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  • Mali : Les confidences de Tiéman Hubert Coulibaly au Maroc

    A

    Monsieur Le Ministre

    Objet : Compte-rendu de l’entrevue de M. le Ministre avec son homologue malien M. Tiéman Hubert Coulibaly.

    M. le Ministre a reçu le 2 mai 2013 son homologue malien S.E.M. Tiéman Hubert Coulibaly. Durant cette entrevue le ministre malien a exprimé sa grande joie d’être au Maroc et son intime conviction que les échanges qu’il a eus pendant cette visite seront l’occasion pour permettre aux deux pays de travailler et construire un meilleur avenir.

    – Situation au Mali :

    Le ministre malien a décrit la situation dans son pays comme s’orientant vers de plus en plus de paix et de sécurité. L’option militaire se poursuit avec succès et ouvre, désormais, la voie à une normalisation politique à travers l’instauration d’un dialogue politique entre les différentes composantes maliennes. La feuille de route, établie dans ce sens, prévoit des échéances électorales présidentielles et législatives qui seront organisées à partir du mois de juillet prochain. Ce rendez-vous électoral va consacrer, selon le haut responsable malien, le retour à la normalité.

    En réponse M. le Ministre a rappelé la position du Maroc vis-à-vis de l’évolution de la situation au Mali et sa disponibilité à contribuer à l’instauration de conditions optimales pour permettre à la coopération bilatérale d’entamer un nouvel élan et permettre la prospection de nouvelles perspectives par le biais de la coopération tripartite.

    – Relations bilatérales :

    M. le Ministre a accepté l’invitation que lui a adressée son hôte malien. La tenue de la Grande Commission Mixte Maroco-Malienne à Bamako, à une date qui sera définie en commun accord, sera l’occasion de passer à une page opérationnelle et écrire une nouvelle page de l’histoire des relations entre les deux pays frères et amis. Le responsable malien a exprimé à ce sujet sa conviction de l’instauration d’un axe Bamako-Rabat se projetant vers l’avenir. Les secteurs du logement social, de l’agriculture, de la santé, de la condition de la femme, de la formation seront les domaines qui feront l’objet d’une attention particulière des experts des deux pays dans la préparation de la Grande Commission Mixte Maroco-Malienne.

    – Question nationale :

    M. le Ministre a rappelé l’attachement du Maroc à la légalité internationale qui a été une nouvelle fois confirmée par la résolution 2099 du Conseil de Sécurité qui a rappelé à cette occasion sur la recherche d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable du conflit.

    L’attention du haut responsable malien a été attirée notamment sur l’obligation de recensement par le Haut Commissariat aux Réfugiés des réfugiés à Tindouf.

    Le ministre malien a rétorqué en s’adressant à M. le Ministre en disant : « vous êtes dans votre Sahara, nous vous voulons dans votre Sahara » et a réitéré la position du Mali en considérant que son accueil au Maroc est « un accueil d’un ami qui croit à l’intégrité du Maroc ».

    S’agissant des récentes tentatives du commissaire de l’Union Africaine (UA) Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, M. le Ministre a fait savoir à son hôte que le Maroc s’oppose à ce que le sujet du Sahara soit réouvert au niveau de l’UA, l’évolution du dossier étant désormais aux mains du Conseil de Sécurité des Nation Unies et de son Secrétaire Général. Ces tentatives d’ingérence de l’UA ne feront que nuire au travail accompli au niveau de l’instance onusienne. En réponse le ministre malien a affirmé que le Conseil de Sécurité ne s’est jamais dessaisi d’une affaire au profit d’une organisation régionale, en précisant que ces nouvelles tentatives vont mettre à mal la cohérence au niveau de l’UA. Le ministre malien s’est dit rester convaincu que ses homologues africains trouveront dans un courrier que pourrait leur adresser M. le Ministre une raison de se constituer en front d’opposition à ces tentatives initiées, selon lui, par la Zambie.

    Source : Maroc Leaks, 9 fév 2020

    Tags : Maroc, Mali, Sahara Occidental, Union Africaine, UA, Algérie, Tiéman Hubert Coulibaly,

  • Quand le Maroc cherchait à avorter la médiation de l’Algérie au Mali

    L’histoire se répète à l’occasion de l’activisme algérien dans le dossier de la Libye. Un activisme qui suscite la jalousie et la colère des marocains qui voit le leadership de l’Algérie grimper haut dans le ciel grâce à sa politique de bon voisinage et sa diplomatie basée sur la culture de la paix et la fraternité.

