafunenga, écrivain ; Alain Kassanda- Apkass, poète — musicien ; Gratien Rukindikiza, journaliste ; René Lyncée, directeur administratif et financier ; Abel Naki, cri panafricain ; Armelle Chatelier, historienne; Zap Krasso, spécialiste en communication; Ibo kenyatta, bibliothécaire; Evelyne Brener, documentariste; Sophie Ducrez, animatrice ; Daniel Nicolas, informaticien; Yera Dembelé, journaliste

    Rejoignez cette initiative en envoyant votre signature à l’adresse email suivante : secretariat@irea-institut.org ou en retournant le coupon-réponse ci-dessous à l’adresse suivante: IREA (Institut de recherche et d’études africaines) 16 rue des écoles, 75005 Paris France

    Oui, je rejoins cette initiative et demande aux candidats à la présidentielle 2012 de se prononcer sur les valeurs et engagements affirmés dans la Charte pour une autre politique africaine de la France

    Nom _________________________________ Prénom : ______________________

    Email :__________________________ Adresse : ___________________________

    Code postal :_________________________________ Ville :_________________

    Fonction ou organisation :_______________________________________________

    SIGNATURE :

    Contacts téléphoniques : 0622942990

    0674885234

    Site Web : www.irea-institut.

    © pierreboundit – 13 février 2012.

    Tags : Afrique, Françafrique, France, Pillage, colonialisme,

    #Tchad #Mali #Niger #Senegal #Cotedivoire #RDC #RCA #Congo #Gabon #Guinee

  • Françafrique et franc-maçonnerie

    Les chefs d’Etat Africains Francs-Maçons dans la Grande Loge nationale française (GLNF)

    LIBREVILLE, (Infosplusgabon) – La plupart des chefs d’Etat africains sont initiés dans la Grande Loge nationale française. A l’heure des indépendances, les loges Africaines s’émancipèrent, créant des obédiences nationales, souvent nées de la fusion entre les filiales locales du Grand Orient (GO) et de la GLNF.

    La Franc-Maçonnerie est un legs colonial. Dédiée à « Saint-Jacques des Vrais Amis rassemblés « , la première loge en terre Africaine a vu le jour en 1781 à Saint-Louis du Sénégal.

    Il s’agira longtemps d’une maçonnerie coloniale, réunissant sous le maillet militaires, commerçants et fonctionnaires.

    Plusieurs maçons célèbres ont plaidé en faveur de l’abolition de l’esclavage, notamment l’Abbé Grégoire sous la Révolution puis Victor SCHOELCHER.

    D’autres ont œuvré à l’expansion de l’empire Français, tels Pierre SAVORGNAN de BRAZZA et Jules FERRY, désireux « d’apporter les Lumières aux races inférieures « .

    Les frères au grand jour sont : Omar BONGO ONDIMBA (Gabon), Denis SASSOU NGUESSO (Congo-Brazzaville), Idriss DEBY ITNO (Tchad). François BOZIZE (République Centrafricaine).

    A noter que celui-ci, par ailleurs révérend supérieur d’une Eglise du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, a sollicité à l’automne 2007 la bénédiction du pape BENOIT XVI.

    Les frères de l’ombre qui s’abstiennent de confirmer, voire démentent sont : Abdoulaye WADE (Sénégal). Il a semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D’autant qu’il doit tenir compte de l’hostilité de l’islam confrérique envers la franc-maçonnerie.

    Blaise COMPAORE (Burkina Faso). Il a été parrainé par son ministre des Affaires étrangères, DJIBRIL BASSOLE. Et puis viennent Amadou TOUMANI TOURE (Mali). Mamadou TANDJA (Niger). Thomas YAYI BONI (Bénin). Paul BIYA (Cameroun). Il aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

    Les demi-frères : Ils ont été approchés et envisagent de rallier la » tribu « . Faure GNASSINGBE (Togo). Joseph KABILA (République démocratique du Congo).

    L’émir Algérien ABD EL-KADER a rallié le Grand Orient en 1864. Longtemps laissés à la porte du Temple, les frères noirs y trouvent peu à peu leur place au XXè siècle.

    Citons le Sénégalais Blaise DIAGNE, nommé commissaire de la République en 1918 par CLEMENCEAU, puis sous-secrétaire d’Etat aux Colonies sous Paul DOUMER, ou le Guyanais Félix EBOUE, qui, gouverneur du Tchad en 1940, rallie l’Afrique Centrale à la France Libre.

    FIN/IPG/LKG/2008 28 avril

    Par Appolinaire Noël KOULAMA

    © Copyright Infosplusgabon, 29/04/2008

    Faut-il être franc maçon pour être Président en Afrique ?

