Blog

  • Evasion de Carlos Ghosn : Sept gardes à vue à Istanbul

    Turquie: Sept gardes à vue à Istanbul dans l’affaire de l’évasion de Carlos Ghosn

    AA – Istanbul

    La police turque a interpellé, à Istanbul, sept personnes suspectées d’avoir aidé Carlos Ghosn, ancien patron de Renault-Nissan, à fuir au Liban.

    Ghosn était en détention provisoire à domicile au Japon, où il est sujet à plusieurs affaires de corruptions liées à la période où il dirigeait le groupe Renault-Nissan.

    Le 30 décembre 2019, il s’est échappé de son domicile à Osaka et est arrivé à l’aéroport Ataturk d’Istanbul de manière illégale, avant de rejoindre le Liban, pays dont il est originaire.

    Suite à cela, la police turque a ouvert une enquête.

    Ainsi, 7 personnes, dont 4 pilotes de la compagnie aérienne privée qui a transporté Ghosn, 2 membres du personnel au sol et le directeur d’une société privée de transport de marchandises, ont été placées en garde à vue. (Anadolou)

    Tags : Carlos Ghosn, Japon, évasion, Renault-Nissan, Liban, Turquie, Istanboul,

  • Belgique : La princesse Lalla Salma du Maroc dans la DH de ce jeudi !

    La dh.be consacre son édition de ce jeudi une page à la princesse marocaine Lalla Salma.

    Sous le titre de « Où est passée la Princesse, les Belgo-Marocains s’inquiètent », le journal belge revient sur la disparition de celle que fut jusqu’à décembre 2017 la première dame du Maroc.

    Dans le but d’éclairer ses lecteurs, La DH publie une interview avec le journaliste bruxellois d’origine marocaine Khalil Zeguendi, rédacteur en chef du magazine Le Maroxellois.

    Selon M. Zeguendi, les marocains sont réellement inquiets sur le sort de la princesse Lalla Salma qui « occupait l’avant-scène médiatique. « On la voyait constamment aux côtés du Roi lorsqu’ils recevaient les têtes couronnées et les Chefs d’État, précise-t-il. Depuis deux ans, plus aucune photo ou aucun enregistrement ne la montre, si ce n’est des montages avec des photos d’archives. Lalla Salma est devenue un fantôme ».

    On y reviendra sur cette intéressante interview qui relance le sujet de la disparition de la désormais Salma Bennani, de son nom de jeune fille.

    Tags : Maroc, Lalla Salma, Mohammed VI, têtes couronnées, couples royaux, divorce, disparition, Salma Bennani, Khalil Zeguendi,

  • l’UE est le principal donateur pour l’activité du PAM en appui aux réfugiés sahraouis en Algérie

    L’Union européenne aide le PAM à lutter contre la malnutrition chez les réfugiés Sahraouis

    ALGER – Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a salué une contribution de 1,3 million d’euros (1,4 million de dollars) de l’Union européenne (UE) pour traiter et prévenir la malnutrition chez les enfants et les femmes réfugiés sahraouis dans les cinq camps situés près de Tindouf en Algérie.

    Le soutien de l’UE aux activités de nutrition du PAM intervient à un moment clé. La dernière enquête nutritionnelle, menée cette année conjointement par le PAM et le HCR, a révélé que les taux de malnutrition aiguë globale (MAG) chez les enfants sahraouis réfugiés de moins de cinq ans ont atteint 7,6% en 2019 contre 4,7% en 2016. L’enquête a également révélé que la moitié des enfants de moins de cinq ans et des femmes âgées de 15 à 49 ans souffrent d’anémie.

    “La tendance à la malnutrition croissante dans les camps de réfugiés sahraouis est inquiétante car elle peut entraîner davantage de décès et de maladies”, a déclaré Patrick Barbier, chef du bureau de la protection civile et de l’aide humanitaire en Algérie. “Avec cette nouvelle subvention au PAM, l’UE veut s’assurer que les enfants et les mères réfugiés sont aidés et évitent des souffrances inutiles. Les familles de réfugiés sahraouis peuvent continuer à compter sur l’UE pour un soutien humanitaire vital.”