    Le Maroc tente d’interférer dans le dossier libyen comme il l’a fait avec le processus de paix au Mali. Hier, il recevait à Rabat les dirigeants touaregs du MNLA. Aujourd’hui, il le fait avec un collaborateur du général Haftar. Dans ce document confidentiel de sa diplomatie, Rabat tente de justifier son interférence.

    NOTE

    MALI : le Maroc, futur médiateur ?

    Contexte : Un processus de paix qui s’enlise, des divergences quant au choix du médiateur

    • Le dialogue entre le gouvernement malien et les rebelles touareg, prévu par l’accord de Ouagadougou du 18 juin 2013, tarde à s’établir.

    • Dernier point d’achoppement en date: le choix du médiateur

    • Le président Ibrahim Boubacar Keïta préfère qu’Alger reprenne le relais du Burkina Faso, et les responsables du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), de leur coté, optent pour le Maroc.

    I/ Le Maroc, un acteur incontournable de ces futurs pourparlers

    MNLA : le rejet d’une médiation algérienne, un Maroc, lui, très prisé

    • Le MNLA avait refusé de se rendre à Alger, pour discuter de la relance du dialogue intermalien. L’Algérie n’est pas, selon ledit Mouvement, le partenaire idéal pour réaliser ses «aspirations».

    • En revanche, les responsables du MNLA ont demandé une audience auprès de SM le Roi Mohammed VI, afin de solliciter son «accompagnement».

    • Lors de la rencontre (31 janvier 2014) entre le Souverain et le Secrétaire général du MNLA, M. Bilal Ag Acherif, il ressort que le Maroc :

    – est décidé «à engager une diplomatie active auprès de tous les Etats soucieux de la paix et de la stabilité dans notre région en vue de dépasser les blocages et l’impasse dans lesquels le gouvernement du Mali est en train de mettre dangereusement le processus politique en cours»

    -a incité le MNLA à « rester ouvert au dialogue politique ».

    -SM le Roi a réitéré “la nécessité de contribuer à une solution et à un compromis qui permettraient de lutter contre les mouvements intégristes et terroristes qui menacent aussi bien les pays du Maghreb que la région du Sahel et du Sahara, et de favoriser le développement et la dignité du peuple malien frère, dans la concorde entre l’ensemble de ses composantes”.

    Le médiateur marocain, un choix partagé par les autres groupes du Nord Mali

    • Les autres acteurs aux conflits se sont alignés sur la position du MNLA :

    -le Mouvement des Arabes de l’Azawad (MAA),

    -la Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance (CMFPR)

    -le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), il semblerait que certains représentants avaient initialement admis le principe d’une médiation algérienne, puis se seraient rétractés.(à vérifier)

    Le rôle de médiateur, un atout certain pour le Maroc, à plusieurs égards

    • Une opportunité à saisir pour le Royaume qui, en s’érigeant en acteur phare du dialogue intermalien, confirmera son image de pays stable et fiable, œuvrant dans le sens d’une résolution juste et durable.

    • En outre, cette attribution permettra au Maroc de renforcer son influence en Afrique de l’Ouest, d’être présent dans l’architecture sécuritaire du Sahel, et de créer un continuum géographique.

    • En bref, cette fonction contribuera à faire du Royaume un leader régional

    II/L’ambition algérienne : retrouver (à tout prix) un rôle de leadership

    Le rapprochement diplomatique algéro-malien :

    • Parallèlement aux démarches entreprises par le MNLA, les autorités maliennes et algériennes se sont également rapprochées.

    Les objectifs poursuivis par la partie algérienne :

    • Selon l’IRIS, “Cette proximité n’a rien de surprenant. L’Algérie n’a jamais accepté d’avoir été écartée des discussions sur le Nord-Mali alors qu’elle a toujours voulu un rôle de leadership dans ce dossier”.

    • La manœuvre algérienne consistant à faire pression sur Bamako pour revenir sur le devant de la scène et avoir la primauté sur ce dossier en étant le médiateur majeur.

