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  • Algérie : Que faire de la Ligue arabe ?

    L’ORGANISATION EST TRANSFORMÉE EN OUTIL AUX MAINS DES MONARCHIES DU GOLFE

    Que faire de la Ligue arabe ?
    Les positions qu’affichent aujourd’hui un grand nombre de pays arabes à l’égard des événements en cours au Sahara Occidental font inévitablement ressurgir la cruciale question de la présence de l’Algérie au sein des organisations arabes.Abla Chérif – Alger (Le Soir) – Toutes les monarchies du Golfe se sont, une nouvelle fois, et sans exception, alignées derrière le Maroc, soutenant publiquement l’attaque menée par ses soldats à Guerguerat. L’Arabie Saoudite, Oman, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont publié, à quelques heures d’intervalle, des communiqués à travers lesquels ils légitiment l’agression perpétrée et la présentent comme un acte de défense pour la préservation d’un territoire occupé par la force et sous contrôle des Nations-Unies, une institution auprès de laquelle les deux parties en conflit ont signé un accord interdisant strictement tout déplacement de civils et de militaires dans cette zone. 
    Avant ce fait, et dans une situation extrêmement tendue, marquée par l’intensification des manifestations pacifiques de Sahraouis contre les déplacements de convois marocains à Guerguerat, les Émirats arabes unis ont pris la décision de procéder à l’ouverture d’un consulat à Laâyoune, capitale occupée du Sahara Occidental. Même si sur le terrain cette annonce se limite à la mise en place de locaux vides, tout au plus, le fait était chargé d’une symbolique à la portée évidente. Par ce geste, Abou Dhabi voulait également ouvrir la voie aux autres États arabes et les encourager à en faire de même. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Jeudi, la Jordanie a annoncé, à son tour, son intention d’ouvrir une représentation diplomatique à Laâyoune à l’heure où la guerre bat son plein. 
    Les monarchies du Golfe ne sont pas les seules à soutenir la guerre qui se déroule aux portes de l’Algérie. Au lendemain de la reprise des hostilités, l’ambassadeur palestinien à Rabat a affiché son soutien au Maroc. Cette réaction, pour le moins inattendue, a été suivie de vives critiques. Bizarrement, l’ambassadeur a démenti quelques heures plus tard avoir déclaré son soutien au Maroc, un démenti suivi par un communiqué du département des affaires étrangères palestinien se désengageant des propos tenus par son représentant. Les premières déclarations ont, cependant, induit une suspicion à Alger où l’ambassadeur a été convoqué et invité à s’expliquer, croit-on savoir. Le fait est considéré comme étant grave, très grave venant d’un pays pour lequel l’Algérie ne ménage aucun effort en matière de soutien diplomatique et financier et demeure l’un des rares États à verser annuellement.
    Pour Alger, les évènements qui se déroulent à ses frontières sont considérés comme relevant de la sécurité nationale qui ne saurait souffrir aucune tergiversation. Depuis plusieurs années, l’opinion interne algérienne, appuyée par plusieurs partis politiques, a invité cette dernière à reconsidérer sa place au sein de la Ligue arabe et même de l’Organisation islamique à la composante et positions identiques à la première. Les membres les plus influents, les dirigeants de ces organisations convergent vers des intérêts totalement opposés à ceux de l’Algérie. Car c’est en matière d’intérêt que les accointances, rapprochements et adhésion à des structures régionales ou internationales sont entrepris.
    Au sein de la Ligue arabe, la voix de l’Algérie a été étouffée lorsque ses représentants ont tenté de s’opposer à la réaction trop timide après les frappes américaines contre Damas, toutes tentatives de s’exprimer sur le massacre commis par l’Arabie Saoudite contre les civils yéménites sont aussi vaines. Plus grave encore, en mai 2018, la Ligue arabe avait pris officiellement et publiquement position en faveur du Maroc qui accusait alors Alger d’avoir fermé les yeux sur une opération d’acheminement d’armes aux Sahraouis par l’intermédiaire d’un diplomate iranien, basé en Algérie, et affilié au Hezbollah.
    Rabat, qui entretient d’étroits liens d’intérêts de solidarité avec les monarchies qui règnent au sein de la Ligue arabe, a appelé à une réunion urgente de l’organisation qui s’est soldée par un communiqué vicieux soutenant la rupture des relations diplomatiques du Maroc avec Téhéran et condamnant la mystérieuse opération. La question de savoir si une réaction identique sera observée par rapport aux évènements en cours au Sahara Occidental ne se pose plus.
    Les États qui tiennent les rênes de la Ligue arabe ont annoncé la couleur, et de là à publier un communiqué portant le sceau de ces structures, il n’y a qu’un pas. À quoi doit, donc, s’attendre notre pays de cette ligue otage des monarchies et, surtout, l’Algérie doit-elle continuer à y servir de caution ?
  • Sahara Occidental : Les réactions internationales se poursuivent suite à l’agression du Maroc

    UNE SEMAINE APRÈS L’AGRESSION MAROCAINE À EL GUERGUERAT : Les réactions internationales se poursuivent

    Le ministre délégué chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord auprès du ministre des Affaires étrangères britannique, James Cleverly, a exhorté toutes les parties « à éviter une nouvelle escalade » suite à l’agression militaire marocaine contre des civils sahraouis à El-Guerguerat , appelant « au retour, le plus tôt possible, au processus politique mené sous l’égide de l’ONU ».

    «Nous suivons de près la situation à El Guerguerat au Sahara occidental, j’exhorte toutes les parties à éviter une nouvelle escalade et à retourner, le plus tôt possible, au processus politique mené sous l’égide des Nations unies afin de parvenir à une solution politique à long terme pour le peuple du Sahara occidental », a-t-il souligné. De son côté le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé la position de principe de la Russie en faveur du règlement du conflit au Sahara occidental sur la base des principes universellement reconnus du droit international. M. Lavrov a appelé »à renforcer » l’accord du cessez-le-feu signé en 1991 entre le Front Polisario et le Maroc et « à désamorcer la tension qui s’est développée ces derniers jours dans la zone tampon de Guerguerat. Au cours de l’entretien, Sergueï Lavrov a réaffirmé la position de principe de la Russie en faveur du règlement de la question du Sahara occidental « exclusivement par des méthodes politiques et diplomatiques fondées sur les principes universellement reconnus du droit international ». À savoir le droit à l’autodétermination comme l’a rappelé la Russie lors de la résolution du Conseil de sécurité renouvelant le mandat de la Minurso.

    Par ailleurs des ONG britanniques ont fermement condamné l’agression militaire contre les sahraouis. Pour sa part l’’ONG britannique de solidarité avec le peuple sahraoui (Western Sahara campaign UK), a mis en garde contre les « visées expansionnistes » du Maroc sur Nouadhibou, si Rabat parvient à annexer Guerguerat. »En plus d’être une nouvelle confiscation illégale du territoire sahraoui (…) une telle mesure mettrait fin à l’indépendance de la Mauritanie car elle donnerait (au Maroc) le contrôle de la deuxième ville du pays Nouadhibou et ses exportations de minerai de fer, permettant à Rabat de dicter la politique de la Mauritanie envers la population sahraouie » ainsi que le transit vers et depuis les camps de réfugiés », a souligné l’ONG, dans un briefing sur l’agression militaire marocaine à El Guerguerat au Sahara occidental, intitulé « pourquoi le Polisario a repris les opérations armées ? « .

