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  • Sahara occidental : La reconnaissance de la RASD, condition préalable à la reprise des négociations avec le Maroc

    La République arabe sahraouie démocratique (RASD) n’est pas contre les solutions pacifiques, mais conditionne son retour à la table des négociations avec le Maroc à la reconnaissance par ce dernier du Sahara occidental en tant qu’Etat souverain membre à part entière de l’Union africaine (UA), a indiqué, mardi, le ministre de l’Information, porte-parole du gouvernement sahraoui, Hamada Salma Daf

    « La République sahraouie n’est pas contre les solutions pacifiques, elle y est même favorable, mais elle reste déterminée à poursuivre la lutte armée qui est fortement soutenue par le peuple sahraoui», a précisé Hamada Salma Daf dans une déclaration à l’APS. Concernant l’appel de l’Union africaine, lors de son récent sommet, aux deux parties au conflit à réunir les conditions d’un retour à la table des négociations, le responsable sahraoui a affirmé que la RASD «est prête à revenir à la table des négociations avec le Maroc et à œuvrer pour un nouvel accord de cessez-le-feu, mais à condition que le Maroc reconnaisse le Sahara occidental en tant qu’Etat souverain membre à part entière de l’UA».
    Lors de son 14e sommet extraordinaire, tenu par visioconférence le 6 décembre sous le thème «Faire taire les armes», l’Union africaine avait demandé au Conseil de paix et de sécurité (CPS) d’apporter les contributions attendues de l’UA en appui aux efforts de l’ONU pour engager les deux parties au conflit (Maroc et RASD), qui sont tous deux des Etats membres de l’Union africaine, à «préparer les conditions d’un nouveau cessez-le-feu et parvenir à une solution juste et durable au conflit, garantissant au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes de l’UA et de l’ONU et aux objectifs et principes de l’Acte constitutif de l’organisation panafricaine».
    A une question sur une éventuelle reprise des négociations, en l’absence d’un envoyé onusien, M. Selma Eddaf a précisé que sa présence «n’est pas nécessaire pour la reprise des négociations», étant un simple «médiateur» dans la question de règlement. «C’est le Conseil de sécurité qui ferait la différence. Malheureusement, ce dernier semble embarrassé par rapport aux membres permanents qui entravent le processus de règlement au Sahara occidental et l’instauration de la paix dans la région.»
    Concernant les développements de la situation sur le front de bataille, suite à la violation du cessez-le-feu par l’armée marocaine le 13 novembre dernier, il a souligné que «le moral du soldat sahraoui est plus qu’au top. Outre les triomphes qu’il réalise sur le front, il jouit d’un grand soutien du peuple sahraoui qui fait front commun». Il a rappelé l’élan de milliers de jeunes Sahraouis qui ont rejoint les casernes depuis le début de l’agression marocaine pour se porter volontaires dans les rangs de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS). Par contre, «le moral de l’armée marocaine est au plus bas, les forces de l’armée sahraouie menant des attaques sur ses points de retranchement et ses bases. La riposte de l’armée marocaine demeure anarchique, car ne ciblant pas des points fixes, ce qui est désappointant pour le soldat marocain», a-t-il ajouté.
    Madrid sommée d’assumer ses responsabilités historiques
    Le gouvernement espagnol, puissance administrante au Sahara occidental, doit assumer ses responsabilités historiques et faire avancer en urgence le processus de décolonisation de ce territoire non autonome, sous occupation marocaine, a indiqué mardi l’Union générale des travailleurs d’Espagne (UGT) dans un communiqué, cité par l’agence sahraouie SPS. «La responsabilité maximale incombe au gouvernement espagnol», qui doit «nécessairement assumer l’urgence d’avancer courageusement» dans le processus de décolonisation du Sahara occidental, souligne l’organisation syndicale qui rappelle les obligations du gouvernement espagnol en termes de respect du droit international.
    L’UGT s’interroge sur la position contradictoire du gouvernement espagnol qui d’un côté «se vante de son caractère démocratique et de sa défense des droits de l’homme» mais s’abstient d’un autre côté de défendre ces principes dans le cas du Sahara occidental. Pour l’UGT, «le rôle de l’Espagne est fondamental en tant que puissance administrative du territoire du Sahara occidental» et aussi en raison de ses liens historique, politique et social particuliers avec son ancienne colonie.
    Malheureusement, «l’attitude du gouvernement et de la majorité de l’opposition espagnole montre un désintérêt volontaire basé sur des calculs géopolitiques jamais expliqués» mais qui, par ailleurs, prend en compte des intérêts politiques et économiques importants, ajoute le communiqué. L’organisation syndicale appelle à un consensus au sein de la classe politique espagnole, exhortant «l’opposition conservatrice au Parlement à renoncer à sa «position lâche sur un problème qui exige du courage».
    Déplorant le chantage exercé par le Maroc sur l’Espagne, l’UGT souligne que «la politique étrangère de l’Espagne ne peut continuer à être soumise aux menaces» marocaines. Rappelant, à ce titre, les droits politiques et économiques du peuple sahraoui, l’UGT regrette que «pendant des décennies ces droits reconnus aient été violés sans que les principaux acteurs de la scène politique internationale ne bougent le petit doigt pour apporter des solutions justes».
    «La situation s’est récemment aggravée avec l’avancée illégale des troupes d’occupation marocaines vers la frontière sahraouie avec la Mauritanie», sans que cette violation ne soit condamnée par les grandes puissances ou par l’Espagne», s’indigne l’UGT qui dénonce la décision unilatérale du président américain sortant, Donald Trump, de reconnaître la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en violation des résolutions de l’ONU sur un territoire en attente de décolonisation.
    L’organisation n’a pas manqué de souligner la solidarité permanente entre les deux peuples espagnol et sahraoui.