    • En effet, l’Algérie a toujours considéré le Nord-Mali sous sa zone d’influence, et est proche de Iyad ag Ghali, à la tête du groupe islamiste Ansar Dine, qui est présent dans la région.

    III/Le rôle de l’ONU : tenter de reprendre la main dans cet épineux dossier

    • L’ONU tente de « reprendre la main » dans ce dossier. En effet, l’Union africaine (UA), de son coté, a refusé toute implication dans ce conflit qu’elle estime ‘régional’.

    • Une délégation du Conseil de sécurité a ainsi rencontré, le 3 février 2014 à Bamako, les représentants des trois principaux groupes armés du nord du Mali [MNLA, Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) et HCUA],

    • A cette occasion, les trois mouvements ont dit vouloir une “reprise rapide du dialogue” avec le gouvernement malien. Une reprise cependant conditionnée par le choix du pays qui jouera le rôle de médiateur.

    • Néanmoins, le statu quo qui caractérise actuellement la crise malienne pourrait inciter à s’en remettre, in fine, à l’ONU et non à un médiateur.

    Conclusion :

    • La multiplication des interlocuteurs, à cause de la fragmentation des mouvements touareg et celle des médiateurs, ne contribue pas à la résolution dudit conflit dans les plus brefs délais.

    • En outre, avec la pérennisation de ladite crise, le risque de radicalisation des groupes en question ne fait qu’augmenter.

    Tags : Maroc, Algérie, Libye, interférence, MNLA, Azawad, Haftar,

  • Maroc-Palestine : Honteux rétropédalage

    Le Maroc semble retourner à la vie réelle après avoir nagé pendant plusieurs années dans un monde virtuel où il voyait le président américain s’ériger en défenseur de la colonisation par le Maroc du Sahara Occidental en échange d’une reconnaissance officielle de l’entité israélienne. Celle qui n’est pas officielle, est déjà assumée par le Maroc depuis son pseudo-indépendance.

    En vue de sauver sa peau, Netanyahu a promis au Maroc de transmettre le message au président Donald Trump, du moins à ses plus proches collaborateurs. C’était peine perdue ! Les Etats-Unis mise sur une solution basée sur la légalité internationale et sur ses relations avec l’Algérie. D’ailleurs, Trump n’est pas près d’oublier la tentative de Rabat de s’immiscer dans les élections américaines en contribuant, avec 12 millions de dollars, dans la campagne électorale de son adversaire, Hillary Clinton.

    La trahison marocaine est évidente. Mohammed VI est prêt à vendre la Palestine en échange d’une reconnaissance de la part du pays qui assure le budget de la MINURSO et la rédaction du projet de résolution du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental. Mais il ne s’agit pas de la première trahison des autorités marocaines. En 1965, Hassan II a permis au Mossad de suivre en directe les débats du Sommet de la Ligue Arabe sur l’état des armées arabes en cas d’accrochage avec Israël. Cela leur a aidé à prendre la décision d’attaquer en 1967 et anéantir les armées arabes pendant la Guerre des Six Jours.

    Les marocains semblent se réveiller et voir la réalité en face. Une réalité amère qui est celle de l’échec de leur lobbying à coups de plusieurs centaines de millions de dollars en vue de faire incliner la balance en faveur de Rabat. Maintenant, il est temps de retourner à la mascarade quotidienne de « Commandeur des Croyants » et président du Comité de Jérusalem.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Palestine, Etats-Unis,

  • L’Europe et son secret de polichinelle

    Le président français Emmanuel Macron et ses partenaires européens, notamment l’Allemagne et l’Italie se sont réunis dernièrement à Berlin. Ils ont les yeux braqués sur la Libye dans le cadre d’une vision plus globale intégrant tout le Continent africain.

    La parution du phénomène de la migration, la crise financière qui secoue le monde occidental est une conséquence directe des graves perturbations qui secouent les deux régions limitrophes de l’Europe, à savoir le Maghren et le Sahel. Les Américains, les Français, les Britanniques et autres Russes, tentent de coordonner avec l’Algérie pour contrôler au mieux la situation qui, si on n’y prend pas garde, pourrait se transformer en menace d’ordre planétaire.

