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  • 100 000 Casques bleus honorés

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien

    BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.

    Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.

    Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème “Protéger les civils, protéger la paix”. En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa “vitesse de croisière”.

    Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de “gardiens de la paix”. Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un “trait d’union”.

    920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.

    « À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien

    BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.

    Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.

    Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème “Protéger les civils, protéger la paix”. En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa “vitesse de croisière”.

    Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de “gardiens de la paix”. Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un “trait d’union”.

    920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.

    « À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.

    Une Mission de maintien de paix qui se poursuit

    Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.

    « Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.

    Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».

    La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.

    Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

    Tags : MINUSMA, mission de paix, casques bleus, maintien de la paix,

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien

    BAMAKO, Mali, 31 mai 2019/ — Depuis 1948, l’Organisation des Nations Unies œuvre pour la paix dans le monde, à travers le déploiement de Missions pour maintenir la paix et résoudre des conflits. Aujourd’hui, en 2019, 100 000 femmes et hommes du monde entier, loin de leurs familles, consacrent leur quotidien à cette lourde tâche, dans des conditions de travail, de vie et de sécurité, le plus souvent très difficiles et pour sauver les vies de nombreux civils. Le 29 mai de chaque année, le monde célèbre et rend hommage au million de personnes qui, tout au long de ces 71 ans, s’y sont employés corps et âmes, parfois jusqu’à l’ultime sacrifice.

    Habits d’apparat, pupitre, tentes et orchestre : le dispositif du cérémonial est établi au Quartier général de la MINUSMA. Soixante Casques bleus, répartis entre les trois composantes police, force et civile, prennent place près du monument aux morts. Ces Casques bleus attendent le passage du Chef de la Mission de maintien de la paix, avec lequel ils doivent échanger un salut solennel. Les membres du corps diplomatique, les représentants civils et militaires des autorités maliennes et des partenaires internationaux de la MINUSMA s’installent eux aussi. De nombreux autres Casques bleus, viennent également prendre place pour assister à l’hommage qui leur sera rendu tout au long de cette matinée.

    Il est 9h05, les Maîtres de cérémonie donnent le coup d’envoi de l’édition 2019 de la Journée Internationale des Casques bleus, avec pour thème “Protéger les civils, protéger la paix”. En quelques instants, se succèdent le salut aux drapeaux ainsi qu’une minute de silence en mémoire des 3 800 membres du personnel civil et en uniforme de l’ONU, qui ont perdu la vie, au nom de la paix dans le monde. Dans la foulée, les hymnes du Mali et des Nations Unies retentissent sur la place. Puis, la revue des troupes par les officiels et la lecture audio du message du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, donnent à la cérémonie sa “vitesse de croisière”.

    Trois personnels de la MINUSMA viendront, tour à tour, témoigner de leur condition de “gardiens de la paix”. Bakrene Ag Sidi Mohamed, le premier, est Malien et Assistant de Liaison Communautaire à la Division des Affaires Civiles de la Mission depuis 2015. Déployé à Tessalit, auprès des communautés, il est chargé de recenser leurs attentes, besoins et recommandations et de les porter à la connaissance de la Mission afin, in fine, d’améliorer leur protection. Bakrene se définit ainsi lui-même comme étant un “trait d’union”.

    920, c’est le nombre de patrouilles effectuées depuis janvier 2019 par la Police des Nations Unies au Mali (UNPOL). Un chiffre extrait du témoignage du Capitaine de Police Chantal Kouamé de Côte d’Ivoire. « Les Unités de Police Constituées- les FPU- dit-elle, sont des pivots centraux pour la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. C’est-à-dire, outre leur statut de policier, elles contribuent à l’appui, la protection et les escortes de toutes les sections de la MINUSMA dans le processus de paix », a-t-elle expliqué.

    « À la MINUSMA, la Force travaille avec les piliers civils et la police, afin de créer un environnement sécurisé et en paix pour les civils », affirmera à son tour la Lieutenant-colonel Jos Oostdam du contingent néerlandais, dernière à faire part de sa fierté à faire partie des Casques bleus. Regagnant leurs places sous les applaudissements nourris de l’assistance, les trois grands témoins du jour, ont laissé place au Commandant de la Force et au Commissaire de la Police des Nations Unies.

    Une Mission de maintien de paix qui se poursuit

    Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.

    « Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.

    Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».

    La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.

    Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

    Tags : MINUSMA, mission de paix, casques bleus, maintien de la paix,

    Une Mission de maintien de paix qui se poursuit

    Prenant la parole, l’Inspecteur Général de Police et Commissaire d’UNPOL, Issoufou Yacouba, a rappelé le travail de formation et d’appui logistique et technique fournit par sa composante aux Forces de Sécurité Maliennes (FSM), tout en rappelant aussi que la sécurité des populations était tout d’abord la leur. Le Commissaire d’UNPOL est tout de même revenu sur l’expérimentation de la police de proximité qui selon lui « constitue au Mali, un des moyens les plus efficaces pour renforcer les liens de collaboration entre FSM et populations, en vue de prévenir ou de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes. Cette approche participative permettra d’impliquer les communautés dans la prise en charge de leur propre sécurité et donc à les rendre plus résilientes ». Autre motif de satisfaction pour le Commissaire Yacouba, l’augmentation du pourcentage de personnel féminin dans ses rangs, passé de 14,6% au mois de mars dernier (2019), à 18,38% aujourd’hui.

    « Le maintien de la paix n’est pas une tâche pour un soldat, mais seul un soldat peut le faire », cette citation de Dag Hammarskjold (ancien Secrétaire général de l’ONU) prononcée par le Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la MINUSMA, illustre sa propre vision du rôle de la Force dans les Missions de maintien de paix. Pour lui : « L’équilibre entre l’emploi des piliers civils et la nécessité de recourir à la Force pour protéger la paix mais aussi protéger notre personnel sont au cœur de notre mission ».

    Mahamane Maiga, le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères s’exprimait au nom de l’Etat malien. Dans son discours, il a réitéré « la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali au Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’à son Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSMA, pour leur appui constant et multiforme au processus de paix et de stabilisation dans notre pays ». Avant de clore son discours, M. Maiga a également souhaité que le Mandat de la MINUSMA soit renouvelé, mais aussi mieux adapté à la situation.

    Décrivant la complexité de la situation au Sahel, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a, quant-à-lui rappelé que « la MINUSMA démontre qu’il est possible de continuer de rendre les opérations de paix plus efficaces et plus sécuritaires pour ses Casques bleus ». Puis, le Chef de la Mission s’est adressé à ses collègues : « Je voudrais en cette occasion, rendre un hommage mérité, à toutes et à tous, qui défendent au quotidien les valeurs mise en avant par la Charte des Nations Unies. Souvent dans des conditions difficiles et loin de leurs familles et de leur pays ».

    La cérémonie a pris fin avec la visite d’une exposition photos, proposée par la Division de la Communication stratégique et de l’Information publique. Cette exposition relate, en images, le quotidien des Casques bleus issus du monde entier et en Mission pour la paix au Mali.

    Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

    Tags : MINUSMA, mission de paix, casques bleus, maintien de la paix, Mali,

  • Wikileaks : Taïeb Fassi Fihri, et Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine.

    A en croire Samuel L. Kaplan, Taïeb Fassi Fihri, et Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine.

    Les contenus des câbles concernent toutes les notes ou « mémos » transcrits par les différents diplomates dans les ambassades américaines à travers le monde. Cela comprend évidemment le Maroc. Petite lecture.

    Dans un câble classé confidentiel, l’ambassadeur américain Samuel L. Kaplan relate sa pr

    A en croire Samuel L. Kaplan, Taïeb Fassi Fihri, et Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine.