    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #España #PotenciaAdministradora #Descolonización

  • Sahara occidental-Maroc :L’Administration américaine revoit sa position après la mobilisation internationale

    Le ministre, conseiller à la Présidence sahraouie chargé des affaires politiques, Bachir Mustapha, a relevé, hier, «une certaine rétractation» de l’administration américaine de sa position vis-à-vis de la question du Sahara occidental, après la mobilisation internationale en appui à la légitimité de la question sahraouie, ajoutant que le peuple sahraoui espérait que la nouvelle administration veille à corriger les bévues du président sortant Donald Trump

    Dans une déclaration, le ministre sahraoui a affirmé une «certaine rétractation» des Etats-Unis de la position prise à l’issue de la récente annonce du président sortant, Donald Trump, sur le Sahara occidental, et ce, après la mobilisation internationale en appui à la légitimité de la question sahraouie, notamment la récente réunion du Conseil de sécurité qui a rappelé le fondement juridique de la question sahraouie.
    M. Bachir a estimé que cette rétractation s’est manifestée dans les déclarations du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, lequel «a appelé au dialogue entre les différentes parties pour parvenir au règlement de la crise dans la région», arguant que la décision de Pompeo d’ouvrir un consulat virtuel dans la région occupée d’Al Ayoune, en citant bel et bien le Sahara occidental, en dépit de la décision de Trump, vient confirmer que «la prétendue reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental est conjoncturelle, voire une pure illusion». Il a estimé, en outre, que «Washington voudrait écarter la France et l’Espagne pour mieux s’imposer dans ce dossier et dans la région toute entière et partant garantir sa présence géostratégique dans la région.»
    Cependant, «le principal gagnant dans le troc américanomarocain demeure l’entité sioniste», a-t-il fait savoir, soulignant que l’alliance entre le Maroc et Israël dans les domaines politiques et des renseignements existait avant 1976, mais la direction sahraouie redoute aujourd’hui une alliance militaire qui constitue désormais une véritable menace pour la sécurité et la stabilité de la région. Il a souligné, par ailleurs, que les Sahraouis nourrissent un grand espoir dans la prochaine administration américaine et aspirent de sa part une position équilibrée et honorable qui cadre avec la place qu’occupaient les Etats-Unis sur la scène internationale.
    Compte tenu de ce qui précède, les dirigeants sahraouis aspirent aujourd’hui à davantage de sérieux de la part de Washington en vue de «corriger et rattraper les erreurs du président américain sortant, Donald Trump, essentiellement en ce qui concerne le droit des peuples à l’indépendance et la liberté», a-t-il dit, exprimant son souhait de voir le règlement politique parrainé par les Nations unies relancé par le président américain élu, à la faveur d’un agenda précis prévoyant la réactivation du rôle de la Mission des Nations unies pour l´organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) conformément à la résolution n° 960 du Conseil de sécurité onusien de 1991.
    Le membre du secrétariat national du Front Polisario a souligné que les Nations unies ont déployé, dans le cadre de la règlement politique du conflit au Sahara occidental, tous les moyens nécessaires et mis en place les conditions nécessaires, à savoir un plan politique précis, un calendrier détaillé et tous les moyens matériels afin d’aboutir à l’organisation d’un référendum. Et d’assurer que les dirigeants sahraouis poursuivaient leurs efforts diplomatiques en dépit de la conjoncture sanitaire difficile pour la relance de ce processus. 

