Tag: constitution

  • Algérie : Refus de se soumettre aux vicissitudes d’une certaine politique politicienne


    La nouvelle Loi fondamentale du pays représente incontestablement un signe d’ouverture assez large vers l’instauration de l’Etat de droit, une transition impensable il y a quelques années, dans un régime qui est resté autiste et pratiquement figé dans le temps pendant deux décennies de suite. A l’aube du nouvel An 2021, l’Algérie vient de franchir une nouvelle étape importante dans son histoire contemporaine. La promulgation de ce nouveau texte législatif permet d’envisager des changements certains à même de forger une nouvelle ère et d’effacer à jamais le poids du passé tout en imprimant une nouvelle mentalité, une volonté transformatrice et une grande sensibilité socio-politique : la vision vers le présent et l’avenir de la Nation.

    Cette nouvelle étape de construction représente sans contexte un progrès vers ce qui devrait être une nouvelle Algérie, o˘ tout le pouvoir appartient désormais au peuple, la souveraineté réside dans le peuple et ainsi le pouvoir constituant est remis au peuple avec des objectifs plus élevés de la construction démocratique. Appréhender lucidement cette réforme constitutionnelle signifie politiquement la traduction sur le terrain d’un changement d’orientation et l’amorce d’une réelle transition démocratique. Une ligne de conduite qui entend promouvoir un modèle de démocratie assez différent de celui qui a prévalu des années courantes en Algérie.

    La nouvelle Constitution sera ainsi le guide du soutien et d’aiguillon des institutions de la République au service de la Nation. Référentiel à partir d’aujourd’hui ‡ mettre en relief dans tous les domaines par le biais d’un nouveau système démocratique qui semble être le mieux adapté à la société algérienne et o˘ l’exigence de faire participer tous les citoyens de ce pays, toutes les compétences à l’effort national de construction.

    L’exégèse du nouveau texte constitutionnel se veut la voie et le modèle d’une démocratie participative, d’une démocratie représentative comme volonté de perfectionnement à tous les niveaux, la moralisation de la vie publique et politique apportant et visant dans son sillage différents points de changements radicaux de la vie nationale singulièrement le système et sa démocratisation. Il faut croire dans cette nouvelle ère républicaine à une mise en œuvre urgente qui doit faire face à beaucoup de déficits sur le plan politique, économique, social et culturel.

    Cela interpelle à un consensus national autour des tâches urgentes à entreprendre et à considérer comme sa composante, ses structures et ses méthodes d’action, une condition première et indispensable permettant d’ouvrir la voie à la naissance d’un front interne répondant à l’enthousiasme populaire le plus dynamique du moment. Un front qui aura l’initiative du débat politique, du débat économique et de l’action socio-politique tangible. La nécessité de ce front interne est une réalité afin de faire face à tous les défis internes et externes. Un choix impératif qui devrait constituer le moteur du sursaut national ainsi que de renforcer le lien ombilical qui lie le peuple à son État et à son Armée.

    Le contexte qui caractérise la scène politique nationale la situation sécuritaire très complexe aux frontières du pays, la maîtrise de la crise économique et de la crise sanitaire imposent l’impératif de voir se renforcer l’unité et la cohésion nationale face aux ennemis de la Patrie et qui savent quelles sont l’audience, l’envergure, la dynamique et la prégnance de la symbiose historique entre le peuple et l’institution militaire, s’habitueront à trouver en face d’eux une force prompte à réagir à toutes les situations. C’est l’engagement solidaire et responsable qui se refuse de se soumettre aux vicissitudes d’une certaine politique politicienne.

    B. C.

    Le Maghreb, 3 jan 2021

    Tags : #Algérie #Constitution

  • Algérie : Tebboune relance sa feuille de route

    par Mohamed Kebci

    Maintenant que la nouvelle Constitution, celle adoptée dans les conditions que tout le monde sait le 1er novembre dernier, a été officiellement promulguée, place à la seconde phase de la feuille de route du chef de l’État, allant dans le sens de la consécration des revendications du Hirak «originel» et «authentique», selon la rhétorique officielle.

