Tag: coronavirus

  • Maroc : Des questions sur l’avenir du pays (journal italien)

    Jamais auparavant le Maroc n’a montré un double profil. Mohammed VI apparaît comme un monarque constitutionnel et depuis environ deux ans a confié le gouvernement à Saadeddine El Othmani du Parti Justice et Développement, vainqueur des dernières élections. Ces dernières années, le pays a poursuivi sa marche vers l’Europe, atteignant également la demande d’adhésion évidemment rejetée pour les règles d’entrée en vigueur mais obtenant des consultations périodiques avec Bruxelles qui en font le pays voisin le plus proche des valeurs sur laquelle est fondée l’Union européenne. De grands progrès en termes de droits civils et d’égalité religieuse si l’on pense que le Maroc est le seul pays arabe (récemment approché par la Tunisie avec sa nouvelle Constitution) dans lequel la religion juive compte les mêmes droits que les autres et est librement pratiquée . Le seul bémol, si cet épisode très grave peut être appelé ainsi, a été la projection, il y a quelques années, par une importante chaîne de télévision nationale, d’un programme dans lequel les femmes marocaines ont été enseignées comment maquiller les coups et les mauvais traitements subis par les hommes. Programme interrompu et retiré dans le deuxième épisode avec les excuses du diffuseur.

    Le Maroc a connu une croissance économique de 2,3% en 2019, un peu moins que l’année précédente qui était de 3%. Descente principalement due à une production agricole insatisfaisante due à des conditions climatiques défavorables, mais avec de bons résultats dans le secteur de la pêche et dans le secteur du tourisme, véritable force motrice de l’économie. En outre, ces dernières années, d’importantes réformes ont été menées, comme celle de la régionalisation qui a contribué à donner une impulsion et une vitalité aux institutions locales. Mais tout ce qui brille n’est pas or.

    Outre la propagation du coronavirus qui en fait l’un des pays les plus exposés du continent africain, c’est d’un point de vue social que l’état actuel des choses présente des aspects inquiétants et désormais non épisodiques. Ce ne sont pas tant les opposants politiques et les journalistes que les jeunes gens ordinaires qui remplissent les médias sociaux de vidéos contenant des critiques des institutions et un monarque qui a perdu une grande partie de la popularité du passé et qui est accusé d’avoir trahi les promesses faites. Et comme au Maroc il existe une loi qui interdit toute critique de la monarchie, les plaintes en ce sens ont afflué depuis longtemps et les premières peines importantes ont été enregistrées. Bien que des tentatives soient faites pour imposer le silence et que de nombreux jeunes ne soient pas annoncés, ils ont été poursuivis et certains sont emprisonnés pour des délits purement idéologiques. Le Maroc est sorti pratiquement exempt des “printemps arabes” mais ce mécontentement exprimé par les jeunes et soutenu par la société civile laisse ouverte un point d’interrogation sur l’avenir du pays qui ne laisse pas indifférent l’Union européenne.

    Alessandro Perelli

    Source : Avanti online, 27 mars 2020

    Tags : Maroc, covid19, coronavirus,

  • Le COVID-19 pourrait changer fondamentalement la société occidentale

    Par Andrew Korybko − Le 18 mars 2020 − Source cgtn.com

    L’apparition soudaine du COVID-19 dans tout l’Occident a entraîné une série de décisions d’urgence prises par des dizaines de gouvernements qui auraient été impensables il y a quelques semaines à peine. De la fermeture de pratiquement toutes les entreprises, sauf les plus essentielles comme les pharmacies et les épiceries, aux quarantaines obligatoires pour des pays entiers, les Occidentaux n’ont jamais connu de mesures aussi extrêmes, même en temps de guerre.

    Ces politiques nécessaires ont toutefois des conséquences indésirables de grande envergure dans les domaines social, économique et politique.

    Les Occidentaux ont pour usage de se déplacer à leur guise, mais désormais la plupart d’entre eux sont obligés de rester chez eux, sauf pour se rendre dans les quelques commerces essentiels qui restent ouverts. De nombreuses personnes craignent aujourd’hui pour leurs moyens de subsistance parce qu’elles ont vécu au jour le jour et n’ont pas pu mettre assez de côté pour le proverbial « jour de disette » – ou dans ce cas, au moins « deux semaines de disette ».

    D’autres encore craignent que leurs gouvernements n’exploitent à l’avenir ces décisions d’urgence pour des raisons politiques d’intérêt personnel.

    Dans l’ensemble, la société occidentale semble avoir fondamentalement changé à la suite de COVID-19. Il semble impossible, du moins à ce stade précoce des tentatives de confinement d’urgence, d’imaginer que la vie puisse un jour redevenir ce qu’elle était.

