Tag: diplomatie

  • Retour du Président Tebboune : La diplomatie algérienne fait son come-back

    GALVANISÉE PAR LE RETOUR AU PAYS DU PRÉSIDENT TEBBOUNE : La diplomatie algérienne fait son come-back

    La diplomatie algérienne va passer, dans les prochains jours, à la vitesse supérieure pour faire face aux défis qui se posent au pays et aux menaces potentielles qui pointent à ses frontières. La normalisation des relations diplomatiques du Maroc avec l’entité sioniste, la crise libyenne, la violation du cessez-le feu au Sahara occidental par l’armée marocaine ou encore la situation au Mali, seront autant de dossiers que devra traiter le ministre des affaires étrangères Sabri Boukadoum.

    Le retour du président de la République au pays devra en principe donner un coup de starter à un véritable plan de relance de la diplomatie algérienne, aussi bien à l’échelle régionale que mondiale. Le rôle de l’Algérie dans le concert mondial a reculé ces dernières années en raison de la situation que connaissait le pays et en raison d’une approche par l’ancien président, qualifiée de gauche par de nombreux observateurs. Il y a quelques années, le ministère des Affaires étrangères était flanqué de secrétariats d’État (aux affaires maghrébines entre autres), qui avaient créé une confusion dans son action.

    Le président de la République qui a exprimé sa volonté de redonner à la diplomatie toute son efficacité pour mieux défendre les intérêts du pays dans le concert mondial, semble avoir défini les priorités que devra prendre en charge, dans les prochains jours, M. Sabri Boukadoum. M. Tebboune avait indiqué, dans son dernier message vidéo, publié sur Twitter, que l’Algérie suivait de près l’évolution de la situation dans la région et qu’elle n’a pas été prise de court par la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, qu’elle considérait comme l’aboutissement d‘un processus engagé depuis longtemps. Il a également dénoncé le coup de force de l’armée marocaine dans la région d‘El-guerguerat et rappelé les positions de principe exprimées par l’Algérie.

    C’est un plan d’action qu’il a défini au ministre des affaires étrangères qui pourrait entamer, dans les prochains jours un périple pour regagner le terrain perdu depuis des années, par la faute d’une mauvaise approche développée par les anciens gouvernements. Le Maroc qui agissait en maitre des lieux sur la scène continentale en raison du retrait de l’Algérie, devra s’attendre, dans les prochains, à une véritable offensive diplomatique pour réduire son hégémonie au niveau de l’Union africaine et au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU, où il profitait du soutien de la France pour casser tout le travail réalisé dans le cadre de la mise en œuvre d’un référendum d’autodétermination, au prix de négociations ardues avec le Polisario à Manhasset (USA).

    La Libye, devenue un champ où s’affrontent de nombreux intérêts des grandes puissances, devra également bénéficier de l’intérêt de M. Sabri Boukadoum. Les négociations pour un cesse-le feu durable dans ce pays sont souvent sabordées par ces puissances qui développent, au motif de la Realpolitik, un discours ambigu dans le traitement du dossier de la paix dans ce pays.

    L’autre dossier qui devra sûrement connaitre le retour tonitruant de la diplomatie algérienne est le Mali. La France qui tente d’utiliser les canaux officieux pour négocier le désengagement de sa force Barkhane dans le nord de ce pays, devra compter avec la diplomatie algérienne qui est décidée, cette fois, à peser de tout son poids pour assurer un retour au calme au niveau de ses frontières sud, dans le strict respect de sa souveraineté.
    Slimane Ben

    Le Courrier d’Algérie, 4 jan 2021

    Tags : #Algérie #Diplomatie, #Tebboune

  • Algérie : Le retour d’une diplomatie efficace

    L’ALGÉRIE FACE AUX QUESTIONS RÉGIONALES ET INTERNATIONALES

    Le retour d’une diplomatie efficace

    L’année 2021 confirmera le grand retour de la diplomatie algérienne sur la scène internationale, prévoient des politologues. Longtemps paralysée par une conception autocratique du pouvoir, elle retrouve peu à peu ce qui a fait sa singularité : efficacité, discrétion et respect du droit international. Conflits militaires, changement climatique, nouveaux rapports de force entre puissances, mais surtout la situation au Mali, le conflit libyen et face à un monde en proie à de nombreux changements qui risquent et menacent de redessiner le monde et ses frontières, notre pays s’engage avec prudence, pragmatisme pour tenter de régler ces questions pacifiquement.

    Dans son édition d’octobre dernier, le mensuel Afrique-Asie a parlé du «grand retour de l’Algérie sur la scène internationale». «Ceux qui avaient parié sur le repli de l’Algérie sur elle-même suite à une année de hirak, une crise économique générée par la chute des prix des hydrocarbures et la pandémie de la Covid-19 auront été pour leurs frais», indique le mensuel dans un dossier consacré à l’Algérie.

    La visite, en octobre dernier, du secrétaire à la Défense américain, Mark Esper, «la première d’un aussi haut responsable américain depuis 2006 (visite de Donald Rumsfeld)», a été considérée par le mensuel comme une preuve du retour de l’Algérie sur la scène internationale. Et la diplomatie algérienne n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.

    2021, L’ANNÉE DE LA CONFIRMATION

    Maître de conférences à la faculté des sciences politiques et des relations internationales à l’université d’Alger, Idriss Attia note que l’année 2021 confirmera le grand retour de la diplomatie algérienne, notamment sur le plan régional où il est attendu à ce qu’elle joue un grand rôle dans la résolution du conflit libyen. Selon lui, les derniers appels téléphoniques respectivement des ministres des Affaires étrangères libyen et tunisien à leur homologue algérien est la preuve de l’efficacité de l’approche algérienne qui se veut la principale référence pour le règlement de la crise libyenne, notamment en ce qui concerne le dialogue politique inter-libyen sous l’égide de l’ONU.

    Concernant l’axe Alger-Tunis, le politologue relève qu’il s’agit surtout, au delà de la consolidation des relations bilatérales entre les deux pays, de l’établissement d’une coopération contenue en matière de la lutte contre le terrorisme. Il a ajouté que le rôle de notre pays sera aussi important au Sahel, notamment dans la lutte contre le terrorisme. Dans ce sillage, Attia n’écarte pas l’éventualité de voir le chef de l’Etat entamer des visites dans des pays africains et européens pour créer une nouvelle dynamique de coopération à tous les niveaux.

    Concernant le Sahara occidental, Idriss Attia a souligné qu’après le retour en force de ce dossier au devant de la scène internationale, l’Algérie continuera de réaffirmer sa position indéfectible en faveur de la cause sahraouie. Selon lui, il est fort probable que le nouveau président des Etats-Unis aura une autre approche que celle du président sortant. «2021 sera incontestablement l’année du grand défi pour notre diplomatie pour faire entendre sa voix et reprendre sa place dans le concert des nations», soutient-il.

    Abondant dans le même sens, le politologue Ismaïl Debèche soutient que la diplomatie algérienne aura son mot à dire sur la scène internationale. «Elle marquera sa présence dans les efforts de règlement de nombreux conflits en Afrique, notamment en Libye, au Mali et au Sahara occidental», prévoit-il. Et d’ajouter : «Notre pays est et sera présent sur plusieurs fronts diplomatiques et retrouvera sa position de pays incontournable sur le plan régional et une voix écoutée à l’échelle internationale après le retour du Président de la République qui saura comment lui donner du punch».

    A l’en croire, l’Algérie ne sera jamais un observateur froid face aux changements géopolitiques.

