Tag: cocaïne

  • Drogue: le Maroc héberge le prédécesseur de Kamel El Bouchi

    Le Maroc est en train de mettre de la pression sur l’Algérie pour l’inciter à ouvrir les frontière terrestres fermées depuis 1994. Le forcing a augmenté d’un cran depuis l’éclatement de l’affaire de la saisie de 701 kg de cocaïne destinée au marché européen.

    Pour la plupart des gens au fait de ces histoires de drogue, toutes catégories confondues, le Maroc a été le plus touché par l’affaire de Kamel El Bouchi. Car, l’Algérie est devenue plus vigilante à l’égard de ce business et moins perméable au passage des drogues. Le Makhzen tente, donc, par tous les moyens d’obtenir l’ouverture des frontières pour casser le blocage de toutes les routes qui sont à l’origine de la nouvelle alliance narco-terroriste.

    Qui est Cherif Ould Tahar?
    Ancien cadre du Mouvement pour l’Unité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et élément incontournable du Mouvement Arabe de l’Azawad (MAA), Cherif Ould Tahar était le contact privilégié des producteurs colombiens de Cocaïne.

    Pendant plus d’une décennie, Chrif, basé au nord du Mali, a été le principal fournisseur en cocaïne, de tous les pays européens de la Méditerranée.

    Cherif Ould Tahar était l’ami et le confident de Belmokhtar Mokhtar et de Abdelhamid Abou Zeid, les principaux chefs d’El Qaida au Sahel. Il bénéficiait de leur protection et profitait surtout de l’impunité au sein des territoires qu’ils contrôlaient au nord du Mali.

    Cherif était également associé à de hauts responsables du gouvernement malien. Des témoins, contactés par E-Bourse, racontent que du temps de l’ancien président malien Amadou Touré, des avions, en provenance de Colombie, atterrissaient en toute impunité au niveau de la région de Gao et de certaines pistes à Tombouctou pour livrer de la drogue à Cherif Ould Tahar.

    Des tonnes de cocaïne étaient livrées au Mali, au profit de Cherif qui s’arrangeait de les faire acheminer en Europe via des routes maritimes, subrepticement créées par des transporteurs qui simulaient des campagnes de pêche dans les eaux territoriales mauritaniennes. La drogue traversait plusieurs territoires pour atterrir en Europe, précisent ces témoins.

    D’ailleurs, à la veille de chaque arrivage, le marché parallèle du change de devise est ébranlé par la hausse vertigineuse de la demande en dollar par rapport à l’Euro. Les gambistes du Square Port Said n’étaient pas en mesure d’analyser ce phénomène de gens venus du Sud du pays afin d’acheter toutes les quantités de Dollar disponibles sur le marché.

    En fait, Cherif achetait sa marchandise aux colombiens contre des dollars et la revendait en Euro.

    Quand il s’agit de transactions qui dépassent généralement 100 millions de dollars à échanger contre l’Euro, le marché parallèle algérien est forcément déstabilisé.

    L’alliance de la drogue avec le terrorisme

    A la chute du gouvernement d’Amadou Touré et la tombée du nord malien entre les mains des terroristes d’El Qaida, une vaste offensive a été lancée en avril 2012 contre la région de Gao, ville malienne du nord.

    Le Consul et six membres de la mission diplomatique algérienne au Mali sont enlevés par les hordes terroristes.

    C’était une aubaine autant pour Cherif Ould Tahar que pour Belmokhtar et ses acolytes.

    L’arrivée timide de l’armée française, préoccupée beaucoup plus par la sécurisation de Bamako, n’a pas changé grand chose à ce business de la cocaïne colombienne destinée à l’Europe.

    Les avions en provenance de Bogota ont continué à atterrir au nord du Mali. Cherif a vu son business se développer avec une hausse exponentielle du chiffre d’affaires. Autant pour la taxe prélevée au profit de Belmokhtar en guise de Zakat, pour soutenir le Djihad.

    Le rôle de Cherif Ould Tahar a pris de l’ampleur avec un nouveau rôle qui lui a été dévolu par les terroristes d’El Qaida. En 2012, il a accueilli une délégation d’hommes d’affaires qataris qu’il a réuni à Gao avec Mokhtar Belmokhtar et l’état major d’El Qaida.

    Une nouvelle frontière est alors franchie: désormais, il fallait compter avec l’alliance des pétrodollars , le terrorisme et le narcotrafic.

    A partir de 2014, la France a réussi à reconquérir le nord du Mali grâce à l’implication des forces de certains pays africains, notamment le Tchad. Mais cela n’a pas affecté le business de Cherif.