    Les fonds permettront au PAM de fournir aux enfants et aux femmes des produits nutritionnels spéciaux pour traiter et prévenir la malnutrition pour les 18 prochains mois. Ils permettront aussi de promouvoir les habitudes alimentaires saines, à travers une sensibilisation accrue à la nutrition et à des activités d’éducation.

    “Le PAM est reconnaissant de la généreuse contribution de la Commission européenne à nos programmes de nutrition, qui ont été chroniquement sous-financés dans le passé”, a déclaré le représentant du PAM et directeur pays en Algérie, Imed Khanfir. “Le PAM a besoin d’un financement régulier et prévisible pour traiter et prévenir la malnutrition dans les camps de réfugiés à Tindouf.”

    Cette contribution s’ajoute à une contribution de 4 millions d’euros (4,6 millions de dollars) cette année pour couvrir les besoins alimentaires de base de milliers de familles de réfugiés sahraouis. l’Union européenne est le principal donateur pour l’activité du PAM en appui aux réfugiés sahraouis en Algérie, couvrant 30 pour-cent des fonds requis en 2019 pour cette opération.

    Les réfugiés sahraouis vivent depuis 40 ans dans des conditions difficiles dans le désert du Sahara, dans le sud-ouest de l’Algérie. Hébergées dans cinq camps de réfugiés près de la ville algérienne de Tindouf, les familles de réfugiés dépendent principalement de l’assistance du PAM pour leurs besoins alimentaires. Les possibilités d’emploi et de subsistance sont limitées.

    La Commission européenne est le plus grand donateur des activités du PAM en faveur des réfugiés sahraouis en Algérie. En 2019, ECHO a couvert 30% des besoins de financement du PAM pour cette opération.

    Le PAM soutient les réfugiés du Sahara occidental en Algérie depuis 1986. Les opérations du PAM en Algérie sont menées et surveillées en collaboration avec des organisations nationales et internationales pour garantir que l’aide alimentaire parvienne aux personnes auxquelles elle est destinée.

    Source

    Tags : Sahara Occidental, PAM, UE, aide humanitaire, réfugiés sahraouis,

  • Des missiles US au Maroc, pourquoi?

    Les Forces royales air (FAR) et l’usine américaine Raytheon de Tucson ont signé un contrat pour la production d’un lot de missiles air-air.

    Il s’agit d’un « contrat incitatif (ferme) à prix fixe non concurrentiel de 768 283 907 dollars, pour le lot de production de missiles air-air avancés à moyenne portée (AMRAAM) », explique le département américain de la défense.

    Ce contrat prévoit aussi de fournir aux FAR des missiles d’entraînement, un système de télémétrie AMRAAM, des pièces de rechange et tout autre matériel de support technique de production. Les travaux seront exécutés à Tucson dans l’Arizona, avec une date d’achèvement prévue le 28 février 2023, informe-t-on.

    Surnommé Slammer par les pilotes américains, AIM-120 AMRAAM est un missile air-air de moyenne portée (de 75 à 160 km selon la version du missile), muni d’un système de guidage à radar actif.

    Le Maroc envisage également se renforcer militairement par l’acquisition de nouveaux navires de guerre, rapporte Al Ahdath Al Maghribia qui cite des médias espagnols dans son édition de ce mardi 31 décembre. Ces deux navires de guerre seront vendus au Maroc par son voisin du Nord, avec lequel les transactions militaires sont rompues depuis trois décennies.

    Ce lot de deux navires de guerre devrait coûter au royaume 260 millions d’euros. Il s’agit, selon les sources du quotidien, de deux patrouilleurs de grande classe fabriqués par une compagnie appartenant à l’Espagne (Navantia).

    Ces deux navires patrouilleurs constituent la seule commande du Maroc auprès de l’Espagne depuis trente ans. Car, poursuit le quotidien qui cite des sources médiatiques espagnoles, le Maroc a mis, depuis les années quatre-vingt, le cap sur le partenariat français pour acquérir ce dont il a besoin en matière d’armement maritime.