    Amokrane H.

    Horizons, 2 déc 2020

    Tags : #Algérie #Diplomatie #Géopolitique #SaharaOccidental

  • L’Ambassade du Maroc au Canada dans le collimateur

    Fatima Maarouf ne mâche pas se mots. Elle promet de les faire payer leurs menaces et l’argent qu’ils lui doivent. Eux, c’est le personnel diplomatique en service au Canada. En particulier, l’ambassadrice du Maroc, Soraya Othmani.

    Fatima Maarouf, citoyenne maroco-canadienne, travaille pour le gouvernement d’Ottawa dans le domaine de l’analyse économique et le marketing. Après plus de 20 ans, elle a tissé des amples relations au Canada, notamment avec les cercles associatifs et le Parti Libéral canadien. Elle jure d’utiliser ces relations pour traîner les diplomatiques marocains dans la boue et qu’elle possède assez de documents pour prouver l’existence de sociétés fantômes créés dans le but d’échapper au fisc canadien.

    Acculé, le ministère de Nasser Bourita promet de porter plainte contre Mme Maarouf, après avoir épuise tous les moyens pour la museler. Selon elle, elle a été victime de menaces de mort et un responsable de l’administration marocaine lui a annoncé qu’elle était poursuivie en justice et interdite d’entrée au Maroc, ce qui lui a empêché d’assister aux obsèques de ses parents.

    Dans une longue vidéo posté sur Youtube, Mme Maarouf raconte toute son histoire et son amour pour le Maroc, notamment pour le défunt roi Hassan II, qui, selon ses mots “malgré son despotisme et les années de plomb, il n’y avait pas ce niveau de corruption dans le corps diplomatique et les diplomates se distinguaient pour leur niveau intellectuel”.

    Les diplomates marocains, non seulement, refusent de lui rembourser leur part du financement de Festival marocain de Laval, ils ont aussi tenté de saboter ce festival en faisant pression sur les chanteurs invités et en semant des troubles et en provoquant des heurts entre jeunes festivaliers. La raison? Ils veulent diriger et contrôler toutes les activités de la communauté marocaine “dans le but de se remplir les poches”.

    En vue de calmer son esprit, les autorités marocaines lui ont organisé une invitation au nom du roi du Maroc et une rencontre avec lui. Elle garde l’espoir de voir Mohammed VI agir contre la corruption qui sévit dans ses institutions. Dans le cas contraire, elle promet de déstabiliser le corps diplomatique marocain du Canada.

    Fatima Maarouf a aussi lancé une pétition destinée aux marocains du monde entier y compris ceux vivant au Maroc demandant l’expulsion de l’ambassadeur du Maroc Soraya Otmani ainsi que de ses collaborateurs, la mise du centre culturel marocain de Montréal sous la tutelle des autorités canadiennes et une enquête sur les activités de Soraya Otmani.

    Tags : Maroc, Canada, Soraya Otmani, diplomatie, Nasser Bourita, Festival marocain de Laval, sociétés écrans, corruption, corps diplomatique, Fatima Maarouf,

  • Pétition contre le corps diplomatique du Maroc au Canada

    Fatima Maarouf, ressortissante franco-canadienne, a ouvert une pétition contre le corps diplomatique marocain en service au Canada.

    La pétition demande l’expulsion de l’Ambassadeur du Maroc Soraya Otmani, mettre le Centre culturel Marocain de Montréal ( Dar Al Maghrib) sous la tutelle du gouvernement du Canada, enquêter sur toutes les activités reliées à Toraya Otmani depuis qu’elle était consule du Maroc jusqu’à aujourd’hui: entre autre le financement de la construction du Centre culturel Marocain , Dar Al Maghrib à Montréal, la démolition et la construction de l’ambassade du Maroc à Ottawa, ouvrir une enquête sur le circuit des transferts d’argent vers toute institution marocaine au Canada ou Canadienne en lien avec la représentation diplomatique marocaine au Canada ( Ambassade, consulat, centre culturel,) depuis que Soraya Otmani était consule du Maroc à Montréal, récupérer l’argent volé et ou détourné des Marocains.

    Fatima Maarouf est analyste de marché reconnue qui travaille avec le gouvernement canadien, activiste dans le domaine associatif et politique canadien. Elle dispose d’un Magistère en économie, en plus d’un diplôme en Marketing et dministration des affaires. Elle jouit d’une grande expérience en matière d’enquête dans le domaine financier.

    Selon une vidéo qu’elle a posté sur Youtube, Mme Maarouf a été arnaqué par le corps diplomate en service au Canada suite à l’organisation d’un festival en partenariat avec le Centre culturel marocain de Montréal. Ce dernier n’a pas respecté ses engagements par rapport au budget du festival.

    Son insistence lui a valu des menaces de la part des officiels marocains, ce qui l’a poussée à faire une enquête qui lui a permis de découvrir l’existence d’entreprises écrans et d’autres fictives qui échappent au fisc canadien. “J’étais choquée de voir l’ampleur de la fraude découverte”, dit-elle.

    En 2018, le ministère marocain des affaires étrangères a dépêché une délégation composée de 2 personnes pour lui proposer de l’argent contre son silence. Devant son refus, les autorités marocaines ont entamé une série d’intimidations, de menaces et d’attaques diffamatoires à travers les réseaux sociaux contre la personne de Fatima.

    Selon Mme Maarouf, le consul du Maroc à Montréal, Touraya El Otmani n’a aucun diplôme d’études, “même pas un diplôme du Baccalauréat”, elle ignore tout du protocole diplomatique et ne parle pas anglais, la première langue officielle du Canada.

    Tags : Maroc, diplomatie, Canada, ambassade du Maroc au Canada, consulat, Fatima Maarouf, Touraya El Othmani, Festival marocain de Laval,

  • Le Maroc agacé par les efforts diplomatiques de l’Algérie au Mali et en Libye

    Dans une interview accordée par le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération africaine, Nasser Bourita, au journal italien «La Republica», il a déclaré que lors des consultations qui ont eu lieu dans la ville de Bouznika, il a appelé les Libyens à «ne pas gaspiller leur énergie à trouver d’autres médiateurs »pour poursuivre le dialogue de réconciliation.

    La déclaration du responsable marocain semble normale sans la coïncidence et les reportages des médias marocains proches du palais royal, à travers lequel ils ont attaqué l’Algérie, sur la base de certaines positions exprimées par de hauts responsables de l’Etat concernant la situation au Mali, et la volonté de l’Algérie de recevoir les parties libyennes en cause à rechercher des solutions à la crise dans le pays voisin oriental.

    Bien que le ministre des Affaires étrangères du Makhzen n’ait pas nommé à qui était destiné cette déclaration, de nombreux observateurs et ce que la presse marocaine a écrit il y a quelques jours et jusqu’à lundi, ont lu les propos de Bourita qu’il s’adressait à l’Algérie, compte tenu de ses appels répétés pour les parties à la crise en Libye à une réunion autour de la table de dialogue en Algérie.

    Les médias marocains ont considéré la récente déclaration du président Abdelmadjid Tebboune, dans laquelle il disait que «la seule solution à la crise libyenne réside dans les élections législatives auxquelles tout le peuple libyen doit participer», comme une critique des résultats des séances de dialogue entre Les Libyens de la ville marocaine de Bouznika, malgré cette position algérienne, comme cela a été annoncé au début de cette année, immédiatement après la conférence de Berlin, et avant que les Libyens ne se réunissent à Bouznika, au Maroc.