    Les contenus des câbles concernent toutes les notes ou « mémos » transcrits par les différents diplomates dans les ambassades américaines à travers le monde. Cela comprend évidemment le Maroc. Petite lecture.

    Dans un câble classé confidentiel, l’ambassadeur américain Samuel L. Kaplan relate sa première rencontre avec la nouvelle mairesse de Marrakech, Fatima Zahra Mansouri.

    Ayant eu lieu le 27 janvier 2010, et en présence du consul général américain à Casablanca, Mansouri a profité de cette rencontre pour présenter ses projets pour la ville de Marrakech, mais aussi assurer les diplomates transatlantiques de son admiration pour l’Amérique. Mansouri a même déclaré « quand je suis submergée de problèmes à l’intérieur de la mairie, j’ai des envies de retour à New York ».

    Se plaignant des disparités sociales à Marrakech, Mansouri déplore le fait que 28.000 familles vivent « sans eau ni électricité » à proximité des centres d’hôtellerie et de restauration.

    Concernant son parti, le PAM, Mansouri le considère comme un « parti moderne» et «focalisé sur les problématiques de développement avec une vision libérale de l’économie». Pro-US quoi!

    Le ministre des Affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri, et le patron de la DGED Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine, à en croire Samuel L. Kaplan.

    Dans un câble classé confidentiel et datant du premier février 2010, une équipe de sénateurs américains a rencontré les deux artisans de la diplomatie marocaine à Rabat, le 5 janvier 2010.

    Durant la rencontre, Mansouri a par ailleurs déclaré qu’il y avait « deux sortes d’idéologies extrémistes » : une première qu’il qualifie de « dépravée », et qui concerne la doctrine « takfirie », et la deuxième étant « l’idéologie du martyr », en rapport avec l’apologie des attaques suicides. Très instructif.

    Mustapha Ramid, le député du PJD, a déclaré tout le désamour qu’il portait au PAM (Parti authenticité et modernité) lors d’une rencontre avec un diplomate américain, le 10 décembre 2009.

    Pour le dirigeant islamiste, le PAM a été créé pour mettre fin à sa propre formation politique. Pour lui, la création du PAM est un « retour en arrière » dans le processus de démocratisation au Maroc. Ramid se dit aussi pro-monarchique, mais affirme que le roi ne doit pas être la source de toutes les réformes politiques. Ramid a aussi appelé à de profondes réformes démocratiques… 14 mois avant le 20 février.

    Robert P. Jackson, chargé d’affaires au sein du consulat américain à Casablanca, a écrit un rapport sur les élections communales, qui ont eu lieu en juin 2009. Pour le diplomate Américain, « malgré la relative transparence des élections […], elles pourraient représenter un pas en arrière pour la démocratie marocaine ». Jackson ajoute que « le fait que le mode de scrutin soit indirect favorise l’achat de voix et les pressions politiques ». « Le PAM de Fouad Ali El Himma aurait (d’ailleurs) utilisé des moyens de pression extra-politiques, notamment en invoquant le nom du roi pour faire pression sur les autres partis afin qu’ils s’y associent ».
    Les pressions de Kadhafi

    Souvenez-vous, un certain 27 juin 2007, un tribunal de Casablanca a condamné trois journaux marocains : Al Ahdath Al Maghribiya, Al Massae, et Al Jarida Al Oula; à de lourdes amendes pour avoir « publiquement nuit » au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et d’avoir « atteint à sa dignité ». Cette affaire n’a pas pas échappé à l’ambassade américaine, qui prétend, dans un « mémo » daté du 9 juillet 2009, que le gouvernement libyen « aurait exercé des pressions sur la justice marocaine».

    Deux diplomates israéliens sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc ».

    Citant une source travaillant au sein du ministère des Affaires étrangères, la diplomatie américaine affirme « que le gouvernement libyen a exercé d’importantes pressions sur le gouvernement marocain», et ajoute un peu plus loin que « lorsque le ministère des Affaires étrangères a déclaré aux Libyens que les journalistes sont libres d’écrire ce qu’ils voulent, les Libyens ont répondu qu’aucune presse arabe n’est libre de tout contrôle, et ont considéré cela comme une indication que le gouvernement marocain approuve ce qui se dit dans les journaux ». Décidément, il était temps que Kadhafi quitte le pouvoir.

    Israël drague le Maroc

    Lors d’une conférence de lutte contre la prolifération nucléaire, ayant eu lieu du 3 au 5 juin à Rabat, diplomates Israéliens et marocains ont saisi l’occasion pour renouer leurs relations diplomatiques. Deux diplomates israéliens, Eynat Shlein-Michael et Israël Tikochinsky sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc, qui s’étaient interrompus à la suite de l’attaque israélienne de Gaza ». Les Israéliens ont exhorté les Marocains à mieux soutenir Mahmoud Abbas. Pour les représentants de l’État hébreux, soutenir Abbas par des déplacements d’officiels marocains à Ramallah reviendrait à améliorer l’image du dirigeant de l’OLP. Par ailleurs, les diplomates Israéliens ont demandé aux Marocains de faciliter l’accès aux touristes Israéliens qui visitent le Maroc, en les dispensant de visas, arguant que le chiffre de « 60 000 touristes israéliens annuels pourrait être beaucoup plus important ».

    Ayant eu lieu le 27 janvier 2010, et en présence du consul général américain à Casablanca, Mansouri a profité de cette rencontre pour présenter ses projets pour la ville de Marrakech, mais aussi assurer les diplomates transatlantiques de son admiration pour l’Amérique. Mansouri a même déclaré « quand je suis submergée de problèmes à l’intérieur de la mairie, j’ai des envies de retour à New York ».

    Se plaignant des disparités sociales à Marrakech, Mansouri déplore le fait que 28.000 familles vivent « sans eau ni électricité » à proximité des centres d’hôtellerie et de restauration.

    Concernant son parti, le PAM, Mansouri le considère comme un « parti moderne» et «focalisé sur les problématiques de développement avec une vision libérale de l’économie». Pro-US quoi!

    Le ministre des Affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri, et le patron de la DGED Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine, à en croire Samuel L. Kaplan.

    Dans un câble classé confidentiel et datant du premier février 2010, une équipe de sénateurs américains a rencontré les deux artisans de la diplomatie marocaine à Rabat, le 5 janvier 2010.

    Durant la rencontre, Mansouri a par ailleurs déclaré qu’il y avait « deux sortes d’idéologies extrémistes » : une première qu’il qualifie de « dépravée », et qui concerne la doctrine « takfirie », et la deuxième étant « l’idéologie du martyr », en rapport avec l’apologie des attaques suicides. Très instructif.

    Mustapha Ramid, le député du PJD, a déclaré tout le désamour qu’il portait au PAM (Parti authenticité et modernité) lors d’une rencontre avec un diplomate américain, le 10 décembre 2009.

    Pour le dirigeant islamiste, le PAM a été créé pour mettre fin à sa propre formation politique. Pour lui, la création du PAM est un « retour en arrière » dans le processus de démocratisation au Maroc. Ramid se dit aussi pro-monarchique, mais affirme que le roi ne doit pas être la source de toutes les réformes politiques. Ramid a aussi appelé à de profondes réformes démocratiques… 14 mois avant le 20 février.