    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #España #PotenciaAdministradora #Descolonización

  • Las razones invisibles de la crisis del Sahara Occidental y Wikileaks

    Norberto Bobbio fue un gran teórico de la democracia a la vez que un notable filósofo italiano. En 1984 publicó un libro «El futuro de la democracia» en el que explicaba la distancia entre las promesas de la democracia y los grises y las opacidades del ejercicio del poder. En este libro, proponía “hacer descender la democracia del cielo de los principios a la tierra donde chocan fuertes intereses», abriéndose paso «entre la lección de los cínicos y el catecismo de los iluminados». Primera lección: el paso de aquellos polvos a estos lodos no es el que va de la teoría a la práctica, o de las leyes existentes a su permanente incumplimiento, sino el que va de una realidad indeseable a otra que mejore un poco las cosas.

    Se refiere Bobbio, específicamente, a la democracia como «el gobierno del poder público, en público». Es el régimen del poder visible y se opone, como tal, a los poderes invisibles y los secretos de Estado en los cuales se suelen escudar los gobernantes y grupos de poder para eludir el control y la evidencia de sus actos.
    Todo esto me ha venido a la memoria tras haber visto en vivo y en directo la desastrosa actuación del gobierno del presidente José Luís Rodríguez Zapatero en relación a la crisis del Sahara. Con todo el país lleno de familias que en verano reciben a niños saharauis, con todo el recelo que despierta siempre el gobierno de Marruecos, con la inmensa losa histórica que soporta la reciente historia española al recordar la vergonzosa descolonización del Sahara y la inaceptable huida española, ¿cómo es posible que el ministro de la presidencia Ramón Jauregui le otorgara la soberanía sobre el Sahara a Marruecos y Zapatero dijera que «las relaciones con Rabat es un tema prioritario, es un tema de Estado”. «La solución del problema del Sahara, yendo al fondo del asunto, es una solución que no se puede imponer a ninguna de las partes, tiene que ser fruto de un acuerdo». ¿Y las resoluciones de las Naciones Unidas?. Muy bien, gracias. Para colmo, visitó Madrid el ministro del Interior marroquí, el responsable del apagón informativo, el que no permitió que Al Aiún viajasen periodistas y parlamentarios y el PSOE seguía diciendo que hasta que no haya un esclarecimiento de los hechos no condenará a Marruecos por haber eliminado un campo de refugiados saharauis entrando en él a sangre y fuego. ¿Les suena lo de no condenar?. ¿Que tendrá ésta palabra para que Otegi con relación a ETA y Ramón Jauregui con relación a Marruecos, no la quieran usar?. ¿Para qué tiene España destinado en Marruecos un servicio diplomático acreditado y para que existe el CNI con todos sus efectivos desplegados?.
    Asimismo uno de los aspectos desoladores para la causa saharaui la decía Daniel Ellsberg, aquel alto funcionario de la Administración Johnson quien en 1969 se hizo famoso por filtrar los papeles del Pentágono que expusieron las mentiras del gobierno de los Estados Unidos sobre la guerra del Vietnam. Pues bien. Daniel Ellsberg dice ahora sobre las revelaciones de Wikileaks: “Creo que uno de los mayores secretos que hasta ahora se han revelado, es la poca diferencia que existe entre las políticas exteriores de Barack Obama y George Bush. De hecho la mayoría de estos cables son de entre 2007 y principios del año actual, e incluyen un año entero de Obama en la presidencia. Lo que hemos visto hasta ahora indica que no se puede diferenciar el uno del otro”. Desolador.
