Tag: Espagne

  • Compte rendu de la réunion de Mme Bouaida avec l’ambassadeur espagnol

    Tags : Espagne, Maroc, Mbarka Bouaïda, eaux territoriales, médiane, prospections, Kosmos,

    24/06/2014 22:35

    M. Le Conseiller de Sa Majesté,

    Suite aux hautes instructions de Sa Majesté que Dieu l’Assiste, j’ai reçu, ce jour a 18H30,  M. L’Ambassadeur d’Espagne a Rabat, et ce, en présence de M. Nasser Bourita, Secrétaire General du. Ministère.

    Lors de cette réunion d ‘information, qui s’inscrit dans un esprit de collaboration et d’échanges habituels entre nos deux pays, j’ai mis l’accent sur les éléments ci-après:

    – Un bateau ” BGP  prospecteur” opérant pour la société KOSMOS partenaire de l’ONHYM effectue une campagne d’acquisition des données sismiques dans les eaux de Tarfaya, depuis avril 2014.

     – Ce bateau tire des lignes dans la zone marocaine. Pour des exigences de manoeuvre, le bateau a du dépasser légèrement la médiane.

    – La marine espagnole a adressé une lettre d’avertissement au commandant du bateau en date du 4 juin.

    – En date du 23 juin, un avion espagnol a survolé l’arrière du bateau, et un appel radio de la marine espagnole a interpellé l’officier de garde sur le bateau demandant des renseignements, qui lui ont été fournis par le commandant.

    – il s’agit d’un incident benin sans aucune gravité.

    – la question de la médiane s’est toujours posée entre nos deux pays et fait objet d’échanges réguliers entre nos deux autorités. Ce point est toujours réglé dans un climat de confiance et de serenité qui caractérise nos relations, toujours dans le respect du droit international.

    – le Maroc est prêt a reprendre les discussions sur la délimitation maritime toujours dans le respect du droit international.

    – Même en l’absence de délimitation, le Maroc s’est toujours astreint a la retenue et éviter tout ce qui pourrait provoquer une tension inutile.

    – La visite du Roi Felipe VI est très attendue, et nous souhaitons  ensemble réussir cet événement.

    – le Maroc pourrait envisager une coopération en matière d’exploration commune si l’Espagne est intéressée.

    En guise de réponse, M. l’Ambassadeur d’Espagne a:

    – remercié le Maroc pour cet esprit de collaboration.

    – indiqué qu’il n’est pas au courant de ce fait

    – Qualifié ce fait comme “pas quelque chose de sérieux”.

    – Souligné que lors d’une rencontre à Casablanca avec le commandant d’une frégate espagnole Santa, ce dernier n’a pas évoqué le bateau en question, ce qui confirme qu’il n’y a aucun problème.

    – reconnu que la question de la médiane est une grande source de préoccupation et devrait être réglé le plutôt possible. 

    – précisé que la prochaine visite du Ministre Espagnol de l’énergie serait l’occasion pour aborder cette question.

    – affirmé que la visite du roi Felipe VI est une visite familiale.

    – conclu en se félicitant de la coopération entre nos différents services 

    – a relancé l’affaire de Melilla, et informé de l’appel téléphonique de son Ministre M. Margallo demandant plus d’informations à ce sujet. M. L’Ambassadeur attire l’attention du Maroc sur l’intérêt que porte l’opinion publique espagnole à cette affaire.

    Haute Considération

     
  • Maroc : Stratégique médiatique visant l’Espagne

    I-Constat (raisons de l’échec):

    *Le Maroc souffre d’un grand déficit d’image dans les médias espagnols aussi bien nationaux que régionaux. Avec une forte concentration des opinions à connotation péjorative dans les médias madrilènes.

    *Le Maroc est constamment absent des médias, sauf en ce quand il s’agit de sujets anxiogènes pour la population espagnole.

    *Contrairement à la France, l’Espagne dispose d’une société civile très active et très politisée, ainsi que d’une opinion publique assez puissante prise en compte par l’élite politique.

    *Il n’existe pas une seule Espagne, mais plusieurs « Espagne ». Dans son approche espagnole, le Maroc ne pense qu’à Madrid. La seule fois qu’il est passé par la Catalogne cela s’est par une certaine réussite (relations très fructueuses tant avec Parti Socialiste Catalan-opposition- qu’avec Convergencia Unida-au pouvoir-.

    *Plusieurs personnalités marocaines disposent de relais assez importants en Espagne. Cela reste du ressort du personnel et n’est que rarement institutionnalisé.

    II-Scénarios :

    *Les régions espagnoles revêtent une importance toute particulière dans l’échafaudage institutionnel de l’Etat. Dans chaque région existe une vie politique et médiatique très active d’où l’intérêt de contourner dans un premier temps Madrid et de passer par les capitales régionales.

    *Les autonomies « historiques » qui sont la Catalogne, la Galice et le Pays basque ont une vie politique et médiatique assez particulière. Elles sont plus sensibles aux thématiques comme la régionalisation, la coexistence des langues officielles, le droit des minorités, les libertés syndicales et l’autonomie de la société civile.

    * D’autres autonomies comme la Communauté Valencienne, Aragon et Castilla-La-manche sont également très importantes et peuvent être faciles à appréhender. L’influence des élites madrilènes, même si elle y est encore forte, peut être circonscrite au niveau des médias.

    *L’Espagne à des attaches historiques et sentimentales très fortes avec l’Amérique Latine. Plusieurs journaux et sites web d’Amérique Latine sont suivis de près par les Espagnoles.