    (06/10/2005) Les chefs d’Etat Africains Francs-Maçons dans la Grande Loge nationale française (GLNF) dans AGORA SUR L’AFRIQUE pixel_blue

    Bongo, Biya, Sassou Nguesso, Idriss Deby, et tout récemment Bozizé sont de notoriété publique de ces présidents africains qui en nombre croissant sont affiliés à une loge maçonnique française… pixel_blue dans COULISSES ET RESEAUX DU POUVOIR

    Bien que la question soit rarement évoquée par les élites africaines comme il se devrait de toutes tendances sociales ou politiques lourdes questionnant l’existence collective, et pour cause, les populations africaines ont enregistré le pli maçonnique des hautes sphères et en débattent à mots plus ou mois couverts. Une presse minoritaire, quelques fora de discussions, des petites gens et citoyens en dehors du microcosme lumineux assimilent désormais à une mafia internationale cette fraternité qui représente, sur son expérience africaine un crime et une forme de protection criminelle au bénéfice des agents pathogènes des sociétés africaines contemporaines. Ce sentiment collectif monte dans les couches sociales intermédiaires, en alimentant la propension à la corruption « puisque ça ne marche que comme cela » et les fantasmes politiques jusqu’à une hostilité avouée à « la secte maçonnique ».

    L’initiation récente du président Bozizé par son frère aîné Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville a alimenté quelques pages de journaux en Centrafrique et dans l’espace francophone, et désormais même les profanes pourraient avoir les détails de cette « affaire », c’est dire le degré de publicité des recrutements, adhésions et de la présence maçonnique en Afrique noire francophone.

    Une concurrence vive aurait d’ailleurs à cet égard opposé les voisins et frères maçons Bongo et Sassou Nguesso pour l’affiliation à leurs loges respectives. Le président gabonais, initié à l’origine au Grand Orient de France [GO] serait passé à la GLN, avant de créer sa propre loge en 1975, le Grand Rite Equatorial récemment baptisé Grand Rite Symbolique. Quant au président Sassou, lui aussi issu de la GLN, il a également créé sa propre obédience comme son homologue et beau-fils gabonais. La création d’une loge nationale requiert le parrainage d’une loge à l’étranger, dans le cas des pays d’Afrique noire ex colonies francophones, la tutelle est généralement française… Françafricaine.

    En effet la franc-maçonnerie française s’installe en Afrique en 1781 à Saint Louis, elle recrute essentiellement dans les milieux de colons, militaires, fonctionnaires, administrateurs blancs. Impliquée dans le processus de décolonisation, elle va essaimer dans le reste de l’Afrique jusqu’à prendre dans les année 90 une stature quasi officielle de passage obligé pour tous les hommes politiques et élites économiques, sociales, médias des pays d’Afrique noire. L’Afrique centrale en est une illustration parfaite, une espèce de colonie maçonnique.

    Le Cameroun, malgré semble t-il la discrétion de son président, cité régulièrement comme franc-maçon est du point de vue de l’élite une Grande loge en lui-même, comptant environ une cinq centaine de frères. « Dans le gouvernement, je ne vois pas un seul ministre RDPC qui ne soit pas maçon », confiait un homme politique camerounais au journal français l’express [12/04/2004]. La tendance à l’initiation des hautes personnalités qui confine à l’embrigadement à intérêts réciproques est tout aussi patente au Congo Brazzaville ou Gabon où on évalue à peu près à 800 le nombre de maçons pour 1 millions d’habitants ! L’existence de loges nationales dirigées par des présidents de république, par ailleurs adeptes de plusieurs cultes traditionnels, renforce le processus de sélection des élites par le tamis maçonnique et le maillage resserré des sociétés.

    La question posée par ces réseaux maçonniques offrant des protections internationales et démultipliant le potentiel d’accumulation [détournements astronomiques] individuel des élites africaines est cruciale. Et même si aucune personnalité ni structure citoyenne n’ose l’aborder, elle ne pourra pas indéfiniment être exclue du débat politique. Les affaires ELF, les cotisations faramineuses payées par les dignitaires africains sur deniers publics, la structure réseautique de cette fraternité est un appareil, un système huilé et redoutable de prédation africaine. Il n’y a pas de secteurs stratégiques, privatisation des grandes entreprises d’état, gestion des hydrocarbures, déterritorialisation des capitaux et gestion des fortunes des ploutocraties africaines, nominations, crimes françafricains, trucages des élections… qui échappent à l’influence de la franc-maçonnerie. Ce nom aujourd’hui évoque davantage les obscurantismes et prévarications africaines qu’autre chose, après avoir évoqué le colonialisme dont les avocats féroces, de « l’abolitionniste » Victor Schoelcher à Jules Ferry étaient des maçons convaincus !

    Le réseau des réseaux, en connectant les présidences africaines, les élites africaines assujetties à leurs rituels, à leurs hiérarchies, à leur domination symbolique et spirituelle, crée des autoroutes de la prédation et du pillage de l’Afrique. Toujours sous les vernis défraîchis des Lumières, de l’élitisme, de la fraternité, de la tolérance, de l’universel, termes piégés que les moutons des démocratures gobent avec fierté et annônent machinalement, se passant se faisant pour cultivés… En mettant en relation des systèmes et réseaux internationaux où se retrouvent des experts en prédation, avocats et cadres juristes pour tripatouiller des constitutions, légaliser les pillages des ressources, consultants en communication pour éconduire les masses ou au moins faire circuler entre des mains choisies de colossales commissions et honoraires, la franc-maçonnerie, tout au moins cette partie de la franc-maçonnerie au cœur de la françafrique pose un problème démocratique, un problème de survie économique, un problème fondamental. Des questions similaires sont posées en France sur sa dimension exclusivement affairiste, sur la fin de son rôle idéologique historique, sur ses dérives mafieuses, sur sa culture du secret, meilleur abri pour les criminels en cols blancs.