    Les étudiants suivent désormais des cours sur ordinateur plutôt qu’à l’école, des personnes qui pensaient vivre confortablement attendent désormais désespérément une aide gouvernementale pour les aider à joindre les deux bouts, et le scepticisme antigouvernemental croissant qui a marqué ces dernières années s’est encore accentué.

    Qu’importe la durée qu’il faudra pour vaincre le COVID-19, l’humanité l’emportera certainement après que la Chine aura montré au monde que c’est effectivement possible – pourvu que chacun fasse sa part de sacrifices pour le bien commun, mais beaucoup de ces changements d’urgence pourraient devenir la nouvelle norme.

    On peut comprendre que les gens deviennent réticents à avoir autant de contacts sociaux qu’auparavant, d’où la raison pour laquelle l’apprentissage en ligne pourrait devenir la norme. Ceux qui peuvent travailler à domicile continueront probablement à le faire pour la plupart, et les sceptiques envers le gouvernement pourraient être pris plus au sérieux.

    Les ressortissants allemands ont été interdits de voyager pour les vacances. AFP

    Le « bon vieux temps » qui consistait à ce que chacun aille où il veut (surtout dans l’UE), à ne pas trop se soucier de l’emploi et, d’une manière générale, à faire confiance aux gouvernements pour faire respecter les droits constitutionnels à tout prix semble presque être un rêve lointain après tout ce qui s’est passé au cours de ces deux dernières semaines.

    On peut même dire que beaucoup sont nostalgiques de ces moments, appréciant enfin ce qu’ils auraient pu considérer auparavant comme acquis mais aussi peut-être en voyant les choses sous un jour nouveau comme étant beaucoup plus fragiles que dans leurs rêves les plus fous.

    L’ennemi invisible qu’est le COVID-19 a littéralement entraîné des changements plus visibles que l’ennemi semi-invisible du terrorisme qui était considéré comme le principal ennemi de l’Occident. Tout comme le 11 septembre a transformé l’essence de la société occidentale, les deux premières semaines de mars 2020 pourraient avoir un effet similaire.

    Tout s’est finalement calmé après ces terribles attaques terroristes, tout comme ce qui se passera avec cette épidémie virale. Cependant, il est naturel que les personnes les plus directement touchées dans les deux cas se souviennent de l’histoire en termes d’« avant et après » ces événements.

    Certes, les changements sociaux resteront toujours flexibles dans une certaine mesure, mais il restera à voir quelle sera la profondeur des changements structurels dans les domaines économique et politique.

    La nationalisation des hôpitaux et des établissements de santé en Espagne, ainsi que la possibilité tout à fait réelle de répéter ce modèle ailleurs en Occident, pourraient complètement transformer l’économie occidentale, sans parler des programmes de soutien gouvernementaux de plusieurs milliards de dollars (« renflouements ») qui sont en cours de discussion entre les citoyens pour les industries clés.

    Sur le plan politique, il est encore trop tôt pour dire quels seront les changements, mais il est incontestable que le processus démocratique a été perturbé, au grand dam de quelques personnes qui ne comprennent pas la nécessité de ces mesures d’endiguement d’urgence ou qui craignent sincèrement que leurs gouvernements ne profitent du précédent qu’elles viennent de créer.

    Quoi qu’il en soit, on peut conclure que COVID-19 pourrait changer fondamentalement la société occidentale de manière très radicale.

    Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

    Le Saker francophone

    Tags : coronavirus, covid19, pandémie,

  • Coronavirus: Macron doit débloquer les milliards dont l’hôpital a besoin pour sauver des vies.

    Les hôpitaux sont sous pression maximale: le matériel manque cruellement, le personnel soignant est à bout. Alors que la crise du coronavirus frappe de plein fouet les hôpitaux, Macron débloque 45 milliards pour soutenir les entreprises et les multinationales et “sauver les emplois”.

    Macron met les multinationales sous perfusion pendant que les hôpitaux luttent contre le COVID-19 avec des moyens dérisoires: pour preuve, l’Etat d’urgence sanitaire ne prévoit aucun budget massif pour la santé.

    Les dernières prévisions des scientifiques qui conseillent directement l’Elysée font froid dans le dos : le COVID-19 pourrait causer entre 300 000 à 500 000 morts. Et qui lutte en première ligne en risquant leur santé pour éviter l’hécatombe? Les personnels soignants. L’hôpital a plus que jamais besoin de notre aide. Exigeons que Macron débloque un budget massif et pérenne pour venir en aide aux hôpitaux face au coronavirus et aux futurs épidémies.