    M. Kebci – Alger (Le Soir) – Aussitôt rentré au pays, mardi dernier, au bout de sa longue convalescence en Allemagne suite à sa contamination au coronavirus, le chef de l’État relance son projet de réforme institutionnelle. Il a, en effet, paraphé, jeudi dernier, le décret présidentiel portant promulgation de la nouvelle Constitution, en vue de sa publication au Journal officiel. Ce qui a été fait le lendemain, soit avant-hier vendredi. Il doit maintenant se pencher sur la seconde phase de son chantier phare, qui aurait dû être accomplie bien avant la fin de l’année écoulée, n’était cette pandémie de Covid-19 qui a plombé le monde entier. Celle-ci consiste en la tenue d’élections législatives et locales anticipées, manière de couper avec ces «legs encombrants de la fameuse ère de la bande». Ce qui recommande, au préalable, la réforme de la loi portant régime électoral que nombre d’acteurs politiques n’ont cessé de pourfendre, depuis son amendement en janvier 2012, en raison de ses nombreuses dispositions contraignantes. Sauf que la démarche du chef de l’État, similaire à celle adoptée pour le projet d’amendement de la Constitution, n’agrée pas grand monde. Le comité d’experts chargé de préparer ce projet est, en effet, loin d’avoir l’assentiment des partis de l’opposition, notamment ceux du camp des islamistes.

    Pour Abdallah Djaballah, par exemple, cette mission d’élaborer et la nouvelle Constitution et le nouveau code électoral aurait pu être confiée à des gens «mieux imprégnés de la nature de la Nation, de ses référents et de sa réalité et plus fidèles à l’histoire du pays», soupçonnant le Dr Ahmed Laraba et ses pairs dudit comité d’être du «même courant idéologique».
    Ceci dit, une fois ce comité ayant remis sa mouture au chef de l’État, celle-ci sera adoptée en Conseil des ministres avant de passer par les deux Chambres parlementaires. Suite à quoi, le chef de l’État pourra alors convoquer des élections législatives anticipées, bien que des voix évoquent la tenue d’élections locales anticipées en premier lieu.

    Aussi, on ne sait pas si la même procédure d’amendement du code électoral concernera la loi sur les partis politiques, de manière à mettre celle-ci en phase avec la nouvelle Constitution qui consacre le régime déclaratif pour les réunions, les manifestations et la création d’associations. Et ces élections législatives anticipées pourront se dérouler en mai prochain, comme ce fut le cas en 2017, surtout que d’ici là, l’année scolaire en cours, grandement tronquée, aura pris fin.

    Ce qui signifiera la fin de mission pour l’actuelle composante de la Chambre basse du Parlement, frappée du sceau de l’argent sale et de l’achat de sièges, et qui constitue l’un des résidus du long règne du Président déchu, Abdelaziz Bouteflika. Il s’agira, par la suite, pour le chef de l’État, selon l’article 103 de la nouvelle Constitution, de nommer un Premier ministre ou un chef de gouvernement selon que ces futures législatives anticipées auront accouché d’une majorité parlementaire ou d’une majorité présidentielle.

    Bien entendu, tout ce processus est tributaire de l’évolution de la situation sanitaire induite par la pandémie de Covid-19. Car, si une nette décrue des cas quotidiens de contamination est enregistrée ces jours-ci, il n’est pas certain que celle-ci maintiendra sa tendance à la baisse, même avec l’entame de la campagne de vaccination prévue vers la fin du mois en cours.
    M.K.