    Au nom de quelle raison supérieure les élites africaines seraient t-elles sélectionnées sur la base de leur appartenance à la franc-maçonnerie ? A partir du moment où la présence de frères dans les sphères du pouvoir est aussi prégnante que révélée au Cameroun, au Gabon, au Congo par exemple, le Tchad, le Togo, le Niger, le Burkina Faso sont tout aussi concernés, elle devient de fait une question publique sur laquelle un minimum de transparence est nécessaire.

    La Franc-Maçonnerie contemporaine confirmera probablement le mépris racial que les humanistes européens ont toujours eu pour les Noirs et Africains, qu’il s’agisse de Voltaire plaidant l’inégalité des races, Renan leur hiérarchie, Hegel ne voyant en Afrique qu’un continent en dehors de mouvement historique incapable même de comprendre l’idée de Dieu, qu’il s’agisse de Ferry pontifiant sur le fait que les droits de l’homme n’avaient pas été inventé pour les nègres d’Afrique, et que dire encore de Hugo… Un tel mépris ne gêne pas les hautes sphères africaines qui s’accommodent volontiers de leur humiliation permanente, cela les grandit probablement en indice de fortunes privées indues. Qu’en est-il de la masse des peuples ?
    Source : Afrikara





  • Côte d’Ivoire : un pays pillé par le colonialisme français.

    Laurent Gbagbo, ancien président de la Côte d’Ivoire, est actuellement incarcéré auprès de la Cour pénale internationale de La Haye pour crimes contre l’humanité. Quatre chefs d’accusation ont été retenus à l’encontre de celui qui a été présenté comme le mauvais perdant des élections de 2010, en qualité de coauteur : meurtres, viols et violences sexuelles, actes de persécutions et autres actes inhumains. Non, bien entendu, que l’intéressé soit accusé d’avoir lui-même commis ces atrocités, mais au titre de responsable hiérarchique voire d’inspirateur.

    Cette histoire semble être le énième épisode de la vie des nombreux dictateurs qui ont ensanglanté l’Afrique. Laurent Gbagbo a été appelé à répondre de ses actes après que les forces spéciales de l’opération Licorne l’ont capturé dans son palais présidentiel où il s’était barricadé.

    L’ex-président ivoirien est né en 1945. Il a baigné très tôt dans la politique et ses opinions socialistes et panafricaines l’ont rapidement amené à s‘opposer au régime autoritaire d’Houphouët-Boigny qui régna sur la Côte d’Ivoire pendant presque trente ans. Emprisonné à plusieurs reprises, il a finalement été contraint à l’exil à Paris.

    Surviennent les élections présidentielles de 2000. Laurent Gbagbo a de véritables chances de remporter le scrutin. Le 23 octobre, les premiers résultats indiquent qu’il arrive en tête, suivi par Robert Guéï. Au soir du premier tour, cet adversaire de taille lui dispute la victoire et dissout le 23 octobre la commission électorale, avant que le ministère de l’intérieur n’annonce sa victoire le lendemain. Mais le 25 octobre, des dizaines de milliers de manifestants descendent dans les rues et, malgré les soldats qui leur tirent dessus, obligent le chef de la junte à quitter les lieux. Laurent Gbagbo est enfin investi comme président de la République le 26 octobre et entame son mandat dans un climat délétère.

    Le président sortant se représente en 2010 contre Alassane Ouattara, un ancien ministre d’Houphouët-Boigny. Le scrutin est marqué par des violences. À l’issue du second tour, Ouattara est proclamé le 2 décembre quatrième président de Côte d’Ivoire avec 54,10 % des voix. Mais le conseil constitutionnel invalide les résultats dans les régions du Nord et annonce la réélection de Laurent Gbagbo avec 51,45 % des voix.

    Alassane Ouattara a le soutien de la « communauté internationale ». Le 11 avril 2011, Laurent Gbagbo est arrêté avec l’appui de l’armée française par les forces de l’ordre de son rival. Ce dernier est proclamé président le 6 mai 2011 et son investiture se déroule à Yamoussoukro le 21 mai 2011 en présence de nombreux chefs d’État, dont Nicolas Sarkozy.

    Quelques jours avant l’enlèvement du pouvoir du gouvernement démocratiquement élu, l’Élysée avait entamé une négociation avec lui. Selon des sources concordantes, les discussions ont tourné autour des richesses du sous-sol ivoirien. L’ex président français demande à son homologue ivoirien L. Gbagbo de retenir pour la France 80 % du pétrole ou des revenus du bassin pétrolier du Golfe de Guinée. Sur les 20 % restants, une ponction de 10 % devrait être faire pour le compte du Burkina Faso et le reste à la Côte d’Ivoire. Sur la question, les sources proches des discussions téléphoniques tripartites (Élysée, ambassade de France en Côte d’Ivoire, ministère français des affaires étrangères) indiquent que le chef d’État ivoirien aurait opposé un refus plus que catégorique. La France n’a eu d’autre alternative que d’ordonner le pilonnage de la résidence de L. Gbagbo et d’y positionner des rebelles.