    PressTV, 31 déc 2019

    Tags : Maroc, armement, missiles, FAR, armée,

  • Maroc : Le Makhzen se plie à la pression nationale et internationale

    Selon le site Barlamane.com, des hautes autorités seraient en colère contre le président du parquet suite à sa décision d’arrêter le journaliste Omar Radi en raison d’un commentaire sur les réseaux sociaux.

    Commentant cette nouvelle, Fouad Abdelmoumni, ancien secrétaire général de Transparency Maroc, a indiqué que cette annonce est est le fruit de la pression nationale et internationale. « Après le dédit auquel la pression nationale et internationale ont contraint l’Etat dans la poursuite de Omar Radi après Hajar, Barlamane.com, organe officieux des services, annonce que c’est le chef du parquet qui serait sur la sellette pour servir de fusible », a-t-il indiqué.

    « L’escalade répressive hors normes que le Maroc a connue depuis quelques années, et son accélération forcenée en ce mois de décembre, ont eu plusieurs bras : la police qui établit les accusations, le parquet qui plaide, la justice qui sanctionne, la presse qui légitime, le gouvernement et le parlement qui regardent ailleurs, et au dessus de tous, le palais qui “veille à l’orientation stratégique du pays et de ses institutions”, a-t-il ajouté.

    Pour Abdelmoumni, « que le système fasse marche arrière lorsque la société se mobilise fortement est bon à prendre. Qu’il reconnaisse les abus est nécessaire. Qu’il sacrifie quelques répressifs zélés serait un pas dans la bonne direction ».

    « Mais, souligne-t-il, la direction n’est pas un bouc émissaire qu’on jette en pâture ; c’est l’abandon du tout répressif, c’est la reconnaissance de la pleine liberté d’expression, c’est l’annulation de toutes les sacralités et lignes rouges, c’est considérer qu’aucune expression ne peut mener à la prison à moins d’être un appel direct à la violence, et c’est faire le ménage de l’ensemble des fonctions liées à la justice et à la protection de l’ordre. Vaste programme… ».

    Tags : Maroc, Omar Radi, Fouad Abdelmoumni, presse, journalistes, répression, parquet,

  • Le projet turc en Libye

    Parce qu’elle a réussi à occuper une partie de la Syrie, sous prétexte d’en faire une zone tampon entre elle et les Forces démocratiques syriennes, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, croit rééditer le même exploit en Libye. A-t-elle des chances d’y parvenir ? Oui, si les pays de la région, en particulier l’Egypte, l’Algérie et la Tunisie la laissent faire, comme elles avaient laissé le couple franco-britannique détruire l’Etat libyen, il est vrai dans un contexte différent de celui d’aujourd’hui.

    Elle n’en a en revanche aucun si les pays du Sahel et ceux du Maghreb s’entendent pour l’empêcher de poser pied en Libye. Ce dont le président turc est venu s’assurer dernièrement auprès des dirigeants tunisiens, ce n’est pas tant de leur disposition à s’inscrire dans son projet d’occupation de Tripoli que de leur neutralité dans le cas où il passe à l’action.

    Si au lieu de Kaïs Saïed, son interlocuteur avait été Rached Ghannouchi, maintenant non seulement le président d’Ennahda, le principal parti tunisien, mais le président de l’Assemblée, il serait probablement reparti avec l’assurance qu’il était venu chercher.

    En vertu de la Constitution tunisienne, la politique extérieure et les questions de sécurité ne relèvent pas du gouvernement, qui en l’occurrence n’est pas encore formé, mais du président de la République. Cela n’a pas empêché Erdogan de prêter ensuite à ses hôtes ces mêmes propos qu’il avait conçu l’espoir d’entendre d’eux, comme si en Tunisie il était un peu en territoire conquis.

    La mise au point de la présidence tunisienne n’a pas dû néanmoins lui déplaire beaucoup, puisqu’elle revenait à réaffirmer la politique de neutralité observée par Tunis dans les affaires libyennes, en dépit donc du développement que compte leur donner la Turquie.

