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  • Algérie : Plusieurs détenus politiques et d’opinion libérés ce mercredi

    Plusieurs détenus politiques et d’opinion ont été libérés ce mercredi et les autres suivront, peut être, dans les heures prochaines. Sur les réseaux sociaux, les algériens ne cessent de souligner que leur mise sous mandat de dépôt était arbitraire et que leur libération n’est pas un service rendu.

    Hormis le Moudjahid Lakhdar Bouregaa, une dizaine de détenus d’opinion écroués à la prison d’El Harrach ont été remis en liberté ce mercredi. Le général à la retraite Hocine Benhadid, qui a subis trois interventions chirurgicales depuis son emprisonnement le 12 mai dernier.

    Des détenus d’opinion ont également été libérés à Oued Souf, Tlemcen, Annaba et à Oran ou Le bédéiste Abdelhamid Amine alias Nime, qui avait été arrêté pour des desseins traitant de la situation politique a lui aussi été relâché.

    Algérie Focus, 2 jan 2020

    Tags : Algérie, Hirak, Lakhdar Bouregaa,

  • Le Maroc, un refuge pour les voleurs

    Affaire des 9000 milliards détournés vers l’Espagne : les mis en cause s’enfuient au Maroc
    Dans ce sens, nos sources font savoir que certains cadres des entreprises algériennes habitant dans la wilaya d’Oran se seraient enfuit vers le Maroc alors qu’ils étaient mis sous contrôle judiciaire. Ils seraient au nombre de six.
    A noter que la chambre d’accusation près le tribunal d’Alger avait émis un mandat d’arrêt contre plus de quarante personnes accusés dans la même affaire après à une plainte déposée par la direction des douanes algériennes contre une longue liste de personnalités suite à une correspondance des autorités espagnoles pour une enquête sur l’origine de ces fonds colossaux que ces derniers versaient dans des banques espagnoles.
    Par ailleurs, l’enquête sécuritaire et judiciaire a abouti à la définition du montant détourné vers l’Espagne et qui est estimé à 900 millions d’Euros, soit plus de 9.000 milliards de centimes, durant les trois dernières années.
  • «Le Maroc est en bonne voie pour devenir le pestiféré de la région» (responsable algérien)

    Un responsable algérien qui a requis l’anonymat a qualifié, dans une déclaration à Algeriepatriotique, les accusations du ministre marocain des Affaires étrangères, Salah-Eddine Mezouar, de «puériles, gratuites et dénuées de tout fondement». Il a dénoncé «ce réflexe pavlovien qui consiste à toujours pointer un doigt accusateur vers l’Algérie». La réaction de Rabat «illustre le désarroi et la fuite en avant d’une diplomatie qui doute de sa prétendue cause nationale devant l’ampleur du scandale Coleman» (divulgations de documents secrets marocains compromettants, ndlr), a-t-il poursuivi.
    D’après notre interlocuteur, les révélations faites sur les réseaux sociaux ont «le mérite de mettre en lumière une vaste entreprise de corruption au sein des organisations internationales et un recours honteux à certains lobbies». Le rapprochement avéré entre le Makhzen et les sionistes «en dit long sur la sincérité et l’engagement de ceux qui prétendent défendre la cause palestinienne à la tête du comité El-Qods», a encore souligné notre source.
    Les tentatives du Maroc de discréditer l’Algérie ne sont qu’un coup d’épée dans l’eau et risquent de se retourner contre leurs initiateurs, laisse entendre ce responsable algérien. «Ce pays qui a des problèmes avec tous ses voisins, l’Espagne, la France, l’Algérie et la Mauritanie, devrait prendre enfin conscience que l’essence expansionniste de sa politique va finir par en faire un pestiféré au niveau de la région», avertit notre source.
    Tags : Maroc, Algérie, Makhzen, lobby, Chris Coleman,
  • Algérie – 2019

    L’année qui se termine aujourd’hui aura été une année particulière dans l’histoire du pays. Les Algériens sont sortis en masse dans la rue pour exprimer leur volonté de changement. Une expression populaire qui a suscité l’admiration à travers le monde de par son caractère pacifique.

    Les événements qui ont marqué l’année 2019 auront été un concentré de faits qui, généralement, s’étalent sur une décennie. Une succession d’événements qui auront dérouté le plus avisé des observateurs. La succession de Bouteflika aura finalement ouvert une voie périlleuse qui continue à secouer l’Algérie, la fragilisant davantage dans un environnement géopolitique incertain.

