Tag: ANP

  • Oui, l’Algérie est une force de frappe

    Algérie, armée, ANP, Maroc, #Algérie, #Maroc, #ANP, #Armée,

    Dans le prolongement de l’ouverture de l’année d’instruction et de préparation au combat, l’Armée nationale populaire continue d’œuvrer, avec sérieux, détermination et acharnement à élever le niveau de préparation au combat de toutes ses composantes et unités déployées à travers le territoire national, y compris celles positionnées le long de nos frontières, conformément aux orientations de Monsieur le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, dans le but de renforcer les facteurs de force qui lui permettront de défendre l’intérêt suprême de la Nation, protéger sa souveraineté nationale et réunir les conditions de sa sécurité.

    Garantir la disponibilité permanente de nos forces armées est le résultat de l’approche globale et intégrée adoptée par le Haut commandement de l’Armée nationale populaire, visant particulièrement à atteindre les objectifs tracés. Et, du fait qu’elle constitue un des facteurs essentiels en vue d’atteindre le niveau de disponibilité requis, il est naturel que l’effort de base soit axé sur la préparation au combat avec tous ses facteurs et ses exigences. L’exercice tactique combiné “Radaâ 2021”, supervisé dernièrement par Monsieur le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général de corps d’armée, Saïd Chanegriha, en territoire de la 2e Région militaire, reflète la perspicacité de cette démarche qui traduit la ferme volonté de développer le corps de bataille et d’assurer la cohésion opérationnelle entre les différentes forces et donc leur entière disponibilité à parer à toute urgence ou menace de quelque qualité ou nature qu’elle fut.

    Au moment où notre armée poursuit ses efforts pour renforcer ses facteurs de force et atteindre le niveau de préparation requis, conjointement avec l’ouverture de la nouvelle année d’instruction et de préparation au combat, les graves actes d’hostilité et la campagne de propagande tendancieuse menée par le Makhzen contre l’Algérie, en général, et l’Armée nationale populaire, en particulier, se poursuivent, prenant même la forme d’une guerre déclarée sur les plateformes des médias sociaux, les chaînes de télévision et les pages de journaux. Une propagande qui tente en vain d’ébranler notre pays, d’attenter à sa souveraineté, de saper l’unité du peuple ainsi que son intégrité territoriale afin de créer un climat susceptible d’entraîner la déstabilisation de toute la région du Maghreb. Ceci à travers de nombreuses et récurrentes actions hostiles, qu’elles soient au grand jour ou en coulisses, auxquelles notre pays a patiemment fait face et avec la plus grande retenue, conformément au principe de bon voisinage qu’il observe vis-à-vis de son environnement immédiat.

    En fait, ces hostilités et d’autres, telles que la tentative d’inonder notre pays de drogue, l’espionnage, la propagande destructrice, les déclarations tendancieuses et accusations émanant d’officiels marocains ou encore la tribune offerte aux sionistes pour lancer des menaces contre notre pays depuis le sol marocain, sont intervenues en réaction à la ferme et indéfectible position de principe de l’Algérie quant à la nécessité d’une solution juste à la question sahraouie, solution qui passe par la possibilité pour le peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination, à s’affranchir de l’occupation et à permettre ainsi à la dernière colonie d’Afrique de se libérer.

    Il apparaît clairement désormais que les agissements enragés du Makhzen sont l’expression du cuisant échec essuyé par toutes ses menées hostiles contre notre Patrie, et après s’être rendu à l’évidence que l’Algérie, qui tire de son passé révolutionnaire un référent fondamental et un patrimoine qui éclaire son parcours, ne saurait, en aucune circonstance, renier ses principes qui ont fait sa gloire et lui ont valu le respect des nations du monde.

    Le Makhzen marocain a naïvement cru qu’en multipliant les actes d’hostilité contre notre pays ces derniers temps, cela finirait par l’amener à abandonner un des principes fondamentaux de sa politique étrangère, qui est le soutien indéfectible au droit des peuples sous occupation à l’autodétermination, comme c’est le cas des peuples palestinien et sahraoui.

    Ce dernier qui combat depuis plus de quarante ans pour libérer son territoire spolié par l’occupation marocaine, comme l’a souligné Monsieur le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général de corps d’armée, Saïd Chanegriha, lors de sa récente visite à la 2e Région militaire.

    «Parce que l’attachement de l’Algérie à ses principes et sa détermination à ne guère en dévier dérangent le régime du Makhzen et entravent la concrétisation de ses plans douteux dans la région, ce régime expansionniste est allé trop loin dans les conspirations et les campagnes de propagande subversives, visant à minimiser le rôle de l’Algérie dans la région, épuiser ses capacités, entraver son processus de développement et tenter de porter atteinte à l’unité de son peuple» et d’ajouter que dans leurs tentatives de «semer la discorde et la division en son sein, les ennemis ont ainsi trouvé en certains faibles d’esprit et traîtres à la Nation, instrumentalisés et recrutés comme agents, le moyen de parvenir à leurs fins, à savoir affaiblir l’Algérie de l’intérieur et faire pression sur elle pour l’amener à renoncer à ses principes immuables, à ses nobles valeurs et à renier les justes causes de la Nation».

    Tout le monde sait maintenant que le Makhzen s’est lourdement trompé en croyant que sa normalisation avec l’entité sioniste et son alliance avec elle renverseraient totalement l’équilibre en sa faveur. Partant, outre ses multiples et intempestives menées précédemment citées, il s’est emmuré dans la fuite en avant dans une vaine tentative d’imposer la politique du fait accompli, oubliant que l’Algérie, forte de son peuple et de son armée, ne renoncerait en aucune manière à ses principes profondément enracinés. Cela a lieu à un moment où il ne fait plus aucun doute que l’Algérie ne ferait pas l’objet d’attaques aussi hostiles et concentrées si elle ne disposait pas de facteurs de force.

    Aussi, affirmer que l’Algérie est une force de frappe ne constitue pas simplement des paroles destinées à la consommation médiatique ou de la poudre aux yeux, comme certaines parties hostiles à notre pays tentent de le vendre à l’opinion publique, mais une réalité palpable, tant à l’intérieur, à travers la mise en œuvre des premiers jalons de la nouvelle Algérie à tous les niveaux dans un climat de sécurité, que sur le plan extérieur, en ce sens que le retour en force de notre diplomatie sur la scène internationale et régionale a montré que notre pays fait face aux menaces contre lesquelles elle n’a eu de cesse de mettre en garde et d’alerter la communauté internationale.

    Oui, l’Algérie est une force de frappe de par ses principes immuables, ses positions fermes, ses décisions souveraines, son peuple héroïque et son armée valeureuse, ce qui indispose profondément le Makhzen et suscite la terreur et le désespoir dans l’esprit des traîtres.

    L’Algérie est une force de frappe, et ceux qui en doutent ou refusent de le croire n’ont qu’à aller verser des larmes devant le mur des lamentations de leurs amis. Des larmes de déception et de désespoir pour avoir caressé des rêves improbables et nourri des espoirs qui se sont envolés comme les feuilles d’automne de ce mois.

    El Djeïch nº 699, octobre 2021

  • Maroc : Depuis la guerre des sables, les FAR se préparent pour une confrontation éventuelle avec l’Algérie (document officiel)

    Depuis la guerre des sables, l’équipement, la formation et la disposition de l’armée ont été orientés dans la perspective, d’une confrontation éventuelle avec l’Algérie (document officiel)

    Dans un document confidentiel révélé par le hacker Chris Coleman, l’armée met en exergue l’identité des deux principaux ennemis du Maroc : L’Algérie et l’Espagne.

    Concernant l’Algérie, le document précise que « au delà du différend de frontières à l’est entre le Maroc et l’Algérie, le conflit était surtout idéologique c’est ce qui générait un grand manque de confiance mutuelle qui dure relativement jusqu’à nos jours ».

    C’est la raison pour laquelle « l’équipement, la formation et la disposition des unités des « Forces Armées Royales » FAR, ont depuis ce jour été orientés dans cette perspective, d’une confrontation éventuelle avec l’Algérie ».

    « Les leçons tirées, ajoute-t-il, de « la guerre des sables » opposant les deux pays en Octobre 1963, façonnent jusqu’à nos jours les dispositifs et tactiques des FAR, se caractérisant à ce stade grosso modo, par le souci de stopper l’assaut d’un ennemi en supériorité numérique et d’arrêt de colonnes blindées venant de l’Est ».

