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  • Maroc : Quand Abdelmalek Alaoui traite Ali Lmrabet de “traître”

    Dans cet email, Abdelmalek Alaoui, directeur de Global Partnership Intelligence, traite Ali Lmrabt de “traître” en raison d’un article sur Hicham Alaoui.

    Voici l’article :

    Ali Lmrabet

    J’ai accroché ce matin sur ce mur l’interview du prince Hicham El Alaoui dans le quotidien espagnol El Pais. L’idée était de donner l’information mais aussi d’étudier certaines réactions.

    Voilà un prince alaouite, petit-fils de roi, neveu de roi et cousin de roi, et de surcroît troisième dans la ligne de succession au trône, qui assur…e à contrecourant de tout ce qui s’écrit et se dit au Maroc, que notre pays n’est pas une « exception » dans la région, et que s’il n’introduit pas des réformes urgentes et profondes il y aura inévitablement des troubles autrement plus graves que ceux de Tunisie.

    Son analyse appelle à un débat. Parce que c’est un intellectuel, parce qu’il n’est pas n’importe qui et enfin par le sérieux, ou la gravité, des choses qu’il avance.

    Qu’il ait raison ou pas c’est une autre histoire. Chacun est libre d’interpréter à sa manière ces déclarations et s’il a des arguments contraires à ceux du prince il peut les présenter dans un débat d’idées comme dans tout pays civilisé. Le Maroc est bien un pays civilisé, n’est-ce pas ?

    Or, depuis une bonne dizaine d’heures depuis que j’ai accroché cette interview aucun cybermakhzenien, aucun « flic dans sa tête », aucun vrai flic de la DST, de la DGED, des RG, des renseignements de la gendarmerie ou des bureaux de l’armée, ne s’est manifesté, ni n’a osé critiquer ce qui normalement, pour infiniment moins que ça, vaut à ce mur un tombereau d’injures et d’accusations malveillantes de la part des services, des désaxés et des ignorants.

    Si je peux comprendre qu’un « nihiliste » ou qu’un citoyen marocain qui espère le vrai changement n’ait rien à redire de ce qu’avance ce prince, si je peux comprendre qu’un cyberchékam de l’Etat doive attendre des instructions pour oser (sinon ikazbou babah) émettre une critique au cousin du roi, par contre ce que je ne comprends vraiment pas c’est l’édifiant silence des cybermakhzeniens ou autres « flics dans leur tête ».

    Alors que normalement cette meute est aux avant-postes pour veiller au grain, surveiller la moindre déviation et protéger la patrie en danger, là face à Hicham El Alaoui ils se taisent. Ils fuient. Ils font comme s’il n’y avait rien.

    J’avais vraiment espéré que ces courageux patriotes, flics vrais ou simulés, ou en apprentissage, se lancent à l’attaque du prince : « Combien l’Espagne vous a payé a Moulay pour faire cette interview dans un quotidien espagnol ennemi du Maroc ? », « Etes-vous un traître Moulay Hicham ? », « Pourquoi vous versez de l’huile sur le feu avec cette interview ? », etc… La littérature habituelle.

    Et pourtant, à part une ébauche de remarques assez ternes, il n’y eu aucune attaque contre Hicham El Alaoui, aucun battement d’aile de mouche. Rien.

    Mais pourquoi donc ? Si comme nous le chantent ces cybermakhzeniens, ainsi que ces écervelés de la monarchie, le Maroc est en train de changer et que c’est le pays de la démocratie et de la liberté d’expression, pourquoi ne peut-on pas critiquer un prince ? Pourquoi ne pas le contredire dans un débat démocratique ? Pourquoi ne pas s’en prendre à lui comme on le fait souvent, « courageusement », derrière un ordinateur ?

    La vérité, c’est que cette bande de lâches et de serviles, je parle de ces cybermakhzeniens et de ces monarchistes de la dernière heure, ces amoureux du baisemain et des marches de « l’amour », ces « naâmistes», cette tribu d’habitués de la prosternation, ont peur. Oui, ils ont peur que l’article 179 du code pénal qui punit toute critique à un membre de la famille royale leur tombe sur la gueule.

    Et oui, On est courageux jusqu’à une certaine limite. Au delà, rien n’est sûr.

    Mais alors que fait-on des convictions ? Quand on aime sa patrie on doit être prêt à se sacrifier pour elle, aller en prison et même, dans les cas extrêmes, à mourir. Ce prince, ce “Moulay Hicham” s’en prend à la stabilité de notre patrie, croit-on ? Attaquons-le, donc ! Et tant pis pour l’article 179 du code pénal. Sur ce mur nous l’avons critiqué maintes fois, mais sans jamais l’injurier ou porter atteinte à sa dignité comme le fait une certaine presse téléguidée par qui de droit.

    Triste réalité de ce monde, le patriotisme s’éteint quand on éteint son ordinateur ou quand il y a risque de se retrouver privé de liberté, convoqué devant un tribunal, sans son précieux portable et sans le net. Défendre la monarchie avec un ordinateur relié à un router, et au chaud chez soi, oui, oui et oui, aller en taule pour des idées, des convictions, fréquenter des taulards qui ne viennent pas des beaux quartiers, subir les humiliations des gardiens, « la khouya ». Mali ana ?

    Quel beau patriotisme, quel beau nationalisme, sincère et vigoureux…

    Je n’ai donc que mépris pour ces makhzeniens qui vont d’un mur à un autre en criant « vive le roi !», sans connaître le sens de ce mot, « parce que c’est comme ça », « parce que tout le monde le dit », et « parce que si on ne le dit pas on peut aller en prison ». Sans faire fonctionner leur tête, sans lire l’histoire et les histoires de ce pays.