    Erdogan n’aurait pas fait le déplacement s’il était certain que les Tunisiens prendraient mal qu’il soit seulement venu chercher de la compréhension auprès d’eux relativement à son projet d’occupation de la Libye.

    On ne peut même pas exclure qu’il en ait profité pour les sonder sur le sentiment des Algériens sur le même sujet, espérant sans doute qu’Alger soit dans les mêmes dispositions que Tunis. Maintenant, il se peut qu’à leur tour les Tunisiens n’aient discuté avec lui de la Libye, pour eux carrément un sujet de politique interne, que pour mieux prendre connaissance des intentions qu’il nourrit à cet égard. Il est venu prendre leur pouls, et ce seraient eux qui aient pris le sien. Il n’en reste pas moins qu’il ne pouvait se permettre une démarche de reconnaissance de ce genre qu’à Tunis, où il compte des amis.

    La Tunisie est le seul pays arabe où des islamistes sont en train de former un gouvernement. Le seul donc qui puisse être tenté de ne pas condamner sa deuxième occupation d’un pays arabe, après celle de la Syrie.

    S’il était certain de trouver un accueil comparable à Alger, nul doute qu’il y aurait fait un saut par la même occasion. Le seul fait qu’il n’ait pas eu une idée pareille prouve qu’Alger est hostile à son ambition libyenne. Ce projet est le même que celui qui a été mis en œuvre en Syrie, au bout de plusieurs années d’approche et d’intrigues.

    En Libye, son corps expéditionnaire se trouvera pris entre deux armées qui n’accepteront jamais sa présence à leurs frontières.

    En Syrie même d’ailleurs les jours de sa présence militaire sont comptés. Dans le pire des cas, elle ne durera que le temps que le demi-millier de soldats américains restera autour des puits de pétrole de Deïr-ezzour. C’est en vain qu’Erdogan veut ressusciter l’empire ottoman.

    Le jour d’Algérie, 31 déc 2019

  • Sahara occidental : Retour au blocage après l’espoir de règlement du conflit

    Après une intense médiation qui a ravivé l’espoir de paix au Sahara occidental, le processus de règlement onusien s’est heurté, en 2019, au blocage depuis le départ de Horst Kohler, Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unis, dont le poste est toujours vacant.

    M. Kohler, ancien président allemand, a décidé en mai dernier de se retirer de son rôle d’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental après 20 mois de médiation qui l’ont vu insuffler une nouvelle dynamique au processus de règlement du conflit au Sahara occidental.

    Sa démission a répondu à un souci de santé mais le double jeu du Maroc a certainement renforcé sa conviction de renoncer à sa mission de médiation. Avec son départ, le conflit au Sahara occidental aura consommé quatre médiateurs après les deux américains, James Baker et Christopher Ross et le hollandais, Peter Van Walssun.

    Politicien avisé, l’ancien émissaire a reconnu à l’issue d’une deuxième table ronde tenue en mars à Genève (Suisse) que la tâche n’était pas facile et qu’il ne fallait pas «s’attendre à un résultat rapide car les positions divergeaient toujours fondamentalement».

    Campant sur sa position de blocage, le Maroc ne s’est pas montré coopératif rejetant les mesures de confiance sur lesquelles a insisté l’émissaire onusien en particulier celles portant sur «le déminage et la reprise des visites entre familles sahraouies».

    Pour le Front Polisario, l’inflexibilité manifestée par l’occupant marocain lors de ces discussions fait «voler en éclats toute chance de restaurer la confiance et de faire avancer les questions essentielles».

    La déception était à la hauteur de l’espoir du peuple sahraoui qui a cru que l’autodétermination était enfin à sa portée après 28 ans de promesses non tenues.

    Le double échec de l’ONU et du Conseil de sécurité

    Alors que l’absence d’un Envoyé personnel a paralysé le processus de paix, l’Onu a été invitée plusieurs fois à préserver l’élan de Genève en permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination, seul moyen de parvenir à une solution pacifique et durable dans la dernière colonie en Afrique.