    Vraisemblablement satisfaits de la stabilité de l’Algérie face à un Mali et une Libye en guerre, les grands de ce monde construisent des scénarios divers et montent des parades aux fins de répondre aux risques présents et futurs ainsi que plans visant à faire reprendre la croissance économique chez eux.

    Dans tous leurs prévisions, les stratèges américains, britanniques et autres, omettent un point très important ou alors pensent tellement bien le «gérer» qu’ils ne le font pas figurer sur leurs plans de batailles. Le point en question est un pays de près de 40 millions d’habitants connu par les activités terroristes de ses ressortissants en Europe et au Proche Orient et son trafic de drogues.

    Il est protégé par une puissance européenne qui s’est porté en premier défenseur de ses aventures expansionnistes dans la région et sa politique de répression contre la population du Sahara Occidental et il est souvent décrit comme « meilleur allié de l’Europe » au Maghreb.

    Il se trouve, cependant, qu’il y a un lien direct entre ce pays et la situation dans la région. Selon les différents rapports de l’ONU et des organisation de lutte contre le trafic de stupéfiants, le Maroc est premier exportateur de cannabis. Celui-ci transite par le Sahel et enrichit les chefs terroristes. Le rapport est également dans le fait que les milliards de dollars de la drogue sont gérés à partir du Maroc, sans que les autorités de ce pays ne bougent le petit doigt pour arrêter les chefs du cartel du kif qui alimentent les organisations terroristes du Sahel. Mais là est un secret de polichinelle…

    Tags : Sahel, terrorisme, Maroc, trafic de drogues, cannabis, France, Europe. Libye,

  • Selon la CIA, le Maroc allait perdre la guerre contre le Polisario

    Par Ferhat Zafane :

    Le Front Polisario a pu faire plier l’occupant marocain dans sa guerre d’indépendance n’était-ce l’intervention de la France et de pays arabes tel que son allié l’Arabie Saoudite. C’est ce que révèle un rapport secret de 10 millions de pages sur le conflit du Sahara occidental rendu public récemment par l’Agence de renseignement US, la CIA.

    L’agence lève le voile, 44 ans après le déclenchement de la lutte armée, sur les dessous des appuis dont a bénéficié le Maroc alors qu’il était en train de perdre la guerre contre le Front Polisario jusqu’à ce que les pays européens et arabes interviennent politiquement et militairement pour soutenir Hassan II.

    La CIA a donné le feu vert pour faciliter l’accès à plus de 10 millions de pages dont 900.000 sont des documents déclassifiés qui permettent de savoir ce qui s’est passé depuis mars 1979, 4 ans après la sortie précipitée de l’Espagne alors que 300.000 Marocains attendaient dans une petite localité au milieu du désert appelée Taj, situé à proximité de la frontière de l’actuelle RASD. »

    L’annexion du Sahara Occidental par le Maroc en 1975 s’est faite par la force et a conduit à la guerre « , souligne la CIA dans ses rapports. La guerre du Sahara est le plus vieux conflit en Afrique qui butte sur les tergiversations marocaines à appliquer les résolutions de l’ONU prévoyant l’autodétermination pour le peuple sahraoui.

    Les conséquences de la confrontation entre le Front Polisario et le Maroc, et ses conséquences se sont étendues à l’Algérie voisine, indique le document. Les effets collatéraux se sont également étendus à la Mauritanie et aux iles Canaries, qui ont accueilli une bonne partie des Sahraouis qui n’ont pas fui vers les camps algériens de Tindouf.

    Les attaques sahraouies contre les troupes espagnoles se poursuivaient depuis 1969, faisant des dizaines de blessés et de morts. Même la mort de l’architecte du Polisario, Mohamed Basiri, des mains de l’espionnage espagnol, n’a pas suffi à étouffer la flamme indépendantiste. Le président de la RASD est Brahim Ghali était avec Basiri un combattant et co-fondateur du Front. Ghali a également fait partie du premier gouvernement officiel de la RASD en tant que ministre des Affaires étrangères et, plus tard, a été responsable de la Défense.

    Le rapport fait observer que dans le conflit et l’invasion du Sahara par le Maroc, l’aide que les Marocains ont reçue des USA, de la France, de l’Espagne et de l’Arabie Saoudite a été décisive grâce aux relations entre Hassan II et Henry Kissinger, alors conseiller à la sécurité nationale des USA. Le 21 août 1975, le Département d’Etat US donne le feu vert à un projet stratégique secret de la CIA, financé par l’Arabie Saoudite, visant à arracher l’ancienne province du Sahara (une zone de 270 000 kilomètres carrés) à l’Espagne.

