Tag: conflits

  • Le président tunisien appelle à des efforts pour mettre fin aux conflits

    Kais Saied s’adresse au Conseil de sécurité de l’ONU alors que sa Tunisie assume la présidence tournante

    Tunis, Tunisie

    Le président tunisien Kais Saied a exigé mercredi que l’ONU contribue à s’attaquer aux causes des conflits, car il a déclaré que les hostilités continuaient de menacer la paix et la sécurité mondiales.

    Saied a exhorté les pays à mobiliser des efforts pour soutenir l’ONU dans l’élaboration de stratégies globales pour construire la paix dans le monde lors d’une réunion virtuelle du Conseil de sécurité des Nations Unies présidée par Saied.

    “Il n’y aurait pas de sécurité, pas de paix sans un développement global, juste, intégré et durable qui préserve la dignité de l’homme partout”, a déclaré Saied.

    Il a également appelé à une coopération mondiale pour faire face à la menace du coronavirus en soulignant que l’ONU travaille pour rendre un vaccin accessible à tous.

    Saied a réitéré l’engagement de la Tunisie à servir la paix mondiale, la sécurité et le développement durable pour réaliser les aspirations des peuples.

    La Tunisie a assumé lundi la présidence tournante du Conseil de sécurité en tant que membre non permanent, marquant une quatrième fois pour la nation nord-africaine.

    Anadolou, 6 jan 2021

    Tags : Tunisie, Kaïes Saïed, conflits,

  • Kissinger : Les États-Unis et la Chine doivent se fixer des lignes rouges pour éviter une troisième guerre mondiale

    Sans règles, la situation peut être « similaire à celle qui a précédé la Première Guerre mondiale ». Il répondait indirectement à Pompeo, l’actuel Secrétaire d’État qui a avait dénoncé l’historique ouverture des États-Unis sur la Chine menée par Kissinger sous la présidence de Nixon pour casser le camps communiste et affaiblir l’Union soviétique.

    Par : David Wainer – Bloomberg

    L’ancien secrétaire d’État Henry Kissinger a déclaré que les États-Unis et la Chine devaient se fixer des règles d’engagement dans leur concurrence de plus en plus féroces si ils ne veulent pas risquer de recréer les mêmes conditions chaotiques qui avaient caractérisé la politique mondiale et qui avaient mené à la Première Guerre mondiale.

    « Nos dirigeants et leurs dirigeants doivent discuter des limites au-delà desquelles ils ne pousseront pas les menaces », a déclaré Kissinger, 97 ans, mercredi lors d’un débat via Internet organisé par l’Economic Club de New York. « Et puis ils doivent trouver un moyen de mener une telle politique sur une longue période. »

    « Vous pouvez dire que c’est totalement impossible », a-t-il ajouté. « Et si c’est totalement impossible, nous glisserons vers une situation similaire celle qui avait prévalu à la veille de la Première Guerre mondiale. »

    Kissinger, qui a été l’artisan et le négociateur du rapprochement des États-Unis avec la Chine sous la présidence de Richard Nixon, a déclaré que l’objectif était alors de créer un contrepoids à l’Union soviétique. Il a déclaré qu’il était de plus en plus alarmé par une nouvelle guerre froide qui se développait entre la Chine et les États-Unis, qu’il attribuait aux progrès technologiques qui ont considérablement changé le paysage géopolitique.

    Les États-Unis ont besoin d’une « nouvelle façon de penser » qui comprend que le monde est trop complexe pour qu’un pays « parvienne à une telle supériorité unilatérale à la fois en termes de stratégie et d’économie que personne ne sera en mesure de nous menacer », a-t-il déclaré dans son accent allemand devenu sa marque distinctive.

    Ses avertissements sont survenus alors que l’administration du président Donald Trump annule – et même désavoue – l’ouverture à la Chine qui est l’héritage largement loué de Kissinger, qui était également le conseiller à la sécurité nationale de Nixon et dont le rôle dans la poursuite de la guerre du Vietnam a été, à l’époque, reprouvé.