    Je demande à Macron de débloquer les milliards dont l’hôpital a besoin pour sauver des vies.

    Les scientifiques n’avaient pourtant cesser de nous prévenir: l’arrivée de la prochaine pandémie n’était qu’une question de temps. Nous y sommes. Et les hôpitaux manquent cruellement de lits et d’équipements nécessaires pour faire face à cette catastrophe sanitaire.

    Pourtant, pas un mot sur le renflouement des hôpitaux dans la loi de finances rectificative qui vient d’être adoptée et qui va débloquer 45 milliards d’euros pour les multinationales. Mais où sont les milliards destinés aux hôpitaux?

    Macron n’a eu de cesse de le répéter durant son discours que “nous sommes en guerre”. Et bien, où sont les protections dont ont besoin nos soignants qui partent au front sans armes ? Pour pallier au manque de personnel, des étudiants en médecine et des médecins de ville sont même venus prêter main forte. Les cliniques privées ont promis 4000 lits afin de soulager les hôpitaux publics. Mais c’est loin de compenser les 18 000 lits supprimés dans les hôpitaux depuis 2013.

    Avec la progression de l’épidémie, les personnels hospitaliers ne pourront pas pour faire face à l’afflux de patients graves. Les mesures d’urgence ne suffiront pas, la vie de milliers de personnes est actuellement en danger face à cette situation. Les médecins se préparent tragiquement à trier les patients à sauver car le manque criant de moyens fait qu’il sera impossible de soigner tout le monde au moment du pic d’épidémie.

    Le pire pourrait être évité en débloquant des ressources, MAINTENANT. Où est le soutien du gouvernement pour celles et ceux qui combattent la maladie en première ligne?

    Dites à Macron de débloquer les milliards dont l’hôpital a besoin pour sauver des vies.

    Depuis le début de l’ère Macron, le personnel des hôpitaux dénonce les coupes budgétaires dans la santé. Les promesses du candidat Macron en matière de budget des hôpitaux n’ont jamais été tenues. Au contraire, il a accentué les économies. La vie des patients est mise en danger depuis des années par la logique marchande appliquée à la santé, la poursuite de la rentabilité à tout prix, la réduction du déficit, la mise en place du lean management au nom de la productivité. Cette logique d’économiser sur l’hôpital a abouti à la situation actuelle: l’hôpital n’a aucune marge pour parer à l’imprévu. Et encore moins une crise de l’ampleur du coronavirus.

    Macron affirme que les lois du marché ne devraient pas s’appliquer face à cette crise sans précédent. Mais au bout du compte, aucun budget massif et pérenne n’est prévu pour l’hôpital. Par contre pour sauver les entreprises et les multinationales, comme par magie, les milliards ne se sont pas faits attendre. En 2018, Macron répondait pourtant au personnel soignant lui expliquant la crise traversée par l’hôpital : “Y’a pas d’argent magique!”.

    Nous avons tous un rôle à jouer pour éviter la propagation du coronavirus. Celui de Macron est de soutenir les hôpitaux, “quoi qu’il en coûte”, littéralement. Le but est d’éviter des morts. Point.

    Macron doit mettre en place une politique publique concrète de soutien financier aux hôpitaux pour faire face à la crise sans précédent du coronavirus.

    Source 

    Tags : France, coronavirus, Emmanuel Macron, pandémie, hôpitaux, confinement, covid19,

  • Algeria’s main lab anchors COVID-19 response

    When a sample sent to the referral laboratory in the capital Algiers gave a positive result, the Ministry of Health announced Algeria’s first COVID-19 case on 26 February, becoming the second African country to confirm the virus. Since then…

    Read more from the source : OMS-Argelia

     

     

     

     

     

    Tags : Algeria, covid 19, coronavirus,

  • Covid-19 : Les médecins cubains sont déjà déployés dans 37 pays

    Socialisme et communisme en Amérique Latine

    Samedi 21 Mars 2020

    Le ministère cubain de la Santé publique (Minsap) a indiqué que Cuba fournit une coopération médicale à 37 pays touchés par le nouveau coronavirus Covid-19 – traduction Nico Maury

    Selon le directeur de l’Unité centrale de collaboration médicale de la Minsap, le Dr Jorge Juan Delgado Bustillo, les coopérateurs de l’île sont en bonne santé. En outre, les missions ont pris des mesures de prévention et d’automédication.

    “A ce jour, aucun agent de santé n’est atteint du nouveau coronavirus dans nos brigades médicales à l’étranger”, a-t-il déclaré.