    L’ONG a rappelé que cela faisait presque 30 ans que le Front Polisario a fait preuve de bonne foi et accepté un cessez-le-feu sous réserve de la tenue du référendum d’autodétermination .Western Sahara Campaign , souligne que le Maroc, a complètement enfreint les termes du cessez-le-feu » qui interdit la présence de forces armées dans la zones tampon. Elle est revenue sur les causes à l’origine du conflit au Sahara occidental et souligné l’incapacité de l’ONU à régler la crise à El Guerguerat, ce qui illustre, selon elle, « l’échec plus large du Conseil de Sécurité à organiser un referendum, permettant aux Sahraouis de déterminer l’avenir de leur patrie, base même de l’accord de cessez-le-feu de 1991″. Elle a évoqué également l’’intensification par le Maroc du trafic à travers la brèche illégale de Guerguerat pour « exporter des ressources pillées au Sahara occidental », la vacance du poste de l’envoyé personnel du SG de l’ONU, et l’incapacité de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) de surveiller les droits de l’Homme », et la « manipulation du Conseil de sécurité par le Maroc et son « parrain » la France ».

    Western Sahara Campaign UK alerte aussi contre les conséquences de la crise actuelle et, en particulier, contre ce qu’elle qualifie de risque de « reprise des hostilités à grande échelle entre les deux parties et en conséquence la détérioration de la situation géopolitique dans l’ensemble du Maghreb ».

    Basée au Royaume Uni, Western Sahara Campaign soutient, depuis plusieurs années, la cause sahraouie. Elle était à l’origine de l’action judiciaire contre l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne devant les juridictions britanniques et la Cour de justice de l’UE.
    M. Bendib

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Le Maroc actionne sa machine de propagande

    POUR SE DÉROBER FACE À L’AGRESSION MILITAIRE QU’IL A COMMISE CONTRE LES SAHRAOUIS : Le Maroc actionne sa machine de propagande

    Alors que le royaume chérifien continue d’actionner ses médias et ses lobbying de soutien à sa colonisation du Sahara occidental, de Paris, à l’entité sioniste, Israël, en passant par les monarchies du Golfe, à leur tête les Emirats arabes unis, il est rappelé à l’ordre par des institutions sur les plans continental et International, ainsi que par des responsables politiques de pays et d’institutions à travers le monde, en plus d’ONG européennes, africaines, asiatiques, d’Amérique et d’Amérique Latine.
    À cela s’ajoutent les articles de presse, les reportages et documentaires de chaîne TV de par le monde sur la dernière question de décolonisation en Afrique inscrite au Nations unies, le Sahara occidental, depuis la violation militaire marocaine, le 13 novembre dernier, de l’Accord du cessez-le-feu de 1991 paraphé sous l’égide de l’ONU avec le Front Polisario, lequel a riposté. Si les déclarations de soutien des monarchies du Golfe au royaume chérifien, dans son agression militaire contre les civils sahraouis à Guerguerat, le 13 novembre dernier, n’a pas été une surprise pour le peuple sahraoui ni pour ses soutiens dans sa lutte armée, avant 1975, contre l’occupant espagnole, pour ne citer que les documents co-signés par Rabat, Alger et Nouakchott, remis aux Nations unies, (ONU) dans l’objectif de mettre un terme à toutes les colonisations en Afrique, dont le Sahara occidental, inscrit en tant que question de décolonisation sur l’agenda onusien depuis 1966. Une lutte d’une peuple pour sa dignité et son indépendance contre l’occupant espagnol, qui ne pouvait que se poursuivre, dès 1975, avec la volte-face du Maroc par son envahissement militaire du Sahara occidental. Occupation militaire des territoires sahraouis rendue possible par la violation par l’Espagne, à travers les Accord de Madrid, de la Légalité internationale consacrant la décolonisation du Sahara occidental, à travers la tenue référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. des accords signés en 1975 privilégiant la protection des intérêts de l’ex-puissance occupante du Sahara occidental, l’Espagne, en l’occurrence, ainsi que d’ex-colonisateurs du continent africain, dont la France, à travers la présence illégale et illégitime du Maroc au Sahara occidental. Si dans sa politique de fuite en avant et de fait accompli le royaume chérifien mise sur ses alliés traditionnels, Paris et Madrid, et depuis les années 80, du soutien à l’abri des projecteurs, de l’entité sioniste, laquelle a traduit et supervisé la construction du mur de la honte séparant le Sahara occidental, avant qu’elle ne le reproduit sur les terres palestiniennes, des images d’archives dont des TV occidentales, montrent clairement des emblèmes de monarchies arabes brandis par les militaires marocains, lors de leur invasion des territoires sahraouis, sous ordre de Hassan II, père de Mohammed VI. Ce dernier persistant à imposer un système politique banni par les peuples d’Afrique et d’ailleurs, notamment ceux ayant vécu la colonisation et son autre facette, l’apartheid. Aux appels lancés par le Roi Mohamed V, dont le royaume craint des bouleversements et la colère de ce qu’il qualifie de sujets, les marocains, non seulement du fait des conditions socio-économique difficiles dans lesquelles est plongé le peuple marocain, dont principalement ses catégories les plus vulnérables confrontées aux conséquences gravissimes générées par la pandémie du Covid19, au Maroc et dans les pays occidentaux. Mais aussi par les voix, notamment de la nouvelle génération de jeunes marocains refusant de vivre sous un système monarchique, en ce 21eme siècle, d’autant plus que ces dernières semaines, la promotion de l’image du fils de Mohamed VI, un jeune adolescent traversant le tapis rouge royal, se préparant à prendre le relais de son père. Des images qui si elles ont pu être promues par le passé, durant le règne des années de fer et de sang, de Hassan II, montrant son fils Mohammed VI, alors prince, s’exercer pour accéder au trône, il est difficile de faire passer ce message, en ces temps modernes où les moyens technologiques et l’ouverture sur le monde ne manque pas d’apporter le souffle du vent, refusant des système politiques archaïques, monarchiques et de surcroît coloniaux, au Sahara occidental et en Palestine, et avec un nouveau visage au Yémen etc.
    Le Royaume chérifien accablé par la primauté de la force du droit international sur la realpolitik et le fait accompli
    Si pour le membre permanent au conseil de sécurité, la Russie en l’occurrence, son ministre des affaires étrangères Sergüe Lavrov a rappelé les points fondamentaux sur lesquels repose le règlement du conflit opposant le Maroc et le Front Polisario, sur le Sahara occidental, réaffirmant la position de principe de Moscou en faveur du règlement du conflit « sur la base des principes universellement reconnus du droit international », d’autres voix continuent de s’élever, pour rappeler à l’ordre non seulement l’occupant marocain mais également l’Onu et son conseil de sécurité. Le Groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits de l’Homme au Sahara Occidental, après avoir condamné « la rupture par le Maroc du cessez-le-feu dans le territoire non autonome du Sahara occidental » a appelé l’ONU et son Conseil de sécurité « à assumer leurs responsabilités quant à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui » a indiqué un communiqué dudit-groupe dans un communiqué. Aussi sur les crimes de guerre et contre l’humanité dans les territoires sahraouis occupés, dont font état des ONG de protection des droits de l’Homme, lors de la 67e session de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), celle-ci a été alertée sur ces crimes, dont ceux induits par la violation par le Maroc du cessez-le-feu de 1991 à Guerguerat, « par l’agression de l’armée marocaine, de manifestants réclamant pacifiquement l’indépendance du Sahara occidental » souligne la Commission nationale sahraouie des droits de l’Homme (CONASADH) dans une communication à cette rencontre.
    Aussi plus loin de notre continent, l’ONG américaine, Democracy Now, diffusant un reportage sur l’agression militaire marocaine à El-Guerguerat, elle apporte un démenti sanglant, au discours mensonger des responsables marocains et de la propagande du Makhzen et ses mensonges distillés à travers « un mensonge répété cent fois devient une vérité » ce qui ne peut être applicable, pour un système politique colonial et encore moins sur des faits historiques et des vérités politico-juridiques, contenus dans les documents de l’ONU et l’Union africaine, concernant la question de décolonisation du Sahara occidental. Dans le reportage précité, il a été mis en avant, la question de la violation, par le Maroc, du cessez-le-feu dans la zone tampon, sans manquer d’informer l’opinion américaine et autre, par un résumé historique sur le Sahara occidental, indiquant le territoire « le plus miné » par l’armée marocaine, et « le plus inaccessible » au monde, en raison du blocus médiatique et politique imposé, par le Maroc, sur les territoires occupés du Sahara occidental, lesquels connaissent ces dernières semaines, une répression violente contre les sahraouis, exprimant pacifiquement leur droit à l’indépendance du peuple sahraoui et de son pays. Présenté par la journaliste Amy Goodman, récipiendaire, pour rappel, en 2008 du « Prix Nobel alternatif », elle a d’emblée présenté l’historique de la question du Sahara occidental, que le Maroc occupe depuis 1975 « au mépris des résolutions des Nations unies et de la communauté internationale », et durant les 26 minutes de ce documentaire –reportage, la journaliste rappelant que « le Sahara occidental est largement considéré comme la dernière colonie d’Afrique », mettant en branle la propagande et les mensonges de Rabat. Un rappel, que la journaliste a voulu, à travers lui, mettre aussi à nu, le rôle des médias occidentaux « à occulter » la nature et les caractéristiques de la question sahraouie, à savoir la dernière question de décolonisation en Afrique inscrite à l’ONU et à l’UA, que les Médias occidentaux, principalement Français, font fi, pour permettre le passage du mensonge et de la propagande marocaine, comme l’exige les lobbies pro-marocain et les nostalgiques des temps des Empires coloniaux qui se sont écroulés, sur le continent africain, par la simple volonté des peuples à s’affranchir des chaînes de la colonisation et du code de l’indigénat, en Afrique. Par ailleurs, des experts du droit international, africains et étrangers, des juristes et des militants des droits de l’homme, n’ont pas manqué de mettre en avant que les multiples violations par le Maroc des résolutions de l’ONU, notamment par son refus de se plier à la Légalité internationale, n’a d’égale que celles commises aussi par l’entité sioniste en Palestine, sans que le Conseil de sécurité impose le respect et l’application de ses propres résolutions et de l’AG de l’ONU, au Sahara occidental et en Palestine occupée.
    Il est à relever, par ailleurs, que certains analystes évoquent la teneur de la dernière résolution 2548, adoptée fin octobre dernier, par le Conseil de sécurité et sa non nomination de l’envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara occidental, en vacance depuis 18 mois, en raison du lobbying, français, israélien et américain ayant été des signes encourageant pour le Maroc de persister à aller sur l’occupation de la zone tampon de Guerguerat et de son agression militaire, en violation de l’Accord de cessez-le-feu, ayant conduit à la riposte de l’armée populaire sahraouie de libération et de la décision du Front Polisario de son retrait du dit Accord qu’il a signé avec le Maroc, sous l’égide de l’ONU en 1991, en prévision de la tenue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, dans une période ne dépassant pas les six mois. Depuis, l’application du Droit international est en stand bye, à ce jour, au Sahara occidental et le peuple sahraoui, à travers son unique et seul représentant légitime affirme aux membres du Conseil de sécurité, que le temps d’attendre pacifiquement de glisser l’urne de l’Indépendance s’est arrêté avec la violation, par l’armée marocaine, le 13 novembre dernier, de l’Accord du cessez-le-feu. Au conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités dans le maintien de la paix et la sécurité internationales, en mettant fin au conflit entre le Maroc et le front Polisario, sur une question de décolonisation, par l’annonce de la reprise de négociations et un calendrier pour la tenue du référendum d’autodétermination des sahraouis.
    Karima Bennour
    L’ARMÉE SAHRAOUIE A RIPOSTÉ SUITE À L’AGRESSION MILITAIRE DU MAROC À GUERGUERAT
    Le constat accablant du journal allemand FAZ
    Le journal allemand Frankfurter Aligemeine Zeitung (FAZ) a rappelé, dans une de ses récentes éditions, l’historique de la question du Conflit opposant l’occupant marocain au Front polisario, sur le Sahara occidental, sans manquer de rappeler que les territoires sahraouis sont soumis à un processus de décolonisation inachevé et a été envahi militairement par le Maroc en 1975. Concernant les derniers développements survenus sur ce conflit, ce titre de la presse allemande a rapporté, sans tomber dans les filets de la propagande marocaine et des mensonges des soutiens du Maroc, dont la France et ses médias, que la fin du cessez-le-feu, annoncée le 13 novembre dernier, par le Front Polisario « est intervenue après l’opération militaire du Maroc dans la zone démilitarisée d’El-Guerguerat », zone tampon, tracée par l’ONU et contenue dans les accords de cessez-le-feu en question. Plus loin dans le dit-article, le rédacteur a rapporté la déclaration de M. Khatri Addouh, membre du Secrétariat du Front Polisario, faisant état « de la poursuite de la guerre qui s’étendra sur l’ensemble du territoire du Sahara occidental, tant que les Nations unies ne seront pas à la hauteur de leur responsabilité » et n’exerceront pas, poursuit la même source, «des pressions sur le Maroc pour l’amener à tenir les engagements pris en 1991 ». Selon Frankfurter Aligemeine Zeitung qui après avoir fait le tour de l’historique de la question sahraouie, notamment de 1975, date de l’invasion marocaine du Sahara occidental, et de la guerre entre l’armée de libération populaire sahraouie et le Maroc, au cessez-le-feu, signé, par ces deux parties sous l’égide de l’ONU, en vue de la tenue du référendum d’autodétermination, la non organisation de celui-ci, depuis 1991 à ce jour « a fait augmenter la frustration, en particulier chez la jeune génération sahraouie qui n’a cessé d’appeler à reprendre les armes pour l’indépendance du Sahara occidental » en particulier, note le journal «après l’adoption, par le conseil de sécurité de l’ONU, de la dernière résolution ». L’un des grands titres de presse écrite en Allemagne a précisé que le Maroc, « devenu partenaire important pour l’occident, notamment dans la lutte contre la migration illégale, est de plus en plus cité comme pays qui pourrait reconnaître Israël, à l’instar des Émirats arabes unis ».
    K.B/Agences
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • Los apoyos a Marruecos en el Consejo de Seguridad obstaculizan la solución del conflicto del Sahara Occidental (investigador)