    Yendo a lo publicado sobre Marruecos, nos encontramos con esta evidencia: “Los estadounidenses siguen con interés la agenda internacional de El Elíseo: su nueva política africana, su interés por agradar al rey de Marruecos, mediante el apoyo expreso al plan de autonomía de Rabat para el Sahara Occidental, o su empeño en hacer negocios con Arabia Saudita”. Lo que dicen estos papeles del Departamento de Estado nos indican que si España no trabaja con Francia y los Estados Unidos la situación del Sahara, nada va a lograr el Polisario. Y Zapatero, en estos años no ha hecho absolutamente nada. De ahí que Jáuregui, que todavía no ha dimitido, le otorgaba a Marruecos la soberanía sobre la antigua colonia española.
    El problema del gobierno español no es Al Qaeda, porque si así fuera lo sería de toda Europa. Tampoco lo es la inmigración marroquí. El problema de fondo, del que no se habla, tiene dos nombres: Ceuta y Melilla, y un gran chantajeador: Mohamed VI. Eso es lo que decía Bobbio cuando se refería a los poderes invisibles y a los secretos de estado.
    Ante eso, la política del gobierno Zapatero durante estos siete años de mandato ha sido que­rer acariciar al tigre, hacerle la manicura, apostar por Marruecos. Pero al tigre no se le puede hacer la manicura. Tarde o temprano te dará un zarpazo. Lo que debería haber hecho en estos años Zapatero habría sido poner este asunto como prioridad de su agenda y haberlo trabajado con el gobierno francés, gran responsable de todo, y con el gobierno norteamericano, que en un pis pas, solucionó en su día el contencioso de la Isla Perejil. Pero no lo ha hecho, se ha entregado de pies y manos al rey de Marruecos al que sus súbditos besan todavía las manos y se ha llevado las manos a la cabeza ante una situación que, o se aborda con criterios de solución, o se envenenará gravemente y tarde o temprano nos pillará a todos.
    Finalmente en relación al sufrido pueblo saharaui Zapatero se ha olvidado de algo primordial en política y que lo verbalizó Maya Angelou: «He aprendido que la gente olvidará lo que digas, olvidará lo que hagas, pero nunca olvidará lo que le hagas sentir». Y, el valiente pueblo saharaui lo que ha sentido estos días, solo ha sido abandono y desprecio. Y eso, pasa factura.
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #España #PotenciaAdministradora #Descolonización
  • El constante desafío marroquí

    Para ejercer la soberanía sobre un territorio no hay que pedir permiso, hay que hacerla visible. Ceutíes y melillenses lo hacen a diario

    Por mucho que los Gobiernos de ambas orillas del estrecho pregonen concordia, entendimiento e incluso hermandad, lo cierto es que ninguna de esas tres cosas ha existido jamás. La relación entre España y Marruecos es la de un conflicto permanente. A pesar de su cercanía geográfica, entre ambos países se abre un abismo cultural y económico. El PIB español, similar al de Australia o Corea del Sur, es diez veces mayor que el de Marruecos, un país extenso, pero con una economía que es la mitad que la portuguesa. En pocos lugares del mundo hay un salto de renta per capita tan brutal como entre la frontera terrestre de Marruecos con Ceuta y Melilla.