    Parmi les problèmes qui ont également dérangé le système makhzen, il y avait la déclaration du président Tebboune dans laquelle il a déclaré: «Il n’y a aucun pays au monde qui connaisse le Mali comme l’Algérie, en raison du voisinage que nous avons, et parce que l’Algérie a toujours été présente au Mali avant que quiconque n’ait entendu parler de l’existence de l’Etat malien ».

    Mais ces cercles mal avisés ont affirmé que cette déclaration était dirigée contre le voisin occidental de l’Algérie.

    Le président Tebboune a fustigé les parties non identifiées lorsqu’il a déclaré qu ‘«un pays qui ne partage pas de frontières avec le Mali a éclipsé le rôle de l’Algérie après l’accord qui a été signé à Alger dans le passé concernant la réintégration du nord du Mali avec son sud», un accord qui était parrainé et béni par les Nations Unies.

    Tout le monde se souvient que le Makhzen marocain n’a pas digéré l’invitation de l’Algérie à participer à la conférence de Berlin sur la crise libyenne au début de cette année, et son exclusion de ce sommet, où le Makhzen s’est empressé de faire circuler une déclaration dans laquelle il a attaqué la chancelière allemande Angela Merkel, et a défendu sa présence à cette réunion, sous prétexte qu’elle avait accueilli la conférence de Skhirat.

    L’agacement marocain cache un complexe appelé Sahara occidental, et pour cette raison, le Makhzen tente de perturber les efforts diplomatiques entrepris par l’Algérie, en particulier dans les deux pays voisins, le Mali et la Libye surtout après la visite qui a conduit le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum au Mali après la dernière Le coup d’État militaire d’août qui a évincé l’ancien président Ibrahim Abubakar Keita, et le ministre des Affaires étrangères du Makhzen se sont également rendus à Bamako, dans une course diplomatique, même si le Maroc n’a pas de frontières avec le Mali.

    Echourouk ONline, 13 oct 2020

    Tags : Maroc, Algérie, Mali, Libye, diplomatie,

  • Le «grand retour» de l’Algérie sur la scène internationale (Afrique-Asie)

    Le mensuel d’analyse politique, économique, sociale et culturelle «Afrique-Asie» a consacré à l’Algérie, un pays qui «tient à sa souveraineté et à son rôle d’Etat pivot» dans le monde, un article intitulé «Le grand retour de l’Algérie sur la scène internationale». D’emblée, l’auteur de l’article écrit : «Ceux qui avaient parié sur le repli de l’Algérie sur elle-même suite à une année de Hirak, une crise économique générée par la chute des prix des hydrocarbures et la pandémie de la Covid-19, auront été pour leurs frais.»

    Il a ajouté : «Contrairement aux Cassandres médiatiques, issus majoritairement du microcosme néocons, qui n’avaient cessé de surfer sur ces questions dans l’espoir de déstabiliser un pays qui tient à sa souveraineté et à son rôle d’Etat pivot notamment dans le Maghreb, la Méditerranée, l’Afrique sub-saharienne et dans le reste du monde, l’Algérie est non seulement debout, mais s’en sort plutôt mieux que la plupart des pays avancés, que ce soit dans la lutte contre la pandémie, la diversification de son économie et l’application de la feuille de route concernant la réforme de ses institutions et la révision de sa constitution. Mais aussi et surtout par son rôle grandissant dans le concert des nations.» Il a rappelé que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a entamé, après son investiture à la tête de la magistrature suprême, la mise en œuvre des réformes structurelles qu’il avait inscrites dans son programme de campagne, surtout, la révision de la Constitution, affirmant que désormais «la machine à réformer est en marche».

    «Cet engagement pour une nouvelle république solidaire et prospère, qui s’inspire des fondamentaux du 1er Novembre et qui se traduit par une mise en application des revendications politiques, sociales, économiques du ‘‘hirak béni’’, a mis en échec les tentatives déstabilisatrices de certaines officines étrangères qui manipulaient les courants les plus nihilistes au sein du hirak», estime-t-il. Il a souligné que Tebboune a, dès son élection, clairement défini les grandes lignes de sa politique étrangère, née «dans la guerre de libération nationale, quand une délégation du FLN avait participé à la Conférence de Bandung en 1955» et qui a comme fondements la «non-ingérence, le respect du droit international, la construction d’un nouvel ordre politique et économique mondial, le droit des peuples à l’autodétermination et le soutien aux peuples colonisés».

    Concernant la question libyenne, «Afrique-Asie» a indiqué que «la conférence de Berlin sur la Libye, en janvier dernier, a donné une tribune mondiale à l’Algérie à travers laquelle, le nouveau Président a fait entendre la voix de son pays. Il y a réaffirmé ce qu’il avait toujours répété, à savoir qu’il revient aux seuls Libyens -tous les Libyens sans exclusive- de prendre leur destin en mains, avec l’aide des pays voisins».

    Une diplomatie active

    Parallèlement, ajoute-t-il, «la diplomatie algérienne s’active sur le front malien, indissociable du front libyen», rappelant que «le président Tebboune a dépêché son ministre des Affaires étrangères à Bamako à deux reprises en quelques semaines pour proposer l’activation du plan algérien de paix et de réconciliation, à la demande de toutes les parties maliennes, y compris la nouvelle junte militaire», et ajoutant que «même la France, embourbée dans les sables mouvants du Sahel, est désormais demandeuse de l’assistance d’Alger». «Afrique-Asie» a aussi mentionné que le retour de l’Algérie sur la scène internationale «a été également confirmé par la récente visite du secrétaire à la Défense américain, Mark Esper, la première d’un aussi haut responsable américain depuis 2006 (visite de Donald Rumsfeld)».

    «Cette visite historique, qui intervient dans une période charnière de l’histoire des Etats-Unis, soit près d’un mois avant l’élection présidentielle capitale, prévue le 3 novembre, n’est pas du goût de certains médias américains adeptes du régime change, un concept cher aux mal-nommés printemps arabes et révolutions de couleur», a-t-il fait remarquer, citant le cas du «New York Times», «un média qui s’est très souvent trompé dans ses analyses, particulièrement lorsqu’il s’agit du monde arabe qu’il voit à travers ses lunettes sionistes».

    Sud Horizons, 6 oct 2020

    Tags : Algérie, diplomatie, Libye, Mark Esper, Maghreb, Méditerranée, Afrique subsaharienne, Mali, Sahel, terrorisme, lutte antiterroriste, 

  • Maroc : Une “Cellule Sahara” au Ministère des affaires étrangères

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Cellule Sahara, diplomatie,

    En Avril 2012, dans son rapport annuel. le Secrétaire Général de l’ONU a suggéré au Conseil de Sécurité d’élargir le mandat de la MINURSO. Cette initiative a secoué le système du Makhzen marocain au point de qualifier l’initiative de l’Oncle Sam de “timorisation programmée de la question du Sahara”.

    A Rabat, dans les bureaux du ministère marocain des affaires étrangères une “Cellule Sahara” a été créée le 5 mars 2013. Elle est composée de cadres du Ministère et dirigée par Driss Isbayene, Conseiller diplomatique au Cabinet. Elle a pour taches, entre autres:

    – La collecte, le décryptage et l’analyse des informations relatives à la question du Sahara Occidental.

    – L’élaboration de stratégies et de plans d’action à moyen et long terme sur la question ainsi que le veille régulière pour le suivi de leur mise en oeuvre

    – La préparation de supports de communication et d’études voués à l’explication et la défense de la position du Maroc sur la question sahraouie.