    2019 restera pour l’Histoire une année difficile, harassante, mais, en même temps, exaltante tant elle aura offert un espoir, inlassablement renouvelé, d’ouverture et de renouveau. Comme si les Algériens ont désormais décidé de prendre leur destin en main et de ne plus s’en laisser compter.

    2019 restera probablement comme un marqueur de l’histoire politique algérienne. Comme 1988. Ces années, durant lesquelles le peuple a décidé de dire son mot à propos de son avenir.

    2019 signera à jamais la chronique historique et politique de l’Algérie. Une année que les livres d’histoire retiendront sans nul doute. La démission de l’ancien Président face à la revendication populaire, le scrutin présidentiel dans des conditions tendues, l’élection de Tebboune nouveau Président de la République, la disparition de Gaïd Salah, l’emprisonnement de personnages importants, à l’image de Toufik, Saïd, Sellal et Ouyahia, auront ébahi les Algériens, en quête d’une vie meilleure. Ces derniers auront mérité largement les meilleures distinctions annuelles concernant ce Hirak, formidable mouvement politique révolutionnaire.

    Les manifestants, qui battent le pavé chaque vendredi, en semblent convaincus, 2020, l’année qui débute, sera probablement celle du renouveau. Celle du début de la construction de l’Algérie nouvelle à laquelle continuent, inlassablement, de rêver les Algériens.

    Reporters.dz, 31 déc 2019

    Tags : Algérie, Hirak, 2019, 2020,

  • Iran: Washington a franchi la ligne rouge et recevra une réponse ferme

    Le porte-parole du gouvernement iranien, Ali Rabei, a déclaré que Soleimani est un symbole de la force de son pays qui revendique son droit à le venger.

    AA / Ankara / Ahmet Dursun

    Le porte-parole du gouvernement iranien, Ali Rabei, a déclaré, vendredi à la télévision d’État, au sujet du meurtre du commandant de la “Force al-Quds” des Gardiens de la révolution, Qassem Soleimani, lors d’un raid américain, que les États-Unis avaient franchi la ligne rouge et qu’ils recevraient bientôt une réponse ferme.

    Rabiei a ajouté que Soleimani est un symbole de la force de son pays qui revendique son droit à le venger pour protéger sa dignité et se défendre.

    Il a souligné que les États-Unis, en ciblant la sécurité nationale de l’Iran, recevront une dure leçon dont Trump et tous les présidents américains se souviendront.

    Après les prières du vendredi, de nombreuses villes iraniennes ont été le théâtre de manifestations condamnant l’assassinat de Soleimani, lors d’un bombardement américain sur la route de l’aéroport de Bagdad.

    Les manifestants ont scandé des slogans contre les États-Unis et Israël.

    Le département américain de la Défense a confirmé, vendredi, la “neutralisation” de Soleimani à Bagdad, sur ordre du président Donald Trump.

    Le communiqué du Pentagone a accusé Soleimani de planifier des attaques contre des diplomates et des employés américains en Irak et dans la région.

    La frappe américaine visait à “dissuader les futurs plans d’attaque iraniens», selon le communiqué du Pentagone, qui a promis que les États-Unis “continueront de prendre toutes les mesures pour protéger leurs citoyens et leurs intérêts dans le monde”. (Anadolou)

    Tags : Iran, Etats-Unis, Donald Trump,

  • Wikileaks et la visite de Sarkozy au Maroc

    Ce document est signé par le Chef adjoint de la Mission Diplomatique, Robert P. Jackson, le 7/10/2007

    Extraits

    Objet : SARKOZY BALAIE LE MAROC DE SES PIEDS

    Dans une interview avec le quotidien pro-Palais Le Matin juste avant son arrivée, Sarkozy décrit la proposition d’autonomie du Maroc pour le Sahara comme “sérieuse et crédible.” S’adressant à une séance commune du Parlement à Rabat le 23 octobre, Sarkozy semble avancer d’un pas dans le soutien français explicite au plan du Maroc, en le qualifiant de “nouvel élément,” dans un long processus abouti à l’impasse, utilisant la formuledu gouvernement des EU qui prône qu’il pourrait “servir de base pour la négociation dans la recherche d’une solution raisonnable à la question du Sahara Occidental.” Les remarques de Sarkozy sur le Sahara semblent rmettre la France tout près de la position marocaine et ont été embrassées comme tel par la majorité de la presse marocaine, qui a qualifié les remarques du président comme une percée de la politique française dans la question du Sahara. (Nous comprenons que la direction du Polisario ait protesté contre les remarques de Sarkozy.)