    « Ceci, précise-t-il, par le biais d’un binôme puissant d’artillerie automotrice et blindés, s’appuyant sur une machine logistique infaillible et l’appui d’une aviation de chasse essentiellement tournée vers l’appui feu rapproché « close air support », ceci aux dépend du rôle « air-air » qui a toujours été négligé chez les « Forces Royales Air » (FRA) ».

    « L’expérience de la guerre du Sahara, opposant le Maroc aux séparatistes du Polisario appuyés par l’Algérie a été un tournant décisif dans la construction de la doctrine des FAR, qui ont vu leur effectif doubler durant la période de guerre et qui ont pu développer une expérience pionnière en matière de guerre de désert mondialement reconnue ».

    « Le début de guerre n’a pas été aisé pour les FAR, notamment à cause de la non maîtrise du terrain sahraoui et à cause de la faiblesse des moyens logistiques des FAR à l’époque, ceci en plus de l’effet de choc qu’a représenté la présence de certains armements chez l’ennemi notamment son arsenal DCA (1) précisément le SAM-6 (2) entre-autres et son effet dévastateur sur les FRA dont les chasseurs étaient à l’époque dépourvus de mesures ECM (3) voire même de contre mesures IR (4) contre la menace des MANPADS (5) et missiles à guidage thermique en général ».

    « La construction du mur défensif à partir de la période 1982 a catégoriquement changé le cap en faveur des FAR qui ont pu stopper l’hémorragie des pertes causées par les attaques « Hit-and-run » (6) de la guerre asymétrique dont le Polisario faisait un art ».

    « La guerre au Sahara a montré la primordialité de la logistique comme facteur principal de la défaite ou victoire dans un milieu désertique, de plus la nécessité de miser sur la mobilité des unités pour faire face à un ennemi imprévisible dans un territoire vaste, sur ce point la composante transport des FRA, ainsi qu’au sol les unités des différents « régiment d’infanterie mécanisé » RIM ont joué un rôle décisif dans la victoire légendaire des FAR ».

    Source : Maroc Leaks, 25 avr 2021

    Etiquettes : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Front Polisario, armement, FAR, ANP, Guerre des Sables,

  • Le soutien de l’Algérie aux questions justes, une position constante

    ALGER – Le soutien de l’Algérie aux questions justes constitue “une position constante qui ne se soumettra à aucun chantage ni à aucune pression, quelle que soit la source”, a affirmé le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Ammar Belhimer.

    Dans un entretien accordé au site électronique “HuffPost Arabi”, M. Belhimer a évoqué le soutien de l’Algérie aux questions justes à travers le monde, à l’instar de la question palestinienne qui, a-t-il dit, constitue “une position constante qui ne se soumettra à aucun chantage ni à aucune pression quelles que soient la nature et la source”.

    S’agissant du refus par l’Algérie de la normalisation, M. Belhimer a rappelé que le Président Tebboune “est un homme de positions et de principes qui ne négocie pas les questions décisives, avec à leur tête la question palestinienne (…), refusant de chevaucher la vague de la normalisation”.

    Cette décision “souveraine et constante” reflète “la profonde conviction du peuple algérien” qui “ne se laissera pas influencer par celui qui a choisi la normalisation ni par celui qui en fait la promotion”, poursuit le Porte-parole du gouvernement.

    S’agissant de l’ouverture de la voie à Israël qui prend pied dans le Maghreb arabe suite à la normalisation de ses relations avec le Maroc, M. Belhimer a tenu à préciser que cette normalisation est établie depuis des années. Ce qui s’est produit récemment n’est autre qu’une officialisation de cette relation.

    Pour ce qui est de l’Algérie, le ministre de la Communication a indiqué que ceux qui revendiquent la normalisation “sont conscients qu’ils ne sont pas capables d’exercer un chantage ou de l’affaiblir, aussi bien par la normalisation que par toute autre manœuvre malhonnête”, et ce “tant que ce grand pays détient une armée nationale en accord avec les institutions restantes de l’Etat et en parfaite harmonie avec le peuple qui la soutient inconditionnellement”, a-t-il dit.

    Le ministre a réitéré le soutien de l’Algérie à la cause sahraouie, envers laquelle sa position demeure “claire”. “L’Algérie n’a eu de cesse de réaffirmer son soutien à tout accord convenu entre les parties au conflit dans le Sahara occidental en vue de mettre un terme à la guerre dans la dernière colonie en Afrique”, a-t-il précisé.

    A une question sur les demandes incessantes du Maroc pour la réouverture des frontières entre les deux pays, M. Belhimer a tenu à rappeler que l’Algérie n’était pas responsable de cette situation. “La demande de la réouverture des frontières par les responsables marocains ne suffit pas, car ces derniers doivent avoir de bonnes intentions et prendre les mesures nécessaires pour cesser les atteintes et les crimes à l’encontre de l’Algérie aux frontières, notamment le trafic des armes et de la drogue”.

    A propos des agriculteurs et paysans marocains exploitant des terres algériennes dans la wilaya de Bechar, auxquels l’Algérie a demandé d’évacuer les lieux, M. Belhimer a mis en avant que l’Algérie “possède un droit souverain absolu pour disposer de ses terres, dont la récupération des régions exploitées illégalement par des étrangers”.

    Quoique les frontières communes entre les deux pays soient transformées en “des issues préférées pour la contrebande”, “des mesures ont été prises à cet effet pour mettre fin à ces pratiques dangereuses visant la sécurité et la stabilité de l’Algérie”, a soutenu le ministre, rappelant que “ces citoyens marocains, bien qu’ils exploitent des terres algériennes depuis des années sans la moindre contrepartie, ils payent, en revanche, les impôts pour leur pays”.

    Concernant les relations algéro-françaises, notamment sur le dossier de la Mémoire, M. Belhimer a salué les résultats obtenus jusqu’à présent, mais, poursuit le ministre, “quand bien même nous apprécions les pas franchis dans ce sens, ils reste par contre en deçà des attentes, car impossible de se contenter de parties discontinues et dispersées de cette affaire de principe et fédératrice dont nous renoncerons pas et qui ne doit pas être utilisée comme fonds de commerce pour d’autres fins”.

    L’Etat sera intransigeant face à ces mouvements suspects sans aucun lien avec le Hirak

    Affirmant la poursuite des différentes mesures prises dans le cadre de la satisfaction des revendications du hirak, M. Belhimer a fait savoir qu’”en parallèle avec les initiative de bonne volonté et ces mesures prises en cette difficile conjoncture, nous avons constaté des mouvements suspects et dangereux n’ayant aucun lien avec les revendications et les objectifs du hirak”.

    A ce propos, le Porte-parole du Gouvernement a souligné que “l’Etat est à l’affût des manœuvres, des actes de provocation et de déviations cautionnés par des parties séparatistes ainsi que des mouvements illégaux dont la référence est proche du terrorisme qui tentent d’exploiter les marches hebdomadaires”.

    Qualifiant le lien entre l’Armée nationale populaire et son peuple de “garant de lئimmunité du pays”, le ministre de la Communication a rappelé les multiples expériences qu’avait connue l’Algérie prouvant ainsi que “nul ne peut entamer le lien solide entre l’Armée et la partie ni entre l’Armée et les différentes institutions à l’image de la Présidence de la République”.

    S’agissant les prochaines législatives du 12 juin et le boycott annoncé par certains partis politiques, M. Belhimer a rappelé, “le grand nombre de citoyens désirant y participer”, ajoutant que “les règles de la démocratie consistent à ce que nous respections les décisions et la liberté de ce nombre infime de partis”.

    Estimant que “les prochaines élections seront organisées conformément aux normes de régularité et de transparence absolue grâce à la nouvelle loi électorale”, M. Belhimer a souligné que “les urnes seront la seule voie pour l’élection des représentants du peuple”. APS

    Etiquettes : Algérie, Palestine, Sahara Occidental, armée, ANP, Maroc, terrorisme, Mali, Sahel,

  • Le peuple privilégie la voix de la raison

    Par B. Chellali

    A lors que le Haut Conseil de Sécurité lors de sa réunion périodique de mardi dernier sous la présidence du président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune consacrée à l’évolution de la situation générale du pays sur les plans politique et sécuritaire a sonné la fin de la récréation pour certains dans leur tentative d’aboutir à la déstabilisation de l’Algérie en exploitant les marches populaires à des fins subversives visant à réduire à néant les acquis du mouvement populaire, l’édito de la revue El-Djeich dans sa livraison du mois d’avril, a rappelé dans un de ses paragraphes que ” l’ANP restera fidèle à son serment et à ses engagements, protégeant la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale et la Nation algérienne contre toute menace ou risque pouvant mettre en danger ou nuire au citoyen, parce que la relation de l’armée avec le peuple est éternelle et sacrée, et les sceptiques, les propagateurs de mensonges et les promoteurs de rumeurs ne sauraient ébranler, ne serait-ce que d’une once, ce lien puissant, visant et porteur d’espoir qui lie un peuple rebelle avec les descendants de l’Armée de libération nationale.