    S’exprimant à la bibliothèque présidentielle Richard Nixon en juillet, le secrétaire d’État Michael Pompeo a qualifié les dirigeants chinois de tyrans résolus à l’hégémonie mondiale, brossant un sombre portrait de la direction du pays alors que les tensions montent en flèche entre les deux plus grandes économies du monde.

    « Si nous plions le genou maintenant, les enfants de nos enfants pourraient être à la merci du Parti communiste chinois, dont les actions sont aujourd’hui le principal défi pour le monde libre », a déclaré Pompeo. « Le monde libre doit triompher de cette nouvelle tyrannie » avait-il conclu.
    Bloomberg

    Afrique-Asie, 10 oct 2020

    Tags : Etats-Unis, Chine, troisième guerre mondiale, conflits, affrontements, guerre, 

  • Les guerres de basse intensité du XXIe siècle : En attendant la lutte finale

    «L’ancien monde est déjà disparu, le nouveau monde n’est pas encore là, et dans cet entre-deux les monstres apparaissent»

    Antonio Gramsci

    Depuis toujours, l’homme se bat avec son prochain, et à plusieurs reprises au cours de l’histoire, des guerres particulièrement meurtrières ont eu lieu, faisant plusieurs millions de victimes. Il est connu que le monde actuel va mal et que la fin du XXe siècle et ce XXIe siècle devaient nous amener à la sérénité, maintenant que la Guerre froide appartient au passé. Après le démantèlement de l’Urss, l’Occident promettait «Un Nouvel Ordre» une «Fin de l’histoire» et une «paix pour mille ans». Les guerres se sont multipliées en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie centrale; principalement visés les pays arabes et musulmans.

    Il est primordial de dresser un bilan des guerres qui affligent plusieurs régions dans le monde afin de développer une conscience profonde d’indignation devant cette situation intolérable qui perdure et qui s’avère la poursuite d’un siècle marqué par plus de 200 guerres. Depuis le début du millénaire on compte jusqu’à ce jour 55 guerres, conflits armés, opérations militaires ou révoltes, cette période ayant été désignée par l’ONU comme un temps fort pour le développement avec les Objectifs du Millénaire. Mieux encore il semble qu’il n’y ait que 11 pays qui ne soient pas en guerre dans le monde. On y retrouve la Suisse, le Brésil, le Vietnam et curieusement le Qatar dont on sait qu’il est un exportateur net de la violence grâce à sa diplomatie du chéquier.

    La militarisation planétaire s’intensifie

    De fait nous dit le professeur Jules Dufour: «Avec le démantèlement de l’Urss on pensait que les dépenses militaires baisseraient; après une petite pause elles continuèrent d’augmenter de façon constante. Depuis le début du XXIe siècle le processus de militarisation de la planète s’est intensifié. La course aux armements ne s’est jamais arrêtée. Bien au contraire, plusieurs guerres sont venues alimenter les industries de guerre des grandes puissances. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une ère de grandes tensions entre les puissances occidentales et la Russie, mais aussi de la curée pour un redécoupage du Moyen-Orient et des pays arabes. 90% de décès dans toutes les guerres sont des civils et les États-Unis ont lancé 201 sur les 248 conflits armés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. (1)

    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y a eu 248 conflits armés dans 153 endroits à travers le monde. Les États- Unis ont lancé des opérations militaires à l’étranger 201 entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et 2001, et depuis lors, d’autres, notamment en Afghanistan et en Irak.» (2)