    Le Soir d’Algérie, 3 jan 2021

    Tags : #Algérie #Tebboune #Electionslegislatives

  • Algerian constitutional amendments create conditions for military intervention in Libya

    On November 12, the Algerian Constitutional Council confirmed amendments that were approved in the country’s November 1 referendum, which allow the Algerian People’s National Armed Forces (APN) to participate in operations outside …

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    Tags : Algeria, Constitution, army,

  • Election theater is alive and well in Algeria, too

    For the second time in less than a year, on Nov. 1 Algerians were summoned to voice their opinion about the way their country should be run. Once again, however, their views are likely to count for little. The referendum held over the weekend allowed citizens to vote on a host of constitutional amendments proposed by the government. Authorities trumpeted…

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    Tags : Algeria, referendum, constitution,

  • Algérie : Un pas dans la bonne direction

    23,7% c’est le taux de participation au référendum sur la nouvelle Constitution. Un taux faible dégaineront très vite certains, pour dire que ce référendum n’a pas mobilisé les Algériens. Il faut l’admettre. Mais à notre humble avis, ce n’est pas uniquement et principalement la seule lecture à faire. Car la vraie lecture se fait ou doit se faire ailleurs.

    Nous sommes pour une fois et depuis très longtemps, peut être même depuis que se font les élections dans notre pays, face à un chiffre vrai. Donc devant une opération électorale crédible, loin des bourrages des urnes qui ont fait légion par le passé et loin de la manipulation des chiffres. Car rien, absolument rien, n’empêchait l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) de gonfler le chiffre de la participation de 20 ou même 30 points sinon plus. Mais le choix a été fait, cette fois, d’opter pour la transparence la plus totale.

    Car il ne faut pas être amnésique, et se rappeler que les chiffres du passé étaient inspirés de la bonne vielle méthode soviétique avec les 90 et même les 100%, et dans la participation et dans le choix des élus, que ce soit à la plus haute fonction de l’Etat ou à des degrés inférieurs. Une méthode qui, apparemment, n’a que trop vécu, et qui doit cesser aujourd’hui avec les nouveaux choix politiques qui se dessinent pour l’avenir du pays.

    La participation a été minime certes, mais elle a été déclarée comme telle, et c’est ce qui importe aujourd’hui alors que l’Algérie amorce un grand virage vers l’instauration d’une démocratie réelle et responsable. Ceci dit, il faut maintenant chercher et étudier les vraies raisons de cette abstention. Les pistes sont nombreuses et c’est aux experts de se pencher sur ces raisons qui vont, à notre humble avis, de la grave situation sanitaire due au coronavirus, à la campagne électorale, au personnel politique qui l’a animé, mais aussi à ce refus et de défiance vis-à-vis de la classe politique et dirigeante dans le pays.

    L’éventail est large et diversifié et il mérite que l’on s’y penche avec plus de recherche et d’explications scientifiques et répondant à des critères bien rodées et reconnues dans ce genre de cas.

    Mais au delà de ces aspects qu’il faut bien prendre en charge, l’opération électorale sur ces amendements de la Constitution et leur totale transparence augurent de lendemains meilleurs concernant les prochaines élections à venir, à commencer par celles des législatives où cette fois, les électeurs peuvent être sûrs que leur voix ira aux hommes et aux femmes qu’ils auront choisi et non à un système de quotas préalablement établis comme ce fut le cas par le passé et qui reproduisait la même caste d’élus et de responsables politiques. Et en cela, c’est déjà un immense pas dans la bonne direction.

    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune, 3 nov 2020

    Tags : Algérie, Constitution, référendum,

  • Sous le sceau de l’«Algérie nouvelle»

    Le référendum sur la révision de la Constitution s’est tenu dans des conditions particulières. Outre la crise sanitaire causée par la pandémie du coronavirus, le président de la République a été le grand absent de ce rendez-vous. Initiateur de la révision de la Constitution, qui devrait être «le socle de l’édification de l’Algérie nouvelle», Abdelmadjid Tebboune a voté par procuration.

    La veille, le président de la République a affirmé, dans un message lu par Abdelmadjid Chikhi, conseiller auprès du président de la République chargé des Archives et de la Mémoire nationales, que « le peuple algérien sera, une fois encore, au rendez-vous avec l’histoire pour opérer le changement escompté à travers le référendum sur l’amendement constitutionnel ».