    Ce lien majestueux et interrompu tire son caractère sacré des particularités du peuple, des caractéristiques de son Histoire et de géographie, de son Armée de libération nationale, du miracle du glorieux et éternel Novembre ainsi que des images de solidarité après le triomphe de notre Révolution et l’accession à l’indépendance de notre pays à travers le processus d’édification et de construction auquel le djoundi a participé aux côtés de concitoyens “. ” Certains peuvent bien s’employer à falsifier les faits et à nier les réalisations, mais les hommes loyaux et les citoyens intègres gardent toujours dans leur esprit et dans leur cœur les positions des éléments de leur armée et leurs immenses sacrifices dans l’adversité et la tragédie, dans la lutte contre le terrorisme barbare et contre le crime organisé sous toutes ses formes.

    Des défis auxquels notre armée a d˚ faire face avec fermeté et rigueur, sans parler du pari de la protection du territoire national, la préservation de l’indépendance du pays, la consolidation des fondements de la souveraineté nationale, le renforcement de la cohésion nationale et la consolidation de son unité “. « Par conséquent, ceux qui parlent sur le démantèlement du lien Armée-Nation sont dans l’ignorance totale de la réalité de l’Algérie et de son peuple qui, hier, a fait face à l’une des plus grandes puissances coloniales et fait échec à toutes ses manœuvres militaires et ses projets politiques, et qui, aujourd’hui, ne sera pas dupe de subterfuges éculés et de manœuvres qui ont montré leur faillite, leur inanité et leur incapacité”.

    L’auteur de l’édito poursuit : ” Notre peuple a fait preuve d’abnégation, de maturité, de conscience et de prudence, privilégiant les voix de la raison, faisant prévaloir l’intérêt de la Patrie, en élisant un président de la République, en assurant le succès du référendum portant amendement de la Constitution.

    Aujourd’hui, il s’apprête à s’engager dans les élections législatives afin de concrétiser le projet de la nouvelle Algérie, une Algérie sûre, prospère et puissante par son peuple, son président, son armée ainsi que sa mémoire qui conserve une Histoire et un parcours de lutte desquels les générations successives puiseront les exemples et les leçons “. ”

    Enfin, partant de la conformité des buts et des objectifs nationaux entre le peuple et son armée, et considérant que cette dernière est issue du peuple et engagée à le servir et à la protéger en tout temps et en toutes circonstances, nous sommes convaincus que notre valeureux peuple, qui vénère sa Patrie et qui est conscient de l’ampleur des défis auxquels elle est confrontée, aura le dernier mot, en relevant ces défis pour le plus grand profit de l’Algérie, d’autant plus que nous vivons dans une région instable, et un monde empreint de défis majeurs et de mutations aux contours incertains “, a conclu l’édito de la revue El-Djeich dans sa livraison du mois d’avril.

    Au regard de cet édito, l’ANP prouve une fois de plus qu’elle partage avec le peuple les mêmes valeurs et principes o˘ se joignent tous les fondements d’une vision unique du futur de l’Algérie. Aussi nul n’est en droit de douter de l’attachement du peuple à son armée, leur communauté de destin, l’unité de leur vision de l’avenir, parce que tous les deux appartiennent à une seule Patrie. Ainsi l’armée demeure la colonne vertébrale de l’Algérie. D’ailleurs, le Haut commandement de l’ANP ne cesse de fustiger ceux qui veulent ramener le pays aux années 9O, en rappelant que l’armée reste le garant de la stabilité et de la sécurité de la Nation. Les pyromanes du moment sont à la loupe au niveau des services de sécurité mais également au sein de la population qui est prête à les combattre avec toute la rigueur.

    Cependant, le citoyen est effaré de voir à quel point certains individus sont manipulés jusqu’à ce qu’ils ne sachent plus penser par eux-mêmes ni comment respirer librement. C’est encore grave. Certains devront se réveiller ?

    Le Maghreb, 11 avr 2021

    Etiquettes : Algérie, Hirak, armée, ANP, El Djeich,

  • Algérie : La demande de la réouverture des frontières par le Maroc ne suffit pas, selon Belhimer

    Ammar Belhimer : «La demande de la réouverture des frontières par les responsables marocains ne suffit pas »

    Le peuple algérien a donné au monde entier une leçon de pacifisme et de civisme à travers un mouvement de protestation pacifique entamé le 22 février 2019, qui avait atteint le summum de la liberté, de la maturité et de la conscience.

    Le Hirak a sauvé l’Etat et remis sur rails le processus d’édification nationale, barré la route aux fauteurs de trouble et de la discorde et fait tomber les forteresses de la corruption qui ont failli compromettre l’avenir de générations entières. Qu’en reste-t-il deux ans après ?

    Affirmant la poursuite des différentes mesures prises dans le cadre de la satisfaction des revendications du Hirak, Ammar Belhimer, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement a fait savoir dans un entretien à Arabi Post paru ce samedi 10 avril, qu’«en parallèle avec les initiatives de bonne volonté et les mesures prises en cette difficile conjoncture, nous avons constaté des mouvements suspects et dangereux n’ayant aucun lien avec les revendications et les objectifs du Hirak».

    A ce propos, le Porte-parole du Gouvernement a souligné que «l’Etat est à l’affût des manœuvres, des actes de provocation et de déviations cautionnés par des parties séparatistes ainsi que des mouvements illégaux dont la référence est proche du terrorisme qui tentent d’exploiter les marches hebdomadaires».

    Pour preuve, Pr Belhimer a cité l’arrestation fin mars dernier, de cinq personnes qui projetaient d’organiser des actes terroristes dans les villes de Tizi-Ouzou et Bejaia, durant les marches du Hirak.

    Des armes de guerre, à savoir un fusil à pompe de marque Scorpion, un pistolet mitrailleur de type Kalachnikov, un pistolet, des munitions et divers appareils électroniques ainsi que deux véhicules, ont été saisis dans le cadre de cette affaire.

    Quelques jours après, le 26 mars dernier, les services de la Sûreté de la wilaya d’Alger ont arrêté une personne de nationalité marocaine infiltrée parmi les participants à la marche du Hirak, au niveau de la Place du 1er mai (Alger).

    Il est donc « à craindre que sa nouvelle variante s’installe dans le prolongement de ces subversions préfabriquées et colorées qui, au demeurant, révèlent chaque jour davantage leur caractère contre-révolutionnaire », comme souvent relevé par des experts.

    Ce qui est en fait visé, ce sont les institutions, l’ordre public, la stabilité et la souveraineté nationale, le but ultime étant de consacrer le chaos et de multiplier les canaux et les occasions pour l’ingérence étrangère.

    C’est pourquoi Pr Belhimer a réaffirmé cette fois-ci encore, la détermination de l’Etat « à faire barrage à toute tentative visant la stabilité de l’Algérie ».

    Ces actes « subversifs et les graves dérapages émanant de milieux séparatistes et de mouvances illégales proches du terrorisme, qui exploitent les marches hebdomadaires » avaient été d’ailleurs largement débattus lors de la dernière réunion du Haut Conseil de Sécurité.

    « L’Etat sera intransigeant face à ces dérapages, qui sortent du cadre de la démocratie et des droits de l’Homme, donnant instruction pour l’application immédiate et rigoureuse de la loi en vue de mettre un terme à ces activités non innocentes et à ces dépassements sans précédent, notamment à l’égard des institutions et symboles de l’Etat, et qui tentent d’entraver le processus démocratique et développemental en Algérie», avait mis en garde le président Tebboune au terme de cette réunion.

    S’agissant des prochaines législatives du 12 juin et du boycott annoncé par certains partis politiques, Ammar Belhimer a rappelé, «le grand nombre de citoyens désirant y participer», ajoutant que «les règles de la démocratie consistent à ce que nous respections les décisions et la liberté de ce nombre infime de partis».

    Estimant que «les prochaines élections seront organisées conformément aux normes de régularité et de transparence absolue grâce à la nouvelle loi électorale», Pr Belhimer a souligné que «les urnes seront la seule voie pour l’élection des représentants du peuple».