    Robert P. Jackson, chargé d’affaires au sein du consulat américain à Casablanca, a écrit un rapport sur les élections communales, qui ont eu lieu en juin 2009. Pour le diplomate Américain, « malgré la relative transparence des élections […], elles pourraient représenter un pas en arrière pour la démocratie marocaine ». Jackson ajoute que « le fait que le mode de scrutin soit indirect favorise l’achat de voix et les pressions politiques ». « Le PAM de Fouad Ali El Himma aurait (d’ailleurs) utilisé des moyens de pression extra-politiques, notamment en invoquant le nom du roi pour faire pression sur les autres partis afin qu’ils s’y associent ».
    Les pressions de Kadhafi

    Souvenez-vous, un certain 27 juin 2007, un tribunal de Casablanca a condamné trois journaux marocains : Al Ahdath Al Maghribiya, Al Massae, et Al Jarida Al Oula; à de lourdes amendes pour avoir « publiquement nuit » au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et d’avoir « atteint à sa dignité ». Cette affaire n’a pas pas échappé à l’ambassade américaine, qui prétend, dans un « mémo » daté du 9 juillet 2009, que le gouvernement libyen « aurait exercé des pressions sur la justice marocaine».

    Deux diplomates israéliens sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc ».

    Citant une source travaillant au sein du ministère des Affaires étrangères, la diplomatie américaine affirme « que le gouvernement libyen a exercé d’importantes pressions sur le gouvernement marocain», et ajoute un peu plus loin que « lorsque le ministère des Affaires étrangères a déclaré aux Libyens que les journalistes sont libres d’écrire ce qu’ils voulent, les Libyens ont répondu qu’aucune presse arabe n’est libre de tout contrôle, et ont considéré cela comme une indication que le gouvernement marocain approuve ce qui se dit dans les journaux ». Décidément, il était temps que Kadhafi quitte le pouvoir.

    Israël drague le Maroc

    Lors d’une conférence de lutte contre la prolifération nucléaire, ayant eu lieu du 3 au 5 juin à Rabat, diplomates Israéliens et marocains ont saisi l’occasion pour renouer leurs relations diplomatiques. Deux diplomates israéliens, Eynat Shlein-Michael et Israël Tikochinsky sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc, qui s’étaient interrompus à la suite de l’attaque israélienne de Gaza ». Les Israéliens ont exhorté les Marocains à mieux soutenir Mahmoud Abbas. Pour les représentants de l’État hébreux, soutenir Abbas par des déplacements d’officiels marocains à Ramallah reviendrait à améliorer l’image du dirigeant de l’OLP. Par ailleurs, les diplomates Israéliens ont demandé aux Marocains de faciliter l’accès aux touristes Israéliens qui visitent le Maroc, en les dispensant de visas, arguant que le chiffre de « 60 000 touristes israéliens annuels pourrait être beaucoup plus important ».

    Tags : Wikileaks, Maroc, Etats-Unis, Israël, Mansouri, DGED, Taïeb Fassi Fihri,

  • Quand le Maroc rêvait d’avoir une bombe nucléaire

    Le rêve nucléaire “Une bombe atomique marocaine mort-née”

    Le Maroc a envisagé de se doter de la bombe atomique au début des années 80. Selon les révélations de l’hebdomadaire marocain Tel Quel, le projet baptisé «Gazogène» était nettement avancé grâce à la coopération des services secrets marocains et français et avait pour but de neutraliser militairement l’Algérie.

    Déjà évoqué par «Le Canard Enchaîné» au début des années 80, le projet nucléaire marocain rebondit suite aux révélations de l’hebdo marocain. C’est un Français, Lucien Becker, président de l’institut international des innovations (III), basé à Paris, qui avait proposé aux Marocains, et précisément à la DGED (services de renseignements extérieurs) du général Ahmed Dlimi, ce projet dont le coût a été évalué à 30 millions de dollars.

    Après avoir échoué sur le projet «Méduse», un mur électronique pour isoler le Sahara-Occidental qui a été remplacé, sur les conseils des experts militaires israéliens, par le fameux mur de sable qui sépare les territoires sahraouis occupés du reste du territoire contrôlé par le Front Polisario, les militaires marocains se sont rabattus sur l’idée de se doter de cette bombe H face au voisin algérien.

    Ainsi, le projet proposé par cette entreprise française, qui servait de société-écran aux services français de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), a fait mouche du moment qu’il considérait qu’il allait donner à Rabat «une supériorité militaire stratégique face à l’Algérie».

    De ce fait, le processus d’acquisition de la bombe atomique a été mené dans le secret le plus total, même si le journal marocain minimise le rôle du roi Hassan II qui n’aurait pas été au courant de cette démarche qui, dans le Maroc des années 80, est un non-sens. Les Marocains ont chargé l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Moussa Sâadi, de suivre le dossier du fait qu’il était le premier gestionnaire des mines de phosphate dont les déchets peuvent «être transformés, après traitements multiples, en uranium enrichi, indispensable à la fabrication d’une bombe».

    Les espions de la DGED se chargeant pour leur part de réunir les divers autres matériaux nécessaires sur le marché noir des matières atomiques, notamment en Angleterre. L’institut français va plus loin en indiquant dans sa présentation du projet aux autorités marocaines emballées par cette idée, que: «la bombe ne serait qu’une première étape, la seule que le royaume confierait à des mains étrangères, avant de se doter lui-même d’un programme nucléaire en bonne et due forme».

    Les services marocains font venir en décembre 1980 à Rabat, Lucien Becker et ses collaborateurs, lequel arrive à les convaincre de financer les études de faisabilité. La mise sur écoute de la délégation française dans leur chambre d’hôtel, pratique où excellent les Marocains, fait capoter le projet puisque les services du royaume découvrent la surenchère financière des Français qui veulent tirer un maximum d’argent de cette opération illégale. Les contacts, gelés, reprendront à l’initiative du ministère marocain des Affaires étrangères pour relancer «Gazogène».

    Dans sa lettre, le MAE marocain indique que: «j’ai l’honneur de vous informer que les autorités marocaines désirent aboutir dans ce projet dans les meilleurs délais. En conséquence, je vous saurais gré de bien vouloir préparer un contrat définitif. Il nous avantagerait, sans qu’une impossibilité à ce sujet remette en cause la réalisation du projet Gazogène, que vous puissiez nous trouver un crédit bancaire». Les ambitions marocaines de dominer militairement le Maghreb et d’entrer dans le cercle des puissances nucléaires bute sur un impondérable de taille avec la liquidation en France de l’institut sous-traitant.

    A deux doigts d’aboutir, les Marocains mettront leur prétention en sourdine après avoir découvert que les puissances occidentales suivaient ce processus de près.

    Reste à savoir pourquoi le Maroc, qui s’évertue toujours à pointer du doigt l’Algérie, soit au niveau de l’AIEA, l’agence atomique de Vienne, ou dans le concert international, sous prétexte qu’Alger voulait se doter de l’arme nucléaire à travers l’achat du réacteur de Aïn Oussara, a poussé sa logique jusqu’au bout ? Il faut dire que Hassan II, face à ses difficultés militaires au Sahara-Occidental et n’ayant pas digéré les conflits sahariens avec l’Algérie, voulait certainement se doter d’une capacité de dissuasion à même de neutraliser le voisin algérien.

    Cette approche n’a pas pour autant disparu, même si le Maroc semble actuellement ligoté par une promesse faite aux Etats-Unis et à Israël de ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire. Ne possédant aucune centrale nucléaire, du fait de la suspicion internationale, notamment espagnole qui voyait d’un mauvais oeil l’installation d’une centrale à Tantan, à portée d’un missile des îles Canaries, le Maroc a-t-il pour autant abandonné son rêve de dominer militairement un Maghreb où la position algérienne est prédominante, notamment dans la période actuelle ?

    Mohammed VI a promis une base militaire aux Américains qui, eux, veulent la négocier avec Alger. Sur le nucléaire, aucun pays du Maghreb n’est capable de se doter d’une arme stratégique et l’exemple libyen, très avancé dans la fabrication des armes nucléaires, chimiques et bactériologiques, a eu à faire l’amère expérience de se désarmer et d’expédier son arsenal aux… Etats-Unis.