    Les stocks nucléaires mondiaux

    Le professeur Jules Dufour rapporte que: «Selon les données analysées par Robert S. Hans et M.Kristensen en 2006, «malgré les incertitudes, le total mondial des armes nucléaires entreposées est considérablement inférieur à ce qu’il était pendant le pic de la Guerre froide en 1986 avec 70.000 têtes nucléaires. Par le biais de toute une série d’accords sur le contrôle des armes et des décisions unilatérales, les Etats possédant des armes nucléaires ont réduit le stock mondial à son niveau le plus bas en 45 ans. «Nous estimons que neuf Etats possèdent environ 27.000 têtes nucléaires intactes, dont 97% font partie des stocks des États-Unis et de la Russie Environ 12.500 de ces têtes nucléaires sont considérées comme étant opérationnelles, le reste étant en réserve ou en attente d’être démantelée parce que plus opérationnelles.» En dépit des réductions annoncées des armes nucléaires, le Sipri souligne que, leur puissance ne cessant d’augmenter, elles demeurent une menace importante. Aujourd’hui, huit pays (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Pakistan et Israël) possèdent plus de 20.500 têtes nucléaires. «Plus de 5000 sont déployées et prêtes à l’emploi, dont 2000 sont maintenues dans un état de haute alerte opérationnelle.» (1) (3)

    «Pour l’année 2010, les dépenses militaires globales ont atteint 1112 milliards d’euros. Malgré l’austérité budgétaire en Europe. Une réduction compensée par les pays du Sud, et les grands émergents en tête: Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.

    Les ventes d’armes

    Centre névralgique de ce Sud qui s’arme, l’Asie a massivement importé l’année dernière. Des investissements qui sont liés au complexe équilibre régional. «La course aux armements à laquelle se livrent l’Inde et le Pakistan dure depuis plusieurs années, et participe de cette militarisation de l’Asie», témoigne Fabio Liberti, directeur de recherche à l’IRIS. Le montant des ventes d’armes et services à caractère militaire par les plus grandes firmes productrices le Top 100 du Sipri, s’est élevé à 395 milliards de dollars en 2012. «Ce chiffre record a été alimenté par une demande sans précédent des économies émergentes pour des avions militaires et la hausse des tensions régionales au Moyen-Orient et (dans la zone) Asie Pacifique», explique Ben Moores, de IHS Janes. En 2014, l’Arabie saoudite a fait des acquisitions pour une valeur de 64,4 milliards de dollars. Ce pays a dépassé l’Inde pour devenir en 2014 le premier importateur mondial d’équipements militaires.» (1)

    Comment procède l’Occident pour créer le chaos constructeur?

    L’Occident, à sa tête les Etats-Unis, est constamment en train de tenter de remodeler le monde (reshaping:) à sa convenance en fonction de ses intérêts (doctrine du PNAC Project for New American Century)). Ses vassaux sont là pour ramasser les miettes. Depuis le début du siècle conclut le professeur Jules Dufour. Ce sont principalement les membres de l’Otan qui ont semé la terreur et la mort sur cette planète. Ils l’ont fait directement ou par procuration. Le bras militaire de l’Occident exécute une veille permanente aux intérêts des pays membres et n’hésite pas à intervenir, avec les armes, pour les sauvegarder et ce peu importe les conséquences sur les établissements humains et sur les peuples affectés. Des pays détruits, des milliers de morts et des sociétés désintégrées.

    Pour justifier aux yeux de l’opinion publique ses interventions, l’OTAN a mis en place un scénario diabolique pour évincer tout leader ou tout régime «infidèle» qui sera appelé «rogue state», Etat voyou. La technique est la suivante: (1)

    1°Infiltration dans les réseaux sociaux de messages faisant appel au renversement du pouvoir en place et déstabilisation des institutions nationales

    2°Accusations de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité contre le régime devant être évincé du pouvoir;

    3°Constitution à l’étranger d’un gouvernement provisoire rendu légitime par une reconnaissance formelle de la part des gouvernements occidentaux;

    4°Résolution soumise et approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU autorisant le recours à la force armée contre le régime en place dans le but de «sauver» des vies humaines; 5°Création dune zone d’exclusion aérienne (moyen utilisé dans la guerre contre la Libye), 6°Demandes répétées au Président ou au Premier ministre de quitter le pouvoir, par des menaces de sanctions; adoption de sanctions économiques et politiques;6°Interventions armées aériennes et terrestres; reconnaissance de la victoire obtenue par les combattants maintenant perçus par l’Occident comme étant des héros et même des «révolutionnaires».(1)