    Cher amis, le Maroc que nous voulons est celui où tout le monde pourra critiquer, émettre des doutes, des opinions différentes et même anachroniques, sans qu’on le menace, de prison ou de stigmatisation. Un Maroc éloigné de la peur du Makhen, débarrassé de la pensée unique et où chacun cultive ses propres convictions dans le respect d’autrui.Dans le respect mutuel.

    Si certains veulent vivre éternellement dans la servitude et la prosternation perpétuelle, libres à eux, mais ils n’ont pas le droit de nous empêcher d’aspirer à la liberté.

    Vive le Maroc et vive la liberté !

    Source : mail confidentiel (voir image ci-jointe)

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Ali Lmrabet, Abdelmalek Alaoui, Hicham Alaoui,

  • Le roi du Maroc est dans son château à Betz de peur d’une révolution

    “Le roi du Maroc est dans son château à Betz de peur d’une révolution”. C’est le titre de cet article qui a attiré l’attention de la boîte d’Abdelmalek Alaoui, une boîte chargée de ce qu’on appelle “veille médiatique” et qui consiste à surveiller tout ce qui est publié sur la toile, notamment sur le Maroc.

    Cet article a été publié par le site “ghazli.com” qui n’existe plus, mais dont nous avons une copie grâce à un email confidentiel de la DGED.

    Voici son texte intégral:

    Le roi du Maroc est dans son château à Betz de peur d’une révolution

    Le courage du roi du Maroc l’a amené à se planquer en France dans un château confortable sur le dos de son peuple.

    Il a fait de son pays une attraction pour les Français, Anglais et Espagnoles en livrant son peuple comme de la main d’œuvre à bas coût.

    Il a donné l’opportunité aux femmes de devenir la femme de ménage, la cuisinière et selon les lieus à la prostitution comme à Marrakech et à Agadir.

    Les hommes doivent se contenter au métier de service mais au même tarif.

    Le seul avenir au Marocain c’est la révolution ou venir en Europe car il est impossible de survivre au Maroc.

    Marine Lepen ne dit rien quand 60000 Français vivent au Maroc pour profiter des bas salaires et le prix de l’immobilier moins cher.

    Avant la vente de son pays aux étrangers un Marocain pouvait acheté un Riad pour 15000 euros mais après l’invasion des étrangers le même Riad vaut 150 000 euros alors que le salaire de 200 euros ne donnera jamais la possibilité un marocain a être propriétaire.

    Le roi du Maroc vie vraiment comme un roi et détient dans chaque ville impérial un énorme palace .

    Lundi 31 Janvier 2011

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Château de Betz, luxe, vacances, loisirs,

  • Tunisie : L’UGTT appelle à former un gouvernement de sauvetage en urgence

    Dans une allocution prononcée par le Secrétaire général de l’UGTT (Centrale syndicale), Noureddine Tabboubi, devant un rassemblement de syndicalistes, à l’occasion du 9ème anniversaire de la Révolution tunisienne
    Mona Saanounı |
    14.01.2020

    AA/Tunis/Yemna Selmi

    Le Secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT- Centrale syndicale), Noureddine Tabboubi, a appelé, mardi, à former en urgence un gouvernement de sauvetage, qui adopte un programme social.

    C’est ce qui ressort du discours prononcé par Tabboubi, lors d’un rassemblement de syndicalistes devant le siège de l’UGTT à Tunis, à l’occasion du 9ème anniversaire de la Révolution tunisienne, qui avait abouti à la chute de l’ancien président tunisien défunt Zinelabidine Ben Ali.

    Tabboubi a appelé le président de la République, Kaïs Saïed, à « désigner une personnalité consensuelle pour la présidence du gouvernement, qui soit compétente et intègre et œuvre à la formation d’un gouvernement de sauvetage sur la base d’un programme social répondant aux attentes de notre peuple avec ses différentes classes sociales ».

    Le Secrétaire général de l’UGTT a également considéré que « le prochain gouvernement doit renfermer un nombre limité de ministres et que ses membres doivent être compétents et intègres ».

    Il a, entre autres, mis l’accent sur « la nécessité de tenir des concertations élargies entre toutes les parties autour de la formation du gouvernement, le plus rapidement possible ».

    Plus tôt dans la journée, le Président tunisien, Kais Saïed, avait envoyé une correspondance aux blocs parlementaires, leur demandant de présenter des noms de candidats compétents pour présider le prochain gouvernement, après le rejet du gouvernement de Habib Jemli.

    Vendredi dernier, le Parlement tunisien avait voté à une majorité de 134 députés contre le gouvernement de Habib Jomli, tandis que 72 députés avaient voté pour et 3 autres s’étaient abstenu.

    Tabboubi a considéré, d’autre part, que « l’UGTT est l’abri de tous les Tunisiens et avait eu un rôle crucial dans la destitution de l’ancien régime lors de la révolution, à travers l’organisation de manifestations de protestation et de grèves notamment à Sidi Bouzid (centre), Kasserine (ouest) avant que les manifestations ne s’étendent vers d’autres régions dont la capitale Tunis ».

    Le Secrétaire général de l’UGTT a souligné, dans ce contexte, que « sans l’UGTT, la révolution n’aurait pas réussi et le régime d’oppression n’aurait pas été destitué ».