    Cuba a envoyé cette semaine des brigades médicales au Nicaragua, au Venezuela, au Suriname et à Grenade pour affronter Covid-19. Ce samedi, une cinquantaine de professionnels de la santé cubains cubains arrivent en Lombardie, en Italie.

    Le directeur du Minsap a ajouté que Cuba, dans sa démonstration habituelle de fraternité et de solidarité avec les peuples du monde, est en mesure d’aider et de répondre aux demandes qui lui sont adressées.

    «Il y a un sentiment national de vouloir coopérer. Nous recevons des messages de volontaires prêts à aller n’importe où pour aider à faire face à cette situation sanitaire mondiale “, a-t-il déclaré.

    Nicolas Maury

    Telesur

    Source

    Tags : Cuba, coronavirus, pandémie,

  • Libérez tous les prisonniers politiques et d’opinion au Maroc

    Aujourd’hui, le Maroc comme d’autres pays vit une situation inédite, rythmée par le COVID-19. La situation que vivent le Maroc et le monde entier est d’une gravité sans précèdent. D’autant plus que la Maroc connait la défaillance de son système de santé depuis des années.

    Si la décision radicale de fermer les frontières terrestres et aériennes avec une trentaine de pays permet d’atténuer la propagation du virus, il serait nécessaire d’instaurer une mobilisation totale de nous tous, société civile, institutions, secteur public, secteur privé, associations et individus pour préserver la santé et la vie de nos concitoyens.

    L’ASDHOM salue la mobilisation de la société civile, des journalistes et des acteurs associatifs qui sensibilisent la population au respect des mesures préventives adéquates pour limiter la propagation du virus afin de sauver des vies.

    Au vu de la situation que traverse notre pays, l’ASDHOM alerte l’opinion nationale et internationale sur le risque sanitaire élevé au sein des prisons et son impact sur la situation des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc.

    La répétition des grèves de la faim, souvent longues et dont la derrière vient à peine de se terminer, entamées par les prisonniers politiques, a fait que leur état de santé se trouve fragilisé et ils courent donc un haut risque si le virus venait à se propager à l’intérieur des prisons. L’engorgement et la promiscuité étant des facteurs aggravants.

    L’ASDHOM, qui a toujours demandé la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion dont font partie les prisonniers du Hirak du Rif, considère que le moment difficile que traverse aujourd’hui l’humanité toute entière et le Maroc en particulier, peut être celui d’une détente démocratique qui met fin aux violations des droits humains et ouvre la voie à un État démocratique et respectueux des libertés.

    La situation actuelle confirme que les revendications du Hirak du Rif pour un hôpital, des écoles et des infrastructures étaient tout-à-fait légitimes.
    Face à ce défi sanitaire, le Maroc a besoin de la contribution de toutes les régions pour y faire face. Et la région du Rif constitue notamment une composante importante dans cet effort.

    Les prisonniers du Hirak du Rif, qui ont montré une grande capacité d’encadrement peuvent jouer un rôle important dans l’effort national pour faire face à la vague épidémique qui risque de frapper le Maroc durant les semaines à venir.

    Pour toutes ces raisons, l’ASDHOM demande la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion pour que le Maroc tout entier se mette debout afin de vaincre la pandémie et contribuer ensemble à la construction d’un nouveau pays des solidarités, des libertés et de démocratie.

    L’ASDHOM se joint aux recommandations de toutes les organisations de défense des droits humains au Maroc et notamment celles de l’Observatoire marocain des prisons pour que les autorités marocaines fassent preuve d’intelligence et de sérieux dans le traitement de ce dossier sans oublier un geste d’humanité envers nos frères et sœurs subsaharien-ne-s sur le sol marocain.

    Paris, le 22 mars 2020

    Le Bureau exécutif

    ASDHOM

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, coronavirus, pandémie, prisonniers politiques,

  • Coronavirus, deux méthodes : la Corée du Sud et la France

    par Leroux Jean-Paul

    C’est malheureusement, pour nous, confirmé par de nombreuses sources !
    C’est aussi ce que nous déclare une amie coréenne avec laquelle nous restons en contact et qui ne comprends pas ce qui se passe en Europe.

    Jean-Claude Eyraud <jceyraud@orange.fr> a écrit : Une analyse que l’on m’a transmise. De quoi réfléchir .</jceyraud@orange.fr>

    Quelques chiffres pour comparer deux stratégies radicalement différentes face au coronavirus, celles de la Corée du Sud et celle de la France.
    Corée du Sud :

    Population 51 709 098 habitants (source : korean statistival information service)

    Premier cas le 20 janvier 2020

    Nombre de malades au 23 mars : 9037 soit 0,017 % de la population

    Nombre de morts au 23 mars : 120 soit 0,0002 % de la population.