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    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, bombe nucléaire, France, bombe H

  • Maroc : Mohammed VI, le roi de l’aplaventrisme et la danse du ventre

    Le roi du Maroc a donné un sacré coup de pouce à la danse du ventre en direction de l’aplaventrisme

    Lorsque les anglais sévissaient en Egypte, ils ont vite transformé la danse orientale connue sous le nom de danse du ventre. Les prestations privées des danseuses ont glissé vers le contact physique entre les soldats et les artistes ouvrant la porte aux prestations sexuelles.

    Peu à peu l’image de cette danse a été salie. Si à ses débuts ancestraux la danse orientale n’était pas perçue comme une pratique taboue dans les pays où elle a vu le jour, avec l’arrivée des Européens au Moyen-Orient elle a été déviée de sa conception originelle.

    Avec la realpolitik, qui est devenue synonyme d’hypocrisie et manque d’éthique politique, la danse du ventre a pris d’autres couleurs pour devenir synonyme d’aplaventrisme des regimes dictatoriaux devant ses mentors occidentaux.

    Le roi du Maroc est devenu un exemple dans l’art de rouler dans les avenues de la mesquinité, la médiocrité et la bassesse en vue d’avoir un soutien dans la question du Sahara Occidental.

    Poussée par ses intérêts économiques au Maroc et sa haine envers l’esprit libérateur de l’Algérie et des sahraouis, la France défend son allié au Conseil de Securité contre les vents et les marées du Droit International.

    Le lien marocain avec les Etats-Unis est plutôt géopolitique au lieu d’économique. Le Maroc est obligé, alors, de suivre une autre approche : la soumission et l’aplaventrisme élevés au rang de confort et de pratique machiavéliste.

    Dans l’espoir de s’approprier les ressources naturelles du Sahara Occidental, les marocains ont décidé de faire dans l’abrutissement, de se débarraser du peu de dignité qui leur restait, se taire à la gloire de leur petit confort éphémère.

    Au Maroc, on fait la part belle aux thèmes de la mollesse, de l’aplaventrisme, de la langue de bois, du politiquement correct. A sa place, on a érigé un aveugle suivisme atlantiste au point de faire que les mots indépendance et souveraineté ne sont plus dans le volcabulaire de la monarchie perverse qui gouverne dans ce pays devenu La Mecque des pervers, des pédophiles et des touristes sexuels.

    Le Maroc, soumis et amadoué par ses ambitions expansionnistes, n’est plus que l’ombre de lui-même, relegué au second rang, prisonnier de son mépris envers ses voisins et leurs aspirations libératrices.

    La France, elle, en suivant aveuglement son allié marocain, risque de le perdre à jamais parce que le peuple sahraoui ne capitulera jamais. Quarante-trois ans après, les sahraouis sont plus déterminés que jamais à arracher leur droit par le feu des armes. De nouvelles générations attendent dans les casernes l’ordre de faire payer aux marocains leur aplaventrisme et leur lâcheté.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, France, Etats-Unis, ONU,

  • El helicóptero de la ONU

    Por Chejdan Mahmud

    … Tayara tarat tarat[1]

    … shofu shofu ya salam

    Cada vez que resuena el zumbido estruendoso del helicóptero de la ONU, salen mis hijos corriendo para avistarlo y gritan en voz alta y saltando, el avión el avión y en seguido mi hija, que es la más pequeña, empieza a cantar la canción del avión.

    … Tayara tarat tarat

    … shofu shofu ya salam

    Es inevitable esta escena cada vez que viene y cuando se va el helicóptero blanco de la ONU. Nosotros muchas veces nos sumamos a dicho jolgorio y otras veces nos quedamos en la penumbra de la jaima observándolos y siempre se nos salta una que otra sonrisa y, en otras ocasiones somos nosotros los que les advertimos que se oye a lo lejos el ruido del helicóptero, que, claro, para ellos es un avión, hasta el insecto que merodea por la lámpara es un avión.

    Nosotros estamos afincados a quinientos metros de la sede de la ONU, donde aterriza cada dos o tres días el helicóptero que trae las provisiones a dicha sede. Nos separan de la sede de la ONU, el imponente “rio Miyek”, y al fondo de todo, se yergue el majestuoso “galb[2] Miyek”, como señor, omnipotente y omnipresente.

    “Galb Miyek” es alargado y muy alto, pero de donde quiera que lo mires tiene la misma forma, es algo mágico, sus dos puntas, la este o la oeste, nunca desaparecen a la vista, sea cual sea el punto cardinal en el que te encuentres. Al amanecer, es un espejo, limpio, transparente y mágico a la vista, puedes estar horas observándole sin apartar la mirada. Mediado el día, se convierte en áspero, bravuco y hasta amenazante, con su falda de arena luminosa que desafía a la vista y su cima pedregosa que enseña sus dientes afilados. Al atardecer, Miyek, ya no es bueno, inspira miedo, se reconvierte en monstruo, que escupe calor o frio, depende de la estación, y salen sus fantasmas que ladran sin estupor, y, cuando se adentra la noche, su silueta se convierte en el fantasma más temido que exista.

    Galb Miyek, es un guardián temible que genera riqueza a su alrededor. Los saharauis campan a su alrededor, en busca de amparo y en busca de riqueza, porque, a su sombra crece agua y crece vegetación, todo lo que necesita un nómada.

    Pero Miyek también es un rio, un rio gigante y caudaloso, sin agua, pero parce que siempre está ahí. Sus árboles frondosos verdes y ramas gruesas y largas, parece que te quieran ahorcar o azotar sin remedio, sus arenas movedizas son trampas y, si no andas con cuidado, te pueden tragar hasta el cuello y luego los millones de bichos que lo habitan, terminan la faena. Miyek, es largo y ancho, aunque no tenga agua, solo se puede atravesar por los puntos señalados y de manera rápida, porque, sus trampas no tienen fin y tampoco tienen amistad o predilección con nadie.

    Miyek, es gal, es rio y es región, todos bastos como el cielo que les cubre.
    También Miyek es sinónimo de Tiris, esa región saharaui, lejana en el tiempo y en la distancia. Es amada y querida por todos los que la conocen, sin distinción, los pastores de Mauritania y los autóctonos saharauis, la aman por igual. Quien conoce a Miyek y conoce su valor, le mima, le canta, la ofrece al sediento al hambriento y al de paso. Sabe que su valedor es Dios y y la ha dado al hombre, sin distinción, es tierra sin dueño y sin amigo, solo tiene amantes y nostálgicos cantores.

    El helicóptero de la ONU, sobrevuela Miyek cuando viene y cuando se va, aunque no le guste a nadie que otros tengan privilegios sobre su propia tierra y montañas.

    Y ese helicóptero que trae víveres y material a la misión de la ONU, trae también personas y las lleva, personas non gratas y privilegios no aceptables. Nadie quiere a la ONU, ni su helicóptero, ni muy de lejos, sus potentes focos de luz que no se apagan ni de día ni de noche.

    Esa especie miniciudad en medio de Miyek, que rompe con todo, es un oasis de la modernidad en medio del desierto y en el corazón de Miyek. Sus vehículos todoterreno con sus ruedas especiales y nuevas, se jactan de la vida sedentaria de las gentes de Miyek.

    La miniciudad de la ONU, que, por la noche se avista a cientos de kms, no es más que un despropósito que no tiene nombre. Parece una nave extraterrestre estacionada en la nada y sus tripulantes hablan una lengua ininteligible y visten una ropa arrogante. A veces la gente se distrae en sus menesteres y olvidan que existe ese monstruo vivo e ineficaz que tienen de vecino, pero es imposible, cada dos días o tres, el helicóptero de la ONU, ondea sus hélices en el cielo nuevamente, y mis hijos salen corriendo de la pequeña jaima a tararear su canción. Al fondo, en la sombra, nos reímos, porque nuestros hijos ya aprenden a hablar y cantar con fluidez en su lengua materna. De momento, la ONU y su helicóptero invaden nuestra tierra y nuestra vida, de forma ininterrumpida, en contra de nuestra voluntad.