    Le 17 juin 2013, la cellule Sahara a présenté les projets suivants :

    1) Projet sur le processus onusien de la question du Sahara : 

    1. Le Maroc a accepté le Plan de règlement de 1991 proposé par l’ONU et a participé à sa mise en œuvre pour résoudre le différend sur le Sahara. Toutefois, sans revenir sur les péripéties de ce dossier au sein de l’OUA, laquelle a frisé pendant un certain temps l’éclatement, il faut rappeler que malgré l’acceptation de ce plan par les parties, sa faisabilité butait sur l’applicabilité des critères pour décider du nombre de sahraouis appelés à voter. En effet, il y avait les populations ayant prêté serment d’allégeance au roi du Maroc et les populations se reconnaissant dans le Polisario, avec cette différence que les premières étaient nettement majoritaires puisque le Maroc devait y inclure toute personne d’origine sahraouie qui avait fui la répression espagnole pour s’installer au nord. 

    2. C’est ce caractère complexe et délicat du processus d’identification des votants au référendum ; ainsi que les divergences fondamentales qui ont caractérisé les positions des parties sur des aspects importants du Plan, qui ont amené le Secrétaire Général des Nations Unies à conclure à l’inapplicabilité du Plan de règlement (Rapport S/2000/131 du 23/02/ 2000). 

    3. Ce constat a été confirmé par le Conseil de Sécurité dans sa Résolution 1292 du 29 février 2000, en recommandant au Secrétaire général de « prendre l’avis des parties et, compte tenu des obstacles existants, d’étudier les moyens de parvenir à un règlement rapide, durable et concerté de leur différend qui définirait leurs droits et obligations respectifs au Sahara occidental » ; 

    4.C’est en application de cette recommandation que M. James Baker, Envoyé personnel du Secrétaire général, a tenu en 2000 une série de consultations avec les parties durant lesquelles il les a invité à considérer une solution de compromis, dite « 3ème voie », en les appelant à «commencer à négocier une solution politique…» (Rapport SGNU, S/2000/683 du 13 juillet 2000). 

    4. Afin d’aider les parties dans cette exercice, Baker a présenté son projet d’Accord-cadre, (Plan Baker I) en juin 2001 qui a été éludé dans le Rapport de la Présidente de la CUA. Pourtant le Secrétaire général et son Envoyé personnel ont considéré que le dit projet « offre ce qui pourrait être la dernière chance pendant les prochaines années » et ont exhorté toutes les parties intéressées à « saisir cette chance, car elle sert les intérêts de la population du Sahara occidental, ainsi que les pays de la région ». (Rapport du SGNU S/2001/613 du 20 juin 2001 para 60). 

    5. Par sa résolution 1359 du 29 juin 2001, le Conseil de sécurité a fait sienne cette recommandation et a « encouragé les parties à examiner le projet d’Accord-cadre et à négocier toutes modifications qu’elles souhaiteraient expressément voir figurer dans cette proposition, ainsi qu’à examiner toute autre proposition de règlement politique qui pourrait être avancée par les parties, pour parvenir à un accord mutuellement acceptable ». 

    6. En réponse à cette résolution, seul le Maroc a accepté ce projet d’Accord-cadre, comme base de négociation, alors que les autres parties l’ont rejeté et ont refusé la négociation qui leur était proposée par le Secrétaire général. 

    7. Dois-je rappeler ici qu’une partie au conflit (l’Algérie) a même soumis, le 2 novembre 2001, à M. Baker, à Houston, une proposition de partition du territoire et de la population du Sahara, faisant ainsi fi du principe de l’autodétermination dont elle se prévaut ici ? 

    8. Devant le refus par les autres parties du projet de l’Accord-cadre, M. Baker a soumis son projet de « plan de paix » (Plan Baker II). Le Conseil de Sécurité a subordonné son appui à ce plan à l’accord des parties (Résolution 1495, juillet 2003). En raison de divergences fondamentales entre celles-ci au sujet de ce 2ème plan Baker, le projet a été abandonné. 

    9. Depuis, le Conseil de sécurité a définitivement clarifié la méthode préconisée par la communauté internationale pour le règlement de la question du Sahara qui ne peut être qu’une « solution politique négociée » (Résolution 1541 du 29 avril 2004). 

    10. MM. Alvaro De Soto et Peter Van Walsum, se sont succédés successivement, en 2004 puis 2005 en tant qu’Envoyés Personnels du Secrétaire général des Nations Unies, avec le mandat d’« évaluer la situation et rechercher avec les parties et les Etats voisins et d’autres protagonistes, le meilleur moyen de sortir de l’impasse politique actuelle ». (Lettre du Secrétaire Général S/2005/497). Toutefois, les deux ont été récusés successivement par l’Algérie et le Polisario, surtout quand Van Walsum a déclaré devant les membres du Conseil de sécurité que « l’indépendance du Sahara n’est pas un objectif réalisable ». 

    11. C’est d’ailleurs dans cet esprit que le Maroc a présenté le 11 avril 2007, au Secrétaire Général de l’ONU, l’«Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara». Une initiative qui garantit aux populations de la région de gérer leurs affaires de manière démocratique et autonome à travers des organes législatif, exécutif et judiciaire. Basé sur le compromis, ce projet d’autonomie a été mis sur la table des négociations pour qu’il fasse ensuite l’objet d’une consultation référendaire par les populations concernées. 

    12. Depuis la soumission de ce projet, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté huit résolutions successives par lesquelles il a qualifié les efforts du Maroc de sérieux et crédibles et a affirmé la prééminence de cette initiative marocaine. 

    13. C’est grâce à la dynamique créée par le projet marocain que la machine onusienne a repris la marche et que plusieurs rounds formels et informels de négociation ont eu lieu sous les auspices de M. Van Walsum à partir de juin 2007, puis de Christopher Ross, à partir de août 2009. 

    14. Le Conseil de sécurité, dans ses résolutions 1754 et 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 2044 (2012) et 2099 (2013) ainsi que l’Assemblée Générale des Nations Unies, dans ses dernières résolutions ont consolidé la négociation comme l’unique voie pour aboutir à une solution politique et mutuellement acceptable à la question du Sahara. 

    2) Projet sur le principe d’autodétermination et le projet marocain d’autonomie : 

    1. L’autodétermination ou droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, signifient dans la littérature politico-institutionnelle de l’ONU, et dans la doctrine, quatre choses : indépendance, association à un Etat indépendant et souverain, intégration à un Etat indépendant et, enfin, « acquisition de tout autre statut politique librement décidé par un peuple ». 

    2. Au lendemain de l’adoption de la résolution 1514, la résolution 1541 (15 décembre 1960), libellée : « Principes qui doivent guider les Etats Membres pour déterminer si l’obligation de communiquer des renseignements, prévue à l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte, leur est applicable ou non », a essayé de préciser les modalités d’exercice de ce droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle en a donc retenu trois : 

    1) indépendance et souveraineté ; 

    2) libre association avec un Etat indépendant ; et 

    3) intégration à un Etat indépendant. 

    3. En 1970, la Résolution 2625 (24 Octobre), intitulée « Déclaration relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les Etats conformément à la Charte des Nations Unies», tout en confirmant les trois options précitées, en a rajouté une quatrième à savoir «l’acquisition de tout autre statut politique librement décidé par un peuple » (paragraphe 4, Principe 5). 