    Le document de base, intitulé » Sahara Occidental, le boulet du Maroc » , a été diffusé par tranches en 2017 mais retrouve aujourd’hui sa notoriété en raison de l’arrêt bilatéral des ébauches de négociations qui ont eu lieu depuis janvier 2019 sous l’instigation de l’ONU entre les représentants du Maroc, du Polisario, avec la supervision de l’Algérie et de la Mauritanie pour jeter les bases d’un accord.

    Le conflit a duré jusqu’en 1991, après le cessez-le-feu imposé par les Nations Unies avec la promesse institutionnelle d’organiser un référendum d’autodétermination qui n’a jamais eu lieu du fait du boycott constant des négociations par le Maroc. Le processus de décolonisation du Sahara occidental est le plus ancien au monde. La colonie espagnole est considérée comme sensible d’un point de vue géostratégique.

    La Grande-Bretagne avait été chargée d’effectuer la due diligence (audit préalable) de l’ensemble de la province et avait établi sa richesse en phosphates, en fer, en pétrole et en gaz. Les techniciens britanniques ont identifié et scellé les puits de pétrole susceptibles d’être exploités après plusieurs décennies, afin d’éviter que la guerre du Sahara ne devienne un conflit économique aux yeux de la communauté internationale.

    Dans ce contexte, les USA n’étaient pas disposés à laisser entre les mains de l’Espagne l’avenir politique et commercial de la région qui allait passer sous le contrôle de la RASD, car ils entretenaient aussi des relations étroites avec l’Algérie, perçue alors comme allié de l’Union soviétique.

    F.Z

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, CIA, Etats-Unis, ONU,

  • CAF : Ahmad Ahmad, l’ami du Maroc, dans la tourmente

    Il vient de toucher une belle somme d’argent pour avoir donné au Maroc le feu d’organiser le championnat de futsal dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Mais, apparemment, son esprit corrompu va au-delà de la simple complicité avec Rabat. Une enquête interne menée par le cabinet d’avocats PWC a révélé des malversations de plusieurs millions de dollars.

    Selon le site Inside World Football, « Les premiers rapports de l’audit indépendant des finances de la Confédération africaine de football (CAF) pour la période 2017 à 2019 semblent être la dynamite attendue depuis longtemps qui explose à la fois le mandat du président de la CAF, Ahmad Ahmad, ainsi que nombre de ses lieutenants les plus proches ».

    Ce rapport “ne peut être comparé qu’aux crimes contre l’humanité”, a déclaré l’ancien membre du comité exécutif de la CAF Musa Bility. Il parlait d’un « vol en plein jour de la CAF et de l’avenir du football des Africains » avec “des dizaines de millions » dépensés – en grande partie en espèces – sans aucune pièce justificative.

    Il pointe également du doigt d’autres fédérations nationales africaines qui n’ont pas utilisé toute l’étendue de leurs pouvoirs pour exiger des comptes complets à l’Assemblée générale de la CAF 2019 qui, selon lui, aurait montré qu’il était impossible de cacher les dépenses inexpliquées de millions de dollars. «Je suis fermement convaincu que l’Assemblée générale de la CAF peut avoir commis un crime et avoir manqué à ses devoirs en acceptant que de tels comptes lui soient présentés de manière aussi désinvolte.»

    Beaucoup de blâme est jeté à la porte de la FIFA, et son président Gianni Infantino, dont il dit que la crédibilité est maintenant remise en question pour avoir permis « à ses lieutenants de confiance et aux membres du Conseil de la FIFA de piller ouvertement l’organisation… L’histoire se rappellera comment Infantino s’est donné la peine d’utiliser la FIFA et ses organes pour protéger les mêmes personnes qui ont maintenant tordu les bras du jeu africain. »

    Plus en détail, Bility, qui a vu une copie du rapport, a déclaré: «Des dépenses ont été engagées pour payer les dépenses des épouses des responsables de la CAF, les funérailles des membres de la famille et même le mariage d’une fille d’un haut fonctionnaire de l’Exco de la CAF. Le rapport d’audit, brillant par sa clarté, montre un crime manifeste, le blanchiment d’argent, le vol, la destruction de pièces justificatives officielles pour couvrir leur piste d’audit et l’abus de pouvoir. »