    Et d’ajouter que « la célébration de l’anniversaire de la révolution reflète le refus de la dictature et de la corruption par la Tunisiens ».

    Les Tunisiens célèbrent, mardi, le 9ème anniversaire de la révolution (17 décembre 2010-14 janvier 2011) et la destitution du régime du président défunt Zinelabidine Ben Ali.

    Des centaines de syndicalistes ont scandé, lors du rassemblement devant l’UGTT, des slogans relatifs à la révolution tunisiennes dont « fidèles au sang des martyrs » et « Travail, liberté, dignité ! ».

    Anadolou

    Tags : Tunisie, UGTT, syndicats, travail,

  • Algérie : Une prière pour une mission

    par Abdou BENABBOU

    Aller à la rencontre de personnalités marquantes de la scène politique algérienne et laisser dire aux constitutionnalistes que la pénalisation du président de la République n’était pas à écarter est sans conteste un éclairage important sur la nouvelle méthode de gouvernance de Tebboune.

    Elle semble enterrer le mépris flagrant qu’affichait le président déchu à l’adresse d’hommes dont il estimait qu’ils étaient porteurs d’ombre susceptible de contrarier son pouvoir et écorcher sa mainmise totale sur le pays. C’est sans doute d’abord à ce niveau que Bouteflika a entamé la creusée de son tombeau en peaufinant avec une débile maladresse la portée sur son dos de toutes les antipathies et les inimitiés. Qu’un Taleb Ibrahimi ait été ému de recevoir à son domicile le président n’est pas rien. La nature humaine est avant tout cela. L’être humain peut se transformer en volcan face à la déconsidération. Il peut offrir sa veste en échange d’une considération.

    Très souvent, et particulièrement en Algérie, face à un manque de considération manifeste, la réaction humaine devient terre à terre et quand elle se situe au sommet de l’Etat elle peut avoir des effets catastrophiques. L’histoire de l’Algérie est riche de zizanies accoucheuses de phénoménales crues psychologiques incontrôlées.

    Cependant, l’évolution sociale et politique du pays ne ressemble en rien à celle des deux dernières décennies. Le président de la République mesure à sa juste valeur la dimension de la crise devant laquelle il fait face et il maîtrise les aléas comme les bénéfices de la retombée des destinées. Il en connaît les senteurs pour en avoir goûté. Loin de chercher à composer avec les hommes, en homme d’Etat tel qu’il se dévoile, il a compris que sa grande arme ne peut être que la bonne foi et que sa lourde responsabilité exige d’être largement partagée. Prendre sur soi d’aller rendre visite à des personnalités et l’annoncer officiellement est un acte de gouvernance. Il n’est pas l’offre d’un partage mais une prière pour une mission.

    Source

    Tags : Algérie, Abdelamjid Tebboune, Ahmed Taleb Ibrahimi, consultations, Constitution,

  • Miguel Urban : reconnaître la RASD et changer de politique vis-à-vis du Sahara occidental

    Miguel Urban, eurodéputé d’Unidas Podemos, demande au gouvernement de coalition de Madrid de reconnaître la RASD et de changer de politique vis-à-vis du Sahara occidental

    Urban dénonce que les gouvernements successifs du PSOE et du PP ont « progressivement hypothéqué tout espoir d’autodétermination du peuple sahraoui » pour une “raison géopolitique supposée”, la relation avec le Maroc, qu’ils n’ont cependant pas non plus renforcée.

    « Pendant toutes ces années, les différents gouvernements d’Espagne ont cédé au chantage du gouvernement marocain, pensant que l’opinion publique de notre pays finirait par oublier les Sahraouis », estime Urban.

    Pour cette raison, il défend l’argument que le premier gouvernement de coalition depuis la « transition » devrait changer de cap dans un dossier où la « responsabilité historique (de l’Espagne) ne devrait pas être négociable ».

    Selon lui, le gouvernement « doit prendre des mesures pour cesser d’être un problème comme il l’a été jusqu’à présent et devenir une partie de la solution au problème politique du Sahara », à commencer par la reconnaissance et la nationalité.

    Ensuite, poursuit-il, l’Espagne doit avoir un « rôle actif et déterminé dans les institutions internationales » pour restaurer un processus de négociation qui est « au point mort « depuis la démission de Horst Köhler, le dernier envoyé du Secrétaire général de l’ONU.

    À cette fin, il avance qu’ « une solution juste, pacifique, démocratique et durable devrait être assurée à ce conflit qui passe inévitablement par le respect du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ». Et il prévient que l’impossibilité d’une solution pacifique et donc la possibilité d’un retour au conflit armé est un scénario aujourd’hui « hypothétique mais à ne pas exclure »”.

    Avec la tenue du dernier congrès du Front POLISARIO à Tifariti, capitale du Sahara occidental libéré, Urban explique que « les Sahraouis ont décidé de bouger » et maintenant la question est de savoir « s’ils vont le faire seuls ou si pour la première fois le nouveau gouvernement sera prêt à les accompagner ».

    Tlaxcala, 12 jan 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Unidas Podemos, RASD, gobierno español,

  • Maroc – WikiLeaks : « les réalités du Sahara occidental », selon Washington

    Dans le câble diplomatique américain daté du 17 août 2009 (09RABAT706) et révélé par WikiLeaks, le chargé d’affaires Robert P. Jackson fait une synthèse sur « les réalités du Sahara occidental ». Traduction des principaux extraits.