    Mi primo es combatiente de la región militar de Miyek y en una ocasión me comentó que su fusil siempre apunta al cielo.

    Me quedé pensando en aquel instante cuando me lo dijo. Años más tarde, cuando visité Miyek, recordé sus palabras, pero no estoy seguro de lo que quiso decir. Quizás, si yo fuera militar y las dijera, lo tenga muy claro e incluso, una bala no se pierda en el infinito.


    [1] Vuela y vuela el avión, mirad qué paz.

    [2] Montaña en hasania o hassaniya, lengua hablada en el Sahara Occidental y Mauritania. Un híbrido de la lengua senhaya, zenaga africana y el árabe clásico.

    Fuente: Generación de la Amistad, 1 jun 2019

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, ONU, MINURSO,

  • Cómo votaron los Eurodiputados españoles sobre los acuerdos UE-Marruecos incluyendo a Sahara occidental

    Los que votaron en contra de los acuerdos defendieron la legalidad internacional y la justicia debida al pueblo saharaui. Los que votaron a favor estaban garantizando el expolio en defensa de unos intereses muy alejados de la ética y de la propia legalidad de la UE.

    Cristina Martínez Benítez De Lugo

    La Pluma, 26 mai, 2019

    Ya sabéis que los nuevos tratados Unión Europea-Marruecos votados en el Parlamento Europeo lo que hacen es dar carta blanca al expolio de los recursos naturales del Sahara Occidental ocupado, aun en contra de varias sentencias del Tribunal de Justicia de la Unión Europea, todas en el mismo sentido de oposición a dicho expolio.

    Aquí tenéis la lista de las votaciones por parte de los españoles. Los que votaron en contra de los acuerdos defendieron la legalidad internacional y la justicia debida al pueblo saharaui. Los que votaron a favor se estaban garantizando el expolio en defensa de unos intereses muy alejados de la ética y de la propia legalidad de la UE.

    Esta lista ya se publicó en su momento en la página wsrw.org, pero ahora sólo se incluyen los parlamentarios que se presentan a la reelección. Observaréis que algunos no están en las mismas formaciones, y es interesante poder seguir la pista y votar a los parlamentarios europeos que han defendido con empeño la causa saharaui. (No hay criterio para el orden de aparición).

    ESPAÑA – Candidatos a las elecciones al Parlamento Europeo

    Votaron CONTRA la aplicación de los acuerdos UE-Marruecos al Sahara Occidental:

    Maria Lidia Senra Rodríguez (Alternativa galega de esquerda en Europa – GUE/NGL. Se presenta por Compromís per Europa)

    Miguel Urbán Crespo (Podemos –GUE/NGL. Se presenta por Unidas Podemos)

    Ana Miranda Paz (Bloque Nacionalista Galego – los Verdes/EFA. Se presenta por Ahora Repúblicas). Votó contra el acuerdo de comercio. No estuvo en la votación para el acuerdo de pesca.

    Jordi Solé i Ferrando (Esquerra Republicana de Catalunya – los Verdes/EFA. Se presenta por Ahora Repúblicas).

    Ernest Urtasun (Iniciativa per Catalunya Verds – los Verdes/EFA. Se presenta por Unidas Podemos).

    Javier Couso Permuy (Independiente – GUE/NGL. Se presenta por Izquierda en Positivo): votó contra el acuerdo de comercio. No estuvo en la votación para el acuerdo de pesca.

    Izaskun Bilbao Barandica (PNV – ALDE. Se presenta por Coalición por una Europa Solidaria): votó contra el acuerdo de comercio y se abstuvo en el de pesca.

    Josep Maria Terricabras i Nogueras (Esquerda Republicana de Catalunya – los Verdes/EFA. Se presenta por Ahora Repúblicas)

    Votaron A FAVOR de la aplicación de los acuerdos UE-Marruecos al Sahara Occidental:Javier Nart (CIUDADANOS – ALDE)

    Maite Pagazaurtundúa Ruiz (UPyD – ALDE. Se presenta por CIUDADANOS)

    Pilar del Castillo Vera (PP – EPP)

    Rosa Ferragut Estaràs (PP – EPP)

    Esteban González Pons (PP – EPP)

    Esther Herranz García (PP – EPP)

    Antonio López-Istúriz White (PP – EPP)

    Gabriel Mato (PP – EPP)

    Francisco José Millán Mon (PP – EPP)

    José Ignacio Salafranca Sánchez-Neyra (PP – EPP)

    Clara Eugenia Aguilera García (PSOE – S&D)

    Jonás Fernández (PSOE – S&D)

    Iratxe García Pérez (PSOE – S&D)

    Eider Gardiazabal Rubial (PSOE – S&D)

    Javi López Fernández (PSOE, ex-PSC – S&D)

    Juan Fernando López Aguilar (PSOE – S&D)

    Inmaculada Rodríguez-Piñero Fernández (PSOE – S&D)

    Cristina Martínez

    Fuente: Tlaxcala, 26 de mayo de 2019

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, Unión Europea, acuerdo de pesca,

  • Sahara Occidental : et maintenant ?

    Plusieurs événements depuis l’élection d’António Guterres au poste de Secrétaire Général des Nations Unies ont conduit certains sympathisants de la cause sahraouie à penser que la résolution du conflit était en bonne voie. On a pu aussi observer cette “tendance de réflexion” dans les réseaux sociaux, les blogs et les médias.

    En fait, j’ai toujours été surprise par l’enthousiasme suscité par le nouveau Secrétaire général, qui a été pendant une décennie Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés et a souscrit à des réductions successives de de l’aide humanitaire aux camps de réfugiés sahraouis.

    Les attentes suscitées autour de l’ancien Premier ministre portugais étaient dues au fait qu’il était sympathique et bien élevé, une qualité que, heureusement, presque tous les politiciens portugais, de gauche à droite, partagent. Mais la bonne éducation et la sympathie n’ont rien à voir avec les prises de positions politiques.

    Le manque de connaissance et d’analyse de la carrière politique du nouveau secrétaire général, de ses “alliances” et de ses “sympathies” sur la scène internationale a suscité un enthousiasme peu réaliste.

    On a vu ensuite le choix de Horst Köhler comme envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental. Une nouvelle vague d’enthousiasme incompréhensible a déferlé sur les réseaux sociaux, les blogs et les médias. Köhler est un homme de la finance, pas de l’économie, mais de la finance, des grandes entreprises. Sa démission du poste de président de l’Allemagne avait été le résultat de déclarations scandaleuses sur la “valeur ajoutée” et l’”intérêt positif” que la guerre en Afghanistan et ailleurs avait pour l’économie allemande. Tout ce qu’il a fait, c’est de dire la vérité : presque tous les pays occidentaux profitent des guerres qu’ils fomentent, soutiennent et financent, publiquement ou en coulisse, des guerres qui détruisent des pays et des peuples.

    Köhler a développé le ” Plan Marshall pour l’Afrique “, une ligne de pensée maintenant également adoptée par les USA, qui croit que les accords économiques peuvent prendre le pas sur la souveraineté des peuples et que ceux-ci vont se vendre pour des ” avantages économiques ” aux occupants, tortionnaires, violeurs et assassins.

    Köhler a entamé de nouvelles rencontres entre le Front Polisario et le Maroc avec la participation de la Mauritanie et de l’Algérie comme observateurs. Ces négociations ont été une sorte de pansement pour calmer le mécontentement et la désillusion de la population sahraouie envers la communauté internationale.