    Según Thierry Desrues, investigador del Instituto de Estudios Sociales Avanzados de Córdoba (España), si el conflicto del Sahara Occidental perdura desde hace más de 45 años, es debido a la parcialidad de Francia y Estados Unidos. “Este conflicto ya no está en la agenda, ya que las grandes Potencias que integran el Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas apoyan a la parte marroquí o son muy neutrales con respecto a ella”, afirmó.

    En una declaración otorgada por el sitio France Culture, el Sr. Desrues subraya que se trata de un conflicto “olvidado desde hace varios años”, más precisamente “desde la primavera árabe, desde la evacuación de los campamentos de Gdeim Izik en octubre de 2010” cuando civiles saharauis erigieron un campamento improvisado en la periferia de la ciudad de El Aaiún para exigir derechos sociales como el empleo y el hábitat y protestar contra la marginación impuesta por el ocupante marroquí. Desde entonces, los organizadores de esta manifestación languidecen en las cárceles marroquíes bajo penas de hasta 30 años de prisión.
    Para Thierry Desrues, la oposición de Marruecos al referéndum en la antigua Colonia española y su intento de imponer su solución basada en una “autonomía muy amplia bajo su soberanía” es “una situación que pone de manifiesto la impotencia de la fuerza de las Naciones Unidas”. “La MINURSO está ahí y, de hecho, no desempeña ninguna función en el territorio. Incluso se tiene la impresión de que no siempre accede al teatro de los acontecimientos, tanto del lado del Polisario como del lado de Marruecos”, subraya.
    Desrues atribuye la sentada de El Guerguerat para cerrar el paso a las mercancías marroquíes “al hecho de que la observación del respeto de los derechos humanos no se haya introducido en el mandato de la Minurso, algo que reclama el Frente Polisario desde hace varios años”. Además, es la única misión de paz de la ONU que no tiene ese mandato.
    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara
  • Sahara occidental: les enjeux de la guerre qui reprend après 30 ans en Afrique

    L’attaque marocaine du 13 a déclenché des réactions de la part du peuple sahraoui, qui se bat depuis des décennies pour l’autodétermination

    Daniel Giovanaz

    “Cette guerre peut durer encore 10, 20 ans. Elle ne se termine qu’avec le référendum et la libération complète des territoires sous occupation marocaine.”