    Le professeur Dufour oublie d’ajouter, selon nous, le rôle diabolique des médias mainstream qui martèlent en boucle la légitimité du magister dixit. On pourrait aussi compléter en parlant de main basse sur les ressources par l’envoi des sociétés multinationales pour s’approprier tout ce qui est comestible. Après avoir rendu exsangue le pays, il est abandonné à lui-même, la guerre civile, il devient une zone grise en se somalisant inexorablement.

    Les guerres de basse intensité au XXIe siècle

    Il est curieux d’appeler conflits de basse intensité des guerres qui fauchent des milliers de vies. Le label classant les guerres selon les intensités se base sur un étalonnage qui a pour référence les conflits des deux guerres mondiales du siècle dernier. Un constat: quel que soit le type de guerre, les armes ont été achetées par les belligérants et les vendeurs que sont les marchands de morts vendent certaines fois aux deux protagonistes. Le résultat étant le chaos.

    Pour le professeur Jules Dufour, selon l’état du monde 2015, «seule une minorité (des guerres du XXIe siècle) peuvent être décrites comme des conflits interétatiques. Les autres mettent aux prises un État, souvent déliquescent, et une ou plusieurs rébellions, avec pour enjeu le contrôle du pouvoir, du territoire ou des ressources naturelles. Les divisions ethniques et religieuses alimentent ces nouveaux conflits. Mais ils s’enracinent surtout dans les conséquences de la mondialisation, qui enrichit les plus riches et appauvrit les plus pauvres. Dans la plupart des cas, les guerres du XXIe siècle procèdent de la décomposition institutionnelle et sociale, tout en s’inscrivant dans le cadre des rivalités entre les grandes puissances, anciennes ou nouvelles.(…)»(1)

    En Afrique, le Maghreb n’a pas été épargné, avec la révolution salafiste djihadiste les révolutions en Tunisie et en Égypte en 2010 et 2011 sont des facteurs d’instabilité, l’intervention de l’Otan en Libye en 2011 a amené un chaos durable. Le Mali fait face à une guerre civile. Malgré l’intervention de la France, la situation est délicate avec les groupes séparatistes touareg depuis 2012. Malgré l’accord d’Alger de 2015, la guerre continue.

    « La Corne de l’Afrique a continué de vivre dans un climat de terreur et, tout particulièrement en Somalie ou les Shebab poursuivent leur occupation d’une portion du territoire national depuis 1991. Il n’a plus d’Etat au sens institutions centrales. Le conflit inter-soudanais depuis 2011, les grands déplacements de populations et les nombreux camps de réfugiés fuyant la guerre ont marqué la guerre civile au Darfour à partir de 2002. Plus au coeur du continent, nous avons la première guerre civile en Centre-Afrique entre 2004 et 2007 ponctuée de massacres interconfessionnels, des combats fréquents en RDC, la guerre djibouto-érythréenne en 2008, la rébellion islamiste au Nigeria dès 2009, la guerre civile en Libye à partir de 2013.» (1) (4)

    Le Moyen-Orient et l’Asie 27 conflits armés: de nouveaux Sykes-Picot?

    Les conflits les plus meurtriers, poursuit Jules Dufour, ont eu lieu après 2001. L’Afghanistan a été à partir de 2001 jusqu’en 2014 par une coalition de 40 pays (Otan États-Unis). Des dizaines de milliers de morts. (1) Malgré le retrait de l’Otan la situation est chaotique.