    Il va sans dire que le retard pris dans la désignation d’un nouvel émissaire pour le Sahara occidental a été exacerbé par les conditions préalables imposés par le Maroc.

    Dans les faits, l’ONU tout comme son organe suprême, le Conseil de sécurité, ont manqué en 2019 l’occasion d’éviter le blocage du processus politique et permettre à la Mission de l’ONU pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso) d’accomplir la mission pour laquelle elle a été créée. En octobre, un Conseil de sécurité divisé a adopté une résolution déséquilibrée qui a porté un sérieux coup à l’élan politique qu’il a entretenu pendant 18 mois.

    Le texte prorogeant le mandat de la Minurso d’une année a rompu avec la pratique en vigueur depuis plus de deux ans, en vertu de laquelle le mandat de la Minurso était reconduit sur une base semestrielle.

    La résolution présentée par les EtatsUnis, mais marquée surtout par l’empreinte de la France, a été critiquée par plusieurs membres du Conseil de sécurité pour «son libellé favorable au Maroc».

    L’Afrique du Sud, la Russie et la Chine ont déploré des tentatives d’estomper des paramètres de règlement du conflit convenus dans les résolutions précédentes du Conseil de sécurité.

    La référence aux notions de «réalisme» et «compromis» dans ladite résolution était une tentative de saper certains principes, dont le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, qui pourtant a été consacré par l’Assemblée générale et les résolutions pertinentes du Conseil sécurité.

    Face au blocage, la poursuite de la lutte

    En septembre, le SG de l’ONU, Antonio Guterres, a levé toute équivoque sur la nature du conflit au Sahara occidental, réaffirmant dans un rapport soumis à l’Assemblée générale que les organes de l’ONU traitent ce dossier comme une question de décolonisation.

    En parallèle, le Front Polisario qui continue d’appeler de ses voeux à sortir de cette impasse, a affirmé qu’il «ne sera jamais acteur d’un processus ne respectant pas le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination».

    L’affirmation a été réitérée par son secrétaire général, Brahim Ghali, également président de la République arabe sahraouie (Rasd), à l’issue du 15ême Congrès du Front Polisario, tenu dans les territoires sahraouis libérés de Tifariti du 19 au 25 décembre.

    Le Congrès a été l’occasion de rappeler la poursuite de la lutte du peuple sahraoui et l’apport décisif que pourrait apporter l’Union africaine (UA) à la libération des territoires occupés.

    Simultanément, la forte présence des délégations étrangères à ce congrès a reflété l’élan de solidarité internationale à la cause sahraouie, exprimé auparavant à l’occasion de la 44ème conférence européenne de soutien au peuple sahraoui (Eucoco), qui s’est tenue en novembre à VictoriaGastiez en Espagne, avec l’ambition de contribuer à l’effort de progresser vers une solution pacifique, et constituer «un jalon dans le processus de paix».

    Dans le même sillage, l’année 2019, a été marquée par une mobilisation accrue des ONG et des défenseurs des droits de l’homme à travers le monde pour empêcher le pillage des ressources naturelles au Sahara occidental qui, par ailleurs, se poursuit sans le consentement de son peuple, propriétaire légitime du territoire.

    Les Débats, 31 déc 2019

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, ONU, MINURSO, Horst Koehler, envoyé spécial, Conseil de Sécurité,

  • Algérie : 2019, l’année de toutes les surprises

    A un quelques heures de la fin d’année, beaucoup d’Algériens ne se posent pas la question de savoir où ils passeront le réveillon. Ça sera chez eux. Ils ne feront même pas attention aux douze coups de minuit. D’ailleurs, il n’y en aura pas. Avant, c’est-à-dire dans une autre vie, avant l’émergence du mouvement populaire et ses 45 vendredis de mobilisation, la présidentielle reportée deux fois, les partis politiques, l’Internet et toutes les babioles pratiques qui nous viennent d’Occident, les citoyens s’intéressaient un peu aux fêtes de fin d’année.