    2)(…) Depuis que le roi Hassan II a lancé la Marche verte en 1975, la question du Sahara occidental a été étroitement liée à la stabilité du trône et du Maroc lui-même. Hassan II, deux fois victime de coups d’État et en guerre pendant des années avec la gauche, s’est servi du Sahara occidental pour aiguillonner le nationalisme et installer son armée loin dans le désert. Plus récemment, cependant, ce lien s’est estompé.

    Le roi Mohammed VI est plus en sécurité, se maintenant au pouvoir plus par l’amour que par peur et sans apparemment être confronté à aucune menace intérieure majeure. Il a cependant pris récemment quelque distance sur la question [du Sahara occidental] et ne s’est pas rendu sur le territoire depuis trois ans, un contraste saisissant avec ses déplacements incessants dans tout le Royaume.
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    20) La dispute entre l’Algérie, le Maroc et le Sahara occidental relève de la situation de l’œuf et de la poule. L’Algérie a indiqué que ses relations avec le Maroc ne pouvaient pas s’améliorer tant qu’il n’y aurait pas d’autonomie au Sahara occidental. Le Maroc, qui suit de près les liens étroits entre les dirigeants du Polisario et leurs hôtes algériens, reste convaincu qu’il n’y aura pas d’accord si les relations avec les Algériens ne s’améliorent pas. En réponse, en juin 2009, les Marocains ont affirmé que leur but principal était désormais de se rapprocher de l’Algérie.

    Retrouvez le câble original en anglais ici.

    Jeune Afrique, 26 sept 2011

    Tags : Sahara occidental, Maroc, Front Polisario, ONU, Etats-Unis, Algérie,

  • Le Maroc s’en prend aux observateurs de l’Union Africaine

    Maroc, Sahara Occidental, Union Africaine, MINURSO,

    Décision du Maroc de mettre fin aux fonctions des deux observateurs de l’UA auprès de la Minurso

    La présente note porte sur l’opportunité de mettre fin aux fonctions des deux Observateurs de l’Union africaine (UA) auprès de la Minurso, en réaction à l’activisme de la Présidente de la Commission de l’Union africaine et dans le contexte du dernier rapport du Secrétaire Général des Nations Unies sur le Sahara.

    Actes hostiles de la Présidente de l’Union africaine

    Depuis l’élection de l’actuelle Présidente Mme Zuma à la tête de la Commission de l’Union Africaine, cette dernière a multiplié les attitudes et les prises de position ouvertement hostiles au Maroc :

    Tentatives d’ingérence de l’Union africaine dans le processus politique en cours sous l’égide des Nations Unies.

    Envoi de lettres aux membres permanents du Conseil de sécurité et au Secrétaire général de l’ONU, en décembre 2013.

    Inscription de la question du Sahara à l’ordre du jour du Conseil Exécutif de l’UA, et élaboration d’un Rapport sur la question en prévision du Sommet de l’UA en juin 2014 à Malabo.

    Tentative de renforcer le rôle aux deux Observateurs de l’UA auprès de la MINURSO.

    Publication d’un Communiqué dans lequel la Présidente de la Commission :

    accueille favorablement le rapport du Secrétaire Général sur le Sahara ;

    demande instamment au Conseil de Sécurité de saisir l’opportunité de l’examen du rapport et l’adoption de la résolution, pour donner l’impulsion nécessaire au processus de recherche d’une solution, tout en ayant à l’esprit que le Sahara demeure sur la liste des “Territoires Non-Autonomes” depuis 1963.

    Insiste sur la nécessité de munir la Minurso d’un mandat pour la surveillance des droits de l’homme.

    Se félicite de ce que le Rapport traite la question des ressources naturelles conformément à l’Avis du Conseiller juridique des Nations Unies de 2002.

    Rôle de l’Union africaine dans le processus onusien.

    Dans les documents de l’Onu (rapport S/21360 du 18 juin 1990 et Résolution 690 du Conseil de sécurité), la référence à l’Union africaine est liée à la mise en œuvre du Plan de Règlement.

    En effet, si l’OUA a eu un rôle important dans le cadre du Plan de règlement (PR), ce rôle a pris fin avec la déclaration d’inapplicabilité du référendum et le passage du PR à la solution politique négociée. L’Onu a pris acte de ce basculement, notamment dans le dernier rapport du SG, qui indique clairement que l’UA n’a pas de rôle dans le processus politique depuis 2007 (§.87).

    L’entrée en fonction des Observateurs de l’Oua/Ua s’est faite, initialement, sur la base juridique du Plan de Règlement. Elle n’a, toutefois, pas été reprise au niveau du Sofa. Or, l’abandon du Plan de Règlement n’a donné lieu ni à un amendement du Sofa, ni à l’établissement d’un cadre juridique spécifique pour gérer le Statut desdits Observateurs. En conséquence, ces Observateurs évoluent dans une “zone grise juridique”.

    Dès après la suspension de l’opération d’identification en 2003, la question du statut de ces personnes a été posée, sans que les autorités marocaines prennent une décision, en raison, probablement, de la volonté du Maroc de ménager certains pays africains amis.

    A l’heure actuelle, la présence des observateurs de l’UA ne se justifie pas plus sur le plan politique que juridique.

    Sur le principe, les Observateurs de l’Ua ne sont pas couverts par l’Accord entre l’Onu et le Maroc concernant le statut de la Minurso, approuvé par l’échange de lettre du 13 décembre 1991 et du 15 janvier 1992 (communément appelé Sofa). En effet, rien dans le Sofa ne recèle de lien juridique quelconque entre l’Ua et ses Observateurs d’une part, et la Minurso d’autre part.