    Depuis l’éviction de l’ex président ivoirien, Total a raflé une bonne part des hydrocarbures après avoir obtenu l’acquisition d’un deuxième bloc pétrolier off-shore dans le golfe de Guinée. Les investisseurs français en général se frottèrent les mains. Paris maintient un contrôle de plus en plus étroit sur l’économie de la Côte d’Ivoire : la Banque de France dirige sa monnaie par le biais de l’Union monétaire d’Afrique occidentale (franc CFA) et de nombreux investissements rendent l’économie ivoirienne dépendante de la métropole. Des groupes comme Bouygues, Orange, BNP Paribas, Société générale, Bolloré et Total y font aujourd’hui de juteux bénéfices.

    En dépit des efforts prodigués par Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cour pénale internationale, et par Fatou Bensouda, procureure adjointe, la procédure est parsemée de nombreuses zones d’ombre et montre que la manœuvre n’avait pour but que de se débarrasser d’un personnage gênant. Par un subtil tour de passe-passe démocratique, l’opération est jouée. Exit Gbagbo et vive Ouattara ! L’ex puissance coloniale est encore bien présente en Afrique…

    La France n’a eu de cesse depuis les présidents Chirac et Sarkozy de revenir au premier plan sur le continent noir. Les nombreuses interventions de ces dernières années (Mali, Côte d’Ivoire, République centrafricaine, etc.) sont là pour le prouver. Pour Paris, la vieille doctrine de la Françafrique est plus que jamais d’actualité, avec son colonialisme basé sur l’exploitation et la violence. Mais cette fois-ci avec l’appui de la « communauté internationale ».

    Source

     

    Tags : #Françafrique #Cotedivoire #France #AlassaneOuattara

  • La Françafrique et les sommets franco-africains. Une honte pour l’Afrique

    La France est surtout connue en Afrique pour sa cupidité coloniale et ses délits. Ses premières entreprises coloniales ont eu lieu au 19ème siècle après son échec à conquérir les Caraïbes et l’Inde que les Britanniques dominaient. La France était très probablement attirée par l’immense richesse en ressources naturelles enfouie dans les sols des pays africains. Enceinte d’une mission d’exploiter et de saigner ces hommes blancs «sauvages et non civilisés», la France comme toutes les autres puissances coloniales a encadré et présenté l’excuse parfaite aux dirigeants africains et à la communauté internationale en général. Code nommé «mission de civilisation», ils ont inondé le continent de spécialistes du cambriolage et d’experts en psychologie pour arrêter et déformer les esprits des dirigeants; sachant que lorsque vous piégerez la tête, le reste du corps dansera la musique du fou. Haven a conquis les têtes, tout ce qu’ils avaient à faire était de s’asseoir, de se détendre et de les voir se balancer au rythme de leur mélodie maladroite. Puis commença l’exploitation de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord.

    Les Africains n’ont jamais croisé les bras lorsque des étrangers sont venus s’emparer de la terre qui leur a été remise par leurs ancêtres. Bien que les Français fassent face à des résistances amères de la part des nobles hommes et femmes d’Afrique, leurs armes supérieures ont sauvé leur cause. Les Français ont mis en place une forme de gouvernement qui peut être décrite comme despotique, sauvage et antidémocratique. Quand ils voulaient que le travail soit fait, ils ont mis en place des projets cruels tels que la «corvée» qui était une forme de travail forcé et dur, quel que soit le nombre de personnes décédées le long de la ligne et dans des conditions de santé très inhumaines. Après tout, les Africains étaient de simples outils pour gagner de l’argent aux yeux des Français. Bien qu’ils exploitent massivement les ressources naturelles et les transfèrent en France, ils ne quittent jamais les yeux de chaque centime gagné par les gens. Ils ont mis en place plusieurs systèmes fiscaux injustes et ont forcé la population à payer. Les lignes de route principales et bien construites où celles qui allaient des fermes où les matières premières étaient cultivées jusqu’aux ports pour l’expédition directe.

    En retour, ils ont construit des écoles pour que les «nègres» apprennent à lire et à écrire. Bien qu’ils aient éduqué les masses, leur éducation n’était pas sans une mauvaise intention. Cela peut être justifié par le fait qu’ils ont donné des préférences spéciales aux fils de chefs qu’ils ont soumis au lavage de cerveau, et se sont préparés un peu à la prise de contrôle pour garantir la loyauté et la servitude à long terme. Cela montre que les Français sont venus pour rester. Sans aucun doute, ils étaient les pères des dictateurs. Malheureusement pour les Français, les Première et Seconde Guerres mondiales ont marqué le début d’une nouvelle aube. Les soldats africains ont finalement brisé le mythe secret de «l’homme blanc»; en voyant leurs vulnérabilités et leurs craintes similaires aux leurs. Simultanément, la communauté internationale a intensifié sa campagne anti-colonisation et les Nations Unies ont été mises en place pour superviser la décolonisation et l’indépendance définitive des pays africains. De l’Algérie en Afrique du Nord au Cameroun en Afrique centrale / occidentale, le vent du changement s’était mis à souffler, ponctué par d’âpres guerres pour l’autodétermination.