    Il faut rappeler que pendant et après le démantèlement du campement de Gdeim Izik en 2010, il y a eu aussi des ” conversations ” alors que ce qui aurait dû être fait immédiatement était une action militaire des Nations Unies pour protéger la population sahraouie attaquée par le Maroc, en violation manifeste du cessez-le-feu.

    Köhler s’est rendu dans les territoires occupés et son communiqué était claire sur ce à quoi on pouvait s’attendre, c’est-à-dire rien. Un communiqué dans lequel l’envoyé personnel exprimait sa préoccupation quant à la possibilité de trouver une solution afin de “permettre les investissements étrangers” et le développement économique.

    Pas un mot sur les atrocités subies par la population sahraouie sous occupation marocaine, pas un mot sur la manifestation pour l’indépendance du Sahara occidental pendant sa visite et qui a été brutalement réprimée par les autorités d’occupation.

    Entre-temps, les documents produits au sein de l’ONU changent progressivement la terminologie lorsque l’on parle du Sahara Occidental. Cette tendance a commencé à l’époque de Ban Ki Moon, qui était secrétaire général avant António Guterres et qui continue à être suivi.

    Un petit mot ici, un adjectif là, un nom, un verbe, peu à peu et presque silencieusement, sont introduits dans les rapports et les résolutions.

    Tout indique que le plan d’autonomie proposé par le Maroc est une solution ” viable, pratique et pragmatique “, une realpolitik à l’état pur sans tenir compte de la volonté du peuple sahraoui, sans respecter les résolutions des Nations Unies, de l’Union africaine, de la Courl internationale de Justice, de la Cour de justice de l’Union européenne ou l’accord de cessez-le-feu signé par les parties (Maroc et Front Polisario).

    La grande préoccupation dans la recherche d’une solution n’est pas le droit inaliénable du peuple sahraoui à la souveraineté, la fin d’une occupation marocaine brutale et la décolonisation définitive du territoire par l’Espagne, mais les intérêts économiques et géostratégiques du ” groupe des amis du Sahara “. Un nom hilarant et hypocrite qui inclut l’Espagne (au regard de la loi, la puissance colonialeà ce jour), la France (un partisan du Maroc et dépendant du Maroc pour ses aventures et ses vols en Afrique), les USA (qui utilisent aussi le Maroc pour faire avancer les positions d’Israël au-delà des opérations “noires” au Moyen-Orient et en Afrique du Nord), le Royaume-Uni, un membre de l’OTAN avec l’Espagne, la France et les USA, et enfin le joker, la Russie.

    La démission de Köhler n’est pas surprenante, la raison officielle en est son état de santé, mais même la presse allemande a des doutes : c’était déjà l’excuse officielle quand il a démissionné de la présidence de son pays.

    Cette démission arrive à un moment intéressant, au milieu d’un changement politique en cours en Algérie, qui est un partisan inébranlable du peuple sahraoui et de la proposition de « l’Accord du siècle » de Trump pour Israël/Palestine.

    Les USA soutiennent traditionnellement le plan d’autonomie du Maroc, bien qu’il y ait eu des voix discordantes au sein des différentes administrations au cours des dernières décennies. La situation interne volatile au Maroc signifie que les USA ont un « monarque dans le tiroir » au cas où le roi Mohamed VI serait destitué. Le prince Hicham Alaoui, cousin du roi actuel, dont la famille a été décimée et qui vit le plus clair de son temps aux USA. Chaque fois qu’il y a des signes de crise au Royaume du Maroc, le Prince Hicham a droit à une interview aux heures de grande écoute sur des télévision US. Une pratique usaméricaine récurrente qui ne semble pas tirer de leçons de l’histoire.

    Trump a besoin du Maroc pour convaincre les pays du Moyen-Orient et d’Afrique de soutenir ou du moins de ne pas s’opposer à l’”Accord du siècle”. Cet accord qui prévoit des concessions économiques aux Palestiniens et des avantages économiques pour Israël est tout à fait conforme à la pensée de Köhler , c’est-à-dire qu’ils pensent que les peuples peuvent être “convaincus” par des solutions économiques plutôt que politiques.

    Le plan Trump regorge d’éléments qui ne seront jamais acceptés par le peuple palestinien, mais la « proposition » de changer la frontière égyptienne pour qu’une partie du territoire égyptien devienne palestinienne est encore plus folle.

    Trump et son administration semblent ignorer le fait que l’Égypte est un pays africain et que, outre le fait que les habitants de ce pays devraient accepter de « donner » une partie de leur territoire, il y a un autre facteur qui est l’acte constitutif de l’Union africaine, qui est clair sur le fait de ne pas modifier les frontières existantes au moment de la décolonisation.

    Selon les analystes et les journalistes que PUSL/Tornado a contactés au Moyen-Orient et en Afrique, cet accord marquera le début d’une nouvelle guerre sans précédent et le Maroc soutient une fois de plus les USA en échange de son plan d’autonomie.

    Le statu quo mis en œuvre est tel que dans un article récent de Modern Diplomacy, l’auteur Ali El Aallaoui a soutenu que la question du Sahara occidental devrait être transférée du Chapitre VI des Nations Unies – règlement pacifique des différends – au Chapitre VII – Actions concernant les menaces à la paix, les violations de la paix, et les actes d’agression.

    Le Maroc et la communauté internationale

    Les ressources naturelles et les activités économiques dans le territoire du Sahara Occidental occupé par le Maroc sont d’une extrême importance pour le royaume alaouite. Sans ces ressources et le déplacement d’une partie de la population marocaine vers ce territoire, la situation déjà explosive du Maroc serait catastrophique.

    Le Maroc joue avec la communauté internationale le jeu des échanges et des faveurs afin de maintenir le statu quo de l’occupation. Il n’y a aucune raison pour que la communauté internationale ne puisse pas négocier, investir et même exploiter les richesses si c’étaient les Sahraouis qui administraient le territoire.

    Le Maroc utilise le chantage aux flux migratoires vers l’Europe, les enclaves de Ceuta et Mellila, le contrôle du trafic de drogue, les négociations en Afrique pour favoriser les amis français, le soutien aux USA et à Israël et d’autres ficelles pour continuer à avoir le soutien silencieux de la communauté internationale.

    Le moment

    La situation actuelle avec la démission de Köhler et le rapport du SG qui est franchement décevant (à l’exception de la partie concernant les droits humains due à l’action constante et cohérente de l’avocate de la défense des prisonniers politiques sahraouis et de certains observateurs internationaux), pose de graves problèmes au Front Polisario.

    Le mouvement de libération et représentant légitime du peuple sahraoui se trouve une fois de plus à la croisée des chemins du fait qu’il continue à respecter les décisions des Nations unies.

    Une tâche difficile, une épreuve décisive attend le POLISARIO, qui est face à une population entière totalement déçue par la communauté internationale et qui voit une fois de plus une solution pacifique différée sine die.

    Source : Tlaxcala

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, Horst Köhler,

  • Les soulèvements non violents en Afrique ont connu le taux de réussite le plus élevé au monde

    D’après le magazine de référence mondiale en matière de relations internationales Foreign Affairs, depuis les années 1970, les soulèvements non violents en Afrique ont connu le taux de réussite le plus élevé au monde. Environ 58% des soulèvements visant à renverser les dictatures ont réussi.

    L’un des facteurs de cette efficacité est le long héritage de résistance de l’Afrique contre la domination coloniale et néo-coloniale.

    Une nouvelle vague de pouvoir populaire monte en Afrique. Le 2 avril, un mouvement de résistance non-violent en Algérie a réussi à faire pression sur Abdelaziz Bouteflika pour qu’il démissionne après 20 ans de présidence. Neuf jours plus tard, des manifestants soudanais célébraient le limogeage du président soudanais Omar al-Bashir depuis 30 ans, après trois mois de soulèvement contre son régime.