    III-Stratégie : 

    *Contourner les télévisions centrales de Madrid en plaçant des sujets pro Maroc dans les télévisons régionales très regardées en Espagne (Exemple avec la télévision Basque). Ces télévisions ne disposent pas de beaucoup de moyen pour couvrir l’actualité internationale. Créer une agence « Low Coast » afin de proposer et de vendre des sujets « Maroc ». Cela peut être valable pour certains pays d’Amérique Latine (Colombie, Chili, Equateur, Argentine).

    *Desserrer l’étau du quatuor (El Pais, El Mundo, ABC et Public) passe nécessairement par une action vers la presse régionale qui ne couvre le Maroc qu’à travers l’agence EFE –Exception la Catalogne).

    *Dans cette stratégie, la presse écrite d’Amérique Latine forte d’une tradition très ancienne peut être utile. Elle serait intéressante dans la mesure où si on y incruste des articles « Maroc », les moteurs de recherche en espagnol vont les reprendre.

    *On pourrait également contourner l’école des maghrebologues-Bernabé Garcia- (terme usité en Espagne pour désigner les spécialistes du Maghreb) à travers des relations avec des instituts de recherche en Espagne et en Amérique Latine (IGADI, IEMED, CEDOP, Alternativas, Colegio de La Frontera Norte, etc.).

    IV-Actions urgentes :

    *La constitution d’une Ligue des journalistes américo-hispano-arabe (Libertad de Exprecion Internacional) qui aura pour présidente d’honneur Rosalía Arteaga. Cette journaliste anti-Chavez a été présidente 4 jours de l’Equateur et dispose d’un vaste réseau de relations dans toute l’Amérique Latine. Libertad de Exprecion Internacional sera présidé par le Colombien Alberto Abello (monarchiste convaincu) et qui aura comme vice président et secrétaire général des Marocains. Cette association permettra d’avoir des relations suivies avec les journalistes d’Amérique Latine. Elle tentera de l’inscrire auprès de l’ONU et publiera un rapport annuel sur la liberté d’expression dans les pays arabes, en Amérique latine et en Espagne. La date idéale serait vers la fin août ou début septembre.

    *Organisation de débat-rencontre sur le Maroc à travers Correodiplomatico.com aussi bien à Madrid et à Barcelone, mais aussi à Bogota, Buenos-Aires et Mexico.

    CV :
    -Alberto Abello est Editeur général d’El Nuevo Siglo, journal d’analyse politique de la Colombie. Il collabore avec d’autres médias et il a une émission dans une radio de Bogotá. Il a également écrit quelques livres sur l’histoire de la Colombie, l’Amérique Latine, les relations avec l’Espagne.

    Une vidéo de lui pendant le World Economic Forum
    http://sciencestage.com/v/38221/alberto-abello-davos-debates-in-latin-america-2010-(spanish).html

    Rosalía Arteaga écrit régulièrement pour des journaux comme El Mercurio, El Tiempo, El Austral de Cuenca, El Universo, El Expreso de Guayaquil, La Hora de Quito, Ecuadornews (New York)… elle est aussi directrice de deux revues Edu@news et Verd. C’est la seule femme de l’Amérique Latine qui a été membre du Conseil Editorial de l’Encyclopédie Britannique.

    Tags : Maroc, Espagne, médias, presse espagnole,

  • Madrid et Alger n’ont pas de problème dans la fixation de leurs frontières maritimes, selon la ministre espagnole des Affaires étrangères

    ALGER, 4 mars (Xinhua) — La ministre espagnole des Affaires, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha Gonzalez Laya, actuellement en visite à Alger, a nié l’existence d’un quelconque différend entre l’Algérie est son pays à propos de la fixation des frontières maritimes.

    “Je voudrais être claire au sujet des frontières maritimes sur lesquelles l’Algérie et l’Espagne sont à 100% d’accord. Nous n’avons pas de problème dans la fixation de nos frontières maritimes”, a déclaré la cheffe de la diplomatie espagnole, au cours d’une conférence de presse animée conjointement avec son homologue algérien Sabri Boukadoum.

    Toujours concernant les frontières maritimes, Mme. Gonzalez Laya a ajouté qu’Alger et Madrid avaient “le droit de fixer leurs frontières maritimes, conformément aux règles des Nations Unies”.

    En cas de “chevauchement de la zone maritime algérienne et espagnole”, précise la ministre, les deux pays “se sont mis d’accord pour une négociation” et “pour qu’il n’y ait pas de place à l’unilatéralisme”.

    Pour sa part, M. Boukadoum a rappelé la décision de son pays en 2018 sur la fixation des frontières, prévoyant “la négociation pour tout problème de chevauchement de la zone maritime avec un pays voisin”.

    Affirmant que “l’Algérie est un Etat pacifique qui ne nourrit aucune intention, ni n’a de politique hostile à l’égard d’un quelconque pays, particulièrement les pays voisins”, le ministre algérien a indiqué que son pays “ne veut aucune région, ni Caprera, ni Ibiza”. “Elle veut uniquement le dialogue et le partenariat avec l’Espagne”, a-t-il souligné.

    Tags : Algérie, Espagne, frontières maritimes,

  • La marche verte…c’était une idée de Henry Kissinger

    La “Marche Verte” que les Marocains ont organisée en 1975 pour envahir les positions espagnoles du Sahara Occidental est considérée dans la propagande alaouite comme une géniale initiative du roi Hassan II, mais cela est faux et cache que c’était une idée de Henry Kissinger, ministre américain des Affaires Etrangères.

    L’année 1975 avait avait commencé très mal pour les intérêts nord-américains dans quelques parties du monde et tous les fonctionnaires des États-Unis travaillaient à forfait pour consolider le capitalisme et pour arrêter l’imparable expansion socialiste. Les communistes du Vietnam ont pris Saigon le 30 avril, le Maroc subissait une crise interne qui faisait peur au monarque alaouite même, la révolution portugaise tournait à gauche, le Frelimo a mis un gouvernement au Mozambique et les militaires espagnols de l’UMD faisaient voir à Washington que le Maroc et la Péninsule Ibérique avaient besoin de mesures urgentes.