    Stratégie : masques systématiques, dépistage systématique et isolement des malades. Pas de confinement général de la population. Pas de conséquences économiques ni sociétales.

    France :

    Population 66 352 469 habitants au dernier recensement

    Premier cas le 27 janvier 2020

    Nombre de malades au 23 mars 22302 soit 0,0336 % de la population

    Nombre de morts au 23 mars 1100 soit 0,0016 % de la population.

    Stratégie : confinement général avec amendes et contrôles de plus en plus sévères pour les sorties. Masques déconseillés même si déplacements sauf pour les malades. Tests uniquement sur les malades graves. Les chiffres prouvent que notre stratégie est perdante plus les conséquences à venir : effondrement économique avec chômage massif, augmentation des
    impôts pour compenser les pertes et les aides, dépression de la population et futurs problèmes sociétaux divers.

    Cause de ce choix français : pénurie grave de masques (15 millions d’économies sous Hollande) et manque de tests donc crainte d’engorgement des hôpitaux en manque de lits et de respirateurs pour les cas graves.
    De plus, on fait des soucis aux seuls qui ont des solutions “de guerre” avec le traitement au la chloroquinine ( professeur Raoult Marseille).

    Pour info les Allemands ont 5 fois plus de respirateurs que nous par habitant.

    Je vous laisse conclure. “Gouverner c’est prévoir” de Gaulle

    Moi je vous dis qu’on nous prend vraiment pour ce que nous sommes majoritairement : des moutons décervelés et obéissants par peur. Nous sommes prêts pour la dictature.

    Nota bene : dernier confinement total en France : à Marseille pour l’épidémie de choléra de 1720 !


    retrouvez Ensemble 05
    son blog : http://jceyraud.blogspirit.com/
    son journal en ligne : http://www.alpternatives.org

    Tags : coronavirus, France, Chine, Corée du Sud, pandémie,

  • Belges et néerlandais retenus au Maroc au nom de la double nationalité

    Le Maroc considère les Néerlandais et les Belges bloqués comme ses propres sujets

    Selon le site Arif News, un nombre inconnu de Belges et de Néerlandais ayant la double nationalité sont coincés au Maroc depuis plusieurs jours dans l’attente de pouvoir rejoindre leurs pays de résidence.

    Si jusqu’à présent, ces personnes n’ont pas été informées de la véritable raison pour laquelle elles ne sont pas rapatriées, l’explication l’a donnée le ministre belge des Affaires étrangères, Philippe Goffin dans une déclaration faite à la télévision belge (voir vidéo). Selon lui, si le Maroc refuse de les rapatrier c’est parce que le Maroc considère les Belges bloqués ayant la double nationalité comme ses propres ressortissants. “Il y a des personnes qui ont la double nationalité, ils sont à la fois marocains et belges, et le Maroc considère, quand on a la double nationalité et qu’on est sur le sol marocain, on est marocain. Donc, ils ont une gestion qui leur appartient de leurs nationaux”, a-t-il précisé.

    D’après la même source, les mêmes raisons ont été invoquées par un message publié par l’ambassade des Pays-Bas au Maroc et où elle indique le Maroc ne permet plus à ses ressortissants de partir et cela s’applique également aux Européens à double nationalité. Le message a été supprimé ultérieurement et l’ambassade dément son existence.

    Arif News rappellent que « les personnes âgées, les plus exposées au Maroc où les soins de santé sont désastreux, risquent de devenir victimes d’un jeu politique entre le régime marocain et certains pays européens ». S’agiterait-il d’une vengeance du Makhzen ?

    Tags : Maroc, Belgique, Pays Bas, binationaux, double nationalité, coronavirus,

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=M-s8NGEo4zg&w=560&h=315]
  • Coronavirus … … sur les échecs des gouvernements occidentaux et les thérapies possibles

    Par Moon of Alabama − Le 21 mars 2020

    Les services de renseignement américains craignent de subir des interrogatoires pour ne pas avoir suffisamment averti de la nouvelle pandémie de coronavirus. Pour éviter toute critique, ils ont demandé à leurs sténographes préférés d’écrire une narration pour les disculper.

    Ainsi, le Washington Post titre « Les rapports du renseignement américain de janvier et février ont mis en garde contre une probable pandémie » :

    Les agences de renseignement américaines ont émis de sinistres avertissements classifiés en janvier et février sur le danger mondial posé par le coronavirus tandis que le président Trump et les législateurs ont minimisé la menace et n’ont pas pris les mesures qui auraient pu ralentir la propagation de l’agent pathogène, selon des responsables américains familiers avec des rapports d’agence d’espionnage.