    Avec l’arrivée dans nos vies du tsunami politique avec les conséquences que l’on vit, le pays s’en trouve connecté au reste du monde. Les Algériens ne sont pas les seuls à manifester. A Hong Kong, Beyrouth, au Chili, en France et ailleurs, le mode est aux marches hebdomadaires. Toutes ces marches pacifiques que nous avons empruntées aux Occidentaux, pour au final, faire mieux, nous feront toucher du doigt comment les Occidentaux fêtent l’arrivée d’une nouvelle année.

    Mais cela ce sera pour cette année. Avant, dans une autre vie, lorsque le pays était sous sa Chappe de plomb, les Algériens allaient voir ailleurs comment ça se passait, on zappait, un coup en Europe, un autre aux Etats-Unis. Et on découvrait que ça ne servait à rien de voir des types s’amuser comme des fous et sauter au plafond au douzième coup de minuit. Les premières années de l’ouverture médiatique, beaucoup d’Algériens attendaient devant leurs écrans de télé la mort d’une année dans plusieurs pays du monde. La France, les Etats-Unis, la Russie, le Japon….bien entendu pas de pays africains ni arabes. Sauf que ces dernières années, nous constatons l’entrée de Dubaï dans le cercle fermé des villes «dans le vent».

    Cela dit, ce serait dévoiler un secret de polichinelle que de dire que les Algériens d’en haut on toujours fêté l’événement. Ils le faisaient entre eux dans les appartements de quartiers chics. Ils le font encore dans les grands hôtels. Mais jamais dans la rue. Mais si ! Lorsque ça leur prend de faire un boulevard un trente et un décembre, les Champs Elysée sont à deux heures d’avion seulement.

    En attendant les quelques heures qui nous séparent de l’heure H, tout le monde sait que cette année qui se meurt, aura été historique. Elle a mis les Algériens d’en bas dans la rue et forcé la main à tout un régime, dont les symboles réveilleront en prison. De quoi sera fait 2020 ? Dieu seul le sait. Et pour cause qui pensait, en décembre 2018, ce qu’allait enfanter 2019.

    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 30 déc 2019

    Tags : Algérie, Bouteflika, Hirak, procès, corruption, Gaïd Salah,

  • Algérie : Premier discours de Chanegriha

    Chanegriha, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP) par intérim, a présidé, lundi à Alger, une réunion au siège de l’Etat major de l’ANP ayant regroupé les cadres du ministère de la Défense nationale et de l’Etat-major de l’ANP, a indiqué hier, un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

    “A l’issue de sa désignation par M. le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, le général- major Saïd Chanegriha, chef d’Etat major de l’ANP par intérim, a présidé une réunion regroupant les cadres du ministère de la Défense nationale et de l’Etat-major de l’ANP”, précise le communiqué. Ont pris part à cette réunion, le Secrétaire général du ministère de la Défense nationale, les Commandants de Forces, les Chefs de départements du MDN et de l’Etat-major de l’ANP, les Directeurs et les Chefs de services centraux et les Chefs de bureaux.

    A l’entame de la rencontre, une minute de silence a été observée, en guise d’hommage et de recueillement sur l’âme du défunt général de corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, avant que le général-major, chef d’Etat-major de l’ANP ne prononce une allocution ,dans laquelle il a mis nl’accent sur “le rôle primordial qu’a joué l’ANP aux côtés du peuple algérien, face au complot dangereux qui visait la stabilité de l’Algérie et les fondements de l’Etat, et la neutralisation de ses institutions constitutionnelles, pour la faire sombrer dans un marais de chaos et de violence”.

    “Nous avons traversé aux côtés de notre peuple au cours de cette dernière période de notre histoire contemporaine, une étape sensible à travers laquelle notre pays a fait face à un dangereux complot, qui visait la stabilité de l’Algérie et les fondements de l’Etat, ainsi que la neutralisation de ses Institutions constitutionnelles, pour l’entrainer dans le bourbier du chaos et de la violence”, a rappelé le chef d’Etat-major de l’ANP par intérim.

