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  • Mauritanie : L'ambassadeur d'Espagne reçu par le ministre des Pêches

    Le ministre mauritanien des Pêches et de l’Economie maritime, M. Abdel Aziz Ould Dahi a reçu mardi l’ambassadeur d’Espagne en Mauritanie, Jesus Santos Aguado, a rapporté l’agence officielle de presse mauritanienne AMI.

    Le ministre mauritanien était accompagné du secrétaire générale du ministère des Pêches et de l’économie maritime, Mme El Alya Mint Menkouss, du directeur général de l’exploitation de la ressource maritime, M. Sidi Ali Ould Sidi Boubacar, du directeur de la programmation et de la coopération, M. Mohamed Ould Ali Ould Birham et du commandant des garde-côtes mauritaniens, le colonel Mohamedou Ould Abderrahmane.

    Selon AMI, les sujets abordés par les deux étaient  parties ont discuté la coopération bilatérale dans les domaines du développement de la pêche en Mauritanie, de l’appui à la société mauritanienne de distribution du poisson et aux garde-côtes mauritaniens, en plus de la lutte contre la migration illégale.

    L’entretien a eu lieu à un moment où les conséquences de la fermeture de El Guergarate sont plausibles. A Nouadhibou, le secteur d’embllage du poisson surgelé est paralysé par le manque du carton importé du Maroc. Le poisson mauritanien exporté vers l’Espagne a aussi été secoué par cette fermeture. 

    Au lieu de débarquer à Nouadhibou, les bateaux de pêche européens opérant en Mauritanie ont été obligés de changer de cap vers Dakhla comme plan de sortie pour contourner le barrage organisé par les sahraouis.

    Selon Western Sahara Ressources Watch, “il existe des exportations terrestres à grande échelle de produits de la pêche des entreprises marocaines et internationales basées au Sahara Occidental occupé via le port de Nouadhibou en Mauritanie” tout comme “un trafic allant dans l’autre sens, de l’industrie mauritanienne, sur le transport terrestre par camion vers le marché européen via le Sahara Occidental occupé”. 

    “Les Sahraouis ont bloqué la semaine dernière la route entre les territoires occupés et la Mauritanie, en signe de protestation contre les violations persistantes du droit international par le Maroc, à travers le pillage des ressources du territoire”, indique l’ONG qui rappelle qu’un cas “similaire s’est produit en avril 2019, lorsqu’un barrage routier sahraoui a interrompu le commerce à travers le territoire illégalement occupé. L’industrie de la pêche espagnole en Mauritanie a ensuite fait pression sur la Commission européenne pour qu’elle modifie l’accord de pêche UE-Mauritanie afin d’inclure une possibilité de débarquer des captures mauritaniennes “au Maroc”. “Selon un rapport de presse, le commissaire aux pêches a promis de prendre de telles mesures une fois que le ministre espagnol de la pêche lui aurait fait part des conséquences de l’arrêt du trafic sur le territoire”, ajoute-t-elle.

    Pour WSRW, l’utilisation du territoire occupé du Sahara Occidental pour le transbordement de poisson, quelle que soit sa provenance, est illégal.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, Mauritanie, ressources naturelles, poisson, exportation, importation, El Guergarate, 

  • Algérie : Deglet Nour algérienne exportée au nom de pays étrangers

    Rezig promet des mesures pour arrêter cette pratique: Deglet Nour algérienne exportée au nom de pays étrangers

    Des pays étrangers tirent profit des dattes algériennes, principalement «Deglet Nour», la célèbre variété qui aurait pu renflouer les entrées en devise du pays. S’exprimant, hier, le ministre du Commerce, Kamel Rezig, n’a pas caché son indignation en promettant de sévir contre certaines pratiques portant préjudice au Trésor public.

    S’exprimant depuis Boumerdès, où il était en visite de travail, le ministre a indiqué que les dattes algériennes Deglet Nour sont exportées en vrac vers des pays étrangers, dont la Tunisie. Une fois dans ces pays, il est procédé à leur emballage, puis à leur exportation sous leur étiquetage. Ce qui leur permet de générer une plus-value, au détriment du principal producteur, à savoir l’Algérie. Il a révélé que les opérateurs étrangers se contentent de «les emballer et de mettre leurs code-barres».

    Et d’ajouter qu’«un pays européen, ne possédant pas le moindre palmier sur son territoire, est classé 5e exportateur au monde grâce aux dattes algériennes». Pourtant, ces dattes sont les nôtres et sont exportées en vrac depuis le Sud algérien. Le ministre, tout en admettant que l’Algérie possède les meilleures dattes au monde, a affirmé que «nous ne pouvons les exporter parce que nous ne nous cassons pas la tête pour apprendre à bien les emballer».

    Elles sont ainsi acheminées vers la Tunisie où il est procédé à leur emballage et sont ensuite exportées au nom de ce pays, s’est-il indigné. Kamel Rezig, offusqué par cette situation inacceptable, a annoncé qu’il sera procédé à l’interdiction de l’exportation en vrac des dattes. Et si les producteurs algériens auront à les exporter en vrac, un code-barres particulier sera mis en place à cet effet.
    Aomar Fekrache

    Le jour d’Algérie, 8 oct 2020

    Tags : Algérie, dattes, deglet nour, exportation,