    Sur le terrain, les deux observateurs (Ethiopie, RDC), se limitent à maintenir quelques contacts avec la MINURSO et marquer leur présence lors des passages de l’Envoyé personnel au Sahara marocain.

    En conséquence, rien sur le plan juridique n’empêche le Maroc de mettre fin à la présence des deux observateurs de l’UA.

    Opportunité de la décision de mettre fin aux fonction des deux observateurs de l’UA

    La décision du Maroc de renvoyer les deux observateurs de l’UA auprès de la MINURSO présente les avantages et inconvénients suivants :

    Avantages

    La décision traduirait la logique de fermeté du Maroc dans ses rapports avec la MINURSO ;

    Elle représenterait un message fort à l’adresse de l’Union Africaine et son activisme inconsidéré contre les intérêts supérieurs du Maroc ;

    Elle acterait une attitude de souveraineté du Maroc sur son territoire ;

    Il s’agit d’une décision qui n’est pas dirigé contre les membres permanents du Conseil de sécurité, puisque les deux observateurs ne font partie d’une composante de la MINURSO ;

    L’appréciation positive qui sera faite au sujet de la décision par l’opinion publique marocaine, dans la suite de l’entretien téléphonique de Sa Majesté Le Roi avec le SG des Nations Unies, le 12 avril 2014.

    La décision serait justifiée sur le plan politique, puisque la position de l’UA a été marquée par une incohérence dans le traitement du différend sur le Sahara. En effet, l’Organisation s’est déjugée en admettant en son sein une entité ne remplissant pas les critères de reconnaissance d’un Etat du point de vue du droit international et a également préjugé du résultat de la solution du différend régional sur le Sahara.

    La décision priverait l’UA d’une source d’information sur le terrain.

    Contraintes à gérer :

    La décision pourrait être mal appréciée par certains pays africains hostiles au Maroc, qui ne manqueront pas de critiquer le Maroc lors des réunions onusiennes et autres (4èmeCommission, débats du Conseil de sécurité etc) ;

    Elle pourrait également être ouvertement critiquée par l’Union Africaine et susciter une décision sur ce sujet au cours du prochain Sommet de l’UA en juin 2014 ;

    L’ONU – et particulièrement le Secrétaire Général – pourrait prendre position à ce sujet, en insistant sur l’importance de la coopération entre l’ONU et l’UA ;

    La propagande « algéro-polisarienne » pour stigmatiser la décision du Maroc.

    Mesures d’accompagnement :

    Aux fins de cette action, il est proposé la démarche suivante :

    Mettre en œuvre la décision rapidement, de préférence la semaine prochaine, après l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara, en communiquant au minimum.

    Lancer une campagne d’explication et d’information en direction de certains pays africains amis ;

    Informer le Secrétaire général de l’ONU et quelques membres influents du Conseil de sécurité, en assurant que la décision n’aura pas d’impact sur le travail de la MINURSO ;

    Modalités de mise en œuvre

    Convoquer l’Observateur de l’UA actuellement présent au Maroc, par le biais du Bureau de coordination avec la Minurso, pour lui signifier la décision du Maroc.

    Au préalable, informer simultanément le RSSG et le SG, quelques heures seulement avant la mise en œuvre de la décision.

    Eviter toute communication officielle directe susceptible de créer des réactions négatives.

    11/09/2014

    Stratégie avec la MINURSO

    Le propos de la présente note est de proposer des actions concernant les thématiques suivantes : Gestion rigoureuse des relations avec la MINURSO ; et Interruption des fonctions des deux observateurs de l’UA auprès de la MINURSO 

    Gestion rigoureuse des relations avec la MINURSO 

    Un certain nombre de mesures restrictives peuvent être imposé à la Minurso et ses membres, sans emporter violation du Sofa. Il s’agit, notamment, des mesures suivantes : 

    Instaurer des restrictions à l’interaction de la Minurso avec les responsables des autorités marocaines; 

    Limiter la délivrance de visas pour le personnel militaire et civil de la Minurso. L’avis du Maec doit être demandé préalablement. 

    Surseoir à la décision des autorités marocaines sur l’octroi de nouvelles plaques minéralogiques. 

    Limiter les déplacements des membres de la Minurso à l’extérieur de la zone de mission. 

    Reprise des locaux mis à la disposition de la MINURSO par la municipalité, ainsi que des locaux concédés gracieusement à la Minurso pour le dépôt de son matériel. 

    Interrompre les discussions sur l’éventuelle révision de l’Accord militaire No.1 

    Interruption des fonctions des deux observateurs de l’UA auprès de la MINURSO 

    En réaction à l’activisme de la Présidente de la Commission de l’Union africaine et dans le contexte du dernier rapport du Secrétaire Général des Nations Unies sur le Sahara, il est proposé de mettre fin aux fonctions des deux Observateurs de l’Union africaine (UA) auprès de la Minurso.

    Cette décision constituerait un message fort à l’adresse de l’Union Africaine et une réaction ferme à son activisme inconsidéré contre les intérêts supérieurs du Maroc. La décision ne serait pas dirigée contre l’ONU, puisque les observateurs de l’UA ne font partie de la MINURSO. Elle serait de nature à avoir un impact positif sur l’opinion publique marocaine, dans la suite de l’entretien téléphonique de Sa Majesté Le Roi avec le SG des Nations Unies, le 12 avril 2014. Enfin, sur le plan pratique, elle priverait l’UA d’une source d’information sur le terrain.