    Eso en la parte económica. En la cultural la distancia es aún mayor. Marroquíes y españoles hablamos idiomas muy diferentes, ellos una variedad del árabe y diversos dialectos bereberes y nosotros un conjunto de lenguas romances derivadas del latín. La religión predominante en Marruecos es el islam sunní, en España el cristianismo católico. El factor religioso impregna toda la cultura marroquí, algo similar a lo que sucede en España con el catolicismo, con la diferencia de el nuestro es un país muy secularizado.
    Los sistemas políticos también difieren sustancialmente a pesar de que, a la cabeza de ambos, se encuentra un monarca. Marruecos no es propiamente una dictadura, pero tampoco una democracia. Es un régimen híbrido que toma elementos de las dos. En el Democracy Index de 2019 Marruecos figura en el puesto 96 entre Tanzania y Benin. España en el puesto 16 empatada con Austria.
    Ignorar África
    Son, como vemos, dos países muy cercanos en el espacio, pero alejados en todo lo demás. La proximidad geográfica les obliga a entenderse, más aún cuando de por medio hay un desencuentro centenario y muchas heridas, algunas sólo a medio cicatrizar. Para España, Marruecos es esencialmente un incordio, uno de esos vecinos incómodos a los que hay que aguantar. La política exterior española siempre ignoró al continente africano a pesar de tenerlo debajo. Esto es así desde siempre o, al menos, desde que en el siglo XVI se sustituyó la empresa africana por la americana. Tras la pérdida de Cuba, Puerto Rico y Filipinas en 1898 los gobiernos españoles trataron de reenfocarse en África, pero sin demasiada fortuna. El protectorado del Rif y las colonias del Sahara y el Sidi Ifni no trajeron más que guerras, gastos y dolores de cabeza.
    Para Marruecos, España es simplemente un estorbo que se interpone entre las ambiciones de los sucesivos sultanes y su objetivo último de convertirse en la gran potencia del África noroccidental. Los roces entre ambos países son una constante desde que en 1956 el sultanato accediese a la independencia plena tras un acuerdo con Francia y España, que mantenían sendos protectorados en el territorio. Desde entonces lo normal ha sido el enfrentamiento y no la concordia. Hubo problemas en el Ifni, en el territorio de Cabo Juby, en el Sahara y hasta en el diminuto islote de Perejil, ubicado en el estrecho a corta distancia de Ceuta.
    Marruecos ambiciona de manera explícita dos ciudades españolas y, de un modo mucho más discreto, el archipiélago canario, cuya vinculación histórica y cultural con Marruecos es nula
    Con ningún otro país España ha tenido tantas desavenencias como con Marruecos en el último siglo. La táctica de los Gobiernos españoles ha sido la de ceder y apaciguar, algo que podría tener sentido si las demandas marroquíes se hubiesen agotado en la reclamación del Sahara. Pero no es así. Marruecos ambiciona de manera explícita dos ciudades españolas y, de un modo mucho más discreto, el archipiélago canario, cuya vinculación histórica y cultural con Marruecos es nula. Simplemente se da la circunstancia de que la costa oriental de Fuerteventura se encuentra a cien kilómetros de la de Marruecos. Para muchos en Rabat eso es motivo más que sobrado para sustentar una reclamación que no tiene ni pies ni cabeza, pero que encaja con lo que se ha dado en llamar Gran Marruecos, algo que les ha ocasionado numerosos enfrentamientos con Argelia que se sustanciaron en la guerra de las arenas del 62 y en el posterior cierre de la frontera.
    Marruecos no oculta a nadie su plan y cuida muy mucho sus alianzas internacionales. Francia y Estados Unidos son sus protectores. Para los primeros Marruecos es el premio de consolación frente a una Argelia que se volvió contra la metrópoli tras la independencia. Para los segundos se trata de un peón muy útil en una región conflictiva.
    Ceuta y Melilla
    No hay nada personal contra España, sólo son negocios. Y eso mismo, negocios, es lo que no se le ha dado bien a ningún Gobierno español en lo relativo a Marruecos. Ciudades como Ceuta y Melilla, no digamos ya las Canarias, no deberían ser objeto ni de debate. Su españolidad se justifica conociendo la historia de ambos enclaves y por la voluntad manifiesta de sus habitantes. No son un territorio en disputa tal y como la diplomacia marroquí hace ver en los foros internacionales cada vez que tiene oportunidad. Tampoco son una colonia y nunca lo fueron.
    En el caso de Ceuta, la soberanía española data de 1580. Antes de eso la ciudad fue portuguesa durante casi dos siglos. Melilla, por su parte, fue fundada por un hidalgo castellano, Pedro de Estopiñán, en 1497. Ambas ciudades siempre formaron parte integral de España. Primero como concejos castellanos, luego como municipios y finalmente como ciudades autónomas. Entre las dos envían a Madrid cuatro senadores y un par de diputados. Simplemente no hay diferencias entre Ceuta o Melilla y cualquier otra ciudad de España. Que un país extranjero reclame su soberanía es como si reclamase la de Cartagena, La Coruña o el puerto de Pasajes.
    Algo tan elemental debería hacerlo ver el Gobierno para contrarrestar la insistente propaganda marroquí que, de un par de años a esta parte, se ha transformado en hostigamiento abierto en la frontera modulando a placer la válvula migratoria y prohibiendo el tráfico de mercancías por los pasos fronterizos con intención de estrangular económicamente a ambas ciudades.
    Quizá sea el momento idóneo para plantearse no la soberanía de ambas plazas, pero si los problemas que arrastran desde hace demasiado tiempo sin que en Madri
    d nadie se atreva a intervenir por miedo a incomodar al sultán. Para ejercer la soberanía sobre un territorio no hay que pedir permiso, hay que hacerla visible. Ceutíes y melillenses lo hacen a diario sin que nadie en Moncloa quiera darse por enterado.
    Voz Populi, 27 dic 2020
    #Marruecos #España #Ceuta #Melilla #SaharaOccidental
  • RTBF : España: el rey Felipe VI pide respeto a los principios morales en medio del escándalo que rodea a Juan Carlos