    Ce référendum serait le point de départ de l’«Algérie nouvelle». C’est d’ailleurs ce qui a été souligné du côté de l’Exécutif et du Parlement. Le Premier ministre Abdelaziz Djerrad a en effet affirmé hier : « Ce jour est un jour pour l’avenir de l’Algérie nouvelle que nous souhaitons tous pour nos enfants et petits-enfants.

    La voix aujourd’hui est au peuple et au citoyen, et chacun est libre de choisir le chemin qu’il souhaite pour son pays.» Il a ajouté que ce jour, qui coïncide avec la date du déclenchement de la guerre de libération nationale, «représente, pour le peuple algérien, l’Histoire glorieuse, celle des martyrs et des moudjahidine, qui a permis à nos ancêtres de libérer le pays ».

    Pour le président du Conseil de la nation, ce référendum constitutionnel est « un rendezvous fondateur de l’Algérie nouvelle ». Salah Goudjil estime que « l’Algérie mène aujourd’hui une bataille » et que «Novembre est de retour en vue d’édifier une nouvelle République». Selon lui, le projet d’amendement constitutionnel est d’une grande importance, le qualifiant «d’important dans l’histoire de l’Algérie».

    De son côté, le président de l’Assemblée populaire nationale, Slimane Chenine, a affirmé que «le référendum sur l’amendement constitutionnel permet au peuple de choisir et de décider de l’acte fondateur pour la gestion de ses affaires», rappelant que «redonner la parole au peuple est l’une des revendications du Hirak populaire béni».

    Même son de cloche du côté du Conseil constitutionnel. Son président, Kamel Fenniche, a affirmé que «le référendum sur l’amendement constitutionnel constituait un départ pour l’édification d’une nouvelle République enracinée dans les valeurs du 1er-Novembre».

    « Cette nouvelle République, qui sera basée sur la démocratie, les droits fondamentaux et les libertés, consacrera l’Etat de droit», a-t-il ajouté. Il a par ailleurs affirmé que son instance «suit, instant par instant, l’opération électorale», d’autant que le Conseil constitutionnel est l’instance qui veille à la régularité des élections nationales et des référendums.

    Lilia Aït Akli

    Le Jeune Indépendant, 2 nov 2020

    Tags : Algérie, Constitution, Référendum, vote, algérie nouvelle, Abdelmajid Tebboune,

  • Algérie : Les urnes ont tranché

    Affluence faible, sérénité et interrogations sur le sort du scrutin ; le référendum sur la révision constitutionnelle qui s’est déroulé hier en Algérie n’a pas été à la hauteur des attentes des autorités. Elles qui tablaient sur une participation massive, ont dû se contenter de 23,7% des votants sur un projet de révision constitutionnelle qui doit être la matrice de l’Algérie nouvelle.

    Selon les chifres publiés ce matin par les autorités algériennes, le oui l’a emporté à 66,8% lors du référendum sur la révision constitutionnelle proposée par le pouvoir en Algérie, mais le scrutin de dimanche a été marqué par une abstention record historique

    D’après l’Est Républicain, à Ain-Naadja, quartier populaire situé au Sud de la capitale qui comporte plus de 100 000 habitants, les bureaux de vote ont ouvert normalement. Mais les électeurs n’étaient pas au rendez-vous. Ceux qui sont venus l’ont fait par « conviction ». C’est le cas de cette dame rencontrée au centre de vote Djebar-Messaoud. « Nous votons sur l’amendement constitutionnel pour assurer la stabilité et une vie décente mais aussi en vue de mettre en échec les plans malveillants ciblant l’Algérie », dira-t-elle. L’affirmation a été entendue de la bouche de nombreux citoyens, souvent des personnes âgées, rencontrées autour des bureaux de vote.

    Selon ce média algérien, dans d’autres régions du pays, le taux de participation diffère d’une wilaya à l’autre. Mais les chiffres fournis durant toute la journée par le président de l’autorité nationale indépendante des élections, ANIE, Mohamed Charfi, indiquent carrément une tendance baissière par rapport à la dernière élection présidentielle. A 14 heures, le responsable annonçait un taux de participation national de 13,03%, en baisse sensible par rapport aux présidentielles de décembre (20%). Sans aucune explication. Comme pour le scrutin présidentiel, les wilayas de Kabylie ont largement boycotté le scrutin référendaire.