    Le mandat d’Ahmad au sein des FAC a été controversé et parfois brutal – sur les plans politique, commercial et social. Il a politiquement renvoyé quiconque a contesté son autorité, a dépensé l’argent des CAF comme s’il s’agissait de son propre argent, a été accusé de multiples actes de corruption autour de l’attribution de contrats commerciaux, en plus d’être sous le feu de plusieurs chefs d’accusation de harcèlement sexuel contre des femmes au sein de l’organisation des CAF – des femmes qui se sont manifestées et ont porté plainte, mais sur lesquelles la FIFA d’Infantino a agi de façon honteuse. Les accusations de harcèlement sexuel à elles seules auraient dû suffire pour que la FIFA suspende immédiatement Ahmad en attendant l’enquête.

    Insideworldfootball a d’abord dévoilé les allégations de corruption et de harcèlement sexuel présumées d’Ahmad en mars et avril 2019. Les preuves étaient claires, les plaintes ont été déposées auprès des enquêteurs déontologiques de la FIFA, mais Ahmad et ses hommes de main n’ont pratiquement pas été obstrués.

    Avec Inside World Football 

    Tags : Maroc, FIFA, CAF, Ahmad Ahmad, corruption, détournement, malversation, PWC,

  • Algérie : Il faut maintenant concrétiser l’essai

    Le plan d’action du gouvernement est aujourd’hui connu. Peut être pas dans ses plus petits détails, mais on sait grandement les grandes lignes de travail du premier gouvernement Tebboune, dirigé par le Premier ministre Abdelaziz Djerad. Au-delà des questions purement techniques, il faut d’abord et surtout retenir que tout est fait pour répondre aux attentes et doléances du citoyen dans sa vie de tous les jours.

    Ce qui semble guider l’action de ce gouvernement et sur laquelle repose toute la stratégie de cette nouvelle pédagogie de gestion de la chose publique, c’est de mettre le citoyen au centre de toute l’action de la machine gouvernementale. D’ailleurs, dans le premier communiqué repris par l’Aps, juste après le fin du conseil des ministres de ce jeudi, il est clairement et explicitement stipulé que « le Plan d’action du Gouvernement, qui puise sa référence des engagements du président de la République, met en avant l’urgence de procéder à une révision profonde des modes de gouvernance et de concevoir de nouvelles règles afin de mener à bien les politiques de développement et d’insuffler une dynamique interactive ».

    Autrement dit, les bases d’une rupture manifeste avec le mode de gestion qu’a connu le pays durant ces vingt dernières années, est clairement assumée et revendiquée par la nouvelle équipe dirigeante du pays. En économie par exemple, le gouvernement se basera sur « la triptyque d’un renouvellement économique basé sur la sécurité alimentaire, la transition énergétique et l’économie numérique ». Une approche nouvelle que l’on met pour la première fois sur la table et qu’on voudrait mener jusqu’au bout, à côté de « l’opérationnalisation de mécanismes innovants de réforme financière et fiscale et l’assurance des opérateurs économiques les plus affectés par les choix inappropriés en matière de gestion des affaires économiques ».

    Beaucoup de points nouveaux et innovants dans divers domaines ont été traités lors de ce Conseil des ministres qui signe de manière effective le début de la concrétisation des promesses du candidat Tebboune, et qu’on aura plus loisirs de connaitre avec plus de détails lors des débats qui auront lieu au sein des deux chambres du Parlement. Les questions des députés et les réponses qu’apporteront les ministres finiront par définir clairement la politique que compte mettre en musique l’équipe du Premier ministre Abdelaziz Djerad. Il faudra après, pour reprendre un terme propre au rugby, concrétiser alors l’essai.

    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune, 7 fév 2020

    Tags : Algérie, gouvernement, Abdelmajid Tebboune, Hirak,

  • Niger : 6 personnes tuées par Boko Haram à Diffa

    AA/Niamey/Kané Illa

    Au moins six personnes ont été tuées, dans la nuit de vendredi à samedi, dans une attaque attribuée à Boko Haram à Diffa, au sud-est du Niger, a appris Anadolu de sources locales concordantes.