    “Toutefois, le Haut-commandement de l’ANP, qui a pris conscience de l’ampleur de ce complot, a su gérer cette phase avec sagesse et clairvoyance, à travers l’accompagnement et à la protection des marches pacifiques, sans qu’aucune goutte de sang ne soit versée, en sus de l’accompagnement des institutions de l’Etat, de manière à leur permettre d’accomplir leurs missions dans les meilleures conditions, ainsi que la détermination à rester dans la légitimité constitutionnelle et à faire face à quiconque tente de porter atteinte à l’unité nationale”, a-t-il relevé. Pour le général-major Chanegriha, “l’ANP a contribué, aux côtés des services de la sécurité, à la réussite de l’organisation d’élections présidentielles libres, honnêtes et transparentes, et à la sécurisation du processus électoral, dans un climat de quiétude et de sérénité”.

    Dans ce sillage, “nous réaffirmons que nous resterons mobilisés au service de la patrie et nous ne dévierons jamais de nos engagements constitutionnels, quelles que soient les circonstances. Et nous ferons toujours face aux ennemis de la patrie et à quiconque tente de porter atteinte à notre souveraineté nationale”, a-t-il soutenu.n Par la même occasion, le général-major a transmis à l’assistance “les remerciements, l’estime et la gratitude” du président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, à l’ensemble des personnels de l’ANP pour “les efforts laborieux et soutenus consentis lors de cette étape cruciale et décisive, qu’a traversée notre pays”, ajoute le communiqué.

    A ce titre, “je tiens à vous transmettre les remerciements, l’estime et la reconnaissance de M. le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, et à travers vous, à l’ensemble des personnels de l’ANP, pour les efforts laborieux et soutenus consentis par tous, lors de la gestion de l’étape sensible que traverse notre pays, de même que pour les efforts de sécurisation des élections présidentielles dans un climat de sécurité et de quiétude, ce qui a permis au peuple algérien d’accomplir son devoir électoral en toute liberté et démocratie, ainsi que pour les grands efforts fournis lors des funérailles du défunt général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah”, a affirmé Saïd Chanegriha.

    Le général-major a tenu à rappeler, que “les critères pour assumer les fonctions, les postes ou n’importe quelle responsabilité, constituent en le critère de la sacralisation du travail étant le secret du succès, en plus de ceux de la compétence, la capacité, le sérieux, l’intégrité et le dévouement à l’armée et à la patrie”. A cet égard, “je tiens à rappeler, sincèrement et franchement, que, pour moi, les critères pour prétendre aux fonctions, aux postes ou à toute autre responsabilité, quelle que soit leur importance, sont la vénération du travail qui constitue la clé du succès, en plus de la compétence, la capacité, le sérieux, l’intégrité et le dévouement à l’armée et à la patrie”, a souligné le chef d’Etat-major de l’ANP par intérim.

    “Tout comme je tiens, à la veille du Nouvel An 2020, à vous adresser ainsi qu’à vos familles et vos proches, mes vœux les plus sincères, en priant Allah Le Tout- Puissant que la Nouvelle année soit porteuse de prospérité pour notre armée et notre pays”, a-t-il ajouté. A la fin de la réunion, il a invité la présence à observer “un moment de recueillement à la mémoire de nos valeureux Chouhada, tous nos Chouhada, depuis 1830, en passant par les résistances populaires et les Chouhada des massacres du 8 mai 1945, jusqu’aux Chouhada de la glorieuse Révolution de libération et du devoir national, et à méditer sur le sens et de leurs sacrifices pour qu’ils soient un exemple à suivre”.