    Dans les années 1960, un échantillon représentatif des pays africains francophones avait obtenu ce qu’on a généralement appelé «l’indépendance politique». Territoires indépendants ou étendus de la France? Autant l’indépendance de l’Afrique a été saluée et célébrée à la fois sur le continent et aux Nations Unies; reconnu dans le concert des nations comme égales aux grandes puissances; il est même pathétique d’appeler ce que la plupart des pays africains francophones ont comme une «indépendance politique». En fait, ce qu’ils appellent l’indépendance politique n’est rien d’autre qu’une «indépendance papier» avec un degré élevé d’influence et de gestion étrangères. La situation peut être comparée à une télévision (TV) et un observateur par rapport à une télécommande et un guide; où l’indépendance est la télé, et les dirigeants africains sont les observateurs, le vrai pouvoir (la télécommande) est entre les mains du guide (France). Les dirigeants africains sont autorisés à activer des canaux moins importants, mais lorsqu’il s’agit du véritable accord économique, Cette situation inconfortable et agitée a été soutenue par un concept complexe appelé la Françafrique. Ce concept a été mis en place dès les premières années de l’indépendance papier des pays africains francophones. La pièce maîtresse continentale derrière la machine était l’ancien président ivoirien Félix Houphouët-Boigny. Selon le président Houphouët qui a conçu le concept, la Françafrique a été (est) le maintien de relations étroites entre les pays africains francophones et la France après l’indépendance.

    À la métropole (France), le concept a été reçu, copié et bien développé par l’un des cerveaux les plus puissants de France Jacques Foccart; l’ancien conseiller en chef pour la politique africaine de de Gaulle et Georges Pompidou. Le concept était une confirmation de l’idée que la France (et ses comparses comme Houphouët) entendaient maintenir la relation maître-serviteur. Sur le plan officiel, ce concept s’est ensuite transformé en chair et en os à travers une rencontre cynique régulière connue sous le nom de sommets franco-africains ou «Sommets France-Afrique». Cette fois-ci, la France a décidé d’inclure / d’inviter d’autres pays non francophones juste pour voiler leurs intentions, mais on sait qui sont leurs principales cibles. La question à se poser est: quelle est la ténacité de ces sommets? Pourquoi devrait-il y avoir en cette ère d’émancipation, de mondialisation et d’équité, un sommet des pays africains et un pays censé n’être rien de plus qu’un État égal dans le concert des nations? Il ne fait aucun doute que la France a utilisé les sommets franco-africains non seulement pour rappeler aux dirigeants africains leur nécessité de respecter et de protéger les intérêts économiques français dans leurs pays respectifs, mais aussi pour les rallier à suivre la ligne en faveur de la position de la France sur certains problèmes mondiaux clés sur la plateforme internationale.

    La France et l’Amérique ont souvent été aux prises avec des décisions internationales telles que la question des importations agricoles subventionnées ou subventionnées dans le premier monde et la guerre en Irak. En février 2003, le président français Jacques Chirac a organisé un sommet avec les dirigeants africains à Paris, pour acheter leur soutien; pendant ce temps, Paul Kagame du Rwanda a soutenu les États-Unis. La conférence était particulièrement importante puisque deux pays francophones: le Cameroun et la Guinée étaient membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et devaient voter la résolution de l’ONU sur la guerre en Irak. En échange de ce soutien, la France s’est engagée à être la mère poule, «protégeant» les exportations agricoles africaines sur le marché mondial. De tous les anciens pays coloniaux d’Afrique, pourquoi la France est-elle presque la seule force étrangère à maintenir une présence permanente et élevée sur le continent alors que les autres ont fait leurs valises et sont partis?

    La France a une forte présence militaire dans la plupart des pays africains francophones; a été impliqué dans la fomentation de plusieurs coups d’État dans ces pays; tuer plusieurs patriotes comme Félix-Roland Moumie au Cameroun; crée et / ou soutient des instabilités dans la plupart des pays où le leadership s’oppose à ses politiques comme au Burkina Faso (Thomas Sankara) et en Côte d’Ivoire (Laurent Gbagbo), au Rwanda (Paul Kagame); et beaucoup plus. La vérité demeure que tout cela ne s’arrêtera jamais tant que les dirigeants des pays africains francophones continueront d’embrasser la France et d’agir comme des États de moindre importance à l’ère de l’égalité et de l’équité. Lorsque Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir en 2007, il a promis de mettre fin à la Françafrique. Pourtant, tout le continent et le monde ont vu comment la France a soutenu l’élection d’Ali Ben Bongo (fils d’Omar BONGO) le 3 septembre 2009 La vérité demeure que tout cela ne s’arrêtera jamais tant que les dirigeants des pays africains francophones continueront d’embrasser la France et d’agir comme des États de moindre importance à l’ère de l’égalité et de l’équité.