    Les renversements non-violents de Bouteflika et de Bashir ne sont pas des aberrations. Elles reflètent une tendance surprenante à travers le continent: malgré les perceptions communes de l’Afrique déchirée par la violence et les conflits, depuis 2000, la plupart des rébellions ont été pacifiques et sans armes. Au cours de la dernière décennie, les soulèvements de masse en Afrique ont représenté une campagne sur trois non violente visant à renverser les dictatures à travers le monde. L’Afrique a vu 25 nouveaux mouvements de masse non-violents, presque deux fois plus qu’en Asie, la deuxième région la plus active avec 16 pays.

    Depuis les années 1970, les soulèvements non violents en Afrique ont également connu le taux de réussite le plus élevé au monde. Environ 58% des soulèvements visant à renverser les dictatures ont réussi, dans des pays aussi divers que le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Mali, l’Afrique du Sud, la Tunisie, la Zambie et, plus récemment, l’Algérie et le Soudan. Cela dépasse de loin le taux de réussite de 44% des mouvements contre les régimes autocratiques dans toutes les autres régions.

    Qu’est-ce qui explique l’efficacité frappante des mouvements de masse africains? L’un des facteurs est le long héritage de résistance de l’Afrique contre la domination coloniale et néo-coloniale. Après tout, le Mahatma Gandhi a jeté les bases de sa résistance civile à la domination britannique en Inde pendant plus de 21 ans et s’est organisée avec des travailleurs migrants en Afrique du Sud. Les mouvements de résistance africains contemporains ont des racines profondes, allant des campagnes anti-fiscalité menées au début des années 1900 contre les occupants britanniques aux actions coordonnées visant à boycotter les entreprises soutenant l’apartheid en 1990 en Afrique du Sud. Les mouvements en Algérie et au Soudan se sont produits par de nombreuses vagues et font écho à des manifestations passées – en Algérie, les grèves générales survenues pendant la lutte pour l’indépendance, des micro-émeutes localisées et les bouleversements nationaux de 2010 à 2012; et au Soudan, les soulèvements de 1964 et de 1985. Outre les connaissances historiques dont la génération actuelle de manifestants a hérité, quatre autres facteurs clés sont à la base du succès des soulèvements en Afrique. Les activistes ont mobilisé des mouvements de masse, encouragé la participation et le leadership des femmes, suscité un soutien actif ou tacite de la part des services militaires et de sécurité et obtenu l’adhésion de la région.

    Les ingrédients gagnants

    Pour que les mouvements nationaux réussissent, ils doivent susciter une participation de masse qui transcende les frontières régionales, générationnelles, de classe, ethniques et religieuses. La résistance civile africaine a longtemps fait appel au pouvoir de leadership et de coordination d’associations professionnelles, de syndicats et d’autres institutions, telles que les églises, pour communiquer les principes d’un mouvement à un large éventail de participants. Au cours du soulèvement récent en Algérie, un journaliste et membre de l’association des éditeurs de livres a imprimé « 18 commandements » à l’intention des manifestants afin que la résistance reste non violente et efficace. À Khartoum et à Omdurman, l’Association des professionnels soudanais a réuni des membres des secteurs de la santé, de l’éducation et du droit sous une bannière non idéologique. Il a également aidé les participants au soulèvement à maintenir une discipline non-violente et à parler d’une seule voix. Les manifestations au Zimbabwe contre Robert Mugabe, l’un des présidents les plus anciens de l’Afrique, avaient mijoté pendant des années, mais ils n’ont menacé le dirigeant que lorsqu’un pasteur charismatique, Evan Mawarire, a commencé à mobiliser des professionnels et des jeunes. Ces efforts ont animé plus d’un an de manifestations de la part d’anciens combattants, de fidèles, d’avocats, de travailleurs pauvres et d’autres personnes, qui ont finalement renversé Mugabe en 2017.

    Au cours de la dernière décennie, la mobilisation a réussi lorsque les activistes ont transcendé leur identité. Avec 62% de la population africaine âgée de moins de 25 ans, des coalitions couronnées de succès ont été mobilisées pour avoir le soutien des jeunes, comme dans le mouvement sénégalais Y’en a Marre (2011) et Balai Citoyen (Burkina Faso) (2013). En Algérie, les jeunesont envahi les rues pour protester contre le chômage, mais également leurs parents et leurs grands-parents, qui souhaitent un avenir meilleur pour leurs enfants.

    Ces succès ont été étayés par le rôle de premier plan joué par les femmes dans l’organisation, la direction et la participation à des activités de résistance. En tant que moitié de la population, les femmes doivent participer si un mouvement de masse doit fonctionner. Mais elles ont fait plus que simplement se présenter: leur direction a ajouté une légitimité politique aux manifestations, renforcé la crédibilité des appels à une unité non partisane et a renforcé l’importance de la tactique non violente. Des images emblématiques du Soudan et de l’Algérie ont représenté des jeunes femmes dansant et récitant de la poésie, appelant les manifestants à célébrer et à s’unir face à la dictature. Au Soudan, Alaa Salah, âgée de 22 ans, surnommée la « reine nubienne » de la manifestation, a décrit sa résistance comme étant motivée par le patriotisme et non par la politique.

    Les femmes ont également rejoint les manifestations en Algérie à une échelle sans précédent et ont occupé des postes de direction dans le mouvement des citoyens, composé de plusieurs partis. Ailleurs sur le continent, les femmes ont revitalisé des tactiques historiquement novatrices, telles que la nudité publique lors de mouvements écologistes au Kenya, la protestation pour la paix au Libéria et en Sierra Leone et la pression exercée sur l’ancien président de la Côte d’Ivoire pour qu’il démissionne. Au Zimbabwe, Women of Zimbabwe Arise organisait des manifestations contre la corruption et la répression de Robert Mugabe depuis le début des années 2000, bien avant les manifestations qui avaient contribué à son renversement. Et les femmes ont dirigé les efforts pour répondre aux besoins essentiels des manifestants: prenons, par exemple, la grand-mère de Khartoum qui a coordonné des volontaires pour fournir plus de 2 000 repas par jour au sit-in.

    Les manifestations, quelle que soit leur taille et leur caractère inclusif, ont souvent du mal à susciter un changement immédiat, à moins que les élites économiques, les bureaucrates civils et les forces de sécurité ne cessent de protéger le statu quo. Par exemple, les forces de sécurité pourraient signaler la non-coopération avec le régime en jetant les armes, en refusant de se présenter au devoir, en ignorant l’ordre de tirer sur les manifestants, voire en défendant les manifestants contre la répression. L’armée soudanaise, qui était étroitement liée à Bashir, a choisi de protéger les manifestants des milices Janjaweed dans les rues de Khartoum (les groupes notoires pour leur rôle dans le génocide du Darfour) et d’autres forces de sécurité, alors même que les manifestants occupaient le siège de l’armée. Dans ce cas, la loyauté de l’armée est passée de bas en haut. Des fantassins se rangeaient aux côtés des manifestants dans la rue plusieurs jours avant que les hauts dirigeants ne convoquent une réunion à minuit pour renvoyer Bashir de ses fonctions.

    Les manifestants ont souvent besoin de l’aide des forces de sécurité, mais les forces militaires risquent toujours de détourner les soulèvements populaires pour s’emparer du pouvoir. Au Soudan, l’opposition a réprimé cette menace en continuant à organiser des manifestations massives et des débrayages même après la démission de Bashir et en annonçant rapidement ses plans pour la mise en place d’un conseil de direction de transition civile. Les manifestants en Algérie ont exercé des pressions similaires sur leurs dirigeants de transition et ont tourné leur attention à la corruption perçue dans l’élite cercle de Bouteflika en attendant les détails sur les plans civils de la transition.