    En février dernier, le journal nigérien, L’événement a consacré un long article à l’impunité de Cherif Ould Tahar autant au Niger qu’au nord du Mali.

    « A lui seul, Chérif Ould Tahar est un Etat dans plusieurs Etats. Pour preuve, il peut se permettre d’enlever en toute impunité des citoyens sans que cela n’émeuve les dirigeants sahéliens », écrit le journal.

    Suite à des pressions internationales, Chérif Ould Ataher ou Chérif Ould Tahar a été visé par un mandat d’arrêt international lancé en janvier 2013 par le procureur général près la Cour d’appel de Bamako. Ce mandat a été levé ensuite par les autorités maliennes dans le cadre du processus de négociation ayant abouti à la signature, le 15 mai 2015, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

    Le nom de ce notable arabe de Gao est apparu une première fois dans l’affaire “Air Cocaïne” relative à l’avion qui a atterri, novembre 2009, avec 4 tonnes de drogue sur une piste artisanale aménagée à Tarkint.

    Tarkint est une commune du nord du Mali, située à 123 km de Gao. Un Boeing 727-200 venant du Venezuela via Guinée Bissau et transportant, selon l’ONU, de “la cocaïne et autres produits illicites” avait alors atterri près de Tarkint.

    L’avion est retrouvé en partie calciné. L’appareil a déchargé sa marchandise puis est sorti de la piste avant d’être incendié par les trafiquants, selon des recoupements faits sur place par des enquêteurs de l’ONU. Au départ, les informations faisaient état d’un crash survenu au décollage. Mais des fûts vides de carburant retrouvés sur le terrain ont prouvé l’hypothèse selon laquelle les narcotrafiquants de Cherif Ould Tahar ont délibérément incendié l’avion à la suite de l’accident qui s’est produit au moment du décollage.

    Changement de cap

    Fin 2014. D’un seul coup, ce business de la cocaïne est disloqué. L’alliance narco-terroriste est rompue. Belmokhtar regagne la Libye alors que Cherif Ould Tahar trouve l’asile au Qatar.

    Après l’embargo décrété contre ce pays, Cherif est contraint de quitter Doha. Il trouve refuge au Maroc où il mène une vie de VIP.

    Nul ne peut jurer que Cherif Ould Tahar a pris sa retraite et a cessé toute activité liée à la cocaïne.

    Le réseau de drogue créé alors autour du business de Kamel El Bouchi est venu justement combler une partie du vide laissé par l’absence de Cherif dans la plateforme nord malienne.

    L’ouverture, donc, des frontières avec le Maroc va certainement aggraver la vulnérabilité de l’Algérie et permettra la prolifération des routes du Hachich et de la cocaïne colombienne qui vont transiter par le pays.

    Source : E-bourseDZ, 31 jui 2018

    Tags : Maroc, Algérie, Sahel, Mali, Niger, trafic de drogue, cocaïne, Cherif Ould Taher,

  • Gérard Fauré confirme qu’un ancien ministre français s’est fait poisser au Maroc dans une partouze avec des petits garçons

    Le prince de la cocaïne, Gérard Fauré, revient en force sur la scène médiatique. D’après ses propres mots, il veut vider ses entrailles, « vomir » tout ce qu’il sait sur les pratiques perverses des élites françaises.

    Suite au succès retentissant de son premier livre, « Le dealer du tout Paris » , il vient de publier « Le prince de la coke ». Si dans le premier il raconte son enfance au Maroc, comment il est devenu délinquant en Espagne, ses braquages de banques… dans le dernier il apporte de nouveaux détails sur les réseaux pédophiles juste au moment où la justice prépare le procès de Gabriel Matzneff, l’écrivain dont les ouvrages contiennent de nombreuses histoires de relations sexuelles avec des mineurs.

    Pour lui, toute l’élite parisienne est corrompue et le prétendue philosophe et penseur BHL est « le Jeffrey Epstein français ». A cela s’ajoute s’ajoute les policiers et douaniers qui protègent les réseaux mafieux moyennant des belles sommes d’argent.

    Dans son nouveau livre, il revient sur des faits déjà connus du public français, tel que l’histoire de Frédéric Mittérand et son tourisme sexuel et il confirme les propos de Luc Ferry, le ministre de l’Education nationale, à propos d’un « ancien ministre » français qui « s’est fait poisser » à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons ». Il fait allusion aux accusations dont Jack Lang a fait l’objet et qui ont déclenché une enquête judiciaire sans résultat.