    (…)

    Quoique la couverture de presse de la visite de Sarkozy soit, pour une grande majorité, positive, quelques commentateurs ont exprimé un certain ressentiment – Al Massae, quotidien indépendant (arabe) a ronchonné que la diplomatie française “continue à être dirigés par des concepts traditionnels et obtus” et a accusé le Président d’être condescendant avec le Maroc en émettant “un certificat de bonne conduite” au régime. Un quotidien Islamiste important a qualifié d’insulte l’affirmation de Sarkozy pendant son speech au Parlement que l’Islam signifie bonté, tolérance et paix, tandis que l’Islam politique signifie séparation et engendre l’hostilité vers “l’autre.” Le quotidien arabe affilié au PJD Islamiste a dénoncé la remarque de Sarkozy en la qualifiant de gifle aux visages des DÉPUTÉS Islamistes présents dans l’audience.

    (…)

    Tandis que Sarkozy était généralement bien reçu, il y avait beaucoup de commérage dans les salons marocains sur un président “trop détendu” confortablement penché sur sa chaise comme lorsque lui et le Roi ont présidé le 22 octobre la cérémonie de signature au Palais Royal à Marrakech. En une image, on a vu Sarkozy croisant ses jambes et dirigeant la pointe de sa chaussure vers le Roi – un geste tabou dans le monde Islamique. Sarkozy a été accompagné au cours de la visite, y compris dans un banquet avec la famille royale par sa Ministre de la Justice (d’origine marocaine) Rachida Dati.

    Tags : Wikileaks, Maroc, Nicolas Sarkozy, TGV, LGV,

  • Wikileaks : Le Maroc utilise les accords commerciaux avec la France pour attirer son soutien dans le conflit du Sahara Occidental

    Le premier câble de l’Ambassade des États-Unis cite un accord de 3 milliards d’Euros pour Sarkozy, comme la politique française sur le Sahara Occidental penche vers la position marocaine. Parmi les accords signés par Sarkozy il y a l’accord sur le nucléaire avec l’OCP, le pilleur marocain de phosphates. (Office Chérifien des Phosphates)

    « Lors de la visite, Sarkozy et son entourage ont conclu des accords commerciaux et ventes militaires, dont une frégate navale, pour presque 3 milliards d’euros, », remarque l’ambassade dans le document daté du 29 octobre 2007, en relation avec la visite de Sarkozy au Maroc. La lettre constitue le premier document de l’ambassade des États-Unis sur le Sahara Occidental révélé par le site Web controversé Wikileaks.

    La lettre mentionne spécifiquement l’accord signé par le groupe nucléaire français Areva et la Compagnie Nationale des Phosphates (OCP). L’accord consistait à extraire l’uranium du acide phosphorique marocain.

    L’OCP pratique l’extraction minière au Sahara Occidental occupé, en violation du droit international comme décrit dans l’opinion légal de l’ONU du 2002. La compagnie nationale OCP extrait du phosphate au Maroc et au Sahara Occidental.

    Au même temps, l’ambassade des États-Unis a remarqué que Sarkozy, à travers ses affirmations, avait agacé les représentants du peuple Sahraoui:

    « Les réflexions de Sarkozy sur le Sahara montrent comme la France se place vers la position marocaine et ont été accueillies comme telles par la plupart de journaux marocains, qui ont caractérisé les remarques du président comme une avanée de la politique française sur la question du Sahara. (nous comprenons que les dirigeants du Polisario aient protesté contre les réflexions de Sarkozy) », note l’ambassade des États-Unis à Rabat dans la première lettre confidentielle sur le Sahara Occidental publiée aujourd’hui sur Wikileaks.

    Le Maroc occupe illégalement le Sahara Occidental, prétendant qu’il fait partie de son propre territoire. Aucun pays au monde reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental, une revendication qui a été rejetée de façon catégorique par la Cour Internationale de Justice en 1975.

    WSRW

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, France, TGV, LGV, Nicolas Sarkozy,

  • Examining the Many Roles and Manifestations of Salafism in the Maghreb

    Salafism in the Maghreb—a new book from Frederic Wehrey and Anouar Boukhars, senior fellow and nonresident fellow of the Carnegie Endowment for International Peace’s Middle East program—provides a definitive account of how Salafism—a conservative, literalist interpretation of Islam—has grown in influence and evolved in different contexts.