    « Nul ne peut entamer le lien solide entre l’Armée et la patrie »

    Qualifiant le lien entre l’Armée nationale populaire et son peuple de «garant de l’immunité du pays», le ministre de la Communication a rappelé les multiples expériences qu’avait connue l’Algérie prouvant ainsi que «nul ne peut entamer le lien solide entre l’Armée et la patrie, ni entre l’Armée et les différentes institutions à l’image de la Présidence de la République».

    Pour appuyer ses dires, Pr Belhimer s’est référé au dernier édito de la revue El Djeïch, dans lequel on peut clairement lire : ceux qui parient sur le démantèlement du lien armée-Nation sont dans l’ignorance totale de la réalité de l’Algérie et de son peuple qui, hier, a fait face à l’une des plus grandes puissances coloniales et fait échec à toutes ses manœuvres militaires et ses projets politiques, et qui, aujourd’hui, ne sera pas dupe de subterfuges éculés et de manœuvres qui ont montré leur faillite, leur inanité et leur incapacité.

    Soutien de l’Algérie aux questions justes : « une position constante »

    Abordant le soutien de l’Algérie aux questions justes, le ministre de la Communication a réaffirmé qu’il s’agit là, « d’une position constante qui ne se soumettra à aucun chantage ni à aucune pression, quelle qu’en soit la source.

    « La question palestinienne constitue «une position constante qui ne se soumettra à aucun chantage ni à aucune pression quelles que soient la nature et la source», a relevé le porte-parole du Gouvernement.

    S’agissant du refus par l’Algérie de la normalisation, Ammar Belhimer a rappelé que le Président Tebboune «est un homme de positions et de principes qui ne négocie pas les questions décisives, avec à leur tête la question palestinienne (…), refusant de chevaucher la vague de la normalisation».

    Cette décision «souveraine et constante» reflète «la profonde conviction du peuple algérien» qui «ne se laissera pas influencer par celui qui a choisi la normalisation ni par celui qui en fait la promotion», poursuit le Porte-parole du gouvernement. S’agissant de l’ouverture de la voie à Israël qui prend pied dans le Maghreb arabe suite à la normalisation de ses relations avec le Maroc, Pr Belhimer a tenu à préciser que cette normalisation est établie depuis des années. Ce qui s’est produit récemment n’est autre qu’une officialisation de cette relation.

    Pour ce qui est de l’Algérie, le ministre de la Communication a indiqué que ceux qui revendiquent la normalisation «sont conscients qu’ils ne sont pas capables d’exercer un chantage ou de l’affaiblir, aussi bien par la normalisation que par toute autre manœuvre malhonnête», et ce «tant que ce grand pays détient une armée nationale en accord avec les institutions de l’Etat et en parfaite harmonie avec le peuple qui la soutient inconditionnellement», a-t-il dit.

    Le ministre a réitéré le soutien de l’Algérie à la cause sahraouie, envers laquelle sa position demeure «claire». «L’Algérie n’a eu de cesse de réaffirmer son soutien à tout accord convenu entre les parties en conflit dans le Sahara occidental en vue de mettre un terme à la guerre dans la dernière colonie en Afrique», a-t-il précisé.

    A une question sur les demandes incessantes du Maroc pour la réouverture des frontières entre les deux pays, Ammar Belhimer a tenu à rappeler que l’Algérie n’était pas responsable de cette situation.

    «La demande de la réouverture des frontières par les responsables marocains ne suffit pas, car ces derniers doivent avoir de bonnes intentions et prendre les mesures nécessaires pour cesser les atteintes et les crimes à l’encontre de l’Algérie aux frontières, notamment le trafic des armes et de la drogue».

    A propos des agriculteurs et paysans marocains exploitant des terres algériennes dans la wilaya de Bechar, auxquels l’Algérie a demandé d’évacuer les lieux, le ministre de la Communication, a mis en avant que l’Algérie «possède un droit souverain absolu pour disposer de ses terres, dont la récupération des régions exploitées illégalement par des étrangers».

    Quoique les frontières communes entre les deux pays soient transformées en «des issues préférées pour la contrebande», «des mesures ont été prises à cet effet pour mettre fin à ces pratiques dangereuses visant la sécurité et la stabilité de l’Algérie», a soutenu le ministre, rappelant que «ces citoyens marocains, bien qu’ils exploitent des terres algériennes depuis des années sans la moindre contrepartie, payent, en revanche, les impôts pour leur pays».

    Concernant les relations algéro-françaises, notamment sur le dossier de la Mémoire, Pr Belhimer a salué les résultats obtenus jusqu’à présent, mais, poursuit le ministre, «quand bien même nous apprécions les pas franchis dans ce sens, ils reste par contre en-deçà des attentes, car impossible de se contenter de parties discontinues et dispersées de cette affaire de principe et fédératrice à laquelle nous ne renoncerons pas et qui ne doit pas être utilisée comme fonds de commerce pour d’autres fins».

    Dj. Am

    La Patrie News, 10 avr 2021

    Etiquettes : Algérie, Maroc, frontières, Palestine, Sahara Occidental, Hirak, armée, ANP,


  • Supériorité aérienne au Maghreb : Comment l’espace aérien algérien est devenu le mieux défendu d’Afrique

    L’armée de l’air algérienne a longtemps été considérée comme l’une des plus performantes d’Afrique et du monde arabe, et a récemment été classée comme la plus puissante d’Afrique, les forces armées du pays étant globalement classées comme les troisièmes plus puissantes du monde islamique. Un regard sur l’évolution des forces armées du pays donne un certain nombre d’indications sur les types de capacités mises en avant et sur les trajectoires futures que le service pourrait prendre. L’armée de l’air algérienne a connu des débuts modestes dans les années 1960, et si les forces terrestres du pays se sont distinguées par leur contribution limitée à la guerre des Six Jours en 1967, ses unités aériennes étaient à peine capables de fournir une capacité de défense aérienne sur le vaste territoire du pays. L’Algérie a obtenu son indépendance de la domination impériale française en 1962 et, à la fin de la décennie, elle disposait d’une petite force de défense aérienne composée d’environ 140 chasseurs MiG-17 et MiG-21 soutenus par 30 bombardiers Il-28. L’armée dans son ensemble était relativement petite à cette époque, avec une armée de terre de seulement 53 000 personnes et une marine de seulement 2000 personnes – la première étant légèrement armée avec seulement trois bataillons de chars utilisant les anciens chars T-34 et T-54. Dans les années qui ont immédiatement suivi l’indépendance, le gouvernement algérien a été confronté à un large éventail de problèmes, allant d’un taux d’analphabétisme très élevé qui avait grimpé en flèche sous le régime français à une contamination nucléaire importante résultant des essais d’armes français dans le pays, et, par conséquent, les ressources disponibles pour la défense étaient limitées. Une grande partie des armes acquises, en particulier pour la marine et les forces terrestres, ont été fournies à des prix très bas par l’Union soviétique et étaient auparavant en service dans les forces armées soviétiques, l’Algérie privilégiant un faible coût lorsqu’elle a commencé à développer des services armés professionnels.

    La situation économique de l’Algérie allait s’améliorer considérablement au cours de la décennie suivante, avec l’apparition de nouvelles variantes de MiG-21 dotées d’une avionique de troisième génération comme principal avion de combat – et le pays commençait en 1980 à déployer des avions d’élite, notamment le MiG-23 Flogger et le MiG-25 Foxbat. L’armée de l’air algérienne a notamment été le tout premier client d’exportation du MiG-25, qui était le jet de combat le plus performant d’Afrique ou du monde arabe lorsqu’il a été reçu. Le premier contrat pour 13 jets a été signé en 1978, les avions ont été livrés rapidement et dévoilés lors des célébrations du 25ème anniversaire de la révolution algérienne le 1er novembre 1979. En termes de capacités de combat aérien, le MiG-25 était l’avion à réaction soviétique le plus performant proposé à l’exportation pendant la guerre froide et, jusqu’à aujourd’hui, l’avion de combat le plus rapide jamais produit en série. L’avion a démontré sa capacité de survie extrêmement élevée lors de multiples missions au-dessus de l’Iran, du Pakistan, du Koweït et du Sinaï occupé par Israël. Il s’est avéré presque impossible à abattre, même pour les avions de quatrième génération et les systèmes de défense aérienne occidentaux les plus avancés. Les Foxbats ont déployé des missiles air-air R-40 qui pouvaient aisément surpasser les AIM-7 déployés par les chasseurs occidentaux, les missiles conservant une portée de 80 km et déployant des ogives massives de 100 kg.