    « Les taliban sont aux portes du pouvoir. Le Moyen-Orient continue d’être un champ de bataille. Une véritable hécatombe s’abat sur cette région depuis trop longtemps. Israël a livré trois guerres contre les Palestiniens de Ghaza, une en 2008-2009 une seconde en 2012 et la troisième en 2014 faisant des milliers de victimes. L’Irak est en guerre depuis une trentaine d’années. Depuis 2003, c’est un état de guerre permanente même si les Etats-Unis se sont retirés en 2011. La guerre se poursuit contre l’EI devenu Daesh et dont on ne connaît pas la finalité. La Syrie est à feu à sang depuis 2011. Les différentes coalitions offshore dont Jebhat An Nosra sponsorisées par l’Occident ont permis l’avènement de Daesh dont la prospérité ne peut s’expliquer que par l’adoubement occidental. Le Yémen est dans un état d’instabilité chronique depuis 2001.» (1)

    Depuis mars, une coalition menée par l’Arabie saoudite tente de chasser les Houtis. Des milliers de morts sans résultat. Selon l’ONU, plus de 21,1 millions de Yéménites ont désormais besoin d’assistance humanitaire – soit 80% de la population -, 13 millions d’entre eux souffrent de pénurie alimentaire et 9,4 millions ont un accès réduit à l’eau.

    Les conséquences des guerres: les murs de la honte

    Prenant exemple sur le mur de Berlin et sur celui érigé par Israël dans les territoires occupés, et celui de l’Egypte contre Ghaza, le projet de la Tunisie vise à ériger un mur en face de la Lybie. Pour rappel, le continent compte sept: Le mur des sables entre le Maroc et la République sahraouie, les murs autour des enclaves espagnoles de Melilla et de Ceuta, le mur entre le Zimbabwe et la Zambie, le mur entre le Botswana et le Zimbabwe aussi appelé le grillage de la discorde, le mur entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe et, enfin, le mur entre l’Afrique du Sud et le Mozambique. Une forte opposition à la construction de ce mur est venue de la Libye: pour les responsables de Fajr Libya (coalition de milices au pouvoir) dans l’ouest du pays, il n’y a pas de mots assez durs, c’est un nouveau «mur de Berlin»,

    Le conflit centenaire israélo-palestinien

    Enfin nous ne devons pas oublier de citer, un conflit dont on parle peu est celui opposant Israël aux Palestiniens depuis un siècle avec cette fameuse déclaration de Balfour qui vient implanter le sionisme au coeur de la Palestine.

    «Sur quel ton et dans quelle langue faut-il vous le dire?», demande Gideon Levy aux États-Unis et à l’Europe, exigeant des sanctions contre Israël, seules à même de parvenir à une égalité des droits entre Israéliens et Palestiniens. (…) Les Américains ont plié bagage, les Européens ont renoncé, les Israéliens s’en réjouissent et les Palestiniens sont désespérés. (…) Jusqu’à présent, on a utilisé la flagornerie à l’égard d’Israël, lui présentant une carotte après l’autre pour tenter de lui plaire. Cela s’est avéré un échec retentissant. (…) Tant qu’ils n’ont pas à payer le prix de l’occupation et que les citoyens ne sont pas sanctionnés, ils n’ont aucune raison d’y mettre un terme et même de s’en préoccuper.» (5)

    Les empêcheurs que sont les nouvelles puissances montantes

    L’Empire ne perd pas son temps il cherche une autre proie. Il y aura des découpages à la Sykes-Picot mais leur durée de vie dépendra de la nécessité ou non pour l’Empire de créer un nouveau conflit – et de le gagner- pour s’accaparer ce qui reste de matières premières (énergie, métaux rares.). Cependant plus rien ne sera comme avant. Je pense que la machine impériale est grippée. L’Empire et ses vassaux seront de plus en plus contrés par des puissances qui comptent, à la fois sur le plan financier économique et même militaire comme c’est le cas de la Chine, de la Russie et de l’Inde.