    Le pronostic de la militante des droits humains Jamaa Baih reflète la méfiance de ceux qui suivent depuis des années les tentatives de pacifier le conflit entre le Maroc et le Front Polisario – un mouvement qui défend l’indépendance du Sahara occidental et l’autodétermination de ses citoyens, les Sahraouis.

    Le référendum évoqué par l’activiste est justement une consultation de la population sur l’indépendance du territoire, promise il y a 29 ans. «Le Front Polisario ne fait plus confiance aux Nations Unies et ne mettra plus fin à la guerre tant que ses demandes ne seront pas satisfaites», ajoute Baih, qui fait partie du Collectif sahraoui des défenseurs des droits humains (Codesa).

    Indépendant de l’Espagne depuis 1975, le Sahara occidental est situé en Afrique du Nord, face à l’océan Atlantique, et borde le Maroc au nord, l’Algérie à l’est et la Mauritanie au sud. Depuis 1960, il figure sur la liste des Nations Unies des territoires non autonomes.

    Une attaque marocaine sur la région dite « rift Guerguerat », dans la partie sud du Sahara occidental, vendredi dernier (13), a rompu l’accord de cessez le feu signé entre le Front Polisario et le Maroc en 1991. Comme il n’y avait pas de réaction Attaque des Nations Unies (ONU), les Sahraouis ont déclaré un «état de guerre» et renoué avec la lutte armée après presque 30 ans.

    Au moment des attentats, des civils sahraouis ont campé pour protester contre l’occupation marocaine de la région du «rift», considérée par les mouvements indépendantistes comme «un couloir illégal pour piller les richesses». Face à l’inertie de l’ONU, l’Armée de libération du peuple sahraoui (SPLA) a immédiatement riposté contre les attaques et bombardé des bases marocaines. Le nombre de morts et de blessés est encore incertain.

    «L’attaque de Guerguerat est stratégique pour le Maroc. Assurer l’occupation pour toujours et l’imposer comme «réalité» peut être l’une des intentions », analyse Mahjoub Hussein Mleiha, qui fait partie du comité administratif de Codesa. «L’analyse ne peut pas non plus ignorer la géopolitique des environs. Le Sahara occidental est une clé de la stabilité dans la région et constitue une autre frontière de l’Algérie à transformer en zone de guerre, après le Mali et la Libye », ajoute-t-il.

    Au cours des cinq derniers jours, des affrontements, des agressions et des enlèvements ont été enregistrés le long du soi-disant Mur de la honte, qui a 2 700 km, a été construit avec les conseils israéliens et est surveillé par plus de 150 000 soldats marocains. Un enfant de 12 ans a été torturé par la police marocaine.

    «Les gens ont peur et veulent une solution pacifique. En fin de compte, les plus grandes victimes sont les civils », se lamente Baih. « Ce sont des gens non armés, dans une zone d’occupation marocaine, qui prennent aujourd’hui dans les rues pacifiquement avec des drapeaux de la République arabe sahraouie démocratique et le Front Polisario parce qu’ils ne veulent pas que leurs enfants de continuer à vivre au milieu de tant de violence. »

    «La seule chose que le peuple sahraoui souhaite, c’est une opportunité de vivre sur sa terre, en paix. Il faut respecter le droit international et que les Nations Unies et la Croix-Rouge protègent les civils sahraouis dans les territoires occupés », ajoute l’activiste. Baih souligne l’importance stratégique de la région, qui “a été utilisée par l’Espagne et le Maroc pour la pêche et l’exploration du phosphate”.

    En ajoutant les Sahraouis vivant dans les zones sous occupation marocaine, dans les zones «libres» et dans les camps de réfugiés, dans le sud-est de l’Algérie, la population approche les 600 000 habitants.

    Historique

    Pour Jamaa Baih, l’Espagne est principalement responsable de l’occupation marocaine et du conflit actuel. En 1975, par le biais de l’Arrangement de Madrid, le pays européen a cédé l’administration du Sahara occidental au Maroc et à la Mauritanie. L’accord contredit une opinion de la Cour internationale de justice des Nations Unies.

    Le Front Polisario a immédiatement déclaré la guerre à ses voisins. Il a fallu 16 ans et plus de 10000 morts avant le cessez-le-feu, le 6 septembre 1991.

    L’une des conditions de la trêve avec le Maroc, négociée par les Nations Unies, était la convocation, l’année suivante, d’un référendum – qui n’a jamais eu lieu.

    Violations

    Les près de 30 ans de cessez-le-feu n’ont pas signifié la fin des violations des droits du peuple sahraoui. «Il y a d’innombrables abus», dit Isabel Lourenço, qui représente les familles des prisonniers politiques aux Nations Unies. “Des gens sont arbitrairement détenus et emmenés dans des prisons au Maroc, ce qui est une violation très claire du droit international et de la Convention de Genève.”

    «Dans les territoires occupés, il y a une situation très similaire à celle de l’apartheid, avec l’appauvrissement forcé de la population sahraouie», compare-t-il. «Il y a de la ségrégation dans les écoles. Les enfants sahraouis ne sont pas dans des écoles différentes, comme en Afrique du Sud, mais ils n’ont pas le droit de poser des questions. On les appelle des ânes, des inférieurs, ils entendent dire que leurs mères sont des prostituées et que leurs pays sont des assassins.

    Le nombre de détenus «fixes», selon Lourenço, est d’environ 40, mais varie constamment. «Ceux qui avaient les plus longues condamnations appartenaient à un camp qui a été brutalement détruit en 2010, dans lequel ils revendiquaient leurs droits sociaux, économiques et politiques, leur emploi et leur logement».

    «Il y a eu des centaines d’arrestations, de tortures. Certains sont restés trois ans sans aucun procès, et ceux-ci ont été condamnés par un tribunal militaire, 20 ans à la réclusion à perpétuité, accusés d’avoir attaqué les autorités marocaines, sans aucune preuve, preuve médico-légale, rien de tel.

    Lourenço est le seul observateur qui a assisté aux deux procès des prisonniers politiques, en 2013 et 2017. «Tant dans l’un que dans l’autre, les marques de torture des accusés étaient visibles. L’un d’eux, même pendant le procès, saignait encore et ses vêtements étaient tous tachés de sang », se souvient-il.

    Jamaa Baih, membre de Codesa, explique pourquoi les médias ont du mal à couvrir les conflits au Sahara Occidental: «Les forces militaires de l’occupation sont à l’aéroport de la capitale [El Aiune]. Dans le territoire occupé, ils ne laissent pas entrer les organisations internationales de défense des droits de l’homme, ils ne laissent pas les journaux étrangers observer la situation », dénonce-t-il.

    Au Brésil

    Itamaraty a pris position mercredi (18) sur les récents affrontements au Sahara occidental. La note ne mentionne pas les attaques marocaines du 13, mais appelle au respect du cessez-le-feu de 1991.

    «Dans l’intérêt de la paix et de la prospérité dans la région, le Brésil espère que le trafic et les flux commerciaux dans le col de Guerguerat seront garantis sans entraves. En réitérant son soutien au processus en cours au sein des Nations Unies en vue d’une solution juste et mutuellement acceptable pour déterminer le statut final du territoire du Sahara occidental, le Gouvernement brésilien rejette le recours à la violence et appelle au respect de la cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 », indique le texte.