    En revanche, le renvoi des Observateurs de l’UA pourrait susciter des réactions négatives que le Maroc aurait à gérer, notamment de la part de l’UA et ses membres hostiles au Maroc. De même, l’ONU – et particulièrement le Secrétaire Général – pourrait prendre position à ce sujet, en insistant sur l’importance de la coopération entre l’ONU et l’UA.

    #Maroc #Sahara_Occidental #MINURSO

  • Le lien entre l’affaire de la princesse Haya et le divorce de Lala Salma vole la vedette à l’histoire de “son évasion”

    Décidémment, la princesse Lalla Salma a décidé d’occuper la une de la presse pour de bon. Sous le titre de « Le lien entre l’affaire de la princesse Haya et le divorce de Lala Salma vole la vedette à l’histoire de «son évasion », le site British Royal Re-Marry Couples reprend l’histoire de la disparition de la prince marocaine Lalla Salma. Voici le texte intégral de la publication :

    La confirmation du divorce de Lalla Salma vole la vedette à l’histoire de «son évasion»: la confirmation implicite du divorce de la Princesse Lalla Salma du roi Mohammed VI a davantage attiré l’attention des pionniers des médias sociaux que les rumeurs de son évasion.

    Cependant, certains d’entre eux considèrent que la vie privée de la famille royale au Maroc est une affaire interne qui devrait être respectée car son mariage avec le roi du Maroc, Mohammed VI en 2002, la Princesse Lalla Salma a attiré l’attention dans divers forums, que ce soit au niveau local ou international, à une époque où les épouses des rois marocains à travers l’histoire ont été absentes de la scène publique.

    C’est pourquoi son absence, qui a retenu l’attention de tous, s’est également produite à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc, car elle a soulevé de nombreuses questions et laissé la porte ouverte à un flux de rumeurs qui n’a pas encore pris fin.

    À cet égard, certains journaux internationaux, y compris des journaux espagnols, ont continué à parler de la nouvelle du divorce de la princesse avec le roi Mohammed VI, mais la nouvelle est restée sans confirmation officielle, pour montrer début 2018 une photo du roi Mohammed VI après avoir subi une opération cardiaque à Paris, et dans la photo apparassaient tous les membres de la famille royale composée de ses frères et enfants, à l’exception de sa femme Lalla Salma, ce qui a alimenté les rumeurs et soulevé la question auprès de ses partisans sur de l’absence de la princesse. Les informations sur le divorce de la princesse du roi du Maroc sont restées dans la presse internationale et les médias sociaux sans commentaire de la part du palais royal, tandis que les journalistes et certains sites Web ont parlé de l’absence soudaine de Lalla Salma lors de certaines activités telles que la lutte contre le cancer, ainsi comme son apparition publique avec sa fille la princesse Khadija dans la place Jamaa El Fna à Marrakech. Après sa dernière apparition officielle en 2017, comme indiqué par le site «Hespress» qui cite «Al-Ayyam».

    Récemment, un avocat de la famille royale, Eric Duppont Moretti, a publié un communiqué publié par le magazine français «Gala» le samedi 20 juillet 2019, et a suscité une nouvelle controverse sur la disparition de la princesse marocaine. Le texte de la déclaration, selon le journal français, a déclaré que le roi Mohammed VI et son ex-femme, la princesse Lalla Salma, démentent les informations qui circulent sur les conflits familiaux profonds concernant la fuite récente du Maroc, accompagné du prince héritier El Hassan.

    Les nouvelles de la princesse Lalla Salma voyageant sans sa fille, la princesse Khadija, en Grèce, depuis le début du mois de juillet pour les vacances d’été, ont fortement favorisé la rumeur de l’évasion de Lalla Salma. Une déclaration d’un avocat au nom du roi et son ex-épouse a confirmé que «les rumeurs selon lesquelles la princesse Salma s’est échappée ou que leurs deux fils ont été kidnappés et qui circulent depuis juillet sont de fausses nouvelles». L’adjectif «ex-femme» qui a été attribué à la princesse Lalla Salma, et qui a été répété dans la déclaration lue par l’avocat, a été la chose qui a attiré l’attention des pionniers des sites de réseaux sociaux, qui ont considéré le communiqué comme une confirmation officielle de la nouvelle du divorce du roi et de la princesse, dont a longtemps parlé la presse en lui donnant de nombreux décors.

    D’autres disent que le fait d’entrer dans la vie privée du roi l’offense, tout comme la question n’a pas d’importance pour le peuple, autant que les réalisations que le roi offre pour préserver la dignité de son peuple comme l’a écrit Saeed Al-Salmi, dans un commentaire dans sa page personnelle sur Facebook ».

    «Quand certains médias dépassent toutes les limites! », écrit Najwa d’Irak commentant les rumeurs concernant le roi et sa femme, la princesse Lalla Salma, sur sa page personnelle, en référence à la nécessité de respecter la vie privée de la famille royale.

    D’autre part, l’avocat Eric Duppont Moretti a également appelé dans le communiqué publié à respecter la vie privée de la famille royale marocaine et à rejeter la comparaison, effectuée par certains médias, qui font le lien entre la princesse Lalla Salma et le cas d’une autre princesse en allusion à la princesse Haya Al-Hussein et à la question de son évasion des Émirats arabes unis.