    Les rapports de renseignement n’ont pas prédit quand le virus pourrait atteindre les côtes américaines, ni recommandé des mesures particulières que les responsables de la santé publique devraient prendre, ce sont des questions qui ne relèvent pas de la compétence des agences de renseignement. Mais ils ont suivi la propagation du virus en Chine, puis dans d’autres pays, et ont averti que les autorités chinoises semblaient minimiser la gravité de l’épidémie.

    Si les services d’espionnage étaient vraiment préoccupés par la question, pourquoi n’ont-ils pas averti le public ? Au lieu de divulguer de nouveaux contes idiots, ils auraient pu divulguer un avertissement sur la pandémie. Au lieu de cela, on nous a donné ceci :

    Bernie Sanders a été informé par des responsables américains que la Russie tentait d’aider sa campagne présidentielle – 22 février

    La Russie essaie d’attiser les tensions raciales américaines avant les élections, selon des responsables – 10 mars

    Comment l’ingérence électorale russe est de retour avant le vote de 2020 – 13 mars

    Si les services de renseignement avaient pris la pandémie au sérieux, ils auraient pu avertir le public via leurs innombrables sténographes dociles dans les médias. Au lieu de cela, ils ont submergé ces derniers de fausses histoires russophobes et ont dit à Trump que les Chinois mentaient, ce qu’ils ne faisaient pas. Et maintenant, les services de renseignement reprochent à Trump de ne pas les avoir écoutés.

    Bien sûr, Trump n’aurait pas cru les rapports des renseignements, de toute façon. Pourquoi le ferait-il ? Le FBI et la CIA tentent depuis trois ans de le faire destituer. Ils ont créé le Russiagate sur la base d’un faux dossier. Ils ont menti pour obtenir des mandats de la FISA permettant d’espionner sa campagne. Lorsque le Russiagate s’est finalement effondré, la CIA a envoyé un faux « lanceur d’alerte » pour enclencher l‘Ukrainegate. À la place de Trump, il n’y avait aucune raison de croire un mot de ce que disent les « responsables du renseignement ».

    Les services de renseignement n’ont pas émis d’avertissements efficaces. Mais ils n’étaient pas les seuls. Aucune des institutions des pays «occidentaux», ni leurs dirigeants, n’étaient préparés pour une épidémie plus importante.

    La Chine nous a prévenus très tôt. L’OMS a été informée fin décembre. Le 3 janvier, les directeurs des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis ont été informés par leurs collègues chinois. Après que la Chine a reconnu que le nouveau virus du SRAS-CoV-2 sautait effectivement sauté d’une personne à l’autre, elle a pris des mesures radicales pour maîtriser l’épidémie et ces mesures ont bien fonctionné. La Chine n’a eu que 3 255 morts dans un pays de 1,4 milliard d’habitants. Aujourd’hui, tous les points de contrôle ont été supprimés dans la ville de Wuhan et la vie retourne lentement à la normale.

    D’autres nations asiatiques ont également réagi rapidement et efficacement. C’était, et c’est encore, l ‘«ouest» qui, malgré les services de renseignement, réagit mal à la crise.

    En 2002/2003, les pays asiatiques ont combattu l’épidémie de SRAS. En 2015, la Corée du Sud a connu une importante épidémie causée par le virus MERS. Ces pays ont tiré les leçons des épidémies et ont travaillé très tôt pour maintenir les courbes actuelles à plat. Pourquoi aucun pays occidental n’a-t-il pu apprendre d’eux ?

    Vous comprenez que le monde a basculé lorsque votre famille et vos amis – y compris des amis yéménites au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Inde – vous disent de rester au Yémen pour votre propre sécurité, à l’heure de la globalisation. Sur 10 ans de reportages au Yémen, 5 étaient en temps de guerre. C’est une première pour moi.

    Pendant ce temps, nous en apprenons davantage sur le nouveau virus et sur les thérapies possibles. Mais celui-ci n’est pas très raisonnable :

    HYDROXYCHLOROQUINE ET AZITHROMYCINE, pris ensemble, ont une réelle chance d’être l’un des plus grands changeurs de jeu de l’histoire de la médecine. La FDA a déplacé des montagnes – Merci ! J’espère qu’ils le feront tous les deux (H fonctionne mieux avec A, selon International Journal of Antimicrobial Agents) …

    … être mis en service IMMÉDIATEMENT. LES GENS MEURENT, AGISSONS RAPIDEMENT ET QUE DIEU BÉNISSE TOUT LE MONDE !
    @US_FDA @SteveFDA @CDCgov @HSgov

    L’affirmation selon laquelle le médicament anti-paludisme (hydro-) chloroquine aide dans les cas d’infection par le SRAS-CoV-2 provient de deux études chinoises qui ne sont basées que sur des tests in vitro sur le virus et les cellules humaines. Les doses étaient relativement élevées et la chloroquine est connue pour avoir de mauvais effets secondaires. Il n’y a pas non plus de moyen éprouvé pour introduire de la chloroquine dans le bas des poumons où réside le virus là où ce serait réellement nécessaire.