    Les capacités avancées du Foxbat et sa très grande taille – jusqu’à aujourd’hui plus lourd que n’importe quel autre chasseur ou intercepteur jamais exporté dans le monde – signifiaient que les jets ne pouvaient être acquis qu’en petit nombre pour les unités d’élite, avec seulement 21 d’entre eux en service à la fin de 1985. À cette époque, l’épine dorsale de la flotte algérienne était constituée de MiG-23 Flogger, des avions de combat à aile en flèche, dont 80 étaient en service dans quatre escadrons. 125 autres MiG-21 étaient également déployés dans huit autres escadrons. À cette époque, l’Algérie semblait privilégier une flotte de grande taille, et conservait encore 60 chasseurs MiG-17 répartis dans quatre escadrons et un escadron d’une douzaine de chasseurs d’attaque Su-7 vieillissants. Une vingtaine de chasseurs d’attaque Su-20 formaient une unité distincte d’avions d’attaque au sol d’élite. L’Algérie a notamment mis davantage l’accent sur les avions de combat que sur les défenses aériennes basées au sol, et ses missiles sol-air étaient beaucoup plus omniprésents pour un client de la défense soviétique, y compris les systèmes complémentaires S-75 et S-125 pour une défense complémentaire à haute et basse altitude, ainsi que les systèmes à moyenne portée 2K12 KuB plus mobiles.

    L’investissement de l’Algérie dans une unité d’élite de MIG-25 allait porter ses fruits au cours des années 1980 en raison de sa valeur dissuasive, et le pays fut menacé par un raid de bombardement israélien en novembre 1988, lorsqu’une formation de F-15 fut détectée par le réseau de défense aérienne de l’Algérie s’approchant de son espace aérien à moyenne altitude. À l’époque, un congrès de l’Organisation de libération de la Palestine se tenait à environ 20 km à l’ouest d’Alger, et l’armée algérienne avait déployé des efforts considérables pour protéger le site de la frappe israélienne attendue. Une zone d’exclusion aérienne dans un cercle de 20 kilomètres a été établie autour du site de la réunion. Cette zone a été renforcée par des systèmes 2K12 KuB, et deux jets MiG-21 et deux MiG-25 ont été maintenus en patrouille à haute et basse altitude respectivement, avec des MiG-25 supplémentaires constamment en alerte sur les bases aériennes voisines. L’approche des F-15 a conduit l’armée de l’air algérienne à faire décoller un plus grand nombre de Foxbats, qui ont reçu l’ordre de monter et de se positionner devant les chasseurs entrants, où ils pourraient profiter de leur plafond d’altitude plus élevé pour lancer des attaques de missiles. De plus en plus de stations radar algériennes sont activées et commencent à suivre la formation israélienne en approche. Les F-15 israéliens, détectant probablement à la fois la présence d’un nombre considérable de Foxbats et de multiples installations radar qui les suivaient, suivirent une trajectoire radiale et firent demi-tour, la présence des MiG-25, le seul avion à réaction disponible à l’exportation capable de les défier, ayant servi de puissant moyen de dissuasion.

    L’armée de l’air algérienne a été considérablement entravée après la fin de la guerre froide, à la fois par la contraction du secteur de la défense soviétique, ce qui signifie que des produits beaucoup moins avancés étaient disponibles qu’ils ne l’auraient été autrement, et par une insurrection islamiste majeure au niveau national qui a forcé la majorité des ressources à être détournées vers les unités terrestres. À la fin des années 1990, l’armée de l’air avait retiré l’essentiel de sa flotte de MiG-21 et toutes les plates-formes de frappe Su-7 et Su-22 restantes, le MiG-23 étant de plus en plus utilisé avec environ 70 appareils en service. L’Algérie a également commencé à acquérir ses premiers avions de quatrième génération, dont une vingtaine de chasseurs multirôles MiG-29C de poids moyen et une douzaine de chasseurs d’attaque lourds Su-24MK. La flotte de MiG-25 de l’armée de l’air ukrainienne a également été fortement modernisée pour atteindre un standard de quatrième génération. Alors que l’URSS avait elle-même modernisé le Foxbat avec des technologies de quatrième génération dans le cadre du programme MiG-25PD, le programme de modernisation algérien était encore plus ambitieux. Parmi les nouveaux systèmes intégrés figuraient des variantes plus puissantes du missile R-40, un système de recherche et de suivi à infrarouge et un radar plus puissant avec une plus grande portée et une capacité de descente en piqué. Il s’agirait d’un radar à réseau phasé – une technologie qu’aucun avion de combat occidental n’utilisera avant 2005 – basé sur le radar Zaslon de l’intercepteur MiG-31, plus lourd. Les défenses aériennes de l’Algérie ont également été modernisées, quoique de manière conservatrice, le S-125 recevant de nouvelles contre-mesures de guerre électronique et le système à courte portée 9K33 entrant en service.

    Les années 2000 ont vu la poursuite des mêmes tendances et, en 2010, le MiG-29 s’est imposé comme le principal avion de combat de première ligne du pays, aux côtés du Su-30MKA, un avion à réaction lourd de “génération 4+”. Le Su-30 était dérivé du Su-27 Flanker soviétique, le chasseur le plus performant de l’inventaire du pays, et était doté d’une avionique améliorée, de moteurs à vecteur de poussée plus puissants, de nouveaux capteurs et d’une capacité d’attaque au sol avancée. Jusqu’à l’acquisition du Su-35 par l’armée de l’air égyptienne en 2020, le Su-30MKA était considéré comme le je de combat le plus performant d’Afrique. En 2010, 28 de ces chasseurs d’élite lourds étaient en service aux côtés de 59 chasseurs MiG-29 améliorés et d’une vingtaine de MiG-25 Foxbat. Tous les avions de chasse antérieurs à la quatrième génération ont été retirés du service à cette date, à l’exception de 56 MiG-23, répartis entre quatre escadrons. La flotte de chasseurs d’attaque Su-24M a été portée à près de 40 appareils et constitue la capacité d’attaque au sol la plus avancée d’Afrique. En 2010, la position de l’armée de l’air algérienne comme la plus performante d’Afrique, et l’une des rares sur le continent à être équipée de missiles air-air modernes à guidage radar actif et d’avions de combat lourds, était incontestée.

    L’Algérie semble avoir accéléré ses plans de modernisation dans les années 2010, probablement sous l’impulsion du lancement inattendu d’une campagne aérienne de l’OTAN contre la Libye voisine, qui a entraîné la nation la plus riche d’Afrique dans une décennie de guerre civile et de désolation. Avant le conflit, la Libye entretenait des liens diplomatiques étroits avec les pays européens, ce qui a rendu les attaques totalement inattendues et les puissances occidentales de plus en plus imprévisibles. Les dirigeants libyens ont notamment cité leur négligence à l’égard d’une capacité militaire avancée et d’une capacité de guerre aérienne en particulier comme l’erreur clé qui a conduit à la désolation du pays. En conséquence, non seulement l’Algérie, mais aussi l’Égypte voisine, se sont fortement intéressées à l’acquisition d’avions de chasse et de systèmes de défense aérienne russes avancés. En 2015, l’Algérie a été le premier pays d’Afrique à acquérir le système de défense aérienne à longue portée S-300 ou l’un de ses dérivés, et le pays a commencé à mettre en service le système S-300PMU-2 en 2012 – peut-être plus tôt. Le système offrait une portée de 250 km et permettait aux forces algériennes d’engager des cibles à des vitesses de Mach 14, et chacun déployait plus d’une demi-douzaine de types de missiles sol-air pour fournir une défense multicouche. Un certain nombre de rapports ont indiqué que l’Algérie allait également acquérir le S-400 plus performant et le système complémentaire de moyenne portée BuK-M2 d’ici la fin de la décennie, et que le pays deviendrait également le premier client des véhicules de combat de défense aérienne russes Pantsir-SM en 2018.

    Les années 2000 et 2010 ont vu l’armée de l’air algérienne se remettre du ralentissement de la modernisation des années 1990, et à la fin de la deuxième décennie, le pays avait complètement retiré du service les avions de troisième génération. L’Algérie était la seule grande armée de l’air du continent à le faire, seuls l’Afrique du Sud et l’Ouganda disposant de flottes entièrement composées d’avions à réaction de quatrième génération, et ces deux pays ne comptaient qu’un seul escadron, ce qui rendait la modernisation beaucoup plus facile et moins coûteuse que pour le pays d’Afrique du Nord. En 2020, l’Algérie disposait d’environ 44 à 48 chasseurs Su-30MKA, les poids lourds d’élite formant désormais l’épine dorsale de sa flotte, soutenue par une flotte plus petite de 23 MiG-29 et d’environ 40 chasseurs d’attaque Su-24M. Le MiG-25, qui a fait ses preuves, est toujours en service malgré son âge, avec environ 16 appareils en service. Soutenue par un réseau de défense aérienne de pointe, la seule faiblesse notable de la flotte algérienne aujourd’hui est le manque d’avions d’alerte précoce aéroportés tels que le A-100 russe ou le KJ-500 chinois, bien que leur acquisition reste possible au cours de la prochaine décennie. Le ministère de la défense du pays a notamment passé commande de deux nouveaux escadrons complets de chasseurs en 2019, dont 14 appareils Su-30MKA et MiG-29M chacun. Tous les chasseurs de troisième génération ayant été progressivement retirés du service, ces nouvelles unités étaient destinées à remplacer les premiers escadrons de MiG-29C de quatrième génération. Le MiG-29M était la variante de MiG-29 la plus avancée jamais développée et disposait de capacités sophistiquées de “4+ génération”.