    Le Maroc est citée dans tous les scandales sexuels : Jeffery Epstein, Pierre Bergé, Yves Saint-Laurent, Gérard Fauré…. Non sans raison, il a décroche le titre de « La Thaïlande d’Afrique du Nord ».

    Tags : Maroc, tourisme sexuel, pédophilie, cocaïne, élite française, Gérard Fauré, Jack Lang, Luc Ferry, Jeffery Epstein, Pierre, Bergé, Yves Saint-Laurent, Bernard Henry Lévy, BHL,

  • Pourquoi la France se tait sur le trafic du cannabis du Maroc au Sahel ?

    La France porte à bout de bras le Maroc, un pays considéré par Paris comme un allié. Grâce à l’Elysée, Rabat est devenu premier pays africain à obtenir un « statu avancé » avec l’UE.

    Cette alliance franco-marocaine est négative pour le Sahel, la région que la France prétend protéger contre le terrorisme, alors que son allié, le Maroc, est le principal fournisseur du cannabis dont les saisis constituent plus de 80 % des saisis réalisées durant les dernières années.

    En vue de défendre ses intérêts au Sahel, la France protège le Maroc, un narco-Etat dont les citoyens ont terrorisé l’Europe et le Proche Orient et dont les revenus de hashich équivalent à 23 % du PIB marocain.

    Selon le dernier rapport de l’ONUDC, «le Maroc figure comme pays d’origine dans 83% des cas signalés par les pays de la sous-région» et d’Europe occidentale et centrale (43% des cas). «Une partie de la résine de cannabis d’origine marocaine est également acheminée vers l’Europe de l’est et le sud-est de l’Europe», poursuivent les rédacteurs du rapport.

    Le Maroc est une des principales armes de la France pour s’infiltrer en Afrique et tous ses services sont mises à disposition de l’Hexagone en vue de continuer d’imposer le diktat de la françafrique. Et un de ses moyens est le terrorisme et le trafic de drogue pour le financer. Maintenant que les voix protestataires contre la présence française en Afrique se sont levées, Rabat et Paris ont augmenté sensiblement les opérations de déstabilisation terroriste dans le but de pousser les dirigeants de la région à réclamer la « protection » de la France.

    Tags : France, Maroc, trafic de drogue, cocaïne, cannabis, haschich, Kif, Sahel, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, Paris,

  • Le haschich marocain, source de financement du terrorisme au Sahel (document européen)

    Le Sahel est situé au carrefour de deux grands itinéraires de trafic de stupéfiants destinés à être acheminés vers l’Europe. À la suite des conflits en Libye et au Mali, l’acheminement d’armes dans la région a augmenté spectaculairement. La région devient de plus en plus un itinéraire majeur pour les trafiquants de stupéfiants.

    Deux itinéraires principaux coexistent dans le Sahel. Le premier itinéraire permet d’acheminer la cocaïne depuis l’Amérique du Sud jusqu’en Europe en passant par l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, et le deuxième itinéraire permet d’acheminer jusqu’en Libye le cannabis marocain qui transite ensuite jusqu’en Europe via les Balkans ou vers l’Est jusqu’à la Péninsule arabique. Le rôle de l’Algérie dans ces activités n’est pas clair mais est certainement important. Comme la frontière est fermée entre le Maroc et l’Algérie, le cannabis transite par des territoires du Sahel (la Mauritanie et le Mali) jusqu’en Libye.

    Le Sahel est situé au carrefour de deux grands itinéraires de trafic de stupéfiants destinés à être acheminés vers l’Europe. À la suite des conflits en Libye et au Mali, l’acheminement d’armes dans la région a augmenté spectaculairement. La région devient de plus en plus un itinéraire majeur pour les trafiquants de stupéfiants.

    Deux itinéraires principaux coexistent dans le Sahel. Le premier itinéraire permet d’acheminer la cocaïne depuis l’Amérique du Sud jusqu’en Europe en passant par l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, et le deuxième itinéraire permet d’acheminer jusqu’en Libye le cannabis marocain qui transite ensuite jusqu’en Europe via les Balkans ou vers l’Est jusqu’à la Péninsule arabique. Le rôle de l’Algérie dans ces activités n’est pas clair mais est certainement important. Comme la frontière est fermée entre le Maroc et l’Algérie, le cannabis transite par des territoires du Sahel (la Mauritanie et le Mali) jusqu’en Libye.

    Source : L’Algérie: un potentiel sous-exploité pour la coopération en matière de sécurité dans la région du Sahel

    tags : Algérie, Sahel, Mali, touaregs, Libye, trafic, cocaïne, cannabis,