    Créée il y a deux ans, l’Association de Solidarité et pour l’Autodétermination du Sahara Occidental (ASAHARA) prévoit d’organiser des manifestations devant l’ambassade du Maroc dans les prochains jours. «Nous allons promouvoir des actes publics, des expr essions de solidarité, pour briser le manque de connaissances sur le sujet», explique l’ancienne députée Maria José Conceição, présidente de l’Association.

    Conceição a rencontré mardi soir (17) l’ambassadeur du Front Polisario pour le Brésil, Emboirik Ahmed, et a reçu des informations en temps réel sur les conflits. L’ancien député salue les manifestations publiques des autorités de Namibie, du Zimbabwe et d’Algérie, en soutien à la cause sahraouie, et rappelle qu’il existe déjà des mouvements de troupes algériennes, alliées du Front Polisario dans la région.

    «Le Front Polisario ne se retirera pas de sa position», ajoute-t-il.

    Mahjoub Hussein Mleiha souligne que la résolution des conflits ne dépend pas uniquement du peuple Saauarí. “La tenue d’un référendum libre et juste qui permet au peuple saauarien d’exercer son droit à l’autodétermination est le seul pont pacifique pour une décolonisation pacifique au Sahara occidental”, réaffirme-t-il.

    «La communauté internationale doit agir pour que cela soit mis en œuvre. L’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne sont toutes des parties intéressées qui doivent agir immédiatement pour mettre fin à l’occupation marocaine », conclut l’activiste.

    Édition: Rodrigo Chagas

    Brasil de Fato

    Tags : Sahara Occidental, Brasil, Brasilia, Instituto Dana Salomao,

  • Les soutiens du Maroc au Conseil de Sécurité entravent la solution du conflit du Sahara Occidental (chercheur)

    Selon Thierry Desrues, chercheur à l’Institut d’études sociales avancées de Cordoue (Espagne), si le conflit du Sahara Occidental perdure depuis plus de 45 ans, c’est à cause du parti pris de la France et les Etats-Unis. “Ce conflit n’est plus sur l’agenda puisque les grandes puissances qui siègent au Conseil de sécurité de l’ONU appuient la partie marocaine ou sont très neutres vis-à-vis d’elle”, a-t-il affirmé.

    Dans une déclaration relayée par le site France Culture, M. Desrues souligne qu’il s’agit d’un conflit ” oublié depuis plusieurs années”, plus précisément “depuis le printemps arabe, depuis l’évacuation des campements de Gdeim Izik en octobre 2010” lorsque des civils sahraouis ont érigé un campement de fortune dans les banlieues de la ville d’El Aaiun pour exiger des droits sociaux tel l’emploi et l’habitat et protester contre la marginalisation imposée par l’occupant marocain. Depuis, les organisateurs de cette manifestation croupissent dans les prisons marocaines sous des peines allant jusqu’à 30 ans de prison.
    Pour Thierry Desrues, l’opposition du Maroc au référendum dans l’ancienne colonia espagnole et sa tentative d’imposer sa solution basée sur une “autonomie très large sous sa souveraineté” est “une situation qui met en lumière l’impuissance de la force onusienne”. “La Minurso est sur place et, en fait, elle n’y joue aucun rôle. On a même l’impression qu’elle n’accède pas toujours au théâtre des événements, tant du côté du Polisario que du côté du Maroc”, souligne-t-il.
    Desrues attribue le sit-in d’El Guerguerat visant à fermee le passage aux marchandises marocaines est “le fait que l’observation du respect des droits de l’homme n’a pas été introduite dans le mandat de la Minurso, ce que réclame le Front Polisario depuis plusieurs années”. D’ailleurs, elle est la seule mission de paix onusienne à ne pas avoir ce mandat.
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • Trafic de drogue, milices et résilience: El Guerguerat, la frontière du Sahara Occidental envahie par le Maroc

    Depuis deux décennies, le Maroc a utilisé ce passage frontalier entre le Sahara occidental et la Mauritanie pour aggraver les tensions avec le Front Polisario.

    David Bollero

    Depuis le 21 octobre dernier, un grand groupe de civils sahraouis a bloqué le poste-frontière d’El Guerguerat qui relie le Sahara occidental à la Mauritanie. L’objectif du blocus est double, d’une part, attirer à nouveau l’attention internationale sur la situation dramatique que traverse le peuple sahraoui depuis 45 ans et, d’autre part, arrêter le trafic illicite de marchandises – y compris le trafic de drogue – qui a lieu en ce passage frontalier qui, selon le Front Polisario, viole les accords conclus dans le cadre de l’ONU.

    Le Guerguerat, comme le reste du Sahara occidental, n’appartient pas légalement au Maroc. La différence, en outre, réside dans le fait que même le royaume alaouite ne l’assume pas, puisque selon les accords militaires conclus par les deux parties, la région se trouve dans la soi-disant zone de séparation. En fait, ces accords n’établissent que quatre points sur lesquels on peut passer d’un côté du soi-disant «mur de la honte» à l’autre et El Guerguerat n’en fait pas partie, comme l’a rappelé le Front Polisario MINURSO (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental, Colin Stewart.

    Malgré cela, ce passage frontalier est devenu une route courante utilisée même par les pêcheurs espagnols qui déchargent leurs prises dans la ville mauritanienne de Nouadhibou et de là les transportent en camions à travers le Sahara occidental et le Maroc jusqu’à la péninsule. . Selon les autorités sahraouies, le trafic de marchandises, dont beaucoup résultent de pillages illégaux auxquels le Sahara occidental est soumis, ne passe aucun contrôle ou inspection douanière en raison de la passivité internationale et de l’intérêt du gouvernement marocain.

    Le 6 septembre dernier a marqué le 29e anniversaire de la signature du cessez-le-feu qui a mis fin à 16 ans de guerre entre le Front Polisario et le Maroc. Bien qu’en 1991, le “Mur de la honte”, long de 2 700 kilomètres, avait déjà divisé le Sahara occidental en deux, avec plus de sept millions de mines antipersonnel à proximité, lorsque le cessez-le-feu est entré en vigueur, cette région était légalement un territoire unifié. Le maintien du mur a été adopté comme une simple mesure de séparation entre les deux armées en attendant la célébration du référendum d’autodétermination. Près de trois décennies et 45 ans se sont écoulés depuis que le peuple sahraoui a été dépouillé de ses terres.

    Un extrême qui a été ratifié lors de réunions ultérieures, comme c’est le cas du troisième cycle de pourparlers directs qui s’est tenu à Lisbonne, au Portugal, le 29 août 1997, dans lequel il est souligné que «cet accord ne changera en rien, il n’affectera ni ne modifiera en aucun cas les frontières internationalement reconnues du Sahara occidental et ne servira pas de précédent pour affirmer qu’il y a eu des changements ou des altérations à leur sujet. ” Malgré cela, le Maroc essaie périodiquement d’étendre ses dominions vers le sud.

    Deux décennies de provocation

    La controverse avec cette étape n’est pas nouvelle. Dans le souvenir le plus récent, il y a les mobilisations qui ont eu lieu en 2016, lorsque le Maroc a tenté d’asphalter à cet endroit la piste de terre qui se dirige vers la Mauritanie. Le Front Polisario a ensuite dénoncé la violation du cessez-le-feu, une circonstance initialement niée par le Maroc et la MINURSO, jusqu’à ce que l’agence de presse Associated Press divulgue un document confidentiel de l’ONU dans lequel il a été révélé qu’en effet, le Maroc commis une telle infraction.

    Cependant, ce n’est qu’en février 2017 que le Maroc a décidé de retirer ses troupes, éteignant ainsi les tambours de guerre. Deux mois plus tard, dans la résolution 2351 du 28 avril, le Conseil de sécurité a déclaré que «la récente crise dans la zone de séparation de Guerguerat soulève des questions fondamentales liées à l’accord de cessez-le-feu».