    Il y a aussi un petit essai français avec de la chloroquine, basé sur de vrais patients mais qui n’est malheureusement pas valide. Il s’agissait d’une étude non randomisée avec seulement 42 patients dont 6 ont abandonné le traitement.

    Les recherches ont compté le nombre de virus avant et après le médicament pour voir s’il fonctionne. Mais ils n’ont pris que des échantillons dans la gorge pour rechercher des virus. Pendant la cause d’une infection par le SRAS-CoV-2, le virus commence à se multiplier dans la gorge, mais il migre ensuite vers le bas du poumon. C’est seulement là que le virus commence à se développer en très grand nombre et à causer de graves dommages. Pendant ce temps, le nombre de virus dans la région de la gorge diminue. Les chercheurs français ne le savaient pas.

    Les détails ci-dessus proviennent du podcast quotidien no. 17 par le professeur Dr Christian Drosten, chef du département de virologie de la Charité de Berlin. Les transcriptions en allemand sont disponibles ici. Drosten a participé à plusieurs études de cas cliniques avec des cas de Covid-19 au cours desquelles chaque développement a été mesuré et détaillé. Il sait comment se déroule la maladie.

    Il y a plus à critiquer dans cette étude française. Gaetan Burgio, généticien à l’Australian National University, résume sa propre critique :

    En bref, tout ce battage médiatique sur l’essai clinique est basé sur un essai clinique ouvert, non randomisé et restreint sur le traitement HCQ contre # COVID19 avec charge virale comme résultat qui n’a pas été correctement mesuré dans 2/3 de la cohorte de contrôle !! !

    Donc, pour répondre à la question: Quelles sont les preuves justifiant l’utilisation de HCQ ou CQ comme traitement prophylactique ou curatif contre # COVID19. La réponse simple ou courte est AUCUNE. Pour le vérifier, nous avons besoin d’un essai clinique randomisé approprié et ample.

    Bien que je comprenne que nous sommes dans une pandémie # COVID19, il n’y a aucune raison, ou quoi que ce soit, pour abandonner une médecine basée sur des preuves, et ne pas faire de la science rigoureuse ou un essai clinique randomisé !
    Un chercheur chinois pense qu’ils auront plus de succès à interrompre le processus de liaison avec lequel le virus se faufile dans la cellule :

    Le virus utilise sa protéine de pointe pour s’accrocher à la cellule hôte, mais normalement cette protéine est inactive. Le travail de celle-ci sur le lieu d’ancrage consiste à piéger la protéine de furine humaine, qui détachera et activera la protéine de pointe en provoquant une «fusion directe» des membranes virales et cellulaires.

    Par rapport à la voie d’entrée du virus Sars, cette méthode de liaison est «100 à 1 000 fois» plus efficace, selon l’étude. …

    Des chercheurs chinois ont déclaré que les médicaments ciblant la protéine furine pourraient avoir le potentiel d’entraver la réplication du virus dans le corps humain. Ceux-ci comprennent «une série de médicaments thérapeutiques contre le VIH-1 tels que l’indinavir, le ténofovir alafénamide, le ténofovir disoproxil et le dolutégravir et des médicaments thérapeutiques contre l’hépatite C, dont le bocéprévir et le télaprévir», selon l’étude de Li.

    Cette suggestion est conforme aux rapports de certains médecins chinois qui se sont auto-administrés des médicaments contre le VIH après avoir été testés positifs pour le nouveau coronavirus, mais il n’y a pas encore de preuves cliniques pour soutenir la théorie.

    Il existe maintenant des dizaines d’essais en cours avec de vrais patients. Des milliers de chercheurs compétents travaillent sur une thérapie pour la maladie Covid-19 et sur un vaccin contre le virus du SRAS-CoV-2. Dans quelques mois, les deux seront probablement disponibles.

    Pendant ce temps, nous pouvons rester à l’écart et apprendre à fabriquer nos propres masques.