    Tous les agents de la CIA que les États-Unis ont retiré du Vietnam se sont mis à renforcer le capitalisme dans d’autres nations et l’Espagne, le Maroc et la droite portugaise ont reçu beaucoup de conseillers et grandes quantités d’argent, d’armes, de munitions, d’outils, d’équipements électroniques, de matériel industriel, de machines lourdes et véhicules de diverse capacité.

    Ces experts de la CIA ont vu entre les autorités espagnoles et marocaines des désirs ardentes de richesse et deux grandes faiblesses idéologiques et avec celles-ci et sur celles-ci ils ont imaginé un plan pour que le Sahara Occidental passe au contrôle des Marocains en trompant le référendum d’autodétermination que l’ONU exigeait.

    Les États-Unis savaient que l’Union soviétique négligerait d’une manière temporelle quelques zones pour se renforcer en Indochine et après que le président nord-américain, Gerald Ford, visita Madrid le 31 mai, il n’y avait contre lui que le Caudillo de l’Espagne. Franco a dit à Gerald Ford que l’Espagne n’offrait ses positions du Sahara à personne, et beaucoup moins au roi du Maroc, qui commettait de temps en temps des actes criminels contre les soldats espagnols.

    Kissinger est arrivé alors à la conclusion que Franco gênait les plans des États-Unis et en sachant que les yankees font tout pour obtenir ce qu’ils veulent, ce n’est pas étonnant qu’ils aient quelque chose à voir avec l’aggravation de la santé que le chef a expérimenté les 50 derniers jours de sa vie.

    Les Nord-Américains ont dessiné cette marche de Marocains entre Juin et Juillet 1975, puisque dans ses papiers secrets il apparaît avec le nom de marche blanche, parce qu’ils se sont inspirés de la marche du sel que Ghandi a initié le 12 mars 1930 contre les britanniques qui dominaient l’Inde, et dans son organisation ont participé tous les agents que la CIA avait à l’époque à Madrid, à Rabat, à Paris, à Lisbonne, en Mauritanie et en Arabie Saoudite.

    L’argent pour payer les frais de la marche a été fourni par l’Arabie Saoudite, Henry Kissinger lui a donné son accord quand il visitait Jérusalem le 21 août et Hassan II et son gouvernement n’ont apporté que la foule, l’intendance de la marche et la propagande officielle. Un agent spécial de Washington, avec le grade de Général, a dit au roi du Maroc qu’il doit annoncer publiquement la nécessité de cette marche sur le Sahara et le monarque l’a convoquée le 16 octobre, dès qu’il a connu la décision qu’avait donné le Tribunal International de Justice sur le sujet sahraoui.

    Franco est est tombé gravement malade le 18 octobre, le ministre José Solís Ruiz a visité le roi Hassan II le 20 octobre, Arias Navarro a un entretien avec le ministre marocain des affaires étrangères le 24 octobre et Juan Carlos a assumé la rôle du chef de l’État le 30 de ce mois.

    Avec Franco en agonie dans son lit et déjà sûrs qu’Arias Navarro et Juan Carlos obéissaient aux Nord-Américains, ces agents de la CIA ont dit au roi du Maroc que la marche devait être faite avant que le chef de l’Espagne puisse aller mieux, et que tout irait pour le mieux si chacun faisait ce qui était convenu.

    La foule est partie le 6 novembre et ce qui était convenu était clair et simple : La Marche Verte serait lue et vue dans toute la presse du monde, pour donner l’impression que c’était un petit conflit entre musulmans, l’Espagne ne fera rien contre les marcheurs, pour que, quelques jours après, elle cède toute l’administration du Sahara Occidental, et la France et les États-Unis garantiraient le succès devant les organismes de l’ONU.

    Cette marche on l’a nommée verte parce que c’est la couleur du paradis islamique et ces hommes et femmes étaient si manipulés par la monarchie alaouite que les prisonniers obtenaient la liberté seulement s’ils se joignaient à elle et à toutes les familles qui voudraient résider dans la nouvelle terre conquise.Ils ont promis une demeure et des moyens pour vivre mieux que dans leur lieux de provenance.

    Cette Marche Verte a été une manœuvre pour tromper la loi internationale de décolonisation et étant donné que nous savons déjà que les frais de l’opération MINURSO surpassent les 12.000 millions de dollars, l’ONU devrait punir l’Espagne, les États-Unis et le Maroc pour tromper le monde, pour voler les richesses naturelles du Sahara Occidental et pour torturer et réprimer les sahraouis.

    LA REPUBBLICA, 16 décembre 2009

    Source

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Espagne, Marche Verte, Henry Kissinger, Juan Carlos I,

  • Sahara Occidental : L’Espagne et la France fustigées

    Cela fait 44 ans, aujourd’hui, que la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) a été proclamée. Mais après tant d’années, le constat est là : à l’exception d’avoir arraché quelques acquis certes précieux et néanmoins symboliques, l’évolution du dossier stagne et se caractérise, ces derniers mois, notamment, par un nouveau blocage. Pour les représentants du Front Polisario, le Maroc et ses « alliés » œuvrent sans cesse à entraver le peuple sahraoui dans sa marche pour son indépendance.

    Massiva Zehraoui – Alger (Le Soir) – Irrité, l’ambassadeur du Front Polisario à Alger a, dans ce contexte, pointé du doigt la complicité «affichée» de certains pays européens qui seraient à l’origine de ce statu quo.