    Lorsque Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir en 2007, il a promis de mettre fin à la Françafrique. Pourtant, tout le continent et le monde ont vu comment la France a soutenu l’élection d’Ali Ben Bongo (fils d’Omar BONGO) le 3 septembre 2009 La vérité demeure que tout cela ne s’arrêtera jamais tant que les dirigeants des pays africains francophones continueront d’embrasser la France et d’agir comme des États de moindre importance à l’ère de l’égalité et de l’équité. Lorsque Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir en 2007, il a promis de mettre fin à la Françafrique. Pourtant, tout le continent et le monde ont vu comment la France a soutenu l’élection d’Ali Ben Bongo (fils d’Omar BONGO) le 3 septembre 2009 pour continuer l’héritage du défunt dictateur. Espérons que la France ne fera pas la même chose au Cameroun après la disparition de Paul Biya, le dictateur; car il y a déjà des rumeurs selon lesquelles Frank Biya est sur le point d’être nommé ministre.

    Lors de la 25e session du sommet franco-africain qui s’est déroulée de mai à juin 2010 à Nice, en France, le président Sarkozy a réitéré la nécessité de mettre fin à 50 ans de Françafrique. Cela ne vous semble-t-il pas familier? Parmi les principaux enjeux du récent sommet, Sarkozy a promis de geler les relations diplomatiques avec les régimes qui ne respectaient pas les droits de l’homme et les élections démocratiques ainsi que la fermeture des bases militaires françaises en Afrique. Qui fera confiance à la ténacité de telles déclarations sinon un imbécile? Les affaires ou l’intérêt de la France pour l’Afrique ne sont pas encore terminés, surtout à une époque où les nations européennes sont durement frappées par la crise économique; il est juste en train de s’échauffer. C’est une telle honte de voir nos dirigeants africains se mobiliser à la vitesse de la lumière pour assister à une réunion avec un État d’égalité comme la France. Ce doit être un sommet Union européenne-Afrique, pas un sommet franco-africain.

    L’Afrique est un continent comme l’Europe et la France n’est qu’une composante. Que diriez-vous de tenir une réunion Afrique du Sud – Union européenne? Bien sûr, cela ressemble à de la folie, mais il est normal d’avoir un sommet franco-africain. Il est grand temps que les dirigeants africains s’affirment et disent «NON» à cette absurdité. C’est toute une nation qui fait honte, voyant son chef s’aligner dans une file de servitude et écoutant religieusement la France, le maître. La voie à suivre pour l’Afrique en général est de s’unir et de rechercher des solutions africaines au problème de l’Afrique. Aucun pays européen, parler moins de la France n’aura jamais une intention ou un agenda économique totalement authentique pour le développement du continent. La France ne peut garantir notre survie économique sur le marché mondial plus que les Africains. S’ils se battent pour que l’Afrique gagne une chose, ils en gagnent deux en arrière-plan. L’unité de l’Afrique est la seule solution.

    L’Afrique doit s’unir et rechercher un programme économique commun pour ses ressources naturelles; déterminer ses prix sur le marché mondial et dicter ses conditions au reste du monde. Les effets du changement climatique et de la crise économique poussent plus que jamais les pays occidentaux à s’appuyer sur l’Afrique. Les dirigeants saisissent-ils cette occasion décisive pour retrouver leur place légitime ou continueront-ils à agir comme des imbéciles éduqués et à se câliner avec la médiocrité? Un leader ne peut pas se lever et survivre seul. Cela doit être un effort uni. Dirigeants africains, Obama a brisé le mythe de la discrimination raciale aux États-Unis, vous aussi pouvez briser le mythe du néocolonialisme.

    LEVEZ-VOUS ENSEMBLE et soyez le changement que le continent espère voir. Permettez-moi de terminer en disant: “Quand le gouvernement craint le peuple, il y a la liberté. Quand le peuple craint le gouvernement, il y a la tyrannie” et l’esclavage sans fin. vous aussi, vous pouvez briser le mythe du néocolonialisme.

    LEVEZ-VOUS ENSEMBLE et soyez le changement que le continent s’attend à voir. Permettez-moi de terminer en disant: “Quand le gouvernement craint le peuple, il y a la liberté. Quand le peuple craint le gouvernement, il y a la tyrannie” et l’esclavage sans fin. vous aussi, vous pouvez briser le mythe du néocolonialisme.

    LEVEZ-VOUS ENSEMBLE et soyez le changement que le continent s’attend à voir. Permettez-moi de terminer en disant: “Quand le gouvernement craint le peuple, il y a la liberté. Quand le peuple craint le gouvernement, il y a la tyrannie” et l’esclavage sans fin. 

    Source : ASSOPED

    Tags : #Françafrique #Afrique #France

  • Tchad : Passation dynastique du pouvoir

    Par Ali Muhammad Diallo

    Françafrique: Vers une probable passation dynastique familiale au Tchad avec le tremplin du « forum inclusif » du dictateur idriss déby; comme exactement au gabon, et au togo. Tel semble être le vœu pieux de l’élysée, dans son strict contrôle de ce pays stratégique à plus d’un titre pour les intérêts de la france …

    Affaibli véritablement par son cancer très poussé du pancréas dû à son goût immodéré pour l’alcool, bien conscient de sa fin proche, le despote-finissant Idriss Deby a estimé urgent de réunir sa meute d’affamé(es), et des corrompu(es), afin de placer son rejeton comme probable successeur.