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=W3o-WW0yA8o&w=560&h=315]
  • Conflit entre un think-tank américain et Rabie Mansouri

    M. Mohamed Yassine Mansouri

    Rabat, Royaume du Maroc

    Cher M. Mansouri,

    Comme nous vous l’avions informé dans notre correspondance du 31 janvier 2012, Gerson Global Advisors («GGA») a licencié MM. Steve Norris, Rabie Mansouri et Saad Bendidi, avec effet au 28 janvier 2012, et a mis fin à toutes relations avec chacune de ces personnes.

    Nous écrivons maintenant, cependant, parce que nous craignons que vous ayez la fausse impression que ces actions étaient dues à des problèmes financiers ou même à des problèmes liés aux relations de travail étroites que notre cabinet a entretenues avec le Royaume du Maroc. Je tiens à corriger cette impression et je peux affirmer catégoriquement que ces questions ne sont pas la raison pour laquelle nous avons été contraints de prendre cette mesure regrettable et j’espère que cette lettre pourra clarifier votre compréhension.

    La décision de licencier Rabie Mansouri, en particulier, a été pénible. Je lui faisais implicitement confiance et le considérais non seulement comme un ami proche, mais comme un membre à part entière de l’équipe GGA.

    Une fois qu’il est devenu évident qu’il était impliqué dans des activités hautement contraires à l’éthique, moralement répréhensibles et, dans certains cas, potentiellement criminelles, nous n’avons eu d’autre choix que de rompre toutes les relations avec lui. Lorsque ces problèmes avec Rabie Mansouri ont été portés à mon attention, j’ai contacté Steve Norris, lui ai proposé de le rencontrer et lui ai demandé de ne pas contacter Rabie jusqu’à ce que nos avocats aient terminé leur enquête. Malgré le fait que ni Steve Norris, Rabie Mansouri ni Saad Bendidi n’avaient la propriété légale de GGA, nous avons pris conscience que tous les trois collaboraient dans le but de tenter de prendre le contrôle de GGA ou de détruire la société, ne nous laissant d’autre alternative que celle d’écarter chacun d’eux de toute relation avec GGA.

    Bien que notre enquête soit toujours en cours, les preuves de plus en plus nombreuses des actes répréhensibles de Rabie Mansouri incluent désormais la falsification et / ou la modification de courriels de tiers aidant GGA dans ses services au Maroc, dont un exemple est inclus dans les présentes. Bien qu’aucun dommage évident n’ait été causé par cette transgression spécifique, nous et nos conseillers juridiques sommes devenus de plus en plus préoccupés par le fait que quiconque ayant l’audace de falsifier / modifier un e-mail qui vous a été envoyé, M. Mansouri, ait suggéré la possibilité distincte d’autres activités illégales et contraires à l’éthique qu’il pourrait ont également été perpétrées – une préoccupation qui s’est maintenant avérée fondée. Il existe des preuves incontestables, par exemple, que Rabie a déformé une situation personnelle à un ancien sénateur américain dans un effort frauduleux pour obtenir une extension de visa américain au nom d’un citoyen marocain.

    Nos avocats examinent actuellement un dossier croissant de ces activités manifestement contraires à l’éthique et potentiellement criminelles, y compris des courriels falsifiés / contrefaits impliquant, entre autres, de hauts responsables élus américains. Nous espérons éviter de devoir les remettre aux autorités judiciaires compétentes.

    Reconnaissant les dommages que Rabie a pu infliger au client et à notre entreprise, j’estimais qu’il était essentiel de protéger notre intégrité, l’intégrité du client, ainsi que ma réputation et ma réputation en fournissant immédiatement et définitivement des éclaircissements sur ces questions directement à toi.

    Puisque Rabie a choisi de répondre à son licenciement en calomniant et en diffamant GGA et moi-même, nous sommes maintenant confrontés à de graves problèmes de réputation. Le Maroc peut également avoir des problèmes de réputation importants, les paiements dus par le client et restant impayés à GGA et à des tiers de haut niveau, qui ont tous, de bonne foi, fourni des ressources et des services précieux au client. De plus, nous soupçonnons que des factures frauduleuses peuvent avoir été envoyées par Rabie Mansouri et que les paiements peuvent avoir été effectués directement à Rabie Mansouri et non transmis à GGA ou à des tiers. Malheureusement, Rabie a créé une situation qui a maintenant des conséquences graves et potentiellement dommageables qui devraient être une préoccupation pour vous, pour nous et pour le Maroc.

    Comme je l’ai mentionné dans des communiqués précédents, l’équipe consultative souveraine de la GGA reste intacte (et a maintenant ajouté les services distingués de l’amiral Dennis Blair, ancien directeur du US National Intelligence, en tant que président de notre conseil consultatif). Nous nous engageons à protéger notre réputation et celle de nos clients, plus particulièrement le Royaume du Maroc, et à fournir un service et une assistance continus de la plus haute qualité. Bien que mon équipe de direction et moi-même soyons extrêmement affligés par les conséquences malheureuses des actions de Rabie Mansouri, nous restons convaincus que notre précieuse relation avec le Maroc peut être résolue rapidement et positivement, avant qu’il ne puisse infliger de nouveaux dommages collatéraux. À cette fin, je me mettrai à votre disposition pour vous rencontrer, vous ou vos représentants, dans les meilleurs délais.
    Très respectueusement,

    Une fois que nous avons soupçonné qu’il y avait des activités potentiellement contraires à l’éthique de la part de Rabie Mansouri, nous avons ouvert une enquête. Dans le cadre de l’enquête, nous avons examiné le compte de messagerie des conseillers de Gerson Global de Rabie Mansouri. Aux États-Unis, il est légal et éthique pour un employeur d’examiner les communications des employés envoyées via le compte de messagerie de l’entreprise. Voici un exemple d’e-mails modifiés que nous avons découverts.