    La même source rapporte qu’à Béjaïa, l’opération électorale s’est clôturée à 11h15 après la fermeture des 4 seuls bureaux ouverts dans la wilaya. Le taux de participation était de 0,28% dans cette wilaya, tandis que les quelques rares bureaux ouverts à Tizi-Ouzou n’ont permis d’enregistrer qu’un taux de 0,06% de voix exprimées. La situation n’est guère meilleure à Bouira, Sétif, Bordj-Bou Arreridj et Boumerdès. Malgré cela, en dehors des rares escarmouches enregistrées dans certaines communes de Bouira, la situation était globalement calme même dans ces régions où les autorités auraient apparemment préféré annuler le scrutin que de provoquer des troubles.

    Malgré ce taux d’abstention record, l’issue du scrutin n’est pas remise en cause légalement. La conjoncture sanitaire y est sans doute pour quelque chosem conclue-t-il.

    Tags : Algérie, Constitution, référendum, vote, résultats, abstention, taux e participation,

  • Algérie : Un choix fondateur

    Les Algériens ont voté hier dimanche pour le projet d’amendement qui leur a été soumis. Un vote qui a cette particularité de se dérouler un 1er novembre, une date marquante dans l’histoire du pays, puisqu’elle fut le début d’un long processus révolutionnaire qui allait être couronné sept ans et demi plus tard par l’indépendance de l’Algérie arrachée par les armes face à un colonisateur barbare qui a pillé les richesses du pays, tué des millions d’Algériens et instauré la torture comme un mode de gouvernance d’Etat.

    Hier, c’était un autre rendez- vous avec l’histoire pour bâtir une nouvelle Algérie, juste, tolérante et démocratique. Un vote qui n’est que le premier pas vers un autre processus historique qui doit mener l’Algérie et les Algériens vers un nouveau mode de gestion à tous les niveaux : politique, économique et social.

    Les Algériens qui se sont déplacés aux bureaux de vote et qui ont exprimé leur voix n’ont fait qu’exercer leur droit électoral et surtout exprimer leur volonté de continuer le changement qu’ils ont entrepris depuis le 22 février 2019. Un changement qui ne pouvait rester sans concrétisation au risque de se voir tomber dans toutes sortes de manipulations et d’errement et d’errance politiques aux lendemains incertains et surtout dangereux pour la stabilité du pays.

    Il faut dire que les défis qui attendent le pays sont immenses et multiples. L’Algérie doit reprendre sa marche en avant en ces temps de crises multiples et graves que ce soit sur le plan économique ou sanitaire. Et même si cette nouvelle constitution n’est pas une fin en soi, elle est déjà le début de quelque chose de nouveau, d’une ère fondatrice d’un tout autre modèle politique qui signe la rupture totale avec le culte de la personnalité et la présidence à vie. Désormais, l’alternance au pouvoir sera au centre du changement tant réclamé par le peuple. Et ce sera au peuple de trancher dans toutes les grandes décisions qui concernent l’avenir du pays.

    Ce référendum populaire est déjà un premier pas dans ce sens. Un sens qui remet le peuple au centre du jeu politique et qui en fait le seul décideur dans cette nouvelle Algérie qui se dessine et qui voudrait prendre cette fois le bon départ, celui où toutes les forces vives du pays convergent vers le même objectif, servir et se sacrifier pour que vive et prospère l’Algérie.
    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune, 2 nov 2020

    Tags : Algérie, constitution, référendum,

  • Low turnout in Algeria’s revised constitution vote

    Around 24% of Algeria’s eligible voters turned out in Sunday’s constitutional referendum, according to the election commission. “Voter turnout in the referendum on constitutional amendments reached 23.7%, or 5.5 million out of…

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    Tags : Algeria, Constitution, vote, referendum,

  • Afrique, à quand le réveil de l’Union Africaine ?