    4. Dans la pratique de l’ONU concernant le principe d’autodétermination, celle-ci s’est heurtée à un autre principe beaucoup plus ancien que le premier, revêtant la même « sacralité », sinon la dépassant, à savoir le principe de l’intégrité territoriale et l’interdiction de démembrer l’Etat constitué. Toute au long de l’histoire onusienne visant à l’application de ces deux principes, on a vu l’organisation internationale être tantôt du côté des populations aspirant à l’autodétermination, et tantôt agir contre les vœux des populations en se présentant comme la défenderesse de la préservation de l’indépendance. Qu’en est-il du cas du Maroc et comment – peut être appréhendé ici ce principe d’autodétermination ? 

    5. Le Maroc a été soumis -abstraction faite du régime international de la ville de Tanger- à la colonisation française (centre du pays) et espagnole (nord et sud dont le Sahara). Son indépendance, recouvrée en 1956, n’était pas totale en ce qui concerne ses rapports avec le colonisateur espagnol. Ce n’est qu’en 1958 que la ville de Tarfaya a été rétrocédée au Maroc et il a fallu attendre 1969 pour la ville d’Ifni. La revendication de celle-ci était liée à celle du « Sahara espagnol », de 1963 jusqu’en 1966, où l’on a procédé, au niveau de l’ONU, à leur dissociation. Les retrouvailles avec les populations d’Ifni confortaient le Maroc dans une politique des étapes et le laissaient donc dans l’expectative pour retrouver les populations du Sahara dans une phase ultérieure. 

    6. Mais lorsqu’il a constaté une machination de la part de l’Espagne, entendue dans le sens d’une volonté d’envisager l’organisation d’un référendum dans ce territoire, sans consultation aucune des responsables marocains qui ne se sont jamais lassés de revendiquer la libération de cette portion de ce qu’il considéraient comme leur territoire national, le Maroc a saisi -de concert avec la Mauritanie- l’Assemblée générale pour demander un Avis consultatif à la CIJ afin de savoir si le Sahara était un territoire sans maître au moment de sa colonisation par l’Espagne, et dans la négative, quels étaient les liens de ce territoire entre, d’une part, le Maroc et, d’autre part, la Mauritanie. 

    7. Dans sa décision, la Cour a confirmé les liens d’allégeance entre « certaines tribus » et les sultans du Maroc, mais, a-t-elle estimé, cela ne pouvait être considéré comme l’exercice d’une souveraineté, et que, partant, cela ne pouvait modifier l’application de l’autodétermination. 

    8. Cette décision a été critiquée parce qu’elle a, entre autres, fait fi de la notion d’allégeance. Or, celle-ci comporte et implique, en droit musulman, une soumission consentie de la population et de l’espace qui lui sert d’assise territoriale. Elle constitue donc un pendant de la souveraineté telle qu’elle existe dans le droit international, droit qui a vu le jour et s’est développé dans une aire géographique autre que celle du monde musulman, à savoir l’Europe. 

    9. Le bien-fondé de cette décision est discutable à maints égards. Cependant, s’inclinant devant l’autorité de l’Avis de la Cour, le Maroc a accepté la mise en œuvre du principe d’autodétermination ; et ce, depuis 1981 (Sommet de l’OUA de Nairobi). 

    10. Mais, malgré plusieurs tentatives de la part de l’ONU pour essayer de dépasser cette situation de statu quo, (comme expliqué par les délégations qui m’ont précédé) la solution est restée stationnaire. 

    11. En Avril 2007, les autorités politiques du Maroc ont présenté aux instances onusiennes « l’Initiative Marocaine pour la Négociation d’un Statut d’Autonomie de la Région du Sahara » afin de mettre un terme à ce conflit qui dure depuis plus de trente ans. 

    12. Pour dépasser cette situation, tout en étant en phase avec l’application du principe d’autodétermination et avec la « légalité internationale, la charte de l’ONU et les résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité » (Point 27 du Projet Marocain d’Autonomie), le Maroc a soumis à l’ONU une réelle opportunité afin de parvenir à « une solution définitive à ce différend, dans le cadre de la légalité internationale et sur la base d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte de l’ONU » (Point 33 du Projet Marocain d’Autonomie) et qu’enfin « le statut d’autonomie, résultat des négociations, sera soumis à une consultation référendaire des populations concernées, conformément au principe de l’autodétermination et des dispositions de la Charte des Nations Unies » (Point 8 du Projet Marocain d’Autonomie).

    3) Projet sur le mécanisme du référendum dans la mise en œuvre du principe de l’autodétermination 

    Par dix huit fois, le rapport intérimaire de la Présidente de la Commission de l’Union africaine de mai 2013, a mentionné le terme de « référendum », pour signifier ce mécanisme préconisé par les Nations Unies, dans le plan de règlement du différend sur le Sahara. Je voudrais alors rappeler certains faits importants de ce mécanisme dans la pratique de la mise en œuvre du principe d’autodétermination par les Nations Unies. 

    D’abord, le mécanisme du référendum n’est mentionné dans aucun texte de référence des Nations Unies relatif à l’autodétermination 

    1. La Charte des Nations Unies ne fait aucune référence au mécanisme du référendum et n’assimile en aucune manière le principe d’autodétermination à celui d’indépendance. 

    2. La question de l’autodétermination est traitée au sein de deux chapitres de la Charte des Nations Unies (les Chapitres XI et XII). L’article 73 du Chapitre XI fait état de la nécessité d’aider les populations au « développement progressif de leurs libres institutions politiques, dans la mesure appropriée aux conditions particulières de chaque territoire et de ses populations et à leurs degrés variables de développement ». 

    3. De la même manière, les résolutions de référence de l’Assemblée générale (1514 et 1541 de 1960 et 2625 de 1970) ne mentionnent pas le référendum. 

    4. Par ailleurs, l’Assemblée Générale identifie 4 solutions égales et distinctes de l’autodétermination : indépendance, association, intégration (résolution 1541) et « tout autre statut politique librement décidé » (résolution 2625), sans mention aucune du mécanisme devant mener à l’une ou l’autre des solutions préconisées. 

    II- Ensuite, le « référendum » est le mécanisme le moins utilisé pour exercer le droit à l’autodétermination

    1. Depuis la création de l’ONU en 1945, sur les 64 cas relatifs à des territoires non autonomes ou sous tutelle, elle n’a supervisé que 5 référendums dont seuls deux (02) ont débouché sur l’indépendance (Namibie en 1990 et Timor Leste en 2002) ; alors qu’un (01) a conduit à l’intégration (Irian occidentale à l’Indonésie en 1963) et deux (02) ont mené à un rejet du statut de libre association proposé entre Tokelau et la Nouvelle-Zélande (2006 et 2007). 

    2. Pour le cas du Sahara occidental, l’ONU n’a jamais organisé de référendum basé sur un processus d’identification, qui demeure un processus complexe et bien différent du simple recensement. 

    3. En ajoutant à cela, le caractère tribal et nomade des populations sahraouies qui rendent presque impossible d’associer une population nomade à un territoire limité dans l’espace, l’opération d’identification a peiné pendant dix ans jusqu’au constat onusien de l’inapplicabilité d’un quelconque référendum. 

    4. L’inapplicabilité du référendum au Sahara a été reconnue par de nombreux responsables des Nations Unies, notamment le Secrétaire Général des Nations Unies lui même dans son Rapport au Conseil de sécurité S/2000/131 du 23 février 2000, ainsi que son Envoyé personnel, M. Van Walsum. 

    5. Enfin, depuis 2004, le Conseil de Sécurité ne fait plus référence au mécanisme du référendum mais promeut, plutôt, la recherche d’une solution politique, négociée et mutuellement acceptable pour mettre fin à ce différend.