    Lors d’une conférence de presse qu’il a animée, hier mercredi, au forum du quotidien El Wassat, Abdelkader Taleb Omar a ouvertement fustigé l’Espagne et la France. Ses critiques se sont particulièrement dirigées à l’endroit du gouvernement espagnol dont il considère que «la position d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui». Il a souligné que les positions de Madrid ont de tout temps viré du chaud au froid lorsqu’il s’agit de la reconnaissance de la Rasd. Il fera toutefois remarquer que ces derniers mois, la politique espagnole, à cet égard, a totalement rompu avec les positions des gouvernements successifs en manifestant un «soutien pratiquement inconditionnel au colonisateur marocain», déplore l’ambassadeur.

    Abdelkader Taleb Omar dénonce le parti-pris du gouvernement de Pedro Sanchez, qui se fait aujourd’hui «le défenseur des intérêts du Maroc au détriment de tout un peuple». A chaque fois que l’Espagne se prononce en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui, elle est «aussitôt rappelée à l’ordre et se rétracte à la vitesse de la lumière», a-t-il constaté.
    Abdelkader Taleb Omar a, d’ailleurs, rappelé le récent «incident» suite auquel le gouvernement espagnol a dû réitérer sa position sur le Sahara Occidental afin d’apaiser ses relations avec Mohammed VI.

    Rappelons qu’un membre du gouvernement issu du parti de gauche Podemos avait reçu dernièrement une représentante du Front Polisario en qualité de «ministre», signifiant, de ce fait, sa reconnaissance de la Rasd en tant qu’État. La réaction au sein du gouvernement n’a pas tardé à se manifester, réaffirmant la «non-reconnaissance de l’Espagne officielle de la République sahraouie».

    Selon Abdelkader Taleb Omar, c’est de façon décomplexée que l’Espagne cautionne « la propagande du roi ». Il attirera encore l’attention sur l’absence totale du mot « autodétermination » du peuple du Sahara Occidental dans le paysage médiatique espagnol. « Nous avions pour habitude d’envoyer régulièrement des représentants du Front Polisario s’entretenir avec des dirigeants espagnols », a-t-il relevé, chose qui n’arrive plus aujourd’hui. L’ambassadeur de la Rasd a par ailleurs chargé la France qui, d’après lui, «ne fait que calquer la politique de l’Espagne vis-à-vis du dossier sahraoui».

    Il estimera encore que la France a accepté de jouer le mauvais rôle dans les négociations pouvant mener vers un règlement de la crise, de manière pacifique.

    M. Z.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, RASD, France, Espagne, ONU, autodétermination, référendum,

  • Espagne: Campagne contre les camions de transport marocains

    Selon le port de Motril (Grenade), les exportations marocaines de légumes vers l’Europe ont augmenté de 12%.

    Cette croissance est en grande partie due à la fraude à laquelle certaines entreprises andalouses ont recours pour doper leurs tirelires.

    Les pratiques frauduleuses comprennent, à titre d’exemple, l’importation de fruits et légumes du Maroc pour une vente ultérieure en Espagne et dans d’autres pays européens grâce au ré-étiquetage des produits marocains. Même de l’huile marocaine a été vendue avec des étiquettes de sociétés espagnoles.

    Non sans raison, la société civile espagnole a lancé une campagne contre les camions marocains sur le sol espagnol. Le dernier a été saccagé à La Carolina, province de Jaén. 

    La société civile espagnole pourrait mettre en cause le “statut avancé” octroyé au Maroc par l’UE et pour lequel se sont battu les gouvernements espagnol et français. 

    Tags : Maroc, Espagne, produits agricoles, fruits, légumes, importations, fraude, étiquettage, 

  • L’Algérie annule pour la deuxième fois la visite de la ministre espagnol des Affaires étrangères au dernier moment

    L’Algérie semble se réveiller d’un long sommeil dans lequel la France, le Maroc et l’Espagne ont fait preuve d’une insolence sans mesure.

    Plus de 45 ans après, cette meute de charognards n’a pas perdu l’espoir de s’accaparer des ressources naturelles du Sahara Occidental. Au contraire, ils sont devenu de plus en plus agressifs grâce à la complicité de l’institution onusienne, devenu une boîte qui veille sur leurs intérêts dans l’ancienne colonie espagnole.

    Cependant, il semble que cette époque de mépris et humiliation est révolue. Le président Abdelmajid Tebboune n’est pas prêt à se laisser faire par des pays qui se trouvent derrière l’instabilité, la pauvreté et le terrorisme vécus par les peuples de la région.

    Alger vient d’annuler, pour la deuxième fois, la visite de la ministre espagnole des affaires étrangères d’un pays devenu une marionnette de l’État narco-terroriste du Maroc. Après avoir semé la zizanie, les espagnols osent déclarer qu’ils veulent parlent sécurité avec l’Algérie.

    Selon les fabulations du journal El País, la ministre se rendra en Mauritanie mardi pour participer pour la première fois à une réunion des cinq pays qui composent le G-5. « González Laya a souhaité ouvrir son agenda aux deux quartiers qui posent le plus de défis à l’Espagne, le Maghreb et le Sahel. Dans cette nouvelle étape, la diplomatie espagnole vise à «étendre et diversifier» les liens avec ces régions stratégiques ».

    En fin, à Alger le sentiment d’amertume est fort suite aux nombreuses trahisons de ces pays sans scrupules et qui ont poussé l’UE à octroyer un « statu avancé » à un pays dont les accointances avec le terrorisme et le trafic de drogue sont plus que prouvées.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Algérie, Espagne, ONU, MINURSO,

  • « Nos relations avec l’Espagne sont meilleures que celles avec la Mauritanie et l’Algérie » (MAE du Maroc)

    MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DU MAROC: «MALHEUREUSEMENT, NOS RELATIONS AVEC L’ESPAGNE SONT MEILLEURES QUE CELLES AVEC LA MAURITANIE ET L’ALGÉRIE.»

    Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, a affirmé qu’il n’y a pas de problème pour le Maroc avec son voisin européen, l’Espagne, ajoutant que les relations de voisinage avec l’Espagne sont meilleures que celles avec les deux voisins maghrébins (Mauritanie et Algérie).

    Bourita, qui s’exprimait mardi à Rabat, a déclaré, lors d’une séance consacrée à la ratification,au niveau de la deuxiéme chambre, des lois définissant les frontières maritimes du Royaume,que le Maroc et l’Espagne jouissent actuellement des meilleures relations de voisinage, «notamment en matière de sécurité , de lutte contre le terrorisme et l’immigration» et a ajouté: Malheureusement, ces relations sont meilleures que celles avec les voisins algériens et mauritaniens. »

    Le discours du ministre Bourita intervient en réponse à de récentes informations qui parlent d’un différend entre le Maroc et l’Espagne ,après la protestation de cette ,contre deux projets de loi par lesquels le Maroc étend sa pleine souveraineté sur les frontières maritimes.

    Source : https://www.anbaa.info/?p=54881

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    Tags : Maroc, Mauritanie, Algérie, Espagne, Libye,

  • Espace maritime du Sahara occidental : le Parlement européen se penche sur les lois expansionnistes du Maroc

    Le Parlement européen a décidé, aujourd’hui 12 février, de se saisir de la question des deux lois expansionnistes adoptées par la Chambre des Conseillers marocains, le 4 février 2020, qui prétendent inclure les eaux du Sahara occidental dans l’espace maritime du royaume. Face à une telle violation de la légalité internationale, l’hémicycle européen a invité la Commission européenne à réagir rapidement.

    Les députés européens, réunis en session plénière du Parlement européen du 10 au 13 février 2020 à Strasbourg, ont décidé de se pencher sur les démarches expansionnistes du Maroc, suite à l’adoption par la Chambre des Conseillers du Maroc (chambre haute), le 4 février 2020, de deux textes législatifs, proposés par le Gouvernement marocain en juillet 2017, portant respectivement sur la fixation des limites des eaux territoriales (loi 37-17) et l’institution d’une Zone Economique Exclusive (loi 38-17), incluant illégalement le Sahara occidental.

    Fait inédit pour être relevé, six eurodéputés du groupe « Renew Europe », constitué à l’initiative du Président français Emmanuel Macron suite aux élections européennes de mai 2019, ont décidé d’interpeller la Commission européenne, par une question écrite publiée le 12 février 2020, en vue de savoir quelles mesures le Haut Représentant de l’Union européenne et le Service européen pour l’action extérieure envisagent de prendre « face à la décision unilatérale marocaine d’étendre sa Zone Economique Exclusive ».

    Les auteurs de cette question relèvent que « le fait que le Maroc revendique sa souveraineté sur les eaux au large du Sahara occidental, qu’il occupe illégalement, constitue une violation encore plus flagrante du droit international ». Les six députés européens soulignent, également, que « conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, dans le cas où la délimitation d’une ZEE est en conflit avec les eaux d’un autre État, la délimitation devrait être effectuée d’un commun accord entre les deux parties, ce qui n’est pas le cas en l’espèce, étant donné le caractère unilatéral de la décision marocaine ».

    Sur le même sujet, le plus grand groupe politique du Parlement européen (Parti Populaire Européen/PPE) a exprimé ses vives préoccupations par la voix de son député espagnol Gabriel Mato. Cet élu canarien a pris la parole, en séance plénière du Parlement européen le 11 février 2020, pour demander à la Commission européenne d’agir « plus activement en vue de freiner toute intention unilatérale du Maroc d’étendre ses eaux territoriales ». M. Mato a insisté sur le fait que « l’Union européenne ne peut pas admettre » ces manœuvres, qui sont « une violation du droit international et de plusieurs résolutions de l’ONU ».

    Cette interpellation intervient quelques jours seulement après que la vice-Présidente du Parlement européen, la finlandaise Heidi Hautala, avait exprimé son étonnement suite au retrait « inédit » par l’exécutif européen d’une réponse écrite du Commissaire à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, confirmant l’obligation d’étiquetage des produits originaires du Sahara occidental. L’eurodéputé espagnol, Miguel Urbán Crespo, a d’ailleurs saisi de nouveau la Commission européenne, le 11 février 2020, sur ce sujet, en faisant notamment le parallèle avec la pratique observée par l’Union européenne à l’égard de ses importations en provenance de Chypre du Nord et des colonies israéliennes.

    Enfin, ce regain d’intérêt du Parlement européen pour la cause sahraouie intervient concomitamment à une interpellation écrite de la Commission, à l’initiative de l’eurodéputé allemand Guido Reil, sur sa réaction à un rapport spécial de la Cour des Comptes européenne, intitulé « Soutien de l’UE en faveur du Maroc : peu de résultats à ce jour ». Le député allemand s’est notamment interrogé sur les raisons justifiant l’absence de « contrôles ou de reddition de comptes efficaces » du soutien financier de l’UE au Maroc ainsi que de conditionnalités en rapport avec le respect des droits de l’Homme.

    Comité belge de soutien au peuple sahraoui, 13 fév 2020

    tags : Sahara Occidental, Maroc, Espagne,  frontières maritimes, ZEE, Canaries,

  • Les prospections espagnoles aux Iles Canaries vues par les documents confidentiels de la diplomatie marocaine

    Ambassade du Royaume du Maroc

                       Madrid

    NOTE SUR LES PROSPECTIONS PETROLIERES AUX ILES CANARIES

    Le dossier des prospections pétrolières dans les Iles Canaries, en veille depuis 2001, année où l’Espagne avait projeté d’entamer des recherches de pétrole dans les Iles Canaries et dont l’autorisation à Repsol n’a pas pu voir le jour, puisque le projet fut rejeté par la Cour Suprême pour des raisons environnementales, refait surface avec le nouveau gouvernement du Parti Populaire.