    De multiples rapports de sources russes et occidentales ont indiqué que l’Algérie est susceptible de se tourner vers des chasseurs plus avancés à l’avenir pour améliorer sa flotte et, à terme, éliminer progressivement les MiG-25 et certains des Su-24M. Le pays est considéré comme un client de premier plan pour le Su-57 russe, chasseur de supériorité aérienne de nouvelle génération qui pourrait remplir ce dernier rôle. Le coût opérationnel du Su-57, inférieur à celui du MiG-25, et sa conception plus moderne pourraient en faire un investissement très rentable. Alors que l’intercepteur MiG-31M aurait été le choix évident pour le remplacement du MiG-25 en raison de ses caractéristiques similaires, de son très long rayon d’action et de ses puissants capteurs – idéal pour patrouiller le plus grand territoire du continent africain, l’annulation du programme suite à l’effondrement de l’URSS signifie qu’aujourd’hui la Russie ne peut plus offrir d’avion intercepteur moderne. Cela obligera l’Algérie à faire appel à des chasseurs avancés pour ce rôle. En tant que remplaçant potentiel du Su-24M, le Su-34 a été mis en avant, avec de multiples rapports de négociations en cours pour une vente, y compris un rapport des médias locaux en 2014. L’achat d’autres chasseurs basés sur la cellule du Su-57, éventuellement pour remplacer le Su-30MKA, est probable une fois que le nouvel avion de nouvelle génération aura été perfectionné.

    L’économie algérienne étant fortement tributaire des exportations de gaz naturel, qui sont elles-mêmes liées aux prix mondiaux du pétrole, la récente chute de ces derniers a entraîné une grave récession économique, ce qui signifie que les projets d’acquisition de matériel de nouvelle génération pourraient être considérablement retardés. Alors que le budget de défense de l’Algérie est de loin le plus important d’Afrique, dépassant 12 milliards de dollars au lendemain de la crise libyenne et se stabilisant à environ 10 milliards de dollars vers la fin de la décennie, la capacité du pays à maintenir de tels niveaux de dépenses a été remise en question. Les perspectives pour l’armée de l’air ne sont toutefois pas trop sombres, la marine et l’armée de terre étant susceptibles de subir l’essentiel des coupes si les dépenses militaires devaient être réduites, compte tenu de l’importance croissante accordée aux capacités de guerre aérienne après l’attaque de l’OTAN contre la Libye. L’Algérie maintient actuellement la plus grande ar mée permanente d’Afrique en temps de paix, ce qui, combiné à sa dépendance croissante à l’égard des systèmes asymétriques à faible coût pour le déni de mer, tels que le nouveau missile de croisière chinois CX-1, offre une marge de manœuvre importante pour effectuer des réductions dans les services autres que l’armée de l’air.

    Military Watch Magazine, 5 avr 2021

    Etiquettes : Algérie, armée, armement, Afrique, puissance, ANP,

  • Algérie : Les messages de Chanegriha adressés au Maroc

    Terrorisme et situation dans la région -Les messages de Chanegriha

    par Kamel Amarni

    Le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général de corps d’armée Saïd Chanegriha, a entamé, hier dimanche, une visite de travail et d’inspection en 3e Région militaire à Béchar d’où, dès son arrivée, il livrera quelques messages forts, dans un contexte marqué par une forte tension, provoquée et entretenue dans la région, par l’encombrant royaume voisin.

    Kamel Amarni – Alger (Le Soir) – Première halte de cette visite, le Secteur opérationnel Sud Tindouf (SOST), où Chanegriha présidera une réunion avec les cadres de ce secteur. Occasion pour lui de prononcer un discours très clair dans sa teneur.

    « Nous avons veillé, au sein de l’Armée nationale populaire, à accorder une importance primordiale à la sécurisation de toutes nos frontières nationales, suivant une stratégie homogène et une approche globale, traduite intégralement et avec rigueur sur le terrain, notamment au regard des conditions délétères qui caractérisent notre région et ce, en resserrant l’étau de manière continue sur les hordes criminelles en les éliminant, de façon à prémunir notre pays contre les dangers et les menaces et préserver son territoire et son peuple de toutes les sources de menaces multiformes et multidimensionnelles .»

    Effectivement, et davantage depuis quelques mois, cette région, déjà hautement sensible depuis toujours, est devenue extrêmement préoccupante pour les autorités algériennes et nos services de sécurité qui doivent, tout à la fois, faire face aux « traditionnels fléaux » comme le terrorisme et le trafic de drogues, et les manœuvres et provocations marocaines.

    2020 aura ainsi été une année qui verra un Rabat particulièrement belliqueux et agité. Sur le terrain, l’on notera que les quantités de drogues que le Makhzen « expédie » chez nous ont atteint des proportions exceptionnellement importantes pour être le fait de « simples » trafiquants. Il s’agit bel et bien d’un acte de guerre perpétré par l’État marocain. Et ce n’est pas tout ! En arrière-plan, Rabat aura poussé ses provocations jusqu’à entreprendre, il y a quelques mois, la construction d’une base militaire tout près des frontières algériennes.

    Un projet, affirment des sources au fait du dossier, que l’armée de Sa Majesté a lancé en coopération avec son homologue israélienne.
    Ce que confirme, du reste, l’officialisation de la normalisation du 10 décembre dernier.

    Le Maroc, qui n’a pas les moyens de ses ambitions expansionnistes, a, en effet, besoin, et c’est une tradition chez lui, de se mettre sous tutelle de puissances comme la France, Washington et, désormais, Tel-Aviv pour maintenir sa domination sur un pays, le Sahara Occidental. Quitte à mettre en péril sa propre souveraineté mais, surtout, la paix et la stabilité de toute la région. Comme c’est le cas, d’ailleurs, depuis quelques semaines. Ce n’est pas un hasard si le patron de l’état-major de l’ANP lancera cette précision : « Nous œuvrons (…) à poursuivre le renforcement des capacités du corps de bataille de l’Armée nationale populaire et fournir les conditions permettant d’élever sa disponibilité, de façon à garantir l’amélioration et la promotion de la performance opérationnelle et de combat de l’ensemble de ses dispositions et composantes, afin de relever tous les défis. Je dis bien tous les défis, quelles que soient leurs natures.»

    L’ANP, affirmera encore son chef d’état-major, est plus que jamais déterminée à « mettre en échec tous les desseins hostiles qui, dans un passé récent, ont essuyé un échec cuisant en essayant d’employer le virus du terrorisme et d’en faire un autre moyen abject et destructeur pour concrétiser des objectifs suspects et tendancieux ; des tentatives qui échoueront aujourd’hui et demain dans toutes leurs ignobles manœuvres ».
    L’on ne peut être plus clair, en effet.

    Le Soir d’Algérie, 18 jan 2021

    Tags : Maroc, Algérie, Said Chanriha, ANP, armée, Israël, normalisation,

  • «Les Algériens mettront en échec tous les desseins hostiles» (Chengriha)

    Le chef d’état-major à partir de la 3e région militaire:
    «Les Algériens mettront en échec tous les desseins hostiles»

    «Nous avons veillé, au sein de l’ANP, à accorder une importance primordiale à la sécurisation de toutes nos frontières nationales, suivant une stratégie homogène et une approche globale, traduite intégralement et avec rigueur sur terrain, notamment au regard des conditions délétères qui caractérisent notre région».