    El rey de España, Felipe VI, llamó este jueves en su discurso navideño a respetar “los principios morales y éticos”, una tímida alusión a los escándalos que rodearon a su padre Juan Carlos.

    “Ya en 2014, durante mi incorporación al Parlamento, me referí a los principios morales y éticos que los ciudadanos esperan de nosotros. Principios que nos conciernen a todos sin excepción, y que prevalecen sobre todas las consideraciones, cualesquiera que sean. su naturaleza, incluso personal o familiar ”, dijo el monarca. “De acuerdo con mis convicciones, siempre ha correspondido a la forma de concebir mis responsabilidades como Jefe de Estado en el espíritu de reforma que ha inspirado mi reinado desde el primer día”, agregó.

    Este breve pasaje fue la única referencia implícita de Felipe VI a su padre, nunca mencionado en este discurso, quien se exilió en agosto en los Emiratos Árabes Unidos y es objeto de tres averiguaciones judiciales. Emitido como cada año en televisión, este discurso fue esperado con impaciencia al final de un año difícil para la imagen de la monarquía española, sumado a la grave crisis económica y social provocada por la pandemia del Covid-19.

    Patrimonio

    En marzo, ante la multiplicación de indicios sobre la existencia de una fortuna oculta de Juan Carlos en el exterior, Felipe VI había renunciado a la herencia de su padre y había retirado su indemnización anual, estimada en casi 200.000 euros.

    Juan Carlos resolvió una lista de impuestos de 678,393 euros a principios de diciembre en un intento de evitar el enjuiciamiento por lavado de dinero en relación con una investigación sobre el uso de tarjetas de crédito vinculadas a cuentas bancarias a nombre de un empresario mexicano. y un oficial del Ejército del Aire español.

    Otras dos investigaciones apuntan al ex rey, que reinó desde 1975 hasta su abdicación en medio de escándalos en 2014.

    Uno tiene como objetivo determinar si se embolsó una comisión en el contexto de la adjudicación de un contrato a empresas españolas para construir un tren de alta velocidad en Arabia Saudí en 2011.

    En el centro de este caso está una transferencia de 100 millones de dólares que tendría Juan Carlos, según el diario suizo La Tribune de Genève, recibido en 2008 del ex rey saudí Abdallah en una cuenta en Suiza.

    La otra investigación se abrió luego de un informe del servicio de prevención de blanqueo de capitales y fue encomendada a la Corte Suprema, la única facultada para juzgar a un ex soberano.