    Cependant, l’intention du Maroc de construire une autoroute n’a pas commencé en 2016. Il est nécessaire de remonter près de deux décennies, jusqu’en 2001, lorsque, comme détaillé dans le rapport du Secrétaire général Kofi Annan S / 2001/398, ” Le 15 mars 2001, les autorités militaires marocaines ont informé la MINURSO de leur intention de commencer à construire une route goudronnée dans le coin sud-ouest du Sahara occidental, à travers la zone de séparation de 5 kilomètres, jusqu’à atteindre la Mauritanie près de Nouadhibou “.

    Violation de l’accord militaire

    Selon ce rapport, le représentant spécial de l’époque, William Eagleton, ainsi que le chef de la MINURSO, le général Claude Buze, “ont averti leurs contacts civils et militaires marocains que le projet de construction de la route soulevait des questions difficiles et impliquait des activités. cela pourrait constituer des violations de l’accord de cessez-le-feu. “

    Depuis lors, le Front Polisario a dénoncé non seulement l’accord de cessez-le-feu qui est entré en vigueur le 6 septembre 1991 (il y a 29 ans) et qui a mis fin à 16 ans de guerre, mais également violé Aussi accord militaire numéro 1. Ce dernier document, signé entre le Front Polisario et la MINURSO en décembre 1997 et entre le Maroc et la MINURSO en janvier 1998, complète celui du cessez-le-feu.

    Les accords militaires divisent le Sahara occidental en cinq zones: deux zones réglementées (à 25 kilomètres à l’est du mur de la honte et à 30 kilomètres à l’ouest de celui-ci), deux autres zones de restriction partielle couvrant le reste du Sahara occidental et une zone de Séparation de 5 kilomètres de large à l’est du mur, où se trouve El Guerguerat, où l’entrée de personnel ou d’équipement de l’armée royale marocaine est considérée comme une violation des accords.

    Le Front Polisario dénonce désormais le déploiement d’un contingent de la Gendarmerie royale marocaine déguisé en civils, ainsi que la présence dans la zone de hauts commandants militaires du royaume alaouite, ce qui représente une autre violation grave du cessez-le-feu et ouvre encore plus la possibilité d’une “nouvelle guerre totale dans la région”, selon le représentant légitime du peuple sahraoui.

    Les événements rappellent dramatiquement un autre événement tragique qui a lieu en novembre: les dix ans du massacre de Gdeim Izik, le démantèlement du camp de protestation pacifique installé à l’extérieur d’El Aaiún, qui a laissé derrière lui la mort des Sahraouis. Nayem Elgarhi, 14 ans, en plus d’une longue liste de prisonniers politiques qui risquent 20 et 30 ans de prison et la réclusion à perpétuité, et la torture aux mains du Maroc.

    De contraction à contraction

    Les affrontements majeurs d’El Guerguerat ont toujours été associés à des polémiques parallèles au conflit central, à savoir la violation du droit international par le Maroc, qui continue d’occuper illégalement un territoire qui ne lui appartient pas.

    En 2016, le climat était déjà tendu à l’époque, non seulement parce qu’en début d’année les soldats marocains avaient abattu Ashmad Djuli, un berger sahraoui qui gardait son bétail à proximité du «Mur de la honte», mais aussi parce que le Ensuite, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a décidé de se rendre au Sahara occidental avant la fin de son mandat. Cette visite et ayant qualifié la présence du Maroc dans cette région d ‘”occupation” a conduit le Maroc à expulser 73 membres de la MINURSO.

    Le terme «occupation» a irrité Mohamed VI alors que, en pleine guerre et toujours avec son père Hassan II à la tête du royaume, l’Assemblée des Nations Unies se prononçait dans ces mêmes termes. Dans sa résolution 34/37 du 21 novembre 1979 et “après avoir examiné en profondeur la question du Sahara occidental”, l’ONU a réaffirmé “le droit inaliénable du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination”, reconnaissant la “légitimité de la lutte qu’il libère d’exercer ce droit conformément aux dispositions des résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies et de l’Organisation de l’unité africaine >>. En outre, la résolution a également profondément déploré «l’aggravation de la situation, conséquence de l’occupation persistante du Sahara occidental par le Maroc et l’extension de cette occupation au territoire récemment évacué par la Mauritanie».

    Une MINURSO inefficace

    En revanche, ce climat de tension n’a en rien été atténué par le dernier renouvellement du mandat de la MINURSO, le 30 octobre. Dans ce renouveau, aucune mention n’est même faite du référendum d’autodétermination qui, comme son nom l’indique, est le but de cette mission de paix. De plus, elle reste la seule mission de maintien de la paix des Nations Unies qui, malgré les demandes répétées du Front Polisario, n’envisage pas de garantir le respect des droits de l’homme.

    Au fil des années, la passivité des Nations Unies face à cette question a provoqué le découragement du peuple sahraoui, qui n’est plus satisfait que l’instance internationale exprime sa << profonde inquiétude face aux épreuves constantes subies par les réfugiés sahraouis et sa dépendance à l’aide humanitaire extérieure. ” Des faits dénoncés à plusieurs reprises, comme le fait que les mêmes véhicules de la MINURSO portent des plaques d’immatriculation marocaines, ne suggèrent pas l’impartialité, comme en témoigne le rapport du Secrétaire général Ban Ki-moon sur la situation concernant le Sahara occidental S / 2015/246, dans lequel il est indiqué que «la perception de l’impartialité de la MINURSO et des Nations Unies continue d’être affectée par le fait que les véhicules de la MINURSO circulent avec des plaques d’immatriculation marocaines à l’ouest de la berme [le mur]». Un fait qu’on a même vu ces jours-ci à El Guerguerat, malgré le fait que l’engagement du Maroc auprès de la MINURSO d’échanger toutes ces plaques contre celles de l’ONU date de 2014.

    Des rapports, même antérieurs à la résolution 690 du Conseil de sécurité établissant définitivement la MINURSO, comme ceux du Secrétaire général Javier Pérez de Cuéllar, S / 22464 et S / 21360, tous deux datant de 1990, dans lesquels Il a défini le rôle de cette mission de maintien de la paix et les phases du référendum avec lesquelles “le peuple du Sahara occidental choisira librement et démocratiquement entre l’indépendance et l’intégration avec le Maroc” ou même détaillé la manière dont le recensement devait être effectué. , ayant “le droit de vote à tous les indigènes du Sahara occidental, âgés de 18 ans ou plus, qui sont inscrits au recensement effectué par les autorités espagnoles en 1974 et qui se trouvent actuellement sur le territoire ou sur 61 en tant que réfugiés ou pour une autre raison, “accorder aux prisonniers” une amnistie générale et complète “.

    À l’heure actuelle, et malgré les dénonciations continues d’organisations internationales telles qu’Amnesty International ou Democracy Now!, Le Maroc viole les droits humains au Sahara Occidental et expulse les militants et les journalistes qui tentent de documenter de telles exactions. 

    Source : Publico.es, 14 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sáhara Occidental : tensiones tras 29 años de tregua (Citta Nuova)