    On peut souvent se poser la question sur le role de l’Union Africaine alors que le Continent est souvent plongé dans de graves crises et des conflits qui causent beaucoup de dégats tant humains que sociaux, matériels et financiers.

    L-Afrique-est-a-l-avenir.jpgOn a vu ce qui s’est passé au Mali.Il a fallu l’intervention salvatrice de la France pour sauver l’intégrité territoriale du Mali.

    On suit également ce qui se passe en République Centrafricaine. Là encore, disons merci à la France et à François Hollande.

    Le Nigéria, le géant africain vit des moments sombres et difficiles avec Boko Haram.

    Maintenant sur le faux débat organisé par certains dirigeants africains qui veulent des présidences à vie et la monarchisation du pouvoir, que fait l’Union Africaine?

    Il existe une Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, adoptée en 2007 lorsque le Président Denis Nguesso en assurait la présidence, qui interdit en son article 23 tout amendement ou toute révision de la Constitution qui porte atteinte à l’alternance démocratique. Et malgré cela, l’Union Africaine ne condamne aucun Chef d’Etat qui entreprend de changer ou de modifier la Constitution pour demeurer au pouvoir, tout en sachant que cela constitue une menace pour la paix dans les pays concernés.

    En janvier 2013,le Président Boni Yayi avait appelé ses collègues à ne plus tripatouiller les Constitutions pour demeurer au pouvoir. Il les invitait plutôt à les respecter, à les appliquer et à les défendre.

    Les positions claires sur la question sont affichées par les Présidents Barack Obama et François Hollande. Ceux-ci ne demandent qu’une chose simple aux dirigeants africains: c’est le respect de leurs propres textes.

    Dans le cas du Congo par exemple, le Président de la République a conformement à l’article 69 de la Constitution, prêté le serment de respecter et de défendre la Constitution.

    Paul-Biya-Denis-Sassou-Nguesso.jpgQuand j’ai suivi sur les médias que l’Union Africaine demande une transition démocratique et civile au Burkina Faso, je me suis demandé pourquoi n’est-elle pas intervenue plus tôt?

    Ne pense-t-elle pas qu’il est mieux de prévenir que de guérir?

    Peut on penser qu’il faut qu’il y’ait d’abord des dégâts importants, surtout de lourdes pertes de vies humaines pour intervenir?

    Ne doit-elle pas agir maintenant au Congo par exemple ,pays où le Président qui a déjà passé 30 ans au pouvoir veut changer la Constitution pour demeurer au pouvoir. Ce qui pose un problème de morale, d’éthique et de sagesse d’autant que cela n’est prévu nulle part dans la Constitution actuelle.

    Ce qui me réjouis ,c’est de me référer au dicton qui dit:

    “Vaut mieux tard que jamais”.

    L’espoir reste permis.

    Clément Mierassa

    Ancien Ministre

    Président du Parti

    Social-Démocrate Congolais

    Il est important pour le Mali et pour l’ensemble de la région de consolider ses institutions et d’aller encore plus loin en matière de gouvernance et de démocratie. À cet égard, le Burkina Faso pourrait être un exemple pour la région si, dans les mois qui viennent, il avançait lui aussi dans cette direction en évitant les risques d’un changement non consensuel de Constitution. Vous pourriez alors compter sur la France pour vous soutenir, si vous souhaitez mettre votre expérience et vos talents à la disposition de la communauté internationale.

    Mr le président 2En vous remerciant de nouveau pour votre engagement en faveur de la paix et de la sécurité au Mali, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération.

    Nous savons qu’au plus fort des événements au Burkina-Faso, François Hollande a transmis ce courrier à Denis Sassou Nguesso et ses pairs concernés par l’envie de se maintenir au pouvoir.

    Qu’en pense l’Union Africaine?

    Source : BVMA, 3 nov 2014

    Tags : Afrique, constitution, dictature, dictateurs, despotes, pouvoir,