    Fuente : RTBF, 24 dic. 2020

    Tags : España, Juan Carlos I, rey emérito,

  • El fango en el que se ha metido el Gobierno en relación al conflicto del Sahara Occidental

    Efectivamente el gobierno al completo ha bajado al barro en el conflicto del Sáhara Occidental a instancias de la posición adoptada por su ministerio de Relaciones Exteriores en lo que se refiere a la ruptura del alto el fuego por parte de Marruecos. El citado ministerio pretende además revolcar en ese barro al principal partido que apoya la acción de gobierno, el PSOE. A estas alturas ya está clara la pretensión del gobierno de intentar transmitir a la sociedad española que está manteniendo una responsable posición política de equidistancia y neutralidad en relación al conflicto, posición, que como en este caso, cuando hay un agredido y un agresor, siempre benefician a este último. 

    Es verdad que este posicionamiento es el que ha venido siendo habitual en la alternancia de gobierno que han ejercido los principales partidos desde el inicio de la democracia convirtiendo estas cuestiones, que no tienen nada de jurídicas, sino políticas, en una política de Estado que sitúa los intereses con Marruecos y la aceptación de sus habituales chantajes en su relación con España por encima de los principios del respeto a la legalidad internacional y los DDHH que deben regir en cualquier país democrático. 
    En ese sentido, y en este caso concreto, el gobierno necesita la oportuna cobertura política para llevar a cabo este desatino con el fin de intentar en la medida de lo posible evitar que le pase por encima la locomotora de la sociedad española que se viene manifestando de manera mayoritaria muy sensible con la justa causa del Pueblo Saharaui. Esta irreflexiva e indecente huida hacia adelante necesita cómplices políticos y quien mejor en este caso que aquel que de forma mayoritaria apoya la acción del gobierno, aunque esto seguro vaya en contra de lo que piensa su propia militancia y votantes. 
    Voy a intentar definir la estrategia que para ello está empleando la cúpula directiva del PSOE a instancias de las recomendaciones que en ese sentido le ha trasladado el ministerio de Relaciones Exteriores para que a su vez haga lo propio a sus organizaciones territoriales y representantes instituciones: “No apoyar ningún tipo de declaración o moción que condene la ruptura del alto el fuego por parte de Marruecos, no apoyar cualquier mención a la condición de España como Potencia administradora del territorio que todavía sigue ostentando según la legalidad internacional, evitar cualquier mención al derecho a la autodeterminación e independencia del Pueblo Saharaui a través del referéndum”, es decir, posicionarse claramente al lado de Marruecos en su intención de anexionar por la fuerza el Sáhara Occidental, y para intentar disimular esta clara pretensión, sugieren que se haga referencia solo de manera general al apoyo a las vacías resoluciones del Consejo de Seguridad de NNUU que ha sido precisamente, con su inacción, cuando no complicidad manifiesta con el régimen marroquí, quien ha facilitado su envalontamiento e impunidad para romper el alto el fuego. 
    Esas precisas y bastardas instrucciones son aceptadas por disciplinados representantes instituciones, generalmente estómagos agradecidos que viven de la política, no todos por suerte, porque ya hay movimiento en algunas CCAA y sus agrupaciones en contra de esa errónea e incomprensible estrategia, por lo que muchos militantes de base, cuadros medios y representantes institucionales haciendo gala del respeto a su ideología, principios y dignidad, se han negado a vetar esos irrenunciables preceptos de apoyo al Pueblo Saharaui. 
    Decía Salvador Allende, un gran socialista, que “la historia es nuestra y la hacen los pueblos” y por ello es preciso recordar que el pueblo español hizo suya historia y justicia no hace tantos años cuando un gobierno apoyó una guerra y a sus patrocinadores en contra de la voluntad de la mayoría de la sociedad española y el partido que apoyaba su acción perdió las siguientes elecciones precisamente por ese motivo. Señores socialistas, aprendan de la historia porque aveces se repite.
    Alberto Suárez Montiel
    Fuente : Facebook, 29 nov 2020