    Par : LAKHDARI BRAHIM

    Le Midi Libre, 31 déc 2019

    Tags : Algérie, Chanegriha, armée, Etat-Major,

  • Maroc : Note de Karim Bouzida sur « Le roi prédateur » et ses auteurs

    Note au sujet de la publication du livre de Graciet et Laurent
    La publication du livre « le Roi prédateur », développant un discours négatif, pourrait avoir des visées de déstabilisation politique et économique. Le sujet n’étant pas nouveau, il conviendrait de bien doser les aspects de communication de façon à ne pas lui faire une publicité gratuite ou le crédibiliser. Nous pensons que l’adossement du nom d’Eric Laurent à Catherine Graciet procède par ce souci de « crédibilité » de l’ouvrage, c’est pourquoi ce paramètre est central.
    Tout en évitant toute sur-réaction nous recommandons toutefois un dispositif dont certains éléments sont a déployer dés fin de cette semaine, étant entendu que l’intensité du dispositif (au Maroc et en France essentiellement) restera a calibrer en fonction de l’évaluation qui sera faites de la sortie de l’ouvrage ou de toute autre action imprévue concomitante.
    AXES PRINCIPAUX DE L’EDITEUR
    L’ouvrage prétend être une « enquête » sur les intérêts économiques de la Monarchie. Son résumé mis à disposition par l’éditeur souligne :
    • La fortune personnelle du roi du Maroc a quintuplé en dix ans, et le magazine Forbes le classe désormais parmi les personnalités les plus riches du monde.
    • Par le biais des holdings que contrôle la famille royale, avec l’aide du secrétaire particulier de Sa Majesté et la complaisance de nombre de dignitaires et de valets du pouvoir, c’est à une véritable mise en coupe réglée de l’économie du Royaume que l’on assiste depuis plus de dix ans.
    • Voici ce système, et les hommes qui en tirent les ficelles, pour la première fois mis au jour au terme d’une minutieuse enquête de terrain, d’un examen fouillé des dossiers sensibles, de nombreuses rencontres avec les principaux témoins de cette royale prédation, y compris parmi les proches du Palais
    -Voici comment le souverain d’un des régimes désormais les plus menacés par la vague démocratique dans les pays arabes a transformé ses sujets en clients, l’Etat en machine à subventionner les intérêts de la famille royale, et notre pays en complice d’un désastre politique et moral auquel contribue, à son corps défendant, le contribuable français.
    ANALYSE CONTEXTUELLE
    Saisissant le contexte régional dit “printemps arabe” et avide de parallélisme pervers , un nombre de réseaux antagonistes a choisi de nuire a l’image des institutions sur deux bases, le champs économique et le champs politique.
    On constate toutefois que ces réseaux qui s’emploient sur le plan national et international ont concentré leurs attaques sur le champs économique .
    Cette concentration trouve son explication dans :
    • Faiblesse des arguments antagonistes sur un pseudo hégémonie de l’institution Royale sur le champs politique, lesquels viennent notamment buter sur le train de réformes initié par Sa Majesté trés largement plébiscite au plan international ( discours du 9 mars , référendum constitutionnel, transparence des élections, arrivée de l’opposition parlementaire a la primature, renouveau de la classe partisane, gestion soft des revendications et manifestations…)
    • Volonté antagoniste de nuire a la proximité du souverain avec les couches les plus défavorisées et ses actions de règne contre l’exclusion ( on sent une forte crispation de ces réseaux contre la symbolique de “Roi des pauvres” )
    • Ces réseaux croient en la “solidité de leurs arguments” : classement Forbes, chiffres et statistiques, performances des filiales Sni…
    • Tout prétexte est “bon a prendre” ainsi ces réseaux , appuyés par des relais internationaux et des sites webs Marocains , travestissent et amplifient des actes tels que : le sit-in d’ouvriers des domaines agricoles, la cession d’atlas hospitality, la rénovation de la résidence de Sa Majesté, les protestations d’Imider…
    • Les “mouvements” dits contestataires ( principalement 20 février) ont très vite montré leurs limites en terme de mobilisation, les dits réseaux, convergeant ici avec Jaoi, s’évertuent a utiliser ce thème en guise de mobile de mobilisation et d’excitation des protestataires a caractère économique et social
    • Pour ces réseaux, décliner sur l’espace public de manière outrageuse voire injurieuse des éléments censés se rapporter a la sphère privée de Sa Majesté est une manière censée écorcher la sacralité du souverain voire de provoquer une réaction répressive qu’ils ne manqueraient pas d’utiliser fallacieusement.
    ANALYSE SPECIFIQUE A L’OUVRAGE 
    (…)