    4) Projet sur l’exploitation des ressources naturelles au Sahara 

    1- La région du Sahara bénéficie, dans une optique de solidarité nationale préconisée par le Gouvernement marocain et dans le cadre d’une approche globale d’un programme ambitieux de développement durable qui prend en considération l’intérêt et les revendications socio-économiques exprimées par les populations locales soit directement, soit à travers les instances élues et les représentants de la société civile. 

    2- L’exploitation par le Maroc des ressources naturelles du Sahara est conforme à la légalité et au droit international et correspond aux besoins et intérêts de la population. Dans son avis juridique en date du 12 février 2002, Hans Corell, le Conseiller juridique de l’ONU a conclu que tant que les ressources naturelles sont exploitées au bénéfice de la population et en consultation avec leurs représentants, le Maroc ne contrevient pas aux règles pertinentes du Droit International. Il souligne dans le même sens que les contrats de prospection signés par le Maroc aux larges des provinces du Sud sont parfaitement légaux (paragraphe 25 de l’Avis). 

    3- il faut souligner qu’aucune instance internationale reconnue n’a qualifié l’exploitation par le Maroc des ressources naturelles vivantes ou non vivantes, d’actes illégaux de pillage au détriment des habitants de la région. 

    4- Le Sahara, qui figure parmi les déserts les plus arides de la planète, possède des ressources naturelles limitées (eau, terres arables…) et une densité de population faible concentrée sur quelques villes. 

    5- Depuis la création, en 2002, de l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du sud, le Maroc ne cesse d’accorder à cette région un intérêt majeur afin de faire des provinces du sud un pôle d’investissement et un modèle de développement régional intégré. Basée sur une approche de proximité, d’écoute et de concertation avec les différents partenaires concernés aux échelons local, régional et national, cette institution vise le renforcement des infrastructures de base, le développement des villages de pèche, l’appui aux projets sociaux et de proximité, l’éradication de l’habitat insalubre, etc. 

    6- Concrètement, l’Etat marocain a consacré un budget important qui dépasse les 7,7 milliards de dirhams pour la période de 2006 à 2009 pour les provinces du sud. Il y a lieu de signaler, dans ce sens, que cet effort de développement et de promotion des provinces du sud dépasse, de très loin, les recettes générées par l’exploitation des ressources naturelles. Grâce à ces efforts, le territoire dispose d’indicateurs sociaux parmi les meilleurs du Royaume, en témoigne l’indice régional de développement humain estimé à 0,729 contre 0,672 au niveau national, le taux d’alphabétisation de 63% contre 57% au niveau national et le taux de pauvreté de 6,5% contre 10% au niveau national. De même, les taux d’accès des populations à l’électricité (84% contre 70% au niveau national), l’eau potable (69% contre 55% au niveau national) ou l’assainissement sont parmi les plus élevés du Maroc. 

    6- En outre, la contre partie financière de l’accord de pêche Maroc/UE est à la fois dérisoire et incomparable avec les moyens financiers débloqués par le Maroc pour assurer le développement de ce secteur (ports, villages de pêche, infrastructures portuaires…) : 

    7- Concernant les phosphates, le gisement de Phos-Boucraa, ne représente qu’une partie minime et insignifiante aussi bien des ventes que des réserves de l’OCP (8% de l’exploitation nationale). Le maintien de son exploitation, s’explique avant tout par des raisons sociales dictées par la nécessité de préserver les emplois des personnes déjà engagées qui font vivre plus de 700 familles.

  • Scandale à l’ambassade du Maroc à Sidney

    Un employé de l’ambassade du Maroc en Australie renonce à sa nationalité marocaine et accuse le corps diplomatique de faux et corruption

    SYDNEY (Australie) – Un citoyen marocain, qui n’a pas cité son nom, a publié une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle il affiche son passeport marocain, sa carte diplomatique et sa carte d’identité marocaine, confirmant qu’il est fonctionnaire de l’ambassade de son pays en Australie, a annoncé qu’il renonca à la nationnalité marocaine en raison de l’injustice et de l’oppression.

    Le citoyen marocain a accusé l’ambassadeur de son pays en Australie de jouer avec les papiers officiels et d’avoir falsifié les documents de certains des employés à l’ambassade, citant à titre d’exemple son propre cas affirmant qu’il a obtenu, moyennant la falsification, une carte diplomatique alors qu’il est un simple serveur.

    L’employé a proféré une série accusations contre le ministre des Affaires étrangères de son pays, Nasser Bourita, et le roi du Maroc, Mohamed VI. Il a également indiqué qu’il était parvenu à ce degré de désaccord avec ses collègues de l’ambassade en raison de ses critiques contre les pratiques de corruption et favoritisme. En dépit de cela, il n’a continuait de recevoir son salaire mensuel de 3.600 dollars, bien qu’il ait cessé de travailler depuis longtemps. Pour lui, l’ambassade a continué de lui verser cette somme par crainte qu’il ne dévoile son fait, notamment après son mariage avec une avocate australienne.

    L’employé marocain a affirmé que l’ambassade du Maroc en Australie n’est pas un cas isolé. La corruption et la falsification sont des éléments qui accompagnent un grand nombre d’ambassadeurs, consuls et diplomates marocains pratiquent tous les types de corruption. Il révèle aussi qu’ils s’adonnent au commerce de biens et de voitures dans les pays dans lesquels ils travaillent, profitant de leur exonération fiscale en tant que diplomates.

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=AQoOncJmslY&w=560&h=315]

    Tags : Maroc, diplomatie, ambassades, consulats, Sidney, Australie,

  • Maroc : Bourita paie les errements de son roi

    Bourita, au Mozambique après une bagarre avec la sécurité du TICAD

    Le Maroc est le pays du faux-semblant. La réalité n’est jamais ce qu’on dit. La mythomanie a été érigée en principe en vue d’attirer le soutien de l’Occident et dissimuler les échecs subis dans leur obsession de s’accaparer du territoire du Sahara Occidental et ses nombreuses richesses minières et halieutiques.

    Un média marocain vient de révéler que le ministre des affaires étrangères se trouve dans le collimateur du roi avec la probabilité de se faire bientôt limoger. La raison officielle ? Avoir rapatrié sa fille un jour avant l’annonce de fermeture des frontières aériennes, maritimes et terrestres en laissant des milliers des marocains bloqués à l’étranger.

    L’éloigner avant était l’équivalent de reconnaître l’échec de la diplomatie marocaine. Il fallait attendre de trouver une échappatoire. Rien de mieux que le scandale des citoyens abandonnés dans un contexte grave de pandémie pour, au moment temps, en faire un bouc émissaire. Bourita sera le fusible à faire péter pour sauvegarder la sacralité du roi et son véritable chef de la diplomatie, Yassine Mansouri.

    Le limogeage de Bourita est un fait qu’on voyait venir malgré le tapage médiatique visant à escamoter ses errements. Il suffit de tirer le bilan de son action qui a vidé les caisses du royaume sans rien apporter en échange si ce n’est le fait d’avoir déprestigié son pays et son roi.

    La manière dont il a géré le dossier du Sahara Occidental et sa stratégie en Afrique a soulevé de nombreuses questions. Il a essayé de sauver sa face en procédant à l’ouverture de consulats dans un territoire où se trouve une mission onusienne au même temps qu’il a porté atteinte à l’image du Maroc auprès des palestiniens en se jetant dans les bras des organisations sionistes. 