    En effet, depuis janvier 2012, le Ministre de l’Industrie, de l’Energie et du Tourisme espagnol, M. José Manuel Soria n’a cessé de réitérer, sans répit, son approbation de relancer ces prospections, vu leur importance dans la promotion de l’économie de l’Espagne, selon lui, surtout en ce moment de crise économique, dont pâtit le pays.

    Pour Soria, les puits de pétrole que Repsol pourrait perforer dans les côtes de Lanzarote et de Fuerteventura couvriront au moins 10% de la consommation de l’Espagne en brut, ce qui, selon lui, réduirait la dépendance de l’Espagne à l’importation de ce produit (près de 99%).

    L’acharnement du Ministre de l’Industrie espagnol pour la concrétisation de ce projet fut couronné par l’adoption par le Conseil des Ministres, le 16 mars 2012, du Décret Royal autorisant la société Repsol d’entamer des prospections pétrolières à 61 kms des côtes de Lanzarote et de Fuerteventura.

    Le Décret définit que cette nouvelle autorisation serait étendue sur une période de 6 ans, la première phase serait consacrée à des études de nature géochimique, dont le but serait d’évaluer le potentiel du fond marin, suivie d’une autre phase d’examens géologique et géophysique. Ces phases seraient, à leur tour, suivies d’une phase de prospection proprement dite, c’est-à-dire qu’à partir de la troisième année, chaque prospection que Repsol souhaiterait réaliser et qui nécessiterait une autorisation, devrait être accompagnée par des études complémentaires relatives à l’impact environnemental de ces prospections sur les Iles, d’un plan de gestion environnementale, avec des mesures préventives et rectificatives, ainsi que d’un plan des contingences environnementales.

    L’adoption de ce nouveau Décret a, néanmoins, suscité une polémique dans les milieux canariens, notamment les Cabildos de Fuerteventura et de Lanzarote, qui ont, à maintes reprises, démontré leur refus de procéder à cette activité, estimant que les dispositions de ce nouveau Décret ne respectent pas les Directives 9011/92 relative à l’évaluation des répercussions de certains projets publics et privés sur l’Environnement et 92/43 relative à la conservation des habitats naturels et de la faune et la flore sauvages, établies dans les Normes de l’Union Européenne à ce sujet.

    Ces protestations n’eurent aucun effet sur la décision de prospections puisque le Conseil des Ministres a envoyé à Repsol, le 1 er avril 2012, l’autorisation définitive pour entamer leurs activités de recherche de pétrole à 61 kms des côtes de Lanzarote et de Fuerteventura.

    Repsol est, à partir de cette date, engagée à réaliser des études environnementales, avant d’entamer ses recherches. Durant ce processus, toute organisation, association ou parti politique pourraient présenter des allégations qu’ils estimeraient nécessaires à l’arrêt de ces opérations. Repsol a, dans ce sens, prévu d’appliquer les standards environnementaux les plus strictes.

    Cette phase d’examen environnemental sera suivie de la réalisation de sondages d’exploration dans les neufs blocs prévus dans le nouveau Décret Royal. Concrètement, un premier sondage sera réalisé pour définir la structure du réservoir. Cette opération durerait entre deux et trois mois. Cette phase est décisive puisqu’elle déterminera la présence ou non d’hydrocarbures ainsi que sa rentabilité, en fonction de laquelle le projet pourrait avancer ou être interrompu. La probabilité de réussite est estimée entre 10% et 25%.

    Au cas où ces recherches s’avèrent positives, – processus qui s’étendra sur 8 ou 10 ans (2022-2024), Repsol procéderait à l’extraction des premiers barils de pétroles. Selon les estimations de cette société, environ 38 millions de barils pourraient être produits dans les eaux canariennes, c’est-à-dire l’équivalent de près de 10% de la consommation actuelle globale du brut en Espagne.

    Comme il a été mentionné antérieurement, durant la période d’études environnementales que Repsol devrait faire avant de commencer ses investigations, les prospections pourraient être inhibées ou annulées par toute institution ou parti politique s’y opposant, et ce à travers un recours à la justice, En effet, la législation espagnole prévoit, à cet effet, deux voies pour procéder à ce recours :

    1- Contester le Décret Royal directement devant la chambre du contentieux administratif du Tribunal Suprême, conformément à l’Article 25 de la Loi 29/1998 du 13 juillet, régulant la Juridiction Contentieux-administrative, s’agissant d’un Accord du Conseil des Ministres.

    Le délai de ce recours est de 2 mois à partir de la date de publication du Décret au Bulletin Officiel de l’Etat (BOE).

    2- Contester le Décret Royal devant le Tribunal Constitutionnel. Dans ce cas, le recours est interjeté dans un délai de trois mois à partir de la date de publication au BOE.

    Les arguments que pourraient présenter, entre autres, les requérants s’articuleraient comme suit :

    -Nullité du Décret Royal réfuté, dans la mesure où il revalide des permis caducs puisque les délais maximums établis pour la réalisation des activités autorisées, depuis 2001, sont déjà dépassés. Pour cela, ledit Décret semble ignorer la Loi des Hydrocarbures et de la réglementation relative à la validité et à l’expiration des permis de recherches.

    – Nullité du Décret Royal puisqu’il ne revêt pas un caractère urgent ni d’exception ;

    – Nullité du Décret Royal dans la mesure où il traite des questions qui n’ont pas été abordées à travers la négociation collective.