    “Six personnes, dont trois frères, ont été tuées dans l’attaque perpétrée la nuit dernière dans le village de Gogone situé à quelque 3 kilomètres au sud-est de la commune rurale de Toumour, dans le département de Bosso”, a rapporté le mouvement de la société civile “Urgence Diffa” dans un communiqué diffusé samedi sur sa page Facebook.

    “La situation sécuritaire dans la région de Diffa reste très fragile au regard de la fréquence des attaques et enlèvements des groupes terroristes”, a ajouté la même source.

    Joint par Anadolu, Lawan Boukar, correspondant local de la radio “Studio Kalangou” a confirmé l’attaque.

    Aucune déclaration officielle n’a été faite sur cette attaque et aucune partie ne l’a encore revendiquée samedi à 14h30 GMT.

    Cette attaque est la deuxième attribuée à Boko Haram enregistrée dans la région de Diffa depuis le début de la semaine.

    Dans la nuit de lundi à mardi, au moins trois personnes avaient été tuées et deux autres blessés dans une attaque contre des camps des déplacés dans les localités de Makintari et Kangouri.

    La région de Diffa est confrontée, depuis février 2015, aux attaques du groupe terroriste Boko Haram basé au Nigeria. Dès les premières attaques un état d’urgence a été instauré dans la région et est toujours en cours.

    Anadolou

    Tags : Niger, Boko Haram, terrorisme, Sahel, Barkhane, Mali,

  • L’Occident, le Sahara Occidental et le Koweït, Hassan II et Saddam Housseïn

    Larossi Sidemmou

    En lisant les révélations de Wikileaks sur le Sahara Occidental, un déclaration d’Abdelaziz Bouteflika a attiré mon attention : « Les Marocains veulent un Anschluss, comme Saddam Hussein avec le Koweït ». Ma mémoire est revenu en arrière pour imaginer la réaction de l’ancien président algérien assis sur son fauteuil à El Mouradia en train de maudire l’hypocrisie des prétendues démocraties occidentales dont la politique et la diplomatie est basée sur l’agression, le pilllage et le deux poids deux mesures.

    « En moins de deux, ils se sont ameutés pour défendre le Koweït, alors qu’ils soutiennent l’invasion du Sahara Occidental par le Maroc au détriment du droit international et malgré la guerre livrée par le peuple sahraoui pour arracher ses droits légitimes », aurait pensé Bouteflika.

    L’invasion du Sahara Occidental par le Maroc était un véritable Anschluss organisé par le Hitler maghrébin, le sanguinaire roi Hassan II. Mais c’était sans compter sur la volonté de son peuple de la défendre coûte que coûte. Un peuple dont le courage restera dans les annales de l’histoire comme le peuple qui a défié un agresseur soutenu par deux puissances mondiales et par les pétrodollars des monarchies arabes.

    Tags : Algérie, Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario,

  • En fermant ses frontières avec le Maroc, l’Algérie gagne en sécurité et stabilité

    Toutefois l’Algérie, grâce aux revenus gaziers et pétroliers, nourrissait sa population en soutenant le prix des produits alimentaires de première nécessité comme la farine, l’huile, le beurre, la semoule, le sucre ou le café.

    L’Algérie continue à soutenir le prix de ces produits, ce qui crée un trafic important avec les pays voisins où ils sont beaucoup plus chers. En effet, près de 4 millions de Marocains vivent uniquement grâce à la contrebande et du commerce informel franchissant les frontières algériennes vers le Maroc, le Mali, la Libye et la Tunisie. Ce qui occasionne des pertes d’environ 2 milliards de dollars annuellement, selon Karim Mahmoudi, président de la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité.

    Cependant, en fermant ses frontières avec le Maroc, l’Algérie gagne beaucoup plus en stabilité et en sécurité. Les autorités algériennes sont sont conscientes que, tant que le conflit du Sahara Occidental n’est pas résolu, Rabat sera toujours tenté de mener des opérations terroristes contre son voisin de l’Est. Sans compter les centaines de tonnes de haschich qui traversent la frontière en direction de l’Algérie et la région du Sahel.

    Tags : Algérie, Maroc, Sahara Occidental, contrebande, drogue, haschich, cannabis,