    Moon of Alabama

    Note du Saker Francophone

    En parlant de l’étude française, l’auteur fait sans doute référence au professeur Raoult, cité abondamment dans le précédent article. Quand il dit ou cite que cette étude n’a aucune valeur scientifique, il faut entendre “pas encore”. Il n’est pas exclu que cette étude soit validée par des méthodes “randomisées”. Il faudra du temps pour la confirmer ou l’infirmer ou avoir un statut partiel.

    Le Saker francophone

    Tags : Coronavirus, pandémie, remèdes, traitement,

  • CORONAVIRUS : DES NOUVELLES DES CAMPEMENTS DE RÉFUGIÉS SAHRAOUIS.

    En exil depuis depuis 45 ans dans le désert algérien sur la hamada de Tindouf, les réfugiés sahraouis organisent depuis une semaine un strict confinement pour affronter l’épidémie du coronavirus. En effet, en dépit de leur engagement pour construire leur Etat, se doter d’infrastructures, d’équipements de santé et d’éducation, ils ne disposent pas d’importants moyens pour soigner efficacement d’éventuels contaminés. Les responsables du protocole en charge de l’accueil des étrangers ont organisé avec efficacité et très rapidement le rapatriement vers Oran et Alger de tous ceux et celles qui étaient en mission dans les campements. En particulier les nombreux jeunes venus participer au forum de la jeunesse des 12 et 13 mars.

    Pierre Toutain, de l’association Camion-citerne, de retour le 10 mars a reçu des nouvelles d’un des formateurs en français, Addou EL HADJ.

    « Ce vendredi 20 mars, à midi je suis confiné seul dans ma maison de Smara, mais la chaleur est moins intense qu’en février.

    A ce jour il n’y a pas de cas connu de coronavirus, mais les mesures préventives ont été prises depuis le début de la semaine par la Commission Nationale pour la Santé. Elles sont diffusées et répétées chaque heure par la télévision locale sahraouie, par la radio, sur les téléphones et whatsapp.

    Toute la population est confinée dans nos différentes wilayas et la circulation entre les wilayas est interdite. Les routes vers Tindouf et la Mauritanie sont fermées. Nos territoires libérés sont sous contrôle de l’armée. L’approvisionnement pour les produits de première nécessité est assuré au mieux. Je dois reconnaître que toute la population observe bien les consignes préventives.

    Ma femme Aziza qui était partie le 11 mars avec mes 2 filles pour rendre visite à mon père en Mauritanie ont été arrêtées dans leur déplacement au niveau des Territoires libérés.

    En ce moment, je pense à vous tous, et vous transmets toutes mes amitiés. »

    Ces premières informations en direct sont confirmées par la dépêche SPS dont voici quelques extraits :

    Dépêche de l’agence de Presse Sahraouie, Sahara Press Service du 19 mars 2020.

    Le Comité national sahraoui pour la prévention a assuré jeudi que, « jusqu’à présent aucun cas de contamination au Coronavirus (COVID-19) n’a été enregistré dans les camps de réfugiés ou dans les territoires libérés du Sahara occidental ».

    Le ministère de la Santé de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a confirmé que les résultats des examens médicaux sur les Coronavirus étaient négatifs. Le Comité national sahraoui de prévention a également confirmé qu’il « sera en contact quotidien avec les citoyens via les médias nationaux, ainsi que via le site Web du ministère et ses comptes sur les réseaux sociaux ».

    Les recommandations comme l’attention à l’hygiène personnelle et éviter au maximum les contacts rapprochés sont diffusés régulièrement sur tous ces médias.

    Concernant les territoires sahraouis libérés, le gouvernement a souligné que « le Comité national, en coordination avec les différentes régions militaires, appelle toutes les populations résidant dans les zones libérées à respecter les mesures et à rester dans leur lieu de résidence. L’entrée ou la sortie des différentes communes est annulée jusqu’à nouvel ordre ».

    Les mesures annoncées par le gouvernement sahraoui indiquent également « l’annulation de tous les événements prévus et la fermeture des lieux publics ».

    Colette Blais de l’association Enfants Réfugiés du Monde, rentrée un peu plus tard, confirme ces informations :

    « Plus de déplacement entre Tindouf et les campements. Plus de liaison aérienne non plus pour Tindouf. Le Ministère de la santé et tous les acteurs de santé avaient bien anticipé cette situation, on ne peut que les féliciter. Espérons que le virus ne se développera pas dans les campements et dans les territoires libérés, et qu’il n’y aura pas de cas grave car au niveau des moyens de prise en charge dans les campements il n’y a aucune réanimation possible. Et l’hôpital de Tindouf ne dispose pour la réanimation que de quelques lits. »

    Source

    Tags : Sahara Occidental, camps des réfugiés sahraouis, Tindouf, coronavirus,