    En visite, hier, dans la troisième région militaire, le chef d’état-major a inspecté des unités de combat déployées le long des frontières. Il a, par la même occasion «dispensé un ensemble d’instructions et d’orientations à leurs commandants et personnels, visant à redoubler de vigilance et de prudence afin de contrer tous les fléaux et dangers», rapporte un communiqué du ministère de la Défense nationale. Cet intérêt porté sur les unités combattantes s’explique par la situation sécuritaire qui prévaut dans la région. Un état de fait d’ailleurs abordé par le général de corps d’armée, lors de son intervention devant les officiers de la 3e région militaire. Le chef d’Etat-major de l’ANP a souligné l’attention qu’accorde le haut commandement militaire «à la sécurisation de nos frontières nationales, suivant une stratégie homogène et une approche globale, traduite intégralement et avec rigueur sur terrain». L’objectif étant d’ «améliorer et promouvoir la performance opérationnelle et de combat de ses dispositifs et ses composantes, pour pouvoir relever tous les défis», insiste Saïd Chanegriha. L’ANP poursuit l’objectif assumé de renforcer les «capacités du corps de bataille et fournir les conditions permettant d’élever sa disponibilité, de façon à garantir l’amélioration et la promotion de la performance opérationnelle et de combat de l’ensemble de ses dispositifs et composantes, afin de pouvoir relever tous les défis». Et le premier responsable de l’institution militaire d’insister sur le mot défi. Et pour cause, il répétera ce mot : «Je dis tous les défis, quelle que soit leur nature, au service de l’intérêt suprême de l’Algérie et pour appuyer ses fidèles enfants attachés à son unité, sa souveraineté, son indépendance, sa sécurité et sa stabilité». Les forces armées sont «déterminées à mettre en échec tous les desseins hostiles, qui, dans un passé récent, ont essuyé un échec cuisant en essayant d’employer le virus du terrorisme et d’en faire un autre moyen abject et destructeur pour concrétiser des objectifs suspects et tendancieux, des tentatives qui échoueront aujourd’hui et demain dans toutes leurs ignobles manœuvres», a-t-il souligné.

    Une détermination que les Algériens auront eu le loisir de constater sur le terrain. Et le chef d’état-major confirme dans son allocution cet état de fait. «Nous avons veillé, au sein de l’ANP, à accorder une importance primordiale à la sécurisation de toutes nos frontières nationales, suivant une stratégie homogène et une approche globale, traduite intégralement et avec rigueur sur terrain, notamment au regard des conditions délétères qui caractérisent notre région». Une rigueur qui a été payante, puisque le pays vit dans la sécurité. Laquelle a été acquise tout simplement par ce que l’ANP a resserré «l’étau de manière continue sur les hordes criminelles et en les éliminant, de façon à prémunir notre pays contre les dangers et les menaces et préserver son territoire et son peuple de toutes les sources de menaces multiforme et multidimensionnelles».

    Le général de Corps d’Armée a affirmé également que «la démarche patriotique authentique qu’adopte l’ANP, avec dévouement et abnégation, afin d’être la digne héritière de ses ancêtres et demeurer le gardien fidèle et le protecteur dévoué de cette terre bénie, est en soit un immense honneur», note la même source. Le chef d’état-major convoque l’histoire et souligne la filiation de l’ANP, digne héritière de l’ALN, pour affirmer la fidélité du soldat algérien qui demeurera «le protecteur dévoué de cette terre bénie, qui mérite que notre Armée préserve chaque parcelle de son sol et qu’elle se déploie le long de ses vastes frontières nationales», a affirmé le chef d’Etat-major de l’ANP.

    Pragmatique et très au fait de la stratégie, Saïd Chanegriha a conclu son propos en relevant que la démarche judicieuse de l’ANP «est en soi un immense honneur pour l’ANP, digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), qui tient toujours, en s’acquittant de son devoir national envers son peuple et sa patrie, à se remémorer le passé de l’Algérie riche en exploits et d’en inspirer les facteurs de la forte détermination et la ferme résolution à poursuivre son devoir national sacré». En somme, l’Algérie est et demeurera toujours combattante.

    Nadera Belkacemi

    Ouest Tribune, 18 jan 2021

    Tags : Algérie, ANP, armée, frontières,

  • L’Algérie plus forte que les ennemis (Edito d’El Djeich)

    Le monde vient de dire adieu à une année caractérisée par les tragédies et les menaces et accueille une nouvelle année au cours de laquelle il tentera de panser les plaies, réparer ce qui a été mis à mal par la pandémie du coronavirus et faire face aux défis, en particulier économiques. Comme pour le reste du monde, notre pays n’a pas été épargné par l’épidémie. Cependant, il a réussi à y faire face et à minimiser ses incidences – comparativement à nombre de pays de par le monde – grâce à la conjugaison des efforts de toutes les parties et à la gestion efficace par l’Etat algérien, au suivi assuré par le système de santé et au haut degré de conscience des citoyens qui méritent tout le respect et la gratitude pour leur engagement envers toutes les mesures sanitaires prises par les hautes autorités du pays.

    A cet égard, le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, Monsieur Abdelmadjid Tebboune, avait instruit, avant son retour au pays, depuis son lieu de convalescence en Allemagne, le gouvernement d’acquérir le vaccin adéquat anti-Covid19 et de lancer la campagne de vaccination dès le début de l‘année 2021. La pandémie du coronavirus n’a pas été le seul événement dominant de l’année écoulée. Notre pays a vécu un événement important représenté par le référendum de révision de la Constitution en novembre 2020, qui a épargné à notre pays d’être confronté à des problématiques hasardeuses et qui lui permettra de se consacrer véritablement au développement national. Un développement impliquant réellement les jeunes et la société civile dans le processus de construction et d’édification, lui donnant ainsi la possibilité de contribuer à l’avènement du changement global et, par là même, de promouvoir la société à tous les niveaux, tant est que la réalisation de la stabilité permanente de notre patrie et du bienêtre de notre société n’est ni difficile ni impossible.

    Si la situation sanitaire exceptionnelle que traverse le pays a affecté les exportations et l’économie en général, elle n’a en aucun cas été un obstacle, ni à la poursuite de l’activité opérationnelle et à la préparation au combat de nos forces armées, ni à la lutte sans relâche sur de nombreux fronts, qu’il s’agisse de l’élimination des résidus du terrorisme, de la lutte contre la contrebande et le crime organisé.

    Preuve étant, les efforts consentis par les unités de l’Armée nationale populaire avec bravoure, couronnés à chaque fois par la neutralisation d’un nombre de terroristes et la récupération de munitions et d’armes destinées à la base pour nuire à la stabilité de notre pays. En plus de la restitution de fonds versés comme rançons aux terroristes, ce qui concorde avec l’approche algérienne relative à la lutte antiterroriste. Il a été également question de mettre en échec des opérations d’introduction de quantités importantes de drogues à travers nos frontières ouest. Les statistiques présentées par les services concernés démontrent que la majeure partie de ces tonnes de drogues sont saisies au niveau des frontières susmentionnées. Ceci, en plus des campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière et de tests de la Covid-19 au profit des citoyens des zones reculées. Ceci, outre les campagnes de reboisement et les opérations de désenclavement des citoyens des zones affectées par les intempéries.

    Ces vérités font office de message adressé à une poignée de mercenaires et autres pêcheurs en eaux troubles, qui se sont rendus maîtres dans l’interprétation des événement à leur convenance et selon leurs fantasmes, ignorant ou feignant d’ignorer que le puissant lien unissant la nation à l’armée n’est pas un fait récent ou conjoncturel dicté par des événements exceptionnels et inattendus, mais l’expression d’une relation existentielle divine qui perdurera, bien plus, qui n’aura de cesse de s’enraciner et de s’approfondir davantage. Parler de cette relation, qui croît et se renforce en permanence, n’a pas besoin de justifications ou de preuves, tant il est vrai que c’est le peuple qui est le berceau et la pépinière de l’armée, tous deux s’étant abreuvés à la source du patriotisme authentique. L’ANP continuera de faire face aux défis sécuritaires accélérés prévalant dans notre environnement géographique et de faire échec à toutes les tentatives subversives ennemies et à leurs espoirs. Elle est prête au sacrifice, forte de son puissant arsenal et de ses unités qualifiées et, avant cela, de la détermination de ses éléments qu’aucune menace ni aucune alliance ne saurait intimider parce que, en toute simplicité, ils portent l’Algérie dans leur cœur et croient en la doctrine de leur armée. Des hommes qui ne renient pas leur histoire et leurs frères, attachés à leurs principes immuables qui ne sauraient faire l’objet d’un quelconque marchandage, se tiennent aux côtés des faibles, soutiennent tous les opprimés épris de liberté et qui demeureront éternellement fidèles aux sacrifices de leurs ancêtres.