    por Anna Lucia Angelillo

    29 años después del alto el fuego entre Marruecos y el Frente Polisario en el Sáhara Occidental, las tensiones resurgen. Todos defienden sus razones, pero ¿es posible que después de 30 años no haya habido avances?
    En la mañana del 13 de noviembre se violó el alto el fuego alcanzado con el acuerdo de paz entre Marruecos y el Frente Polisario (Frente para la Liberación del Sáhara Occidental), vigente desde 1991 : tropas de Marruecos intervinieron militarmente contra Manifestantes saharauis en una zona del sur del país que según los acuerdos quedaría desmilitarizada, lo que provocó una reacción del Frente Polisario en los días siguientes.
    El Sáhara Occidental , situado en el noroeste del continente africano, sigue siendo considerado hoy por Naciones Unidas como un territorio no autónomo, es decir, una colonia, ocupada en gran parte (75%) por el vecino Marruecos . Un muro de más de 2.700 km de longitud, erigido por Marruecos en los años 80, aún separa las zonas costeras pesqueras y las zonas interiores ricas en fosfatos, ocupadas por Marruecos, del resto del Sahara Occidental, esencialmente desértico.
    El conflicto se remonta a la década de 1970, cuando durante el proceso de descolonización del continente africano las Naciones Unidas invitaron a España, potencia colonial del país desde 1884, a abandonar el territorio y negociar la independencia con los saharauis, los habitantes del país. Sin embargo, con la salida de los españoles en 1975, el entonces rey de Marruecos, Hassan II, reclamó el territorio como marroquí (como lo era antes del período colonial español) y ocupó el país, a pesar de un fallo de la Corte Internacional de Justicia que negó esa afirmación.
    Miles de saharauis huyeron a Argelia donde establecieron un estado en el exilio y el Frente Polisario comenzó a luchar contra los ocupantes.
    En 1991, el Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas logró negociar un alto el fuego entre Marruecos y el Frente Polisario . Una de las condiciones fue la promesa de un referéndum en el que los saharauis pudieran decidir entre la independencia, la integración con Marruecos o una condición intermedia, y para ello se estableció una Misión de Paz de Naciones Unidas (Minurso), que también tenía el mandato de hacer cumplir el alto el fuego.
    Sin embargo, 29 años después de la firma del acuerdo, los saharauis aún no han podido decidir su destino y el caso del Sáhara Occidental se ha convertido con el tiempo en un conflicto olvidado.
    Una combinación de sentimientos de frustración y enfado, por la falta de intervención de Naciones Unidas durante los últimos 30 años para el inicio del referéndum y por el bloqueo del saqueo de los recursos naturales, ha llevado a la sociedad civil saharaui a dar vida a las protestas. , que comenzó el 21 de octubre en El Guerguerat, en el sur del país, no lejos de la frontera con Mauritania, en una de las zonas desmilitarizadas, utilizada, según las autoridades saharauis, para la exportación de recursos naturales y drogas por Marruecos. .
    Así, en la madrugada del pasado 13 de noviembre, el ejército marroquí intervino contra los manifestantes saharauis para recuperar el control de El Guerguerat , violando así el alto el fuego vigente desde 1991. Naturalmente para los militares marroquíes los violadores son los saharauis.
    Tras la intervención militar del 13 de noviembre, Brahim Ghali, presidente en el exilio de la República Saharaui , afincado en el campo de refugiados de Tinduf, en Argelia, y secretario general del Frente Polisario, decretó el fin del compromiso de alto el fuego y la reanudación de la lucha armada, responsabilizando a Marruecos del atentado de El Guerguerat.
    Entre el 14 y el 15 de noviembre, el Ejército Popular Saharaui lanzó ataques sincronizados contra diversas bases y posiciones marroquíes, principalmente a lo largo del muro que bordea la parte ocupada. Los ataques continuaron los días 18 y 19 de noviembre, que causaron graves daños a las defensas marroquíes.
    La pregunta no será sencilla , pero tres décadas sin ni siquiera un paso adelante parece demasiado.
    Fuente : Citta Nuova, 19 nov 2020
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos
  • أخبار الصحراء الغربية في الصحافة الناطقة باللغة العربية ليوم 20 نوفمبر 2020

    رئيس الجمهورية يتلقى اتصالا هاتفيا من ملك المغرب

    تلقى فخامة رئيس الجمهورية السيد محمد ولد الشيخ الغزواني، اليوم، اتصالا هاتفيا من أخيه جلالة الملك محمد السادس ملك المملكة المغربية الشقيقة، جرى خلاله التطرق للعلاقات الثنائية العريقة والوطيدة بين البلدين الشقيقين وآفاق تعزيزها بما يخدم المصالح المشتركة للشعبين ولبلدان المغرب العربي أجمع.

    كما تناول الطرفان المستجدات الإقليمية والدولية ذات الاهتمام المشترك.

    في نهاية المكالمة وجه جلالة الملك محمد السادس لأخيه فخامة رئيس الجمهورية دعوة لزيارة المملكة المغربية، لباها فخامة الرئيس.

    ووجه فخامة رئيس الجمهورية السيد محمد ولد الشيخ الغزواني إلى اخيه جلالة الملك دعوة لزيارة بلادنا، لباها جلالته كذالك، على أن يحدد موعد الزيارتين، لاحقا، بالطرق الدبلوماسية.

    للوكالة الموريتانية للأنباء


    ملك المغرب يهاتف غزواني ويبدي استعداده لزيارة موريتانيا

    الأخبار (نواكشوط) – عبر العاهل المغربي الملك محمد السادس عن استعداده “للقيام بزيارة رسمية” لموريتانيا، داعيا الرئيس الموريتاني محمد ولد الغزواني لزيارة المغرب.


    وأوضح بلاغ صادر عن الديوان الملكي المغربي أن الملك محمدا السادس أجرى اليوم اتصالا هاتفيا مع الرئيس محمد ولد الغزواني، عبر خلاله “قائدا البلدين عن ارتياحهما الكبير للتطور المتسارع الذي تعرفه مسيرة التعاون الثنائي، وعن رغبتهما الكبيرة في تعزيزها والرقي بها، بما يسمح بتعميق هذا التعاون بين البلدين الجارين وتوسيع آفاقه وتنويع مجالاته”.

    وأضاف البلاغ أن الاتصال الهاتفي “كان مناسبة تطرق فيها قائدا البلدين إلى آخر التطورات الإقليمية”.


    ويعقب هذا الاتصال الهاتفي بين العاهل المغربي والرئيس الموريتاني، توترا بين المملكة المغربية وجبهة البوليساريو، في معبر الكركرات الحدودي مع موريتانيا.

    الأخبار 

    وزارة الدفاع الصحراوية :نواصل قصف القواعد العسكرية المغربية

    قالت وزارة الدفاع الصحراوية إن قواتها واصلت قصف القواعد العسكرية المغربية يومى الأربعاء والخميس الماضيين.

    وقالت الوزارة إن قصف استهدف قطاع أم أدريكة.

    كما استهدف القصف القواعد العسكرية فى قطاع آملاك وقطاع الحوزة وقطاع الفرسية وأم أدريكة بشكل عنيف.
    كما واصلت القوات الصحراوية القصف على طول الجدار العازل.
    ولم يعلن البيان عن خسائر فى الأنفس بين الجانبين.

    زهرة شنقيط 

    صحيفة: الجزائر تحذّر من أي اعتداء وتتأهب على الحدود مع المغرب

    تكثّف قيادات القوات المسلحة في الجزائر نشاطها في المنطقة الغربية من البلاد منذ اندلاع التوترات الأخيرة بين المغرب وجبهة البوليساريو في معبر الكركرات.

    وتفيد صحيفة “الشروق” ، بأن النشاطات على مستوى القيادات العسكرية الكبيرة، شملت مختلف الأسلحة في المنطقة الغربية من البلاد.

    وبحسب مصادر مطلعة، فإن “التطورات الأخيرة التي فرضها النظام المغربي بالتدخل العسكري في منطقة الكركرات جعلت الجزائر تضبط مقاربتها الجديدة تجاه القضية الصحراوية، باعتبارها تمثل قضية سيادية تتعلق بالعمق الأمني الاستراتيجي لإقليمها الوطني”.

    وأوضحت الصحيفة ، أن هذه الأوضاع هي التي تدفع بالجزائر إلى “أعلى درجات التأهب والاحتياط العسكري وفق توقع أسوأ السيناريوهات خطورة وتعقيدًا”.

    رغم أن الجزائر لا ترغب مطلقًا في تدشين حرب أو نزاع مسلح جديد مع المغرب، لكنها بحسب مصادر الصحيفة، “لن تتسامح أبدًا مع الاقتراب المغربي ولو بشبر واحد من حدودها الغربية، وفي هذه الحالة ستكون كل الردود مشروعة… وعلى رأسها الرد العسكري الكاسح..”.