    Concernant la négociation de ces explorations pétrolières avec le Maroc, l’Espagne n’a, jusqu’à présent, fait part d’aucune intention de rouvrir ce dossier avec notre pays. Bien qu’au niveau même du gouvernement canarien, des insinuations dans ce sens ont été faites, en l’occurrence par le Président du « Cabildo de Lanzarote », M. Pedro San Ginés qui avait affirmé, en janvier 2012, que si l’Etat espagnol décide de réaliser ces prospections, il faudrait arriver à un accord avec le Maroc pour que ces opérations soient effectuées loin des côtes de Lanzarote et de Fuerteventura, le gouvernement central estime que ces activités n’ont rien à voir avec le Maroc. Le Ministre de l’Industrie, José Manuel Soria a clairement affirmé, plus d’une fois, que l’Espagne ne peut pas se permettre le luxe de ne pas autoriser ces prospections à 61 km des côtes canariennes, dans lesquelles, d’ailleurs, se trouve la même roche mère où le Maroc, du côté de sa médiane maritime virtuelle, est en train d’autoriser des explorations. De ce fait et puisque l’Espagne n’a jamais réagi ni s’est opposé à ces recherches, le Maroc devrait, selon lui, faire de même dans le cas où c’est l’Espagne qui procède à ces prospections.

    Les propos de Soria sont d’autant plus confortés par la déclaration récente de la vice-présidente du Gouvernement espagnol, Soraya Sáenz de Santamaria, corroborant la position du gouvernement central de ne pas négocier cette question avec le Maroc ni d’envisager le moindre consensus à ce propos. Soraya Sáenz a précisé, à cet égard, que le Gouvernement espagnol « est en train de faire usage de ces facultés et compétences » en approuvant ces autorisations.

    Ces éléments renvoient vers le sujet de la délimitation des espaces maritimes entre le Maroc et l’Espagne, dans la mesure où ces prospections seront menées dans des eaux où il n’existe pas une ligne divisant les zones d’exploitation économique exclusive, reconnue officiellement par l’un et l’autre pays.

    Dans ces conditions, le scénario produit en 2001, période où le gouvernent marocain avait fortement protesté la décision du gouvernement de José María Aznar d’autoriser des permis 1 à 9 à Repsol pour effectuer des prospections pétrolifères dans une zone qui sépare les îles canariennes orientales des côtes marocaines à une distance de 9.8 Km de Fuerteventura et de 19.6 Km de Lanzarote, risque de se reproduire. En effet, la concession de ces nouveaux permis suppose, implicitement, une délimitation unilatérale par l’Espagne de sa zone maritime tout au long des côtes canariennes.

    Or, la posture marocaine officielle est celle de procéder à la délimitation des espaces maritimes avec l’Espagne, par voie d’accord, et ce conformément au droit international coutumier, qui établit que la délimitation du plateau continental est effectuée par voie d’accord, dans le but de parvenir à une solution équitable. Au cas où les Etats concernés ne parviennent pas à conclure un accord définitif, ils procéderont à des arrangements provisoires de caractère pratique, qui sont sans préjudice de la délimitation finale. Ainsi, sur le plan procédural, l’accord des deux pays est donc incontournable pour délimiter, à titre définitif ou provisoire, le plateau continental.

    Le Maroc est en mesure de contester l’adoption du nouveau Décret, puisqu’il porte atteinte à des droits inhérents à la souveraineté marocaine. En effet, selon le Droit International coutumier, le Maroc exerce des droits souverains sur son plateau continental – qui s’étend bien au-delà de la ligne médiane – en tant que prolongement de son territoire sous la mer, aux fins de l’exploration et de l’exploitation de ses ressources naturelles. Ces droits sont exclusifs, en ce sens que si le Maroc n’explore pas son plateau continental ou n’en exploite pas les ressources naturelles, nul ne peut entreprendre de telles activités sans son consentement express.

    L’Accord entre les parties est le premier et principal élément de cette règle, qui exige la négociation de bonne foi comme obligation générale de conduite. Cette thèse est celle adoptée par le Maroc à ce sujet.

    Le deuxième scenario serait, dans ce sens, que les parties décident de négocier de bonne foi. Cette obligation de négocier de bonne foi empêche les Etats de réaliser certains actes susceptibles d’entraver la réalisation d’un accord de délimitation ; actes liés aussi bien à la négociation qu’à l’utilisation de la zone.

    Aussi bien pour l’Espagne que pour le Maroc, cette obligation s’impose par voie conventionnelle puisque le paragraphe 3 des Articles 74 et 83 de la Convention de 1982 établit que, tant qu’il n’y a pas d’accord de délimitation, « les Etats concernés, dans un esprit d’entente et de coopération, feront tout leur possible pour concerter des arrangements provisoires de caractère pratique et ne feront, durant cette période de transition, rien qui puisse entraver la conclusion d’un accord définitif ».

    En effet, et par initiative du Maroc, un groupe mixte de travail a été créé en novembre 2002, afin de délimiter les espaces maritimes qui séparent les Iles Canaries des côtes marocaines. Les travaux de ce groupe n’ont abouti à aucun résultat dans la mesure où la partie espagnole n ́a, jusqu ́à présent, donné aucune suite à la proposition marocaine de négocier des zones de coopération communes dans les eaux en litige. D’ailleurs et au cas où ce groupe se réactiverait, le Maroc reformulerait la même proposition, comme solution provisoire et non définitive de la délimitation des eaux territoriales de chacun des deux pays.

    loin d’être adoptée par le Maroc, qui prône invariablement la négociation bilatérale, ni par l ́Espagne. Rappelons, dans ce même contexte, la déclaration du représentant du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération espagnol, en 2001, en réponse à une question devant le Sénat, sur l’opportunité de présenter un recours d’arbitrage devant l’ONU en relation avec la délimitation des eaux territoriales avec le Maroc, en affirmant que : « …le scénario n’a pas changé, du point de vue politique et juridique. Pour cela, le Gouvernement n’envisage pas, actuellement, la possibilité de soumettre la question de l’arbitrage pour la délimitation des eaux territoriales aux Nations Unies ».