    Ce fait du prince se passe au moment où les 90 % de la population souffre sincèrement des conséquences du Covid-19, d’inondations sans fin, et de l’ABJECTE INDIGENCE. L’objectif réel de son CARNAVAL BURLESQUE appelé « forum inclusif », viserait ce but précis.

    Face à cette INDÉCENTE FORFAITURE; le Peuple Tchadien VICTIME, et l’ensemble des FORCES VIVES, sont CONDAMNÉS à se MOBILISER, pour DIRE avec COURAGE, ainsi qu’AUDACE “NON!”.

    Tags : Tchad, Idriss Déby Itno, Françafrique,

  • Les soumis se portent bien, ils vous saluent !!!

    JE NE SAIS PAS s’il existe une sorte de paradis ou de purgatoire où se retrouvent les serviteurs de
    la France qui ont plus ou moins fricoté avec notre continent, mais je suis sûr que les devanciers des actuels françafricains doivent être fiers de leurs héritiers qui continuent à faire du très bon boulot. Il n’y a pas si longtemps, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso avait dit devant les caméras de TV5 et devant les micros d’Europe1 que son pays avait toujours défendu les intérêts de la France.

    NOS ELITES POLITIQUES ne se gênent même plus au point de déclarer publiquement soit qu’ils ont besoin de la France (pour faire des dons de médicaments, pour des dons de bancs, etc.). Ce genre d’attitudes donne le bâton aux non-Africains qui sont convaincus de notre supposée paresse congénitale, pour nous battre encore de plus belle. Certains nous disent tous les jours que la Françafrique est une vue de l’esprit, que si nos États vont adhérer à des nébuleuses comme l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie), l’AIMF (Association internationale des maires francophones) etc., c’est qu’ils y gagnent. Je suis de ceux (et vous le savez très bien) qui estiment que non seulement nous n’avons rien à y faire, mais, bien au contraire, nous en sommes les dindons de la farce. Nous sommes les cocus de service. Pire encore, non seulement nous sommes cocus, mais en plus, nous payons la chambre. Nombre d’Africains ne veulent pas faire l’effort de comprendre que la relation que nos Etats entretient avec la France est une relation de maître à soumis (je reste poli). Ce n’est pas un partenariat. Dans un partenariat, à défaut de trouver un équilibre à 50-50, on essaie d’y tendre. Mais ce lien incestueux que nous entretenons nous est tellement défavorable que le rapport serait peut-être de 1 à 9. Et encore, je suis sans doute trop gentil à ce niveau. La France, il y a plus de 50 ans, voyant bien que le monde changeait, a fait semblant d’accepter que ses satellites accèdent à la souveraineté internationale. Mais les officiels français chargés de négocier cet important virage étaient très malins et ils ont pris le soin de préparer uns système dans lequel nos représentants, pour la plupart sont pris comme dans un filet dont nous avons du mal à sortir. Chaque fois que la France veut faire voter un texte au Conseil d’Insécurité des nations Désunies, elle sait qu’elle peut compter sur ses valets soumis qui, on le voit bien se retrouvent seulement en Afrique et nulle part ailleurs. Nos amis d’Asie, qui ont gagné leur indépendance dans le sang savent ce que liberté veut dire. Ils ne suivent pas aveuglément Paris.

    LE FMI N’A JAMAIS été mon verre de ntsamba et ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer. Voilà que le Congo vient encore montrer à la face du monde qu’il suit la France comme un toutou suivrait son maître en déclarant soutenir officiellement la candidature de Mme Christine Lagarde au poste de DG du FMI, en remplacement du trop indélicat Dominique Strauss-Kahn (qui a d’autres comptes plus brûlants à régler en ce moment). S’il est vrai qu’un accord tacite existe entre les USA et l’Europe pour que ce poste soit dévolu à un Européen, dans les textes, rien par contre ne dit que cela doit se faire ainsi. Au moment où le centre de gravité du monde ne cesse de se déplacer vers l’Asie, le Congo (et d’autres soumis à la France, gageons-le) préfèrent aller à contre-courant de l’histoire et servir leurs maîtres comme hier. Je vais vous faire rire (ou pleurer, c’est selon), mais dans les réformes proposées par Dominique Strauss-Kahn, il était prévu que le poids des « petits pays » augmentent. Vous savez quels pays, jusqu’à il y a environ 8 mois s’y opposaient? Le Gabon et le Cameroun. Comme par enchantement, deux pays du pré carré français! Je vous le dis, au bal des insoumis, nos pays vont rester longtemps assis!

    Obambé GAKOSSO, May 2011©

    Source : Obambé GAKOSSO

    Tags : Afrique, France, françafrique, spoliation, pillage, exploitation, esclavage,

  • Comment l’Afrique perçoit la France, d’après le Quai d’Orsay

    Un rapport du Quai d’Orsay – révélé par Le Monde – fondé sur une synthèse des télégrammes de 42 ambassadeurs français en Afrique souligne l’inconfort de la position française en Afrique. Aussi dur de sortir de la « Françafrique » que de s’y cramponner.