    Read more from the source : Henry Luce Foundation

     

     

     

     

    Tags : Maghreb, salafism,

  • “La jeune moabite”, de Gabriel Matzneff

    Première chronique sur Gabriel Matzneff

    Aujourd’hui ma chronique est consacrée au nouveau tome du journal intime de Gabriel Matzneff La jeune Moabite. Les années 2013-2016 sont couvertes par ce volume. Son activité de diariste, débutée en 1953, compose ses fameux Carnets Noirs même si le tome présent est parfois directement tapuscrit sur un ordinateur Apple au détriment de la tradition des carnets de Moleskine. L’ouvrage se termine le 12 août 2016 date anniversaire des quatre-vingts ans de l’auteur. Nul doute que depuis il poursuit la prise de notes quasi quotidienne.

    Gabriel Matzneff est un écrivain sulfureux, libertin, marginal, ostracisé et mis au pilori de la société. A la fois romancier, essayiste, épistolier et diariste il fait de sa vie son œuvre et utilise la langue française de façon merveilleuse pour la sublimer. Lire Gabriel Matzneff ne signifie pas nécessairement adhérer à ses convictions et ses penchants. Ceci est vrai de tout écrivain mais dans son cas le préciser en introduction s’avère recommandé.

    En effet, ses livres mettent l’accent sur sa vie amoureuse et charnelle et son attrait pour les très jeunes filles contribue à le rendre infréquentable et à le tenir à l’écart de la vie culturelle et littéraire française. C’est le quatorzième tome de son journal intime qui paraît à présent. A ce jour, la période 1989-2006 dort dans les caves de chez Gallimard et devrait être publiée post mortem. Ce choix éditorial suscite des interrogations.

    En attendant, Matzneff est toujours vif et jouisseur malgré les aléas de la vie. C’est un homme heureux et préoccupé de l’approche de la mort. Il est ainsi attentif avant chaque voyage en avion à anticiper un éventuel accident et à garder ses affaires en ordre, à confier à des proches les dernières versions dactylographiées de ses œuvres. Parmi les journaux déjà disponibles je conseille la lecture de Mes amours décomposés, La passion Francesca et La prunelle de mes yeux. Côté romans, nul doute qu’Ivre du vin perdu correspond à un summum de décadence et incarne le matznévisme dans toute sa splendeur. Nous n’irons plus au Luxembourg et Harrison Plaza sont des œuvres moins scandaleuses mais caractéristiques des thèmes favoris de l’auteur.

    La jeune Moabite c’est le surnom, en référence à Victor Hugo, qu’il donne à sa tendre amante. Il ressent pour elle une nouvelle passion, un désir merveilleux, il souhaite vivre un amour apaisé. Sans doute en raison de la peur du procès il ne la nomme pas, elle sera juste désignée par ces signes ***. Ils ont plus de soixante ans d’écart d’âge et pourtant ils vont s’aimer. Après qu’elle l’a interpellé dans la rue à Strasbourg, ils nouent conversation, l’adolescente est fascinée par l’écrivain qu’elle a reconnu.

    Lors de son inscription à la Sorbonne elle le contacte, le rejoint dans sa garçonnière proche le quartier latin, lui offre un baiser fougueux avant de faire l’amour avec lui. Ils se verront plusieurs fois pour de tendres et passionnés câlins. Il l’aime et il est persuadé, que c’est réciproque, pourtant, leur histoire ne parvient pas à s’inscrire dans la durée.

    Dans sa lettre de rupture elle lui annonce paradoxalement qu’elle ne peut se passer de lui. Mais force est d’admettre que le lien entre Gabriel Matzneff et ***, même s’il est au centre de ce journal n’en constitue que la portion congrue. Plus que cette jeune fille ce sont ses nombreuses ex amantes qui peuplent les pages de ces carnets et qui partagent le quotidien ou les pensées du presque octogénaire. Diane, Véronique, Anastasia, Aouatife, Vanessa, Marie-Elisabeth parmi tant d’autres ces filles devenues femmes accompagnent Matzneff. Certaines demeurent présentes et attachées à lui, tandis que d’autres n’ont pas supporté le cocufiage dont elles ont été victimes, demeurent jalouses ou simplement renient leurs histoires de jeunesse.