    Ce courriel particulier est le courriel original, qui a été vérifié auprès de Laddyma Thompson, qu’elle a envoyé au nom de Herb London à Rabie Mansouri le 9 janvier 2012 à 17 h 42. À la page deux, vous trouverez la version modifiée du courrier électronique original de Laddyma Thompson. Veuillez noter que Rabie Mansouri s’est envoyé l’e-mail modifié en le modifiant pour le faire apparaître comme s’il avait été envoyé directement de Laddyma Thompson à Russ Gerson, au lieu de Rabie Mansouri. Vous remarquerez également que la ligne d’objet a été modifiée ainsi qu’une bonne partie du corps de l’e-mail. C’est cette version modifiée que Rabie a ensuite envoyée à M. Mansouri et à Said Temsamani, comme on le voit à la page deux. Les parties surlignées en jaune de l’e-mail, situées à la page trois, sont celles que Rabie Mansouri a modifiées.

    P.S: : Dix jours après, M. Gerson Russ a été reçu à Rabat aux frais de Yassine Mansouri. Même le billet de vol semble avoir été payé depuis le Maroc.

  • Note a.s visite du président tunisien au Maroc

    Un communiqué de la maison Royale annonçe une visite de fraternité et de travail que le président tunisien Moncef Marzouki effectuera au Maroc du 8 au 10 février.

    Cette visite revêt une importance particulière par rapport au contexte dans lequel elle va se dérouler. Ci après quelques recommandations portant sur un accompagnement médiatique pertinent.

    1 Opportunités

    • Cette visite pourrait être lue sous le prisme du parallélisme entre deux chefs d’Etat symboles de la transition mais également acteurs de sécurisation et de stabilisation face à des conjonctures d’incertitude : ainsi, en Tunisie, la victoire des islamistes a ouvert la voie à des inquiétudes de la part de certaines franges de la société tunisienne qui dénoncent de plus en plus des dérapages et une volonté de la tendance extrémiste à dominer la société. Au Maroc, la Monarchie sous Sa Majesté Le Roi Mohammed VI est perçue comme une institution garante non pas seulement de la stabilité mais également des valeurs de modernité.

    • La visite du Chef d’Etat tunisien pourrait constituer un Levier d’action commune sur le plan international. Le Maroc et la Tunisie ont l’occasion d’agir en bloc uni. La réintégration par le Maroc de l’Union Africaine et les perspectives de réactivation de l’UMA constitue des fronts d’action commune.

    2 Messages a même de valoriser les retombées médiatiques de cette visite.

    Message 1 et 2

    • Mettre en exergue l’importance accordée par la diplomatie marocaine à la réactivation de l’UMA comme priorité. (Discours de Sa Majesté Le Roi, Constitution, Déclaration gouvernementale)

    • mettre cette visite dans une perspective plus large eu égard aux efforts marocains visant à normaliser les relations avec l’Algérie pour mettre en avant le volontarisme dont fait preuve le Maroc et à sa tête Sa Majesté Le Roi pour réactiver durablement la dynamique d’intégration maghrébine.
    Relais

    • Responsables diplomatiques marocains (ministère des affaires étrangères, diplomates accrédités…)

    • Parlementaires de différents groupes (majorité et opposition)

    • Journalistes ayant une notoriété à l’étranger ( Hassan Alaoui du Matin,…)

    Message 3

    Intégrer cette visite dans le cadre de la Nouvelle dynamique diplomatique du Royaume menée par Sa Majesté Le Roi. Le Maroc a su saisir la sensibilité de la conjoncture internationale et régionale qui mérite une activation du rôle diplomatique du Royaume (membre du Conseil de sécurité….)
    Relais

    Ce message pourrait être traité sous un angle analytique par des experts en matière de politique et de relations internationales (Saaf, Tozy, Darif, Housseini…)

    Message 4

    Mettre en avant la convergence entre les orientations politiques des deux pays (démocratisation, intégration politique….) renforcée par la conjoncture actuelle.

    Relais

    Ce message pourrait être diffusé à travers un double canal politique et académique. Il s’agit notamment de responsables de partis politiques des deux pays mais également des observateurs académiques et constitutionnalistes des deux pays.

    Message 5

    Mettre en avant les potentialités de complémentarité économique entre les deux pays qui peuvent passer d’une logique de concurrence économique à une logique de coopération voire d’intégration économique.
    Relais
    Opérateurs économiques des deux pays, Cgem , Casablanca Finance city..

    Message 6

    S’agissant d’une visite à portée symbolique émotionnelle pour le chef d’Etat tunisien ; il serait opportun de mettre en avant les sentiments exprimés par le chef d’Etat tunisien à l’égard du Royaume (gratitude à l’égard du Royaume comme terre d’accueil. Au delà de la visite d’Etat , il s’agit de la visite d’un ancien opposant et fils d’opposant qui a trouvé au Maroc une terre d’accueil.

    Relais

    Ce message devrait être inséré notamment dans un cadre médiatique audiovisuel de débat talk show ( avec acteurs des droits de l’homme qui connaissent personnellement M.Merzouki type Habib Belkouche , Herzenni…)

    Karim Bouzida, 7 fév 2012

    Tags : Maroc, Karim Bouzida, DGED, Mourad El Ghoul,