    Par Said Djaafer, Alger

    C’est un rapport commandé par le Quai d’Orsay après le discours controversé du président Nicolas Sarkozy à Dakar, en juillet 2007, dans lequel il convoquait un lexique et des référents surannés pour dresser le portrait d’une Afrique, hors de l’histoire, enfermée dans « l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles ». La conclusion du rapport est simple : la France perd pied en Afrique, son image se dégrade fortement et « oscille entre attirance et répulsion (…) au gré du soutien politique, ou des interventions, militaires notamment ». Le soutien à des chefs d’Etats africains inamovibles et la présence de bases militaires françaises accrédite, chez les Africains, l’image d’une France agissant pour des « gouvernements iniques et pour des causes opaques ». Prenant acte de l’émergence de nouveaux acteurs en Afrique (Chine, Inde, Brésil, Etats-Unis…), le rapport note que la « France n’est plus la référence unique ni même primordiale en Afrique ».

    L’idée d’une France vorace persiste


    Paris a tenté ces derniers mois de rattraper les effets du discours de Dakar. Très inspiré des vieilles thèses ethnocentristes de Hegel sur l’Afrique, il avait suscité la surprise indignée des élites africaines. Quelques mois plus tard, en février, au Cap, le président français entamait une correction de tir en annonçant une renégociation des accords de défense en vigueur entre la France et certains Etats africains et, surtout, en présentant les rapports « équilibrés, transparents et décomplexés » avec l’Afrique du Sud comme un modèle devant inspirer « la relation nouvelle entre la France et l’Afrique ». Depuis, il y a eu ce qu’un diplomate français appelle les « dégâts durables » infligés à l’image de la France par l’affaire de l’Arche de Zoé, association qui avait tenté de faire sortir illégalement du Tchad des enfants présentés comme des réfugiés du Darfour. Du coté des Africains, des jeunes notamment, le rapport montre que l’idée d’une France vorace qui pille les ressources naturelles reste prégnante alors que, selon les diplomates, les principaux intérêts économiques français se trouvent en Afrique anglophone. Ce déplacement des intérêts français vers l’Afrique anglophone est ainsi expliqué par les chiffres : la moitié des échanges français avec le continent se fait avec l’Afrique du Sud et le Nigeria et, plus globalement, l’Afrique subsaharienne n’entre plus que pour 0,5% du commerce extérieur de la France contre 40% en 1957.

    Les idéalistes sont réalistes


    Que dire de ces chiffres quand on les croise avec le « désamour » des africains, francophones principalement, avec la France ? Que l’entretien de la Françafrique n’a aucune justification économique, alors qu’elle est la source d’une forte nuisance pour l’image de la France. Il est vrai que l’économie officielle est une chose et que les bénéfices des réseaux en sont une autre. Il est également vrai que la diplomatie française bénéficie d’un apport de voix « automatiques » très utile lors des débats onusiens. Mais ces justifications ont clairement perdu de leur pertinence, depuis la chute du mur de Berlin. Du coup, les « idéalistes » qui, en France, appellent à la rupture et à l’enterrement de la Françafrique pourraient faire valoir des arguments très réalistes pour défendre l’option du changement. Ils peuvent faire valoir, par exemple, qu’il est beaucoup moins risqué de fâcher le Gabon que de déplaire à la Chine.

    Source : ALLIANCE pour la DEMOCRATIE et le PROGRES, 10 mai 2008

    Tags : France, Afrique, françafrique, colonisation, spoliation, pillage, bases militaires,

  • Qu’est-ce qui fait la différence entre pays francophones et anglophones en Afrique?

    Etant donné que le putsch militaire visant à prendre le pouvoir semble être décrié en Afrique, la Françafrique continuera d’user de la fraude électorale en vue d’installer ou maintenir ses marionnettes sur le trône. C’est pourquoi l’inestimable et génial Coluche indiqua pour l’éternité : “Si votait changeait quelque chose, il y a longtemps que à serait interdit”. Qui a la capacité d’affirmer le contraire?

    L’inconscience étendue, la lâcheté active, l’antipatriotisme et l’adiaphorie sont les fondements permettant à la France de ne jamais permettre à ses sous-états bananiers d’Afrique à jouir véritablement de la liberté, de la justice ainsi que de la prospérité.

    Il est illusoire de de percevoir un autre horizons que celui bâti sur la terreur d’Etat, le mensonge et les crimes sans punition. Pour l’immense majorité des naïfs, le bilan global plus que catastrophique depuis 1960 suffirait-il à les faire prendre conscience du moins?

    Durant cette intemporalité, la question majeure subsistera : Pour quelle raison précise aucun protectorat françafricain sombrant sous la régence de l’hideux colonialisme français n’ait avancé à l’instar des nations anglophones et autres de la planète?

    Le jour lointain où nous arriverons à connaître la réponse exacte, un autre chemin sera possible

    Ali Muhammad Diallo, Tchad
    Twitter

    Tags : Afrique, Françafrique, France, colonialisme, colonisation, spoliation, pillage, corruption,