    Le recours à l’arbitrage, dans cette question, pourrait n ́aboutir à aucun résultat concret, en l’occurrence pour la partie espagnole, puisque la règle de la délimitation de la zone économique exclusive énoncée dans l’Article 74 de la Convention de 1982 et la règle jumelle de la délimitation du plateau continental énoncée dans l’Article 83 de la Convention déclarent que la délimitation, entre Etats avec des côtes adjacentes ou se faisant face, « (…) sera effectuée par un accord entre eux sur la base du droit international, auquel se réfère l’Article 38 du Statut de la Cour Internationale de Justice, afin d’arriver à une solution équitable ».

    Source : NOTE SUR LES RELATIONS BILATERALES ROYAUME DU MAROC-ILES CANARIES, avril 2012

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    Ambassade du Royaume du Maroc

                        Madrid

    A Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération

    Madrid, 24 julio 2014

    Objet : Prospections pétrolières dans les Iles Canaries / premiers sondages de Repsol

    Réf : M/I.Nº 1912 du 25 juin 2014

    Faisant suite à ma lettre citée en référence, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que la compagnie pétrolière Repsol compte entamer ses premiers sondages de puits pétroliers à 60 km à l’Est des Iles de Fuerteventura et Lanzarote, durant le premier trimestre de l’année en cours, et ce dans l’attente de recevoir l’autorisation définitive du Ministère de l’Industrie pour réaliser ces prospections.

    Il s’agit de réaliser, en premier plan, des exploitations au niveau de deux des neuf blocs « Canarias 1 `9 », situés dans la Roche mère du côté de sa ligne médiane équidistante aux côtes de Tarfaya et de Tan-Tan, et plus précisément dans le site dénommé « Sandía ».

    Ainsi, et au cas où ces prospections s’avèrent positives, Repsol compte extraire entre 100.000 et 120.000 barils de pétrole par jours, dans une période s’étalant de 20 à 25 ans. Néanmoins, ces spéculations dépendent de la qualité du pétrole repéré. En effet, selon les études de cette compagnie pétrolière, il existe, au niveau de la même roche-réservoir où l’Espagne et le Maroc réalisent parallèlement leurs sondages de puits pétroliers respectifs, chacun du côté de sa ligne médiane virtuelle, des zones « chaudes » et des zones « froides ».

    Autrement dit, les zones « chaudes » sont celles qui contiendraient des quantités importantes de pétrole apte à la commercialisation, tandis que les zones « froides » contiendraient du pétrole lourd et inutilisable. Dans ce sens, Repsol a prévu de réaliser ses sondages loin des zones supposées « froides », et plus précisément à 20 km de la zone dénommé Juby Maritime I, où le Maroc a justement du pétrole lourd et inexploitable lors des sondages réalisés durant le 1er trimestre 2014, selon la multinationale. Par conséquent, Repsol compte réexaminer la zone en quête de détecter les points où se trouvent les puits de pétrole commercialisable et a écarté le fait de procéder à un troisième sondage -en cas de résultats négatifs pour les deux premiers- en se basant sur les résultats a déjà entamées dans les eaux proches de la zone d’exploration ciblée par Repsol, et qui représentent, selon cette dernière, les mêmes caractéristiques biotiques.

    En cas de résultat positif -après une replanification de la carte géobiotique des zones de prospections susmentionnées- Repsol prévoit la production, a posteriori, de 5000 barils de pétrole par jours, ce qui, selon son président Antonio Brufau, favoriserait la richesse, l’indépendance au marché pétrolier international, la création de l’emploi et la promotion du tourisme dans la zone.

    L’ambassadeur Mohamed-Fadel Ben Yaich

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    Ambassade du Royaume du Maroc

                         Madrid

    Madrid, le 18 août 2014

    Objet : Prospections pétrolières dans les Iles Canaries / autorisations défintive à Repsol

    Réf. : M/L Nº2456 du 24 juillet 2014

    Faisant suite à ma lettre citée en référence, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que le Ministère de l’Industrie et de l’Energie espagnol a accordé, le 11 août, son autorisation définitive à la société Repsol pour entamer ses prospections pétrolières – a priori deux sondages et un exceptionnel en cas de difficultés lors des deux premiers, dénommés respectivement « Sandía-1X », « Chirimoya-1X » et « Zanahoria-1 » – dans les sites offshore situés à 60 km à l’Est de Lanzarote et Fuerteventura.

    En vertu de cette autorisation, a société pétrolière pourra réaliser ses premiers forages, entre le mois d’octobre et le mois de novembre de l’année en cours, au niveau des neuf blocs « Canarias 1 à 9 », situés dans la Roche-mère du côté de la ligne médiane équidistante aux côtés de Tarfaya et de Tan Tan.

    La Résolution autorisant ces prospections, dont ci-joint copie, informe également que le programme des sondages á réaliser sera mis en œuvre par le prestigieux bateau de forage pétrolier « Rown Renaissance », unité de recherche d’hydrocarbures de dernière génération.

    Face à cette Résolution contraire à ces préoccupations environnementales et touristiques, le Gouvernement canarien a, une fois de plus, fait part de son intention de présenter un nouveau recours à la justice et, le cas échéant, soumettre ce litige aux tribunaux européens et internationaux, afin de juguler l’autorisation du Gouvernement central octroyée à Repsol pour entamer définitivement ces prospections.

    L’Ambassadeur et P.O. Le Ministre plénipotentiaire

    Abdelaziz Baroudi

    Tags : Maroc, Espagne, ZEE, sondage, pétrole, Repsol, forage, prospections,