    Step News 

    أميناتو حيدار: الاحتلال المغربي دخل “مرحلة هستيرية”

    قالت رئيسة الهيئة الصحراوية لمناهضة الاحتلال المغربي (ايساكوم) اميناتو حيدرهذا الجمعة أن ” الاحتلال المغربي دخل مرحلة هستيرية منذ العودة إلى الكفاح المسلح” ، محملة المغرب مسؤولية العواقب الخطيرة لخرق وقف إطلاق النار .

    و أوضحت أميناتو حيدار في تصريح لوكالة الأنباء الجزائرية ان ” قوات الاحتلال كثفت من حصارها العسكري على مختلف المدن الصحراوية المحتلة منذ العدوان الجديد على منطقة الكركرات يوم 13 نوفمبر، وحتى قبل ذلك بأيام”.

    و اضافت ” هناك حصار امني على مختلف المدن، وحول منازل المناضلين، خاصة أعضاء هيئتنا، وايضا حصار على عدد من الشوارع والأزقة والأحياء ذات غالبية السكان من الصحراويين”.

    و تابعت تقول ” زادت وتيرة القمع والتعنيف والتهديد والمضايقات من قبل مختلف اجهزة القمع لدولة الاحتلال المغربية ضد الشباب الصحراوي الذي خرج للشارع في مظاهرات بعد اعلان جبهة البوليساريو، الممثل الوحيد للشعب الصحراوي العودة الى الكفاح المسلح”.

    و في حديثها عن التعتيم الكبير الذي تمارسه سلطات الاحتلال المغربي، لمنع نقل حقيقة ما يجري في الاراضي المحتلة، أكدت المناضلة الحقوقية الصحراوية، “، ان الحصار الاعلامي ليس بالأمر الجديد، وقد منعت سلطات المحتل المغربي عددا كبيرا من الصحفيين والمنظمات من زيارة المنطقة”، مشيرة الى ان” من نجح منهم في الدخول قامت بمضايقته و منعه من العمل”.

    وقالت ” الان نحن في حالة حرب ونتوقع أن يكثف نظام الاحتلال حصاره، كما نتوقع أن يحاول المغرب تضليل الراي العام الدولي، ربما بالسماح لصحفيين معينين بنقل ما يمليه عليهم من دعايات وأكاذيب”.

    ونبهت في سياق متصل الى ان ” الشعب الصحراوي لا يثق بتاتا بأي وسيلة إعلام مغربية، لما خبروه منها من تضليل، و دعاية عمياء للمخزن بعيدا عن أي مصداقية ومهنية”، مضيفة، أنها ” مجرد وسائل دعاية للقصر، بل وتساهم بشكل كبير في إبقاء الشعب المغربي جاهلا بما يجري حقيقة سواء في المناطق المحتلة من الجمهورية الصحراوية أو في المغرب نفسه”.

    و بخصوص منعها من السفر مساء الأربعاء من مدينة العيون المحتلة إلى جزر الكناري، قالت حيدار ان، ” المغرب دخل منذ فترة في حالة من التصرفات الهستيرية، ولا استطيع الجزم بدوافع المخزن، لأنها جميعها دوافع غير منطقية، ولا تخضع لأي تبريرات صحيحة”.

    واضافت، ” اعتقد أن السلطات المغربية تظن انه باحتجازي في المناطق المحتلة سيخرسون صوتي و صوت أبناء وبنات الشعب الصحراوي لكن هيهات لهم ذلك، ونحن جميعا مستعدون للتضحية بأرواحنا وبأموالنا وبكل ما نملك في سبيل الوطن” .

    و شددت رئيسة” ايساكوم” ، أن المناضلين الصحراويين تيقنوا انه ،” لا يمكن وضع حد للاحتلال المغربي الا بوضع حد لانتهاكاته، ” لذا سنعمل على فضحه، و مناهضته بكل الطرق السلمية”.

    و حول قرار جبهة البوليساريو العودة الى الكفاح المسلح، افادت المناضلة الصحراوية، ان ” الامم المتحدة لم تترك خيارا آخراذ للشعب الصحراوي الذي تحمل و صبر كثيرا لنيل حريته عن طريق المقاومة السلمية لكن لم يسمع صوته و علا عليه صوت الجلاد المغربي، و هو ما نزع نهائيا من قلوب الصحراويين الثقة في الأمم المتحدة و في وعودها الكاذبة”.

    وشددت ، بأن الشعب الصحراوي،” ليس من هواة الحرب، و لم يعتد على أحد بل هو ضحية و له الحق عبر ممثله الشرعي و الوحيد في المقاومة بكل الطرق المشروعة والمنصوص عليها في القانون الدولي، و خاصة في اتفاقيات جنيف التي تمنح الشعوب المستعمرة الحق في المقاومة المسلحة وفي الحماية الدولية في حالة هذه المقاومة”.

    و نبهت في هذا الاطار “طالبنا الصليب الأحمر مؤخرا، ومنذ اندلاع الكفاح المسلح من جديد، بحماية المدنيين في المناطق المحتلة من انتقام جيش وشرطة الاحتلال المغربي”.

    و بخصوص التأخر في تسوية القضية الصحراوية رغم القرارات الدولية، التي توصي بتصفية الاحتلال، حملت حيدار، المجتمع الدولي، خاصة فرنسا مسؤولية تعطيل المسار السلمي، و دعم الاحتلال المغربي، موضحة، ” يجب الحديث اولا عن تخاذل المنتظم الدولي و تواطؤ بعض القوى الدولية داخل مجلس الأمن و تحديدا فرنسا حامية الاحتلال المغربي”.

    كما حملت الاحتلال المغربي، المتسبب الرئيسي في خرق وقف إطلاق النار- كامل المسؤولية عن ما قد ينجر عن هذا القرار من عواقب خطيرة “بإمكانها للأسف نسف مخطط السلام نهائيا في الصحراء الغربية”.

    و صرحت، ” كل المناضلين و الشعب الصحراوي قاطبة يعتقدون أن الكفاح المسلح ربما يكون اللغة الوحيدة التي يفهمها الاحتلال”.

    و اردفت، ” للأسف 30 سنة من السلام المزعوم لم تكن سلاما لنا نحن على الأقل، فقد فقدنا خلالها عشرات الضحايا، والقتلى، والجرحى، والمعتقلين السياسيين وضحايا مختلف الانتهاكات، إذا لم يكن سلاما بالنسبة للصحراويين أبدا”.

    و ينتظر الشعب الصحراوي- تؤكد حيدار- الكثير من العودة إلى الكفاح المسلح، ” أقله أن يفرض المجتمع الدولي على دولة الاحتلال أن تتوقف عن استهتارها بمقاومة الشعب الصحراوي وعن سياسة الهروب إلى الأمام، وتحترم القانون الدولي عبر جلاءها بشكل نهائي ” من الأراضي المحتلة.

    الإذاعة الجزائرية

     

     

  • L’AFP met à nu les fake news du Maroc sur la guerre au Sahara Occidental

    En quête d’éléments pour démentir les communiqués militaires du Front Polisario sur ses attaques contre le mur de la honte et de la lâcheté, les services secrets marocains ont diffusé une vidéo datant du mois de février 2020 dans laquelle on voit une groupe d’orpailleurs prendre la fuite pour échapper à l’armée algérienne. Les faits ont eu lieu à Tamanrasser, dans les frontières avec le Mali.

    Pour cacher la défaite de leur armée au Sahara Occidental, les services de désinformation du royaume du Maroc n’ont pas hésité à présenter les individus qui apparaissent sur la vidéo comme des combattants du Front Polisario en fuite face aux attaques de l’armée marocaine.

    Le fait n’a pas échappé aux reporters de l’agence de presse française. “Nous n’avons pas pu vérifier les circonstances exactes de ces images. Toutefois, leur présence en ligne depuis plusieurs mois écarte toute relation avec la reprise du conflit au Sahara occidental”, précise l’AFP dans une dépêche.

    Tags : Sahara Occidental #SaharaOccidental #FrontPolisario #Maroc Maroc