    Le tournant a commencé à être pris avec l’effondrement des tours jumelles qui a libéré les néo-conservateurs dans leur fuite en avant et ceci jusqu’en 2011. Pour la première fois deux pays du Conseil de sécurité ont mis leur veto à propos de l’attaque de la Syrie… Le conflit est loin d’être réglé, mais il montre que les Etats-Unis ne sont plus les seuls à décider. Le barycentre du Monde bascule inexorablement vers l’Asie.

    Antonio Gramsci a raison d’écrire qu’entre l’ancien et le nouveau monde apparaissent les monstres. Une certitude: les faibles et les ratés vont périr, dixit Nietzche. Nous ne devons être ni faibles ni ratés et ce ne sont pas des combats d’arrière-garde sur la langue qui vont permettre à l’Algérie de répondre avec des arguments appropriés pour seulement espérer survivre dans un monde sans éthique.

    1.Prof. Jules Dufour http://www.mondialisation.ca/laube-du-xxieme-siecle-plus-darmements-plus-de-guerres-la-spirale-de-la-terreur-et-de-la-mort-se-poursuit/5440161 av 15

    2. http://allainjules.com/2014/05/26/guerres-90-des-morts-sont-des-civils-sur-248-conflits-les-usa-en-ont-provoque-201/

    3. (http://www.mondialisation.ca/stocks-nucl-aires-mondiaux/3504

    4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_guerres#.C3.80_partir_de_2000

    5.Gidéon Levy http://zamane.ma/fr/%E2%80%89arretez-de-vous-prosterner-devant-israel%E2%80% 89%E2%80%89/

    Article de référence : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur _chitour/222276-en-attendant-la-lutte-finale.html

    Professeur Chems Eddine Chitour

    Ecole Polytechnique Alger

    Source

    Tags : Etats-Unis, impérialisme, crise économique, pétrole, guerres, conflits,

  • Maroc : Conflit au sein de la famille d’Assia Bensalah pour de l’argent

    4 mai 2010

    Bonsoir Amti!

    J’espère que tout va pour le mieux pour toi.

    Amti, sachant que tu es une femme juste et équitable, je me permets de t’écrire aujourd’hui afin de te demander de me restituer la somme d’argent encore en ta possession et ce en concertation avec ton conseiller financier.

    Amti, j’ai longtemps hésité à te faire cette demande qui me gène réellement. La procédure pour la révision des impôts risque de prendre beaucoup de temps et les sommes réclamées par ailleurs dépassent de loin la réalité.

    Comme tu le sais Amti, le mauvais tour dont on a été victimes par les frères de Anas a déséquilibré mes prévisions, ne me permettant plus d’offrir ni à mon mari ni à mes enfants le petit confort tant attendu.

    Merci Amti pour ta compréhension.

    Reṕonse de la tante :

    Bonjour Bouchra

    Je suis dans un marathon de séminaires et en plein désarroi pour la perte d’amis et collègues de travail très chers…

    Nul que toi ne connaît mieux les efforts que j’ai consentis pour Anas et toi. Inutile d’en rappeler la liste! ( loyers non encaissés, prêts non récupérés, concessions pour faciliter le partage, règlement des frais de partage perdus etc…). Je sais aussi toutes les démarches que tu as entreprises pour rendre possible cette vente, dont j’ai accepté le prix que tu as fixé et toutes tes conditions, contrairement à d’autres!

    Néanmoins, je dois attendre la réponse des Impôts qui sont traités au plus haut niveau , mais qui semblent s’acheminer vers un rejet partiel: les justificatifs de certains investissement étant de toute

    façon inacceptables pour eux. Il est donc impensable que je paie des taxes pour des sommes que je n’ai pas encaissées!

    Tu comprendras donc que je ne puisse rien faire tant que la situation n’est pas définitivement clarifiée.

    Je compatis avec ta situation et aurait bien voulu t’aider personnellement, mais pour l’instant je suis moi-même embourbée dans les constructions des maisons pour les enfants, (qui n’ont tjs pas de toit ) et de la mienne propre…

    Affectueusement

    Tags : Maroc, Assia Bensalah, Bouchra Kadiri, conflits,