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Nasser Bourita, Mohammed VI, pandémie, coronavirus, covd-19, diplomatie,
  • Propositions d’initiatives diplomatiques pour l’année 2015

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, diplomatie,

    Rabat, 5 août 2014

     
     
     
     
     
     
     

    A

    Monsieur le Secrétaire Général

    – MAEC-

    Objet :Propositions d’initiatives diplomatiques pour l’année 2015.

    Réf. :V/L N°5375 du juillet 2014.

    Suite à votre envoi cité en référence, j’ai l’honneur de soumettre à votre appréciation les réflexions et les propositions suivantes à réaliser au cours l’année prochaine:

    Propositions à caractère général :

    Tout d’abord, il faudrait consolider, renforcer et promouvoir les relations bilatérales avec les pays européens, à travers la régularité des :

    • Réunions de Haut Niveau (prévues annuellement avec nos principaux partenaires : France, Espagne, Portugal, Turquie, Russie et Belgique) ;
    • Consultations Politiques (Ministre, Ministre Déléguée, Secrétaire Général et Directoire) ;
    • Commissions Mixtes de coopération (pilotées par le Ministère avec la participation les départements ministériels concernés) ;
    • Echange de visites : au niveau des différents responsables des départements ministériels, des parlementaires et des acteurs économiques.

    Propositions par zone géographique

    Europe :

    • Organiser des conférences dans les capitales européennes pour promouvoir la Marque Maroc ou Label Maroc ;
    • Créer des Forums parlementaires avec tous les pays membres de l’UE ;

    Encourager les contacts et les échanges entre la société civile marocaine et les sociétés civiles des pays européennes ;

    • Organiser des séminaires dans certains pays d’Europe pour faire connaître la nouvelle politique migratoire du Maroc et les efforts déployés par notre pays en la matière;
    • Développer des consultations bilatérales au niveau du Directoire avec les Balkans et les autres pays qui offrent peu d’occasions pour des échanges des visites des MAE comme les pays Baltes. Ces rencontres bilatérales rassureraient ces pays sur l’intérêt du Maroc vis-à-vis de ces partenaires euro-méditerranéens;notamment dans le domaine de la diplomatie économique;
    • Organiser des missions successives à caractère multisectorielle dans les pays Nordiques, les Balkans et les pays Baltes, dans une période d’un mois, (Par exemple : commencer par des journées culturelles, suivies d’une mission commerciale d’hommes d’affaires ciblées, suivie d’une délégation parlementaire, suivie d’une exposition vente des produits d’artisanat marocain…etc. Ces missions pourraient être enrichies par conférences débat, séminaires, participation à un think tank et rencontres B to B entre opérateurs économiques;
    • Envisager la formation d’un Groupe d’Amitié parlementaire marocain unique avec l’ensemble des Balkans ou la création d’un Forum parlementaire avec les Balkans ;
    • Envisager la possibilité de création d’un Conseil d’Affaires unique au niveau de la CGEM pour l’ensemble des Balkans dans l’objectif de développer et de renforcer les relations économiques et commerciales entre le Maroc et ces petits pays ;
    • Encourager les institutions chargées des Foires et des Salons Spécialisés au Maroc à établir des Accords de partenariat avec leurs homologues en Europe dans l’objectif d’optimiser les coûts et d’assurer une forte participation d’entreprises marocaines et vice-versa ;
    • Promouvoir des missions ou activités commerciales groupées, afin de dépasser la dispersion des moyens ;
    • Conclure un accord de collaboration entre le Ministère et le Département du tourisme (ONMT) pour la promotion du tourisme et le Label Maroc en Europe à travers les services de nos Ambassades et Consulats Généraux ;
    • Conclure un accord de collaboration entre le Ministère et le Département du Commerce Extérieur pour la promotion des produis du Maroc en Europe à travers les services de nos Ambassades et Consulats Généraux ;
    • Conclure un accord de collaboration entre le Ministère et la Maison de l’Artisan pour la promotion des produis d’artisanat et du terroir en Europe à travers les services de nos Ambassades et Consulats Généraux ; 
    • Envisager la possibilité de formation des Imams des pays européens ayant une forte communauté marocaine, en collaboration avec leurs autorités compétentes ;

    Afrique :

    • Envisager la possibilité d’institutionnaliser un Forum Maroc-Afrique Subsaharienne, à organiser chaque deux ans ;
    • Envisager la possibilité de créer une zone de libre échange avec les pays de l’Afrique Subsaharienne amis du Maroc ;
    • Revoir le statut de l’AMCI de manière à ce qu’elle devient une agence modèle de coopération internationale au développement dans l’Afrique, et orientée, au début, vers l’Afrique dans la perspective d’étendre ses actions aux continents Latino-Américain et Asiatique ;

    Propositions par pays :

    Espagne :

    • Organiser un Forum civil avec la participation des organisations non gouvernementales, les acteurs associatifs, les associations des jeunes, les syndicats, la jeunesse des partis politiques et les associations d’étudiants des deux pays, etc.
    • Organiser des conférences dans des universités espagnoles sur des thématiques variées (legs culturel, histoire commune, migration, droits de l’homme, plan d’autonome comme solution à la question du Sahara, coopération décentralisée, relations économiques et commerciales, terrorisme, sécurité et coopération policière ;
    • Organiser l’année du Maroc en Espagne, en consacrant une semaine ou dix jours pour chaque communauté autonome espagnole (le moment est propice, les relations sont au beau fixe depuis janvier 2012, la majorité des régions autonomes sont dirigées par le Parti Populaire (PP) ;
    • Envisager la constitution des Comités sectoriels mixtes comprenant des institutions publiques et privées dans des domaines prometteurs d’intérêt commun au niveau bilatéral et pour développer également la coopération tripartite vers l’Afrique;
    • Organiser une conférence internationale sur l’Alliance des Civilisations en collaboration avec l’Espagne et, éventuellement, la Turquie ;
    • Inviter les experts du prestigieux Think tank espagnol « Real Instituto Elcano » qui ont préparé le rapport « Vers une rénovation stratégique de la politique extérieure espagnole », dans le cadre d’un débat ouvert, pour expliquer leur point de vue sur la question nationale, notamment que le rapport suggère que « l’Espagne pourrait adopter une position proactive pour envisager une solution d’autonomie, véritable et garantie » et appelle Madrid à « soutenir ce plan d’autonomie qui répond, une fois les conditions réunies, aux aspirations du Maroc et du Front Polisario ».
    • Renforcer les Consulats Généraux par l’affectation d’un cadre (de préférence Conseiller politique) qui aura comme tâche principale le contact avec le parlement régional et la société civile;

    France :

    • Suggérer la mise en place d’un groupe de réflexion sur l’adaptation des instruments de partenariat à la nouvelle donne et aux ambitions des deux pays ;
    • Encourager des partenariatsentre les instances et structures constitutionnelles, telles que le Conseil économique, social et environnemental ; le Conseil National des droits de l’homme ; le Conseil de la Concurrence….etc avec leurs homologues françaises ;
    • Constitution des Comités sectoriels mixtes comprenant des institutions publics et privés dans des domaines prometteurs au niveau bilatéral et pour développer également la coopération tripartite vers l’Afrique;
    • Organiser des Assises Territoriales entre les autorités locales et régionales des deux pays dans la perspective de la mise en marche de la régionalisation avancée;

    Italie :

    • Conclure un Accord de Partenariat Stratégique avec l’Italie, qui prévoit des Réunions de Haut Niveau coprésidées par les deux chefs de Gouvernement ;
    • Prévoir l’organisation d’un Forum parlementaire à l’instar de ceux créés avec l’Espagne et la France.