    En tout état de cause, la phase d’édification de la nouvelle Algérie exige la conjugaison des efforts de tous et l’unité des rangs. Notre armée est un puissant soutien du peuple et ce dernier constitue sa profondeur stratégique et son vivier humain inépuisable. Le peuple algérien a fait la démonstration de son attachement à sa patrie et de sa cohésion avec son armée, fidèle à ses principes et au serment qu’elle a prêté, comme elle restera, de concert avec les institutions de l’Etat, sous la direction du président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, le bras armé de la République et le défenseur de l’autorité de l’Etat et de sa pérennité. Le peuple algérien, dans tout le pays et à travers le monde, est pleinement conscient comme il est fermement convaincu que son armée demeurera un bouclier solide et une force de dissuasion contre toute menace ou même la moindre intention de la part de quelques parties que ce soit ou alliances. Aussi, toute intention de porter atteinte à la sécurité, à l’intégrité et à la souveraineté de notre chère patrie l’Algérie est illusoire, bien plus, un mirage…

    Bonne année, bonheur et prospérité pour notre pays.

    Source : El Djeich n° 690, janvier 2021

    Tags : #Algérie #AbdelmajidTebboune #AlgérieNouvelle #ElDjeich

  • Algérie : Repose en paix Martyr, le flambeau est entre de bonnes mains!

    Par Farid HOUALI

    Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’ANP, était connu pour être un « chef intransigeant » notamment quand il s’agit de l’Algérie. Une Algérie pour laquelle il s’est consacré corps et âme depuis qu’il rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale alors qu’il n’avait que 17 ans. Au lendemain de l’indépendance, toujours en uniforme, il continue à servir le pays au sein de l’Armée nationale populaire.

    « Préserver la dignité de l’Algérie, sauvegarder la sécurité de son peuple et protéger chaque parcelle de sa noble terre, sont des missions invariables, voire même sacrées pour l’ANP, qui leur accorde l’importance et l’intérêt requis, et qui s’engage à leur parfait accomplissement, en toutes conditions et circonstances », a souvent souligné dans ce contexte le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP, et vice-ministre de la Défense nationale.

    « Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense et chef d’état- major de l’Armée nationale populaire est un homme qui parle peu, mais qui maîtrise parfaitement les techniques de la communication, lorsque les circonstances exigent son intervention au nom de l’institution militaire », écrivions-nous sur ces mêmes colonnes. En effet, tous s’accordent à dire qu’à l’inverse d’un grand nombre de politiciens dont les discours ont atteint depuis très longtemps le niveau de l’inflation, il ne s’est jamais laissé tenter par le verbiage occasionnel et le bavardage circonstanciel transformés en ligne de conduite par une infime partie d’une classe politique vouant une véritable obsession aux manifestations factices et ostentatoires.

    En confiant au général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, la vice-présidence de la Défense nationale, en plus de l’état-major de l’ANP, le chef de l’Etat n’a fait que répondre de manière inédite à un contexte extérieur non moins inédit. Ahmed Gaïd Salah a dirigé les secteurs opérationnels sud et centre de la 3e région militaire (Béchar) avant d’occuper successivement les postes de commandant adjoint de la 5e région militaire (Constantine), commandant de la 3e région militaire, commandant de la 2e région militaire (Oran) et commandant des forces terrestres. Il avait dirigé en outre l’école de formation des officiers de réserve de Blida.

    Jusqu’au dernier souffle

    Un simple survol de la carte suffit largement pour nous renseigner sur les charges supportées par le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah.

    Á l’ouest, ses hommes interviennent régulièrement dans la lutte contre les narcotrafiquants et procèdent à des saisies record de résine de cannabis provenant du Maroc. Au sud, ses troupes sont chargées de la surveillance d’une bande frontalière longue de plus de 1300 km.

    Au-delà de cette frontière séparant l’Algérie du Mali et du Niger, des bandes criminelles contrôlant le trafic de stupéfiant et d’armes écument des zones dont la superficie est plus grande que celle de certains pays européens. La preuve de leur connexion avec le terrorisme est établie depuis des années. C’est aussi à travers cette frontière que les cartels sud- américains tentent de faire passer de petites quantités de drogue dure, en utilisant les réseaux locaux qui contrôlent l’immigration clandestine. Á l’est, la mobilisation des militaires est quasi permanente en raison de la situation sécuritaire critique prévalant en Libye et qui menace, à l’ombre d’une grave crise politique sans précédent, de se propager en Tunisie. La situation est exceptionnelle et les défis sont énormes.

    Le tout est supervisé personnellement par Ahmed Gaïd Salah. Ni son âge avancé, ni sa maladie, ni encore moins l’étendue du territoire national ne l’empêchaient de parcourir les six Régions militaire et secteur opérationnels et ce, parfois deux à trois fois en un seul mois. Nos militaires reconnaissent d’ailleurs le fait qu’il n’y a jamais eu autant d’exercices militaires que du temps du général de corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah. « L’efficacité opérationnelle que nous voulons est celle dont les résultats peuvent s’étendre à tous les domaines à l’image de la lutte antiterroriste. Et tant que nous sommes pertinemment conscients que la préparation au combat est l’un des facteurs auxquels on peut compter en matière d’acquisition de la disponibilité requise, je tiens à préciser, aujourd’hui comme j’ai toujours insisté, que l’effort principal et vital consiste en la préparation au combat avec toutes les connotations de ces termes et avec toutes leurs exigences », ne cessait-il de répéter. Autre fait d’armes d’Ahmed Gaïd Salah. Au jour d’aujourd’hui, nul ne peut ignorer la relance de l’industrie militaire jusqu’au point de devenir une référence en la matière. Aussi, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah ne croyait qu’à la perfection de seins de l’ANP. Á cet effet, on ne peut faire l’impasse sur la réouverture des écoles des cadets de la Nation qui constituent le réservoir de l’ANP. Dans ses différentes interventions, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, a souvent mis en exergue la stratégie « clairvoyante » du Haut Commandement de l’ANP visant la formation d’une génération d’élite « capable » d’assumer ses futures responsabilités. Pour ce faire, le Haut commandement de l’ANP a réuni toutes les conditions de vie et professionnelles adéquates qui constituent des outils, voire des exigences impératives qui contribuent assurément à l’aboutissement de l’effort didactique escompté. Les résultats sont là : 548 lauréats des Ecoles des cadets de la Nation de Blida, Oran et Sétif ont enregistré d’excellents résultats avec un taux de réussite de 99.46% au baccalauréat session juin 2019.

    Seul contre tous

    L’Algérie traversait dix mois durant une crise politique, et l’ANP se retrouve encore une fois, malgré elle, un acteur incontournable sur la scène politique nationale. Disons que tout au long de cette période, l’ANP, à l’image de son premier responsable, Ahmed Gaïd Salah, portait un lourd fardeau et l’Histoire a démontré que l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, était présente à toutes les étapes décisives que l’Algérie a connues car ces Hommes portent l’Algérie dans leur cœur, œuvrent à préserver sa sécurité et sa stabilité et valorisent ce qui a été réalisé comme exploits, que ne peuvent nier que les ingrats.

    Ce 26 mars 2019, c’est lui, Ahmed Gaïd Salah, qui sonne la fin de la partie pour Bouteflika. Le chef de l’armée, vice-ministre de la Défense, demande l’application de l’article 102 de la Constitution qui prévoit l’empêchement du président.

    Aujourd’hui, comme souvent réaffirmé, l’ANP faudrait-il le reconnaître, a contribué avec efficacité à surmonter cette phase cruciale que traversait notre pays et à aplanir les difficultés et les obstacles et neutraliser toutes les mines semées par la bande au sein des différentes institutions, partant de sa profonde foi en la noblesse de ses missions, dont elle a fait le serment devant Allah, la patrie et le peuple, de les mener à bien avec engagement et abnégation, quelle que soit l’ampleur des difficultés et des défis. Dans l’exercice de ses missions, l’ANP a la pleine confiance de la nation. Elle y répond et elle y répondra. Ahmed Gaïd Salah, en sa qualité de « premier soldat » de l’ANP, ne manquait aucune occasion de le souligner se montrant ainsi rassurant quant au devenir de la patrie, car, c’est là, toute la question.

    «Le peuple algérien, appuyé par son armée qui l’a accompagné, de manière sincère et constante dans son élan pacifique pour atteindre ses aspirations légitimes…, a accompli d’énormes avancées sur la voie de la concrétisation de la volonté populaire», lit-on dans l’édito de la revue El Djeïch dans son dernier numéro de décembre. L’Algérie est en effet entre de bonnes mains.

    F. H.

    Eldjazaircom.dz

    Tags : Algérie, Gaïd Salah, armée, Hirak, ANP,