    L’amant est désormais moins flamboyant. Il passe beaucoup moins de temps au plume avec de jeunes personnes du sexe qu’auparavant. Sa santé est vacillante, l’âge fait son œuvre, inexorable. Le journal insiste sur les séjours à l’hôpital, les visites chez le médecin et les analyses sanguines dans les laboratoires. Cancer, problème cardiaque et souci pulmonaire sont les compagnons du vieil homme diminué. Cependant, en dépit des alertes, il reste vif et ne renonce pas. Gabriel Matzneff reste d’ailleurs très attaché à la diététique et aux soins corporels. Il fait chaque année des cures et des jeûnes afin de demeurer svelte et séduisant. Il est cependant épicurien et ne résiste pas à une bonne bouteille de vin et à de pantagruéliques repas au restaurant où il se tape la cloche avec ses fidèles amis. Les pages du journal intime recensent à la fois la composition des menus, des plaisirs gustatifs et des rencontres amicales régulières.

    Ce journal est principalement rédigé à Paris et en Italie, à Rome, Venise, Naples et Trieste. Le temps défunt des séjours réguliers à Manille et Bangkok est évoqué au rang des souvenirs doucereux. L’auteur est réputé pour ses chroniques dans lesquelles il défend ses opinions politiques et sociétales souvent iconoclastes. Il est très difficile de le situer, c’est avant tout un homme libre qui affirme ses choix et les assume. Réactionnaire, il déplore le développement et la démocratisation du tourisme. Il écrit ainsi : « non, ce n’est pas Venise que je gourmande ; c’est ce qu’ont fait les Vénitiens de leur ville. Venise devrait être interdite aux ploucs comme le mont Athos est interdit aux femmes. »

    Persuadé de son talent et de sa supériorité vis-à-vis du vulgum pecus il est parfois méprisant et hautain. Parmi ses thèmes de prédilection la fréquentation des églises et la pratique religieuse sont toujours omniprésentes. Ses amis et les dîners avec eux se retrouvent dans ces pages, notamment au restaurant le Bouledogue. L’exercice du journal intime tenu sur une telle durée comprend forcément des redites et des répétitions. Mais cela met en exergue la cohérence d’une personne, la persévérance dans ses idées forces. Au fil des pages le lecteur pioche des pépites, découvre des mots peu usités, jouit des subjonctifs passés, c’est un véritable plaisir littéraire.

    Source : Culture tout azimut, 20 ai 2018

    Tags : Gabriel Matzneff, litérature, La jeune Moabite, pédophilie, mineurs,

  • Maroc : Les trésors appelés à disparaître

    Nous, qui sommes nés entre 1940-1970 sommes les bienheureux …

    Notre vie en est une preuve vivante.

    – En jouant et en faisant du vélo, nous n’avons jamais porté de casque.

    – Après l’école, nous avons joué jusqu’au crépuscule; Nous n’avons jamais regardé la télé.

    – Nous avons joué avec de vrais amis, pas des amis sur internet.

    – Si jamais nous avions soif, nous buvions de l’eau du puits et non de l’eau embouteillée.

    – Nous ne sommes jamais tombés malades en partageant le même verre de jus avec quatre amis.

    – Nous n’avons jamais pris de poids en mangeant des assiettes de pâte tous les jours.

    – Rien n’est arrivé à nos pieds malgré l’errance aux pieds nus.

    – Nous n’avons jamais utilisé de suppléments pour rester en bonne santé.

    – Nous avions l’habitude de créer nos propres jouets et de jouer avec ceux-ci.

    – Nos parents n’étaient pas riches. Ils ont donné l’amour .. pas le matériel.

    – Nous n’avons jamais eu de téléphone portable, de DVD, de console de jeux, de Xbox, de jeux vidéo, d’ordinateurs personnels, d’Internet, de chat, mais nous avions de vrais amis.

    – Nous rendions visite à nos amis sans y être invités et avons partagé et apprécié la nourriture avec eux.

    -Nous avons pu avoir des photos en noir et blanc, mais vous pouvez trouver des souvenirs colorés dans ces photos.

    – Nous sommes une génération unique et la plus compréhensive, car nous sommes la dernière génération à écouter ses parents …

    – Et nous sommes aussi les premiers qui ont dû écouter leurs enfants.

    Nous sommes une édition limitée!

    Profitez et apprenez de nous.

    Nous sommes des Trésors appelés à disparaître.

    Source

    Tags : Maroc, générations, personnes âgées,