    Portugal :

    • Prévoir l’organisation d’un Forum parlementaire à l’instar de ceux créés avec l’Espagne et la France.

    Turquie :

    • Développer des consultations politiques bilatérales au niveau du Directoire ;
    • Créer un Forum parlementaire, à l’instar de ce qui existe entre la Turquie et l’Italie et entre la Turquie et la Russie ;
    • Envisager la création des Comités sectoriels mixtes comprenant des institutions publics et privés dans des domaines prometteurs, dans l’objectif de renforcer les relations économiques et commerciales entre les deux pays ;
    • Organisation des manifestations conjointes en Europe pour lutter contre l’islamophobie, partant du fait que les deux pays sont des terres de paix et de rencontres avecun patrimoine culturel et civilisationnel considérable en commun ;
    • Examiner avec la Turquie la possibilité de mettre en place un Centre commun de Dialogue des Civilisations, avec des annexes au Maroc et en Turquie, pour jouer un rôle de premier plan à ce niveau en raison de leur position stratégique dans la carte du monde islamique ;
    • Organiser l’année du Maroc en Turquie ou vice-versa ;
    • Envisager l’adhésion du Maroc, en qualité de membre observateur, à l’Assemblée Parlementaire des Pays Turcophones (TURKPA), dont le siège se trouve à Bakou ;

    Allemagne :

    • Inviter le Ministre allemand des affaires étrangères, M. Frank-Walter Steinmeier à effectuer une visite de travail au Maroc avant la fin de l’année en cours pour tenir des consultations politiques et procéder au lancement de ce nouveau mécanisme bilatéral ;
    • Procéder à la création d’un comité de pilotage pour l’identification et le suivi des projets relatifs à la coopération tripartite (Maroc-Allemagne-Afrique). Il sera composé des représentants des Directions Afrique et Affaires européennes, de l’AMCI et de l’Ambassade d’Allemagne à Rabat avec ses différents services concernés (GIZ et KFW) ;
    • Organiser un Forum d’Affaires. M. Steinmeier s’était engagé à être accompagné lors de cette visite d’une délégation économique
    • Préparer un mémorandum de coopération entre les académies diplomatiques en vue de sa signature lors de cette visite.
    • Procéder à la création d’un groupe d’impulsion économique.
    • Prévoir l’organisation d’un Forum parlementaire à l’instar de ceux créés avec l’Espagne et la France.
    • Instaurer un cadre de dialogue et de concertation entre les responsables des dossiers multilatéraux au sein des deux Ministères des Affaires étrangères et au sein de nos missions diplomatiques multilatérales (New-York, Genève, Vienne) en vue de se concerter sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun et de lancer des initiatives au sein des instances onusiennes.
    • Prévoir l’organisation d’un séminaire en faveur des pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique Centrale pour explorer des actions conjointes (Maroc Allemagne) dans la région en Afrique, liées notamment au développement économique et humain.

    Russie :

    • Prévoir l’organisation d’un Forum parlementaire à l’instar de ceux créés avec l’Espagne et la France.

    Pays nordiques :

    La société civile dans les pays nordiques est particulièrement forte et influente sur la scène politique nationale et internationale. Les gouvernements de ces pays subissent des pressions de la société civile, des ONG, des parlementaires, des partis politiques et surtout la jeunesse de ces partis, qui sont particulièrement sensibles aux thèses des séparatistes, d’où la nécessité de mener des actions pour faire connaître les avancées du Maroc en général et la situation dans nos provinces du sud en particulier, relativement peu connus dans ces pays:

    • Organiser des visites de travail de membres du CNDH, de l’AMDH et du DIDH dans ces pays pour les sensibiliser sur la situation des droits de l’Homme au Maroc, et notamment dans nos provinces du Sud / Organiser des Conférences, séminaires et expositions sur le développement dans nos provinces du sud ;
    • Renforcer les relations entre les institutions parlementaires des deux pays, à travers des échanges de visites et d’expériences, à différents niveaux (Présidence, Groupe d’amitié, Commissions etc.) ;
    • Renforcer les relations entre les partis politiques, surtout la jeunesse, en organisant des visites des deux côtés ;
    • Mettre en place des mécanismes pour tisser des contacts entre les associations et ONGs des deux pays notamment celles qui œuvrent dans les domaines des droits de l’Homme, et de la promotion de la condition de la femme, de manière à renforcer la compréhension mutuelle ;
    • Initier une coopération entre les institutions marocaines et leurs homologues norvégiennes dans le domaine de la bonne gouvernance et des droits de l’Homme, notamment l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption, pour bénéficier de l’expertise des institutions nordiques dans ces domaines ;
    • Organiser une caravane composée exclusivement de femmes (parlementaires, entrepreneurs, dans le domaine associatif…), pour souligner le rôle important que joue la femme marocaine dans notre société, et les droits dont elle jouit ;
    • Développer les contacts entre les journalistes et acteurs de l’information marocains avec ceux des pays nordiques, sachant que les médias de ces pays sont particulièrement sensibles aux thèses des séparatistes ;
    • Etablir des Commissions Mixtes avec ces pays dans des domaines ciblés, à l’instar de la commission consulaire entre le Maroc et la Norvège ;
    • Créer des Conseils d’Affaires avec la Norvège, la Finlande et le Danemark, pour développer les échanges commerciaux et identifier les opportunités d’investissements au Maroc, à l’instar du Conseil d’Affaires avec la Suède ;
    • Mettre en place une stratégie de communication bien structurée, destinée à l’ensemble des pays nordiques ;
    • Envisager la possibilité de formation au Maroc des Imams de ces pays.

    Finlande :

    • Envisager l’adhésion du Maroc en tant que membre observateur dans le Conseil de l’Arctique aura un impact positif sur les relations maroco-finlandaises ;
    • Organiser un séminaire sur le thème de « l’initiative marocaine d’autonomie pour les provinces du Sud » en collaboration avec l’Institut Ahtisari pour la Paix et les autorités de la province autonome de d’Aland. L’objectif est de mettre en exergue la similitude entre le modèle d’autonomie des îles d’Aland qui a permis de régler ce différend territorial entre la Suède et la Finlande ;
    • Organiser un séminaire sur le dialogue des civilisations, thématique à laquelle les dirigeants, finlandais accordent un intérêt majeur. 

    BENELUX :

    1. Pays-Bas :

    – Instituer un mécanisme de « consultations politiques » Maroc-Pays Bas prévoyant des visites régulières notamment au niveau des Secrétaires Généraux.

    – Création d’un Conseil d’Affaires Maroc-Pays Bas pour identifier de nouveaux secteurs de coopération.

    – Organiser des conférences, colloques, séminaires, avec la participation de représentants du CNDH, de l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption, et de représentants de la société civile marocaine pour sensibiliser les médias et la société civile néerlandaise sur la question du Sahara, la situation des droits de l’Homme et les réformes que connaît notre pays.

    1. Luxembourg :
    • Renforcer les échanges économiques entre le Maroc et le Luxembourg qui restent dérisoires à travers l’échange de visites entre les hommes d’affaires et les représentants des Chambres de commerce des deux pays, notamment en envoyant des missions économiques pour explorer les opportunités d’affaires et d’investissements offertes par le Maroc.

    Europe Centrale :

    • Créer un Conseil d’Affaires, notamment avec la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie, la Croatie, la Serbie et la Macédoine, en ciblant des secteurs clés d’intérêt commun pour chaque pays.

    #Maroc #Sahara_Occidental #Diplomatie