    Alors que les manifestations persistent et que la pression monte, les acteurs régionaux jouent un rôle plus important en facilitant les transitions pacifiques et en consolidant les revendications populaires en matière de démocratie. L’Union africaine (UA) défend la gouvernance démocratique, mais elle a réagi de manière incohérente face à la résistance non-violente. La Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance , entrée en vigueur en 2012, rejette les changements inconstitutionnels de gouvernement. Cela empêche l’Union africaine d’adhérer explicitement aux manifestations populaires comme base légitime des transitions politiques. En raison de cette neutralité forcée, l’UA a échoué dans sa tentative d’intervenir dans la crise burundaise de 2015 en raison de la réélection controversée du président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat. L’UA a également envoyé des messages contradictoires lors des manifestations électorales de 2018 au République démocratique du Congo et a fermé les yeux sur les manifestations en cours au Cameroun ainsi que sur les récentes manifestations d’austérité au Tchad.

    Pourtant, la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance énonce clairement ce qui devrait suivre les changements de dirigeants induits par la mobilisation de masse: une transition rapide vers des élections démocratiques, dans le respect et la protection des droits de l’homme. En conséquence, l’UA a pris le parti des peuples algérien et soudanais au lendemain des victoires de leurs mouvements, appelant à une transition menée par des civils vers un régime démocratique dans les deux pays. Cette évolution récente vers un soutien sans équivoque de l’UA au régime civil est importante car elle témoigne de la consolidation des normes démocratiques sur le continent, même (peut-être surtout) sans l’intervention américaine et européenne pour cette fin.

    Les groupes sous-régionaux ont encore plus d’influence que l’UA dans la consolidation des acquis politiques obtenus grâce à la résistance non-violente. Des manifestations de masse en Côte d’Ivoire en 2011 , au Burkina Faso en 2014 et en Gambie en 2016 ont amorcé des transitions politiques en partie grâce à la médiation des dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Les principaux alliés et les institutions qui soutiennent les autocrates peuvent également jouer un rôle décisif en retirant leur soutien. Par exemple, la décision de la Southern Africa Development Community de ne pas défendre Mugabe lors des manifestations était cruciale pour la transition politique au Zimbabwe.

    Pouvoir au peuple

    Les campagnes de résistance civile en Afrique ne réussissent pas toujours. Les récents mouvements en faveur de la démocratie au Cameroun et au Togo n’ont jusqu’à présent débouché que sur une répression violente de la part du gouvernement. Au Sahara occidental occupé par le Maroc, le mouvement d’autodétermination sahraoui n’a pas encore accédé à l’indépendance. Et même lorsque la résistance civile fonctionne à court terme, le nouveau système ne parvient parfois pas à apporter un réel changement. En Afrique du Sud, par exemple, de nombreux observateurs se plaignent de ce que, bien que l’apartheid légal ait pris fin en 1994, les inégalités, la ségrégation et le racisme persistent. Dans d’autres cas où des bouleversements populaires ont renversé des dictateurs, une deuxième vague de forces contre-révolutionnaires s’est mobilisée contre le nouvel ordre, comme ce fut le cas avec le coup d’État qui a installé Abdel Fattah Al Sisi à la présidence égyptienne.

    Pourtant, les archives historiques fournissent un motif d’optimisme prudent. En Afrique plus que partout ailleurs dans le monde, les campagnes de résistance civile dépassent la lutte armée. Et les mouvements non-violents mènent généralement à des démocraties de meilleure qualité à long terme. Les acteurs internationaux et les organisations régionales, telles que l’Union africaine et ses huit communautés sous-régionales constitutives, ont un rôle important à jouer pour dénoncer la répression des manifestants pacifiques, protéger les institutions démocratiques et les droits de l’homme et aider à consolider la transition vers la démocratie. Les acteurs externes ne doivent pas renverser ou coopter les manifestations populaires, mais ils peuvent soutenir leurs aspirations à la démocratie et au respect des droits de l’homme.

    Par Zoe Marks, Erica Chenoweth, et Jide Okeke

    Source : Courrier du Rif

    Tags : Afrique, printemps arabe, soulèvement pacifique, démocratie, dictature, répression,

  • Groupe Total : La France paye ses méfaits au Sahara Occidental

    Nouvelles tensions en vue entre Alger et Paris. “L’Algérie empêchera le groupe pétrolier Total d’acquérir les actifs algériens appartenant à l’américain Anadarko”, a déclaré le 26 mai le ministre algérien de l’Energie, Mohamed Arkab, cité par l’APS.

    Cela ressemble à une riposte algérienne à l’arrogance de l’Ellysée dans la question du Sahara Occidental et son obsession de maintenir le statu quo dans ce territoire classé non autonome par les Nations Unies.

    A l’Hexagone, les responsables ne cachent pas leur amertume suite à la décision d’Alger de freiner la gourmandise des entreprises françaises. Apparemment, Paris le beurre et l’argent du beurre. Les matons de la françafrique cherchent le businee avec l’Algérie tout en maintenant leur appui inconditionnel au régime médiéval de la pédophilie et le tourisme sexuel ainsi que sa politique de répression et assassinat pratiquée au Sahara Occidental depuis plus de 43 ans.

    Certaines opinions françaises soutiennent que les raisons de ce « blocage » sont « très politiques ». Un argument très plausible qui s’explique par la déception des autorités algériennes vis-à-vis de la politique coloniale de la France au Maghreb qui, au nom des intérêts géopolitiques, est prête à enflammer la région quitte à asoutenir son protégé alaouite.

    Au lieu de regarder vers la situation interne de l’Algérie, les autorités françaises feraient mieux de chercher les raisons de la crise dans la démission de Horst Köhler et la fâcheuse manie de Paris à provoquer les algériens.

    La société Total est un des premiers effects collatéraux du soutien de la France au Maroc au détriement de la légalité internationale. D’autres effets suivront, dont la fin de la monarchie alaouite. Parce que la détermination des sahraouis est resté intacte et leur slogan pérénne est : No Pasarán! Même pas avec le soutien américain!

    Tags : Sahara Occidental, France, Algérie, Total, Maroc,

  • Sahara occidental: Après la démission de l’émissaire de l’ONU, la France et l’Union européenne doivent prendre une initiative de paix

    L’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Kohler, vient d’annoncer sa démission. En fonction depuis 2017, son action avait permis de rétablir le dialogue entre le Front Polisario, le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie.

    Depuis 1975, le Maroc a annexé et pille en toute illégalité cette région riche en phosphate et en eaux poissonneuses bloquant toute solution politique à cette occupation coloniale. Cette prédation est encouragée par l’Union européenne qui, en violation de sa propre législation, vient de donner son feu vert à une extension au Sahara occidental de l’accord d’association qui l’unit au Maroc.

    Avec l’appui et la connivence de parlementaires européens, Rabat se voit confortée dans son intransigeance lui offrant l’opportunité de poursuivre sa politique répressive et de bloquer l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

    Les parlementaires, les députés européens communistes demeurent sans ambiguïté au côté du Front Polisario, véritable force de paix, dans un Maghreb qui connaît une recrudescence dangereuse des tensions.

    La France et l’Union européenne doivent dans ce nouveau contexte prendre une initiative qui s’inscrit dans le sillage de l’ONU: abroger l’accord d’association UE/Maroc et peser pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

    Le Parti communiste français (PCF) est dans ce combat aux côtés du peuple sahraoui pour la paix.

    Parti communiste français,

    Paris, le 24 mai 2019

    Source: PCF, 24 mai 2019

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, France, ONU, MINURSO, Horst Köhler,